BABOUINE (ba-boui-n') , s. f. Voy. babouin
f a. BABOUINE (ba-boui-n'), s. /. Voy. babine.
•j- BABOUVISME (ba-bou-vi-sm'), *. m. Doctrine des babouvistes.
t BABOUVISTE (ba-bou-vi-sf) , s. m. Partisan de l'égalité absolue entre tous les hommes.
— ÉTYM. Babœuf, auteur d'une secte socialiste , et qui périt, en 4796, àla suite d'une conspiration.
t BABYLONE (ba-bi-lo-n'), *. f. Ville très-célèbre de l'Asie, située sur l'Euphrate. || F'ig. et en style de chaire, lieu de désordre et de crimes, le monde, la société.
BAC (bak), *. m. || i° Grand bateau glissant le long d'uncâble qui sert aie faire mouvoiret destiné à passer les hommes, lesanimaux, les voitures, etc. d'un bord d'une rivière à l'autre. Précomtal avait fait passer l'Adige à une vingtaine de soldats, au-dessous de Vicence, près d'Albaredo, où ils étaient, pour amener un bac de notre côté, st-sim. 95, 2. || 2° Technologie. Cuve en pierre pour recevoir l'eau de pluie. || Grand coffre pour piler le sucre au sortir de l'étuve. || Vase de bois dans lequel le brasseur prépare les grains et le houblon. || Endroit plein d'eau pour conserver le poisson. || Bassin en briques pour éteindre la chaux. || Bac à eau, baquet pour mettre de 1 l'eau, dont on fait usage dans les serres. || Bac à
BAC
terre, baquet servant à délayer la terre pour terrer le sucre.
— HIST. xv s. Une fois puet on, quoi qu'on die, Faire une grant feste en sa vie, Une foisfault passer ce bac [se marier], e. deschamps dans stb-palaye.
— ÉTYM. Wallon, bâche, bac et boche, bac, auge; namurois, bauche, bac, auge, mangeoire; Berry, bâche, bassin, auge; bas-lat. bachium, baccus; du bas bret. baft ou bag, bateau; bagea, conduire un bateau. Comparez cependant bassin, avec le radical duquel les patois qui emploient bac pour auge le confondent.
BACCALAURÉAT (ba-kka-lo-ré-a) , ». m. Le premier grade universitaire, celui qui donne le titre de bachelier. Se préparer pour le baccalauréat.
— ÉTYM. Singulier barbarisme : évidemment, ce mot, introduit dans le xvr" siècle, a été pris par ceux qui le dénaturaient, comme formé de bacca, baie, ou bacchar, gantelée (comme dans la Lusiade de Camoëns, ni, 97 : do baccharo e do sempre verde louro), et laurea, laurier. Il est une altération du bas-latin bachalariatus, désignant un rang de débutant d'abord dans la chevalerie, et puis dans la hiérarchie religieuse et universitaire (voy. bachelier).
t BACCARA (ba-ka-ra), s. m. Jeu de cartes qui se joue entre un banquier et un certain nombre de pontes.
BACCIIANAL (ba-ka-nal), t. m. Familièrement, grand bruit, vacarme. || Il n'a point de pluriel.
— HIST. xnr s. Durant les quatre samedis fu si grant baquenal en la mer devant Bamiette, que il y otbien douze vins vessiaus, quegransque petiz, briziez et perdus, joinv. 2)9.
— ÉTYM. Bacchanal, fête de Bacchus, de bacchari, se livrer aux orgies (voy. bacchus).
BACCHANALE (ba-ka-na-1') , s. f. || i« Danse bruyante ettumultueuse. || Familièrement, débauche faite avec bruit. || i' Au plur. Fêtes que les anciens célébraient en l'honneur de Bacchus. || Au sing. Représentation d'une danse de bacchantes et de satyres. La bacchanale du Poussin.
— SYN. bacchanale, bacchanal. Un bacchanal, c'est un grand bruit, un grand tapage. Une bacchanale ajoute au bruit le sens de fête désordonnée ou de débauche.
— HIST. xvi' s. Quant aux rémunérations bacchanales [bacchiques], les uns et les autres y participent, et il est difficile d'avoir continué ce train ici quelque temps, qu'on ne sente desjà les avant-coureurs des maladies, lanoue, 622.
— ÉTYM. Bacchanalis, de bacchari, se livrer aux orgies (voy. bacchus).
BACCHANTE (ba-kkan-f) , s. f. || 1" Prêtresse de Bacchus célébrant les bacchanales. || 2° Fig. C'est une bacchante, une vraie bacchante, se dit d'une femme sans modestie et sans retenue. Une mode qui éloigne les cheveux du visage, bien qu'ils ne croissent que pour l'accompagner, qui les relève et les hérisse à la manière des bacchantes.... la bruy. )3. || 3° Joli papillon de France qui vole par saccades.
— ÉTYM. Bacchari, célébrer les orgies (voy bacchus).
fBACCHIAQUE (ba-kki-a-k') , adj. Vers bacchiaque, sorte de vers grec ou latin composé principalement de bacchius.
f BACCHIUS (ba-kki-us'), s. m. Pied grec ou latin composé d'une brève et de deux longues.
— ÉTYM. BaxYeïot, relatif à Bacchus, sous-cntendu wj:, pied (voy. bacchus).
t BACCHUS (ba-kkus'), s. m. || 1" Divinité de la Fable, présidant au vin. || 2° Fig. Le vin lui-même. Il les mène à sa table oublier leur querelle , Et Bacchus scelle entre eux une paix éternelle, stlambert, Saisons, Hiv r.
— ÉTYM. Bacchus, pâ*xo;, du sanscrit baksha , manger, parce que le feu, dont cetle divinité est un symbole, dévoie les sacrifices.
BACCIFËBE (ba-ksi-fè-r'), adj. Terme de botanique. Qui porte des baies.
— étym. Bacca, baie, et ferre, porter.
t BACCIFORMÉ (ba-ksi-for-m'), adj. Terme de botanique. Qui a la forme d'une baie.
— étym. Bacca, baie, et forme.
fBACCIVORE (ba-ksi-vo-r'), adj. Terme de zoologie. Qui vit principalement de baies.
— ÉTYM. Bacca, baie, ettware, manger.
BACHA (ba-cha) , s. m. Espèce de préfet chez les
Turcs. Les préteurs et les proconsuls étaient, si j'ose me servir de ce terme, les bâchas de la république, montesq. Espr. xi, 49 (voy. pacuaJ.
BAC
BAC
BÂD
t BACHASSE (ba-cha-s'), *. f. Terme rural. Chaussée d'un étang.
— ÊTYM. Voy BÂCHE.
fBACHASSON (ba-cha-son) , s. m. Terme de papeterie. Auge qui donne de l'eau aux piles.
— ETYM. Voy. bâche.
t BACHAT (ba-cha), s. m. || 1° Auge à cochons dans quelques provinces. || 2° Terme de papeterie. Cavité qui se trouve sous le pilon.
— ÊTYM. Voy. bâche.
BÂCHE (bft-ch'), s. f. || 1" Terme de jardinage. Encadrement en bois ou en pierre, ordinairement abrité par des vitraux et rempli déterre de bruyère ou autre. || 2" Sorte de cuvette où se rend l'eau puisée par une pompe aspirante, et où elle est reprise par d'autres pompes qui l'élèvent de nouveau. || 3° Petite caisse qui sert à mesurer le minerai. Caisse employée pour jeter le minerai dans le haut fourneau. Auge dans laquelle on refroidit les scories. || 4° En termes de marine, partie de la grève où il reste de l'eau à marée basse. |j 5° Terme de pêche. Bûche ou bâche traînante, filet en forme de poche que l'on traîne sur le sable, dans les endroits où il y a peu d'eau, pour prendre le poisson dans les rivières. || 6° Pièce de grosse toile ou de cuir dont on recouvre les diligences, les charrettes, les bateaux, pour garantir les marchandises de la pluie.
— ÉTYM. Pi l'on recourt au mot bac, et qu'on y lise les mots patois, on y verra plusieurs formes bâche ou bauche, qui signifient auge. C'est à ces mots que se rattache bâche, avec le sens de caisse ou cuvette. Quant au sens de pièce de toile ou de cuir, ou bien c'est un tout autre mot(norm. bâche, grosse toile), ou, comparant la diligence, la charrette, etc. recouvertes de leurs pièces de toile ou de cuir, à une caisse ou à une auge, on a donné le nom du tout à cette pièce même.
BÂCHE, ÉE (bâ-ché, chée), part, passé. Recouvert d'une bâche. Une diligence bien bâchée.
BACHELETTE (ba-che-lè-f), s. f. Jeune fille gracieuse. Une gentille bachelette. Vous cajolait la jeune bachelette, la font. Cloch.
— Iiist. xiii* s. Et se ce est vallet [si c'est un garçon], Si lui quiere un auget; Et se c'est baisselette [une fille], Si lui quiere minette, De l'oustillement au vilain, p. 46. Et comme bonne baissolete, Tiengnela chambre Venus nete, la /(ose, 1353».
— ETYM. Wallon, bdcèle; namurois, bauchèle; rouchi, bacelette; tous trois signifiant fille. Bachelette est un diminutif de bachele, et bachele parait être aussi un diminutif de basse, qui, dans l'ancien français et dans le normand, signifie servante. M. Grandgagnage propose pour étymologie le frison bas, bas-saxon baas, maître. M. Diez incline à voir dans basse une forme de bagasse, en italien bayascia, qu'il rattache, d'une façon très-dubitative, ou au kymri bach, petit, ou à l'arabe bagt , servante. Mais ne serait-il pas possible de voir dans basse le féminin de vassus, serviteur, et radical de vassal (le changement du v en b, bien que rare, n'est pas sans exemple);? d'où bacele, bacelete, qui semble si bien correspondre à rasselet (vaslet, varlet), jeune garçon. La forme bachelette, qui ne se trouve pas dans les anciens textes, sera née de basselctte qui s'y trouve seule, par assimilation avec bachelier.
BACHELIER (ba-che-lié; l'r ne se lie jamais; au pluriel, 1'* se lie : les bacheliers et.... dites : les bache-lié-z et....), s. m. || 1° En termes de féodalité, jeune gentilhomme qui, n'ayant pas moyen de lever la bannière, était contraint de marcher sous celle d'autrui, qui aspirait à être chevalier et tenait rang »otre le chevalier et l'écuyer. Les jeunes gens étaient bacheliers, ce qui voulait dire chevaliers, ou varlets etécuyers,vOLT. Mœurs, 91. Pour un signe de deux beaux yeux, On sait qu'il n'est rien que ne fassent Les seigneurs et les bacheliers, v. hugo, Bail. 4 3. || 2° Garçon. Dans laTouraine, un jeune bachelier, la font. Cloch. Vieux en ce sens. || 3° Celui qui dans la faculté de droit canon, après trois ans d'étude, soutenait un acte dans les formes prescrites par la faculté. Le bachelier, plongé dans les quatre premiers siècles, traite toute autre doctrine de science triste, vaine et inutile, pendant qu'il est peut-être méprisé du géomètre, la bruy. 4 2. J'ai des forces, du feu, de l'esprit, de l'étude; Et jamais sur les bancs on ne vit bachelier Qui sût plus à propos interrompre et crier, l'abbé be villiehs, Art de prêcher. Il vous faudra un jour réprimer les bacheliers en fourrure, ainsi que les gens en bonnet à trois cornes, volt, letlr. la Chalotais, 9 juin 4763.|| Dans l'ancienne faculté de médecine, celui qui avait étudié deux ans et qui, ayant subi l'exa-
men général, était revêtu de la fourrure pour entrer ensuite en licence. || 4° Aujourd'hui, dans l'Université, celui qui est promu au baccalauréat dans une faculté. Bachelier es lettres, es sciences, en droit.
— hist. xi* s. Et escremissent [font des armes] cil baceler léger, Ch. de Bol. vm. || xii* s. Tuit baceler et noble conquérant, Bonc. p. 4 34. Breton, daman, baceler parisant, ib. p. 4 56. Blont [il] ot le poil, menu recercelé [à boucles menues], En nule terre n'ot si beau bacheler, Bomancero, p. 64. Sire, fait-il, laenz sunt quatre bacheler, Des chevaliers le rei, Th. le mart. 439. ||xm' s. Quant iere bachelerslegiers,Volentiers gelines menjoie, En ces haies où ges [je les] trovoie, Ben. 43400. Entre vous et ce bacheler Kobichonet au vert chapel, Qui si tost vient à vostre apel, Avés-vous terres à partir? la Bose, 866<>. Un bacheler françois qui cuidoit que la coustume de France fust de sustance de mariage, une feme qu'il avoit prise segont la costume où il estoit, lessa et prist une autre, Liv. de Just. 4 78. Quant je reving à ma nef, je mis en ma petite barge [barque] un escuier que je fiz chevalier, et deux moult vaillans bachelers, joinv. 2U. || xv* s. Car c'est le métal [l'or et l'argent] par quoi on acquiert l'amour des gentils hommes et des povres bacheliers, froiss. i, i, 8. Sur ce la bonne dame [Isabelle d'Angleterre] avoit jà prié moult de chevaliers, bacheliers et aventuriers qui lui promettoient que très volontiers ils iroient, m. i, î, 4 9.
— ÉTYM. Berry, bachelière, la jeune personne qui accompagne la mariée en qualité de fille d'honneur; bas-lat. bacalarius, baquelarius {baccalaria, sorte de domaine, se trouve dans des textes du ix* siècle); provenç. bacalar, bachalier; anc. catal. batxeller; espagn. bachiller; portug. bacharel; angl. bachelnr, homme célibataire. Mot très-ancien dans les langues romanes, qui manque pourtant à la région italienne, et dont l'origine est inconnue. L'antiquité du mot suffit pour montrer que l'étymologie bas chevalier, qu'on a donnée, est sans la moindre apparence. Il va sans dire qu'il n'y a non plus à faire aucun compte de baccalaureus ; bachelier a eu, entre autres acceptions, celle de gradué dans une faculté, et, cherchant une étymologie au mot pris ainsi, on l'a décomposé, contre toutes les lois de l'analogie, en baccalaureus, comme s'il venait de bacca lauri, baie de laurier. Le sens primitif du baslatin baccalarius était celui qui tient une baccalaria; baccalaria voulait dire une espèce de bien rural que le bachelier avait à cens, et qui paraît avoir été formé d'une dizaine de inanses. Il était donc compté parmi les gens de la campagne, quoique d'un rang plus élevé que ceux qui, tenant un manse, étaient assujettis aux œuvres serviles, et on peut le définir un vassal d'un ordre inférieur. A côté de cette signification, il a encore celle de jeune guerrier qui n'est pas encore chevalier. Puis il y eut des bacheliers d'église, qui étaient des ecclésiastiques d'un degré inférieur. Il y eut, dans les corporations de métiers, des bacheliers qu'on nommait aussi juniores, et qui géraient les petites affaires de la corporation. Enlin, et par le même mouvement d'idées, naquirent les bacheliers) des facultés. De là aussi, par une autre extension, bachelier prit le sens d'homme jeune, non marié, et, en général, de célibataire, sens qui est resté celui du mot anglais bachelor. Dans l'ancien français, vassal a une double signification : d'une part, il signifie celui qui est subordonné féodalement; et, d'autre part, il veut dire courageux guerrier ; vasselage est constamment usité pour valeur et prouesse : les chansons de gestes sont pleines de l'emploi de ce mot. Bachelier a exactement le même sens; il signilie, comme l'autre, subordonné féodalement, et guerrier, jeune guerrier, vaillant guerrier. Le sens tendrait donc à rapprocher ces deux mots; mais les lettres y opposent une difficulté que les exemples connus ne permettent pas de surmonter : on ne peut expliquer comment les deux ss de vassal se seraient changées en c dur, à une époque aussi reculée que le ix* siècle. Cela conduit à reconnaître un radical bacal, bacel, bachel, qui a la double signification indiquée plus haut, et qui paraît collatéral de vassal. Le celtique a : gaélique, bachall, irlandais, bacal, bâton, qui conviendraient très-bien pour la forme du mot, et qui d'ailleurs ont pénétré dans les langues romanes: en termes de marine, ancien italien, baccalaro, Ipièce de bois de pin ou d'orme; ancien français, baccalat, même sens; espagnol, vaxalas, baccalas, bâtons fichés sur la couverture des
s. Dès lors ce n'est pas une conjecture dénuée de toute vraisemblance, dépenser que le mot de
bâton, de pièce de bois, ait passé à une bachelerie, sorte de domaine rural.
BÂCHER (bâ-ché), v. a. Couvrir d'une bâche. Bâcher une voiture.
— ÉTYM. Bâche.
BACHIQUE (ba-chi-k'), adj. Qui appartient, qui a rapport à Bacchus, le dieu du vin. Fête bachique. Il condamna la musique bachique, fén. Tél. xii. H La liqueur bachique, le vin. || Chanson bachique, chanson à boire. [Un des conviés] Lamentant tristement une chanson bachique, boil. Sat. m. Je ne tiens qu'au refrain bachique Par le tournebroche annoncé, bérano. Tourntbr. || Terme de peinture. Genre, scène bachique, se dit des tableaux qui représentent des scènes de buveurs.
— REM. On ne voit pas pourquoi l'Académie ne veut qu'un c à bacliique, tandis qu'il y en a deux à bacchanal, bacchanale, bacchante.
— ÉTYM. Bacchns.
f BACIIMOURIQUE (bach-mou-ri-k') , adj. Dialecte hachmouriquo , dialecte de la langue copte.
— ÊTYM. Bachmour, nom qui vient des Arabes et qui paraît s'appliquer à un canton de la basse Egypte.
f BACHOLLE (ba-cho -1'), s. f. Casserole de cuivre dont on se sert dans les papeteries.
— ÉTYM. Voy. bâche (au sens d'auge, bassin).
f BACIION (ba-chon), s. m. ou BACUOUE (bachoue), s. f. Grand vaisseau de bois pour transporter les boyaux au lavoir, etc.
— ÉTYM. Voy. bâche (au sens d'auge, bassin), BACHOT (ba-cho), f. m. Petit bateau.
— ÊTYM. Diminutif de bac.
f BACHOTAGE (ba-cho- ta -j'), *. m. Droit établi sur les bachots.
— ÉTYM. Bachot.
BACHOTEUR (ba-cho-teur), *. m. Batelier qui conduit un bachot.
— êtym. Bachot.
t BACUOTTE (ba-cho-f), s. f. Terme de pêche. Espèce de baquet pour transporter des poissons.
— ÊTYM. Voy. bâche (au sens d'auge, bassin).
t BACUOU (ba-chou) , *. m. Sorte de tonneau ouvert par le haut et servant de hotte.
— ÊTYM. Voy. bâche (au sens d'auge, bassin), f BACHOUE (ba-choû), s. f. Voy. bachon. BACILE (ba-si-1'), s. m. Terme de botanique.
Plante ombellifère qu'on nomme aussi perce -pierre, passe-pierre, christe-inarine ou fenouil marin (crithmurn marilimum , £.).
t BACILLAIRE (ba-sil-lô-r'), adj. Terme d'histoire naturelle. Qui est long, grêle et cylindrique comme une baguette.
— ÉTYM. Bacillus, baguette.
BACINET (ha-si-nè), », m. Terme de botanique. Voy. BASSINET.
f BÂCLAGE (bù-kla-j*), s. m. Arrangement des bateaux dans un port pour la charge et la décharge des marchandises. || Fermeture d'un port par des chaînes, des câbles, etc. || Fermeture du passage d'une rivière par des hérissons.
— ÊTYM. Bâcler.
BÂCLÉ, ÉE (bâ-klé, klée), part, passé. Une porte bâclée. || Fig. C'est une affaire bâclée, terminée vite et à la hâte.
BÂCLER (bâ-klé), v. a. || 1* Fermer une porte ou une fenêtre avec une barre de bois ou de fer. | j Bâcler un port, le fermer avec des chaînes. || Bâcler une rivière, en fermer le passage avec des hérissons. || 2° Bâcler un bateau, le fixer pour le charger et le décharger. j| 3° Fig. et familièrement, expédier un travail à la hâte. Il a lestement bâclé sa besogne.
— ÉTYM. Provenç. baclar, fermer, de baculus, bâton, parce qu'on fermait une porte avec un bâton.
+ BACONISME (ba-ko-ni-sm'), s. m. Philosophie de Bacon, philosophie expérimentale.
— ÉTYM. Bacon, célèbre philosophe anglais. tBACONISTE (ba-ko-ni-sf), s. m. Disciple de
Bacon; adhérent à la philosophie de Bacon.
t BACONNER (na-ko-né), ti. a. Mettre dans un baquet d'eau salée.
— ÊTYM. Ancien français, bacon, pièce de lard salé ; de l'anc. haut-allem. bacho, dos ; allemand moderne, Bnck.
f BACUL (ba-ku), s. m. Large croupière des bêtes de voiture, qui leur bat sur les cuisses.
— ÊTYM. Battre et cul.
f BADA1L (ha-dall, Il mouillées), s. m. Terme do pêche. Sorte de filet en forme de chausse, que l'on traîne au fond de l'eau.
— ÉTYM. Un radical bad, qui se trouve dans la bas-latin badare (voy. béant).