CT.O
et les closture», beaum. xxvii, 20. Feme qui tient meson en doaire, le [la] doit atenir de couverture et de closture soufisant, id. xiii. 7. Et de plaitoine [platane?] est la closure, D'un arbre cier, qui los tens dure, FI. et Bl. 4863. || xiv s. Nul ne les peult realement Séparer de ceste closture, Fors Dieu et vous, dame Nature, Valchim. à Hat. 594. Jà montoient il par dessus vos clostures, bercheure, f* 73, recto. || xv s. Et rompirent les clostures et postils, froiss. i, i, 34. || xvi* s. Là d'un costé auras la grand closture De saulx [saules] espez.... marot, i, 2(9. Tandis que j'estois par chemin, L'estat [des pensions] sans moy print sa closture, id. m, 5. Pour la closture entière des Vies de Pyrrhus et Marius, il reste de les comparer ensemble, amyot, Marius et Pyrrh. 4. L'on commenceoit desjà à fermer le camp de la closture de paliz, id. Sylla, 60. Et desquels la sépulture Presse sous mesme closture Le corps, la vie et le nom, rons. dans raynouard, clausura. Il y a nation où la closture des jardins et des champs qu'on veult conserver se faict d'un filet de coton, et se trouve bien plus seure et plus ferme que nos fossez et nos hayes, mont, m, 7.
— ÊTYM. Claustura, forme non latine tirée de claudere (voy. clore) sur le modèle de claustrum.
t CLÔTURER (klô-tu-ré), v. a. Arrêter un compte, un inventaire, un registre. Dans le style parlementaire, clôturer les débats, en prononcer la clôture.
— ÊTYM. Clôture.
t CLÔTURIER (klô-tu-rié), s. m. Vannier qui ne fait que de l'ouvrage battu.
— ÊTYM. Clôture.
CLOU (klou), s. m. || i- Sorte de petite cheville de fer ou d'autre métal, à pointe et à tête. Enfoncer des clous avec le marteau. Pendre quelque chose à un clou. Rabattre un clou. || On dit d'un bâtiment neuf ou de celui qui est en bon état, qu'il n'y manque pas un clou. || Fig. Il lui manque, il lui faut un clou , c'est-à-dire il est un peu fou : on sous-entend à son armet, employé jadis pour tête. || Planter son clou, s'établir à demeure quelque part. || Familièrement. Cela ne vaut pas un clou à soufflet, je n'en donnerais pas un clou à soufflet, c'est-à-dire cela n'a aucune valeur. Si l'on ignore ces choses, je ne donnerais pas un clou de tout l'esprit qu'on peut avoir, mol. Préc. ridic. 40. Mais à quoi les vœux d'un blaireau des Alpes peuvent-ils servir? Ceux de l'univers entier ne servent pas d'un clou à soufflet, volt. Lett. d'Argental, 24nov. 4774. || River un clou, rabattre avec le marteau la pointe qui dépasse l'épaisseur d'une planche; et fig. River à quelqu'un son clou, lui répliquer vertement. Vous avez fort bien fait de lui river son clou; C'est bien à faire à lui de vous appeler fou, regnard, Distrait, iv, 7. || Populairement. Mettre une chose au clou, renoncer à s'en servir, et aussi la mettre en gage. || Populairement. Compter les clous de la porte, rester à attendre à une porte. || Gras comme un cent de clous, se dit de quelqu'un fort maigre. || Cela ne tient ni à fer ni à clou, se dit d'une chose qui sert à meubler, mais qui n'est point scellée dans la muraille; et fig. Cela ne tient ni à fer ni à clou, se dit d'un travail sans solidité, d'une affaire qui n'est pas sérieusement conclue. Vous savez que notre cardinal l'est à fer et à clou, sév. 226. ||2" Terme de vétérinaire. Clou de rue, maladie locale qui survient chez les chevaux ou autres gros bestiaux, lorsqu'un clou ou tout autre corps étranger a pénétré dans la sole de corne, dans la sole charnue, et quelquefois jusqu'à l'os du pied. || 3° Terme de botanique. Bouton non développé des fleurs de certaines plantes : ainsi les clous de girofle sont les boutons du giroflier cueillis avant le développement des fleurs. || Absolument , clou se dit pour clou de girofle. Acheter de la muscade et du clou. || 4* Furoncle. Je suis fâché de votre clou et je vous en plains; mais, à ce que je puis juger, ce n'est rien au prix de celui que j'ai, voit. Lett. 4 05. Le roi eut un anthrax au cou qui ne parut d'abord qu'un clou, mais qui donna beaucoup d'inquiétude, st-sim. 38, 484. j| 6° Terme de médecine. Clou hystérique, douleur vive, boruée à un point très-circonscrit de la tête, et affectant les femmes sujettes aux accès hystériques. || 6° Amas de petites pierres dans une veine de charbon de terre. || Nœud dans la pierre ou le marbre. || Proverbe. Un clou chasse l'autre, c'est-à-dire un goût nouveau, une passion nouvelle fait oublierl'ancieiine; se dit aussi en parlant des personnes qui se succèdent ou se supplantent. Comme vous savez, madame, qu'un clou chasse l'autre, il a fallu que la passion que j'ai pour vous ait cédé à une nouvelle qui m'est survenue et qui, si elle n'est plus forte, est pour le moins à cette heure plus pressante, voit. Lett. 404.
CLO
CLU
cly
— HIST. xi' s. Cheent li clou [des escuz] , se peceient les boucles, Ch. de Roi. cclxi. || xu- s. X trois clos d'or [il] ferma [fixaj son gonfanon, Ronc. p. 7 1 . Isaias cumandad que l'um figes [figues] li portast, si en fist un emplastre, e fist là mètre sur un clou que li reis out ù il se duleit, Rois, 417. Et prent l'espieu à or resplendissant, X cinq clox d'or l'ensaigne bauliant, Raoul de C. 20. || xin's. Si [elle] saignoit com ce fust perceùre de clo, Berte, xxxn. Sa coroie, Dont li cloet [petits clous] sont délié, lien. 29826. Et par un ais cui ert fendue [où il y avait une fente], Vit la viele au clou pendue, t7j. (2260. Li clou furent d'or esmeré [purifié], Qui erent el tissu doré, la Rose, 1089. || xiv' s. Car tuit estoient mal traitié ; Boces avoient et grans clos Dont on moroit.... machault, p. 73. || xv* s. Le comte de Charolois, qui estoit jeune et vert, et dur malement à ployer, les [les villes de la Somme] eust pu tenir à fer et à doux, en non tost les restituant à la première demande, g. chastel. Chr. des ducs de Bourg, n, ch. 3). On le met à un sac à part, Et le laisse-on pendre au clou, coquill. Droits nouv. Il la tient à fer et à clou [il y tient beaucoup] , louis xi, JVou». xxn. La sentence définitive en est taillée de demourer pendue au clou, id. ib. xcn. || xvi* s. Dieu tient le clou du gouvernail, pour tourner leurs effors à exécuter ses jugemens, calv. Instit. 160. Les katholiques se plaignoient de ce que Montauban, Sancerre, etc. faisoient compter les doux de leurs portes aux garnisons qu'on leur envoyoit, d'aub. Hist. i, 261. Un clou repousse l'autre; en la mesme façon Tu auras vers pour vers et chanson pour chanson, bons. Élég. 33. Clou, nommé du vulgaire cor, est durillon qui vient aux jointures des orteils, pabê, v, 2). doux de girofle, m. vu, 13. Les vulgaires appellent les charbons clouds, parce que la matière d'iceux cause .douleur semblable comme si un cloud estoit fiché à la partie, id. xxiv, 36. Et pendant le procès les bons maris demourerent en la prison, attendans la sentence diffinitive qui, pour le nombre infini d'eulx, en est taillée de demourer pendue au clou, marg. Nouv. xcii. 11 sembloit que cette ordonnance, tant de fois réitérée, eut esté, comme l'on dit, fichée à doux de diamans, pasquier , Recherches , liv. m , p. 237 , dans lacubne.
— ÉTYM. Picard, cleu; bonrguig. clô; wallon, clâ; rouchi, clau; provenç. clau; espagn. clavo; portug. cravo; ital. chiavo; du latin clavus, de même radical que clavis (voy. clef).
t CLOUAGE (klou-a-j') , s. m. Action de clouer. || Répartition des clous sur un corps quelconque.
— ÉTYM. Clouer.
t CLOUCOURDE (klou-kour-d'), s. f. Autre nom de la coquelourde.
t CLOUDET (klou-dé), s. m. On des noms locaux du hibou.
CLOUÉ, ÉE (klou-é, ée), part, passé. Fixé avec des clous. Et que vous m'allez faire un second Ixion, Cloué là-bas sur sa roue, Pour avoir trop permis à son affection, malu. v, 8. || Par extension. Ce cavalier est cloué surson cheval, il s'y tient très-solidement. || Fig. Cloué à son bureau, y travaillant avec une extrême assiduité. Tous les jours, malgré moi, cloué sur un ouvrage, boil. Sat. n. Je l'ai vu cloué tout lejoursursa chaise, j. j. rouss. Ém.ui. || Terme de blason. Garni de clous d'un émail spécial.
t CLOUEMENT (klou-man), s. m. Action de clouer ; résultat de cette action. || Particulièrement, mise en croix du Christ.
— ÉTYM. Clouer.
CLOUER (klou-é), v. a. \\i' Fixer avec des clous. Clouer des lattes, des planches. || Par extension. Le trait perça son "bouclier et le lui cloua sur la poitrine. Il dit, et son épée, enfonçant la cuirasse, Le traverse et le cloue à cet infâme bois [un gibet qui était derrière], masson, Uelvét. m. || Enfermer avec des clous. X sa mort on le cloue dans une bière, J. i. bouss. Ém. I. || En termes de mer, clouer son pavillon, le fixer au mat du navire, de manière qu'il ne peut plus être amené : ce qui indique la détermination d'un équipage de ne pas se rendre. || 2° Fig. Fixer. Il saisit son adversaire et le cloua contre la muraille. Une maladie cruelle me cloue dans mon lit. Sans clouer de l'esprit à ses moindres propos, mol. F. sav. i, s. X moins que d'être cloué à Paris, rien n'eût pu m'empêcher d'aller aujourd'huià Poissy, voit. Lett. 104. Nous sommes cloués par la destinée chacun chez nous, volt. Lettres, Mme de Champbonin, 17 nov. 1764. Regrettez la torpeur qui vous cloue à la terre, a. de musset, Poésies nouv. Souvenir. || 3° Se clouer, v. réfl. S'arrêter, se fixer. Ses pieds se clouèrent sur le carreau. D'ilacqueville veut qu'il
ne se cloue point i Saint-Michel [qu'il n'y reste pas toujours], sêv. 4 97.
— HIST. xin* Ahlsire Dieu, fait-ele, qui te laissas cloer.... Berte, xliii. Seles fustines [de bois] clouées seur les auves derrière de clous d'estain sanz nul clou doré, Liv. des mit. 211. C'est cil qui nasqui sans pechié; C'est cil qui soufri atachié Son cors en la crois et cloé, ruteb. ii, 142. Trop pou fu de tiex hommes, ne de si bien doez, Puisque Dieu fu por nous en sainte croix cloez, i. de meung, Test. 104. || xvi* s. M. d'Orléans est cloué sur son livre et dit qu'il veut être saige, mabg. Lett. xxx. Il sembloit que ce fust une seule masse de toute la multitude, et un seul corps cloué ensemble, amyot, Pyrrhus, 70.
— ÉTYM. Clou; wallon, clawer; rouchi, claure ; espagn. clavar; ital. chiovare.
t CLOUET (klou-è) , s. m. Petit ciseau de tonnelier, ■j- CLOUIËRE (klou-iè-r'), s. f. Pièce de fer pour former la tête des clous.
— ÉTYM. Chu.
CLOUTÉ, ÉE (klou-té, tée), part, passé. Garni de clous. Un étui clouté.
CLOUÉER (klou-té), v. a. Garnir de clous d'ornement. Clouter une tabatière. || Clouter une voiture, un carrosse , garnir l'impériale d'un carrosse de plusieurs rangs de gros clous bronzés, pour un deuil de cour. Il n'y a que le roi et la famille royale qui fassent clouter leurs carrosses, Dict. de l'Acad.
— ÉTYM. Clou.
t CLOUTÈRE (klou-tè-r") , s. f. Petite enclume à l'usage des cloutiers.
— ÉTYM. Clou.
CLOUTERIE (klou-te-rie) , s. f. Fabrique, commerce de clous. || Fabrication des clous.
— HIST. xni* s. Li sommiers qui porte claueterie, tailliar, Recueil d'actes, p. 18.
— ÉTYM. Clou.
CLOUTIER (klou-tié; l'r ne se lie jamais; au pluriel l'« se lie : des clou-tié-z assortis),*, m. Celui qui fabrique ou qui vend des clous.
— ÉTYM. Clou.
| CLOUTIÈRE (klou-tiè-r') ou CLOUVIÈRE (klouvié-r') , s. f. Botte à compartiments pour les clous de différentes grosseurs. || Espèce de moule de cloutier.
— ÉTYM. Clou.
t CLOWN (klôn'), s. m. Personnage grotesque de la farce anglaise. || Dans nos cirques, artiste exécutant, avec une agilité remarquable, des exercices d'équilibre ou de souplesse, particulièrement ceux qui peuvent faire rire les spectateurs.
— ÉTYM. Angl. clown, farceur, proprement paysan, rustaud.
CLOYÈRE (klo-iè-r'; d'autres disent kloi-iè-r'), s. f. || 1" Nom donné à un panier d'huîtres contenant 25 douzaines d'huîtres ou 300. || Le contenu de la cloyère. On a mangé à déjeuner deux cloyères d'huîtres. || 2° Sorte de panier dans lequel on expédie le poisson.
— HIST. xiv* s. Faire mettre draps en cloiere [en pile], du cange, cloeria.
— ÉTYM. Claie, anciennement cloie (voy. claie). CLUB (klub; quelques-uns prononcent klob ou
kleub, ce qui est à peu près la prononciation anglaise, d'autres disent kloub; mais ce mot est devenu assez général pour qu'on lui laisse la prononciation française), s. m. || i" En Angleterre, andenne définition du mot club donnée par Johnson et qui est vraie pour ce temps-là : une assemblée de bons camarades qui se réunissent sous certaines conditions. || Aujourd'hui un véritable ménage aristocratique, c'est-à-dire une maison splendide tenue au nom d'une association de personnes riches. || 2" En France, réunion formée entre gens qui s'associent pour quelque but commun. Le jockey-club. || 3° Société où l'on s'entretient des affaires publiques. Le club des Jacobins. || Plus spécialement, association politique qui se réunit publiquement et qui est, en quelque sorte, en permanence. Dans les clubs ébranlés par leurs rauques accents II laisse s'enrouer leurs gosiers glapissants, delille, Conversation, m. || Par extension, association qui professe des opinions exaltées et violentes. La domination des clubs.
— ÉTYM. Angl. club, réunion, proprement massue, dénomination prise des premières luttes entre les têtes rondes et les cavaliers, les assemblées populaires s'étant faites pour terrasser les adversaires. D'après Skinner, au contraire, club vient de l'anglo-saxon cleafan, diviser, parce que les dépenses se divisaient par portions égales entre les confrères. Le mot club ne paraît que chez les essayists du temps delà reine Anne, mais il est plus ancien.
CLUBISTE (klu-bi-sf), s. m. Membre d'un club.
1 1 Celui qui , en temps de révolution , hante les cl u bs et y expose ses théories politiques. || Homme exalté des partis révolutionnaires qui agirent avec les clubs.
— ÉTYM. Club.
+ CLUNIPÈDE (klu-ni-pè-d') , s. m. Nom donné aux oiseaux qui, comme les plongeons, ont les pieds placés en arrière du corps.
— ÉTYM. Latin clunis, fesse, et pes, pied.
t CLUNISTE (klu-ni-sf) , s. m. Religieux de l'ordre de Cluny.
t CLUNY (klu-ni). Abbaye célèbre dans le Maçonnais, à quatre lieues de Mâcon, qui fut fondée, eu 910, par Guillaume comte d'Auvergne. La règle de Saint-Benoît y est suivie. L'habit était noir; aussi nommait-on moines noirs les moines de Cluny.
t CLUPÉE (klu-pée) , s. f. Terme d'ichthyologie. Les dupées, les poissons appartenant à la famille dont le hareng est le type.
— ÉTYM. Latin clupea, nom d'un poisson du Pô. t CLUPÉIDE (klu-pé-i-d'), *. m. Synonyme de
dupée.
t CLUSE (klu-z') , s. f. Terme de fauconnerie. Cri que le fauconnier emploie pour faire agir les chiens, lorsque la perdrix se met à couvert de l'oiseau dans un buisson.
fCLUSER (klu-zé), v. a. Terme de vénerie. Cluser la perdrix, exciter les chiens à la faire sortir du buisson.
— ÉTYM. Cluse.
t CLYPTACÉ, ÉE (kli-pé-a-sé, sée), adj. Terme d'histoire naturelle. Garni d'une pièce en forme de bouclier.
— ÉTYM. Latin clypeus, bouclier.
t CLYPÉASTKE (kli-pé-a-stO, t. m. Terme d'entomologie. Genre de coléoptères. || Terme de zoologie. Genre de la famille des oursins.
— ÉTYM. Latin clypeus, bouclier.
t CLYPÉIFORMÉ (kli-pé-i-for-m'), adj. Terme d'histoire naturelle. Qui a la forme d'un bouclier.
— ÉTYM. Lat. clypeus, bouclier, et forme.
t CLYSMIEN, IENNE (kli-smiin, smiè-n'), adj. Terme de zoologie. Qui est le produit d'un transport opéré par les eaux.
— ÉTYM. KXuau.4;, lavage, inondation.
CLYSOIR (kli-zoir), s. m. Espèce de tube ou de
tuyau d'environ un mètre de long, fait avec un tissu imperméable, terminé d'un bout par uie oanule, et évasé en entonnoir à l'autre extrémité. Lo clysoir sert à administrer un lavement.
— ÉTYM. KMÇeiv, laver (voy. clïstèbe).
fCLYSOPOMPE (kli-zo-pon-p'), s. f. Instrument
analogue au clysoir, sinon qu'une petite pompe annexée y rend le jet continu.
— ÉTYM. Clysoir, et pompe.
t CLYSSE (kli-s'), s. m. Terme d'ancienne chimie. Mélange de différentes substances, et aussi de plusieurs préparations d'une même substance.
CLYSTÈRE (kli-stê-r') , s. m. Injection d'eau chargée ou non d'un médicament, qui se fait par le fondement. On lui donne maints clystères, la font. Glout. De quoi vous mêlez-vous de vous opposer aux ordonnances de la médecine et d'empêcher monsieur de prendre mon clystère? mol. Mal. im. m, 4. Un clystère que j'avais pris plaisir à composer moimême, inventé et formé dans toutes les règles de l'art, id. «6. m, 6.
— SYN. CLYSTÈRE, LAVEMENT, REMtDE. Ijes mots
sont placés ici selon l'ordre chronologique de leur succession dans 1 a langue. Clystère ne se dit plus guère; lavement lui a succédé; et, sous le règne de Louis XIV, l'abbé de Saint-Cyran le mettait déjà au rang des mots déshonnêtes qu'il reprochait au P. Garasse. On a substitué de nos jours le terme de remède à celui de lavement. Remède est équivoque, mais c'est par cette raison même qu'il est honnête. Clystère n'est plus employé que dans le burlesque; lavement, dans les auteurs de médecine; remède, dans le langage ordinaire, Encyclop. t. m, p. 653.
— HIST. xin's. Si convient faire une clistered'ewe, alebrant, f» 19. || xv" s. La cause de sa maladie fut pource que son médecin lui bailla un clystère trop fort, monstrel. i, ch. 145. || xvi* s. On lui donnera clystères, suppositoires, ou nouets acres et cuisans, paré, vi, 8. Clystère, c'est à dire ablution ou lavement, est une injection appropriée au siège et aux intestins, id. xxv, 22. Les cigoignes, se donner elles-mesmes des clystères à tout de l'eau marine, mont, n, 171.
— ÉTYM. KXuuTrip, de xXûÇeiv, laver.
f CLYSTÊRISATION (kli-sté-ri-za-sion), s. / Action de clystériser.
COA
f CLYSTÊRISER (kli-sté-ri-zé), v. a. Administrer un clystère.
— HIST. xvi' s. Il faut purger, saigner, ventouser, clysteriser, paré, v, 7.
— ÊTYM. Clystère.
+ CNEP (km'f ), ». m. Nom d'un dieu des Egyptiens, auquel ils attribuaient la création du monde, et qu'ils représentaient avec un œuf sortant de sa bouche, parce que l'œuf était leur signe hiéroglyphique pour signifier le monde.
t CNÊMIDE (kné-mi-d'), ». f. Terme d'antiquité. Espèce de bottine défensive que portaient les soldats grecs.
— ÊTYM. Kvn|j.U, dexv%»i, jambe.
+ CNIDOSE (kni-dô-z'), t. f. Terme de médecine. Prurit comparé à celui que cause l'ortie.
— ÊTYM. Kvi8<o<n;, urtication, de xvî8>), ortie.
•)■ CO....COM.... CON..., suivant la lettre qui commence le mot composé avec co, com ou con. Préfixe qui indique réunion, adjonction, et qui répond à la préposition latine cum, avec.
COACCUSÉ, ÉE (ko-a-ku-zé, zée), s. m. et f. Terme de droit criminel. Celui, celle qui est accusée de participation à un délit. Ses coaccusés le chargèrent beaucoup.
— ÊTYM. Co.... préfixe, et accusé.
f COACQUÉREUR (ko-a-kê-reur) , s. m. Celui avec qui l'on acquiert en commun. || On indique le féminin coacquéresse ou coacquéreuse. La femme de l'acquéreur est entendue coacquéresse.
— HIST. xvi* s. La femme de l'acquéreur est entendue coacquéresse ou faire l'acquest pour la moitié, Nouveau coust. gêner, t. i, p. 644.
— ÊTYM. Co.... préfixe, et acquéreur.
i COACQUISITION (ko-a-ki-zi-sion), s. f. Action d'acquérir en commun avec un autre; état de coacquéreur.
— HIST. XVI* s. Coacquisition, Nouveau coustum. gêner, t. i, p. 74 6.
— ÊTYM. Co.... préfixe, et acquisition.
J COACTEUR (ko-a-kteur), t. m. Terme d'antiquité romaine. Receveur d'impôts. || Celui qui, dans les ventes publiques, exigeait le prix de la chose vendue.
— ÊTYM. Latin eoactor (voy. coaction).
COACTIF, IVE (ko-ak-tif, ti-v'), adj. Qui a droit
ou pouvoir de contraindre. Le pouvoir de l'Église n'est point coactif, c'est-à-dire qu'elle ne se fait pas obéir par la force. Il ne serait revêtu d'aucune puissance coactive, J. J. rouss. l'ol. 4 3. || Terme de philosophie. Qui agit sur le libre arbitre.
— HIST. xiv* s. La loy a puissance coactive ou contraignante, oresme, Thèse de meunier.
— ÊTYM. Voy. COACTION.
COACTION (ko-a-ksion), s. f. Terme didactique. Action de contraindre à faire ou à ne pas faire. Les plus outrés contre-remontrants du synode de Dordrecht n'étaient pas assez extravagants pour nier la liberté de coaction ; ils savaient que l'homme ne veut que ce qu'il veut, fén. in, 287.
— HIST. xrv* s. Et est contraire à volenté, c'est assavoir nécessité de coaction , oresme , Eth. 60. Corrigié par coaction ou contrainte, id. Thèse de meunier.
— ÊTYM. Latin coacti'o, de coagere, contraindre, presser; de co préfixe, et agere, pousser (voy. agir).
T COACTlVITÊ(ko-a-kti-vi-té),». f. Terme didactique. Qualité d'une force coactive.
— ÊTYM. Coactif.
COADJUTEUR(ko-a-dju-teur), s. m. Ecclésiastique nommé pour aider un évêque ou un archevêque dans les fonctions épiscopales et pour lui succéder, le siège venant à vaquer. || Dans un couvent, religieux adjoint à d'autres pour les assister dans leurs fonctions. || Dans l'ordre des jésuites, coadjuteur temporel, simple frère jésuite; coadjuteur spirituel, jésuite qui fait en public les trois vœux de religion, mais qui ne fait pas le quatrième, qui est d'aller en mission où il plaira au pape.
— HIST. xiu* s. Puisqu'il sunt as prelaz per et coadjutors, Des princes et du pueple père et executors, j. ne meung, Test. 829. || xiv s. Les monarques font aucuns leurs coadjuteurs, oresme, Thèse de meunier. Les bras de la contesse li anges sostenoit; Mas ele ne veoit [voyait] tel coadjuteur pas, Girart de Boss. v. 6474 . Chascuns scet que saint Paul fut telx persécuteur, Que de trestout mal faire fut droit coadjuteur, tb. v. 6891. ||xv* s. Tels ribaudailles n'eussent osé entreprendre d'avoir occis un tel homme, si ils n'eussent eu des coadjuteurs et souteneurs en ieur emprise, froiss. il, n, 64. Et pour ce luy feut baillé en aide et confort son fils aisné et un chevalier, qui feurent ordonnés comme coadju-
COA
leurs du dit seigneur, juven. ois urbins, Charles VI, 44)4. Ordonnons que tous nos notaires, tabellions et coadjuteurs de nostre cour soient francs de notre scel et registre, Estais des officiers des ducs de Bourgogne, p. 803, dans lacurne.
— ÊTYM. Latin coadjuvare, aider en commun, de co.... préfixe, et adjuvare, aider (voy. aider).
COADJUTORERIE (ko-a-dju-lo-re-rie), s. f. Charge de coadjuteur. Le cardinal de Bouillon passa par Cluny et y emporta la coadjutorerie pour son neveu , qu'il fit confirmer à Rome, st-sim. 46, 30. Le roi s'était rendu difficile sur les coadjutoreries d'évùchés et d'abbayes, id. 399, 202. La coadjutorerie de Cologne disputéeentre le cardinal de Furstenberg et le prince Clément de Bavière, torcy, Mém. 1. 1, p. 40.
— êtym. Coadjuteur.
COADJUTRICE (ko-a-dju-tri-s') , s. f. Religieuse qui est reçue en survivance pour être abbesse.
— ÊTYM. Coadjuteur.
t COADJUVANT, ANTE (ko-a-dju-van, van-t') , adj. Terme didactique. Qui aide avec, qui concourt à aider. Causes coadjuvantes.
— HIST. xvi' s. X ces causes défaillantes ou pour le moins manques et débiles pour produire tel effet, quelle cause coadjuvante peut donner secours? paré,
— ÊTYM. Coadjuvare (voy. coadjuteur).
t COADNÉ, ÊE (ko-a-dné, dnée) , adj. Terme de botanique. Qui est soudé par la base.
— ÊTYM. Co.... préfixe, ad, à, et n*'.
t COAGULABLE (ko-a-gu-la-bl') , adj. Terme didactique. Qui a la propriété de passer brusquement de l'état liquide à l'état demi-solide, ou de l'état demi-solide à l'état solide. L'albumine est coagulahle.
— êtym. Coaguler.
t COAGULANT (ko-a-gu-lan, lan-t"), adj. Terme didactique. Qui a la propriété de faire cailler le lait, de coaguler le sang, etc.
+ COAGULATEUR, TRICE (ko-a-gu-la-teur, tri-s'), adj. Terme de chimie. Qui produit la coagulation.
— ÊTYM. Voy. COAGULATION.
COAGULATION (ko-a-gu-la-sion), s. f. Action de faire passer une substance non cristallisable, liquide ou demi-liquide, à l'état demi-solide ou solide.
— HIST. xv* s. Si comme en yver est prise leur pregnacion et coagulence du fruit à venir engendré des vertus du souleil ou ventre de la terre, christ, depisan, Charles V,i, ch. 4 2. ||xvi*s. Ecchymose, c'est à dire effusion de sang sous le cuir, avec coagulation dudit sang, paré, vin, 6.
— ÊTYM. Latin coagulalio, de coagulare, coaguler.
COAGULÉ, ÉE (ko-a-gu-lé, lée), part, passé. Pris en caillot. Lait, sang coagulé. La montagne du Seigneur est une montagne coagulée, une montagne grasse, volt. Mœurs, prières.
COAGULER (ko-a-gu-lé), ». a. || 1" Faire éprouver la coagulation. L'esprit de vitriol ronge de cerlains mixtes et en coagule d'autres comme sont le sang et le lait, charras, Pharm. V partie, 6. L'eau y est [dans les pays chauds] d'un usage admirable; les liqueurs fortes y coaguleraient les globules, montesq. Ésp.xiv, (0. || 2° Se coaguler,», rêfl. Être coagulé. Le sang extravasé se coagule. Pourquoi ces sels se coagulent-ils dans un air que la chaleur dilate ? volt. Feu, m, t.
— HIST. xrv* s. Tant qu'enfin je la coagule [une certaine vapeur] En soulfre qui est son agent Avec son passif vif-argent, Sat. à l'alchim. err. 308. || xvi* s. Thrombus est sang coagulé et fort noir, paré, vin, 6. Pour garder que le sang se coagule, id. Mumie, 8.
— ÊTYM. Latin codgulare , de co.... préfixe, et d'un radical ûgulare, dont l'origine ultérieure est fort incertaine, peut-être le radical àg-ere, allongé, avec le suffixe ulare.
COAGULUM (ko-a-gu-lom') , s. m. Terme didactique. || 1° Partie caillée ou coagulée d'un fluide susceptible de se coaguler. || 2° Substance qui cause la coagulation. La présure est un coagulum.
— ÊTYM. Voy. COAGULER.
f COAILLE (kou-â-11', U mouillées), «./'.Terme de commerce. Mauvaise laine, celle de la queue.
— ÊTYM. Dérivé de queue, par l'intermédiaire de l'ancienne forme coe.
t COAILLER (kou-a-llé, Il mouillées), v. n. Terme de chasse. Un chien coaille, quand il tient la queue haute en quêtant.
— ÊTYM. Coaille, dérivé de coe, queue.
f COALESCENCE (ko-a-lè-ssan-s'), s. f. Terme didactique. Union de parties auparavant séparées, comme on l'observe dans la guérison des plaies simples ou dans les adhésions contre nature.
COA
— HIST. xvi* s. La mandibule inférieure est jointe au milieu du menton par coalescence, paré, xiii, 7.
— ÊTYM. Latin coalescere, se souder, de co, et alescere, croître (comp. adolescent).
t COALESCENT, ENTE (ko-a-lè-ssan, ssan-t'), adj. Terme d'histoire naturelle. Qui est soudé avec, qui ne forme qu'une seule pièce avec. Bractées coalescentes.
— ÊTYM. Voy. coalescence.
COALISÉ, ÉE (ko-a-li-zé, zée), part, passé. Ligué. La Russie et l'Autriche coalisées contre la France. Les ouvriers coalisés pour faire hausser les salaires. || Fig. Il eut à lutter contre l'ignorance et la mauvaise foi coalisées. || S. m. plur. Les coalisés, les puissances qui ont formé une coalition. Les coalisés envahirent la France en 18)4.
COALISER (SE) (ko-a-li-zé). || 1" V. réfl.Yormer une coalition, se liguer. Des ouvriers qui se coalisent pour faire hausser les salaires. Toutes les puissances se coalisèrent en 4843 contre la France. || 2° F. a. Engager dans une coalition. Coaliser des puissances. Coaliser des ouvriers.
— ÊTYM. Voy. COALITION.
COALITION (ko-a-li-sion; en poésie de cinq syllabes), s. f. || 1° Réunion de puissances, de partis ou de personnes qui poursuivent un intérêt commun. La coalition des puissances contre la France. || Dans le langage politique, la coalition, celle des puissances contre la France en 4 813, ou celle de diverses fractions de la chambre des députés contre le ministère en 4 838. || Fig. Faut-il encore, pour que les plaintes des malheureux soient écoutées, former une coalition monstrueuse entre l'intrigue et la probité, le crédit et l'éloquence? Mirabeau, Collection,t. ui,p. 1)3. || 2° Dans l'ordre économique, union soit des pa trons ou maîtres, soit des ouvriers ou domestiques, pour modifier à leur profit lès conditions du travi.il et particulièrement les salaires, soitdes producteur soit des consommateurs, pour modifier les prix et en général les conditions de l'échange. Coalitions ouvrières. Coalitions industrielles. || 3" Juxtaposition, coalescence. 11 importait de distinguer [dans l'assemblée constituante] son existence de ses pouvoirs, sa coalition de sa constitution, sa légalité comme assemblée convoquée par autorité de sa légalité comme assemblée nationale, Mirabeau, Collection, t. i, p. 67.
— ÊTYM. Latin coalescere, se souder, se réunir (voy. coalescence).
t COALTAR (kôl-tar; c'est une faute de prononcer ko-al-tar, faute commise par ceux qui ne connaissent ce mot que par l'écriture; sur les côtes do Normandie où on le connaît par l'oreille, les marins prononcent régulièrement), s. m. Goudron provenant de la distillation de la houille.
— ÊTYM. Angl. coaltar, decoal, charbon, et (or, goudron.
| COAPTATION (ko-a-pta-sion), s. f. Terme de chirurgie. Action d'adapter l'une à l'autre les deux extrémités d'un os fracturé, ou de remettre à sa place un os luxé.
— ÊTYM. Co.... préfixe, et aptare, ajuster (voy. apte).
t COARCTANT, ANTE (ko-ar-ktan, ktan-t'), adj. Terme didactique. Qui resserre.
— ÊTYM. Coarctare, de co.... préfixe, et ardus, étroit.
t COARCTATION (ko-ar-kta-sion), s. f. Terme didactique. Rétrécissement d'une cavité, d'un conduit. Coarctation de l'urètre, etc.
— ÊTYM. Voy. COARCTANT.
t COARCTÉ, ÉE (ko-ar-kté, ktée), adj. Terme didactique. Rendu plus étroit. L'intestin coarcté.
— ÊTYM. Voy. COARCTANT.
t COASSANT, ANTE (ko-a-san, san-t'), adj. Qui coasse. Le peuple coassant, les grenouilles.
COASSEMENT (ko-a-se-man), s. m. Le cri dos grenouilles et des crapauds. Nos chevaux qu'effrayai i le coassement d'une multitude de grenouilles, chateaub. Itin. 4 26.
— HIST. xvi" s. Les malades en parlant imitent le coax des grenouilles, paré, Introd. 2i. Le coax des grenouilles, paussy, 78. Le croaxement des grenouilles, O. DE SERRES, 43.
— ÊTYM. Coasser.
COASSER (ko-a-sé), v. n. || 1" Crier, en pariant des grenouilles et des crapauds. j| 2° Fig. Loin des marais, où Perrault Contre nos maîtres coasse, chaul. à Voltaire. Je ne veux pas me trouver dans la même ville où ce crapaud noir coasse, yolt. Lett. d'Argental, 21 juin 4 764.
— REM. Il ne faut pas confondre coasser, qui est le cri de la grenouille, avec croasser, qui est le cri du
roc
corbeau. Cette confusion a été faite par La Fontaine, Fabl. n, 4 : Une grenouille soupirait. Qu'avez-vous? se mit à lui dire Quelqu'un du peuple croassant; et par Voltaire, Ép. à d'Alembert : Vainement de Dijon l'impudent écolier Croasse contre lui du fond de son bourbier; et Stances au roi de Prusse: 11 eut des ennemis, il les dissipa tous; Et la troupe des miens dans la fange croasse.
— HIST. xvi* s. Leur harmonie estoit de coaxer comme grenouilles, lorsqu'elles sont en amour, paré,
î. III, «»3.
— ÉTYM. Coaxare, de xôa£, onomatopée.
COASSOCIÉ (ko-a-so-sié), s. m. Celui qui est associé avec un ou plusieurs autres, particulièrement dans le commerce.
— étym. Co.... préfixe, et associé.
COATI (ko-a-ti), î. m. Terme d'histoire naturelle. Mammifère d'Amérique, qui est de la grosseur d'un chat (viverra nasua et narica).
f CO-AUTEUR (ko-ô-teur), s. m. || 1° Auteur, avec un autre, d'une pièce, d'un opéra etc. || 2° Terme de droit criminel. Co-auteur d'un crime, celui qui, étant auteur d'un crime, l'a commis conjointement; par opposition avec les complices qui n'y entrent que d'une manière subordonnée.
— ÊTYM. Co.... préfixe, et auteur.
COB^EA (ko-bé-a), s. m. ou COBÉE (ko-bée), s. f. Terme de botanique. Genre de plantes grimpantes. Les cobées sont des arbrisseaux grimpants particuliers à l'Amérique tropicale.
— ÊTYM. Cobo, nom d'un naturaliste espagnol. C'est à tort que ce mot est souvent prononcé gobota.
COBALT (ko-balf), ». m. Métal d'un blano irisé, rougeâtre, peu brillant et très-difficile à fondre. On disait aussi autrefois cobolt. Les préparations du cuivre, du mercure, du cobolt, j. j. rodss. Orig. nat.
— ETYM. Allem. Kobalt, cobalt.
f COBALTIDE (ko-bal-ti-d') , s. m. Terme de chimie. Nom d'une famille de minéraux comprenant le cobalt et ses combinaisons.
f COBALTIFÈRE (ko-bal-ti-f ê-r') , adj. Qui contient du cobalt.
— ÊTYM. Cobalt, et ferre, porter.
t COBALTIQUE (ko-bal-ti-k*), adj. Terme de chimie. Qui a rapport au cobalt. Oxyde, sel, sulfure cobaltique. »
— ÉTYM. Cobalt.
f COBALTISER (ko-bal-ti-zé), v. a. Couvrir de cobalt des instruments de musique de cuivre, etc.
— ETYM. Cobalt.
f COBAYE (ko-ba-ie), s. m. Petit mammifère, dit aussi cochon d'Inde (cavia eobaya).
f COBE (ko-b'), s. m. Terme de marine. Bout de corde joint à la ralingue de la voile, dont la longueur ne dépasse pas 50 centimètres.
COBÉE (ko-bée), ». f. Voy. coB/EA.
| COBOLT (ko-bolf), s. m. Terme de commerce. Arsenic métallique réduit en poudre, qui a éprouvé un commencement d'oxydation par son exposition à l'air. Cobolt ou poudre à mouches.
— ETYM. Allem. Kobolt.
t CO-BOURGEOIS (ko-bour-jol), ». m. Celui qui a un intérêt commun avec d'autres sur un navire de commerce.
— ÉTYM. Co.... préfixe, et bourgeois.
t COBRE (ko-br'), ». f. Terme de papeterie. Pâte effiloquée.
t COCA Voy. le supplément.
4. COCAGNE (ko-ka-gn"), s. f. Temps de réjouissance où l'on boit et mange largement. Je vois des cocagnes pour un peuple immense, des feux d'artifice..., volt. Lett. à Cath. 447. || Fig. Le gouvernement représentatif de la sorte est une cocagne, mon cousin, p. l. cour, n, 304. || Pays de cocagne, pays imaginaire où tout abonde, où l'on trouve tout à souhait. J'ai vu de beaux châteaux, une belle campagne. — Vous êtes, mes amis, au pays de Cocagne. — Au pays de Cocagne! allons vite manger, legrJiND, le Roi de Cocagne, î, 4. Veut-on manger, les mets sont épars dans les plaines; Les vins les plus exquis coulent de nos fontaines; Les fruits nais ent confits dans toutes les saisons; Les chevaux tout sellés entrent dans les maisons ; Le pigeonneau farci , l'alouette rôtie Vous tombent icibas du ciel comme la pluie, id. ib. se. 2. Paris est pour le riche un pays de cocagne, non,. Sat. vi. Jvre de Champagne, Je bats la campngne Et vois de cocagne Le pays charmant, bérang. Cocagne. || Mat de cocagne, sorte de mât lisse et élevé, dressé dans les réjouissances publiques et portant à son sommet des objets de quelque prix qui appartiennent à celui qui peut y arriver en grimpant.
coc
— HTST. xni's. Li pals a à non coquaigne, Qui plus i dort, plus i gaaigne, Fabliaux, bahbaz. édit.
MÉON, t. IV, p. 4 70.
— ÊTYM. Espagn. cucana; ital. cuccagna. D'après Génin, Recréât, t. u, p. 89, le mot est italien et plus particulièrement napolitain, vu que, dans les réjouissances publiques, à Naples, on élevait une montagne qui lançait toute sorte de choses bonnes à manger; il ajoute que c'est après l'expédition du duc de Guise en 1088 que ce mot fut introduit en France, et que, dans la traduction de Boccace, faite au xvi* siècle, 8» journée, 3» nouvelle, il est parlé d'un pays qui ressemble au pays de cocagne, mais qui n'est pas appelé cocagne, preuve que le mot n'existait pas encore. La preuve est mauvaise ; car le mot de cocagne et la description du pays de cocagne sont dans le fabliau cité à l'historique. Le mot est donc français, et non emprunté; il avait même pénétré dans l'anglo-saxon, comme le montrent des vers cités par Johnson au mot cokney. D'après Diez il vient de coquere, cuire, à l'aide des mots suivants: catalan coca; pays de Coire, cocca; languedocien, coco; picard, couque, qui tous signifient cuisine; c'est là la vraie étymologie. On trouve, dans l'ancien français, cocaingne en un autre sens : Le traversiers jura seur saintes évangiles, que il n'arrestera ne fera arrester malicieusement le dit navel ou naviaux de l'Esglise dou Gart, pour cause de cocaingne , ne pour fere ennui ne domage à esciant, du cange, cocagium, en 13*4. Ce cocaingne-lk vient de coq; c'est le combat de deux coqs.
f 2. COCAGNE (ko-ka-gn'), s. f. Terme de commerce. Pain conique de pastel (watts tinctoria, L.).
— ÉTYM. Languedocien , cocagne , signifiant le kermès animal, du latin coccus ; grec, xôxxo;. On a même dit que là était l'étymologie de cocagne l , les habitants tirant un grand profit de cette cocagne et ayant ainsi nommé les bons cantons de leur province.
t COCAÏNE (ko-ka-i-n') , s. f. Terme de chimie. Nouvel alcaloïde naturel trouvé dans les feuilles de l'erythroxylon coca.
f COCARD (ko-kar), s. m. Voy. coquart.
COCARDE (ko-kar-d'), s. f.\\ 1" Insigne différent de couleur et de position, se portant au chapeau, et distinguant entre elles les nations européennes ou issues de l'Europe. || Spécialement, insigne des troupes des différentes nations. Combattre sous une cocarde étrangère. j| Prendre la cocarde, se faire soldat. X son voisin il s'informe S'il n'est pas venu de Rome Quelque bref portant réforme Sur les ordres du dîner. — Non, répond son camarade, Ne crains pas qu'on s'y hasarde; Car je prendrais la cocarde Et me ferais prussien , Chansons joyeuses. || 2° Nœud qui orne la coiffure des femmes. Nous allons glanant sur vos pas et ramassant par-ci par-là quelques petites feuilles que vous avez négligées et que nous nous attachons fièrement sur l'oreille en guise de cocarde, dider. Lett. à Volt.
— HIST. xvt" s. Vestu d'une robe de couleur de roy, le bonnet à la coquarde, rab. Pant. v, 46.
— ÊTYM. Cocard, coq; angl. cokade; ainsi dit de la crête du coq.
f COCARDEAD (ko-kar-dô) , s. m. || 1° Jeune homme qui fait le beau. Vieux. L'an s'est passé; mon joli cocardeau Est devenu le mari de ma belle, Mari croyant sa maîtresse fidèle , chaulieu , Madrigal sur L. || 2° Un des noms vulgaires de la malthiole fenestrale, dite aussi fenestrelle, giroflée des fenêtres (c/iei'rant/ie fenestralis, L.).
— ÉTYM. Cocard.
f COCARDER1E (ko-kar-de-rie), ». f. Folie, sottise.
— HIST. xv* s. Et pour ce est grant cocarderie X ceuls qui teles nopees font, E. deschamps, Miroir du mariage.
— ÉTYM. Cocard.
COCASSE (ko-ka-s'), adj. || 1» Mot du parler vulgaire signifiant plaisant, avec une nuance de quelque chose soit d'étrange, soit de ridicule. Cela est cocasse. Pierrots et paillasses, Beaux esprits cocasses, Charment sur les places Le peuple ébahi, bérang. Cocagne. || 2' S. f. Sorte de laitue.
— HIST. xvi* s De rouges limaces Et d'autres
dans les creux de leurs tendres cocasses [coquilles], r. belleau, Berger. 1. 1, p. 70, dans lacurne.
— ÊTYM. Génev. coquasse, femme ou fille ridicule, femme ou fille ivrogne. Cocasse ne se trouve ni dans Furetière ni dans Richelet ni dans le Dictionnaire de l'Académie avant l'édition de 1836 : il a signifié, comme on voit à l'historique, coquille, et est, en ce sens, un dérivé de coque; mais comment passer du sens de coquille à celui que co-
roc
casse a aujourd'hui ? les intermédiaires manquent. Et ne faut-il pas plutôt y voir une dérivation de coq, cocart ou coquart, autre dérivation qui a en effet le sens de fou, de vaurien.
t COCÀTRE (ko-kâ-tr"), ». m. Terme d'économie rurale. Coq auquel on a retranché un testicule.
— ÊTYM. Coq.
t COCATRIX (ko-ka-triks') , s. m. Objet de superstitions populaires et que Furetière dit une espèce de basilic qui s'engendre dans les cavernes et les puits.
— hist. mit* s. Li cocatrix est beste fiere, Bestiaire, dans nu cange, cocatrix.
— ÊTYM. Espagn. eocofrix, crocodile. C'est une altération de crocodilut , crocodile, dont le nom a passé à un animal fantastique.
t COCACTION (ko-kô-sion) , ». f. Celui qui es! caution avec un autre.
— hist. xvi* s. L'une des cautions qui est obligée in solidum [au tout] avec un autre , estant condamnée, peut avoir son recours sur ses cocautions chascun pour son contingent, Nouveau coutt. génér. 1. 1, p. 620.
— ÊTYM. Co ....préfixe, et cault'on.
t COCCIFÈRE (ko-ksi-fê-r'), adj. Terme d'histoire naturelle. Qui porte de petits globules rouges.
— ÊTYM. Coccus, grain rouge, et ferre , porter, t COCCIGRUE (ko-ksi-grue) , «. f. Nom vulgaire
de plusieurs champignons , et , en particulier , du champignon dit, en botanique, peîite lenticulaire.
— ÊTYM. Voy. COQOECIGRUE.
t COCCINE (ko-ksi-n'), s. f. Matière animale de la cochenille et des insectes de la même famille.
— ÊTYM. Coccus, grain rouge.
t COCCINELLE (ko-ksi-nè-1') , ». f. Genre d'insectes coléoptères, dits vulgairement bêtes à Dieu, bête; à bon Dieu, bêtes du bon Dieu, bêtes à la Vierge, vaches à Dieu.
— ÊTYM. Diminutif dulatin eoccut, grain rouge, à cause de la couleur rouge des élytres de plusieurs coccinelles.
t COCCYGIEN", ENNE (ko-ksi-jiin, }ib-n'), adj. Terme d'anatomie. Qui appartient au coccyx.
— ÊTYM. Coccyx.
COCCYX (ko-ksis') , ». m. Terme d'anatomie. Petit os situé à la partie inférieure et postérieure du bassin et articulé avec le sacrum.
— HIST. xvi' s. Le croupion, nommé os coccyx, est composé de quatre petits osselets, paré, xui, 15.
— ÉTYM. K6xxu£, le coccyx, proprement le coucou.
i. COCHE (ko-ch') , ». m. Coche d'eau, grand bateau usité pour le transport des voyageurs. Six francs et ma layette en poche, Belle nourrice de vingt ans D'Auxerre avec moi prit le coche, bérang. Nourrice. || Fig. Débarqué par le coche, arrivé sans ressources. M. de Clermont, débarqué par le coche, car il n'avait rien, se targuait de son nom et de sa figure,
— hist. xm* s. Se il avoit sa navée ou son cochet [bateau] , Liv. des met. 244. || xiv s. En la nef ou coque nommée St-Esprit, raynouard, toque. || xv" s. Quand on apperceut la manière des dits Anglois, les François vaillamment allèrent à eulx les uns à bateaux et les autres à petits coques, juvén. des ursins. Charles VI , 4406. || xvi* s. Tant qu'à l'entour du monde Sa coche vagabonde Neptune conduira, du bell. vin, 44, recto.
— ÊTYM. Provenç. coqua; espagn. coca; ital. cocca; du latin concfca, écaille et vase, dit, par assimilation, d'un bateau, d'un vaisseau. Ce mot a pénétré dans les langues germaniques et celtiques : ancien haut-allemand, coccho; holland. kog; kymri, cuch; bas-breton koked.
2. COCDE (ko-ch') , ». m. || !• Grande voiture de transport en commun, que les diligences ont remplacée. Six forts chevaux tiraient un coche, la font. Fab. vu, 9. Après bien du travail le coche arrive en haut; Respirons maintenant, dit la mouche aussitôt, id. ib. Elle y voit par le coche et d'Evreux et du Mans Accourir... boil. iulr. 1. 1| Fig. Faire, être la mouche du coche, faire l'empressé , se donner du mouvement, s'attribuer un succès dans lequel, do fait, on n'a été pour rien; locution tirée de la fable où la mouche s'attribue le mérite d'avoir fait marcher le coche. || Manquer le coche, perdre l'occasion d'arriver à ses fins. || Donner des arrhes au coche, s'engager d'une façon qui ne permettra plus de se retirer. || 2° Les personnes qui sont dans le coche. Le coche dîna à tel endroit. || 8* Anciennement, voiture. 11 n'y avait sous François I" que dera coche» dans Paris, volt. Mœurs, 4 24. Fallut partir; je fus bientôt conduit, Encoche clos, vers le royal réduit
COG
COC
roc
Que près Saint-Paul ont tu bâtir nos pères Par Charles cinq.... volt, la Bastille.
— HIST. xvi* s.Le privilège d'aller en coche par la ville, mont, il, 63. Le vicomte d'Auchi, lui aiant déclaré leur prison, les mena en coche à la bastille, d'aub. Hist. n, 422. Il n'approche d'eulx, non plus que feroit un homme de pied d'un coche de Lydie, amtot, Nicias, 4. Pays très mal aisé pour les coches, d'autant qu'il est montueux, cabl. vin, 20. Une coche chargée de cinq gentilshommes, pabé,
tlumie, 40 Et que la lune à la coche atelée De
noirs chevaux sera renouvelée, bons. 696. Aucuns philosophes, empeschés à bien joindre et unir l'ame avec le corps, la font demeurer et résider en iceluy comme un maistre en sa maison ,1e pilote en son navire,le cocher en son coche, chabbon, Sagesse,l, 8.
ÉTYM. Espagn. coche; ital. cocchio. On le tire
ordinairement du bohémien kntschi, hongrois kolczy, albanais eotii, valaque code, allem. Kutsche, angl. coach; et cette opinion s'appuie surledired'Avila. qui écrivait en 4 553 : « Un chariot couvert qui se nomme en Hongrie coche, le nom et l'invention sont de ce pays. » Diez remarque que cette opinion n'est pas favorisée par l'italien cocchio qui indique ou conchula, petite coquille, ou coclea, coquille de limaçon; mais il est difficile de contredire l'assertion d'Avila. Il est probable que le mot coche, voiture, est venu de l'Italie en France au xvi* siècle; il y trouva le mot coche, bateau, qui était généralement féminin, et tous deux se confondirent; si bien que le genre en resta d'abord indécis, et on disait pour une voiture aussi bien une coche qu'un coche.
3. COCHE (ko-ch'), t. f. Femelle du cochon. Grosse, vieille coche.
— hist. xin* s. Or est en cest fossé cheu, Tôt mort aussi coume une coche, lien. 30081. || xv* s. Tousjours troussé comme une coche, villon , Arche r de Bagnolet.
— ETYM. Wallon, cosé; namurois, couse', peut cochon; dialecte d'Aix-la-Chapelle, kûsch, cochon; espagn. eochino, cochastro, cochambre. Diez suppose que coche a signifié primitivement l'animal châtré, et alors il le tire de coche, entaille, comme l'espagnol carnero, mouton, vient de crena, entaille, par métathèse ; mais rien ne montre que coche ait eu ce sens de châtré ; on ne le trouve qu'avec le sens de truie, et cochon avec celui de jeune porc. Diez rejette bien loin la dérivation celtique: kymri, hwch; bas-breton, houch'; Cornouailles, hoch, d'où l'anglais hmj ; mais le changement de l'/i aspirée en c dur n'est pas impossible ici.
4. COCHE (ko-ch'), s. f. H 1" Entaille. Faire une coche à un bâton. La coche d'une flèche. || 2° Marque faite sur une taille de bois, en usage chez les boulangers et certains marchands qui vendent à crédit. Prendre du pain, du vin à la coche. || 8° Terme de marine. En coche se dit de la position d'un hunier et d'un perroquet lorsqu'il n'est pas possible de hisser la vergue plus haut.
— HIST. xin* s. Si mist un quariel en coche et traistau roi, Chron. dcRains, p. 79. Mes moult orent ices [ces] cinq floiches Les penons bien fais et les coiches, la Rose, 928. || xiv* ». L'arbalestre [il] tendi, dont fu bien doctrinez, Mist en coche un quarrel, qui bien fu empenez, Guescl. 6700. Et dou on tenir la coche de la sayette entre le doit qui est emprès le paulz [pouce] et l'autre doit d'emprès, Modus, f* lui. Il xv* s. Lequel a mis maintz motz en coche, Et mainte parole glosée, Et fait souldre mainte reproche Entre la simple et la rusée, coquill. Enquête de la simple et de la rusée. || xvi* s. Ayant fait provisions d'engins, dont la portée estoit proportionnée à toutes distances, les traicts courts, les coches non gueres longues, amyot, Marcel. 25. Et si n'avoit point en la machouaire de dessus les dents distinguées l'une de l'autre, ains estoit un os continuel marqué un peu par dessus de petites coches aux endroicts où les dents dévoient estre divisées, id. J'yrrhus , 4 6. La coche ou cavité du bout de l'os de la cuisse est cave comme une gouttière, pabé, xiv, 52.
— ÊTYM. Provenç. coca; ital. cocca; angl. cocfc. Origine obscure, mais peut-être celtique; car on cite le gaélique sgoch, coche, kymri cosi, bas-breton coch.
t 5. COCHE (ko-ch"), s. f. Terme de chapellerie. Morceau de bois pour faire agir la corde de l'arçon.
— hist. xiii* s. Un petit vers terre s'approche. En sa main tint une grant coche; Tel me dona delez l'oreille, La teste en oi [j'en eus] toute vermeille, Hen. <4088. Il xvi* s. Quelle géhenne ne souffrent elles [les femmes], guindées et sanglées, à tout de grosses coches sur les costez? mont, i, 308.
— ÊTYM. Bas-lat. cocha, ceoca, souche; anc. franc.
choque, qui paraît être le même que souche (voy. CH0QUEB et SOUCHE).
t COCHÉ, ÉF, (ko-ché, chée), adj. Terme de peinture. Qui est fait en coche, c'est-à-dire avec une espèce d'enfoncement. Ombres trop cochées, ombres trop profondes, pour la superficie du corps qu'elles couvrent. Des draperies fort cochées.
— HIST. xvi* s. Front bien coché, cotgbave.
— ÊTYM. Coche 4.
CfiCHÊ, ÉE (kô-ché, chée), part, passé. Une poulée cêchée par le coq.
t COCHÉE (ko-chée) , adj. f. Terme de pharmacie. Pilules cochées, certaines pilules officinales qui purgent fortement.
— HIST. xvi* s. Il faut purger le cerveau une fois le mois avec pilules cochées, pabé, xxi, 16.
— ÊTYM. Il paraît tenir à es-cocher, battre la pâte du biscuit avec la paume de la main.
t COCHELET (ko-che-lè), s. m. Petit coq.
— HIST. xv* s. Le cochelet [coq d'un clocher] tournant.... e. desch. Poésies mss. f* 344, dans lacubne.
— ÊTYM. Diminutif de coq.
t C0CHEL1VIER (ko-che-li-vié), s. m. Espèce d'alouette des bois.
— ÊTYM. Ce semble être une forme particulière de cochevis.
■f COCHÈNE (ko-chè-n') , s. m. Un des noms vulgaires du sorbier des oiseaux.
COCHENILLAGE (ko-che-ni-lla-j', Il mouillées, et non ko-che-ni-ya-j'), s. m. Terme de teinture. Bain de cochenille , pour teindre en écarlate ou en cramoisi.
— ÉTYM. Cochenille.
COCHENILLE (ko-che-nl-lT , 2( mouillées, et non ko-che-ni-ye) , *. f. || 1° Insecte hémiptère, famille des gallinsectes, vivant sur le nopal et fournissant le principe colorant avec lequel on fabrique les plus belles teintures écartâtes. || 2° Le principe colorant de la cochenille. || Adj. La couleur cochenille.
— HIST. xvi* s. Couchille, graine d'escarlate, ou vermillon, couleur cramoisie, o. de sebbes. Voy.
KKBMÊS.
— ÊTYM. Espagn. cochinilla, cloporte, cochenille, proprement petite truie, diminutif de cochina, truie, eochino, cochon (voy. cochon), ainsi dite à cause de l'assimilation de certains insectes au cochon ; ital. cocciniglia. Le français vient de l'espagnol ou de l'italien ; l'espagnol vient certainement de cochina, truie ; l'italien vient, s'il n'est pas dérivé de l'espagnol, decoccinus, écarlate.
COCHENILLE, ÊE (ko che-ni-Ué,llée, «mouillées), part, passé.
C0CHEN1LLER (ko-che-ni-llé, Il mouillées, et non ko-che-ni-yé) , v. o. ||1* Terme de teinture. Plonger un tissu dans un bain fait avec de la cochenille. Il 2" Récolter la cochenille.
— ÊTYM. Cochenille.
t COCUENILLIER (ko-che-ni-lli-é , 1 1 mouillées) , t. m. Le nopal, sur lequel vit la cochenille.
— ÊTYM. Cochenille.
4. COCHER (ko-ché; l'r ne se lie pas; au pluriel l't se lie : les cochers et les cuisiniers, dites : les koché-z-et....), s. m. || 1* Le conducteur d'un coche, d'un carrosse, d'un cabriolet. Un habile cocher. Ces peuples si braves et si belliqueux, et que vous dites qui sont nés pour commander à tous les autres, fuient devant une armée qu'ils disaient être composée de nos cochers et de nos laquais, voit. Lett. 74. Leur sœur [des Cominges] , vieille fille de beaucoup d'esprit, de vertu et assez du monde, voulut faire une fin comme les cochers : elle épousa la Traisne, st-sim. 329, 78. En montant sur mon char, j'ai pris soin d'écarter Beaucoup de Phaéthons qui voulaient y monter; Dans ce hardi dessein leur ambition tremble; Chacun d'eux reconnaît qu'il en faut trébucher, Et qu'on verse toujours si l'on n'est tout ensemble Le maître et le cocher, bensebade, Sur le roi représentant le soleil levant. || Cocher du corps, se disait à la cour, du cocher qui conduisait ordinairement le roi, la reine, le dauphin. || Touche cocher, et, aujourd'hui, fouette cocher, se dit pour avertir le cocher de partir; et figurément pour : partons, allons de l'avant. || 2° Terme d'astronomie. Constellation de l'hémisphère septentrional.
— hist. xvi* s. Laquais, valets de cochiers, garsons de cuysine, cabl. iv, 42. Aux cochiers d*. roy, la somme de quarante mille livres, fboumenteau, Finances, liv. 1, p. 27.
— ÊTYM. Coche 2.
f 2. COCHER (ko-ché), V. a. Faire une entaille, une coche.
— ÊTYM. Coche 4.
COCHER (ko-ché), e. a. Couvrir la femelle en parlant du coq, et, en général, des autres oise;mx
— hist. xiii* s. Et que li malles [mâle] l'ait caukie [la poule], alebbant, f° 64. Qar je l'amoie [le coq] durement, Par ce que menu et sovent Les [poules] me chauchoit l'une après l'autre, Tien. 5354. Il xvi* s. Les chapons prejudicient grandement aux poules, leur empeschant de faire des oeufs en abondance, tant en les chauchans, qu'affamans par leur continuelle fréquentation, o. de sebres, 347. Le coq qui cauquoit.... il faut dire chauchoit en bon françois, beroald. de verv. Moyen de parvenir, dans jaobebt, Glossaire.
— ÊTYM. Picard, coker; Berry, jaucher , jauger , chancher, caucher; norm. caucher; wallon, chanki, cocher et pousser; namur. chauker, pousser; rouchi, cauquer; dans le Dauphiné, chauchier, fouler aux pieds; saintongeois, chaucher. Ontirecemot de coq; mais c'est une erreur; l'ancien français, les patois et l'orthographe (aucun mot dérivé de coq n'ayant l'accent circonflexe) indiquent la véritable orthographe qui est chauquer ou caucher, du latin calcare, fouler, presser (comparez cauchemab). On entend souvent prononcer cocher, mais c'est par une confusion de paronymes avec cocher, s. m. Il en faut d'autant plus insister sur la prononciation cocher, qui est la vraie.
COCnÈRE (ko-chê-r'), adj. f. Porte cochère, porte de maison bourgeoise, assez grande pour que le cocher y fasse passer sa voiture. Richelieu avait été réduit à taxer les portes cochères de Paris, volt. Louis XIV, 2. On leva douze mille hommes par arrêt du parlement; chaque porte cochère [de Paris] fournit un homme et un cheval ; cette cavalerie fut appelée cavalerie des portes cochères, id. ih. 4. Il Fig. Un fonds naturel de douceur et de complaisance, un art infini.... lui ouvrirent [àBellisIe] une infinité de portes; Une négligea ni les cochères, ni les carrées, ni les rondes, st-sim. 623, 24 9.
— HIST. xvi* s. Les portes cochères et autres estaient bouchées de corps achevez ou languissans, d'aub. Hist. u, 20.
— ÊTYM. Cocher i.
COCHET (ko-chè; le * ne se lie pas dans le parler ordinaire; au pluriel Ys se lie : des ko-chè-z ardents; cochets rime avec traits, paix, succès, etc.), s. m. Jeune coq. Or, c'était un cochet dont notre souriceau Fit à sa mère le tableau, la font. Fabl. VI, 6.
— HIST. xm* s. N'a pas grant sapience enclose En moi, quant si petite chose, Con est un cochet, m'a boulé [trompé], Hen. 5657. || xv* s. Plus tost est tournée [la Fortune] qu'un coquet au vent, fboiss dans de laborde, Émaux, t. 11, p. 217. Et la creste de deux cochés, eust. desch. Poésies mss. (° 440, dans lacubne. Vieille poule à jeune cochet, id. t'b. f* 4. Qui son convent [convention, promesse] Ne tient, mais le tourne souvent , Ainsi que le coichet au vent , al. chart. le livre des quatre dames. || xvi* s. Que les jeunes cochets, sans estre chastrés, avoient la chair aussi tendre et plus naturelle que les chapons, iif.sper. Contes, lxxxviii. Les cochets ou jeunes coqs, pabé, xxi, 6.
— ÊTYM. Diminutif de coq.
COCHEVIS (ko-che-vi), s. m. Un des noms vulgaires de l'alouette crêtée , dite aussi alouette de Brie, alouette des chemins, alouette cornue , grosse alouette huppée.
— HIST. xv* s. Mauvis, mules, chardonneraulx, Cochevis, estournaux , lynettes, eust. desch. Poésies mss. f" 64 6, dans lacubne. ||xvi*s. Les linottes, cochevis, pies, corneilles , chucas .... parlent et chantent, sifflent et imitent la voix humaine, paré, Animaux, 20. Je dirai avec Simonide que, comme tout cochevy a la houppe sur la teste , ainsy il faut que tout vray amour aye un peu de la jalousie, Maladie d'amour, p. 443, dans LACUBNE.
— ÊTYM. Wallon, coklivi; namurois, coklouvi. Belon et après lui Ménage font venir ce mot de coq, etets, visage : figure de coq; étymologie trèspeu probable. D'après Grandgagnage , la première partie est en effet coq, et la seconde est germanique: anglo-saxon, lawerk; hollandais, leeuweril:, alouette; la forme primitive étant le wallon coklivi, ou namurois coklouvi, desquels le français serait une altération. Enfin Mann, réunissant le portugais colovia, alouette, altéré dans l'espagnol en totovia, et le français cochevis, en voit l'origine dans le cultique : bas-breton, kodioch, alouette. Il est difficile de prendre un parti entre ces opinions; cependant celle de Grandgagnage paraît la plus plausible.
f COCHLÉA1HE (ko-klé-ê-r') , adj. Terme d'histoire naturelle. Qui a la forme d'un limaçon, d'une
UOC
coc
coc
sprraie. Ouverture cochléaire, l'ouverture de la caisse du tympan de l'oreille, plus connue so»is le nom de fenêtre ronde, qui fait communiquer cette caisse avec la rampe interne du limaçon.
— ETYM. Lat. cochlea, limaçon; grec, xoy).ïa<;. COCHI.ÉARIA ( ko-klé-a-ri-a ) , s. m. Nom d'un
genre de crucifères et entre autres du cochléaria (cochléaria officinalit, L.), dit vulgairement cranson , herbe aui cuillers, herbe au scorbut ou herbe aux scorbutiques; et du raifort (cochléaria rustica, L.), dit aussi cram ou cran, et raifort sauvage.
— ÊTYM. Lat. cochléaria , herbe à la cuiller, de cochlear, cuiller (voy. cuiller).
f COCHLÉARIFORME (ko-klé-a-ri-for-m') , ad). Terme d'histoire naturelle. Qui a la forme d'une cuiller.
— ETYM. Lat. cochlear, cuiller, et forme.
f COCHLÉE (ko-klée), *. f. Terme d'anatomie. Nom donné quelquefois au limaçon de l'oreille interne.
— ÊTYM. Lat. cochlea, limaçon; grec, xog/Cac.
t COCIILÊ1FORME (ko-klé-i-for-m'), ad). Terme d'histoire naturelle. Qui a la forme d'un colimaçon.
— ÊTYM. Cochlée, et forme.
t COCHOIR (ko-choir) , s. m. Sorte de hache de tonnelier. || Terme de marine. Morceau de bois d'orme qui sert pour le commettage des cordages.
— ÊTYM. Sans doute cocher 2.
| COCHOIS (ko-choi) , s. m. Outil de buis dont les ciriers se servent pour équarrier leurs flambeaux.
COCHON (ko-chon), s. m. || 1° Mammifère de la famille des pachydermes, qu'on engraisse pour l'alimentation. || Brûler un cochon, faire passer à un feu léger un cochon tué, pour débarrasser la peau des poils. Rien n'échappa de leur colère, Ni moinillon ni béat père; Robes, manteaux et capuchons, Tout fut brûlé comme cochons, la font. Cord. || Cochon de lait, cochon qui tette encore, ou qu'on nourrit de lait, jl Cochon marron, le cochon redevenu sauvage. |l Avoir des yeux de cochon, avoir de trèspetits yeux. || Camarades, amis comme cochons, gens qui sont entre eux dans un sans-gêne excessif. || Nous n'avons pas gardé les cochonsensemble, ou il semble que nous ayons gardé les cochons ensemble, se dit, dans un langage très-vulgaire, pour repousser une familiarité déplacée. || Sale comme un cochon. Gras comme un cochon. || 2° Chair de cochon. Manger, faire cuire du cochon. Fromage de cochon se dit dans beaucoup d'endroits pour fromage d'Italie. || 3* Fig. et populairement, un cochon, un vilain cochon, un homme très-malpropre, ou qui fait des choses sales. || Un homme qui ne fait que manger et dormir. Mener une vie de cochon. Quel est ce gros cochon qui me disait tant de mal de la pièce? volt. Cand. 22. Toutes les gazettes disent que ce gros cochon [Moustapha] va se mettre à la tète de »oo mille hommes, id. iett. à Cath. 37. || Ad). Dans le langage très-trivial, sale, dégoûtant. Vous n'avez jamais rien vu de si cochon. || 4° Cochon de mer, nom vulgaire du marsouin , et, en particulier, de l'otarie cochon de mer. || Cochon d'Inde, nom du cabiai, mammifère de l'ordre des rongeurs. || Cochon de terre , nom sous lequel Buffon a décrit l'oryctérope du Cap. || Cochon d'Amérique, cochon des bois, cochon noir, le pécari. || Cochon bas, cochon de Siam. || Cochon des blés, le hamster. || Cochon cerf ou de Chine , le barbiroussa. || Cochon cuirassé , le tatou. || 5° Petit insecte qu'on trouve souvent dans les lentilles. || 6" Terme de pêche. Poisson nommé aussi grondin, rouget. || 7° Mélange de métal et de scories qui obstrue quelquefois les fourneaux. || Terme d'afflneur. Gonflement des cendres dans la coupelle. || Proverbe. Il faut mourir , petit cochon, il n'y a plus d'orge, se dit pour signifier que toutes les ressources sont épuisées.
— HIST. xiii* s. Il a tos les cochons mandés, Qui un la vile sont et mainent, l'Escoufle. ||xiv* s. Un
naigre cochon pour la gelée, Ménagier, n, 4. Rost: emq cochons.... ib. || xvi* s. Le petit-laict engendra flux de ventre aux couchons, dont ils se rendent langoureux : pour laquelle cause , s'abstient-on de leur en bailler, ains est réservé pour les grands pourceaux, jeunes chiens., etc. o. de serres, 288. Plus de cochons [jeunes porcs] porte et nourrit une truye, plustost envieillit, id. 333. Quand on vous ofTre le coychon, il fait bon ouvrir le sac, palsgr. p. 594. Grand rumeur, petite toison., Dit celui qui tond les cochons, lerocx de lincy , Prov. 1. 1, p. 4 72. Il ne perd point son aumosne Qui à son cochon la donne, id. ib. Manger le cochon ensemble (jaire quelque machination], cotgrave.
— ÊTYM. Coche 3; bourguig. et Berry, couchon. t COCHONNAILLE (ko-cho-nâ-U' , Il mouillées,
et non kc-cho-nâ-ye) , *. f. Synonyme populaire des viandes de cochon préparées que vendent les charcutiers.
— ÊTYM. Cochon.
COCHONNE, ÉE (ko-cho-né, née), part, passé. Fait mal et salement. Besogne cochonnée.
COCnONNEE (ko-cho-née), s. f. La portée d'une ti nie.
- ÊTYM. Cochonner.
COCHONNER (ko-cho-né). || 1* F. n. Mettre bas, en parlant d'une truie. || Se conjugue avec l'auxiliaire avoir. La truie a cochonné. || 2" V. a. En langage populaire, faire mal ou salement un ouvrage.
— hist. xvi* s. Une truye cochonna un cochon ayant huict jambes, quatre oreilles.... parê,xix, 4. Les truyes pleines, et les layes qui ont cochonné, veulent chacune avoir son tect à part, o. de serres, 333.
— ÊTYM. Cochon.
COCHONNERIE (ko-cho-ne-rie) , s. f. || 1° Aliment de mauvaise qualité ou de mauvaise préparation. On ne nous servit que des cochonneries. || 2" Grande malpropreté. Cet homme est d'une cochonnerie dégoûtante. || 3° Action, propos déshonnête.
— ÊTYM. Cochon.
COCHONNET (ko-cho-nè; le t ne se lie pas; au pluriel l'î se lie : les ko-cho-nè-z et la truie; cochonnets rime avec traits, paix, succès, etc.), s. m. || 1° Petit cochon. || 2° Sorte de dé à douze faces, marquées de un à douze. || 3' Petite boule servant de but aux joueurs de boule. Jouer au cochonnet, faire une partie de cochonnet.
— HIST. xvi* s. Coyschonet, palsgr. p. <87. Il jouoit à cochonnet va devant, rab. Garg. i, 22.
— ÊTYM. Diminutif de cochon.
T COCHOUAN (ko-chou-an) ou COCHUAN fltochu-an), s. m. Un des noms vulgaires du petit râle d'eau.
t. COCO (ko-ko), ». m. || 1* Le fruit du cocotier. Le coco fournit un lait et une amande fort agréables au goût. Le soleil ne sait pas sur leurs arbres profanes Mûrir le doux coco, les meilleures bananes, a. chén. 228. Il Coco de mer, nom donné à deux fruils très-différents, dont l'un, très-gros, provient de la lodoîcée des Séchelles, et l'autre, le petit coco de mer, vient d'un arbre dont on ignore le pays, le fruit seul en étant connu. || 2° Ouvrage fait de l'enveloppe du coco. Une tasse de coco.
— ÊTYM. Angl. cocoa.
f 2. COCO (ko-ko), s. m. || 1" Terme de caresse qu'on adresse aux enfants et aux jeunes gens. Fais cela, mon coco. Quel grand coco! || 2° Terme familier de moquerie appliqué aux hommes et presque toujours ironiquement. C'est un fameux coco, un joli coco, c'est-à-dire c'est un imbécile, c'est un homme très-laid. Voilà un drôle de coco, par exemple. || 3" 'ferme enfantin. Un coco, un œuf, et aussi un soulier d'enfant. Des cocos verts. Une paire de jolis cocos. || 4° Terme d'encouragement qui se dit quelquefois à un cheval. Hue, cocol
— ÊTYM. Ce qui paraît le plus probable, c'est que coco est pour cocot et un diminutif de coq.
3. COCO (koko), s. m. Boisson faite d'une infusion de bois de réglisse, et que l'on détaille en été dans les promenades publiques, surtout aux enfants. || Autrefois, eau-de-vie, bran-de-vin. Boire du coco. Elle lui fit payer du coco, Cabinet satyrique, dans leroux, Dict. comique, qui dit que c'est un mot parisien.
— ÊTYM. Peut-être l'eau-de-vie a-t-elle été ainsi dite par l'application du terme de caresse (voy. coco 2) qu'on emploie avec les petits enfants.
t COCOIN (ko-koin) ou COCOUAN (ko-kou-an), s. m. Voy. cocnooAN.
COCON (ko-kon), s. m. Enveloppe que se filent beaucoup de larves et dans laquelle s'opère leur dernière mue. || Tissu filamenteux produit par le ver à soie, et dont il s'enveloppe comme d'une coque pour subir sa métamorphose. || Fig. S'enfermer dans son cocon, vivre dans la retraite, ne s'occuper que de ses affaires. || Cocon percé, voy. percé.
— HIST. xvi* s. Les magniaux [vers à soie] des Sevenes de Languedoc, lesquels, tant pour 'eur propre naturel, que pour estre nourris de fueille de meurier noir, produisent des coucons ou plotons grands et mois, par conséquent peu fournis d« soie, 0. de serres, 474. Deux ou trois jours mettent les vers à parfaire leurs escailles, plotons ou coucon» (diversement nommés, selon les lieux), id. 487. Le coucon estant percé, les filets de la soie se treuvent tronçonnés, par conséquent indevidables, id. 490.
— ÊTYM. Ce mot paraît être un dérivé de coque.
On trouve dans Du Cange coconus, cocfiomis, bouchon.
t COCONILLE (ko-ko-ni-U', Il mouillées), s. f Soie que fournissent les cocons battus, bouillis, caidés et filés.
— ÊTYM. Cocon.
tCOCONNAGE(ko-ko-na-j'),»-. m. Formation de
cocons.
— ÊTYM. Coconner.
t COCONNER (ko-ko-né), v. n. Faire son cocon, en parlant d'une chenille.
— ÊTYM. Cocon.
t COCONNIÈRE(ko-ko-niè-r'), s. f. Synonyme do magnanerie.
— ÊTYM. Cocon.
t COCONTRACTANT, ANTE (ko-kon-tra-ktan, ktan-t'), s. m.elf. Celui, celle avec qui on contracte.
— HIST. xvi* s. Co-contractant, Nouveau coustum. gêner, t. i, p. 6»4.
— ÊTYM. Co, et contractant.
t '- COCOTE (ko-ko-V), i. f. || 1* Terme enfantin pour désigner une poule. La cocote a pondu. La cocote appelle ses petits. || 2° Petit carré de papier plié de manière à présenter une ressemblance éloignée avec une poule. Faire des cocotes. Une compagnie, une file de cocotes. (| 3" Fig. Terme d'amitié donné à une petite fille : ma cocote; et quelquefois à une grande fille, dans un sens un peu libre : c'est une belle cocote, une grande cocote. || 4* Dénomination populaire d'une légère inflammation du bord des paupières.
— ÊTYM. Coq, par l'intermédiaire d'une forme cocot; ce qui donne de l'appui à l'étymologie conjecturée pour coco 2.
t 2. COCOTE (ko-ko-f), s. f. Espèce de casserole en fonte dont on se sert dans la cuisine.
— ÊTYM. Ce mot vient-il d'un diminutif de coque, au sens vague de récipient?
COCOTIER (ko-ko-tié; l'rne se lie jamais; au pluriel l's se lie : des ko-ko-tié-z élevés), s. m. Arbre de la famille des palmiers. Les cocotiers croissent souvent sur des rochers, chateaub. Génie, i, v, 14.
— ÊTYM. Coco I.
t «(CRÉANCIER (ko-kré-an-sié) , s. m. Celui qui est créancier d'une personne conjointement avec un ou plusieurs autres.
— ÊTYM. Co.... préfixe, et créancier.
| COCRÈTE (ko-krè-f) , s. f. Un des noms de la plante dite crête de coq.
— ÊTYM. Coq, et crête.
COCTION (ko-ksion), s. f. \\ 1* Terme didactique équivalant à cuisson du langage vulgaire . La coction des aliments. || 2° Terme de physiologie. Digestion des aliments dans l'estomac. La coction, comment se ferait-elle dans l'estomac? desc. tléth. 6,8. Les aliments, changés par une prompte coction, se confondent tous en une liqueur douce, fén. Exist. 35. || Terme de pathologie. La coction des humeurs, changement des humeurs qui les rend plus épaisses, moins acres, et propres à être expulsées. || 3° La coction des minéraux, le dernier degré de leur formation dans la terre, selon l'ancienne physique.
— hist. xvi* s. La faculté retentrice sert grandement à la vertu coctrice : car la chaleur naturelle ne peut faire coction, si l'aliment n'est.... paré, Introd. 8.
— ÊTYM. Le latin coctio, de coquere, cuire (voy.