RIO
t BIOTAXIQUE (hi-o-ta-ksi-k'), adj. Terme diiactiquo. Qui a rapport à la biotaxie.
— ETYM. Biotaxie.
t BIOTECIINIE (bi-o-tS-knie), s. f. Terme didac- ;ique. L'art d'utiliser les animaux et les végétaux.
— Êtym. B(o;, vie, et ■Uyyn, art.
t BIOTIQUE (bi-o-ti-k'), adj. Terme de physiologie. Oui a rapport à la vie. || Très-peu usité.
— ÊTYM. lîioî, vie.
■f BIOXYPE (bi-o-ksi-d'), s.m. Terme de chimie. Nom générique des oxydes non acides qui renferment 2 d'oxygène pour 4 d'un autre corps simple.
— Etym. Bi pour M», et oxyde.
fBlPARASITE (bi-pa-ra-zi-f), adj. Terme d'histoire naturelle. Oui vit en parasite sur un parasite.
— ÊTYM. Bi pour bis, et parasite.
fBlPARIÉTAL, ALE (bi-pa-ri-é-tal, ta-1'), adj.
Terme d'anatomie. Oui a rapport aux deux pariétaux. Diamètre bipariétal, diamètre transversal de la têle qui s'étend d'une bosse pariétale à l'autre.
— ÊTYM. Bi et pariétal.
f BIPARTI, IE (bi-par-ti,tie), adj. Terme d'histoire naturelle. Divisé en deux. || Feuille bipartie, feuille divisée de manière que la scissure excède manifestement le milieu de la longueur.
— ÊTYM. flï pour bis, et parlitus, partagé (voy. partir, au sens de partager).
f H1PART1BLE (bi-par-ti-bl'), ad;'. Terme didactique. Qui peut se diviser en deux parties.
— ÊTYM. Voy. BIPARTI.
t BIPARTITION (bi-par-ti-sion), s. f. Terme didactique. Division en deux parties.
— ÊTYM. Biparti.
f BIPÉDAL, ALE (hi-pé-dal, da-1'), adj. Oui a la mesure de deux pieds. \\Au plur. Des troncs bipédaux.
— iiist. xvi' s. La France n'est pas un morceau pour sa bouche, quelque bipedale qu'elle soit, non plus que Genève, Gènes, Sal. Ilén. p. 4 78.
— ÊTYM. Bipedalis, de bis deux , et pes, pcdis, pied (voy. pied).
BIPÈDE (bi-pè-d"), adj. || 1° Oui marche à deux pieds, en parlant des animaux. || 2° S. m. Il y a de meilleures raisons pour soutenir que l'homme est un bipède, i. j.rouss. Orig. notes. Tout tient au caprice de deux ou trois bipèdes sans plumes qui se jouent de l'espèce humaine, p. L. cour. Lett. t,80. || 3° En termes de manège , un bipède est la réunion de deux membres du cheval considérés ensemble. Bipède antérieur; bipède postérieur; bipède latéral droit et gauche; bipède diagonal, composé d'un membre antérieur d'un côté et d'un membre postérieur du côté opposé. On distingue le bipède diagonal droit ou gauche par le côté auquel appartient le membre antérieur.
— êtym. Bi pour bis, et pes, pedis, pied (voy. pied).
t BIPELTÉ, ÉE (bi-pèl-té, tée) ,adj. Terme de zoologie. Oui porte deux cuirasses ou deux boucliers.
— êtym. Bi pour bis, etpelta, bouclier.
| BIPENNE (bi-pè-n'), adj. Terme de zoologie. Oui a deux ailes. Les insectes bipennes ou, substantivement, les bipennes, autre nom des diptères.
— êtym. Bi, deux, etpenna, aile.
f BIPENNE, ÉE (bi-pè-nné, née), adj. Terme d'histoire naturelle. Qui est muni de deux ailes.
— ÊTYM. Voy. ripenne.
f BIPÉTALfi, ÉE (bi-pé-ta-lé, Iée), adj. Terme de botanique. Qui a deux pétales.
— Etym. Bi et pétale.
t BIPIIORE (bi-fo-r'), s. f. Fausse orthographe pour bifore (voy. ce mot).
t BIP1NNÊ, ÉE (bi-pi-nné, née), adj. Terme de botanique. Feuilles bipinnées, feuilles dont le pétiole commun porte latéralement des pétioles secondaires garnis de folioles.
— ÊTYM. Bi pour bis , et pinnê.
t BIPOLAIRE (bi-po-lè-r'), adj. Terme de physique. Oui a deux pôles; qui jouit de la bipolarité.
— ÊTYM. Bi pour bis, et polaire.
| BIPOLARITÉ (bi-po-la-ri-té) , s. f. Terme de physique. Etat d'un corps qui, animé d'électricité magnétique, a deux pôles doués d'une vertu contraire. La bipolarité d'un aimant. La pile voltaïque présente la bipolarité, ayant deux pôles, un positif, l'autre négatif.
— ÊTYM. Bi pour bis, et polarité.
•fBlQUADRATIQUE(bi-koua-dra-ti-k'), adj. Terme
de mathématiques. Puissance biquadratique , quatrième puissance, carré multiplié par lui-même.
— ÊTYM. Bi pour bis, et quadratique qui, vient de quadratus, carré (voy. carré).
BIS
BIQUE (bi-k'), s. f. || 1* Nom familier de la chèvre. La bique allant remplir sa traînante mamelle, la font. Fabl. iv, 44. || 2° Voy. bouquet.
— ÊTYM. De même radical que l'italien becco, bouc, qui, ainsi que le remarque Diez, est différent du radical de bouc, allemand Bock, Vo n'ayant pu se changer en e ou en t.
BIQUET (bi-kè), s. m. \\l° Le petit rVune bique. Non sans dire à son biquet, la font. l''abl. iv, 4 5. || 2° Trébuchet pour peser la monnaie d'or ou d'argent.
— hist. xrv* s. Bichot sauvage, K'hagier, n, 5. I| xv* s. Le suppliant prinst une custode d'arain à un biquet [sorte de support], du cange, custoda.
— ÊTYM. Bique; nivernais, bigot; Berry, bt'ael, biquiat, biquion; namurois, biquet, lièvre mâle.
t BIQCETER (bi-ke-té ; le t se double quand la syllabe qui suit est muette : notre chèvre biquette, biquettera; orthographe qui est conforme à celle de biquette, s. f.; autrement, on pourrait écrire : elle biquète.biquètera; l'Académie ne dit rien), || 1° V.n. Mettre bas, en parlant des chèvres. || 2° F. a. Peser avec un biquet.
— ÊTYM. Biquet.
f BIQUETTE (bi-kè-f), ». f. Jeune chèvre.
— ETYM. Diminutif de bique.
t BIQUINTILE (bi-kuin-ti-1') , adj. «, Ancien terme d'astronomie. Aspect biquintile, p'.^tion relative de deux planètes éloignées l'une de i'autre des 2/5 de 360» ou de t 44'.
— êtym. Bi pour bis, et q-.iintil.
t BIRE (bi-r"), s. f. || 1° Te> me de pêche. Sorte de grande nasse qui a une petite casse sur le côté. On dit aussi bure. || 2° Espèce lie bouteille en osier.
— êtym. Vov. burette.
t BIRÉFRINGENT, ENTE (bi-ré-frin-jan, jan-t'), adj. Terme de physique. Qui est doué d'une double réfringence.
— êtym. Bi pour bis, et réfringent.
BIRÈME (bi-rê-m'), s. f. Terme d'antiquité. Galère à deux rangs de rames de chaque côté.
— êtym. Biremis, de bis, deux, et remus, rame (voy. rame).
f BIRETTE (bi-rè-t'),s. f. Espèce de râteau de bois.
— ÊTYM. Si on savait que ce mot vient des provinces méridionales, on pourrait proposer virer; espagn. birar.
BIUIBI (bi-ri-bi), ». m. Nom d'un jeu qui a été fortàla mode, etdontles instruments sont un grand tableau ayant soixante-dix cases avec leurs numéros, et un sac contenant soixante-quatre boules qui ont autant de billets numérotés. Chaque joueur tire à son tour une boule du sac; et si le numéro du billet répond à celui de la case du tableau sur laquelle il a mis son argent, le banquier lui paye soixantequatre fois sa mise. Le meilleur usage qu'il [le ministre] pût faire de ces 900 millions, ce serait de les jouer au biribi, p. L. cour, i, 190.
— Etym. Ital. biribisso.
B1RL0IU (bir-loir) , s. m. Tourniquet qui sert à retenir le châssis d'une fenêtre.
— êtym. En espagnol, biWa signifie une quille. fBIROSTRÉ, ÉE (bi-ro-stré, strée), adj. Terme
d'histoire naturelle. Qui est muni de deux becs.
— ÊTYM. Bi pour bis, et roslrum , bec ( voy. rostres).
4. BIS, BISE (bi, bi-z'), adj. D'un gris brun. De la pâte bise. Cette maltresse un tantet bise Rit à mes yeux, la font. Pâté. || Pain bis, pain de couleur bise, attendu qu'il y reste du son. J'ai faim, dit-il; et bien vite Je sers piquette et pain bis, bérang. Souv. du peuple. || Pain bis blanc, pain entre le bis et le blanc. L'Académie écrit bis-blanc avec un trait d'union, qui est de trop; car ces adjectifs de cou leur redoublés n'en prennent pas. H X bis, à blanc, de toute façon.... tout ce qu'en ce temps, X bis, à blanc , on veut qu'on croie , Harangue des gens de SarulleàM.de Vintimille contre l'unigcnitus , 1732.
— HIST. xi* s. Les roches bises, les destreiz merveilleus, Ch. de Fol. lxiii. ||xii* s. Et [ils ont| les murs crevantes de fort arène bise , Sax. xxm. Il xin* s. La granche m moult bien asise; Li mur furent de roche bine Moult fort, ne vos en mentiron, Iten. 6624. Après tous ceus se tint Franchise, Qui ne fu ne brune ne b:se, Ains ère blanche comme nois [neige], la Bose, 4)08. Chascuns estenaniaus et en buies là mis , Clmscun jor portent piere ans murs d'araine bis, Et traient auscarues [charrettes] tote jor com roncis , t',h. d'Ant. 1, 670. Sépultures leur pavent leur cloistre et leur église De mainte bêle tombe polie, blanche et bise , Forte, dure et espesse por ce qu'elle ne brise, j. de mfunq, Test. 1078. Il xvi' s. Qui de \o. peau de lyon roui ou bis
BIS
Vouldroit armer la semplette brebis, Jà plus hardie ou fiere n'en serait, j. marot, v, 93. 0 cueur remply de fallace et faintise! 0 cueur plus dur que n'est la roche bisel marot, II, b. Robin mangeoit ua quignon de pain bis, id. vi, 263. J*ay bien occasion de vous suivre, monsieur le lieutenant, et faire service à la noble assemblée, à bis ou à blanc, à tort et à droit, Sat. Mén. p. 97.
— êtym. Berry, bège, fauve, roussatre; provenç. bis ; espagn. baio; ital. otot'o; bas-lat. btsus. Mot d'origine difficile à trouver. Vossius, dans Ménage, Orig. de la langue ital. p. 609, indique une étymologie que Diez est disposé à accepter; c'est le latin bysseus (de bu.îsus) qui signifia couleur de coton et qui, comme d'autres termes de couleurs, aurait changé d'acception; d'où viendraient le port, bugio. bis, et le bas-lat. bust'us, fauve. Pourtant Diez préfère une apocope de bombyct'us (de coton) , semblable à celle de basin; les formes voisines auraient donné : bombaxius , l'esp. baïo, etbumbucinum, le oort. bugio. Ménage avait indiqué piceus.
2. BIS (bis"), sorte d'interjection. || l'Une seconde fois, c'est-à-dire recommencez, répétez ce qui vient d'être dit ou chanté. Le père enchanté frappe des mains en criant : bis, bis, J. J. rouss. Êm. v. H 2" S. m. Les bis se redemandaient sans fin, on s'enthousiasmait de l'auteur, de l'acteur, de l'actrice, dider. Lett. à Mme Bicoboni. || 3° Pris adverbialement. Numéro 4 bis.
— rem. C'est s'exprimer mal que de dire : ce prêtre fait le bis, notre vicaire a le bis; il faut dire : ce prêtre bine, notre vicaire a la permission de biner (voy. biner).
— êtym. Bis, deux fois, pour duis, de duo, deux (voy. deux).
f 3. BIS.... Préfixe qui a un sens péjoratif, par exemple dans bis-taurner, mal tourner, tourner de travers, et qui est une autre forme de ber, bre, bar. D'où vient cette particule? on a indiqué l'allemand mis qui convient pour le sens, qui se trouve dans mes-estimer, mais où Pro ne peut pas être devenue un b; le bas-breton besk qui signifie de travers, mais dont le k ne se serait pas complètement perdu ; le latin vice de l'inusité rtx, en place de, qui, pour If sens, pourrait aller, vu que ce qui tient lieu est d'u* degré inférieur, moins bon et partant de mauvaise convenance, mais où le v se change difficilement en 6, du moins pour le français. Diez est disposé à y voir le latin bts deux fois, attendu que en composition ce mot, de l'idée de double, passe à l'idée d'oblique, de travers, par exemple dans l'espagnol bis-ojo, louche, c'est-à-dire double œil. De ces conjectures, la dernière semble la plus plausible; car le latin est la source ordinaire du roman; et ici, dans le latin, bis est mieux appuyé que vice, puisqu'on a des exemples du latin bis avec le sens péjoratif (espagnol bisojo), et qu'on n'en a point de vix, vice.
t BISACRAMENTAL ( bi-sa-k*a-man-tal ) , s.m. Sectaire qui ne reconnaissait que les deux saciements du baptême et de la cène. || Au plur. Les bisacramentaux.
— ÊTYM. Bi pour bis, et sacrement.
t BISAGE (bi-za-j'), s. m. Seconde teinture d'une étoffe, ou nouvelle couleur que les teinturiers donnent à une étoffe qui a déjà été teinte.
— ÊTYM. Biser 2.
BISAÏEUL (bi-za-ieul), s. m. Père de l'aïeul ou de l'aïeule. || Au plur. Les bisaïeuls.
— hist. xiii* s. S'il connoist que sa mère, ou s'aiole, ou sa besaiole fu serve, beaum. xlv, 44. Li pères à mon besaiol m'est el quart degré de lignage en montant, id. xix, 4. Mes besaiols m'est el tiers degré de lignage en montant, id. i, 291. Li beseaus mon père qui est entendus en huit manières : car il puet estre de par mon père ou de par ma mère, Liv. de just. 227.
— ÊTYM. Bis, deux fois (voy. bis 2), et aïeul. BISAÏEULE (bi-za-ieu-F), s. f. Mère de l'aïeul ou
de l'aïeule.
t BISAIGLE (bi-zè-gl'), t. m. Terme de cordonnier (voy. bisaigué).
t BISAIGUË (bi-zè-ghue) , s. f. Outil de bois à l'usage du cordonnier pour polir le tour des semelles, et remplacé aujourd'hui par des outds en fer qu'on fait chauffer.
— ÊTYM. Le même mot que besaiguê ( voy. be-
SAIGUÊ).
t BISAILLE (bi-za-11', Il mouillées), s. /. La plus bise des farines, avec laquelle on fait du pain bis. Il Mélange de pois gris et de vesce pour nourrir la volaille.
— ÊTYM. Bis t.
BIS
BISANNUEL, ELLE (bi-za-nnu-M, è-F), adj.Qui revient tous les deux ans. || Terme de botanique. Plante bisannuelle, plante qui dure deux ans avant de porter graine et de périr.
— ÊTYM. Bis, deux fois (voy. dis 2), et annuel. BISBILLE (biz-bi-lF, II mouillées, et non pasbiz-
li-ye), s. f. Petite et futile querelle. Très-familier.
— ÊTYM. liai, bisbiglio, murmure, bruit sourd rt confus; bisbigliare, murmurer; c'est une onomat ipée.
BIS BLANC (bi-blan), adj. Voy. bis t.
BISCAÏEN (bi-ska-iin), *. m. || 1° Sorte de mousquet gros et long, qui porte beaucoup plus loin que les fusils ordinaires. || 2° Balles ou petits boulets de fer qui entrent dans la charge à mitraille.
— ÊTYM. Ainsi dit du pays (Biscaye) où ce mousquet a été mis en usage.
t BISCAÏENNE (bi-ska-iè-n'), s. f. Terme de marine. Embarcation dontl'avantet l'arrière se terminent en pointe.
— ÊTYM. Biscaye, nom du pays où cette espèce d'embarcation était particulièrement employée.
t BISCIIOF (bi-cliof), s. m. Voy. bishop.
BISCORNU, UE (bi-skor-nu, nue), adj. || 1° Qui a une forme pour ainsi dire à deux cornes, irrégulière, baroque. Efflanquée du côté droit et toute biscornue de l'autre, hamilt. Gramm. 40. || 2° Eig. et familièrement. Esprit, style biscornu. Je rends a Mme Schœnée le fonds 60000 fr., les bois 2)875 fr.: en tout 7(875 : tu me demanderas pourquoi ce compte biscornu.... p. l. cour. Lett.n, 4 97. Vous trouverez bon que je fasse tout mon possible pour rompre un mariage aussi biscornu que celui-là, hegnard, Sérén. i.
— hist. xvi' s. Les unes pierres estoient longues et les autres rondes, biscornues, selon le lieu où la matière s'estoit arrestée au temps de sa congélation ,
FALISSY, 206.
— êtym. Bis, deux (voy. bis 2), et cornu. BISCOTIN (bi-sko-tin),s.m. || 1° Petit biscuitferme
et cassant. Le roi mettait dans ses poches force biscotins pour ses chiennes couchantes , st-simon, 403, 252. Il 2° Sorte de biscuit de mer, en forme de galette ronde.
— êtym. Ital. biscotino, diminutif de biscotlo (voy. biscuit).
t BISCOTTE (bi-sko-f), *. f. Tranche de pain séchée au four.
— ÊTYM. Voy. BISCUIT.
BISCUIT (bi-skui ; le t ne se lie pas dans le parler ordinaire; au pluriel 1'* se lie : des biscuits excellents, dites : des bi-skui-z excellents) , *. m. Il 1° Pain taillé en forme de petite galette et trèsdur dont on fait provision pour les voyages sur mer. || Fig. S'embarquer sans biscuit, se mettre en voyage sans provisions suffisantes; s'engager dans une entreprise sans s'être préparé suffisamment. Il 2" Pâtisserie faite avec des œufs, de la farine et du sucre. Biscuit à la cuiller. 1 1 3° La pâte du potier et du faïencier. || 4° Ouvrage de porcelaine cuite au four et non émaillée. Une statuette en biscuit. Il 6° Partie dure et pierreuse qui se rencontre dans la chaux éteinte. || Tuile trop cuite. Il Biscuit de mer, l'os de la seiche. || 6° Dans la teinturerie , fausse teinture qui ne résiste pas au débouilli.
— hist. xii* s. Piment e vin e nieles e pain bescoit, Gérard de Ross. p. 320. || xin* s. Et puis s'est un petit desjeuné de pain biscuit et de vin, H. de valenc, iv. Ne pain, ne chair, ne vin, ne gastiaux, ne bescuit, Berte, xxxvi. Gens qui portoient une manière de pains que l'en appelle bequis, pour ce que il sont cuis par deux foiz, joinv. 220. Trois sacz de becuiz, m. 286. || xvi* s. Il y avait 44000 quintaux debiscut, d'aub. Hist. m, 87.
— ÊTYM. Provenç. bescueg, bescueit; catal. bescuyt ; espagn. bizeocho; portug. bisculo; ital. biscotlo; de bis, deux fois (voy. bis 2), et coctus, cuit (voy. cuire).
t BISCU1TER (bi-skui -té), v. a. Chauffer une pièce de poterie au four pour la durcir.
— ÊTYM. Biscuit.
1. BISE (hi-z'), s.f. ||1° Vent du nord en général, et, en particulier, vent du nord-nord-est, qui souffle très-souvent en France, et qui est trèssec. Sec comme bise. Nous avons une bise qui tue mes mains, sêv. 26t. Comme tombe une fleur que la bise a séchée, malh. vi, 20. Sous ses haillons où s'engouffre la bise, C'est du pain qu'elle attend de nous, bêrang. Pauvre femme. || 2° Poétiquement, l'hiver. [La cigale].... Se trouva fort dépourvue Quand la bise fut venue, la font. Fab. I, 4.
— BIST, xm' s. Un veut qu'en apele byse, vil-
BIS
tEn. civ. Car si l'avoit ateinte et la pluie et la biso, Berte, xxxi. Car moût [elle] doutoit la bise, qui ert [était] tranchans et fiere, ib. xl. Pour bise ne pour autre affaire Ne laist son dout [doux] servise à faire La tresmontaigne [étoile polaire] clere et pure, Lais inédits, p. m. Mes meintes foiz az oï dire Qu'après grant joie vient grant ire Et après Noël vente bise, Ren. 4 3C49. Harenz frès orent à planté, Que bise avoit auques venté Trestoute la semaine entière, ib. 776. L'autre porte qui est assise A main senestre, devers bise, laRose, 3892. Ahi! prélat de sainte Yglise, Qui, por garder les cors de bise, Ne volez aler aus matines, ruteb. 95. || xv# s. Après chault temps, vient vent de bise, ch. d'orl. Rondeau. ||xvr s. Le vent de septentrion, dit communément la bize, est froid et sec, paré, ïnlrod. 43. Nous nous garderons d'entreprendre telle besongne, lorsque la bize souffle rudement, o. de serres, 664.
— étym. Provenç. bisa , bisa. Il y a dans le hautallemand bisa, pisa; suisse, bise, beise, la bise ; dans le bas-breton , bis , vent du nord-est ; mais on ne sait si ces mots viennent du roman ou si le roman en vient. Diez se demande d'autre part si la bise ne serait pas dite de l'adjectif bis, de couleur sombre, comme en latin aquilo, l'aquilon, vient de aquilus, de couleur foncée. L'origine, comme on voit, est douteuse.
t 2. BISE (bi-z'), s. f. Poisson de mer presque semblable au thon.
BISE, ÉE(bi-zé, zée), part, passé. Reteint. Drap bise. Etoffe bisée.
BISEAU (bi-zô), s. m. || 1° Bord taillé obliquement d'un objet quelconque. || 2" Par extension, outil dont le tranchant est en biseau. || 3° Terme de joaillier. Les faces contiguës à la table d'un brillant. Il 4° Terme d'imprimerie. Morceau de bois pour maintenir les pages dans les formes. || 5"Biseau se dit aussi pour baisure (voy. ce mot). || 6° Terme de vétérinaire. Espèce degouttièrequi,régnantau pourtour de la face interne du bord supérieur de la paroi du sabot, reçoitlerenflementde la peau que l'on désigne sous le nom de bourrelet. || 7"Terme de musique. Instruments à biseau, les instruments à vent où le son est produit par le souffle qui se brise sur un biseau, comme la syringue (flûte de Pan), la flûte traversière, le flageolet : on les oppose aux instruments à anche, comme le basson, la clarinette, et aux instruments à bocal, comme le cor, la trompette, Pophicléïde. || Petit morceau d'étain ou do plomb taillé en sifflet qui recouvre le sifflet des tuyaux de l'orgue.
— hist. xvf s. Une brodure de touret, faicte à canettes, esmaillée de rouge, et à tous les bizeaulz y a des F couronnées, garnie de neuf tables de diamans, de laborde, Émaux, p. 4 94.
— ÉTYM. Espagn. bisel. Origine inconnue; à moins que, avec Diez, on ne songe à la particule bis (voy. bis.... préfixe), qui, entre autres, donne aux mots le sens d'oblique ; ou au latin bisellium, double siège, en grec Sieôpov, le bisellium ayant été pris dans un sens voisin de celui que dièdre a en géométrie; mais ce qui paraît plus probable, c'est que dans biseau se trouve un radical bis ou bes, qui signifie êtrepiquant,etqui se trouve dans les patois italiens et dans le patois normand (voy. bisse).
t BISEAUTAGE (bi-zô-ta-j), s. m. Opération par laquelle on prépare le verre de montre à s'enchâsser dans le cercle de la montre.
t BISEAUTER (bi-zô-té), v. a. Tailler en biseau les cartes à jouer, pour tromper au jeu. Cartes biseautées. Il Faire le biseautage. Un biseauteur.
t BISEGMENTATION (bi-sè-gman-ta-sion), s.f. Terme didactique. Action de faire deux segments.
— ÉTYM. Bisegmenter.
t BISEGMENTER (bi-sè-gman-té) , v. a. Terme didactique. Partager une chose en deux segments.
— ÊTYM. Bi pour bis, et segment.
t BISEL (bi-sèl), s. m. Terme de chimie. Sel qui contient deux fois autant d'acide que le sel neutre.
— ÊTYM. Bi pour bis, et sel.
1 BISELLEMENT (bi-zè-le-man), s. m. Terme de minéralogie. Retranchement qui , fait à un cristal, produit, au lieu des parties retranchées, deux faces adjacentes en biseau.
— ÊTYM. Biseau.
4 . BISER (bi-zé) , r. n. Terme d'agriculture. Devenir noir, se détériorer, en parlant des grains. Le froment a bise cette année. || Il se conjugue avec l'auxiliaire avoir.
— êtym. Bis*.