ATH
Il 3° En termes de fortification, excavation de fossé.
|| Entendre bien l'atelier, être habile à conduire les travaux d'attaque et de déf nse d'une place. || 4" Atelier du sculpteur, nom de petites constellations du siel méridional.
— HIST. xvi' s. Comment seroit porté le piastre à l'atelier, nkv.Pant.m, 49. Il employa ces deniers, pour le moins la pluspart, à ses propres bastimens, et bien peu à l'autre attelier [aux travaux de canalisation], carl. i, 3). Ils avoyent conclu de jetter mon hastelier à bas, palissy, ».
— ÊTYM. Berry, atelier; provenç. astelier, amas de lances; espagn. astillero, râtelier pour les piques. D'après l'orthographe ancienne, on reconnaît qu'atelier a même radical qu'attelle (aslelle) : c'est le lieu où l'on prépare les attelles, qui sont de petites planches; en un mot, c'est V atelier d'un menuisier; de là le sens a passé à toute espèce à'atelier (voy. attelle). L'orthographe attelier a été longtemps en usage , et il serait mieux d'écrire ou attelier par deux ((, ou atelle par un seul t. La prononciation â-te-lié,qui s'entend très-souvent, a conservé la trace d'une lettre disparue (astelier).
ATELLANES (a-tèl-la-n') , s. f. plur. Petites pièces d'un caractère bouffon, souvent licencieux, en usage sur le théâtre romain.
— ÊTYM. Ainsi nommées de Alella, ville osque située dans la Campanie.
ATÉMADOULET (a-té-ma-dou-lè), *. m. Titre du premier ministr» de Perse.
— ÊTYM. Arabe, itmâd cddaoulel, l'appui dp l'empire.
ATERMOIEMENT (a-tèr-moi-man), s. m. \\i° Délai accordé à un débiteur par ses créanciers. || it°En général, retard, faux-fuyant. Il ne cherche que des atermoiements.
— HIST. xv* s. Attendu la courtoisie et aterminement que le supliant avoit fait à icellui Alard d'avoir preste si longuement son argent, du cange, aterminare.
— ÊTYM. Atermoyer; provenç. aterminamen, torne, limite.
ATERMOYÉ, ËE (a-tèr-mo-ié, iée, ou a-tèr-moiié, iée), part, passé. Renvoyé à un autre terme. Des payements atermoyés.
ATERMOYER (a-tèr-mo-ié ou a-tèr-moi-ié).
|| 1" T. a. Donner un atermoiement. Atermoyer une lettre de change. || 2° V. n. Différer, chercher des faux-fuyants. i| 3° S'atermoyer, v. réfl. Faire un atermoiement avec ses créanciers.
— HIST. xu« s. Quant à l'arcevesque out H reis asez parlé, Un parlement lur ad à Turs aterminé, Th. lemart. 4 46. || xiir* s. La bataille ont aterminée X quinze jors sans demorée, Iten. 14535. Li frère Guillemin, Li autre frère Hermin M'amor lor atermin: Je's fje les] amerai mardi, huteb. 474. Qu'il ne puisse fereles detesaterminer,BEAOM. xxxv, 29. || xvi" s Tout obligé pour chose judiciaire est contraignable par corps, sans qu'il puisse estre atterraoié, ni reçu à faire cession, loysel, 907.
— ÊTYM. À et terme; provenç. ater mincir. Dansles anciens exemples ci-dessus, aterminer, qui veut dire surtout fixer, déterminer, vient directement du latin ad etterminare; au contraire, atermoyer, qui est plus récent, a été fait directement de terme, comme charroyer, de char.
t ATHALAME (a-ta-la-m'), adj. Terme de botanique. Privé de conceptacles, en parlant des lichens.
— ÊTYM. 'A privatif, et e<xXap.oi;, lit, conceptacle. fATHALLE (a-ta-1'), adj. Terme de botanique.
Qui n'a point de thalle, de feuilles.
— ÊTYM. 'A privatif, et thalle.
ATUÉE (a-tée), s. m. Celui qui ne croit point que Dieu existe. Alors [dans les premiers siècles] des athées devenaient chrétiens; maintenant des chrétiens deviennent athées, bourd. Pensées, t. i, p. 204. Athènes, la plus polie et la plus savante de toutes les villes grecques, prenait pour athées ceux qui parlaient des choses intellectuelles, boss. Uitt. u, 5. || Adjectivement. L'u prince athée. Des propositions athées.
— ÊTYM. *A9eo;, de à privatif, et de 6eo;, Dieu (voy. niEi;).
ATHÉISME (a-té-i-sm'), s. m. Opinion des athée». La fin de vos revers confondra l'athéisme, M. J. chén. Penel. v, 5. X la fin tous ces jeux que l'athéisme élève Conduisent tristement le plaisant à la grève, boil. Art p. il. On a bien prévu que, tandis que les uns ne cesseraient de disputer, les autres, fatigués de^ tant de folles visions et ne pouvant plus reconnaître la majesté de la religion déchirée par tant de •ectes, iraient enfin chercher un repos funeste et
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une entière indépendance dans l'indifférence des religions ou l.' :as l'athéisme, boss. Heine d'Anglet. Il y a un athéisme caché dans tous les cœurs qui se répand dans toutes les actions; on compte Dieu pour rien: on croit que, quand on a recours à Dieu, c'est que les choses sont désespérées et qu'il n'y a plus rien à faire, m. il, Pensées détachées.
— HIST. xvi's. On voit des personnes qui ne sont pas encore venues jusques à l'athéisme, mais sont après pour en trouver le chemin, h. est. Apol.d'JIér.i, 4 4.
— ÊTYM. Athée.
t ATHÉISTE (a-té-i-sf), s. m. Athée. Vieux.
— HIST. xvi*. s. 11 entreprend, par raisons humaines et naturelles, cstablir et vérifier contre les atheistes touts les articles de la religion cbrestienne, MONT. II, 138.
— ÊTYM. Athée.
f ATHÉISTIQUE (a-té-i-sti-k'), adj. Qui a rapport a l'athéisme. Croirait-on qu'un jésuite irlandais a fourni des armes à la philosophie athéistique, en prétendant que les animaux se formaient tout seuls? volt, dans la veaux.
— ÊTYM. Athéiste.
ATHÉNÉE (a-té-née),*, m. || 1° Terme d'antiquité. Lieu public où les poètes et les rhéteurs faisaient lecture de leurs ouvrages. || 2" Établissement, n'appartenant pas à l'enseignement officiel, où se font des cours ou des lectures.
— ÊTYM. Athenxum, du grec àthjvciîo*, temple de Minerve, de 'AO^vr,, Minerve.
t ATIIERMANE (a-tèr-ma-n') ou ATHERMIQUE (a-tèr-mi-k') , adj. Terme de physique. Corps athermane, corps qui a la propriété d'arrêter les rayons de calorique qui tombent sur sa surface.
— ÊTYM. 'A privatif, et Oépiiri, chaleur (voy. thermal).
t ATIIÉROME (a-té-ro-m') , s. m. Terme de chirurgie. Espèce de loupe enkystée, oblongue, élastique, formée par une matière blanchâtre, jaunâtre ou grisâtre.
— HIST. xvi* s. Dans l'atherome est trouvé un humeur semblable à bouillie qu'on fait manger aux petits enfants, pare, v, 47.
— ÊTYM. 'A8sp(i)(ia, de à9r,p<x, bouillie. ATHLÈTE (a-tlè-f), s. m. ||1° Terme d'antiquité.
Celui qui s'exerçait à la lutte ou au pugilat pour combattre dans les jeux solennels de la Grèce. En cette hautaine entreprise, Commune à tous les beaux esprits, Plus ardent qu'un athlète à Pise, Je me ferai quitter le prix, malh. m, s. Aux athlètes dans Pise elle [l'ode] ouvre la barrière, boil. A. p. n. Le corps d'un athlète et l'âme d'un sage, voilà ce qu'il faut pour être heureux, volt. Lettre à llelvétius, 1740, 27 octobre. La nature a introduitl'hommedans la lice du monde comme un courageux athlète qui ne doit respirer que la gloire, boil. Longin, Sublime, 29. H2" Fig. Homme fort et adroit aux exercices du corps. C'est un véritable athlète. || 3° Fig. Les athlètes de la foi, de Jésus-Christ, les martyrs. Cours, généreux athlète, en l'illustre carrière Où de la nuit du monde on passe à la lumière, hoir. St Gen. iv, 4. || 4° Fig. Adversaire, émule. Vous aurez affaire à un rude athlète.
— ÊTYM. Athleta, de àltAirriiç, de 56).oç, combat, lutte.
ATHLÉTIQUE (a-tlè-ti-k'), s.f. L'art desathlètes.
— ÊTYM. 'AOatitix^i (té/vï)) , l'art des athlètes. ATHLÉTIQUE (a-tlè-ti-k'), adj. Qui est propre à
l'athlète. Taille, force athlétique.
— ÊTYM. 'A6).iriTixè;, de à6)a]Tr|;, athlète.
t ATHLÉTIQUEMENT ( a-tlè-ti-ke-man ), adv. D'une manière athlétique.
— Etym. Athlétique, et le suffixe ment.
ATHLOTHÈTE (a-tlo-tè-f) , s. m. Terme d'antiquité. Officier qui, chez les Grecs, présidait aux combats gymniques.
— ÊTYM. 'AOloftétii;, de à8),o;, combat (voy. athlète), et de 6éty)ç, celui qui pose, qui fixe (voy.