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BRU
•f 8. BROYE (broî), ». f. Voy. braye.
BROYÉ, ÉK, (bro-ié, iée; plusieurs disent broiié), part, passé. Son corps broyé par le wagon. || Pain broyé, petit pain do fine farine que les boulangers faisaient pour leur chef-d'œuvre quand on les recevait maîtres. || Kig. Cet embonpoint des plus brillants Est pétri de mets succulents Et broyé de vin de Champagne, regnard, Souhaits, 8.
t BROYEMENT (broî-man et aussi bro-ie-man), ». m. Action de broyer.
— ÉTYM. Broyer.
BROYER (bro-ié; plusieurs disent broi-ié), je broie, tu broies, il broie, nous broyons, vous broyer, ils broient; je broyais, nousbroyions, vous broyiez; je broierai ; je broierais; que je broie, que nous broyions; que je broyasse; broyant, v. a. Réduire par l'écrasement en très-menues parcelles. Broyer une drogue dans un mortier. Les dents molaires broient les aliments. La lithotritie est une opération par laquelle on broie la pierre dans la vessie. Seigneur, je broie la ciguë, bern. de s. -p. Jfort de Socr. Dieu I quelle masse au loin semble, en sa marche immense, Broyer la terre sous son poids, v. Hugo, Odes, i, 6. j| Broyer des couleurs, broyer des substances colorantes pour la peinture. Croyez-vous qu'un grand peintre passe son temps à broyer des couleurs et à préparer ses pinceaux ?fén. Tél. xxii. L'autre broie en riant le vermillon des moines, boil. Lutr. a. Quelle main sur la terre en broie la couleur? bégmeb, Sat. ix. || Fig. et familièrement. Broyer du noir, s'abandonner à de tristes et sombres pensées.
— HIST. xin" s. Broies les nois avoec sel et avoec oignons, et en faistes emplaistre, alebrant, f° 65. Atant cueilli en la gaudine Jehans d'une erbe la rachine ; Si l'a au pomel de s'espée Broiie et d'auwe destrempée, Bl. et Jeh. 36)6. || xvi* s. La teste desdits os a fait autre lieu ou cavité tenant la place desdits os, laquelle est broyée et calleuse, pabé,