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ALC

de vin, et dont les éléments sont semblablement disposés. || 4" Alcool absolu, alcool qui ne contient pas d'eau.

— HIST. xvi' s. Collyre est un médicament approprié aux yeux, fait de medicamens bien subtilement pulvérisés, que les Arabes disent comme alcohol, paré, xxv, 34.

— ÊTYM. L'article arabe al, le, étant mis à part, on est en doute sur l'étymologie du reste ; les uns tirent cohol de qochl, poudre très-fine, de qachal, enduire d'une poudre fine, d'un collyre; les autres de kaly, rôtir, griller (voy. alcali). La première de ces dérivations paratt pour la forme la plus directe ; mais on ne comprend pas tout d'abord comment le sens a passé d'une poudre très-fine à l'esprit-de-vin. La seconde, qui ne rend pas compte de la forme du mot, est plus favorable au sens, puisque c'est par le feu que la distillation s'opère. Mais on remarquera que le mot alcohol, dans la pharmacie ancienne, désigne deux choses : !• un» pouditj très-fine ; 2° l'esprit-de-vin. Or ces deux significations attachées au même mot portent, par cela seul, à croire que ce mot ne provient pas de deux racines; et de plus, les deux significations, bien que très-différentes, se rencontrent en cela qu'elles expriment des objets d'une très-grande ténuité ; l'étymologie de qochl est donc véritable. Dans la sixième édition de son dictionnaire, l'Académie a supprimé Y h étymologique qu'elle mettait précédemment au mot alcohol.

t ALCOOLAT (al-ko-o-la) , s. m. Terme de pharmacie. On donne ce nom à tout médicament liquide qui résulte de la distillation de l'alcool sur une ou plusieurs substances aromatiques, végétales ou animales ; c'est ce que l'on nommait autrefois esprit.

— ÊTYM. Alcool.

t ALCOOLATE (al-ko-o-la-f) , ». m. Terme de chimie. Combinaison de l'alcool avec un sel.

t ALCOOLATURE (al-ko-o-la-tu-r') , s. f. Terme de pharmacie. Médicament liquide qu'on obtient en faisant macérer des substances organiques avec l'alcool.

t ALCOOLÉ (al-ko-o-lé) , s. m. Terme de pharmacie. Alcool qui, par la macération, la digestion, l'infusion et la décoction, a été chargé des principes solubles d'une ou de plusieurs substances.

— ÊTYM. Alcool.

ALCOOLIQUE (al-ko-o-li-k') , adj. Qui contientde l'alcool. Liqueurs alcooliques, le vin, Peau-de-vie et toutes les liqueurs de table.

— ÊTYM. Alcool.

t ALCOOLISATION (al-ko-o-liza-sion), ». /. Termede chimie. Développement, dans les liquides, des propriétés qui caractérisent l'alcool.

— REM. Alcoolisation s'est dit, dansl'ancienne pharmacie, pour l'action de réduire une substance en poudre fine.

ALCOOLISÉ, ÉE (al-ko-o-li-zé , zée), part, passe". Se dit d'un liquide qui contient de l'alcool ou dans lequel il s'en est développé.

ALCOOLISER (al-ko-o-li-zé) , ». a. ||1° Mêler de l'alcool avec un autre liquide. j| 2° Dans l'ancienne pharmacie , réduire en poudre fine , à cause de la signification primitive d'alcool , qui est poudre fine.

f ALCOOLISME (al-ko-o-li-sm') , s. m. Terme de médecine. Alcoolisme chronique, maladie caractérisée par une détérioration graduelle de la constitution et par des accidents nerveux; elle s'observe surtout dans les pays froids, où les travaux pénibles exigent l'emploi des boissons alcooliques de la part des ouvriers ; ce qui en conduit beaucoup à abuser de ces boissons.

—ÉTYM. Alcool.

f ALCOOLOMÈTRE (al-ko-o-lo-mè- tr') , s. m. Terme de chimie. Pèse-liqueur employé pour déterminer ce qu'un liquide contient d'alcool absolu.

— ÉTYM. Alcool, et (jivpov, mesure (voy. mètre).

ALCORAN (al-ko-ran), s. m. ||1" Le livre qui contient la loi de Mahomet. Ajouter un chapitre à l'alcoran, boss. Hist. u, 4 3. Le glaive etl'Alcoran dans mes sanglantes mains Imposeraient silence au reste des humains, volt. Fanât, u, 5. Pour moi, je lis la Bible autant que l'Alcoran, boil. Lutr. iv. |j 2° Familièrement. Je n'y entends pas plus qu'à l'Alcoran, je n'y entends rien.

— REM. On dit aussi le Coran, et sans doute mieux , puisque al est l'article arabe et signifie le , ce qui fait avec notre article , une sorte de double emploi ; mais Alcoran est consacré par l'usage , et coran, bieu que recommandé par les orientalistes, ne peut pas le bannir.

— hist. xv* s. Turc ne serai vraiment, Car l'alco-

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