SYN. BOLIDE, ÉTOILE FILANTE, AÉROLITHE. L'Ô
toile filante est un météore igné qui traverse l'atmosphère, qui ne fait pas explosion, et dont les dimensions se rapprochent des dimensions des étoiles. Le bolide est un météore igné, de dimension beaucoup plus grande, et faisant souvent explosion. L'aréoiithe est une masse pierreuse qui tombe du haut de l'atmosphère. Les étoiles filantes, les bolides et les aérolithes appartiennent aux espaces célestes, et ne s'engagent dans notre atmosphère que quand la terre les rencontre dans sa révolution.
— ÊTYM. BoXiç, (3oXiSo:, jet, coup, dérivé d'une forme en o du verbe pâXXew, lancer (voy. balistique). Les bolides sont ainsi dits à cause de la rapidité de leur course.
t BOLIVAR (bo-li-var) , s. m. Sorte de chapeau d'homme. Un bolivar. Des bolivars.
— ÉTYM. Bolivar, homme d'État qui contribua à faire triompher l'insurrection des colonies espagnoles contre la métropole, et du nom duquel la mode libérale s'empara.
BOLLANDISTE (bol-lan-di-sf) , *. m. Société de savants jésuites, qui continuent le recueil critique des Actes des saints, commencé à Anvers par le P. Bolland, du même ordre.
t BOLOMANCIE (bo-lo-man-sie) , t. f. Divination au moyen de flèches, sorte de courte paille.
— ETYM. Bô>oi;, coup de flèche, dérivé d'une forme du Terbe pàX/eiv, lancer (voy. balistique), et le suffixe mande (voy. mancie).
t BOLORÉTINE (bo-lo-ré-ti-n'), t. f. Terme de chimie. Substance résineuse qui se trouve dans les feuilles des conifères et dans le bois des sapins fossiles.
— ÊTYM. BûXo;, motte, petite masse, et frjTivn), résine.
BOLUS (bo-lus'), s. m. Voy. bol I.
f BOMBAGE (bon-ba-j'), *. m. Opération du vitrier qui a pour but de cintrer le verre au four.
— ÊTYM. Bomber.
BOMBANCE (bon-ban-s') , s. f. Ripaille, chère abondante. Au milieu de ces bombances nocturnes, hamilt. Gramm. 9. Où maints rats assemblés Faisaient, aux frais de l'hôte, une entière bombance, la font. Fabl. xn, 26. || Il est familier.
— HIST. xii* s Licrisenforce, car fort est li bobans [la jactance], Ronc. p. 436. Ilsaitbien du félon abattre la bobance, t'6. p. 497. || xm* s. Et lor li issi de la bouce un mos de grant beubanche [arrogance], Chron. de Bains, p. 77. || xv s. Et ainsi, sans faire grands bombans, alla faire la révérence au dit duc de Bourgogne, monstrelet , liv. Il, ch. 48t. || xvi* s. Nuisant plus, estant ami [l'Espagnol], Qu'il n'a, estant ennemi, Fait par sa foible bombance [fanfaronnade], yver, p. 626. Il y a plusieurs telles hargnes secrettes en ceulx qui sont riches, que le vulgaire ne cognoist pas, pour autant que la pompe et le bombant les cache, amyot, De la tranq. d'dme, 23. Ne crains-tu point, gourmand, qu'après telle boubance, Ta main ne soit en si grande indigence Que.... rons. 909. Les dispensiers emboutis de boubance, id. 944.
— ÉTYM. Bourguig. bôbanee; norm. boban; provenç. bobansa , ostentation, magnificence, et aussi bomba qui, d'après Raynouard, est une altération de pompa. Au contraire, Diez le tire de bombus, bruit, fracas, dans le sens devanterie, bombicus se trouvant en effet avec le sens de fastueux; étymologie plus probable puisqu'il ne faut pas y admettre le changement du p latin en b comme dans l'autre. Bobance ou bobant ad'abord signifié faste, orgueil, grand appareil, puis, dans le langage actuel, large repas.
BOMBARDE (bon-bar-d'), s. f. || 1° Machine de guerre usitée dans le moyen âge et qui, à l'aide de cordes et de ressorts, servait à lancer de grosses pierres. || 2° Après l'invention do la poudre à canon, pièce d'artillerie ancienne, qui ressemblait aui mor-