CUISSON
COCU (ko-ku), s. m. Terme de mépris et trop libre. Celui dont la femme est infidèle. Le maudit vieillard ne voulut être cocu, hamilt. Gramm. 8. Si n'être pas cocu vous semble un si grand bien, Ne vous marier point en est le vrai moyen, mol. Êc. des f. v, 6. Quiconque a soixante ans vécu Et jeune fille épousera, S'il est galeux, se grattera Avec les ongles d'un cocu, Épigr. dans richelet. On croit, j'en suis convaincu, Que vous me faites cocu, bérang. Sénat. || Cocu en herbe, celui qui est menacé de l'être avant son mariage. Au sort d'être cocu son ascendant l'expose, Et ne l'être qu'en herbe est pour lui douce chose, id. Éc. des maris, ni, to. || Cocu en gerbe, celui qui l'est après son mariage.
— HIST. xiii* s. Par vous.... Sui-jemis en la confrérie Saint-Emoi, le seignor des cous Dont nus ne puest estre rescous, Qui famé ait.... la Rose. 9(67. Uns dist à un autre par grand maltalent : voz estes coz, et de moi meisme, beaum. xxx, toi. || xv" s. Et vous pourrez ouir comment ung grant tas de vieilles commères sçavent bien trouver les manières de faire leurs maris coqus, villon, Repues franches. Sans que le pauvre coux de la ruelle s'osast onques montrer, louis xi, JVouv. iv. Le quel vous aimeriez mieux estre cous en herbe ou en gerbe [avant ou