‹ Dictionnaire de la langue française (volume 3)Chapitre 130 sur 403 · ASI · texte numérisé non relu

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cendant d'Esculape, livré à l'étude et à la pratique de la médecine. Hippocrate passait pour un asclépiade.

— ËTYH. 'A(rx>ri7tiâ6rij, nom propre, dérivé d"AffxJrritioç, et signifiant descendant d'Esculape.

2. ASCI.ÉPIADE (a-sklê-pi-a-d') , s. f. ou ASCLE- PIAS (a-sklé-pi-as') , s. m. Terme de botanique. Genre de plantes à graines soyeuses, auquel appartient le dompte- venin (asclepias vincetoccicum , L.) qui croît dans nos climats.

— ÊTYM. Asclepias, grec, 4dxAr,màç, plante ainsi nommée d"A<jx>ïiiuè;, Esculape, à cause des vertus qu'on lui attribuait.

tASCLÉPHON(a-sklé-pi-ion), s. m. Temple d'Esculape. Les asclépiions étaient les lieux où les malades venaient chercher des secours.

— f.TYM. 'AaxhrnuEï'./v, de 'A<jx>.t)tuo<;, Esculape. t ASCOPHORE (a-sko-fo-r'), s. m. Terme didactique. Oui porte un utricule, un godet.

— ÊTYM. 'AtfxJ;, outre, et fopo;, qui porte. | ASCOT (a-sko) , s. m. Sorte de serge.

{ ASËITÉ (a-sê-i-té), s. f. Terme de scolastique, qui signifie l'existence par soi-même, et qui ne peut être dit par conséquent que de Dieu seul, ou, suivant les systèmes matérialistes, de la matière.

— ÊTYM. A, par, se, soi.

+ ASIALIE (a - si-a-lie) , s. f. Terme de médecine. Absence de salive.

— êtym. 'A privatif, etoîaXov, salive.

ASI ARGUAT (a-zi-ar-ka), s. m. Magistrature qui donnait le droit de présider aux jeux sacrés, célébrés par les villes grecques de l'Asie.

— ÊTYM. Asiarque.

ASIARQUE (a-zi-ar-k') , *. m. Celui qui était revêtu de l'asiarcliat.

—ÊTYM. 'AaiâpyirK, de 'Acrîa, Asie, et de âpyw, commander (voy. archonte).

ASIATIQUE (a-zi-a-ti-k'), ad). Qui appartient à l'Asie.

— ÊTYM. Asiaticus, de Asia, grec, 'Aaio, Asie.

ASILK ou ASYLE (a-zi-1'), s. m. || 1° Lieu inviolable où l'on se réfugiait. Les temples païens et autrefois les églises étaient des asiles. Jadis les ambassadeurs avaient le droit d'asile. || 2" Parextension, tout lieu où l'on est en sûreté contre une poursuite, contre un danger. Dans le temple voisin chacun cherche un asile, rac. Phèd.v,e. Assez d'autres États lui prêteront asile, corn. Sert.n,i. L'asilequ'il [Itomulus] avait ouvert à tous venans, boss. Ilist. m, 7. X vos persécuteurs opposons cet asile, Qu'ils viennent vous chercher sous les tentes d'Achille, rac. Iphig. v, 2. Un cerf, s'étant sauvé dans une étable à bœufs, Fut d'abord averti par eux Qu'il cherchât un meilleur asile, la font. Fabl. iv, 21. Et l'asile qu'elle avait choisi pour défendre sa liberté devint un piège innocent pour la captiver, boss. Anne de Gonz. || 3° Fig. Protection, secours, retraite. C'est un asile ouvert que mon pouvoir suprême, corn. Sert, ni, 2. A l'ombre de ton nom ils trouvent leur asile, boil. Disc, au roi. Les cloîtres ne sont pas des asiles contre vos calomnies, pasc. l'rov. 16. Le méchant qui se cherchait un asile contre la haine, boss. llisl. i, t. C'est un grand asile contre l'ennui, sév. 012. Vous avez fait une action généreuse de leur donner un asile dans votre établissement, fën. Tél. xni. L'assemblée des fidèles était l'asile de la vertu, mass. Samar. Quels asiles n'érigea-t-il point à la piété? id. Louis XIV. Et la cour de Louis est l'asile des rois, volt. Zaïre , il, 3. Ma vie est presque usée, et ce reste inutile Chez mon frère avec vous trouvait un sûr asile, corn. Rod. il, 3. || 4° Salle d'asile ou, simplement, asile, institution charitable où l'on reçoit les enfants de deux à six ans dont les parents ne peuvent s'occuper.

— SYN. asile, refuge. Le refuge est un asile où l'on se réfugie, que l'on gagne par la fuite, par une course précipitée. 11 y a donc dans refuge l'idée d'un péril imminent, qu'asile ne contient pas. Asile ne contient pas non plus l'idée de besoin de défense qu'indique refuge; l'asile est ouvert à la vieillesse, à l'enfance, àlapiété, etc. le refuge l'est aux exilés, aux proscrits, etc.

-HtSÎ. xiv* s. Asile fu un lieu ou un boys en la cité de Rome privilège; car quiconques s'en fuio;t en ce lieu, il estoit saus de quelque crisme que il eustfet, bercheure, f" 10.

— ÊTYM. Asylus, du grec âou).oç,de à privatif, et ffû>ri, dévastation, pillage; lieu qu'on ne pilla pas.

ASINE (a-zi-n'), adj. Bête asine, un Ane ou une Anesse. Les races asincs, lus diverses variétés qu'ont produites dans l'âne domestique le régime, le climat, les croisements.

— H1ST. XIII* s. Autretant m'est que de lui face, Com il m'est d'un chardon asnin, Bpn. 8807. || xvi's. La .mulelaille s'engendre de bestes chevalines et asinines, accouplées ensemble, o. de serres, 310.

— ÊTYM. Asinut (voy. Ane) ; provenç. azenin, azinin.

t ASION (a-zi-on), x. m. Ornithologie. Synonyme du genre duc.

— ÊTYM. Latin, asio, sorte de chouette.

f ASITIE (a-si-tie), s.f. Terme de médecine. Abstinence forcée et aussi perte de l'appétit.

— ÊTYM 'A<ritia, de à privatif, et oîtov, aliment. ! ASMODÉE (a-smo-dée), s. m. Nom d'un démon

qui figure dans le livre de Tobie, lu, 8, et qu'un autre écrivain juif nomme le roi des dévastateurs, c'est-à-dire le prince des démons.

— ÊTYM. Origine douteuse, peut-être de l'hébreu schamad, détruire.

jASPARAGINE (a-spa-ra-j i-n') , s. f. Terme de chimie. Principe médiat cristallisable trouvé dans le suc de l'asperge.

— ÊTYM. Asparagus, asperge.

f ASPE (a-sp') ou ASPLE (a-spl'J, ». m. Technologie. Dévidoir sur lequel on place les écheveauxpour les dévider. •

— ÊTYM. Allem. llaspel, dévidoir.

ASPECT (a-spè. La prononciation de ce mot est douteuse ; plusieurs disent a-spèk ; d'autres disent a-spèkt'. La liaison la plus ordinaire est de faire sentir le e : un a-spé-k odieux. Au pluriel, les a-spè ; Vt 6e lie : des a-spè-z odieux) , *. m. || 1" L'état d'être sous l'œil, devant les yeux. A l'aspect du bourreau. Trembler à l'aspect d'une chose terrible. Au premier aspect. Beaucoup se laissent séduire au premier aspect. Et l'aspect de ces lieux où vous la retenez, rac. i?rtt. m, s. Sera-t-il moins terrible, et le vaincront-ils mieux, Dans le sein de sa ville, à l'aspect de ses dieux? m. Milhr. m, 8. Et le farouche aspect de ses fiers ravisseurs, m.Brit. n,2. Je le vis, son aspect n'avait rien de farouche, iv.Iph.it, l.Surcetle froide pierre en vain le regard tombe; 0 vertu, ton aspect est plus fort que la tombe , lamart. Harm. ni, 7. || î" Vue. J'ai acheté, moitié sur le territoire de France, moitié sur celui de Genève, un domaine assez agréable, dans le plus bel aspect de la nature, volt. Lettr. à Pilaroine, 25 septembre ("68. || 3"Orientation. En sorte que la maison fût tournée à un aspect sain, fén. Tél. xn. Le prêtre avait à peine obtenu le silence, Et devers l'Orient assuré son aspect, corn. Poly. m, 2. || 4* Représentation d'une côte et d'une terre dans les cartes marines. Les aspects et les vues sontbien dépeints danscette carte. ^"Apparence, dehors, extérieur. Son aspect et son langage inspiraient la vénération. L'inondation donne à la plaine l'aspect d'un lac immense. |[ 6" Faces diverses par lesquelles une chose se présente. Envisager tous les aspects d'un sujet. L'avenir se présentait sous un heureux aspect. Des différences d'opinions qui sont inséparables de la faiblesse de l'esprit humain, de la multitude des aspects que présentent des objets si compliqués, et dont la diversité même est utile à la chose publique, mirabeau, Collection, t. i, p. 275. Ce qui semble un forfait dans un homme ordinaire, En un chef de parti prend un aspect contraire, volt. Catil. t, i. || 7* En termes d'astrologie , aspect des astres. Les astrologues comptaient cinq aspects, qu'ils nommaient conjonction, sextil , quarlil , trin et opposition. L'homme^ porté par les illusions des sens à se regarder comme le centre de l'univers, se persuada facilement que les astres influent sur sa destinée, et qu'il est possible de la prévoir par l'observation de leurs aspects au moment de la naissance, la place, Exp. v, i.

— SYN. aspect, vue. Aspect est purement objectif, et vue purement subjectif; c'est-a-dire que dans la vue, ce qui domine c'est l'idée du sujet qui voit; et dans l'aspect, ce qui domine c'est l'idée de l'objet qui est vu. Aussi vue ne comporte-t-il pas les épithètes qui vont avec aspect. On dira l'aspect effrayant des ennemis, mais non la vue effrayante. Mais quand on dit : à la vue des ennemis, à l'aspect des ennemis, il s'effraya, le sens est le même, attendu qu'il importe peu dans cet emploi de signaler s'il a vu les ennemis, ou si leur aspect s'est présenté & lui. Dans le paysage, vue est plus étendu qu'aspect : on ne dira pas les aspects de la Suisse, on dira les vues de la Suisse ; on dira encore : dans chacune de ces vues on trouvera des aspects variés.

— iiist. xvi« s. Je refererois cestuy heur de jugement en l'aspect bénévole des cieulx et faveurs des intelligences motrices, bab. Pant. m, 42.

'— ÊTYM. Aspeclus, de a pour ad, et de speenr ,

regarder (voy. spectre) ; espagn. aspecto ; ital. ofpclto.

ASPERGE (a-spèr-j') , ». f. || 1" Plante potagère dont on mange les jeunes pousses. || 2* Technologie. Brin de baleine.

— iiist. xvi* s. En peu de temps vous en voyez naistre les meilleurs asperges du monde; je n'en daigneroys excepter ceulx do Rayonne, rab. Pant. iv, 7. Remède n'y a que descamper d'icy, je diz, plustoust que ne sont cuyts asperges, id. Pant. v, 7. Est remarquable la naturelle amitié de ceste plante avec les cornes delà moutonnaille, pour s'accroistre gaiement près d'elles : qui a fait croire à aucuns, les asperges procéder immédiatement de cornes, o. deserres, 6H7.

— ÊTYM. Asparagus , du grec àinâpaYo;.

ASPERGÉ, ÉE (a-spèr-jé ,jée), part.paisé. Mouillé

par la projection d'un liquide. Les curieux aspergés par les jets d'eau.

f ASPEHGEMENT (a-spèr-je-man), s. m. Élat de ce qui est aspergé.

— SYN. aspergement, aspersion. Quand ces deux formes d'un même radical existent, l'une désigne plus particulièrement l'état; l'autre, l'action. L'aspergement de l'assistance se dit quand on considère qu'elle est aspergée; mais l'aspersion de l'eau bénite, quand on considère l'action de projeter cette eau.

— IIIST. xvic s. De jeunes garçons portoient de beaux vases d'or et d'argent, pour faire les aspergemens et effusions qui se font es sacrifices, amïot, P. Jim. 66.

— ÊTYM. Asperger.

ASPERGER (a-spèr-jé), nous aspergeons, j'aspergeais, j'aspergeai, aspergeant, v. a. Projeter un liquide en forme de pluie sur.... Asperger d'eau bénite une assemblée, un cercueil.

— IIIST. xvi* s. Après avoir aspergé et purifié son corps d'eau nette, amyot, Arist. 60. Laquelle poudre soit aspergée sur la cousture, paré, vin, 41.

— ÊTYM. Provenç. aspergir ; ital. aspergere; de aspergo, de a pour ad, et despargere, disperser (voy. ëpars).

ASPERGÉS (a-spèr-jês'), s. m. || 1° Goupillon qui sert à asperger. La Bussièro arracha de la main du curé l'aspergés, comme il me voulait présenter l'eau bénite, retz, v, 419. || 2° Moment de l'office où se fait la cérémonie de jeter de l'eau bénite.

— ÊTYM. Ce nom vient du premier mot de l'antienne qui précède la messe : Asperges me, Domine, hyssopo et mundabor; deuxième personne du futur de l'indicatif (tu aspergeras), de asperyre (voy. asperger).

fASPERGIÈRE (a-spèr-jiê-r') , ». f. Plant d'asperges.

— hist xvi' s. Si chacun an, estans fortifiées, l'on chastre l'aspergiere, ostant des tiges ce qu'y est treuvé de superflu , à l'usage des artichaux , et pour en manger et pour en planter de nouveaux,

— ÊTYM. Asperge.

t ASPERGILLIFORME ( a-spèr-jil-li-for-m' ), adj Terme de botanique. Qui ressemble à un goupillon.

— ÊTYM. Aspergillum, goupillon (voy. asperger), et forme.

{ ASPÉRICORNE (a-spé-ri-kor-n'), adj. Terme de zoologie. Qui a les cornes ou les antennes hérissées d'aspérités.

— ÊTYM. Asper (voy. âpre), et corne.

fASPÉRIFOLlfi, ÉE (a-spé-ri-fo -li-é, ée), adj.

Terme de botanique. Qui a des feuilles rudes au toucher.

— Etym A sper (voy. âpre) , et folium (voy. feuille).

ASPÉRITÉ (a-spé-ri-té), s. f. || 1" État de ce qui est Apre, raboteux. L'aspérité d'une pierre, d'une écaille d'huître, d'un chemin. || 2" Fig. L'aspérité du caractère. Les aspérités du style, tout ce que le style a de rude dans la forme.

— IIIST. xvi* s. Ayant estudié de le rendre plus clair qu'il m'a esté possible, en si profonde obscurité bien souvent, et si scabreuse et si raboteuse aspérité presque partout, amyot, Moral, éptlr. p. *6. Les sutures représentent les fissures, à cause qu'elles ont aspérités comme les sutures, pare, vin, 3. Le patient a une toux seiche, aspenlé à la gorge, frisson, fièvre, id. vt, 10. Aucunes esquilles ont des aspérités et pointes qui peuvent blesser les membranes, id. vin, 6. Acidité, aspérité, austérité, douceur, ID. XXVI, 6.

— ÊTYM. Provenç. asperitat; de asperitalem, de asper, apra (voy. ce mot).

t ASl'EHME (a-spèr-m'), adj. Terme de botanique. Qui ne produit pas de graines.

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— ÊTYM. 'Aoit«p[j.o{, de 4 privatif, et anépu.a, graine.

t ASPERMIE (a-spèr-mie), t. /*. Terme de botanique. Absence de graine.

— tTYM. Asperme.

ASPERSION (a-spêr-sion; en poésie, de quatre syllalies), s. f. || 1* Action d'asperger, de jeter de l'eau. || 2* En particulier, l'action de jeter de l'eau bénite. Pour laveries Gentils par une sainte aspersion, boss. Hist. h, 4. || 3° Terme mystique. Arrosement de la grâce sur le cœur. Avoir le cœur purifié par une aspersion intérieure.

— HIST. xvi* s. Il jetta dedans quelques parfums, et feit quelques aspersions, amyot , Cross. 31. Si l'air n'est froid, on usera d'aspersion d'eau froide, paré, xx bis, 10.

— ÊTYM. Provenç. aspersio; espagn. aspersion; ital. aspersions; de aspersionem, de asperger» (voy. asperger).

ASPERSOIB (a-spèr-soir), *. m. Aspergés, goupillon à jeter de l'eau bénite.

— ÊTYM. Le supin aspersum (voy. asperger), par l'intermédiaire d'une forme fictive, aspersorium.

f ASPÉRCLE (a-spé-ru-1'), s. f. Genre de plantes auquel appartient l'aspérule odorante ou muguet des bois, légèrement astringente et tonique.

— ÊTYM. Diminutif de asper, rude.

ASPHALTE (a-sfal-t'), s. m. Bituma solide, seo,

friable, inflammable, qui se trouve particulièrement sur les bords du lac Asphaltite ou mer Morte.

— êtym. Provenç. asphalt; espagn. et ital. asftitt»; de âir<paXi:o{.

ASPHODÈLE (a-s(b-dè-l'), '. m. Terme de botanique. Plante de la famille des liliacées , à laquelle appartient l'asphodèle rameux (asphodelus ramosus, t.), dont le bulbe a été employé contre la gale. Il n'y a parmi nous que l'asphodèle et de la viande pour les morts, d'ablanc. Lucien, t. i, Passage de la barque. Jasmin I asphodèle! Encensoirs flottants, v. hugo, F. d'oui. 37.

— HIST. xvi* s. Des cendre» de la racine d'asphrodilles, o. de serres, 971. Des racines d'afrodille concassées, id. «89. Décoction de berles, de lapace, de frodilles, id. 9oo.

— ÊTYM. 'AoçoôeXà;; espagn asfodelo; ital. asfbdillo. OU a dit, dans le xvn* siècle, aphrodille, comme daDs le siècle précédent; et asphodèle, refait sur le latin, a effacé la forme ancienne.

t ASPHYXIANT, ANTE (a-sfi-ksi-an, an-t'), adj. Qui asphyxie. Odeur asphyxiante.

ASPHYXIE (a-sfi-ksie), s. f. Terme do médecine. Suspension de la respiration et état de mort apparente ou imminente par submersion, strangulation, action de gaz irrespirables, etc.

— ÊTYM. 'AnçuSiot, de à privatif et de (rouy^?, pouls (voy. siiygmique). Asphyxie a d'abord signifié syncope (arrêt du pouls), puis, abusivement, interruption de la respiration; c'est le sens actuel.

ASPUYXIÊ, EE (a-sfi-ksi-é, ée), port, passé. Asphyxié par la vapeur de charbon. || Substantivement. Secours pour les asphyxiés.

ASPHYXIER (a-sfi-ksi-é), v.a. Causer l'asphyxie. || S'asphyxier, ». rijl. Se donner la mort par asphyxie.

— ÊTYM. Asphyxie.

t ASPHYXIQUE (a-sfi-ksi-k'), adj. Qui a rapport à l'asphyxie.

— ÊTYM. Asphyxie.

I. ASPIC (a-spik), s. m. || 1* Serpent très-venimeux. L'aspic des anciens est l'haje. En Europe, on donne ce nom, parmi le peuple, à uno espèce de vipère. || 2° Fig. C'est un aspic, se dit d'un homme dangereux par sa médisance. Une langue d'aspic, une méchante langue. || Froid comme un aspic, se dit d'un homme à manières glaciales et dangereuses. || 3" Ancienne pièce d'artillerie, lançant un boulet de douze livres.

— HIST. xiii" s. Et ,seloncla samblance d'aspe sourde (aspidis surdœ) estopant ses oreilles , il ne vuelent ouir chastiement, Psautier, f* 68. Venins d'aspes est seur leur lèvres, ib. f ta». Fu tantost morz unz chevaliez d'un serpent qui a non aspe, Hist. occid. des croisades, t. II, p. 57». || xvi* s. Leurs langues sont cauteleuses, venin d'aspid est sous leurs lèvres, calv. Insl. 207. Le petit monsieur de Villeroy, fier comme un aspic... sully, Oticon. t. n, ch. 4, p. 17, dan» lacurnk.

— ÊTYM. Provenç. aspis, aspic; espagn. aspide; fcal. aspide; du latin aspis, du grec àcjti;. L'ancien lrançais disait aspe, qui répond au latin a»pi», avec l'accent sur la première syllabe. Aspic pour aspid.

S. ASPIC (a-spik'), s. m. Nom vulgaire de la grande lavande.

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— hist. xvi* s. L'huile laurin, d'aspic, rue.... paré, xvi, 10. On peut faire l'eau de lavande sans distiller, mettant infuser des fleurs de lavande, en y adjoustant un peu d'huile d'aspic ou un peu de musc, m. xxv, 47. Du serpoulet, du thim, de l'aspic, de la lavande, o. de serres, 4.

— ÊTYM. Forme particulière pour spt'c (voy. ce mot), née par assimilation et confusion avec aspic, serpent.

3. ASPIC (a-spik'), s. m. Terme de cuisine. Plat composé de viande ou de poisson froid et de gelée.

— ÊTYM. Ce plat a été ainsi nommé peut-être parce qu'il est froid, et que l'on dit : froid comme un aspic.

f ASP1D0CEPIIALE (a-spi-do-sé-fa-1'), adj. Terme de zoologie. Qui a la tête garnie de plaques.

— ÊTYM. 'Atnriç, bouclier, et xsçaX9|, tète.

\ ASPIDOPIIORE (.i-spi-(lo-fo-r') , 'adj IVnie de zoologie. Qui porte une sorte de bouclier sur le corps.

— ÊTYM. 'A<ntt;, bouclier, et içopot, qui porte.

t ASP1HAIL (a-spi-rair, II mouillées), *. m. Technologie. Trou pratiqué dans un fourutau pour que l'air puisse y pént'trer.

— ÊTYM. Aspirer.

», ASPIRANT, ANTE (a-spi-ran, ran-t'), adj. Terme d'bydrauliqi;e. Qui aspire. Pompe aspirante, pompe qui élève l'eau en faisant le vide.

2. ASPIRANT, ANTE (a-spi-ran, ran-t'),*. m. eXf. Celui, celle qui aspire à une fonction, à une place, à un titre. Aspirant de marine. Aspirant au doctorat. Une aspirante au brevet d'institutrice. Je n ai fait que 40 visiies, 80 révérences; ce n'est rien pour un aspirant aux emplois académiques, p. L. cour, i, 130.

t ASPIRATEUR, TRICE (a-spi-ra-teur, tri- s'), adj. Qui a rapport à l'aspiration. La force aspiratrice des végétaux. || S. m. Technologie. Ventilateur.

— ÊTYM. Aspirer.

ASPIIÎATIP, IVE (a-spi-ra-ti-f, ti-v'), adj. Qui a le caractère de l'aspiration.

ASPIRATION (a-spi-ra-sion ; en poésie, de cinq syllabes), s. f. || 1° Action d'aspirer. L'aspiration de l'air dans le poumon. L'aspiration de l'eau par la pompe. || 2* Fig. Mouvement de l'âme vers Dieu; élans du cœur vers les choses élevées. Tant d'aspirations vers son Dieu répétées, Tant de foi dans la mort, tant de vertus jetées En gage à l'immortalité, lamart. Harm. ni, 7. || 3* Terme de grammaire. Prononciation aspirée d'une voyelle. || 4° En musique, défaut du chanteur qui consiste à mettre un h devant les voyelles et quelquefois même devant les consonnes. Se prend aussi en bonne part, lorsque le chanteur emploie une espèce de soupir léger pour orner son chant, ou lorsqu'il sait prendre adroitement sa respiration de manière à prolonger la tenue et la progression de la voix. || Sorte d'agrément sur le clavecin.

— hist. xii* s. Par la repunse [cachée] parole puet l'om entendre l'aparlement de la divine aspiration, Job, 477.

— ÊTYM. Provenç. aspiralio; espag. aspiracion; ital. aspiraiione ; de aspirationem , de aspirare (voy. aspirer).

ASPIRÉ, EE(a-spi-ré, rée), part, passé. || l'Attiré. L'eau aspirée par les végétaux. || 2° En termes de grammaire, affecté d'aspiration. Une lettre aspirée. La langue de l'Iroquois, presque toute aspirée, étonnait l'oreille, chateaud. Amer. 24». \\S. f. Une aspirée, les aspirées, lettres qui ont une aspiration. Le chi grec est une aspirée.

ASPIRER (a-spi-ré), v. a. || 1° Attirer l'air dans ses poumons. Aspirer l'air. Le poumon qui aspire et expire l'air. Le cheval aspire l'air de ses larges naseaux. Et chaque souffle enfinquej'exhaleouj'aspire, lamart. Harm. i, l. || Absolument. Aspirer avec force. Les oiseaux boivent en aspirant. || 2° Eleyer l'eau en faisant le vide. Cette pompe aspire l'eau avec beaucoup de force. || 3°Termedegrammaire. Prononcerde la gorge. Aspirer l'A. || Absolument. Aspirer, suivant le Dictionnaire de l'Académie, c'est.... d'olivet, Prosod. (r. \\ 4* Avoir le désir de. Aspirer à la royauté, à régner, aux honneurs. 11 aspire au premier rang. Quiconque, après sa mort, aspire à la couronne, corn. Cinna, n,2. Et monté sur le faite, il aspire à descendre, id. ib. il, t. Nous devions aspirer à sa possession, Par amour, par devoir ou par ambition, id. Hodog. iv, 3. À de plus grands honneurs faut-il qu'un père aspire? id. Ilor. iv, 2. Il m'a plu sans peut-être aspirer à me plaire, rac. Haj. i, 3. N'aspirant qu'à troubler le repos ou nous sommes, id. Esth. n, l. Il n'a plus aspiré qu'à s'ouvrir des chemins.... id. kithr. v, 4. Et je ne puis songer Que Troie en cet état aspire à se venger, ip. Andr. i, 2. Sortez du temps et du changement, aspirez à

ASS

l'éternité, boss. Duch. d'Orl. || On l'a aussi construit avec de. Elle n'aspire «ncore d'y arriver que par des moyens qui viennent de Dieu même, pasc. dans gi-

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