‹ Dictionnaire de la langue française (volume 3)Chapitre 284 sur 403 · partie du stère · texte numérisé non relu

partie du stère

— ÊTYM. Centi.... et stère.

CENTON (san-ton) , s. m. || 1° Vers ou fragmentsde vers pris de quelque auteur. On leur apprend à coudre en vers des centons de Virgile, j. j. roussf.au, Ém. n. || Pièce de poésie composée de centons. Le centon d'Ausone. || Terme de musique. Centon ou pastiche, œuvre composée de morceaux de divers auteurs. || 2" Par extension, c'est un centon, c'est un ouvrage fait de morceaux empruntés.

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— hist. xvi* s. Cecy ne touche pas le» centons qui se publient pour centon*, et j'en ay veu de très ingénieux en mon temps, entre aultres un sous le nom de capilupus, oultre les anciens, mont. I, 4 67.

— ÊTYM. Cento, couverture faite de plusieurs morceaux.

CENTRAL, ALE (san-tral, tra-1'), adj. || l°Qui est au centre, qui a rapport au centre. Les points centraux. Feu central, feu ou du moins très-forte chaleur qui existe au centre de la terre. || 2° Par extension, province centrale, quartier central, qui est au cœur du pays, de la ville. || Administration centrale, administration à laquelle tout aboutit. || Pouvoir central, par opposition à pouvoir local, pouvoir qui gouverne ou représente l'ensemble de là nation. || Écoles centrales, écoles qui, d'aprisun décret de la Convention du S brumaire an iv, devaient être et ont été en effet établies dans les chefs-lieux des départements. L'enseignement y comprenait le dessin, l'histoire naturelle, les langues anciennes, les mathématiques, la physique et la chimie, la grammaire générale, les belles-lettres, l'histoire et la législation. Les écoles centrales, plus belles en théorie que dans la pratique, ont été remplacées, à la création de l'Université impériale, par les lycées et les collèges. Aujourd'hui il n'y a plus d'école centrale proprement dite; quand on emploie ce terme, on veut dire qu'on y a concentré tout ce qui se rapporte à tel ou tel enseignement, ou qu'elle est le centre où tout cet enseignement vient aboutir. Telle est l'école centrale des arts et manufactures. || 3* Terme de mécanique. Force centrale, force dirigée vers un centre, ou émanant d'un centre, ou se rapportant à un centre. || 4* Terme de géométrie ancienne. Règle centrale, règle d'après laquelle on se servait du cercle et de la parabole pour construire les racines des équations du 3« et du *• degré.

— ÊTYM. Centralis, de centrum, centre; provenu, et espagn. central; ital. centrale.

t CENTRALISATEUR, TRICE (san-tra-li-za-teur, tri-s'), adj. Qui centralise.

CENTRALISATION (san-tra-li-za-sion), s. /'.Réunion dans un même centre. Centralisation administrative, réunion, au centre du gouvernement, de toutes les affaires administratives. Centralisation politique, réunion de toutes les forces d'un État entre les mains du chef du gouvernement. On désigne en général par centralisation un régime qui soumet la gestion des intérêts locaux à la direction ou au contrôle de l'autorité centrale ou de ses agents immédiats.

CENTRALISE, ÉE (san-tra-li-zé, zée), part, passé. Les affaires de plus en plus centralisées par la monarchie.

CENTRALISER (san-tra-li-zé), v. a. Réunir dans un même centre. La fabrication de la monnaie a été centralisée à Paris. || Se centraliser, v. réfl. Etre réuni au centre, à un centre. L'action du pouvoir s'est centralisée. X mesure qu'on s'élève dans la série des animaux, les fonctions du système nerveux se centralisent davantage.

— Étym. Central.

T CENTRALITÉ (san-tra-li-té) , *. f. Terme de physiologie. Phénomènes de centrante, phénomènes nerveux qui se passent dans les centres cérébro-ra- «hidiens et non dans les nerfs périphériques.

— étym. Central.

CENTRE (san-tr') , s. m. || 1» Le point situé à égale distance de tous les points de la circonférence d'un cercle ou de la surface d'une sphère. Séduit par les illusions des sens et de l'amour-propre, l'homme s'est regardé longtemps comme le centre du mouvement des astres, laplace, Expos, v, ». || Par extension, le point, dans toute autre figure que le cercle ou la sphère, par lequel est coupée en deux parties égales toute droite menée à deux côtés opposés de la figure. Centre d'un carré , d'une ellipse. Dieu a voulu que le centre de notre petit monde fût le soleil, volt. Dial. 25. || Fig. et par exagération, le centre de la terre, les abîmes, les profondeurs. 0 cieux ! cachez ma honte au centre de la terre, nncjs, Abufar, iv, 8. || 2" Par extension, le milieu d'un espace quelconque. Le centre d'un tableau. Cette place est au centre de la ville. Le centre du royaume. Les provinces du centre. || Par une autre extension, point d'où toutes les lignes menées semblablement sont égales. Centre d'un polygone, d'une étoile. || 8° Fig. Le point où les choses, comme sollicitées par quelque force, se réunissent et atteignent leur plus grande action, d'où elles émanent, se répandent et exercentleur influence, etc. Le voilà dans son centre, dans le milieu qui lui convient.

Etre hors de son centre. La Bourse est le centre de ces sortes d'affaires. Il fit de cette ville le centre de sa domination. L'égoïste se fait le centre de tout, rapporte tout à soi. Au centre de la corruption, des plaisirs. La théologie est le centre de toutes les vérités, pascal, 2* Conv. Pour trouver sur la terre le centre et le point de la félicité humaine, bouro. Avent, Nat. de J. C. 2*2. Vous êtes le centre de toutes les conduites et la cause de toutes les santés, sév. 689. S'il arrivait que cette nation devint le centre des négociations de l'Europe, montesq. Esp. xix, 27. Christine se retira à Rome, où elle passa le reste de ses jours dans le centre des arts, volt. Charles XII, t . Les mêmes défauts qui dans les autres sont lourds et insupportables, sont chez nous comme dans leur centre : ils ne pèsent plus, on ne les sent pas, la brut. ni. Vous, madame, qui vivez dans le centre des plaisirs et des grandes affaires, volt. Lett. Urne du Deffand, 28 nov. <775. Si l'amiral Vornon, qui avait assiégé Carthagène sur la mer opposée, eût réussi, il pouvait donner la main au Commodore Anson; l'isthme de Panama était pris à droite et à gauche par les Anglais, et le centre de la domination espagnole perdu, m. louis XV, 27. Je vois que, dans toutes les affaires, il y a un centre, un point principal contre lequel toutes les chicanes doivent échouer, id. Lett. Delisle, 25 mars 4775. || En théologie catholique, le siège de Rome est le centre de l'unité de l'Eglise. || 4" Dans le langage de nos assemblées délibérantes, le centre, les députés ministériels qui occupaient sur les gradins de l'hémicycle les places en face du président, entre les partis extrêmes qui s'asseyaient vers la gauche ou vers la droite. Centre droit, centre gauche, la partie du centre qui inclinait vers les opinions de la droite ou de la gauche, et qui s'en rapprochait par la place qu'elle occupait. || 5° Terme militaire. Le centre d'une armée , par opposition aux ailes. Les officiers se placèrent au centre du carré. Le drapeau est au centre du bataillon. || Le centre, les compagnies d'un bataillon qui ne sont pas compagnies d'élite et qui sont placées entre les grenadiers et les voltigeurs. || 6" Point d'où émane une force , où s'exerce une action. Centre d'activité. Centre d'attraction, de chaleur. 1 1 Lieu où s'opère une concentration, un développement considérable d'actions sociales. Centre politique. Centre intellectuel. Centre industriel. Centre de production, de consommation. Les grands centres, les grandes villes. || 7° En physique, centre de gravité, le point d'un corps par lequel passe constamment la résultante des forces parallèles de la gravitation , dans les diverses positions qu'on lui fait prendre successivement par rapport à la direction de ces forces. || Centre d'inertie ou de masse, point central d'un corps ou d'un assemblage de corps à mettre en mouvement par une force artificielle. || Centre dynamique ou de mouvement, point central et symétrique d'un mobile, qui coïncide avec le centre d'inertie; l'un et l'autre se confondent avec le centre de gravité. || Centre d'oscillation, point particulier dans un pendule composé qui se meut précisément avec la même vitesse que s'il était luimême l'extrémité d'un pendule simple; la partie du pendule composé qui donne des oscillations moyennes entre celles des parties les plus rapprochées et celles des plus éloignées de l'axe oscillatoire. Il est situé au-dessous du centre de gravité. || Centre optique, point situé dans l'intérieur d'une lentille et sur l'axe principal, qui jouit de la propriété de laisser suivre, lors de leur sortie de la lentille, aux rayons lumineux qui la traversent, leur direction primitive ou une direction parallèle. || 8° En mécanique, centre de poussée, centre de gravité de la masse fluide déplacée par un corp» solide plongé dans son intérieur. || Centre Je pression, point de la paroi latérale des vases qui supporte la pression moyenne du liquide qui les remplit. || 9° En anatomie, centre nerveux, endroit d'où plusieurs nerfs tirent leur origine. Le cerveau, la moelle épinière , les ganglions sont des centres nerveux. || Centre épigastrique , ganglions et plexus nerveux situés à l'épigastre. il Centre phrénique ou centre aponévrotique du diaphragme, ou centre ovale, l'aponévrose forte qui occupe la partie postérieure et moyenne du diaphragme. || 10" Terme de marine. Centre de voilure, point de la voile où se réunit l'action du vent. || 11° Terme de fortification. Centre d'un bastion, point où se rencontrent les deux demi -gorges.

— ÊTYM. Provenç. centre; espagn. et ital. centra; du latin centrum, du grec xévTpov, de xevteïv , piquer à cause de la pointe du compas piquée au point autour duquel le centre est décrit-

f CENTRÉ, EE (san-tré, trée), ad). Terme de physique. Lentille centrée, lentille dont l'axe est perpendiculaire au plan du contour extérieur.

t CENTRER (san-tré) , v. a. Terme d'arts et métiers. Ramener au centre.

— Etym. Centre.

t CENTREUR (san-treur), s. m. Pièce du rnoul» à chandelles qui tient la mèche au centre.

— ÊTYM. Centrer.

t CENTRIER (san-tri-é), s. m. Se dit, dans un langage très-familier et par dénigrement, des députés qui siègent au centre de la chambre et votent avec les ministres.

CENTRIFUGE (san-tri-fu-j'), adj. Terme de physique. Qui tend à éloigner d'un centre. Force centrifuge, celle qui fait qu'un corps mû rapidement en rond tend à s'échapper. Dieu a donné à la matière brute la force centrifuge, volt. Dial. 25. || Terme de botanique. Inflorescence centrifuge, disposition pnr laquelle les pétales s'éloignent du centre. L'évolution florale des dorsténies est centrifuge.

— ÊTYM. Latin fictif cenlrifugus, de centrum, centre, et fugere, fuir (voy. fuir).

t CENTRINE (san-tri-n'), s. f. Nom d'un squale.

CENTRIPÈTE (san-tri-pè-f), adj. Terme de physique. Oui tend à rapprocher d'un centre. C'est la force centripète qui ramène vers la terre les corps qui tombent; c'est elle aussi qui fait graviter la lune sur la terre, la terre sur le soleil. Dieu a il à la matière brute la force centripète, volt. Vial. !». || Terme de botanique. Inflorescence centripète, disposition par laquelle les pétales se rapprochent du centre. Une évolution simple, ni centripète ni centrifuge.

— ETYM. Latin fictif centripeta, de centrum, centre, et petere, gagner, tendre à (voy. pétition).

t CENTR1PÉTENCE (san-tri-pé-tan-s'), s. f. Terme de physique. Tendance à se porter vers un centre.

— ÊTYM. Centripète.

t CENTRISQUE (san-tri-sk'), *. m. Nom d'un poisson, le centrisque cuirassé (cenlriscus scutatus).

— ETYM. KevTploxo; , diminutif de xÉVTpov , pointe.

tCENTRORARIQCE (san-tro-ba-ri-k'), adj. Terme de physique. Qui dépend du centre de gravité. Méthode centrobarique , méthode pour déterminer le volume des solides de révolution par le mouvement des centres de gravité.

— ÉTYM. Centre, et Bàpo;, pesanteur.

f CENTRODONTE (san-tro-don-f), adj. Terme de zoologie. Qui a les dents pointues.

— ÊTYM. KéVrpov, piquant, et ôôoùç, ooovto;, dent.

t CENTROGASTRE(san-tro-ga-str'), s. m. Terme de zoologie. Nom d'un poisson (centrogaster).

— ÉTYM. Kevxpov, piquant, et ytKrriip, ventre.

t CENTROLOPHE (san-tro-lo-f), s. m. Terme da zoologie. Nom d'un poisson (centrolophus).

— ÊTYM. KévTpov, piquant, et Xôço;, aigrette.

t CENTRONOTE (san-tro-no-f), s. m. Terme de zoologie. Nom d'une famille de poissons dont le dos est garni de piquants.

— ÊTYM. Ksvvpov, piquant, etvûto:, dos.

t CENTROPODE (san-tro-po-d') , s. m. Terme de zoologie. Nom d'un poisson (centropodus).

— ÊTYM. KtvTpov, piquant, et itoû;, nageoire pectorale.

t CENTROPOME (san-tro-po-m'), *. m. Nom d'un poisson (centropomus).

— ÊTYM. KéVrpov, piquant, et jtûu.a, opercule (des branchies).

t CENTROSCOPIE (san-tro-sko-pie), s. f. Partie de la géométrie qui traite du centre des grandeurs.

— ÊTYM. KéVrpov, centre (voy. centre), et o-xoiteîv, considérer.

t CENTROSCOPIQUE (san-tro-sko-pi-k') , adj. Qui a rapport à la centroscopie.

CENT-SUISSES (san-sui-s'), s. m. plur. Les centsuisses, corps de cent Suisses qui faisait partie de la garde royale. || Un cent-suisse, un soldat de ce corps.

— ÊTYM. Cent, et Suisse.

CENTUMVIR (san-tom'-vir), s. m. Dans l'ancienne Rome, le tribunal des centumvirs, tribunal composé de cent membres qui jugeait les questions d'état, de propriété, de succession.

— ÊTYM. Centumvir, de centum, cent, et vir, homme (voy. viril).

CENTUMVIRAL, ALE (san-tom'-vi-ral, ra-1'), adj. Relatif aux centumvirs, qui est du ressort des centumvirs.

—ÉTYM. Cenlumviralis , de centumvir.

CENTUMVIRAT(san-tom'-vi-raj, t. m. Dignité de centumvir.

CEP

CENTUPLE (san-tu-pl').|| i'Adj. Qui vaut cent fois autant. Mille est un nombre centuple dedix. ||2°S.m. Dieu qui rend le centuple aux bonnes actions, corn. l'oly. v, 2. Les dons de Cérès payaient Mélésichton aucentupledugrainsemé,FÊN. xix, i 08. C'est un bien qui rapporte ici-bas même au centuple, mass. Car. Aum. Ils n'ont rien fait pour Dieu que je ne l'aie fait au centuple pour le monde, mass. Avent, il. dupéch. Les marchandises qu'on en rapportait se vendaient à Rome le centuple, montesq. Esp.xxi, 16. Et pourquoi faudrait-il renoncer au monde, si c'était là le centuple que Jésus-Christ nous eût promis? boubd. Pensées, t. n, p. 36 1. Un peu de lecture jetait dans son esprit des germes de pensées que la méditation faisait ensuite éclore et qui rapportaient au centuple, fonten. Renau.

— ÉTYM. Centuplus,de centum, cent.

CENTUPLÉ, ËE (san-tu-plé, plée), part, passé.

Une fortune centuplée par d'heureuses opérations à la Bourse

CENTUPLER (san-tu-plé), v. a. Rendre cent fois aussi grand; multiplier par cent. || Se centupler, v. rift. Devenir centuple. Cette somme s'est centuplée par l'intérêt composé.

— ÉTYM. Centuplicare , de centuplez, centuplicis, centuple.

CENTURIATEUR (san-tu-ri-a-teur), s. m. Celui qui compose des centuries. Point ne sauriez, beau centuriateur, Quoi que fassiez , désormais assez dire De son esprit, son courage et son cœur, chaulieu, Réponse de Saint-Maur, t. H, p 180. || Centuriateurs, nom donné à quatre théologiens protestants de Magdebourg, qui ont divisé l'histoire de l'Église en centuries.

— ÉTYM. Centurie.

CENTURIE (san-tu-rie) , f. f. || 1° Dans l'ancienne Rome, centaine de citoyens. Le peuple romain fut distribué par centuries . || L'une des divisions politiques dii peuple romain. || 2° Centuries de Nostradamus, prédictions rangées par centaines de quatrains ou de sixains, et aussi chacun de ces quatrains ou sixains. De cettui preux qu'a prédit et chanté Nostradamus dans une centurie, Jà pour le los ne peut la llatterie Aller si loin qu'a fait la vérité, chaulieu, Réponse de St-Maur, t. il, p. 4 80. Chez un chanoine de St-Maur Est une vieille centurie, Qu'il tira jadis du trésor De l'église Ste-Marie, Où le grand Nostradamus dort, id. Épît. en vieux langage au nom de il. le due, t. n, p. 218. || Titre donné à des annales rédigées par siècle.

— HIST. xvi" s. Ils montraient des centuries de Nostradamus et autres prédictions, d'aubig. Ilist.

Il, 230.

— ÉTYM. Centuria, pour centum uria, de centum, cent, et uria, né de la contraction de la finale «m avec vir, homme. Cette étymologie, qui est établie par le sens, centuria, centaine d'hommes, decuria, dizaine d'hommes, l'est encore par ce qui paraît d'abord s'y opposer, à savoir un des sens de centurie, qui est contenance de deux cents jugères; le fait est que le nom de ces centuries territoriales vint de ce que, sur les terres prises aux ennemis, on faisait un lot de deux jugères pour cent hommes.

f CENTURIES (san-tu-ri-é), adj. plur. m. Terme d'histoire romaine. Comices centuries, comices assemblés par centuries.

— HIST. xvi* s. Alléguant que les lois romaines ne permettoient point les resolutions de guerre, sinon par les grands estats qu'ils apeloient comices centuries, d'aob. Hist. n, 262.

— ÉTYM. Centuriatus, de centuria, centurie. CENTURION (san-tu-ri-on),s. m. Celui qui commandait cent hommes dans la milice romaine.

— HIST. xii* s. E après, Judas establi conestables sor le pople e tribuns e centurions, Macliab. I, 3. || xm's. Le centurion, c'est à dire le centenier qui est seigneur de cent hommes, j. de meung, Végèce, i, 25. || xv* s. Vallet, va quérir en message Centurion au fier courage, La passion de JV. S. J. C.

— ÉTYM. Centurio (voy. centurie).

CEP (se; le p ne se fait point sentir: un se de vigne; le p se lie : un sè-p et son échalas; au pluriel l's se lie et le p ne se fait pas entendre : des sè-z et leurs échalas; ceps rime avec français, succès. Quelques-uns font entendre le p quand cep est final: le vent a cassé ce cep; ils prononcent sèp'; cela est moins bon; d'après Bèze, au xvi' siècle, le p se prononçait au singulier et non au pluriel) , s. m. || 1° Piedde vigne. Nous sommes ici-bas comme des branches séparées de leur cep, mass. Carême, Mort. Les champs de Rome ont payé mes exploits, Et j'en rapporte un cep de vigne, bérang. Brennus. Il nous

CEP

ferait chanter la gloire D'un sol fertile en joyeux ceps, Et l'empereur dont la mémoire Reste en honneur chez les Français , m. Agent provocateur. || Cep de vigne, insigne des centurions. || 2° Partie qui porte le soc de la charrue. || 3" Terme de marine. Cep de l'ancre, le jas. ||4° Au plur. Lien ou espèce de chaîne. [Toi] qui naguère sauvas Manassé notre roi Des ceps de Babylone, garnier, les Juives, il. Tire ses pieds des ceps, et clément le délivre, id. ib. v. || Vieux en ce sens.

— REM. Quelques personnes font cep du féminin; c'est une faute. Mais on le trouve de ce genre dans Palissy sous la forme de seppe, et en espagnol sous celle de cepo.

— HIST. xin* s. Se H crieurs mesprent es choses de leur mestier , le prevost des marchanz le fet mètre el cep tant qu'il oit le meffet bien espeni, Liv. des met. 27. El bois n'avoit sente ne triege Où il n'eûst cepel ou piège, Ren. 8602. ||xv"s. Quand un Allemand tient un prisonnier, il le met en ceps et en fers, ni il n'en a nulle pitié , froiss. n, n, 209. Lequel exposant apperceut deux charues demeurées aux champs, des quelles charues il arracha, print et emporta les ceps [soc], du cange, cippus. || xvi* s. Je suis, dit-il, la vigne, vous estes les ceps, et mon père est le vigneron; comme le cep ne peut porter fruict de soy, sinon qu'il demeure en la vigne.... non plus que fait un cep arraché de terre, et privé de toute humeur, calv. Inslit. 217. Les buscherons, en couppant leurs taillis, laissoient la seppe ou tronc qui demeuroit en terre tout fendu , brisé, et esclatté, palissy, 25. Des paux [pieux] pour soustenir les seps de vignes, id. 26. Philippus souloit appeler la ville et le chasteau de Corinthe, les ceps et les fers de la Grèce, amyot, Aratus, 19. Si hors du cep où 'je suis arresté, Cep où l'amour de ses flesches m'encloue, rons. 113. Les sièges sont de tuf, et autour de la pierre Comme un passement verd court un sep de lierre, m. 742.

— ÉTYM. Berry, cep prononcé ce; provenç. cep; espagn. etportug. cepa; ital. ceppo; dulatin cippus, palissade , tronc d'arbre. Ce mot est dans le celtique : gaél. ceap. tronc; kymri, kyf; bas-bret. kef.

fCÉPACÉ, ÉE (sé-pa-sé, sée), adj. Terme de botanique. Qui a rapport à l'oignon.

— ÉTYM. Ceepa, oignon.

f CÉPAGE (sé-pa-j'), s. m. Plant ou variété quelconque de vigne cultivée. Un bon, un mauvais cépage. Les cépages de la Bourgogne. Cépage rouge, blanc.

— HIST. xvi' s. Voyez quand le soleil sur nos testes remonte Et que tout le pais de verdure est couvert, Si la vigne n'a rien où son pampre elle monte Pour dessus appuier son beau cépage vert, Ni du jardin ni d'elle on ne fait point de conte, Et son ombre et son fruit toute sa grâce perd, baîf, Œ vres, p. «2, dans lacurnb.

— ÉTYM. Cep.

CËPE (sè-p') ou CEPS (sèps') , s. m. Terme de botanique. Sorte de champignon bon à manger (bolttus edulis, Bulliard).

— ÉTYM. Ce mot est probablement le même que cep, à cause delà comparaison de ce champignon avec un tronc.

f CÉPEAU (sé-pê) , s. m. Sorte de billot dont on se servait dans la fabrication des monnaies.

— ÉTYM. Cep.

CÉPÉE (sé-pée), s. f. || 1° Touffe de bois sortant d'une même souche. || 2° Terme de chasse. Bois d'un an ou deux.

— ÉTYM. Cep.

CEPENDANT (se-pan-dan). || i'Adv. Pendant cela, pendant ce temps-là, au moment même. Sur cela il alla chercher ses livres, et je dis cependant à mon ami: y en a-t-il quelque autre qui parle comme lui? pasc. Prov. i. Allez, et cependant aux pieds de nos autels J'irai rendre pour vous grâces aux immortels, corn, ttor.i, 4. Rodrigue, cependant il faut prendre les armes, id. Cid, v, 8. Je m'en vais voir ce qu'elle me dira, cependant promenez- vous ici , mol. Princ. d'Élide, m, 2. Il cache un temps sa passion à l'objet aimé et cependant lui fait plusieurs visites, id. Précieuses, 6. Vous reviendrez bientôt, je fais voeu cependant De dormir en vous attendant, la font. Fabl. vu, 12. Le premier jour de juin on continua les travaux à la sape, l'artillerie ruinant cependant les défenses des assiégés, rac. Siège de Namur. Que faisaient cependant nos braves janissaires? id. Baj. I, i. Vous cependant allez Disposer promptement vos amis assemblés, iD.tb. iv, 6. Vous, cependant ici veillez pour mon repos , id. Mithr. il, 6. || 2° Coiy'onctton qui, par une transition à peine sensible, au lieu de pendant ce temps,

CEP

prend un sens adversatif et est synonyme de néanmoins, pourtant, toutefois. Quelqu'un aurait-il jamais cru Qu'un lion d'un rat eût affaire ? Cependant il avint.... la font. fabl. n, il. Si vous fussiez tombé, l'on s'en fût pris à moi, Cependant c'était votre faute, id. ib. v, M. Je crains Dieu, cher Abner, et n'ai point d'autre crainte; Cependant je rends grâce au zèle officieux Qui sur tous mes périls vous fait ouvrir les yeux, bac. Ath. l, 1.113° Cependant que, con;'oncI.Pendantque.Salumière [du soleil] pâlit, sa couronne se cache; Aussi n'en veut-il pas, cependant qu'on attache X celui [Jésus] qui l'a fait des épines au front, malh. i, 4. Cependant que Félix donne ordre au sacrifice, cobn. Poly. n, l. En sorte que le sien passe ici pour mon frère, Cependant que de l'autre il croit être le père, ro. lier, il, l. Cependant qu'insensible à ce qu'elle a d'appas, id. Sert.i, 1. Cependant que chacune après cette tempête Songe à cacher aux yeux la honte de sa tête.... mol. L'Étour. v, 14. Cependant que mon front au Caucase pareil Brave l'effort de la tempête, la font. Fabl. i, 22. Cependant qu'ils sont en danger, id. ib. n, 13. || Cependant que ne se dit plus qu'en poésie. En prose on dit pendant que.

— SYN. CEPENDANT, POURTANT, NÉANMOINS, TOU- TEFOIS. Êtymologiquement, cependant est pendant cela; pourtant est pour une si grande chose; néanmoins est nullement moins; et toutefois est parmi toutes les fois. Il a bon visage, cependant il est malade; pourtant il est malade; néanmoins il est malade; toutefois il est malade. L'interprétation étymologique est : l" Bien que cela existe, il est malade; 2» Pour bon que soit le visage, il est malade; 3" Cela n'empêche pas, il est malade; 4- En tout cas, vous direz ce que vous voudrez, il est malade. On a ici un exemple de synonymie complète dans le sens, bien que les idées qui entrent dans ces mots soient fort différentes. L'analyse des quatre mots est certaine , et malgré cela on ne voit pas de raison pour employer l'un plutôt que l'autre.

— HIST. xv* s. Ce pendant que ledit duc mist à venir, comm. m, 10. Et, en ce temps pendant, la fille s'accoucha, louis xi, Nouv. xiv. || xvi" s. Combien qu'ils ayent tousjours ce mot en la bouche, cependant neantmoins ils monstrent en quelle estime ils en ont l'usage, calvin, Instit. 186. En ce pendant arriva le seigneur de Langey vers le Roy, M. du bellay , 444. Cependant [en attendant la mort] s'empescher du pensement de chose si esloingnée, ce seroit folie, mont, i, 73. Bebius, cependant qu'il.... id. I, 74. Cependant que l'empereur sejournoit à Cologne, le pape recommença de plus belle à.... sleidan, 30.

— ÉTYM. Ce et pendant, mot à mot, cependant, cela étant pendant, en suspens.

f CÉPHALAIRE (se- fa-lê-r') , adj. Terme de minéralogie. De la grosseur de la tête.

CÉPHALALGIE (sé-fa-lal-jie), s. f. Terme de médecine. Douleur de tête.

— ÉTYM. KtipaXaXYta, de xeçaWi , tête (voy. cêphalique), et algie (voy. algie).

f CÉPHALALGIQUE (sé-fa-lal-ji-k'), adj. Quia rapport à la céphalalgie.

t CÉPHALANTHE (sé-fa-lan-f). || 1° Adj. Terme de botanique. Qui a les fleurs réunies en tête. || 2* S. m. Joli arbuste d'Amérique.

— ÉTYM. KtçaAïi, tête, et àvOoç, fleur.

t CÊPHALÉ, ÉE (sé-fa-lé, lée), adj. Terme de zoologie. Qui est muni d'une tête distincte et séparée.

— ÉTYM. KeçaXï), tête.

t CÉPHALÉE (sé-fa-lée) , s. f. Terme de médecine. Mal de tête violent et opiniâtre, quelquefois périodique.

— ÉTYM. KeçaMl, tête.

CÉPHALIQUE (sé-fa-li-k') , adj. Terme de médecine. De la tête, propre à la tête. || Remèdes céphaliques, remèdes qui sont propres à guérir les maladies de la tête regardées comme nerveuses : ce sont des antispasmodiques. || Terme d'anatomie. Veine céphalique, et, substantivement, la céphalique, une des veines du bras, ainsi nommée parce qu'on croyait que la saignée, pratiquée à cette veine, agissait sur la tête. || Terme de zoologie. Charnière céphalique, charnière d'une coquille bivalve, qui est située à l'extrémité où se trouve la tête de l'animal.

— HIST. xvi" s. Es affections internes de l'œil faut ouvrir la veine céphalique, paré, iv. 6. Après on y doit mettre dessus des pouldres cephaliques, comme racines d'iris de Florence.... id. vm, 4. [Préparations] cephaliques ou capitales, c'est à dire de la teste, id. xxv, 6.

— ÉTYM. KtçaXixiç, de xtja).J|, tête. Le radical

CER

cm

CER

du mot grec xe? est le même que celui du mot latin caput (voy. chef).

f CÉPHALOBRANCHE (sé-fa-lo-bran-ch') , s. m. Terme de zoologie. Nom de vers dont les branchies sont à la partie antérieure du corps.

— ÊTYM. KeqwXr), tiMe, et branchies.

f CÊPHALOGR A PHIE (se - fa - lo - gra - fie) , ». f. Description anatomique de la tête.

— ÊTYM. KewxXri, tête, ei ffàyii'i , décrire.

t CÉPHALOIDE (sé-fa-lo-i-de), adj. Terme didactique. Oui est en forme de tête.

— ÊTYM. KeçaXri, tête, et eîSo;, forme (voy. idék).

f CÊPHALOMANCIE (sé-fa-lo-man-sie) , s. f. Divination au moyen de la tête d'un âne posée sur un brasier.

— ÊTYM. KeçaX^, tête, et mancie (voy. mancie suffixe).

t CÉPHALOMÈTRE (sé-fa-lo-mè-tr'), s. m. Instrument employé pour mesurer les diamètres de la tête de l'enfant nouveau-né.

— ÊTYM. KeçaXr|, tête, et mètre.

t CÉPHALOMÉTRIE (sé-fa-lo-mé-trie), ». f. Emploi du céphalomètie. || Mesure des dimensions de la tête dans l'étude des races humaines.

— ÊTYM. Céphalomètre.

t CÉPHALO-PHARYNGIEN, IENNE (sé-fa-lo-farin-jiin, jiè-n'), adj. Terme d'auatomie. Qui lient à la tête et au pharynx. Muscle céphalo-pharyngien.

— ÊTYM. KeçaXri, tête, ei pharyngien.

t CÉPHALOPHORE (sé-fa lo-fo-r') , adj. Terme de botanique. Qui porte une fleur en forme de tête.

— ÊTYM. KeçoXï), tête, et çopoç, qui porte.

t CÉPHALOPODE (sé-fa-lo-po-d'), t. m. Terme de zoologie. Ordre de la classe des mollusques contenant des animaux dont les tentacules, servant à la préhension, mais nonà la locomotion, s'insèrent sur la tête autour de la bouche.

— ÊTYM. KeioXïi, tête, et itoû;, pied (voy. pied); la dénomination est inexacte, puisque ces tentacules sont non pas des pieds, mais des mains; ces mollusques seraient mieux nommés céphalochires.

+ CÊPHALOPTËRE (sé-fa-lo-ptê-r") , adj. Terme de zoologie. Oui porte a la têle une houppe de plumes semblable à une aile.

— ÊTYM. Ke<paXi^, tête, et 7CTepov, aile.

t CÊPHALOSCOPIE (sé-fa-lo-sko-pie), s. f. Examen, d'après le système de Gall, de la tête pour en déduire l'état des facultés intellectuelles.

— ÊTYM. KeçaXVi, tête, et axorceîv, examiner. CÉPHALOSOME (sé-fa-lo-so-m') , adj. Terme de

zoologie. Se dit des poissons ayant le corps gros à la partie antérieure.

— ÊTYM. KeçoXti, tête, et<rûu,a, corps.

f CÉPHALOTE (sé-fa-lo-f), adj. Terme de zoologie. Qui a une grosse tète. || S. m. Nom de familles de poissons, de chauves-souris, de coléoptères.

— ÊTYM. KeçocXujtoî, qui a une grosse tête.

t CÊPHALOTHÈQUE (sé-fa-lo-tè-k') , s. f. Terme de zoologie. Enveloppe de la tête des chrysalides.

— ÊTYM. KeçotXri, tête, et 6ï)xïi, loge.

t CÉPHALOTHORAX (sé-fa-lo-to-raks), s. m. Terme de zoologie. La tête et le thorax des arachnides et autres insectes.

— ÊTYM. KeçaXir), tête, et thorax.

f CÉPHALOTOME (s4-fa-lo-to-m*), s. m. Terme de chirurgie. Instrument servant à pratiquer la céphalotomie.

tCÉPHALOTOMIE(sé-fa-lo-to-mie), s. f. Terme de chirurgie. Opération qui consiste à morceler la tête du fœtus mort , et à laquelle on a recours quand elle ne peut traverser le bassin.

— ÊTYM. KeçaXi), tête, et to|ii)|, section.

t CÉPHALOTR1BE (sé-fa-lo-tri-b') , s. m. Terme de chirurgie. Instrument propre à broyer la tête du fœtus mort quand elle ne peut franchir le détroit.

— ÊTYM. KtçaX^i, tête, et Tpiëeiv, broyer. CÉPHÉE (sé-fée), t. m. Terme d'astronomie.

Constellation de l'hémisphère septentrional.

— ÊTYM. Kriçeùç, nom d'un héros mythologique. + CEPS (s'ps'). s. m. Voy. cèpe.

t CÉRACÉ, ÉE (sé-ra-sé, sée), adj. Terme didactique. Qui a l'apparence ou la consistance de la cire.

— ÊTYM. Cera, cire (voy. cire).

t CÊRACÊE (sé-ra-sée) , ». f. Nom, en Suisse, d'une sorte de laitage. La Fanchon me servit de la céracée, 1.1. rouss. Hél. vi, 40. La véritable orthographe est sébacée (voy. ce mot).

t CÉRAME (sé-ra-m'), ». f. Terme d'archéologie. Nom de vases en terre cuite dont les Grecs se servaient.

— ÊTYM. lUpoqiot, argile et vase en argile.

t CÉRAM1E (sé-ra-mie), ». f. Plante très-petite

et élégante qui a la forme d'arbuste et croit dans l'Océan.

t CÉRAMIQUE (sé-ra-mi-k'). || 1» Adj. Qui concerne l'art du potier. Les arts céramiques, les arts qui ont pour objet la fabrication de la faïence, de la porcelaine, etc. || 2° S. f. Céramique, l'art du potier. || 3° S. m. Quartier dans l'ancienne Athènes.

— ÊTYM. Voy. CERAME.

t CÉRAMOGRAPHIE(sé-ra-mo-gra-fie), s. (. Description des vases antiques.

— ÊTYM. Kspetp.o;, vase en terre, et -ypâçeiv, décrire.

t CÊRAMOGRAPHIQUE (sé-ra-mo-gra-fi-k'), adj. Qui a rapport à la céramographie.

t CÉRASINE (sé-ra-zi-n') , *. /. Mucilage de la gomme du cerisier.

— ÊTYM. Cerasus (voy. cerise).

CÉRASTE (sé-ra-sf), t. m. Terme d'histoire naturelle. Vipère d'Egypte très-venimeuse, qui a sur la tête deux érninences en forme de cornes.

— HIST. xvi* s. Pour tout ce jour d'huy seront en seureté de ma salive, aspicz, cérastes, crocodiles, rab. Pant. iv, 74.

— ÊTYM. KepâaTTiç, de xépaç, corne, de même radical que le latin cornu (voy. corne).

CÊRAT (sé-ra; le ( ne se lie pas), s. m. Terme de pharmacie. Médicament externe plus ou moins mou qui a pour base la cire et l'huile.

— SYN. cérat, pommade. Les cérats diffèrent des pommades en ce que celles-ci contiennent des graisses et des onguents et quo ceux-là contiennent de la cire.

— HIST. xvi* s. On peut aussi user d'emplastres, onguens, cerots et linimens, paré, xxi, 20. Onguens, linimens,cerats, fards, id. ni, 637.

— ÊTYM. Ceratum, de xï)pa>Tèv, de xripèç, cire (voy. ce mot).

tCÉRATINE (sé-ra-ti-n') , adj. f. Terme de scolastique. Question cératine, question captieuse, espèce de sophisme.

— ÊTYM. Képaç, corne : question dressée comme une corne. On appelait et on appelle encore le dilemme un argument cornu.

fCÉRATION (sé-ra-sion), ». f. Terme de chimie ancienne. Opération qui rend une matière propre à se dissoudre ou à se fondre, afin qu'elle puisse pénétrer plus aisément les corps solides.

— ÊTYM. Cera, cire.

t CÊRATOCARPE (sé-ra-to-car-p') , adj. Terme de botanique. Qui a un fruit en forme de corne.

— ÊTYM. Képoç, corne, et xap7to;, fruit.

t CÉRATOCÈLE (sé-ra-to-sè-1') , s. f. Voy. kéka-

TOCÈLE.

t CÉRATOGLOSSE (sé-ra-to-glo-s'), adj. Terme d'anatomie. Qui a rapport à la corne de l'os hyoïde et à la langue. Le muscle cératoglosse , ou, substantivement, le cératoglosse.

— ÊTYM. Kcpai;, corne, et YXwaaa, langue.

t CÉRATOÏDE (sé-ra-to-i-d') , adj. Qui a la forme d'une corne.

— ÊTYM. Képaç, xépatoç, corne (voy. corne), et eïSoç, forme (voy. idée).

+ CÉRATOLITHE (sé-ra-to-li-f), s. f. Terme de géologie. Corne pétrifiée.

— ÊTYM. Képaç, xépaTOC, corne, et XiOoç, pierre. fCÉRATOPETALE (se- ra-to-pé-ta-1') , adj. Terme

de botanique. Dont les pétales ont la forme de cornes.

— ÊTYM. Képa?, xépaTOÇ; corne, et pétale. CÉRATOTHEQUE (sé-ra-to-tè-k'), ». f. Enveloppe des antennes des chrysalides.

— ÊTYM. Ktpaç, corne, antenne, et 6rjx>), loge.

f CËRAUNIE (sé-rô-nie), s. f. || 1° Genre de gemmes que les anciens disaient semblables à des haches (peut-être les haches en pierre des temps anté-historiques). On trouve aussi céraunite. || 2° Synonyme de pierre météorique.

— ÊTYM. Ceraunia, sous-entendu gemma, pierre de foudre, de xepauvèç, foudre.

fCÉRAUNlON (sé-rô-ni-on), ». m. Terme de paléographie. Sigle qui, ayant la forme d'une flèche renversée, servait à noter les vers improuvés.

— ÊTYM. Kepauvoç, la foudre, à cause de la forme de ce signe.

t CÉRAUNITE ( sé-rô-ni-t' ), s. f. Voy. céraunie.

f CÉRAUNOMËTRE (sé-rô-no-mè-tr'), ». m.

Terme de physique. Instrument propre a mesurer la foudre.

— ÊTYM. Kepauviî, foudre, et mètre.

t CÉRAUNOSCOPIE (sé-rô-no-sko-pie) , s. f. L'art prétendu de faire servir les phénomènes de la foudre à la divination

— ÊTYM. Kepauvo;, foudre, et axoxttv , examiner.

CERBÈRE (sèr-bê-r'), t. m. || 1° Chien à trois têtes qui, selon la mythologie, gardait la porte des enfers. || 2' Fig. et familièrement, un portier brutal, un gardien sévère, intraitable Que ce chat

exterminateur, Vrai cerbère, était craint une lieua à la ronde, la font. Fabl. m, 18. ]| 3" Terme d'astronomie. Petite constellation boréale, placée près de la constellation d'Hercule. || 4° Terme d'ancienne chimie. Le salpêtre.

— ÊTYM. Képgepoç; la mythologie comparée en rapproche le sanscrit karbura, karbara, bigarré, qui parait être le nom d'un des deux chiens infernaux chez les Indiens.

fCKRCAlRE (sfcr-kè-r'), ». m. Terme de zoologie. Sorte d'animal infusoire à queue.

— ÊTYM. Képxoî, queue.

t CERCE (ser-s') , ». f. Feuille de bois large et mince pourmonter les cribles et les tamis. || Menuiserie qui entoure les meules d'un moulin. || Ustensile d'encastage pour les poteries.

— HIST. xiir s. Li cerches [le cercle du haume] n'iere pas mauves, Blancandin, f" '■><>, dans lacurne. Nus mestres du mestier desus dit ne puet faire nul escrin au dit mestier, puis qu'il passe six deniers, qu'il n'i mete cerche [cercle] entour, s'il n'est de cuir de vache, Liv. des met. (85.

— ÊTYM. Autre forme de cercle.

CERCEAU (sèr-sô) , ». m. || 1° Se dit de diverses choses courbées en arc, en cercle, et spécialement des cercles de fer ou de bois des tonneaux, de ces cercles de bois légers que les enfants font rouler à l'aide d'un petit bâton, des bois courbés pour soutenir une toile sur une voiture, une barque, ou pour former le cintre d'un cabinet de verdure, et aussi des espèces de cercles que portent les femmes pour arrondir leurs jupons, etc. Mettre des cerceaux à une cuve. Jouer au cerceau. Et, par plaisir, la tiare essayant.... Passa dedans ainsi qu'en un cerceau, la font. Fabl. vi, 6. De longs détours marqueraient le projet [de les entourer] assez têt à des ennemis bien postés, et qui, pour ainsi dire, n'auraient qu'à se retourner dans leur cerceau pour faire à temps face partout, st-sim. 209, 72. 11 nous semble qu'elle [l'image de l'éternité chez les anciens, le Léthé] tue l'imagination, en la forçant de tourner dans ce cerceau redoutable, chateaub. Génie, il, v, (5. [Il] Vole au vallon , courbe un myrte en cerceau , Pour ombrager ton enfant qui sommeille, lamart. Harold, 27. || Familièrement. Il a le dos fait comme un cerceau, en cerceau, il est tout voûté. On dit aussi : des jambes en cerceau. || 2" Terme de chasse. Sorte de filet d'oiseleur. Prendre des oiseaux au cerceau. || 3° En fauconnerie, nom des plumes du bout de l'aile d'un oiseau de proie. || 4° Sorte de bâti fait avec des bouts de cercle pour soutenir les couvertures, quand un blessé n'en peut supporter le poids. || 5° Cercle garni de crochets auxquels le cirier suspend les bougies. || Sorte de bâti en bois pour porter des seaui d'eau. || 6* Cerceau brisé, ancien pas de contredanse qui consistait à changer de place, sans lâcher la main de sa dame, avec les figurants de droite ou de gauche ou avec les vis-à-vis. Dans le premier cas c'était un quart de cerceau, dans le second un demi-cerceau. Ce terme n'est plus en usage. On dit plutôt demi-queue de chat.

— HIST. xii* s. Il i ont mis du feu tout rasé [ras] un tonnel; Les douves sont emprises, si rompent li cercel, Sax. ix. || xni* s. Cerciau ne doivent rien, se il n'i a cent ou plus, Liv. des met. 277. Ains ne porta corone d'or fin ne de melaus; De l'or saint Abraam li fu fais un cerchaus, Si li mist en son chiefli bons rois des ribaus, Ch. d'Ant. iv, 83. || xv* s. Chariot à cerceaulx [en parlant du char où fut porté le corps du feu roi] , Vigiles de Charles Y II, t. n, p. (7(, dans lacurnb. ||xvi* s. Droict au cerceau, dont la rondeur ... marot, iv, 83. En la façon qu'on void les ailes esbi anlées Des aigles en volant, qui depuis les cerceaux Se suivent près à près, à rangs tous inégaux, rons. 839.

— ÊTYM. Circellus, diminutif de cirais (voy. cirque). L'ancien français est cercels, cerceax au nominatif singulier; cercel au régime singulier; cercel au nominatif pluriel; cercels, cerceax au régime pluriel.

CERCELLE (sèr-sè-1'), ». f. Voy. sarcelle. t CERCHE (ser-ch'), s. f. Le même que cerce.

— ÊTYM. Autre forme de cercle.

f CERCLAGE (sèr-kla-j') , ». m. Action de cercler des tonneaux. || Bois de cerclage, bois propre à faire des cerceaux.

CERCLE (sèr-kT), ». m. || 1° Surface plane limitée

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