CUP
la famille des ombellifères, ayant pour type le cumin.
f CUM1N1QUE (ku-mi-ni-k') ou CUM1NYL1QUE (ku-mi-ni-li-k'), adj. Terme de cliimie. Acide cuminique ou cuminylique, acide produit par l'action de la potasse caustique sur l'essence de cumin.
— ÊTYM. Cumin.
fCCMINOÏDE (ku-mi-no-i-d'), adj. Terme de botanique. Qui ressemble au cumin.
— ÊTYM. Cumin, et rïSoc, forme.
CUMUL (ku-mul), s. m. || 1° Terme de jurisprudence. Action de cumuler une chose avec une autre. Le cumul des peines. Le cumul de la réserve et de la quotité disponible est permis, c'est-à-dire la qualité d'héritier à réserve et celle de légataire peuvent être réunies. || 2° Dans la langue générale, jouissance simultanée de plusieurs emplois ou de plusieurs traitements. Loi sur le cumul des places. Le cumul de deux chaires n'est pas interdit.
— ÉTYM. Voy. CUMULER.
fCUMULARD (ku-mu-lar; le d ne se lie pas : kumu-lar éhonté; auplur. des ku-mu-lar éhontés; cependant quelques-uns disent en liant : des ku-mular-z-éhontés) , s. m. Terme familier, toujours pris avec un sens de reproche. Celui qui occupe simultanément plusieurs places rétribuées.
— ÊTYM. Voy. CUMULER.
CUMULATIF, IVE (ku-mu-la-tif , ti-v') , adj. Terme de jurisprudence. Qui cumule. Disposition cumulative, disposition de loi répétant une autre dispositijn qui a le même objet.
— ÊTYM. Cumul.
f CUMULATION (ku-mu-la-sion) , *. f. Action de cumuler. Cumulatiou de deux moyens. Système de la cumulation des peines.
— ÊTYM. Cumuler.
CUMULATIVEMENT (ku-mu-la-ti-ve-man) , adv.
Avec cumul, à la fois. Statuer cumulativement.
— HIST. xvi* s. Les roys vos ayeul, père et frère, voulans empescher l'acroissement de ces séditions, ont, après plusieurs commutations d'edictz, assemble cumulativement toutes les puissances de leurs cours souveraines, condê, Mémoires, p. 624.
— ÊTYM. Cumulative, et le suffixe ment. CUMULÉ, ÊE (ku-mu-lé, lée), part, posai. Des
places cumulées par un homme avide.
CUMULER (ku-mu-lé) , ». o. || i* Terme de jurisprudence. Assembler, réunir. Cumuler plusieurs genres de preuves, des droits, des actions. || 2° Dans le langage général, avoir simultanément la jouissance de plusieurs emplois, de plusieurs traitements. Cumuler plusieurs places. || Absolument. Occuper plusieurs emplois. Il cumule.
— HIST. xiv s. Touz les malx que tu as ousé fere en cumulant l'un sur l'autre, berchedre, f* 6», recto. || XV s. Et en cumulant mal sur mal, Li mastins.... Vint son orde pence alachier, Tellement que par son outraige Nous despissa sur le visaige , eust. desch. Poésies mss. f* 40». Or et argent sont cause de grant mal Qui tousjours va cumulant, id. ib. f" 433. || xvi* s. Du Dieu vivant superbes adversaires, Qui monts sur monts s'efforcent cumuler, NA- BOT,!, 27t.
— ÊTYM. Lat. cumulare (voy. comble t).
t CUMULO-STRATUS (ku-mu-lo-stra-tus') , s. m. Terme de météorologie. Voy. cumolus.
— ÊTYM. Lat. cumulus, et stratus, étendu, stratifié.
t CUMULUS (ku-mu-lus') , ». m. Terme de météorologie. Nom des nuages, communs dans les beaux jours d'été, qui ressemblentà des montagnes déneige lorsqu'ils sont à l'horizon. ||Cumulo-stratus, nuages plus entassés et plus denses qui répandent sur l'atmosphère une teinte noire ou bleuâtre.
— ÊTYM. Lat. cumulus, tas, amas.
t CUNCTATEUR (kon-kta-teur), s. m. Général ou homme d'État qui sait temporiser. || Temporiseur. Je reverrai Mariamne et Zulime quand je retrouverai ma tête, j'entends ma tête poétique; à présent je suis tout en prose ; me voilà cunctateur; attendons; Zulime, Mariamne, Olympie, toutcela viendra si je vis, volt. Lett. d'Argental, \0 déc. 1762.
— HIST. xvi* s. Cela fit haster ce cunctateur de gagner Orléans, d'aub. Hist.i, t04.
— ÊTYM. Lat. cunctalor, de cunctari, temporiser, t CUNÉAIRE (ku-né-ê-r"), adj. Terme de botanique. Qui a la forme d'un coin.
— ÊTYM. Lat. cuneus, coin.
f CUNÊEN, ENNE (ku-né-in, è-n'), adj. Terme d'anatomie. Qui appartient aux os cunéiformes. Articulations cunéennes, ligaments cunéens, articulations et ligaments qui unissent entre eux les os cunéiformes,
— ÊTYM. Lat. cuneus, coin, à cause de la forme de ces os.
t CUNÉIKOLIÉ, ÉE (ku-né-i-ro-li-é, ée) , adj. Terme de botanique. Qui a des feuilles cunéiformes.
— ÊTYM. Lat. cuneus, coin, et folium, feuille. CUNÉIFORME (ku-né-i-for-m' ), adj. Qui est
en forme de coin. || Ecriture cunéiforme, écriture des Assyriens, des Mèdes et des Perses, formée de figures en fer de lance ou en clous, diversement combinées. L'écriture cunéiforme des Perses est aujourd'hui déchiffrée et expliquée; sur celle des Assyriens et des Mèdes, beaucoup plus difficile, on n'a encore que des essais; cependant on lit les noms propres et certains autres mots, du moins dans le système assyrien. || Terme de botanique. Feuilles, pétales cunéiformes. || Terme d'anatomie. Les os cunéiformes, et, substantivement, les cunéiformes, nom de trois os de la seconde rangée du tarse. Le premier, le second, le troisième cunéiforme.
— HIST. xvi' s. L'os basilaire ou cunéiforme, pare, m, 4.
— ÊTYM. Lat. cuneus, coia, et forme.
t CTJNÉIROSTRE (ku-né-i-ro-str') , adj. Terme de zoologie. Qui a le bec en forme de coin.
— ÊTYM. Lat. cuneus, coin, et rostrum, bec.
t CUNÉO-CUBOÏDIEN , IENNE (ku-né-o-ku-bo-idiin, diè-n'j, adj. Terme d'anatomie. Qui a rapport aux cunéiformes et à l'os cuboïde.
— ÊTYM. Lat. cuneus, coin, et cubotde.
f CUNÉO-SCAPHOÏDIEN , IENNE (ku-né-o-skafo-i-diin, diè-n'), adj. Terme d'anatomie. Qui a rapport aux os cunéiformes et à l'os scapboïde.
— ÊTYM. Lat. cuneus, coin, et scaphoïde.
t CUNETTE(ku-nè-t'), s. f. Terme de fortification. Fossé creusé au milieu d'un grand fossé de forteresse. On dit aussi cuvette.
— ÉTYM. Diminutif de euna, mot bas-latin , qui se trouve pour cui'O, cuva.
t CUNICULAIRE (ku-ni-cu-lê-r') , s. m. Terme de zoologie. Nom d'une famille de rongeurs qui renferme le lapin et les mammifères voisins. Les cuniculaires.
— ÊTYM. Voy. CUNICULÊ.
t CUNICULE, ÉE (ku-ni-ku-lé, lée) ou CUN1CU- LEUX, EUSE (ku-ni-ku-leû,leû-z'),a/'j. Terme didactique. Qui renferme une excavation longue et profonde, en forme de terrier de lapin.
— HIST. xvi* s. Il avoit d'autres ulcères sinueuses etcuniculeuses autour du genouil, paré, ix, 14.
— ÊTYM. Lat cunicutus, lapin .terrier (voy. conin). CUPIDE (ku-pi-d'), adj. || l"Qui désire ardemment.
Relevé, courageux, et cupide d'honneur, Régnier, Sat. v. || Peu usité en ce sens. || 2" Qui a de la cupidité, avide d'argent. Un administrateur cupide. Une cupide ardeur. Frappant du même coup, par un sage décret, Et sur l'homme cupide et sur l'homme indiscret, arnault, Blanche et Uontcassin, i, 2.
— REM. On a dit que ce mot était dû à Rœderer ; mais, comme on voit, il est bien plus ancien.
— HIST. xv s. Plus encores infiniment estoit cupide et insatiable de richesses, l'Amant ressuscité, p. *oe, dans lacurne. || xvi's. Cupide, cotgrave.
— ÉTYM. Lat. cupidus, de cupere, désirer.
t CUPIDEMENT (ku-pi-de-man), adv. D'une façon cupide.
— ÉTYM. Cupide, et le suffixe ment.
t CUPIDIQUE (ku-pi-di-k'), adj. Qui a rapport à Cupidon. || Peu usité.
— HIST. xvi* s. Et si deliberay, Pour rencontrer cette dame pudique , De m'en aller au temple cupidique, marot, dans leroux, Dict. comique.
— ÊTYM. Voy. cdpidon.
CUPIDITÉ (ku-pi-di-té) , ». f. || 1* Dans un sens général, vif désir quelconque. En quelque état que l'on soit, il ne peut être permis d'agir par cupidité, ni de se conduire par sa volonté et par son caprice, Nicole, Ess. mor. 2» traité, ch. 8. ||2" Passion ardente de posséder quelque chose. Les hommes se révoltent contre Jésus, parce qu'ils ne veulent pas se convertir, s'humilier, se mortifier, combattre leurs cupidités et leurs passions, boss. dans le Dict. de dochez. Vous qui devez réprimer vos cupidités, vous êtes contraint de satisfaire celles des autres, in. t'b. Il s'applique à discerner la cause du juste d'avec celle du pécheur; à découvrir la vérité au travers des voiles du mensonge et de l'imposture dont les cupidités humaines le couvrent, fléch. le Tellier. Je déracinai de mon cœur les cupidités et les convoitises qui donnent du prix à tout ce que je quittais, J. J. rouss. Promenade 3'. Nous, jouet des partis à la fois suscités Par votre faste vain et vos cupidités, lemerc. Frédég. et Bruneh. m, 6. 11 est probable qu'au fond de ces tracasseries
il y avait quelque cupidité de domination , chateaub. dans le Dict. de dochez. || 3* En particulier, désir immodéré de fortune, d'argent. On ne doit attendre d'approbation que des véritables gens de bien et d'honneur, désintéressés et un peu éclairés, parce que la cupidité de tous les autres se trouvera lésée dans cet établissement, vaub. Dime, p. 203. Dans ce pays heureux la cupidité était étrangère, montesq. Lett. pers. 12. Tant que le luxe régnera chez les grands, la cupidité régnera dans tous les cœurs, j. J. rouss. Gouvern. d» Pologne, ch. 3. La barbare et dévorante cupidité des gens d'affaires, à qui la protection donnait un nouvel essor, raynal, llisi. phil. îv, i. Il n'est rien d'indigne et de bas que la cupidité n'engendre, marmont. Bélis. xm. Bientôt régnerait moins de cupidité Et de meilleures mœurs et plus d'égalité, m. j. chén. Gracques, u, 3. Des temples dépouillés les trésors vénérables Abandonnés en proie à la cupidité.... delav. Vêpres sicil. u, 6. || Dans le langage philosophique, le désir dis biens matériels, le penchant à les acquérir.
— REM. Ce mot était condamné par les puristes du xvii'siècïe, Vaugelas, Chiffiet. Bouhours, JVoui;. remurques, ne le concède qu'à la chaire et dans le sens théologique; et il ne voudrait pas qu'on dît la cupidité de régner, la cupidité des richesses. Aujourd'hui il est en plein usage, soit absolument pour exprimer la soif des richesses, soit, ce qui est moins commun mais usité toutefois, avec un complément. Pourtant Th. Corneille l'avait défendu : «11 me semble que ce n'est point mal parler que de dire : la terre n'a point d'endroits si cachés où, pour trouver l'or et les diamants, la cupidité des hommes ne fasse fouiller (vaugel. Rem. notes, t. u, p. 635, dans pougens). » L'Académie de son côté en avait assuré l'existence: «Cupidité est un fort bon mot dont il ne faut point faire scrupule de se servir pour signifier la concupiscence; d'ailleurs, comme il marque un désir immodéré, on croit qu'on ne le doit pas condamner en cette phrase : la cupidité, l'insatiable cupidité des richesses (Observ. sur vaugel. p. 328, dans pougens). »
— HIST. xvs. Cupidité commande, Richesse est honorée, e. desch. dans le Dict. de dochez. Donne toy garde des rochier3 de cupidité effrénée, j. lemaire, P allas parlant à Pdrxs. || xvi's. Hz estoi6ut tous deux jeunes et ardents de cupidité d'honneur, amyot, Lucull. io. La cupidité d'avoir un tel livre si beau et si rare, brant. Charles-Quint. J'ai prins plaisir de veoir, en quelque lieu, des hommes, par dévotion, faire vœu d'ignorance, comme de chasteté, de pauvreté, de pénitence : c'est aussi chastrer nos appétits desordonnez, d'esmousser ceste cupidité qui nous espoinçonne à l'estude des livres, et priver l'ame de ceste complaisance voluptueuse qui nous chatouille par l'opinion de science, mont. u, (95. Les cupiditez sont ou naturelles et nécessaires, comme le boire et le manger; ou naturelles et non nécessaires.... ou elles ne sont ny naturelles ny nécessaires; de ceste dernière sorte sont quasi toutes celles des hommes, id. iv, 184. Les autres [désirs] sont outre nature, procedansdenostre opinion et fantaisie, artificiels, superflus, que nous pouvons, pour les distinguer par nom des autres, appeler cupidités, charron, Sagesse, i, 24.
— ÊTYM. Provenç. cupiditat et cobeitat; ital. cupïditd; du latin cupiditatem, de cupidus, cupide. Le provençal cobeitat est la forme ancienne, cupiditat la forme refaite sur le latin; et convoiter (voy. ce mot) a été fait comme cobeitat.
t CUPIDON (ku-pi-don), s. m. Terme de mythologie. Nom du dieu de l'amour, fils de Vénus. En même temps j'aperçus l'enfant Cupidon, dont les petites ailes s'agitant le faisaient voler autour de sa mère; quoiqu'il eût sur son visage la tendresse, les grâces et l'enjouement de l'enfance, il avait je ne sais quoi dans ses yeux perçants qui me faisait peur, fén. Tél. IV. || Au plur. Les Cupidous, petits génies ailés qui accompagnent l'Amour et Vénus. Trois douzaines de Cupidons Qu'une actr ce a mis sur la paille, bérang Pauvres amours. \\V.;. Homme qui se croit beau et qui fait l'aimable.
— HIST. xur s. Car Cupido li fils Venus Sema ici d'amors la graine , la Rose, v. i 59». || xvr s. De Cupido le diadesme Est de roses un chapelet, marot, I, <74. Parler de Venus ou de Cupidon met la femme en sève et saison, leroux ds lincy, Prov.
— ÊTYM. Lat. cupido, de cupere, désirer, cupidus, désireux.
t CUPRATE (ku-pra-f) , s. m. Terme de chimie. Sel de deutoxyde de cuivre.
— ÊTYM. Lat. cuprum, cuivre.
CUR
t CUPRESSIFOLIÊ, EE (ku-prè-ssi-fo-li-ê, êe), adj. Terme de botanique. Dont les feuilles ressemblent à celles du cyprès,
— ÊTYM. Lat. cupressus, cyprès, et foitum, feuille.
t CUPRESSIFOKME (ku- prè-ssi -for -m'), adj. Terme de botanique. Oui ressemble au cyprès.
— ÊTYM. Lat. cupressus, cyprès, et forme.
f CUPRESSINÉ, ÉE (ku-prè-ssi-né, née), adj. Terme de botanique. Qui ressemble au cyprès. ||S. f. plur. Les cupressinées, tribu de conifères ayant pour type le genre cyprès.
— ÊTYM. Lat. cupressus, cyprès.
t CUPUESSITE (ku-prè-ssi-t'j , ». f. Nom donné à des végétaux fossiles analogues au cyprès.
— ÊTYM. Lat. cupressus, cyprès.
t CUPRICOLLE (ku-pri-ko-1'), adj. Terme d'entomologie. Qui a le cou ou le corselet de couleur cuivreuse.
— ÊTYM. Lat. cuprum, cuivre, et collum, col.
t CUPRIDES (ku-pri-d'), s. m. plur. Terme de minéralogie. Famille qui renferme le cuivre.
— ÊTYM. Lat. cuprum, cuivre.
t CUPRIFÈRE (ku-pri-fô-r') , adj. Terme de minéralogie. Qui renferme du cuivre. Minerai cuprifère.
—ÊTYM. Lat. cuprum, cuivre, et le suffixe latin fer, qui porte.
t CCPRIPENNE (ku-pri-pè-n'), adj. Terme de zoologie. Qui a les ailes ou les élytres couleur de cuivre.
— ÊTYM. Lat. cuprum, cuivre, et penna, aile.
t CUPRIQUE (ku-pri-k'), adj. Terme de chimie. Acide cuprique, acide métallique produit par la transformation de l'oxyde de cuivre sous l'influence de la potasse chlorée.
— ÊTYM. Lat. cuprum , cuivre.
t CUPRIROSTRE (ku-pri-ro-str'), adj. Terme de zoologie. Qui a le bec ou la trompe couleur de cuivre.
— ÊTYM. Lat. cuprum, cuivre, et rostrum, bec. t CUPROFULMINATE (ku-pro-ful-mi-na-f) , s. m.
Terme de chimie. Fulminate de cuivre.
— ÊTYM. Lat. cuprum, cuivre, et fulminate.
t CUPROXYDE (ku-pro-ksi-d'), s. m. Terme de minéralogie. Oxyde de cuivre.
— ÉTYM. Lat. cuprum , cuivre , et oxyde.
t CUPULAIRE (ku-pu-lê-r'), adj. Terme d'histoire naturelle. Qui a la forme d'une cupule. |{ Bractées cupulaires , celles qui forment une cupule ovale et membraneuse sous la baie.
— ÉTYM. Cupule.
CUPULE (ku-pu-P), s. f. Terme de botanique. Assemblage de petites bractées , soudées entre elles par la base, formant une espèce de ooupe ou godet qui entoure les fleurs et persiste autour du fruit. Le gland, la noisette, la fève, la châtaigne, se développent dans une cupule.
— HiST. XVI* S. Cupule, COTGRAVE.
— ÉTYM. Lat. cupula, diminutif de cupa (voy. cuve et coupe).
f CUPULE, ÉE (ku-pu-lé, lée), adj. Terme de botanique. Qui est muni d'une cupule.
— ÊTYM. Cupule.
fCUPULIFÈRE (ku-pu-li-fê-r'), adj. Terme de botanique. Qui porte une cupule. || S. f. plur. Les cupulifères, famille de plantes distraites des amentacées, dont le caractère essentiel consiste en ce que chaque fleur femelle est recouverte, en partie ou en totalité, par une cupule écailleuse.
— ÉTYM. Cupule, et le suffixe latin fer, qui porte, t CUPULIFORME ( ku-pu-li-for-m' ) , adj. Terme
de botanique. Qui a la forme d'une cupule.
— ÉTYM. Cupule, et forme.
•j- CURARILITÉ (ku-'î-bi-li-té), t.f. Qualité de ce qui est curable.
— ÊTYM. Curable.
CURARLE (ku-ra-bl') , adj. Qui peut être guéri. Ce mal est curable.
- HIST. xiv s. Moult de maladies puent advenir aux faulcons, de quoy les uns sont curables et les autres non, kodus, f" xci, verso. Passion curable tant comme par aage comme par pauvreté, oresme, Thèse de meunier.
— ÉTYM. Provenç. et espagn. curable ; portug. curavel; ital. curabile; du latin curare (voy. cure).
CURAÇAO (ku-ra-so, et non, comme disent quelques personnes, kui-ra-so), s. m. Liqueur qui est faite avec de l'eau-de-vie, de l'écorce d'oranges amères et du sucre.
— ÊTYM. Curaçao, une des Antilles.
4. CURAGE (ku-ra-j'), s. m. Action de curer; résultat de cette action.
— ÊTYM. Curer.
î. CURAGE (ku-ra-j'), s. m. Terme de botanique. Nom vulgaire du polygonum poivre d'eau, dont
CUR
la saveur est acre et brûlante, dit aussi poivre d'eau, persicaire acre, persicaire brûlante.
— HIST. xvi" s. Curage s'esleve mieux et plustost plantée de racine, que par semence, et en terroir humide qu'en sec; en latin s'apelle persicaria, à cause que ses fueilles ressemblent aucunement celles du pescher, o. de serres, 621.
— ÉTYM. Origine inconnue.
t CURANDERIE (ku-ran-de-rie) , ». f. Métier du curandier. Ils se transporteront dans les blanchisseries ou curanderies, à l'effet de vérifier si les toiles que les blanchisseurs ou curandiers ont entre les mains sont revêtues des marques prescrites, Instruction Necker, impr. du cabinet du roi, 4 781.
t CURANDIER (ku-ran-dié) , s. m. Ancien nom de ceux qui blanchissent les toiles. Les curandiers ou blanchisseurs ne pourront recevoir aucunes pièces de toiles qu'elles ne soient revêtues de la marque, Lett. pat. 28 juin 4 780, art. 44.
— ÊTYM. Curer.
f CURARE (ku-ra-r'), s. m. Poison avec lequel l<;s indigènes de l'Amérique méridionale empoisonnent leurs flèches et qui est d'une extrême énergie.
— ÊTYM. Mot américain.
t CURAR1NE (ku-ra-ri-n') , s. f. Terme de chimie. Principe extrait du curare.
CURATELLE (ku-ra-tè-1') , s. f. Terme de droit. Charge de curateur. La curatelle d'un mineur, d'une succession vacante. Même ses parents, à ce que dit M. Perrault, agirent pour obtenir qu'il fût mis en curatelle, d'olivet, But. Acad. t. n, p. 494, dans