BOL
les, m. ib. || xv* s. On n« vous prise deux boutons, Kt pour ce nous vous déboutons, Esloignant nostre compaignie, en. d'orl. Rond. || xvi* s. Doutons serrez, roses ouvertes, Se passent trop légèrement, marot, nr, 439. Or afin que sainctes et anges Ne prennent ces boutons estranges [de syphilis 1, m. m, 220. Tantost ils laschent un petit la bride aux appétits do leurs enfans , et tantost aussi ils leur serrent le bouton, et leur tiennent la bride roide, amyot, Comment nourrir les enfants, 39. Ce sont comme (leurs et boutons d'une bonne nature, et qui se laissent bien cultiver par raison, m. Mauvaise honte, i. Deffaites trois boutons de votre estomach, et laites moi la grâce de me dire pourquoi vous avez pu me haïr, d'aub. Vie, ex. La catastrophe fut sur les debtes du roi, ce qui ne fut pas agréable à ses maistres, non plus que d'avoir un peu trop serré le bouton sur les ecclésiastiques, id. llist. m, <23. Les munitions, et sur tout les baies, manquoient, et quelques soldats avoient mis leurs boutons en besongne, id. ib. 273. L'expert mareschal lui donnera quelques boutons de feu, dont les cicatrices embelliront plustost qu'elles n'enlaidiront les jambes du cheval, o. de serres, 309. L'enter à escusson, appelle aussi emplastration, morceau et bouton, id. 666. Voyez au mois de may surl'espine la rose ; Au matin un bouton , à vespre elle est esclose ; Sur le soir elle meurt, rons. 657.
— ÊTYM. Provenç. et espagn. boton; catal. botô; portug. botâo; ital. bottone; de bout ou bouter, qui signifie mettre et pousser, au propre et au figuré.
| BOUTONNANT, ANTE (bou-to-nan, nan-t'), adj. Oui se boutonne. Une robe boutonnante.
BOUTONNÉ, ËE (bou-to-né, née), part, passé. || 1° Un visage boutonné, couvert de boutons. || 2° Terme de blason. Roses, fleurs boutonnées, fleurs dont les feuilles sont d'un émail, et le bouton d'un autre. || 3° Dont les boutons sont mis. Il portait un habit boutonné sur la poitrine. || Fig. Cet homme est toujours boutonné jusqu'à la gorge, jusqu'au menton, boutonné comme un portemanteau, il ne laisse pénétrer ni ses desseins, ni sa pensée.
| BOUTONNEMENT (bou-to-ne-man) , s. m. Action de pousser d«s boutons.
BOUTONNER (bou-to-né). || 1" V. n. En parlant des plantes, se mettre en boutons. Les poiriers boutonnent. || 2" V. a. Attacher, arrêter un vêtement au moyen des boutons. Boutonner son habit. || V. n. La duchesse de Bourgogne vint au sermon en habit de chasse qui boutonnait jusqu'au menton, p. l. cour, ii, 235. Il Se boutonner, v. réfl. Attacher ses boutons. Cet enfant ne sait pas se boutonner. || Être attaché par des boutons. Cet habit ne peut se boutonner. Cette robe se boutonne. || 3° Terme de marine. Boutonner la bonnette, lacer la bonnette maillée.
— RF.M. Boutonner, dans le premier sens, se conjugue avec l'auxiliaire avoir, si l'on veut indiquer l'acte même : les poiriers ont boutonné de bonne heure ; avec l'auxiliaire être, si l'on veut indiquer l'état : les poiriers sont déjà boutonnés.
— HIST. xiii* s. Barbier, or viennent les groiseles ; Li groiselier sont boutoné ; Et je vous raport les noveles Qu'el front vous sont li borjon né, ruteb. 216. Desous un haistre rameit, Boutonneit, Ai [j'ai] un doulc cant escouteit De gentille pastorelle, llist. litl. t. xxiii, p. 569. Cil qui ont goûte rose et malvaise coleur rouge et boutonnée, alebrant, f° 14. || xiv* s. Il y a différence entre les queux [cuisiniers) entre boutonner et larder; car boutonner est de giroffle, et larder est de lart, Kénagier,n,i. Langue de beuf, boutonnée de clous de giroffle, th. ii, 5. Quant vint à lendemain que Bertran se leva. Un bon gippon ouvré vesti et boutonna, Guescl. 1732-1749. || xvi* s. L'arbrisseau franc qui fleurit et boutonne, D'en voir le fruit espérance nous donne, marot, i, 237. Leroy, qui avoit la face plombée et boutonnée, l'haleine puante, et autres mauvais signes de santé, d'aub. llist. I, 8». Les premières semences de la ligue commencèrent à boutonner, et bientost après à esclorre, id. ib. il, 446. Advisez, je vous prie , ce poirier boutonne desja, palsgr.
— ÊTYM. Bouton; provenc. et catal. botonar. BOUTONNER1E (bou-to-né-rie) , s. f. Fabrique de
boutons; marchandise ou commerce du boutonmer.
— ÊTYM. Bouton.
BOUTONNIER (bou-to-nié; l'r ne se lie pas ; au pluriel l'ï se lie), s. m. Celui qui fait ou qui vend des boutons.
— HtST. xiii" s. Quiconques veut estre boutoniers d'archal et de laiton, et de coivre [cuivre] neuf et
viez, et feseres de dez à dame pour coudre, estre le puet franchement, Liv. des met. 4 84.
— ÊTYM. fio..:?-»,
BOUTONNIÈRE (Dùlto-niê-r'), *. /". || i* Petite fente faite à un vêtement poui y passer un bouton. Pour des rubans la France entière Fut en proie à de longs débats; La fleur des champs brille à ta boutonnière, bérang. Jfon habit. Vous, messieurs, qui, le nez au vent, Nobles par votre boutonnière, Encensez tout soleil levant, id. Vilain. || Boutonnière fermée, boutonnière qui n'est que figurée sur le vêtement. |[ Fig. Faire une boutonnière à quelqu'un, lui faire avec une arme blanche une ble.ssu re comparée à une boutonnière. || 2* Terme de chirurgie. Incision longue et étroite qu'on pratique au périnée pour retirer un calcul engagé dans l'urètre ou pour ouvrir un abcès urineux. || 3° Terme de serrurier. Sorte de gâche pour les persiennes.
— HIST. xv" s. Aornez et resplendissans de riches pierres et perles précieuses, en ceinctures, boutonneures et actaches, christ, de pisan. Charles V. i, ch. ao.
— ÊTYM. Bouton.
t BOUT-PERDU (bou-pèr-du) , s. m. Terme de marine. Extrémité d'une cheville qui ne traverse pas entièrement la muraille d'un bâtiment. || Au plur. Des bouts-perdus.
— ÉTYM. Bout, perdu.
BOUT-RIMÉ (bou-ri-mé) , $. m. Voy. bouts-rimf.s.
| BOUTRIOT (bou-tri-o), s. m. Terme d'épinglier. Voy. bouterf.au.
BOUT-SAIGNEUX (bou-sè -gneû) , s. m. Le cou d'un veau ou d'un mouton tel qu'on le vend à la boucherie. || Au plur. Des bouts-saigneux.
— REM. L'Académie écrit bout saigneux sans trait d'union.
— ÊTYM. Bout, saigneux.
BOUTS-RIMÊS (bou-ri-mé), s. m. plur. || i° Rimes données pour terminer des vers, qu'il faut ensuite remplir, c'est-à-dire pour lesquelles il faut trouver et la pensée qu'on y exprimera et les mots à joindre aux rimes déjà données. Faire des boutsrimés. Ils ont fait des bouts-rimés que je leur ai donnés, sév. 80. || 2* Un bout-rimé, une petite pièce ie vers faite avec des bouts-rimés. || 3° Par extension et en mauvaise part. Ce sont des bouts-rimés, c'est un bout-rimé, se dit de toute pièce de vers où on ne trouve de louable que les rimes.
— ÊTYM. Bout, rimé.
t BOUTURAGE (bou-tu-ra-j'), *. m. Multiplication des végétaux par bouture. Le bouturage est préférable au semis, en ce qu'il conserve exactement les espèces et les variétés.
— ETYM. Bouture.
BOUTURE (bou-tu-r*), s. f. ]\ i* Branche qui, coupée à un arbre, et plantée en terre, prend racine. || Drageon qui pousse au pied d'un arbre. || 2° Eau dont les orfèvres se servaient pour blanchir leur ouvrage. || 3° S. f.plur. En termes de chasse, jointures des jambes de devant des chiens.
— HIST. xvi" s. Par bouteures ou branches, est le vrai planter du rosmarin, o. de serres, 653. Un possesseur d'un héritage ne peut faire bretecques, boutures, saillies ou autres choses sur la rue, Coustumier génér. t. n , p. 874 , dans lacurne de ste-
PALAYE
— ÉTYM. Bouter; parce qu'on boute en terre la branche coupée.
t BOUTURER (bou-tu-rê). Terme d'horticulture. || i" V. n. Pousser des drageons. || 2° V. a. Propager par boutures.
BOUVARD (bou-var), s. m. Marteau qui servait à frapper les monnaies avant l'invention du balancier.
— ÊTYM. Origine inconnue, à moins qu'on n'y voie le mot bouvart, jeune bœuf, par une métaphore semblable à celle qui a fait dire mouton pour un engin.
f BOUVART (bou-var), s. m. Nom donné aux jeunes taureaux, dans le commerce des cuirs verts d'Amérique.
— ÊTYM. Bœuf.
t BOUVEAU (bou-vÔ) ou BOUVELET (bou-ve-lè), s. m. Terme d'économie rurale. Jeune bœuf.
— HIST. xv" s. Leur feraient rere leurs chiefs et mener par la ville de Paris sur deux ords nouveaux, monstrelet, i, 456. || xvi" s. Les veaux à laict et les nouveaux et génisses marcheront ensemble, o.de
— ÊTYM. Bœuf; wallon, bovelet.
fBOUVEMENT (bou-ve-man) , s. m. Rabot dont
le fer a un taillant sinueux. || Terme de menuisier. Sorte de moulure.
— ÉTYM. Voy. BOUVET.