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— ÊTYM. Provenç. cautio; espagn. caucion; portug. cauçâo; ital. cautione; du latin caulionem, de cautum, supin de cavere, prendre garde, qu'on regarde comme équivalent au sanscrit skav, gothique tkavjan, \'s étant tombée, ce qui arrive souvent.
CAY
CAV
CAV
t CAUTIONNAIRE (kô-sio-nê-i0), adj. Qui a rapportai,! caution; qui se porte caution ; rjui est donné en caution.
— ÊTYM. Caution.
CAUTIONNÉ, ÉE (kô-sio-né, née; en poésie, de quatre syllabes), part. passé. Cautionné par un ami.
CAUTIONNEMENT (kô-sio-ne-man; en poésie, de cinq syllabes), ». m. || 1" Action de cautionner. Signer un cautionnement. || 2° Le gage ou la somme déposée en garantie d'un engagement, d'une gestion, etc. Tous les comptables du trésor fournissent un cautionnement. Dans les adjudications publiques on exige de tous les soumissionnaires le dépôt préalable d'un cautionnement. || Mettre un détenu en liberté provisoire moyennant un cautionnement. || Somme déposée à l'effet de faire face aux amendes qui pourraient être prononcées. Le cautionnement d'un journal.
CAUTIONNER (kô-sio-né; en poésie, de quatre syllabes), v. a. Se rendre caution pour quelqu'un. Ce caissier que vous avez cautionné et qui vient de faire banqueroute de deux cent mille écus, lesage, Titrcaret, ni, 9. || En général, répondre de. Je ne saurais souffrir, a-t-il dit hautement, Qu'un honnête homme soit traîné honteusement; J'en réponds sur sa mine, et je le cautionne, mol. l'Ét. v, 4. Outre que de ton cœur ta foi me cautionne, id. le Dêpit,'i, 2. || Familièrement. Je ne vous cautionne pas cela, je ne vous l'assure pas.
— hist. xvi* s. Crassus recueillant les fuyans leur donna d'autres armes; mais il leur demanda pièges qui les cautionnassent de les mieux garder à l'advenir, amyot, Cross. 18.
— ÉTYM. Caution; espagn. caucionar , pourvoir. T CAUVETTE (kô-vè-f) , s. f. Un des noms vulgaires du choucas.
— êtym. Autre forme de chouette.
t CAUX (ko), s. m. Nom, dans quelques départements, d'un mélange de choux, de navets et de pommes qu'on donne aux vaches et aux cochons.
— ÉTYM. Caulis, tige (voy.cHOo).
t CAVAGE (ka-va-j'), ». m. Se dit, dans quelques places de commerce, du loyer d'une cave.
— ÉTYM. Cave.
CAVAGNOLE fka-va-gno-1'), s. m. Jeu de hasard , à tableaux et à boules. Le cavagnole ne diffère du biribi qu'en ce que chacun a son tableau particulier. Le cavagnole ne se joue plus L'ennui
vient à pas comptés  la table d'un cavagnole S'asseoir entre des majestés, volt. St. ta.
— ÉTYM. Ital. cavagno, compartiment.
t CAVALAGE (ka-va-la-j') , ». m. Nom qu'on donne à l'accouplement des tortues pour la génération. Si la tortue dort sur l'eau ou qu'un mâle soit attaché à une femelle, ce qu'on appelle un cavalage , lebat, Nouveau voy. aux iles, ch. ni.
— ÉTYM. Espagn. caballage, action du cheval qui saillit la jument, de caballo, cheval (voy. cbeval).
tÇA-VA-LÀ-HAUT(sa-va-là-hô).Termede chasse.
Cri par lequel on excite les chiens.
CAVALCADE (ka-val-ka-d'), ». f. || 1° Marche de gens à cheval ; la troupe même des gens à cheval. La duchesse de Bourgogne fit avec le duc de Bourgogne et beaucoup de dames une grande cavalcade au bois de Boulogne, st-sim. 486, 237. Si ce jour n'était peut-être Un des derniers que je perds, Amateur des cavalcades, Je courrais dans vos déserts Montrer mes feux aux dryades, lapare , Od. vi. || 2° Marche pompeuse de gens à cheval. Le pape va en cavalcade prendre possession de l'église de St-Jean-de-Latran.
— HIST. xvi* s. Une grande cavalquade, d'aub.
Bist.l, 277 Et qu'ils fissent bien repaistre leurs
chevaulx; car il vouloit faire une longue cavalcade, carloix, vin, 12. Et fist ce chemin, qui estoit de 15 lieues, d'une cavalcade, id. x, 7. Une autre fois, me fiant a je ne sçais quelle trefve qui venoit d'estre publiée, je m'acheminai à un voyage par pays estrangement chatouilleux; je ne feus pas si tost esventé que voylà trois ou quatre cavalcades de divers lieux pour m'attraper, mont, iv, 228.
— ÉTYM. Provenç. cavalcada; espagn. cabalgada; ital. cavalcata; de cavalcare (voy. chevaucher).
tCAVALCADEIl (ka-val-ka-dé) , v. n. Faire en compagnie une promenade à cheval. Nos trois étourdis s'échappèrent du pensionnat dès le matin, et on les aperçut dans l'après-midi cavalcadant près du château de Fernex, tôppfer, dans humbert, Gloss. génev.
— ÊTYM. Cavalcade.
CAVALCADOUU (ka-val-ka-dour) , adj. m. Écuyer cavalcadour, écuyer qui a la surveillance des chevaux et équipages d'écurie d'un prince.
— HIST. xvi* s. 0 fameux escuyers, cavakadours, guerriers, Escrimeurs, voltigeurs, soldas et mariniers, RONS. 853.
— ÊTYM. Espagn. cabalgador; ital. cavalcatorc; de cavalcare (voy. chevaucher).
CAVALE (ka-va-P), ». f. La femelle du cheval. 11 n'en est point [des coursiers] de plus rapides que les cavales d'Eumélus, le brun, trad. de l'Iliade, livre il. C'était une cavale indomptable et rebelle, Sans frein d'acier ni rênes d'or, barbier, ïambes. || Populairement, grande femme mal bâtie.
— hist. xvi' s. La plus belle et aggreable compaignie qui soit aux chevaux c'est des cavales, la