I.XXVIII
— ÊTYM. Berry, annoncier; provenç. annuncior, nntmci'ar.annonct'ar; espagn. anunci'or ;ital. annun- % tare ; de annunciare, de ad (voy. A) et nuncius, messager (voy. nonce).
ANNONCEUR (a-non-seur) , *. m. Celui qui annonce. Se disait autrefois du comédien qui venait, vers la fin du spectacle, faire l'annonce des pièces qu'on devait jouer le lendemain.
HIST. xvi* s. Le céleste nnnonceur [Mercure),
maeot, iv, 95. Si quelqu'un fustvenuà prédire ce qui depuis est avenu, on l'eust assommé comme un annonceur de mensonges, lanoue, 66.
— ETYM. annoncer.
ANNONCIAUE (a-non-si-a-d') , s. f. || 1° Ordre de
religieuses fondé par Jeanne, reine da France, fille de Louis XI. L'ordre de l'annonciade. || 2" S. f. Une annonciade.une religieuse d'un couvent de l'annonciade. || 3° S. m. Les Annonciades, ordre de chevaliers militaires institué sous le nom d'ordre du collier par Amédée VI, comte de Savoie, en 4 362.
— ÉTYM. Ainsi dit de Vannonciation de l'ange Gabriel h la Vierge (voy. annoncer).
t ANNONCIATEUR (a-non-si-a-teur),».m. || l'Qui annonce, qui prédit. || 2° Officier ecclésiastique qui avertissait les fidèles des fêtes à observer dans l'Église grecque.
— HIST. xvi* s. Pourne vouloir estre annonciateur de tant de maux, lanoue, 22.
— ÊTYM. Annoncer.
ANNONCIATION (a-non-si-a-sion; en poésie, de
six syllabes), s. f. || 1* Action d'annoncer. Dans l'annonciation que Charles (le Chauve) fit au peuple de la partie de ce traité qui le concernait, montesq. xxxi, 25. Il 2° Message de l'ange Gabriel à la Vierge pour lui annoncer lemystère de l'Incarnation. || Jour où l'Église célèbre ce mystère. L'Eglise célèbre l'Annonciation le vingt-cinq mars.
— HIST. xii* s. Dex.... qui en la Virge prelsanoncion, Itonc. p. 47. || xm* s. L'uitime [la huitième joie], par iteil devise, Quant par sa sainte anoncion Dou saint Esperit fus emprise, ruteb. h, 47. Droit au mostier saint Piere a fête s'orison, La mer passe à Barlet à puise de baron ; Vint en Jherusalem par Dieu anoncion, Ch. d'Ant. i, 178.
— ÉTYM. Provenç. annunciatio , anunciaeion ; espagn. anunciaeion; ital. annuniiazione ; à'annuntiatio (voy. annoncer).
f ANNONE (a-nno-n'), s. f. Terme d'histoire romaine. L'ensemble des denrées nécessaires Ma vie, et particulièrement le blé.
— ÊTYM. Annona, de annus, an, la récolte d'une année.
ANNOTATEUR (a-nno-ta-teur) , *. m. Celui qui fait des notes sur un texte.
— ÉTYM. Annoter.
ANNOTATION (a-nno-ta-sion; en poésie, de cinq
syllabes), s. f. || 1" Notes explicatives faites sur un texte. Je donne le manuscrit tel que je le trouve, tantôt sous la forme d'un récit, tantôt sous celle d'un journal, quelquefois en lettres ou en simples annotations , chateaub. Amer. 332. || 2° Dans l'ancienne pratique , inventaire de biens saisis par autorité de justice.
— HIST. xvi* s. Grande annotation au jeune chirurgien : c'est qu'aux playes faites aux boyaux, ne faut donner clysteres, paré, vni, 35.
— ÊTYM. Provenç. annotation; espagn. anotacion; ital. onnotoitone;d'onnotat«'o (voy. annoter).
ANNOTÉ, ÉE (a-nno-té, tée), part, passé. Ce texte annoté par un critique habile.
ANNOTER (an-no-té'), v. a. || 1° Faire des notes sur un texte. Annoter les œuvres de Pline. |t 2° Dans l'ancienne pratique, dresser l'inventaire des biens saisis par autorité de justice. On a saisi et annoté ses biens.
— ÊTYM. Annolare, de ad, à, et notare, noter (voy. A et noter).
ANNUAIRE (a-nnu-ê-r'), s. m. Ouvrage qui, paraissant chaque année, consigne ce qui est relatif à cette année, en fait de statistique, de commerce,
ANiN