GAT
CATHOLIQUEMENT (ka-to-li-ke-man) , adv. Conformément à la foi catholique.
— HIST. xvi* s. Le roi de Navarre mourut fort catholiquement et chrestiennement à Andelys, quelques jours après sa blessure, palma cayet, dans le DM. de dochez. Mais ceux qui furent mis ce jour là hors de la ville plorerent catholiquement [universellement] , pour avoir esté despossedez de l'estape des plus délicieux vins de la France, lanoue, 656. Les dames de Poissy [religieuses] qui vivent très catholiquement, d'aub. Fœn.iv, 42. La Sorbonne sçait plus de latin, et boit plus catholiquement que le consistoire de Rome, Sat. Ménipp. 46.
— ÊTYM. Catholique, et le suffixe ment.
4. CATI, IE (ka-ti, tie), part, passé de catir. Des étoffes caties.
2. CATI (ka-ti), s. m. Apprêt qui donne du corps et du lustre aux étoffes. Il [le marchand] a le cati et les faux jours, afin de cacher les défauts de sa marchandise, LA BBUY. VI.
— ÊTYM. Cntir.
f CATICHE (ka-ti-ch'), s. f. Terme de chasse. Trou où se cachent les loutres et les autres amphibies, sur les bords des rivières et des étangs.
— HIST. xiii' s. Les castiches des ponts ki sunt à Amiens seur le [la] rivière de Somme, du ca^ge, easlicia. Li maire et li esquevin d'Amiens pueent et porront dès ore en avant castichier ou faire casticliier et refaire le [la] castiche dès l'entrée du pont du kay , id. ib. || xiv* s. Un pont de grez ou de pierre, descendant aie [la] castiche, par laquelle on va de Bassecoin as prez des dits religieux, id. ib. || xv« s. Sera tenu le dit fermier de retenir bien et souffisamment lescastices de le [la] rivière, depuis Bonnay jusques à Corbie, id. ib. Retenir et reparer les chaussées et cathiches estans autour et à l'environ du pays, id. ib.
— ÊTYM. Bas-lat. casticia , d'une origine inconnue, la présence de l's dans la forme ancienne empêchant de rattacher ce mot à catir, qui a voulu dire oacher.
t CATILINA (ka-ti-U-na), *. m. Conspirateur, perturbateur. Des catilinas imberbes. Le petit Catilina, sobriquet du cardinal de Retz en 1648, nemours, Mém. p. 45, dans lacubne.
— ÊTYM. Catilina, auteur d'une vaste conspiration que Cicéron fit échouer.
t CATILINA1RE (ka-ti-li-nê-r") , s. f. Nom de quatre harangues prononcées par Cicéron contre Catilina. || Fig. et d'une manière générale, sortie véhémente, discours très-vif contre quelqu'un.
— ÊTYM. Catilina.
■f CATILLAC (ka-ti-llak ou plus souvent Ka-ti- 11a), CATILLARD (ka-ti-llar, U mouillées), s. m. Poire d'hiver bonne à cuire.
CATIMINI (EN) (ka-ti-mi-ni), loc. adv. En cachette. S'approcher, faire quelque chose en catimini. Terme familier.
— HIST. xiv* s. S'il venoit en catimini chevaucher parmy les bois, et adviser Cherbourg de plus près, pour savoir si l'on pourrait mettre le siège devant, fboiss. Livr. H, p. 36, dans lacurne. Hxvi's. Et si quelqu'un des plus espagnolisez a quelques doublons, et reçoit quelque pension du légat à catimini, Sat. Ménipp. 82.
— ÊTYM. Dans ce mot singulier, la syllabe mini fait tout d'abord soupçonner qu'il y a une corruption; en effet brouillamini, où elle figure; est la corruption, dans la bouche des maréchaux, de bolus armeni.x, sorte d'emplâtre, qu'une corruption subséquente , agissant par assimilation , rapprocha , par le sens, du verbe brouiller. Quelque chose de pareil est arrivé ici ; catamini a signifié les menstrues des femmes, du grec xaiapirivist (voy. cataménial); en voici des exemples : Les femmes ayant leur catamini peuvent obfusquer et éblouir la clarté dumiroire, bouchet, Serées, liv. m, p. 213, dans lacurne. Les larrons sont en horreur aux abeilles, aussi bien que les femmes qui ont leur cataminy, ib. liv. n, p. 42; une femme qui a son cataminy,
' t'6. p. 4 70. Les femmes cachant avec soin cet état, catamini, ou par altération catimini, a pu prendre le sens de cachette, mystère, d'autant plus facilement qu'une de ces assimilations qui tendent si fort à la confusion des mots aura vu dans cala ou cati, soit le verbe catir, qui a eu le sens de cacher, soit cal, dit en picard pour chat.
K CATIN (ka tin), s. f. || f Nom de fille et surtout de fille de la campagne, abréviation de Catherine. On dit aussi Catiche. Dans ce hameau, je vois de toutes parts De beaux atours mainte fillette ornée; Je gagerais que quelque jeune gars Avec Catin unit sa destinée , deshouliêres, Bail, sur la nécessité d'un peu de fortune quand on se marie.
CAT
|| 2" En mauvaise part , et dans un langage un peu libre, femme de mauvaises mœurs. Puisqu'elle est de si grande qualité, pourquoi s'est-elle fait catin? sév. 216. L'une bégueule avec caprices, L'autre débonnaire et catin, volt. Roi de Prusse, 26. Cette liberté mitigée N'étant ni prude, ni catin, id. Ép. 3). Demoiselle Labuté, comédienne assez médiocre, mais assez jolie catin, id. lett. vers.... 22. Quand même des catins la colère unanime Sans pitié m'fiterait l'honneur de leur estime, gilb. Apologie. Vous croyez, monsieur et cher abbé, que je vais vous parler de moi, de nos académies et de nos coulisses, de nos acteurs, de nos catins et de nos auteurs, dider. Lett. à Galiani.
— ÊTYM. Abréviation populaire de Catherine, Catliarina, nom propre qui dérive de xa'Japo;, pur.
2. CATIN (ka-tin) , t. m. Bassin qui sert à recevoir un métal fondu.
— ÊTYM. Catinus, bassin, plat.
CATIR (ka-tir) , t>. o. Lustrer une étoffe. Catir du drap, à froid, à chaud. || Appliquer l'or dans les filets d'une pièce à décorer. || Se catir, v. réfl. Etre cati. Ces sortes de draps ne se catissent pas bien.
— HIST. xii* s. Se tant poit [peut] faire et Bernier et Geris Que il se fussent en cel bruellet [petit bois] quaitis [cachés], R. de Cambr. p. 247. || xiv s. ....D'escuierz jusqu'à dix Mena avœques lui, etsi lésa quatis En un petit bosquet, Baud. deSeb. vi, 304.
— ÊTYM. Norm. se catir, se tapir; provenç. quait , tapi , caché; espagn. cacho, serré ; ital. quatto, même sens; du latin coactus, pressé, serré, d'où dérive aussi cacher (voy. ce mot). Catir, autrefois d'un usage général, n'est resté dans la langue que comme terme de métier.
t CATISSAGE ( ka-ti sa-j') , *. m. Opération par laquelle on donne le lustre à une étoffe.
— ÊTYM. Catir.
CA TISSEUR (ka-ti-seur) , s. m. Ouvrier qui donne le cati aux étoffes.
— ÊTYM. Catir.
t CATISS01R (ka-ti-soir) , s. m. Outil du doreur.
— ÊTYM. Catir.
t CATISSOIRE (ka-ti-soi-r') , *. f. Petite poêle où l'on met du feu pour catir les étoffes.
— ÊTYM. Catir.
CATOGAN (ka-to-gan) ouCADOGAN (ka-do-gan), s. m. Nœud qui retrousse les cheveux et les attache près de la tête. Le catogan n'est plus de mode.
— ÊTYM. Cette dénomination, qui ne se trouve pas dans les anciens dictionnaires, est dérivée de Cadoghan, général anglais au service de la reine Anne, mort en (726.
4. CATON (ka-ton) , s. m. Homme d'une vertu rigide ou qui en affecte les airs. M. Bignon, avocat général, et le Caton de son temps, retz, iv, 485. 11 [Mon trésor] avait la mine d'un Caton, mais il n'en avait le jeu, betz, dans le roux de lincy, Proverbes, t. 11, p. St. Tu fais ici le Caton de Normandie, hamllt. Grain. 6. S'étant retiré de certaines parties trop gaillardes, sans faire le Caton, sans se faire haïr, sév. 406. Vous êtes le seul sage et le seul éclairé, Un oracle, un Caton, dans le siècle où nous sommes, mol. Tari. 1, 6. Oui, devant ce Caton de basse Normandie, Ce soleil d'équité qui n'est jamais terni, rac. Plaid, m, 3.
— hist. xvi's. Aussi appelloit on communément, par manière de mocquerie, Catons, ceulx que l'on voyoit graves et sévères en paroles et en faict desordonnez et vicieux, amtot, C. d'Utiq. 30.
— ÊTYM. Cato, nom du célèbre Romain qui se donna la mort à Utique. Ce mot vient de catus, au propre, aigu; au figuré, avisé, fin, habile.
f 2. CATON (ka-ton) , s. m. Tringle de fer qu'on forge à bras pour la passer à la filière.
t CATONIEN, IENNE (ka-to-niin, niè-n'), adj. Qui a le caractère d'un Caton. Rigidité catonienne.
t CATON1SME ( ka-to-ni-sm' ) , *. m. Caractère d'un Caton. Cette petite Vénus en abrégé [Mme de Choiseul] me parait un Caton pour les sentiments, et son catouisme est plein de grâces, volt. Lett. Mme du Deffant, 4 9 janv. 4 77t.
— ÊTYM. Caton 4 .
CATOPTRIQUE (ka-to-ptri-k') , adj. || 1* Terme de physique. Qui a rapport à la réflexion de la lumière. Télescope catoptrique. || 2° S. f. Partie de la physique qui traite de la lumière réfléchie, de la direction que suit la lumière lorsqu'elle rencontre une surface polie. Très-utiles pour la théorie de la catoptrique, desc. Céom. 2. Combien les anciens se sont abusés en leur catoptrique, id. Diopt. 6. Ce principe [l'égalité des angles d'incidence et de réflexion] est le premier fondement de tous les mystères de la catoptrique, volt. Newt. u, 4.
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— ÊTYM. KaTOicTpixàç, de xàTtmTpov, miroir, ils xorrà, dans, et êwreCTÔai , voir (voy. optique).
t CATOPTRIQCEMENT (ka-to-ptri-ke-man), adv. Au moyen d'une réflexion de la lumière.
— ÊTYM. Catoptrique, et le suffixe ment.
t CATOPTROMANCIE (ka-to-ptro-man-sie) , s. f. Espèce de prétendue divination qui se fait en regardant dans un miroir.
— ÊTYM. KàxoTrcpov, miroir (voy. catoptrique), et le suffixe mande.
t CATrEUX (ka-teû), t. m. pi. Terme de droit coutumier du nord de la France. Objets considérés comme meubles bien qu'adhérents au sol. Catteux verts, les arbres. Catteux secs, les bâtiments.
— ÊTYM. Plur. de cattel, chaptel, le même que cheptel.
t CATCS (ka-tu), s. m. Cas., aventure. S'étant fait raconter derechef Tout le catus, la pont. Psaut. Inusité.
— ÊTYM. Corruption badine du mot cas.
+ CAUCALIDÉE (kô-ka-li-dée), s. f. Terme de botanique. Tribu de la famille des ombellifères dont le type est le genre caucalis.
— ÊTYM. Latin, caucalis; grec, xavxoAi;. ■(■CAUCASIEN, IENNE (kô-ka-ziin, ziè-n'), adj. Qui
appartient au Caucase, chaîne de montagnes d'Asie. Race caucasienne, nom donné à la race humaine blanche, supposée issue du Caucase et des environs.
t CAUCHE (kô-ch'), s. f. Terme de pêche. Anse où les aloses se tiennent pendant la chaleur du jour.
CAUCHEMAR (kô-che-mar) , *. m. j| 1° Sentiment d'un poids incommode sur la région épigastrique, pendant le sommeil, avec impossibilité de se mouvoir, de parler, de respirer; état qui finit par un réveil en sursaut après une anxiété extrême. Avoir le cauchemar. || 2° Par extension, tout rêve effrayant. Ma nuit a été troublée par des cauchemars horribles. || 8° Fig. Pensée affligeante ou effrayante qui nous poursuit sans cesse et dont nous ne pouvons nous débarrasser. Vous tirez mon âme endormie Du cauchemar des mauvais jours, bêrang. Cinquante ans. Toujours ce cauchemar I mon amour n'est donc pas assez puissant pour vous guérir de votre folie? ch. de bernard, le Persécuteur , § 4. Il Homme qui pèse sur nous d'une façon quelconqi.^, mais très-importune. Cet homme-là est mon cauchemar, bâtard et jaime, le Réveil du lion, u, 7. || On dit aussi : Cet homme donne le cauchemar.
— HIST. XVI' s. Démons, cacodemons, incubes, succubes, coquemars, gobehns, lutins, pake, xix, 26.
— ÊTYM. Wallon, chaukemar; rouchi, cauquemar; coquemar, dans Paré; d'un ancien verbe caucher, qui existe dans le picard cauquer, le bourguignon côquai , et qui signifie presser; provençal, calcar ; ital. calcare; du latin calcare, fouler (voy. chausses) ; et d'un mot germanique mar, démon, incube, allemand Nacht-mar, anglais night-mare, incube de la nuit. Dans le languedocien le cauchemar se dit chaouche-vielio , la vieille qui presse; Paré l'a nommé, entre autres, chauche-poulet.
f CAUCHER (kô-ché) , s. m. Assemblage de feuilles de vélin dans lesquelles on enferme l'or battu.
— ÊTYM. Caucher, ancien verbe, signifiant presser, serrer (voy. cauchemar).
CAUCHOIS, OISE(kô-chot, choî-z"), adj. Qui est du pays de Caux. Pigeon cauchois, gros pigeon de Caux en Normandie. En lapins de garenne ériger nos clapiers, Et nos pigeons cauchois en superbes ramiers, Bon.. Sat. m. |1 Coiffe cauchoise, sorte de coiffure très-élevée que portent les femmesde ce pays.
— ÊTYM. Caux, de Caletes, nom du peuple gaulois qui habitait cette contrée.
t CAUDAL, ALE (kô-dal, da-P), adj. Terme de zoologie. Qui appartient à la queue. Nageoire caudale, nageoire placée à la queue des poissons, et, par ellipse, substantivement, la caudale.
— ÊTYM. Cauda (voy. queue).
CAUDATAIRE(kô-da-tê-r'), i. m. || f Celui qui
porte la queue de la robe d'un cardinal. || Adjectivement Gentilhomme caudataire. || 2° Homme qui se fait valet, obséquieux à l'excès, prêt à porter la queue, s'il faut, de celui qu'il flatte.
— ÊTYM. Caudatarius, de cauda, queue (voy. ce mot).
t CAUDÉ, ÊE (ko-dé, dée), adj. || f Terme d'histoire naturelle. Qui aune queue. || 2° Terme de blason. Étoile caudée. Comète caudée.
— ÊTYM. Voy. QUEUE.
CAUDEBEC (kô-de-bèk), s. m. Espèce de chapeau de laine.Et chez le chapelier du coin de notre place, Autour d'un caudebec j'en ai lu la préface, boil. Ép. vi. Ce qu'il a perdu, son étui, sa tasse, son caudebec, sév. 20». Vieux.
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— ETYM. Ainsi appelé de la ville de Caudebec en Normandie.
t CAUDEX (kô-dèks), s. m. Terme de botanique. Tronc. Caudex descendant, la racine ; caudex ascendant, la tige.
— ETYM. Latin, caudex, tronc d'arbre.
t CAUDICIFORME (kô-di-si-for-m'), ad). Terme de botanique. Tige caudiciforme , tige qui ne se ramifie pas.
— ÊTYM. Caudex, tronc, et forma , forme. fCAUDICULE (kô-di-ku-1'), s. f. Terme de botanique. Petite queue.
— ÊTYM. Diminutif de cauda (voy. queue).
t CAUDIFÈRE (kô-di-fè-r') et CAUDIGÈRE (kô-dije-r"), adj. Terme d'histoire naturelle. Qui porte une queue ; qui a des feuilles terminées en queue.
— ÊTYM. Cauda, queue, et ferre ou gerere, porter. t CACDIMANE (kô-di-m a-n') , adj. Terme dezoo-
lOgie. Qui emploie sa queue comme une main. Singe caudimane.
— ÊTYM. Cauda, queue, et manus, main.
t CAUDINES (kô-di-n'), adj. f. phir. Fourches caudines, fourches mises en potence sous lesquelles les Samnites firent défiler les légions romaines qui furent obligées de se rendre. |] Fig. Passer sous les fourches caudines, être obligé de faire quelque chose qu'on ne veut pas faire, qui est humiliant.
— ÊTYM. Caudium, heu où les Samnites prirent les légions romaines.
f CAUDRETTE (kô-drè-f) , s. f. Terme de pêche. Truble sans manche et qu'on suspend dans l'eau.
t CAULESCENT, ENTE (kô-le-ssan, san-f), adj. Terme de botanique. Qui est pourvu d'une tige.
— ÊTYM. Caulis, tige (voy. chou).
t CAULET (kô-lè), s. m. Nom, dans le nord, d'une espèce de chou que l'on donne aux bestiaux.
— ÊTYM. Diminutif de caulis, chou (voy. chou). t CAULICOLE(kÔ-li-ko-l'), adj. Terme d'histoire
naturelle. Qui vit sur la tige des végétaux.
— ÊTYM. Caulis, tige (voy. cnou), et colère, habiter.
CAULICOLES (kô-li-ko-l'),s. f. plur. Terme d'architecture. Tiges qui, sortant d'entre les feuilles d'acanthe, s'enroulent en volutes sous le tailloir du chapiteau corinthien.
— ÊTYM. Cauliculus, petite tige, diminutif de caulis, tige, chou (voy. chou).
t CAULICULE (kô-li-ku-1'j, s. f. Terme de botanique. Petite tige.
— ÊTYM. Diminutif de caulis, tige (voy. chou).
t CAULIFÈRE (kô-li-fê-r'), adj. Terme de botanique. Qui est muni d'une tige.
— Ety.m. Caulis, tige (voy. chou), et ferre, porter.
t CAULIFLORE (kô-li-fio-r'), adj. Terme de botanique. Dont les Heurs naissent sur la tige.
— ÊTYM. Caulis, tige (voy. chou), et fleur.
t CAULINAIRE(kô-li-nê-r'), adj. Terme de botanique. Qui appartient à la tige, qui en natt immédiatement. Feuilles caulinaires, feuilles qui sont situées sur la tige.
— ÊTYM. Caulis, tige.
f CAULINITE (kô-li-ni-f), s. f. Terme de géologie. Empreinte de tiges dans le calcaire grossier.
— ÊTYM. Caulis, tige (voy. chou).
f CAULOCARPE (kô-lo-kar-p'), s. m. Terme de botanique. Tige des plantes vivaces qui, persistant, produit plusieurs fois des fruits.
— ÊTYM. KauXèç. tige (voy. chou), et xapicoç, fruit, t CAULOURIIIZE (kô-lo-ri-z') , adj. Terme de botanique. Dont la tige émet des racines.
— ÊTYM. KauXo;, tige (voy. chou), et ^îÇa, racine.
+ CACRE (kô-t*), ». m. Nom vulgaire dunoisetier sauvage.
— ÊTYM. Autre forme de coudre, s. m.
CAURIS ou CORIS (kô-ri), s. m. Petite coquille
blanche (cyprea moneta) qui sert de monnaie courante au Bengale et dans tout le centre de l'Afrique. Il en fallait (en Afrique, de 4 840 à 4 865) 2600 pour valoir cinq francs. Payer en cauris.
— ÊTYM. Cauri, mot indien signifiant petit coquillage.
CAUSAL, ALE (kô-zal, za-1'), adj. Qui appartient à la cause. 1 1 Terme de grammaire. Particule causale , même sens que particule causative. Toutes les fois que nous trouvons dans le discours ces particules, parce que, car, puisque, et les autres qu'on nomme causales, c'est la marque indubitable du raisonnement, boss. Connaiss. 1, 43. |j II n'a point de pluriel masculin.
— êtym. Provenç. causal; ital. causale: du latin nusalis, de causa, cause.
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CAUSALITÉ (kô-za-li-té),ï. f. Terme didactique. Vertu par laquelle une cause produit un effet. Il n'y a entre ces choses aucun rapport de causalité. Nous supposons que les corps ne sont les uns aux autres que des causes occasionnelles du mouvement, qui n'ont aucune vertu ou causalité par leurs propres essences, fên. m, 286. || Principe de causalité, principe en vertu duquel on rattache un effet à sa cause. || Une des catégories de Kant, comprise dans la relation. || L'une des facultés réflectives de l'homme dans le système de Gall.
— ÊTYM. Causal; ital. causalità.
f 4. CAUSANT, ANTE (kô-zan, zan-t'), adj. Qui agit comme cause. Toutes choses étant causées et causantes, pasc dans cousin.
— êtym. Causer 4 .
f 2. CAUSANT, ANTE (kô-zan, zan-t'), adj. Qui parle volontiers. Je ne suis plus si causante qu'à Paris, sév. 306.
— ÊTYM. Causer 2.
CAUSATIF, IVE (kô-za-tif, ti-v'), adj. || 1" Terme de grammaire. Qui annonce qu'on va donner la raison de ce qui a été dit. Car, parce que, sont des conjonctions causatives. || 2° Voix causative, voix qui rend tous les verbes actifs, à l'aide du verbe faire , employé comme une sorte d'auxiliaire : Je vous fis voir l'autre jour, c'est-à-dire je fis en sorte ou je fus cause que vous vissiez; Mon père ne m'a pas fait étudier, c'est-à-dire n'a pas fait en sorte que j'étudiasse. On n'emploie jamais le passif de la voix causative; on dit bien: qu'on a fait mourir un assassin, mais non que l'assassin a été fait mourir.
— ÊTYM. Provenç. causatiu; ital. causativo; du latin causativus, de causari, causer 4.
f CAUSATION (kô-za-sion) , s. f. Terme didactique. Action de causer, de produire un effet.
— ÊTYM. Causer i .
f CAUSATIVEMENT ( kô-za-ti-ve-ment ) , adv. Terme didactique. En agissant comme cause.
— ÊTYM. Causative, et le suffixe ment.
CAUSE (kô-z'), s. f. || 1° Ce qui fait qu'une chose
est ou s'opère. Cause instrumentale, matérielle, formelle, efficiente, physique, morale, occasionnelle, prédisposante, occulte. Causes éloignées, prochaines. Point d'effet sans cause. Le ciel règle souvent les effets sur les causes, corn. M. de Pomp. v, 2. Nos sens, étant eux-mêmes les effets de causes que nous ne connaissons point, ne peuvent nous donner des idées que des effets, et jamais des causes; il faudra donc nous réduire à appeler cause un effet général , et renoncer à savoir au delà, buff. Théor. de la terre, 4" dise. L'homme aujourd'hui sème la cause, Demain Dieu fait mûrir l'effet, v. hugo, Crép. 5. Oh! que ne puis-je, instruit des principes des choses, Connaître les effets, approfondir les causes, delille, Géorg. u. || Cause première, cause des causes, Dieu. || Causes secondes, celles qui sont dérivées de la cause première, les créatures. || Causes finales, les causes pour lesquelles on suppose que chaque chose dans l'univers a été faite La doctrine des causes finales. || Dans le langage général, cause finale, le but qu'on se propose, la fin en vue de laquelle on agit. Voilà quelle doit être la cause finale de nos actions. || 2" Ce qui produit ou occasionne, en parlant des personnes ou des choses. Cet événement fut cause ou la cause de son bonheur. Mes affaires sont cause que je ne puis sortir. Être cause, ou la cause involontaire, innocente d'un malheur. Il fut cause de la perte de tous les siens, boss. Hist. m, 6. Elle en mourra , Phénii, et j'en serai la cause, rac. Àndr. n, 5. La cause de nos maux doit-elle être impunie? corn. Nicom. v, 7. || 3° Raison, sujet, motif. Vous connaissez la cause qui m'a fait agir. Je désire savoir pour quelle cause.,.. Quelle était la cause de leur voyage? Pour une cause légère. Sans cause. Non sans cause. Assurez-vous sur lui qu'il en ajuste cause, corn. Poty. i, 3. Quand le malheur ne serait bon Qu'à mettre un sot à la raison, Toujours serait-ce à juste cause Qu'on le dit bon [le malheur] à quelque chose, la font. Fabl. vi, 7. Mon malheur est parti d'une si belle cause? rac Uilhr. iv, 2. De sa mort en ces lieux la nouvelle semée Ne vous a pas vous seule et sans cause alarmée, id. t'6. v, 4. || 4" En termes de jurisprudence , cause d'une obligation, avantage moral ou matériel que se propose le contractant : dans le contrat à titre onéreux, l'équivalent de l'obligation de l'autre partie; dans le contrat à titre gratuit, la bienfaisance. || Cause d'un billet, d'un effet de commerce, équivalent exprimé de l'engagement souscrit dans le billet. Pas d'obligation valable sans cause. Cause fausse, illicite. L'obligation dont la cause est Contran» aux bonnes mœurs est nulle. || Parler avec
CAU
connaissance de cause, agir en connaissance de cause, parler, agir avec pleine connaissance de» faits. || En style de chancellerie. À ces causes, noui avons déclaré et déclarons.... en considération d« ce qui vient d'être exposé, nous avons déclaré.... || Familièrementetelliptiquement. Et pourcause, non sans motif , avec raison, se dit quand les motifs sont évidents ou qu'on veut les taire. Or, ai-je dit un jeune homme, et pour cause , Car.... la font. llandr. Venez, singe; parlez le premier, et pour cause, id. Fabl. i, 7. Je laisse la distribution à votre discrétion et pour cause, boss. Lett. abb. 46. La richesse que des frondeurs Dédaignent, et pour
cause, bêrang. EL de larich Laissez-moi passer
entre vous deux, pour cause; Je serai mieux en main pour vous conter la chose, mol. Prince d'Él. i, 2. || 5" Procès qui se plaide. Se charger d'une cause. Plaider une cause. Plaider sa cause. Gagner sa cause. Perdre sa cause. Il était déjà mis en cause. Il faut remettre cette cause à un autre jour. Mettre quelqu'un hors de cause. Devant certaine guêpe on traduisit la cause.... Depuis tantôt six mois que la cause est pendante , Nous voici comme aux premiers jours, la font. Fabl. i, 24. Devant elle [la justice] à grand bruit ils expliquent la chose; Tous deux avec dépens veulent gagner leur cause, boil. Ép. H. || Cause grasse, cause plaisante et sur un fait inventé, que les clercs de la basoche plaidaient autrefois pour se divertir le jour de mardi gras, et aussi quelque cause plaisante qui se plaide au palais. Il En tout état de cause , quel que soit l'état du procès. Dans le langage général, en tout état de cause, quoi qu'il en soit. || Fig. Cela est hors de cause, il n'en est pas question , on ne le révoque pas en doute. En cette affaire, sa probité est hors de cause. || Fig. Avoir, donner gain de cause, ou cause gagnée, obtenir, accorder l'avantage dans une discussion. || Plaider la cause de quelqu'un, le défendre, le soutenir. [| Familièrement. Cet avocat sans cause [sans clientèle], nommé Duménil, volt. Lett. à Cath. 4 43. || 6° En droit canon, cause bénéficiale, cause dans laquelle il s'agit de bénéfices ecclésiastiques. Causes majeures, les grandes affaires de l'Église. || 7° Parti, intérêt. La bonne cause. La fortune se déclara pour la bonne cause. Soutenir la cause du mensonge. Prendre en main la cause du peuple. Embrasser vivement la cause de la justice. Faire cause commune avec quelqu'un. Séparer sa cause de quelqu'un. Attirera sa cause. Laisse-les espérer, laisse-les entreprendre; Il suffit que ta cause est la cause de Dieu, Et qu'avecque ton bras elle a pour la défendre Les soins de Richelieu, malh. ii, 4 2. Sous la cause publique il vous cachait sa flamme , corn. Cinna, m, 4. Son trop d'amour pour la cause publique, id. Hor. v, 2. Sa cause à tous les rois n'est-elle pas commune? rac. Ath. in, 6. Grand Dieu, juge ta cause et déploie aujourd'hui Ce bras, ce même bras qui combattait pour lui, id. Prol. d'Esth. Il entend plaider devant lui la cause des médecins, sëv. 442. Vous aviez soutenu une mauvaise cause, id. 4 40. Télémaque et moi nous combattrons pour la bonne cause, fén. Tél. xi. Je ne peux vous aimer, je ne peux à ce prix, Accepter un combat pour ma cause entrepris, volt. Tanc. il, 6. S. Justin plaida la cause des chrétiens après Quadrat et Aristide, chateaub. Gén. i, i, 4. || Prendre fait et cause pour quelqu'un, le soutenir, prendre son parti. Vous faites trop d'honneur à Marie de Rabutin-Chantal de prendre son fait et cause, sév. dans le Dict. de dochez. || Dans le même sens, prendre en main la cause. Des auteurs décriés il prend en main la cause, boil. Ép. ix. || 8° À cause de, (ocut. prép. Pour l'amour de , en considération de. À cause de lui. Â cause de cela. || 9" À cause que, (ocu(. conj. Parce que. D'où vient qu'un boiteux ne nous irrite point et qu'un esprit boiteux nous irrite? C'est à cause qu'un boiteux reconnaît que nous allons droit, et qu'un esprit boiteux dit que c'est nous qui boitons, sans cela nous en aurions plus de pitié que de colère, pasc. Pens. i, 8. 11 est rare que les géomètres soient fins et que les esprits fins soient géomètres, à cause que les géomètres veulent traiter géométriquement les choses fines, id. ib. i, 40. Je parle ainsi à cause que je pensais que vous ne voulussiez plus que je fusse heureux, balz. i, 228. Vous ne lui voulez mal, et ne le rebutez Qu'à cause qu'il vous dit à tous vos vérités, mol. Tart. i, t. À cause qu'elle manque à parler Vaugelas, id. Femm. savantes, n, 7. Ils ne découvrent pas la lumière à cause qu'ilsdétournent les yeux, boss. Serm. Quinq.t . Ceux qu'on nomme chercheurs à cause que, dix-sept cents ans après Jésus-Christ, ils cherchent encore la religion, id. Reine d'Anglet. Une justice qui fait
CAU
semblant il' être vigoureuse à cause qu'elle résiste aux tentations médiocres, id. le Tellier. Ce que le prince fit mérite d'être raconté à toute la terre non à cause qu'il est remarquable, mais à cause pour ainsi dire qu'il ne l'est pas, id. Louis de Bourbon. Les images de Philippique, son successeur, ne furent pas reçues dans Rome, à cause qu'il favorisait les monothélites, et se déclarait ennemi du concile sixième, id. Iiist.i, 41. Une fille sera heureuse d'ignorer les fables païennes toute sa vie, à cause qu'elles sont impures et pleines d'absurdités impies, fén. xvii, 44 . On n'est pas entendu a cause que l'on s'entend soi-même, la brut. i. Il lui cède même, à cause qu'il est plus âgé, l'honneur de faire porter devant lui les faisceaux des verges, vertot, Rév. rom. i, 62. J'avais deux coupes de bois à vendre, à cause que je n'avais point coupé l'année précédente,