‹ Dictionnaire de la langue française (volume 4)Chapitre 102 sur 504 · ALC · texte numérisé non relu

ALC

de vin, et dont les éléments sont semUablemeut disposés. Il 4° Alcool absolu, alcool qui ne contient pas d'eau.

— HIST. XVI* s. Collyre est un médicament approprié aux yeux, fait de medicamens bien subtilement pulvérisés, que les Arabes disent comme al-

COhol, PARÉ, XXV, 34.

— ÉTYM. L'article arabe al, le, étant mis à part, on est en doute sur l'étymologie du reste ; les uns tirent cohol de qochl, poudre très-fine, de qachal, enduire d'une poudre fine, d'un collyre; les autres de kaly, rôtir, griller (voy. alcali). La première de ces dérivations paraît pour la forme la plus directe ; mais on ne comprend pas tout d'abord comment le sens a passé d'une poudre très-fine à l'esprit-de-vin. La seconde, qui ne rend pas compte de la forme du mot, est plus favorable au sens, puisque c'est par le feu que la distillation s'opère. Mais on remarquera que le mot alcohoi, dans la pharmacie ancienne, désigne deux choses : 1' une poudre très-fine; 2° l'esprit-de-vin. Or ces deux significations attachées au même mot portent, par cela seul, à croire que ce mot ne provient pas de deux racines; et de plus, les deux significations, bien que très-différentes, se rencontrent en cela qu'elles expriment des objets d'une très-grande ténuité; l'étymologie de qochl est donc véritable. Dans la sixième édition de son dictionnaire, l'Académie a supprimé Vh étymologique qu'elle mettait précédemment au mot aleohol.

t ALCOOLAT (al-ko-o-la) , s. m. Terme de pharmacie. On donne ce nom à tout médicament liquide qui résulte de la distillation de l'alcool sur une ou plusieurs substances aromatiques, végétales ou animales ; c'est ce que l'on nommait autrefois esprit.

— ÉTYM. Alcool.

t ALCOOLATE (al-ko-o-la-t'), s. m. Terme de chimie. Combinaison de l'alcool avec un sel.

t ALCOOL.\TCRE (al-ko-o-la-tu-r') , s. f. Terme de pharmacie. Médicament liquide qu'on obtient en faisant macérer des substances organiques avec l'alcool.

t ALCOOLE (al-ko-o-lé) , s. m. Terme de pharmacie. Alcool qui, par la macération, la digestion, l'infusion et la décoction, a été chargé des principes solubles d'une ou de plusieurs substances.

— ÉTYM. Alcool.

ALCOOLIQUE (al-ko-o-li-k') , adj. Qm contientde l'alcool. Liqueurs alcooliques, le vin, l'eau-de-vie et toutes les liqueurs de table.

— ÉTYM. Alcool.

t ALCOOLISATION (al-ko-o-liza-sion), s. f. Terme de chimie. Développement, dans les liquides, des propriétés qui caractérisent l'alcool.

^UEM. Alcoolisation s'est dit , dans l'ancienne pharmacie, pour l'action de réduire une substance en poudre fine.

ALCOOLISfi,ÉE(al-ko-o-li-zé, zée), part, passé. Se dit d'un liquide qui contient de l'alcool ou dans lequel il s'en est développé.

ALCOOLISER (al-ko-o-li-z6) , v. a. || 1° Mêler de l'alcool avec un autre liquide. {| 2° Dans l'ancienne pharmacie, réduire en poudre fine, à cause de la signification primitive d'alcool , qui est poudre fine.

t ALCOOLISME (al-ko-o-li-sm') , s. m. Terme de médecine. Alcoolisme chronique, maladie caractérisée par une détérioration graduelle de la constitution et par des accidents nerveux ; elle s'observe surtout dans les pays froids, où les travaux pénibles exigent l'emploi des boissons alcooliques de la part des ouvriers ; ce qui en conduit beaucoup à abuser de ces boissons.

—ÉTYM. Alcool.

t ALCOOLOMËTRE (al-ko-0-lo-mé- tr') , s. m. Terme de chimie. Pèse-liqueur employé pour déterminer ce qu'un liquide contient d'alcool absolu.

—ÉTYM. Alcool, et [iéxpov, mesure (voy. mètre).

ALCORAN (al-ko-ran), s. m. || 1° Le livre qui contient la loi de Mahomet. Ajouter un chapitre à l'alcoran, boss. Hist. u, (3. Le glaive etl'Alcoran dans mes sanglantes mains Imposeraient silence au reste des humains, volt. Fanât, n, b. Pour moi, je lis la Bible autant que l'Alcoran, boil. lutr. iv. || 2° Familièrement. Je n'y entends pas plus qu'à l'Alcoran, je n'y entends rien.

— REM. On dit aussi le Coran, et sans doute mieux, puisque oi est l'article arabe et signifie le, ce qui fait avec notre article, une sorte de double emploi ; mais Alcoran est consacré par l'usage , et coran, bien que recommandépar lesorientalistes, ne peut pas le bannir.

— IHST. XV* s. Turc ne serai vraiment. Car l'alco- j

ALE

ran defent Le vin, qui n'est créé que pour l'humain usage, basselin, xxiv. || xvi* s. Quand le député du Languedoc s'avança pour luydire qu'il avoit tiré le plus Uau et le meilleur de son propos de l'alcoran de Machiavel, froumenteau. Finances, m, p. 4(7.

— ÉTYM. L'article arabe, oi, et coran (voy. ce mot).

ALCÔVE (al-kô-v'. Le dictionnaire grammatical de < 7 84 dit que l'o est bref : al-ko-ve. Aujourd'hui il est long), s. f. Enfoncement pratiqué dans une chambre pour y placer un lit. Dans le réduit obscur d'une alcôve enfoncée, boil. Lutr. i. Son lit de velours rouge est dans son alcôve, sév. 443. Là, sous l'alcôve sombre.... Une jeune beauté dort sur un lit d'éliène, lamart. llarold, vi. Le Caveau avait un lit dans une alcôve où Monseigneur couchait souvent l'hiver, st-sim. 91, 4 9B. || Quelques-uns font mal à propos alcôve masculin.

— ÉTYM. Génev. a Zcot're; espagn. alcoba; portug. alcoia ou aleova; ital. alcovo; de l'arabe al, le, et koha, petite maison, ou kubbet, voûte, tente. D'autres ont cherché une étymologie allemande ; mais le mot est espagnol et, par conséquent, arabe.

ALCYON (al-si-on) , s. m. \\ 1° Oiseau de mer assez semblable à l'hirondelle, dit aussi martin-pêcheur. Les anciens racontaient que la mer demeure calme pehdant que les alcyons font leurs nids. Pour tout bniit le cri des alcyons et le murmure des vagues, CHATEAUB. /(in^r.2i 7. Oiseâux chers à Thétys , douxaIcyons,pleurez,A.CHÉN,,^W3. 20. || 2°Nidsd'alcyon, nids de la salangane ou hirondelle du rivage de laCochinchine. Les nids d'alcyon sont construits avec une matière gélatineuse que les cryptes du jabot de cet animal sécrètent au temps de la ponte. Ils sont employés en Chine comme aliment.

— ÉTYM. 'AXxuwv, de SX;, la mer (pour les rapports de ce mot, voy. sel), et de xûwv, qui fait ses petits, de xûeiv, faire des petits, parce que l'alcyon fait son nid sur la mer. M. Benfey, ii, )65, rattache la dernière partie du mot à xûmv, chien (voy chien). X cause de l'étymologie quelques-uns écrivent en latin Halcyon et Ilalcyone.

t ALCYONE (al-si-o-n') , s. f. Etoile tertiaire, la plus brillante des Pléiades, marquée tj dans les caries.

ALCYONIEN (al-si-o-niin) , adj. m. Qui appartient à l'alcyon. Jours alcyoniens, les sept jours qui précèdent et les .sept jours qui suivent le solstice d'hiver, pendant lesquels l'alcyon, dit-on, fait son nid, et la mer passe pour calme.

— ÉTYM. Alcyon.

ALDËBARAN (al-dé^ba-ran) , s. m. Terme d'astronomie. Nom d'une étoile de première giindeur, qui est dans l'œil du Taureau.

— ÉTYM. Arabe, al, le, et debaran, nom de l'étoile en question.

ALDÊE (al-dée), s. f. Terme de géogwphie. Sert à désigner les bourgs et les villages dps possessions européennes en Afrique et dans les Indes.

— ÉTYM. Espagn. aldea; portug. alden, elaldeia, village, et de là aldeiâo, villageois, oMetar, diviser par vUlages; de l'arabe, al, le, et daiah, fonds de terre. On a indiqué d'autres étymologies ; mais l'arabe est le seul qui explique bien la terminaison ea.

ALDERMAN (al-dèr-man') , s. m. Officier municipal en Angleterre.

— ÉTYM. Anglais, alderman ; suédois, œlderman; de l'anglo-sax. eo/dor, ancien; danois, (rWre; allem. ait, vieux; et de man, homme. Pour les mots germaniques qui signifient âgé, voyez adolescent. Quant à mann, homme, il tient au san.scrit manu, homme, auquel tient aussi le latin mas, mâle (voy. mAle).

f ALE (é-l'; on suit la prononciation anglaise), i. f Sorte de bière anglaise où il entre moins de houblon que dans le porter

— ÉTYM. Angl. aie; dan. et suéd. ici.

AI-É^VTOIRE (a-lé-a-toi-r') , adj. || 1° Terme de

droit. Dépendant d'un événement incertain, quant au gain ou à la perte. Vendre une récolte avant qu'elle ne soit mûre, est une vente aléatoire. L'assurance est un contrat aléatoire. Il 2° Dans le langage général, soumis aux chancesdu hasard. Tout cela est fort aléatoire. L'urne aléatoire Nous jette bien souvent la honte pour la gloire, v. hugo, F. d' Aut. 37.

— ÉTYM. Aleatorius, de aléa, jeu de dés.

t ALECTON (a-lè-kton), s. f. Terme de mythologie. Une des troii furies. Et l'inflexible Hécate et l'horrible Alecton, j. B. Rouss. Circé.

— ÉTYM. Î^Xtixtw et 'aXXtixtw, de àXXrixToi;, de»' privatif, et X^^'^^i cesser, qui ne cesse pas.

104 AfJE

Tenu

■§ Jiï.ui ;■; m a i -■'■••: ■• "■■ ■ ' i ■ • " r^ -

— ttXU. 'Ait«tp«l«v, coq, et |MvT((a, dàTUUtJon (>i 1. u.si iK).

AI I Voy. ALLtOM.

AU • I , odB. Voy. Aixtoiurutirr.

AI-f-t'KKSSK, I. f. Voy. AU.KOIIWXR.

At.f.iiHtrrTn . <irfr. Voy, «LtltORITTO.

At.f

tAi «U. m. S«t ilem-

1, ■' • •— -'-'imiïie»

SUllli"

,.,.. ..., . L' et du

|ue.

\ 1 . ! i. ». ^. Il !• Poinçon de fer dont

■■l coudre le cuir. || f Terme Il d'une oiiptc« de raie.

— I .le tlene, Kreimee, aguille*, ••Urh .1 Jl.l.aien» «'est 11 paient tre»-

I .'S I Deui boni cotuus d'acier iichoni et alef ne« ; moult tiieii ■ ■'^1. Dee'alesnesonreilfilJ

(.i..< 1 caucemente [soulier] ,

.. 1 faus plus esmolue, Ne

t nicorne et serpent. || xvi's.

iic avffc trois coups U'alesne

. AMVOT, Artax. «7. Tu perceras

ilaines quarrées, pahS, iv, Chap.

iumpl.

— ÉTYM.Herry, align», cUogne ; limousin, lerno; |iri)K!iiç. alena ; ital. Irtina; espagn. letnatlaluna; 'II' r.'iiic. haut allem. alania, transposa en alama;

Miisjte, a/ojfin?; "!' I o/ile (romp. lésine).

t ALÊNfi, f.E I , adj. Terme ilolx^iaiii-

qiie. Oui est «» I ■ :ie. Keuillc alénée. On

tilt plus communément subulé.

ALRN'IKK (a-lo-nié), t. m. Celui qui fait et vend des altiies.

— BTYK. Aline.

ALËNUIS (a-M-uoi), adj. m. Il ne s'emploie que dans cette dénomination : cresson aléiiois, le cresson des jardins.

— IIIST. xiii* s. Auset oingnons à longue alaine t l'uis aprts cresson de fontainol Vey-ci bon cresson orlenois, o. de la Villeneuve, Crû de l'arit, V. i».

— CTYM. L'historique montra que alénoit est une corruption pour orlenois, c'e«t-ll-diro crus-son d'Orléans.

t ALENTI, IB (a-lan-U, tie), part. paué. Oui eat devenu plus lent. Non que ma passion s'en soit Tua alentie, coan. Sert, iv, a.

t ALEtmR (a-lan-tir). || f Y. a. Rendre plus lent. Votre passion alentissant son cours, uol. <'£- (our. IV, 6. Un exemple si Ijlche alentit leur ardeur, MAiHET.Ifort d'-4«dr. IV, 3. Il »• K. n. Et laissant alentir les flammes légitimes, ouiNAULT,lforr(i«Cvruf,iv, 4.

II 8* S'alentir, «. rifl. La fureur s'alentit par le retardement, ROTB. Antig.iv, 3. [J'avais vu] De César irrité le rourroux s'alentir, ID. St. Genett, iv, a. [U] ne sent pas que par là son ardeur s'alentit, hairet, Soph. Il, 4. Il Mot lré»-bon, employé par Corneille, Uoliére et Rotrou.

— HIST. xm* s. Les fenestres [ils] ouvrirent, ne •ontpasalenti, Brrie, lxxxiv. Des nouviaus chevaliers nuls no s'enaicnli, ib. cviii. Tout ce dist il, mais il menti ; N'onques por ce ne s'alenti De ma grant honte r>orr.l..icler. tttn. M30. || ttv s. Bertran s'en ^ si l'ala saisir, Kt li dit doucement : • X I' venir; U vous faut remonter sans point de l'alculir*, Cueielin, alto. {| xv's. Dame, j'i vois [ vais] sans sien tir ; Ne tarderay ne pas une heu re, M Natitulé de li. S. J. C. || xvi* s. Nouveau Sylvain J'alenterois l'ardeur Du feu qui m'ard d'une Hamme trop vive, aORt. 78. Mais U flevrs d'amours Oui me tourmente, Denenre en mov tousjours Et ne s'alente, ib. «t*. Plut je m'efforce alenter son ardeur, Plus d'aiguillons elle me lance au cosur, ib. ««1. Il fut résolu àDlois de traiter une paix, ou k bon escient ou pour alentir les desseins dee refformat, ti'«t'ti tlitt ii,»«». J'^n treuve qui se met-

«menl en lice, et V, 4 sa. Leurs for- I 0'. Cl iiiuiimiées par cinq ou

>' > r dix ans de guerre ouverte,

.Siiir jj... ,.. i...oar l'arc tendu trop violenlelosntOu s'alentitou se rompt vivement, aoutAko, • U. Pour rompre et alentir un peu rimp«laoait4du M de l'eau, amvot. C<Mr, M.

— trrii. À et Unt ; proveoç. aUntêr et altniir. Dm» l'aneim fkmn«ais U y avait aaiei les dein

mlmlir et o/enicr.

ALE

i . f I. vTmmoïKirr (»-lea-tUe-man), t. m. Ae-

.1 : 1 il OU 1 L-Kirroim (a-lan-tourl, adv. Il !• AUX environs. Tourner alentour. ItÛder alentour. Elle ré|iandait alentour une puanteur insupportable, MASS. Keeh. Loth vil alentour une contrée îertilff. <)oiir«, aimable, riante, Ulle que son cœur la V 1 1>. Car. S»lul. || f D'alentour, des en-

rir- net les villages d'alentour étaient

pleine ai: jr.ineese, rtH. TéL XIII. Le temple et les UtimenU d'alentour, ooss. Hitt.u, ». L'horrihle cri d'une trouM d'orfraies A rempli d'un grand bruit tous les lieux d'alentour, rotb. Antig. v, 6. Des postes d'alentour 11 faut te rendre maître, VOLT. Catilina, iv, ».|| 8- i»r^p. Les voilà tous * l'entour de lui ; courage I ferme I mol. la Prine. Interm. se. 4. X son réveil il trouve L'attirail de la mort alentour de son corps, la pont. Fab. lu, 7. Le malheureux lion se déchire lui-même. Fait résonner sa queue à l'entour de ses flancs , lu. i6. ii, ». Il eût perdu son temps alentour de la dame, id. Coupe. Alentour du muet toutes huit accoururent , m. Ifai«(.

— BEM. 1. L'Académie dit que autour de,prépotilion,^& vieilli. Mais il a pour lui de bons auteurs, il se comprend bien , et pourrait s'employer. || 8. L'orthograpoe reste indécise entre alentour et à l'entour ; et, de fait, vil importe assez peu de la fixer. Seulemert quand alentour est précédé de la préposition de, il n'y a plus de choix, et il faut écrire alentour d'un seul mot.

— lIlST. XV* s. Ung seul saige homme on nel'entremet à l'entour [prés des jeunes seigneurs] , comh. I, 10. Il XVI* s. J'espère le trouver par dessa Tournon. Hais le grant seneschal lUy doit donner à l'entour (le Vienne quelques chasses (jui le pourront retarder, marg. Lett. xxxvi. Klles n'eussent point planté leur camp dedans la propre ville d'Athènes, si premièrement elles n'eussent conquis le pals d'alentour, AMYOT, This. 33. Ils se perdent eulx me»mes, dansant, comme l'on dit en commun proverbe, la danse d'alentour du puis, m. Commun» due. Je flatt. 47. Le pals d'alentour est une vallée ceinte et environnée de montagnes, m. Fab. tb. L'offrande c-stoit un rameau d'olive sacrée entortillé, à l'entour. de laine blanche, m. Tliét. si. Et la [cette danse] dansa premièrement Theseus à l'entour de l'autel, ID. iT). a. On monstre enc ore de leurs sépultures à l'entour de la ville de Scoiu.se, id. ib. 36. Tarpela leur vendit la place, pour l'envie qu'elle eut d'avoir les bracelets d'or qu'ilz portoient k l'entour de leurs bras, id. Hom. a». Vous avez fait trancher la teste à l'escuyer Merveilles mon ambassadeur résidant à l'entour de vostre personne, m. du BKLLAT, aoo. Il envoya sonner le tabourin alentour de la ville, rab. Garg. i, ae. Qu'elle ne puisse porter joyaux d'or à l'entour de sa personne, mont, i, 337. l.es taureaux respandent et jectent la poussière àrentourd'ciilx,iD. tt. u,t64. Il munit son corps, et le crouste tout à l'entour de Umon bien paistri, ID. *. II, 4 «4.

— ETVM. À, Uel etOour.

ALENTOURS (alan-tour), t. m. plur. || 1* Lieux circunvoisins. [.es alentours de la ville. L'ennemi infestait tous les alentours. Les alentours des bivouacs étaient jonchés des corps de plusieurs milliers de chevaux , sEouR, Hitt. de Nap. xi, ch. 4). Ui Suisse se trouva, dès sa naissance, puissance militaire : son sol, sa pauvreté, ses alentours, tout l'appelait à être guerrière, mais à ne l'être que pour se défendre, fbrrand, Kspril de l'histoiie, t. i, p. ïas. Il 1* En parlant des personnes, ceux avec lesquels on est en commerce suivi. Cependant I.iOuis XVI l'iiurait fait s'il avait été moins dominé par ses alentours, mionbt, Révol. fr. l, B7.

— f.TVM. Alentour.

t AI.ÊPINE (a lé-pi-n'),». f. Sorte d'étofl^e de soie et de laine, lu dame apparaît sombra dans ses vêtements d'alépine noire, sous son chapeau et sous son voile noir. Roman moieme.

— fiTYM. La ville d'Alep.

ALÉRION (a-lé-ri-on), t. m. Terme de blason. Petit aigle aux ailes étendues, sans pied ni bec. La marquise du Chastelet porte les armes pleines de l/irraine, avec trois fleurs de lis d'argent sur la lande, au heu des trois alérions de Lorraine, st- SIM. 3», ao4.

— HIST. xu* s. Un dart molu tenoit li gloa félon , Envers Guillaume le lança de randon ; Si bruit li oops comme un alerion, l.i corontmtm Looft, v. M4. y xm* I. Sire Frobert le gresiUoa Plus tost que un uerion Vint poingnant encontre Renart, Ken. 17«0«. Il xiv* s. Tout aiiissiD [ils] 1« rodoubtcal com

ALE

bestelelion. Et com font U oiiel le fort alerion, Ct'rarl de Rou. v. *M0.

— BTYM. On lit dans J. Selisbery, De nugie curial I, 41 : ■ Aquila namque fient rax éviom est, si nor

< alarionem excipias, (pue forte aquilarum specie"

< potentissima est. > Le nouvel éditeur de Du Cauge ajoute que dans Salisbery alarionem est sans doute une faute et qu'il faut lira ro/ertam , d'après Pline, X. a, qui dit : < Aquila valeria viribus przci- € pua. «Mais noe textes fraiifaisdu xu* et du xui* siècles prouvent qa'alirion est un mot réel et qu'o/orto dcitétra conservé dans J. de Salisbery. Ces anciens textes montrent que VaUrion était non pas seïiW> ment une figure de blason, mais aussi un oiseau véritable, elle passage de J. de Salisberv, que c'était une grande espèce d'aigle, n est probable qu'oiario vient de aqutfôrto, augmentatif barliare de aquila (vov. AïOLE). Qu'ensuite le blason en ait fait un petit aigle sans pied ni bec, il n'y a pas beaucoup à s'en étonner.

4. ALERTE (a-lèr-f), ioe. inltrj. Debout, garde I vous. Alerte! alerte I voici nos gens qui accourent. Alerte, cet homme peut nous échapper à tous les moments, km, u<, »7. Melac avait réusai à faire peur de son nom et à tenir alerte vingt lirjes, à sa portée, de pays ennemi, st-sik. <40, 4»4.

— HIST. XVI* 8. Le pilot, prévoyant ung grain, conunenda tous estre à l'berte, tant nauchiers et mousses que nous aultres voyagiers, rab. Pant. iv, 48. Eschylus a beau se tenir à l'airte, le voyià assommé d'un toict.... mont, i , 74. Et se contenu d'avoir cinq cents bons cbevaulx d'eslite, pour m tenir allerte, et secourir à propos ceulx qu'J verioi en avoir plus grand besoin, carl. vui, M.

— r.TYH. Ital. all'eria; espagn. et poftug. aleria , de l'ital. alV, à la, sur la, et erta.cAte, pente, mot à mot, être sur un lieu éminent d'où l'on voit to'it ce qui se passe à l'entour; de là être vigilant, prêt, sur ses gardes; de là donner une alerte, c'est-à-dire appeler à la vigilance. Erta est le féminin du participe erto, qui veut dire dressé, élevé, et qui est une abréviation de rretto, mftaa signification, du verbe rrigere ou ergert, qui est le français ^t'^er (voy. Erioer).

a. ALERTE (a-lér-f), t. f. Appel à la vigilance; inquiétude subite. Donner une alerte. Avoir noa alerte. Dans une alerte. La souris ne sort de eoB trou que pour chercher à vivre ; elle ne s'en écarte guère, y rentre à la première alerte.... bofp. 5oMrif.

— ÊTY¥. Alerte 4.

». ALERTE (a-lér-t'),a<;. || l*Ouieft vigilant, qui

se tient sur ses gardes. Notre chat vit de loin sion rat qui se tenait alerte et sur ses gardes, la poht. Fab. vm,M. Combien j'ai sans cesse l'oreille alerte! J. J. Rouss. Ém. II. Il S* Prompt à voir et à saisir. Lea fripons sont toujours alertes. X Colin toujours alerte, Ne faites pas les yeux doux , bêramo. MHt av. || >* Vif, ■ agile. Ce garçon, cette jeune fUle est trèe-alerte. V| Trajet de trois jours pour des gens alertes. Domestique peu alerte.

— ETYM. Alerte, 4.

f ALfiSAGE (a-lè-za-j') , s. m. Technologie. Action d'aléser.

— ÊTYM. Àléter.

t ALftSK (a-lè-i"), $. f. V.iy. ALtxi.

t AI.£SË, f.R (a-lézé, zé<>). part. pani.

t AL£SER (a-lé-zé. La sylhbe le prend l'aooent grave quand la .«y'ilalie qui suit est muette, excepté au futur et au conditionnel où l'accent aigu reste), V. a. Il t* Technologie. Unir la surface inléneure d'un objet qui a été foré. I| t* Aléser les moiuiaies, en redresser les Iwrds.

— Gtym. Derry, alimr; espagn. «Iwor , rendre poli. L'espagnol vient de U prépoeition • et de Uêo, lisse , poli. Je pense que le veriie français est le mime (le tierry nlierr servant d'intermédiaire), et a par ci<n<<^qi;ent la même ongine (voy. Util).

t Alf^oi» '1 lé-ioir),*. m. Technologie. Instrumpnt léaer, c'est-ft-dire à pour k l'inté-

rieur ! . "6.

— Ktym. AUmr.

t ALESTER ou ALESTIR (a-M-rtar ou a-lè-

stir),r. a. || 1* Terme de marine. Rendre plus léger un bâtiment ou son grêemenL || t* S'aleatir, r. réft. Se dispœer à faire quelque tiavail dans on navire.

— fiiTM. il, donnant un sans verbal, «t ItH*. t alCsoKB (a-lé-(u-r'), i.(. OéMa qui tanbaal

quand on alèse.

— KTTH. AUttr.

I AI.Em (a-lèt'),«.^||l*ikiiMuaicatttactnre.

Petite aile, jambagesur M pied droit. Rnr1<[1'!]ri Ini- Licùuq.uilé|>assc une glace ou uupilasUt. ,|I' lemi

ALE

de cordonnerie. Cuir cousu à l'empeigne d'un soulier.

fALEUROMANCTE (a-leu-ro-man-sie) , s. f. Terme d'antiquité grecque. Divination qui se pratiquait au moyen de la farine de froment.

— ÈTYM. 'AXeupov, farine, et [iavcsCa, divination.

t ALEVTER (a-le-Tié), *. m. Voy. alevtnieh. ALEVIN (a-le-vin), s. m. Menu poisson qui sert à peupler les étangs.

— ÉTYM. On écrivait aussi alvin et dlvain. Ménage fait venir ce mot du latin albamen, qui signifie la partie blanche d'une chose, et qui vient de alhtis, blanc. Suivant lui, on appelle le menu poisson employé à peupler les étangs, aïpvin, par la même raison qui fait qu'on nomme poissons blancs une certaine catégorie de poissons. Mais, cette étymologie ne rendant pas compte de Ve du mot alevin , il faut chercher ailleurs. Du Cange a alevamum, plant, pépinière, allevamentum , même signification, aÛevaticms, enfant trouvé; l'italien, allevare, nourrir, élever ; l'ancien français, aiei'er pour élever, (comme dans ce vers de Berte, cxv : Depuis l'avons céans norrie et alevée) ; alevée, plant nouveau; ailevin et aiUevan, enfant trouvé. Il résulte du rapprochement de ces mots que dans la basse latinité, dans le vieux français et dans l'italien moderne on emploie alever dans le sens de élever, nourrir. Dès lors, rien de plus naturel que de rattacher à ces mots alevin, qui signifie pour le poisson ce qu'on appelle élève pour les bestiaux. Au reste on peut citer, en confirmation, le mot nourrain, venant évidemment de nourrir, et qui signifie, comme aimn, le menu poisson destiné à peupler im étang. Quant à alever, synonyme de élever, il indique comme lui, porter à un point plus élevé, rt de là faire croître, grandir; il vient du latin allevare, élever, de ad, vers (voy. X), et àelevare, lever, lever vers soi (voy. lever). Alevin dérive régulièrement de la forme non latine allevamen, et serait mieux écrit alevain, comme airain de .wamen; mais aleviner, maintenant con.sacré, s'oppose à ce qu'on prenne cette orthographe.

ALEVINAGE (a-le-vi-na-j') , s. m. || 1° Art de conserver et de propager l'alevin. || 2° Il se dit aussi d'un petit poisson que les pêcheurs rejettent dans l'eau.

— ÉTYM. Aleviner.

ALEVINÉ, KE (a-Ie-vi-né, née), part, passé. Étang aleviné.

ALEVINER (a-le-vi-né) , i>. a. Jeter de l'alevin dans un étang pour le peupler.

— ÉTYM. Alevin.

\ ALEVINIER (a-le-vi-nié) , t. m. Petit étang où l'on élève de l'alevin.

ALEXANDRIN (a-lè-ksan-drin). || 1° Adj.m. Il se dit du vers français de douze syllabes. Les vers alexandrins sont aussi appelés vers héroïques. il 2° S. m. Quel trait d'orgueil! dira la calomnie : Ferait-on plus pour des alexandrins? bérang. In- Octavo.

— HIST. xv:* s. Encores que les vers alexandrins respondent plus aux senaires des tragiques qu'aux magnanimes vers d'Homère et de Virgile , hons.

— ÉTYM. On ne sait pas au juste d'où vient cette dénomination. « Quelques-uns ont cru, dit Ménage, que c'est parce qu'Alexandre Paris, vieux poète français, s'est servi particulièrement de ce genre devers; et les autres.à cause que Lambert li cors, c'est-à-dire le court, Alexandre Paris, Pierre de St-Cloct et Jean li Nivelois s'en servirent en écrivant la vie d'Alexandre le Grand. j> Quoi qu'il en soit, ce mot vient d'Alexandre , 'AXÉÇavSpo; , de à).É?etv , protéger, et de àvrip, homme ; qui protège les hommes. Pour à)i?Eiv, voy. ALKXiTÈRE ; et pour àvrip, voy.

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