‹ Dictionnaire de la langue française (volume 3)Chapitre 280 sur 403 · CE · texte numérisé non relu

CE

nonce rien de bon. Ceci n'est pas humble, mis il faut qu'il passe, srv. 448.

— REM. i. Doit-on dire : ceci et cela me plaisent, ou ceci et ce'a me plaît? La seconde manière est préférable, à cause du vague dans lequel l'esprit reste après avoir entendu les mots ceci et cela. || 2. Ceet s'emploie quand on veut annoncer des paroles qui vont être prononcées. Dites à votre ami de ma part ceci : il est nécessaire qu'il prenne garde i, lui. Cela s'emploie quand on se réfère à des paroles qui viennent d'être prononcées : il est nécessaire que votre ami prenne garde à lui, dites-lui cela de ma part. S'il s'agit non pas de paroles prononcées ou à prononcer, mais seulement de quelque chose à quoi on se réfère, on peut employer ou ceci ou cela : il faut songer dans la jeunesse aux besoins de la vieillesse ; ceci ou cela s'adresse aux prodigues. On emploiera aussi ceci ou cela, si l'on se réfère à quelque proposition qui vient après : cela ou ceci est vrai que Galilée fut condamné par l'inquisition.

— hist. xv s. On faict cecy, on faictcela, On va par cy, on va par là, coquill. Uonol. de, la botte de foin. || xvi* s. Ma tant bonus femme est morte, qui estoyt la plus cecy, la plus cela qui feustau monde, bab. Pont, n, 3.

— ÉTYM. Ce et ci; wallon, soussi.

t CÊCIFORME (sé-si-for-m'), adj. Terme de botanique. En forme de caecum , de sac.

t CÉCIRÈGLE, s. m. Instrument faisant correspondre les aveugles avec les voyants par l'écriture.

CÉCITÉ (sé-si-té), t. f. Etat d'une personne aveugle. Il fut frappé de cécité. Sévère dans la ferme, humain dans la cité, Il [le chien] soigne le malheur, conduit la cécité, delille, dans laveaux. J'irai, je charmerai la discorde inhumaine, Ma triste céoité, les cris de mes rivaux, id. Paradis perdu, vu.

— SYN. cécité, aveuglement. Cécité se dit au propre, et aveuglement au figuré.

— HIST. xvi* s. Alongeons le chapitre et le bigarrons d'une aultre pièce , à propos de la cécité [au propre], mont, m, 4 06. De celles [choses divines] auxquelles on a donné corps, comme la nécessité l'a requis parmy cette cécité universelle [au figuré],

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