‹ Dictionnaire de la langue française (volume 3)Chapitre 372 sur 403 · M. DO BEI.L · texte numérisé non relu

M. DO BEI.L

— ÊTYM. Cotiser; provenc. collixation.

COTISÉ , ÉE (ko-ti-zé , zée) , part, passé. Le»

membres de l'association cotisés à tant.

COTISER (ko-ti-zé), v. a. || 1* Régler la cotisation de quelqu'un. On l'a cotisé à tant. || 2° Se cotiser, v. réft. Fournir sa quote-part. Il faut que chacun se cotise selon ses moyens. Ils n'auraient qu'à sa cotiser à proportion des besoins publics, J. J. rouss. Écon. 3. Chaque gentilhomme se cotisa pour les comédiens selon sa libéralité, scarron, Rom. com. 2* part. ch. 3. H y eut un service solennel, et en un moment ils se cotisèrent tous pour cette dépense, qui monta à cinq mille francs, sév. 24 1.... X cinq chevaliers, en nous cotisant tous, Et ramassant écus, livres, deniers, oboles. Nous n'avons encor pu faire que deux pistoles, regnard, Distrait, i, 8.

— HIST. xvi* s. Les Grecs voulurent qu'il se feist une taille, par laquelle chacune ville fust raisonnablement cottisée selon ses facultez. — Hz luy donnèrent pouvoir et mandement de cottiser et taxer également chacune ville, amyot, Arist. 68. Hz payoient bien l'argent à quoy ilz avoient esté cottisez, id. Cimon, 48. Que chacun des confederez se quottiseroit à ce qu'il devroit fournir, m. du dell. 4 82. La ville se cottisa à 3000 livres, d'aub. llist. n, 296.

— ÉTYM. Cote.

COTISSCRE (ko-ti-su-r") , s. f. Meurtrissure faite à des fruits. La cotissure empêche que les fruits ne soient de garde.

— ÉTYM. Cotir.

COTON (ko-ton) , t. m. || 1° Nom donné à une sorte de bourre végétale qui, formée de filaments longs et ténus, environne les semences du cotonnier, arbre que l'on cultive dans l'Inde, aux États- Unis, dans l'Egypte et, depuis peu, dans l'Algérie. L'arbrisseau qui fournit le coton à nos manufactures demande un sol sec et pierreux; il préfère celui qui est déjà familiarisé par la culture , rayn. llist. phil. xi, 28. Chaque loge, ens'ouvrant, laisse apercevoir plusieurs graines arrondies , enveloppées d'une bourre blanche, qui est le coton proprement dit, id. ib. Le bois dont le coton vient blanchir les rameaux, malfil. Génie de Virg. || Coton en laine, coton brut. || Toile, étoffe de coton. Cette multitude, qui a peu de besoins, est presque nue ou est vêtue de coton, c'est-à-dire d'un produit si abondant qu'un arpent peut fournir de quoi habiller trois ou quatre cents personnes, condillac, Comm. gouv. part, i, ch. 25. || Tricot de coton. 11 était un roi d'Yvetot.... Et couronné par Jeanneton D'un simple bonnet de coton, bérang. Yvelot. || Jeter son coton, se dit de certaines étoffes qui se couvrent d'une sorte de bourre. || Cela jettera un beau coton, se dit d'une chose qui, mal entreprise, produira de mauvais effets. Locution basse, remarque de caillières, 1690. || Cet homme jette un vilain coton, il file un mauvais coton; sa santé, son crédit, sa réputation est fortement compromise. || Fig. Élever un enfant dans du coton , l'élever trop mollement. Le laquais du coadjuteur, qui était à la Trappe, est revenu à demi-fou, n'ayant pu supporter ces austérités; on cherche un couvent de coton pour l'y mettre, sév. 42. Gouvernez-la bien, divertissez- la, amusez-la, enfin mettez-la dans du coton, et nous conservez cette chère et précieuse personne, sév. t. i, Lettre inédite, p. 201, dans pougens. || Par plaisanterie, porte-coton, valet de garde-robe. || 2° Duvet long", entre croisé et crépu, qui recouvre la surface de certaines feuilles ou d'autres parties de quelques végétaux. Leurs fleurs tendres et délicates, et, durant l'hiver, enveloppées comme dans un petit coton, boss. Connaiss. v, 2. || 3° Poil follet qui vient aux joues et au menton des jeunes gens. X peine son menton S'était vêtu de son premier coton, la font. Remède. Vraiment sur votre menton La main de l'aimable jeunesse N'a mis encor que son coton , volt. Ép. 42. Et ne tarderont ses conquêtes [du fils d'Henri IV], Qu'autant que le premier coton Qui de jeunesse est le message, Tardera d'être en son visage Et de faire ombre à son menton, malh. m, 4. Â peine adolescent, de son léger coton La jeunesse en sa fleur ombrage son menton, delille, Enéide, ix. || 4* Coton -poudre, ou coton azotique, ou fulmi-coton, substance explosive qu'on obtient par l'action de l'acide azotique sur le coton.

— HIST. xiii* s. Et li atachierent la crois en un grant chapel de coton [ouatte] par devant, pour ce que il voloit que tous le veissent, villeh. xl. Quiconques est chapelier de coton à Paris, il doit juier

COT

?eur sains qu'il fera bone œuvre et leal, Liv. des met. 25) . Il peut mètre devant son pis et devant son ventre un contrecuer de teille et de coton, Ass. de J. I, )70. Il li lancèrent le feu grejois qui se prist en la tour, qui estoit faite de planches de sapin et de telle [toile] de coton, joinv. 245. || xv* s. Je cognoys approcher ma soif, Je crache blanc comme cotton Jacobins aussi gros que un œf, villon, Grand testament. || xvi* s. L'arbrisseau, portant le cotton, jette des petites pommes, lesquelles, s'approchans de maturité, s'entr'ouvrent en croix à la pointe, comme la grenade, par là faisant jour au cotton,

— ÊTYM. Provenç. coton; catal. cotô; espagn. algodon; portug. colôo ; de l'arabe qothon ou, avec l'article, al qothon.

COTONNADE (koto-na-d'), s. f. Toute sorte d'étoffes de coton. Une pièce de cotonnade. || Dans un sens plus restreint, étoffe de coton de couleur ordinairement à carreaux ou à raies, dont le dessin est tissé et non imprimé.

— étym. Colon.

fCOTONNANT, ANTE (ko-to-nan, nan-t'), adj. Terme de métier. Se dit des lames de cuivre sur lesquelles on aperçoit de petits points blancs.

— ÉTYM. Cotonner.

COTONNÉ, ÉE (ko-to-né, née), part, passé. || 1" Terme de commerce. Qui est plein et couvert de coton. || 2° Terme de marine. Voile cotonnée, voile usée. || 3° Garni de poil follet. Le prieur remarqua que l'Ingénu avait un peu de barbe; il savait très-bien que les Hurons n'en ont point; son menton est cotonné; il est donc fils d'un homme d'Europe, volt. l'Ingénu, 2. || Cheveux cotonnés, cheveux courts, frisés et crépus.

COTONNER (ko-to-né), v. o. || i° Remplir de coton. || 2° Se cotonner, v. réfl. En parlant de certaines étoffes, se couvrir d'une certaine bourre. Le drap d'Espagne se cotonne. || Absolument. Ce drap cotonne. |j 3° Se couvrir d'une sorte de coton ou duvet. Ses joues commencent à se cotonner. || 4° En parlant des fruits , prendre une pulpe molle et spongieuse. Ces pêches se sont cotonnées.

— H1ST. xvi* s. Tous lesquels coings sont cottonnés, mais plus les moiens et dorés que les autres, comme marque de bonté, o. de serres, 690. Les peupliers ont la fueille cotonnée d'un costé, mais plus les uns que les autres, id. 800. En lieu d'un teint vermeil une barbe follette Cotonne son menton.... rons. 7(3.

— ÊTYM. Colon.

f COTONNERIE (ko-to-ne-rie), s. f. Culture du coton; champ où croit le cotonnier. Ce vaste espace est rempli par cent soixante caféières, soixantedeux indigoteries et soixante cotonneries, raynal, llisl. phil. xin, 38.

— ÉTYM. Coton.

| COTONNETTE ( ko-to-nè-t' ) , t. f. Terme de commerce. Sorte d'étoffe de coton.

— ÉTYM. Coton.

COTONNEUX, EUSE (ko-to-neû, neû-z'), adj. || 1* Recouvert d'une sorte de coton ou de duvet. Tige, feuille cotonneuse. Le bourgeon cotonneux du pommier se gonfle et se crève, iîkrn. de st-p. llarmon. liv. i, Tabl. général. M. de Réaumur a fait représenter la coque de cette chenille à brosses, et il a désigné par les termes d'enveloppe cotonneuse ce que j'ai nommé la coque extérieure, bonnet, Insectes, observ. 26. Tapisse de duvet la pèche cotonneuse, delille, Trots règne»-, vi. || 2° Dont la pulpe est devenue mollasse et spongieuse. Pèches cotonneuses. j|Fig.Style cotonneux, style mou et filandreux.

— ÉTYM. Coton.

). COTONNIER (ko-to-nié; IV ne se lie jamais; eu pluriel, l's se lie: les ko-to-nié-z et le coton), ï. m. 'ferme de botanique. Plante de la famille des malvacées qui produit le coton (gossypium herbaceum, L.).

— ÉTYM. Colon.

t 2. COTONNIER, 1ÈRE (ko-to-nié, niê-r'), adj. Qui se rapporte au coton. Industrie cotonnière. \\S. ■m. Fabricant de toiles, d'étoffes de coton.

— ÉTYM. Coton.

t COTONNIÈRE (ko-to-niê-r') , s. f. Nom vulgaire de plusieurs plantes communes dans les champs, entre autres le filage des champs, le gnaphalium uliginosum.

— ÉTYM. Cotonnier.

COTONNINE (ko-to-ni-n') ,s.f. Grosse toile à chaîne de coton et à trame de chanvre, dont on faisaitdes voiles.

— ÊTYM. Coton.

f COTONNIS (ko-to-ni), s. m. Terme de commerce. Etoffe des Indes moitié soie moitié coton.

cor

COTOYE, EE (kô-to-ié, iée, plusieurs disent kotoi-ié, iée), part, passé. La banquise longtemps côtoyée par le navire. || Terme de blason. Se dit des pals, bandes, barres et autres pièces de même situation , lorsqu'elles sont accompagnées d'autres meubles.

CÔTOYER (kô-to-ié; plusieurs disent kô-toi-ié; Richelet remarque qu'on prononce côteier, prononciation aujourd'hui abandonnée), je côtoie, tu côtoies, il côtoie, nous côtoyons, vous côtoyez, ils côtoient; je côtoyais, nous côtoyions, vous côtoyiez; je côtoyai ; je côtoierai; je côtoierais; que je côtoie, que nous côtoyions, que vous côtoyiez; que je côtoyasse; côtoyant; côtoyé, v. a. || 1° Aller côte à côte de quelqu'un. Un vassal ne devait pas côtoyer son seigneur. Un valet ne doit pas côtoyer son maître, il Côtoyer une armée, marcher sur son flanc. Ayant ramassé toutes leurs troupes et celles de leurs alliés au nombre de plus de cinquante mille hommes, ils côtoyaient l'armée d'Amilcar, rollin, Bitt. anc. Œuvres, t. ï, p. 366, dans pougens. Simon le côtoya de si près dans toutes ses marches et contremarches, qu'il prévint tous ses desseins et l'obligea de se retirer, id. ib. t. ix,p. 332. Ce jour-là même, une autre route nous amenait Kutusof ; il la couvrait tout entière avec quatre-vingt-dix mille hommes; il côtoyait, il dépassait Napoléon, ségur, But. de Nap. x, 3. || 2° Aller le long de. Leurs navires côtoyaient le rivage. Il [le héron] côtoyait une rivière, la font. Fabl. vu, 4.11 y a un grand précipice que l'on côtoie fort longtemps, sëv. 623. On dit que ce bois que nous côtoyâmes fourmille de voleurs, la font. Lettres, vi. On fit faire par les Cosaques des bateaux légers auxquels ils sont accoutumés et qui peuvent côtoyer aisément les rivages de la Crimée, volt, lluss. ï, 8. Nous côtoyons d'abord ces sommets escarpés Que les traits de la foudre ont si souvent frappés , delille, Enéide, m. || Absolument. Ils ne firent que côtoyer. || Fig. Se tenir très-près de. Il avait dans son discours à côtoyer un sujet très-scabreux. Dans sa vie aventureuse il côtoya souvent la misère. || 3° Se côtoyer, t>. réfl. Se suivre en marchant l'un à côté de l'autre. Les deux armées se côtoyèrent longtemps.

— HIST. xi* s. Li emperere fait Rolant costeïr [mettre à son côté], Ch. de Roi. ccx. || xu* s. Tote Bretaigne [il] commence à costoier, Ainz ne fina trusqu'au mont Saint Michiel, li Coronemens Looys, v. 2038. Perse [ils] costient, Larchant et Balaguer, Itonc. p. 4)8. Et la pucele toute voie Le chevalier de près costoie [va à côté], la Charrette, v. )997. || xiii" s. Et en alerent costiant terre et nagant, tant qu'il vinrent à port de salu, Chron. de Rains, 225. Lors m'en alai parmi la prée Contreval l'iaue esbanoiant, Tôt le rivage costoiant, la Rose, )27. || xv s. Et puis chevauchèrent le chemin de Valenciennes, et le costierent à la droite main, et vinrent à Denain, froiss. ï, ï, 79. Et se mirent à chemin en costoyant Zelande, id. i, i, )8. Ainsi qu'ils assembloient les coureurs dessus nommés qui costiés lesavoient, id. i, i, )40. Atant dressa son viaire et voyt parmy sa visière que c'estoit il voirement; adonc se veult plus aler que devant, mais le roi le costoie et dist : certes il convient que vous venez avecques moy, Perceforest, t. vi, f° 94. ||xvj« s. Il s'en alloyt coustoyant tousjours son ennemy, amïot, Fab. ) i. Il estoit descendu à sa requeste en la Macédoine dix mille Basternes combatans à cheval, et autres dix mille qui les cousloyoient toujours es batailles à pied, id. P. Mm. )8. Pyrrus avec deux mille Gaulois, coustoyant le long de la trenchée, essaya de passer de l'autre costé, m. Pyrrh. 63. Ils rebroussèrent chemin, ayans opinion que l'armée enemie les costoyeroit, pour espérer une occasion d'attraper quelqu'une de leurs troupes, lanoue, 627. Quant la clémence ne s'escartoit pas du tout de la sévérité, ains la coustoyoit et accompagnoit, afin que l'une des voyes fust aydée de l'aultre, condé, Mémoires, p. 652. En costoyant la mer à la queste de leurs mines, aulcuns Espaignols.... mont, iv, 20. Cettuy-ci [le commerce avec les livres] costoye tout mon cours et m'assiste partout; il me console en la vieillesse et en la solitude.... id. m, 287.

— ÉTYM. Côte; Berry, coùtéger; ital. costeggiare.

COTRE (ko-tr')( s. m. Terme de marine. Voy. Cuttcb.

COTRET (ko-trè ; le t ne se lie pas dans le parler ordinaire; au pluriel, l's se lie : kotrè-z et fagots; cotrets rime avec succès, traits, jamais, paix, etc.), s. m. || 1" Fagot de bois court et de médiocre grosseur. Acheter un cotret. Brûler des cotrets. J'estime également ceux qui ont la charge des plus grandes

COT

affaires et ceux qui n'ont qu'une charge de cotrets sur le dos, si la vertu n'y met de la différence, Francion, liv. n,p.46ï. || Châtrer des cotrets, en ôter quelques bâtons. || 2° Chacun des bâtons qui composent le fagot. || Familièrement. Un coup de cotret. Do l'huile de cotret, des coups de bâton. || Etre sec comme un cotret, être fort maigre. Des jambes de cotrets, jambes fort menues. || 3° Morceau de bois qui fait partie des ailes d'un moulin à vent. || Madrier faisant partie du métier de haute lisse.

— HIST. xiv' s. En Grève, un cent de costerez de Bourgogne, Bénagier, il, 4. |]xvs. Le cent de cotterets pour vingt sous parisis, Journal de Paris, an )442. Brief, c'est un gentil compaignon; Cl si a ung très beau maintien ; Par mon aine, c'est grand dommaige Qu'il n'est porteur de cotherès, coquillart, le Monologue du puits. Et puis après, pour faire fin, Le cotteret et la bourrée, villon, Repue fr. du souffreteux. || xvi* s. S'ils se fussent présentez à l'impourveue avec des bastons de cotterets es mains, lanoue, 551. Mettant d'un costé lesgru huches et bois de fente et de moule; de l'autre les fagots, bourrées et costerets, o. de serres, 808. Je pense que plusieurs sont aujourd'hui empereurs, roys, duez, princes et papes en la terre, lesquelz sont descenduz de quelques porteurs de roguatons et de coustrets, rab. Garg. I, ).

— ÊTYM. Saintonge, coterd. Origine inconnue. Vient-il de Villers-Cotterets , localité où il y a de grandes forêts? mais on n'a aucun renseignement qui permette d'affirmer qu'il en est ainsi (en tout cas Villers-Cotterets se décompose en villers-costelletz, près de Retz). D'autre part, il y a dans le bas-latin costeretum, en français costeret, qui signifie une charge, un panier, une botte (texte de 1295) : Chacune mande [manne] de merlan ou poisson doit deux deniers, et s'ils sont eu costerès, chascun costeret doitdeux deniers. Ce costeretum vient de costa dans le sens de panier, botte : une coste de raisins (texte de )379); costa circulorum, une botte de cercles. On peut sans beaucoup de peine passer de l'idée de botte à celle de fagot.

f COTTAGE (ko-ta-j"), s. m. Petite maison de campagne d'une simplicité rustique, mais élégante.

— ETYM. Angl. cottage, de cot, eaJjane; bus-latin, cota, cabane (voy. coterie); du celtique : k\ etctt;gaét. coite, cot, chaumière. L'allemand a Kolh; suéd. kate, cabane. Le vieux français avait colin, cabane.

). COTTE (ko-f), s. f. H 1° Jupe de paysanne, plissêe par le haut à la ceinture. Cotte de a Tene/., voilà votre couronne, rendez-moi ma cotte grise, fén. xix, 5. Il Toute espèce de jupe — J'ai encore un demi-ceint, deux cottes, Une robe do serge, un chaperon, deux bas, Trois chemises de lin, six mouchoirs, deux rabats, Régnier, Sat. XI. Ses gens [de Mme de St-Herem] la trouvèrent, ses cottes troussées , entre les mains de cet enr sr-siM. 97, 26. Gaiement Brappona Sots et fi En casque, en mitre, en cotte, bëhang. tlarutte. Il Fig. Donner la cotte verte, jeter une fil e sur l'herbe en folâtrant avec elle. Le cygne avait Fait son devoir, et les deux Sylvains le leur; de\o;r de courir et rien davantage, hormis qu'ils d à la suivante quelques baisers, lui donnèrent ques brins de thym et de marjolaine, et la cotte verte, la font. Psyché, 11, p. (s, ser la cotte d'un enfant, lui donner le fouet. || 1 de cotte, le corps piqué que les femmes sous leurs robes et où elles attachaient : ou cottes. 112° Cotte morte, dans quelques couients, succession d'un religieux en fait d'habits, de meubles, d'épargnes. || 3' Cotte d'armes, habïUej que mettaient autrefois les chevaliers sur leurs armes, tant à la guerre que dans les tournois, et qui était porté par les hérauts d'« ue d'armes était ouverte par les côtés, avait des manches courtes et descendait jusqu'au nombril. Le roi Jean remarquable par sa cotte d'armes semée de fl delis d'or, l'abbé de choisi, Vie du roi Jtan, liv. I, ch. 2. y 4° Cotte de mailles ou cotte d'armes, armure défensive faite en forme de chemise, et lissuu de plusieurs petits anneaux ou mailles de fer. Livinius, après avoir offert des vieux aux . le Capitule, partit de Rome revêtu d'une cotte mes selon la coutume, rollin, But. anc. GEifl t. ix, p. 37. Leur cotte à maille d'or et la gaine tante Où repose l'épée à leur côté pendante, delille, Enéide, vu Et perce, avec son

Sa riche cotte d'or, ouvrage de sa mère, id. ib. x. Il 5» Terme de charcuterie. Le boyau de porc qui forme la saucisse.

— HIST. xii« a. Que est avoir cotte juste al talun.

r.oT

se avoir n'est espérance juske à la fin? Job, 448. || vu* s. Cote [elle] ot d'un blanc bliaut et mantel moût très cher, Perte, xix. Et sa cote qui ert [était] en maint lieu despanée, ib. xlvi. Cil qui crient par la vile la cote et la chape ont achaté le mestier de freperie, hiv. des met. 200. Famé est plus cointe et plus mignote En sorquanie [souquenille] que en cote, la Rose, 4226. Et chascun deit aveir cote à armer et ganbisson se il viaut [veut], Ass. de J. I, (70. Li hons de poeste se présente à pié, en pure se [saj cote, sans armeure. fors de baston et d'escu, beaum. lxiv, 3. Le roi sailli de son lit tout deschaus, une cote, sans plus, vestue,joiNV.(96. || xv's. Et prirent dix ou douze des compagnons es quels ils se confioient le plus, et se vestirent de povres cotes deschirées et de povres chapeaux, en guise de povres marchands, froiss. i, i, IW, Une bonne cote hardie Me donna de vingt florins d'or, m. Poésies mss. p. 383, dans lacurne. Selon l'esté et les yvers Et la saison des temps divers, Fault chances et coite hardie [sorte de vêlement], Courtèlette, a fi ri que l'en die: Vez là biau pié et faiticet, eust. desch. Poésies mss. f° 4 97, dans lacuhne. X chascun doit souffire, quoi qu'on die, Vivre, une chambre, une cotte, un cheval, ib. f° 63. Se povres est, ait de gros drap cotte; Et, quant il dult porter la hotte, Ou faire aucun labour de bras, Ait ung surpeliz de bourras, Oui sa robe honneste lui tiengne, ib. f* 64 8. Escu lui fault, espée et lance, Cotte d'acier et gardebras, ib. f" 604. J'ay esté de divers estas, Et oy crier plusieurs cris, La cote, la chappe, vieulz draps. L'engin à prendre les souris, Pastez chants, le sel blanc, le riz, Chastaignes, fromaiges de Brie, ib. f° 354. Apres que nostre homme fust arrivé à l'ost des Anglois avecques sa cotte d'armes sur le doz, comm. iv, 7. Si estoient les pucelles vestues de cottes parties d'ung vermeil samys encontre ung blanc, et les jouvenceaux estoient aussy vestus de cottes, mais elles estoient parties d'ung samys jaulne encontre ung azuré, Perccforest, t. n, f° 117. Une cotte simple [jupon] de satin, louis xi, Nouv. xxvn. Madame se mit en cotte simple [jupon de dessous], et print son atour de nuit, id. xxxiv. JJ xvr» s. Aussi Jacques, au lieu de baisser la cotte verte à s'amie, lui baissa la cotte rouge, maiig. Nouv. xliv. Que de plaisir de voir sous la nuit brune, Quand le soleil a fait place à la lune, Au fond des bois les nymphes s'assembler, Monstrer au vent leur gorge descouverte, Danser, sauter, se donner cotte verte, Et sous leur pas tout l'herbage trembler, des portes, Œuvres, p. 687, dans lacurne. Là les buissons et les beaulx taillis verds Estoient si fort de feuillettes couvers, Que très belle umbre faisoient les raminseaulx, Pour y tailler verte cotte à l'envers, Chasse d'amours, p. 39, dans lacuhne. Et sur ce point j'?us grant envje De lui donner à descouvert Joyeusement la cotte vert, roger de collerye, Œuvres, p. 63, dans lacurne. Femme sotte se cognoist à la cotte, cotgrave.

— ÉTYM. Wallon, cote; provenç. cot, s. m. et cota, colha, quota; catal. cot; espagn. et portug. cota; ital, cotta ; bas-latin, cotta, collus dans un texte du ix* siècle. Diez le tire de cutis, peau; mais il y a deux difficultés : la déclinaison et surtout la déclinaison au masculin, supposant cuta et cutus; puis le sens; au lieu que le celtique et l'allemand se réunissent pour donner une étymologie: gaél. cot; angl. coat, vêtement; aliéna. Kutt, Kittel, tunique.

•f 2. COTTE (ko-f), s. m. Le petit chabot d'eau douce {coltus gobio). || Cotte chabot, petit poisson de mer.

COTTERON (ko-te-ron) , t. m. Petite cotte courte et étroite. || Vieux.

— ÉTYM. Diminutif de cotte; picard, cotron, jupon; wallon, coterai ; namurois, coteria.

tCOTTIÈRE (ko-tiê-r'), s. f. Terme de métier.- Barre de fer plus large qu'une barre ordinaire.

COTUTEUR, TRICE (ko-tu-teur, tri-s'), s. m. et f. Celui, celle qui est chargée d'une tutelle conjointement avec un autre.

— ÏIIST. xvi* s. Celui de plusieurs tuteurs et curateurs qui voudra bailler caution suffisante de rendre compte aux mineurs venuz en âge et en acquiter et indemniser leurs cotuteurs, administrera seul au refuz de bailler caution par ses dits cotuteurs, Couslum. génér. t. Il, p. (020.

— ÉTYM. Co, avec, et tuteur.

t. COTYLE (ko-ti-1'), s. f. Terme d'antiquité. Mesure de capacité pour les liquides et les choses sèches, valant o litre, 27.

— ÉTYM. Kotûat), cotyle, chose creuse.

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