MÉNAGE
— HIST. xiii* s. Li flots la [roche] hurtent et debatent, Et tous jors à li se com.batent, Et maintes fois tant i cotissent Que toute en mer l'ensevelissent, la Rose, 6961. ||xiv*s. En procédant de paroles à fait, il feri ledit Lorrain, et coti la teste au mur, du cange, costris. || xv* s. Tu m'as trop lourdement coyssy, Je suis tout ronps et tout froissy, Martyre de S. P. et de S. P. ||xvi*s. Cottir, heurter de la teste et des cornes : les daims cottissent l'un contre l'autre, nicot. Nous ferons librement cottisans sur la terre Pesle mesle choquer nos lances de lierre [dans des bacchanales], J. tahureau, Poésies, p. 82, dans lacubne.
— ÊTYM. Saintong. coter, tomber lourdement, cotit, meurtrissure par un coup; parler de Loudéac (Côtes-du-Nord) , cotir, fêler, casser. Étymologie inconnue. Il y a dans l'espagnol cotin, coup d'arrièremain, revers (et aussi cutir, frapper, mais que Diez rattache, à cause du sens de se battre pour, hypothétiquement au latin cotnpetere, s'appuyant sur conlerere qui a donné cutrir). 11 est vraisemblable que cotir est le simple qui se trouve en composition dans le provençal per-culir, du latin percutere, dans l'espagnol re-cudir, re-codir, du latin recutere, repousser.
COTISATION (ko-ti-za-sion ; en poésie, de cinq syllabes), s. f. || 1° Action de cotiser, de se cotiser. || 2° Contribution par quote-part. J'ai donné tant pour ma cotisation. On voit que, pour être légitime, cette cotisation doit être volontaire , I, i. aouss. Écon. 3.
— HIST. xvi* s. Que chacun des confederez se quotiseroit à ce qu'il devroit fournir, et bailleroit banques respondantes de sa taxe et quottisation ,