‹ Dictionnaire de la langue française (volume 3)Chapitre 136 sur 403 · THÈME · texte numérisé non relu

THÈME

t ATUORACIQUE (a-to-ra-si-V) , adj. Terme de zoologie. Qui n'a point de thorax.

— ÊTYM. 'A privatif, et thorax.

f ATICHE (a-ti-ch'), s. f. Terme de pêche. Bandelette qui entoure le tranchant d'un haim.

ATINTÉ. ÉE (a-tin-té, tée), part. passé. L'nc jeune fille tout atintée.

ATINTER (a-tin-té), v. a. Orner avec affectation. Populaire. || S'atinter, v. répéclii.

— HIST. xv s. Et au dit hostel le roy, y fist grant chiere, et y trouva trois beaulz baings honnestement et richement atintelez, j. de troyes. Citron. 44U7. Le suppliant dist par esbatement à un arclner qui atintoit une flèche, pourquoy il atintoit la dite Ile-

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che, et qu'il ne sauroit frapper une enarretéedefoin , du cange, atlare. A son costé gisant dame Sydoine Blanche, tendre, pollie et attamtée , villon, Bail. Contredit de franc Gantier. Gardez que tout notre basait bien attinté, Lotis xi, Nouv. 26. || xvi' s. Les mieux goderonnées et attintées filles de l'aago d'entre seize et vingt ans, des accords, liigarr. contre-peteries.

— ÊTYM. Origine inconnue. Il y a dans l'ancien français lin, dans le provençal (mou (en, tempa, dett'mpusquele bas-latin disaitau lieu de tempus, la tempe. Atinter en viendrait-il, et voudrait-il dire proprementornerla tête .coiffer? Comparez attifer qui paraît aussi tirer sa signification de la tête ou du moins des cheveux. Il y a aussi , en termes de marine, attinter, signifiant mettre sur le lin, qui est une sorte de pièce de bois, et qui se rattache à l'ancien français tinel, bâton; dès lors atinter aurait- il pris un sens dérivé, comme futé qui vientde/uî(, bâton?

t ....ATION, finale dérivant de la finale latine atio, qui, provenant du supin atum, indique l'action du verbe dont il s'agit, ainsi : préparation, action de préparer. La finale latine atio se rendait, dans l'ancien français, par aison ou oison : oraison, raison, saison.

1 . ATLANTE (a-tlan-f) , s. m. || 1* En termes d'architecture, figure humaine chargée de quelque fardeau. Synonyme de cariatide.

— ÊTYM. Atlas, grec, *At).cx;, terme d'architecture latin et grec, qui vient, par similitude, (l'Atlas portant la voûte du ciel.

2. t ATLANTE (a-tlan-f), s. m. et f. Habitant de l'Atlantide.

— ÊTYM. Voy. ATLANTIDE.

f ATLANTIDE (a-tlan-tid'), s. f. Grande terre qui , d'après des récits très-obscurs venus des Égyptiens par les Grecs, aurait existé dans la mer qui est entre l'Afrique etl'Amériqut

— ÊTYM. Voy. ATLANTIQUE.

ATLANTIQUE (a-tlan-ti-k), adj. || 1" Mer Atlantique, mer qui est entre l'ancien et le nouveau monde.

|| 2° Format atlantique, format où la feuille entière ne forme qu'un seul grand feuillet ou deux pages.

|| 3* En termes d'histoire naturelle, qui vit dans la mer Atlantique. || 4° S. f. L'Atlantique, la mer Atlau- •tique.

— ÊTYM. Atlanticus, du grec àtÀa-mxè;, d'Atlas, montagne de l'Afrique, quiadonné son nom à la mer voisine, et que l'on comparait à Atlas portant le ciel.

ATLAS (a-tlâs'), s. m. || i° Recueil de cartes géographiques ou de tableaux. || 2° Tout recueil de cartes , de planches , etc. , joint à un ouvrage. L'atlas du Voyage du jeune Anacharsis. || 3" Terme d'anatomie. La première vertèbre du cou.

— ÊTYM. Allas, géant que la mythologie disait porter le ciel. On a ainsi appelé le recueil des cartes géographiques à cause de la grandeur du format. La vertèbre se nomme ainsi parce qu'elle supporte la tête, comme Allas le ciel.

f ATMIDOMÈTRE (a-tmi-do-mè-tr'), *. m. Voy.

ATMOMÈTRE.

f ATMOMÈTRE (a-tmo-mè-tr') ou ATMITK TRE (a-tmi-do-mè-tr'), s. m. Terme de physique. Instrument employé à mesurer la rapidité de l'évaporation de l'eau sur la surface de la terre dans une étendue donnée.

— ÊTYM. 'AT|iè; ou <tT|iîç, vapeur, et pivpov, mesure.

ATMOSPHÈRE (a-tmo-sfè-r'), s. f. || 1° Couche de corps gazeux qui entoure de toutes parts, dans une hauteur d'environ seize à vingt lieues, le globe terrestre. Un fluide rare, transparent, compressible et élastique, qui environne un corps, en s'appuyant sur lui, est ce que l'on nomme son atmosphère, la- I'Lace, Expos, iv, 40. || 2" Air d'un pays, d'une ville, d'un lieu. L'atmosphère brumeuse de cette contrée. L'atmosphère viciée d'un hôpital encombré.

|| 3° Fig. Une atmosphère de vices, de corruption.

Il 4° En mécanique, unité de comparaison pour mesurer la pression de la vapeur, et qui équivaut à un poids de 4 kil. 033 sur 4 centimètre carré de surface, parce que telle est en effet la pression moyenne de l'atmosphère sur cette surface. || 5° En termes d'anatomie et de physiologie, enveloppe extérieure, et aussi influence à distance. La plupart des parties du corps sont environnées, de tous côtés, d'une couche celluleuse plus ou moins abondante, qui leur forme, selon l'expression heureuse de Bordeu, une espèce d'atmosphère particulière , atmosphère au milieu de laquelle ils se trouvent plongén, bichat, Anat. gén. 1841. 1. 1, p. 22. Quelques auteurs, moins sages, ont admis une atmosphère nerveuse se propageant plus ou moins loin, de manière que, quoi»

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qu'un organe n'eût point de nerf, il suffisait qu'il fût dans l'atmosphère d'un cordon nerveux pour être !e siège de sensations, m. ib. p. (73.

— REM. On trouve, dans le dictionnaire de Kichelet, dans certains auteurs (Bailly par exemple, et Lamartine : Quand vos regards noyés dans un vague atmosphère.... ltarm. n, 8.), atmosphère du masculin. Mais l'étymologie le veut féminin; l'Académie, avec raison, lui attribue ce genre; et l'usage est fixé.

— ÉTYM. 'Aviièç, vapeur, et açaïpa, sphère. ATMOSPHÉRIQUE (a-tmo-sfé-ri-k'), adj. Qui appartient, qui a rapport à l'atmosphère.

— ÉTYM. Atmosphère.

f ATMOSPHÉROLOGIE(a-tmo-sfè-ro-lo-jie), s. f. Traité de l'air atmosphérique considéré en masse.

— ETYM. Atmosphère, et ).6yo;, théorie (voy. logique).

t ATOC1E (a-to-sie) , s. (. Terme de médecine. Synonyme de stérilité chez la femme.

— ETYM. 'A privatif, et tôxo;, accouchement.

t ATOMAIUE(a-to-mè-r'), ad;'. Terme didactique. Qui est parsemé de points colorés.

— étym. Atome.

ATOME (a-tô-m'), s. m. || 1* Terme didactique. Corps hypothétique que l'on suppose être indivisible à cause de sa petitesse, et constituer les dernières parties de toute chose. Leucippe et son disciple Démocrite furent les premiers qui introduisirent la conception des atomes. || 2" Corpuscules qui voltigent dans t'air, et que certains effets de lumière nous ; 'ont de temps en temps apercevoir. ||3°Fig. Extrême •sse de certains corps relativement à d'autres. Je ne m'étonne pas que des hommesqui s'appuient sur un atome [la terre] , chancellent dans les moindres 1s qu'ils fout pour sonder la vérité, la uuuy. i b. Ohl que tes cieux sont grands! et que l'esprit de l'homme Plie et tombe de haut, mon Dieu, quand il te nomme! Quand, descendant du dôme où s'égaraient ses yeux, Atome, il se mesura à l'infini des cieux I lamart. Harm. n, 4. Me voici: niais que suisje? un atome pensant, id. Médit. I, 2. Quand je vois des hommes qui rampent sur un atome, c'est-à-dire la terre.... montesq. Lett. pers. 69. La petite fumée de la vaine gloire dont il n'arrive pas un atome dans mou ermitage , volt. Lett. lime du Veffant, 3 sept. I 758. || Familièrement. Un atome bourgeois qui perd sur sa parole Et ne veut pas payer.... regnard, le Bal, (3. || 4° Eu chimie, particules dernières qu'où suppose avoir la forme primitive du corps auquel elles appartiennent et q.a se combinent entre elles en proportions définies. || Atomes simples, ceux qui sunt homogènes dans leur nature; atomes composés, ceux qui résultent do l'union d'un plus ou moinsgrand nombre d'atomes hétérogènes, ainsi que cela a lieu dans les acides, les sais, etc. || Pour les gaz permanents, l'expression atome équivaut à celle de volume; car, dans un composé gazeux, les gaz composants sont toujours dans un rapport simple et impliquent , aux yeux des chimistes, un même nombre d'atomes sous le même volume.

— ÉTYM. Atomus, de oaou.oc, deà privatif, et de TEU.VM, couper (voy. tome).

t ATOMIQUE (a-to-mi-k'), adj. Terme de chimie. Poids atomique, poids exprimant la proportion toujours définie dans laquelle une substance se combine avec une quantité déterminée d'une autre substance. Comme il est purement relatif, on prend pour unité le poids d'uu corps quelconque, 6 l'hydrogène, soit de l'oxygène, à partir duquel ou calcule tous les autres. || Théorie atomique, théorie considérant les corps comme formés d'atomes dont les formes,ainsi que les propriétés particulières, constituent lanature chimique de chaquecorps, et qui, étant des unités entières, ne peuvent jamais se combiner avec les auties atomes qu'en proportious définies.

— ÉTYM. Atome.

t ATOM1SME (a-to-mi-sm'), *. ni. Système philosophique dans lequel on explique la formation de l'univers par le moyen des atomes. Il ne faut pas confondre ce système, purement hypothétique, avec la théorie atomique des chimistes.

— ETYM. Atome.

t ATOMISTE (a-to-mi-st'), s. m. Partisan des doctrines de l'atomisme.

t ÀTOMISTIQUE (a-to-mi-sti-k'), adj. Terme de phil. Théorie atomistique, voy. atomisme.

— ETYM. Atome.

ATOME (a-io-nie) s. f. Terme de médecine. Dé« faut de ton , alanguissement.

— SYN. atonie, asthénie. Atonie exprime un état de relâchement des tissus ; asthénie, t'affaiblis*

:! rie leurs fonctions.

— HIST. xiv' s. Atbouie ou inoertie, oresme, Thèse de meunier.

— ÉTYM. 'ATovia, de & privatif, et de tovo?, ton.

ATONIQUE (a-to-ni-k'), adj. Qui tient de l'atonie.

— ÉTYM. Atonie.

ATOUU (a-tour), s. m. || i* Parure des femmes. L'autre, pour se parer de superbes atours, Des plus adroites mains empruntait le secours, rac. Eslh.l,i. Si la princesse eût paru dans ses atours.... hamilt. Gramm. 7. Rosette, sous de frais atours, Courait à pied, leste et riante, bêrang. Rosette. D'où venez-vous, de Heurs la tête couronnée, Avec ce nuptial atour? chaul. Épithal. || 2° Dame d'atour, dame dont la charge est de présider à la toilette d'une princesse. Il veut faire Mlle de Grancey dame d'atour de Madame, sév. 163. La reine Anne se tourna du côté de milady Mesham, sa dame d'atour, volt. Louis XIV, 22. || Fig. La négligence.... Pour cette fois fut sa dame d'atour, lafont. Orais.

— REM. Aujourd'hui ce mot ne s'emploie guère qu'au pluriel; cependant le singulier reste bon, et les écrivains doivent le défendre.

— HIST. xii* s. 11 pourquiert son atour [il fait ses préparatifs], Que il puist mouvoir [partir] à bref jour, audefr. le bast. Romancero , p. 8. Armes auront trestuit de moult riches ators, Sax. xxvii. E l'umlur mist devant riche aturn de viande, mangèrent et beurent, Rois, 368. Laenz ourentli pruveire [les prêtres] lur atur, ib. 250. || xm* s. Du grant ator que ele [Vénus] avoit, Bien puet cognoistre qui la voit, Qu'el n'ert pas de religion, la Rose, 3439. Car l'atour oultrageux où elles leur tempa usent, Donnent de foloier cause à ceulx qui y musent, i. de meung, Test. 1 235. Il xiv's. Vostre cueuvrechief etvostre chaperon et le surplus de vos atours, Ménagier,

1, I, Il xv* s Chacun s'atire Le mieulz qu'il pot de

vesture, et se mire, Si qu'en l'attour il n'y ait que redire, christ, de pisan, Dit de Foissy. Aussi Paris fils de pasteur cuidoit estre; mais son gentil maintien et son poly atour, ses chapelets de fleurs et son arc doré lui donnoient enseignes comme qui il estoit, Bouciq. 1, ch. 2. Et, tout à propos, lui fit heurter si rudement à son atour [bonnet], qu'il l'envoya par terre, louis xi, Nouv. 33. Madame se mit en cotte-simple, et print son atour de nuit, id. ib. 39. H xvi* s. II fault juger un homme par luy mesme, non par ses atours, mont, i, 325. Ils alloient à la guerre sans atour impérial, id. i,

— ÉTYM. Atoumer, comme le prouve l'ancien français a(nrn.;bourguig. ailor.

ATOURNÉ, ÉE (a-tour-né, née), part, passé. Vous voilà bien atournée. Certain chien.... S'était fait un collier du dîné de son maître.... Ce chienci donc étant de la sorte a tourné, la font, t'abl. vui, 17. Bien blanchement atournée, id. tlandrag.

ATOURNEtt (a-tour-né), v. a. Parer, mais aveo un sens de familiarité ou d'ironie.

— HIST. xii* s. Un gonfanon qu'il ot fait atorner, Roncisv. p. 71 . Moût par [elles] sont bien de combatre atornées, ib. p. I3t. Moult m'a amors atoméa Douce peine et biau labor, Couci, 1. En périlleuse aventure M'avez, amours, atorné, id. iv. Quant la dame se cointoie et atome , C'est pour faire son pauvre ami dolent, quesnes, Romancero, p. 88. E jo aturn erai un lieu à mun pople de Israël, e si l'i planterai, Rois, (43. Se à sa volenté nel peûst aturuer [s'il ne le pouvoit ranger à sa volonté], Th. le mari. 25. || xm* s. Et tout li autre s'atornerent pour aler avoec Pempereour, villeh. cxiii. Si atornerent leur afaire pour movoir à la Pasques, id. lv. Quant il orent Bertain en tel point atornée [lié la corde autour du cou].... Rerte, xv. Chuse que on ne puist à mal blasme atorner, ib. m. A joie et à déduit t'atorne; Amours n'a cure d'omme morne, la Rose, M87. Un amiral bien vestu et bien atourné, joinv. 259. Les femmes atornent la viande à ceulz qui vont en la bataille, id. 264. || xv* s. Là put on veoir dames noblement parées et richement atournées, qui eust loisir, froiss. i, i, 31. Son couvrechef , sa robe et le surplus de ses habillemens furent tous gastés et percés ; et comme elle estoit ainsi atournée, elle se bouta en l'hostel, louis xi, Nouv. 37. || xvi's. Comme cbascun paroit sa fille et l'atournoit d'ornements.... mont, m, 459.

— ÉTYM. Picard, atorner; provenç. alornar; de ù, et tourner.

ATOUT (a-tou) , s. m. || 1* Terme de jeu de cartes. Carte de la couleur qui l'emporte sur les autres et qui est ordinairement la couleur de la retourne. Jeter ses atouts. Jouer atout. || 2° Dans le langage tout

à fait populaire, un coup, un malheur. Il a reçu un fameux atout.

— ÉTYM. La première édition du Dictionnaire de l'Académie écrit à tout, ce qui donne l'étymologie. L'ancienne langue avait la préposition aloul (à tout) qui voulait dire avec : il partit atout l'ost [avec l'armêej.

f ATOXIQUE (a-to-ksi-k), adj. Terme didactique. Qui n'a point de venin.

— ÉTYM. 'A privatif, et toxique.

ATRABILAIRE (a-tra-bi-lê-r') , adj. || i* En termes d'ancienne médecine, qui a rapport à Patrabile ou la bile noire. || 2° Mélancolique, de mauvaise humeur. Aux gens atrabilaires Pour exemple donné, En un temps de misères Roger Bontemps est né, bérang. Rog. B. Les gens que nous allons voir sont fort atrabilaires, volt. Cand. 23. || En parlant des choses. Humeur atrabilaire. || Substantivement. Encore si le zèle indiscret ne s'était manifesté que par les vapeurs de quelques atrabilaires, dider. A mon frère. Douze parlements jansénistes sont capables de faire des Français un peuple d'atrabilaires, volt. Letlr. Damilaviïle, 30 janv. 4 764. || 3* Dans l'anatomie, capsules atrabilaires, nom ancien des capsules surrénales , auxquelles on attribuait la formation de l'atrabile.

— HIST. xvi* s. Et principalement s'il est d'un tempérament picrochole ou atrabilaire, paré, xx, 2. La quarte continue vient de l'humeur melancholique ou atrabilaire, id. xx, <7.

— ÉTYM. Atrabile.

ATRABILE (a-tra-bi-1') , *. f. Terme de médecine. Nom que les anciens donnaient à une humeur épaisse , noire , acre , qu'ils supposaient sécrétée par les capsules surrénales. L'existence de cette humeur est imaginaire, ainsi que les effets qu'on lui attribuait sur le caractère.

— HIST. xvi* s. L'humeur mélancholique contre nature, qui s'appelle atrebile, paré, xx, 2».

— ÉTYM. Ater, noir, et bilis, bile; c'est la traduction de mélancolie.

t ATRACHËLE (a-tra-kè-1') , adj. Terme de zoologie. Qui a le cou très-court, ou nul.

— ÉTYM. 'A privatif, et Tpâ/riÀo;, cou. fATRACTOSOME (a-tra-kto-so-m') , adj. Termo

de zoologie. Dont le corps est fusiforme.

— ÉTYM. "ATpaxTos, fuseau, et awu.a, corps.

t ATRAMENTAIRE (a-tra-man-tê-r'), adj. Terme didactique. Qui a l'aspect et la saveur de l'encre.

— ÉTYM. Atramentum, encre, de ater, noir. ÂTRE (4-tr'),i.m. || l*Partiedelacheminéeoù l'on

fait le feu. || Il n'y a rien de si froid que cet àtre, c'est-à-dire c'est une maison où l'on fait maigre chère. On dit plutôt aujourd'hui la cuisine y est froide. Il 2* Dans la verrerie, pièce de grès couvrant le fond des fours. ||En termes d'émailleur, pièce ou morceau de terre cuite qu'on place dans le fourneau.

— HIST. xiii* s. Qui n'a ses enfants dont repaistre, Dont il asept ou huit à l'aistre, du cange, astrum. Si com le chat qui crout [est accioupi] en l'aistre, Fabl. mss. dans sainte-palaye, Gloss. Il xiv* s. Et s'ot devant lui un monceil De cendres en l'aistre del fu, Ph. Mouskes dans ste-palaye, Gloss. H xv* s. Le suppliant trouva en ung viel aislre, ou il y avoit ung four, du seigle nouveau, du canoë,

astrum Comme un chat qui est en l'aistre, Qui

brûle son poiletqui l'art, E. deschamps dans saintepalaye, Gtoss. Il xvi* s. En sa maison il n'y avoit rien plus froid que l'atre, et tous les prisonniers s'en estoient fuis de sa bourse, desper. Contes,

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