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gaulois. Pline, Ilist. nat. ii, 37, et Su6tone, Vie de César, nous apprennent que ce général avait donné ik une de ses légions, composée d'hommes des Gaules, le nom gaulois d'alauda. L'oiseau huppé qu'en gaulois on nomme alouda, dit Marcellus Empiricus, ch. 29. Knlin Grégoire de Tours, liv. iv, parle du corydalus que nous nommons , dit-il, alauda. Ces témoignages ne laissent pas de doute sur l'origine du mot On trouve dans le bas-breton alc'houéder et alc'houédes qui signifient alouette. C'h est une lettre gutturale analogue au ch allemand et étrangère à la langue latine ; un mot tel que alc'houéder, quelle qu'en ait été jadis la finale, a pu naturellement se transformer en alauda.
t ALOUETriNE (a-lou-è-ti-n'), s. f. Synonyme vulgaire de l'alouette.
t ALOUMËRE (a-lou-mê-r'), s. f. Genre d'agaric d'une saveur douceâtre, qui croît au pied des sureaux.
ALOUBDI, lE (a-Iour-di, die), part, passé. Les gens alourdis par le vin.
ALOURDIR (a-lour-dir). || 1° V. a. Rendre lourd. Celte chaleur m'alourdit. L'âge alourdit mes pas. Il 2° S'alourdir, D. réfl. Devenir lourd. Sa tète s'alourdissait.
— HIST. XVI* s. [On disait alors eslourdir] C'est bien raison aussi qu'il les eslourdisse et prive de toute raison et sens humain, calv. Inst. i09. îSous en sommes quasi tous eslourdis [éblouis, étourdis], ID. ib. 659. Aucunes fois ces venins eslourdissent le cerveau, tant que les malades sont contraints faire plusieurs mouvemens desordonnés , paré, xxxm, 5. Régnier a dit alourder: .... importuns ils vous suivent. Vous alourdent de vers, Sat. n.
— ÈTYM. i (voy. X) , et lourd.
t ALOURDISSEMENT (a-lour-di-se-man) , s. m. État de celui qui est alourdi , de ce qui est alourdi. L'alourdissement des sens.
— HIST XVI* s. L'Escriture, en nous admonestant de prier continuellement, redarguë nostre eslourdissement en ce que nous ne sentons pas combien un tel soin et diligence nous est nécessaire, calv. Itist.
— ÉTYM. Alourdir.
fALOYAGE (a-lo-ia-j'), s. m. Sorte d'alliage à l'usage des potiers d'étain.
ALOYAU <a-lo-iô; plusieurs disent aloi-iô), s. m. Terme de boucherie t< de cuisine. Région du bœuf aussi nommée le travers ou le râble. L'aloyau répond à l'extrémité des apophyses transverses des vertèbres lombaires recouvertes par les dififérents muscles qui s'y attachent. Il est limité en bas parle creux ou la concavité de la région du flanc.
— HIST. XIV" s. Allouyauxdebeuf, Ménagier, ii, 6.
— ÉTYM. Ëtymologie ignorée. Ménage conjecture : ad et lumbus, lumbellus, dos, chair qui est au dos.
t ALOYER (a-lc-ié), V. a. \\ 1° Donner à l'or ou à l'argent l'abi ou le titre voulu par la loi: || 2° En termes de potier, mettre un alliage dansl'étain.
t ALPACA (al-pa-ka) , s. m. Terme d'histoire naturelle. Nom vulgaire d'un ruminant sans cornes (auchenia paco), qui habite l'Amérique du Sud. La toison de l'alpaca est formée de poils laineux d'une grande finesse et atteignant parfois 30 centimètres de longueur, et de poils soyeux sur les parties rases du corps.
ALPAGA (al-pa-ga), s. m. Êtofïe de laine, faite avec le poil de l'alpaca.
— ÉTYM. Alpaca.
t ALPAGE (al-pa-j') , s. m. Droit de faire paître des troupeaux dans les Alpes. En Suisse on appelle alpe tout pâturage de montagne.
— ÉTYM. Alpes.
t ALPES (al-p') , s. f. plur. Nom de la chaîne de montagnes qui sépare la France de l'Italie. Le mot Alpes s'emploie aussi dans le langage géographique pour désigner toute contrée montagneuse.
— ÉTYM. Alpes, les Alpes. Servius, à l'occasion d'un vers de l'Enéide, iv, 442, dit que Alpes signifie en gaulois montagnes élevées. Rien ne paraît contredire cette étymologie. En kymri, aZp, roche escarpée.
ALPESTRE (al-pè-str'),adi. || l°Qui est propre, qui a rapport aux Alpes. || 2° En termes de botanique, se dit des plantes qui croissent sur des montagnes peu élevées ou sur la partie moyenne des hautes montagnes.
— ÉTYM Alpestris, de Alpes (voy. alpes). ALPHA (al-fa), s. m. Nom de la première lettre
'le l'alphabet des Grecs. L'alpha et l'oméga, le comirencement et lafin.
— ÉTYM. Alpha, duGrecàXipa, de l'hébreu oieph,
qui est la première lettre de l'alphabet hébreu, et qui signifie boeuf. Aleph et tXotpo;, cerf, ont la même origine.
ALPHABET (al-fa-bè) , s. m. || 1° Ensemble des lettres d'une langue rangées suivant un ordre convenu. L'alphabet grec. || Fig. N'en être qu'à l'alphabet, n'en être qu'aux premiers éléments d'une science, d'unart. || Il faut le renvoyer à l'alphabet, se dit d'un homme qui ne sait pas les premiers principes delà chose donton parle. ||2° Petit livre qui contient les lettres de l'alphabet et les éléments de la lecture. Il 3" Par extension. Ordre alphabétique.De ses revenus écrits par alphabet, boil. Sat. 1. 1| Suiteou série de choses de même nature. Trop bien sut-il graver en sa mémoire Tout l'alphabet des bateliers de Loire, GRESS. Fert-rert, ch.3. Il 4° En termes d'imprimerie, se dit des lettres ornées de fleurons et de figures pour mettre au commencement des sections, Hvres, chapitres, etc.
— ÉTYM. Provenç. alphabet; catal. alfabel; ital. espagn. alfabeto ; de alpha (voy. ce mol), et de bet, du grec pijTa, la 2* lettre de l'alphabet grec; mot à mot, AB.
ALPHABÉTIQUE (al-fa-bé-ti-k'), adj. Qai appar tient à l'alphabet; qui est selon l'ordre des lettres de l'alphabet. Caractère alphabétique. Table aljihabétique. Les documents de la sagesse humaine étaient rangés par ordre alphabétique dans l'Encyclopédie, CIIATEAL'D. Ct:/iie, i, ^.
— ÈTYM. Alphabet.
ALPHABÉTIQUEMENT (al-fa - bé-ti-ke - man) ,
adi\ Dans l'ordre de l'alphabet. Ranger des noms alphabétiquement.
— ÉTYM. Alphabétique et ment.
t ALPHONSINES (al-fon-si-n'),ot/j. f. plur. Tables
alphonsines, tables astronomiques rédigées sous la direction d'Alphonse, roi de Castille, dans le xiii' siècle.
fALPICOLE (al-pi-ko-l') , adj. Terme d'histoire naturelle. Qui vit sur les Alpes.
— ÉTYM. Alpes, el colère, habiter.
ALPIN, INE (al-pin, pi-n'), ad/. Qui croît ou habite ou se trouve sur les Alpes, et, par extension, sur les hautes montagnes. Plantes alpines, prairies alpines, rochers alpins. Comme ces plantes alpines dont la racine est plongée dans des glaces éternelles.. . .
CHATEAUB. Gén. IV, II, 7.
— ÉTYM. Alpes.
fALPIOU, s. în.Il se dit au jeu debassette delà marque qu'on fait à sa carte pour indiquer que l'on doublesami.se après avoir gagné.
—ÉTYM. Mot tiré de l'italien, al più, au plus; de a (voy. i), l'article lo (voy. le), et più, plus (voy. plus).
ALPISTE (al-pi-st') , s. m. Terme de botanique. Nom de plusieurs plantesgraminées dont les graines peuvent servir à la nourriture des petits oiseaux.
— ÉTYM. Espagn. alpiste, blé desCanaries. C'est sans doute un mot de ces lies.
tALQCIFOUX (al-ki-fou), s. m. Nom commercial du minerai de plomb sulfuré.
t ALRUNES (al-ru-n'). Terme d'antiquité germanique. Petites statues faites des racines les plus dures des plantes; espèces de poupées couvertes de caractères runiques.
ALSINE (al-si-n') , s. f. Voy. morgeline.
— ÉTYM. 'Alan'h, qui vient d'àlao;, bois, parce que cette plante croît dans les lieux ombragés.
t ALTAÏQUE (al-la-ï-k') , adj. Terme d'ethnologie. Race altaïque, race à laquelle appartiennent les populations s'éteudant des sources de l'Oby et de rirtisch jusqu'au nord de la Sibérie et au Kamtchatka, et dont le berceau primitif doit être cherché dans les montagnes de l'Altaï. Cette race a été aussi désignée sous le nom d'ougro-finnoise.
t ALTARISTE(al-ta-ris-t'),s. m.Chanoineparticulier de la basilique du Vatican qui a le soin du maître autel et des palliums.
— ÉTYM. Altare, autel (voy. autel).
t ALTA'VELLE (al-ta-vè-l'),s. f. Raie-pastenaque.
ALTE, s. f. Voy. HALTE.
■ t ALTÉRABILITÉ (al-té-ra-bi-li-té), s. f. Qualité de ce qui est altérable.
ALTÉRABLE (al-té-ra-bl') , adj. Qui peut être altéré.
— ÉTYM. i4!(eVcr; provenc. altérable. ALTÉRANT, ANTE (al-té-ran , ran-t') , adj. \\ i° En
termes de médecine, qui modifie profondément et graduellement la constitution. L'iode est un médicament altérant. || %°S. m. Un altérant, un médicament altérant. Les altérants. || 3° Qui cause la soif. Un mets altérant. Une nourriture altérante.
— ÉTYM. Altérer.
ALTÉRATION (al-lé-ra-sion; en poésie, cinq syllabes), s.f.\\ 1° En termes de physique , changement dans l'état d'une chose. L'altération d'un sel, d'une liqueur. {| 2° Dans l'usage ordinaire, changement de bien en mal. Il y a des altérations dans le texte, Bûss. Uist. II, t3. Que la copie soit sans altération,». Polit. Les altérations qu'ils faisaient à loi de Dieu, lu. Uist. II, (3. Il 3° Falsification des monnaies. On ne saurait trop sévèrement punir l'altération des monnaies. 1 1 4° Émotion pénible qui se manifeste par le changement des traits, de la voix. L'altération de sa voix annonce une émotion profonde. 11 répondit avec altération. || 5° Grand besoin de Iwire. Il éprouve une altération que rien ne peut calmer. || 6° En termes de musique, changement qu'on fait subir à certaines notes d'une gamme ou d'un accord.
— HIST. XIV" s. Altération est transmutation d'aucune qualité , ORESME , Thcsede meunier. || xvi' s. Parce qu'il n'y avait ny enflure ny altération par le dehors, MONT. I, 100. La mule mouroit d'altération, OESPEa. foules, xcu. Sans qu'on se fust doublé d'aucune altération ny changement en sa personne, il luy prit tout soudain une.... amyot, P. jEm. 62.
— ÉTVJI. Provenç. alteracio; esp. alteracion; ital. alteraxione (voy. altérer).
ALTERCAS (al-tèr-kà), s. m. Altercation, débat. Quoi qu'il en soit, cet édtercas Mit en combustion la salle et la cuisine, la font. Fab. xu, s. || Vieux.
— ÉTYM. Voy. ALTERQUEH.
ALTERCATION ( al-tùr-ka-sion ) , s. f. Débat ou contestation. Une vive altercation. Ils ont de fréquentes altercations.
— HIST. xiii" s. Il firent une accordance de paix des altercations, nu cange, accordia. \\ xiv s. En mains debas et allercacions, bercheure, f éi, verso. Une autercacions est entre eulzencontrée, Girart de Koss.v. 6 140. Il xvi" s. Sur quoy il avoit tous les jours ordinairement de grandes altercations en la tribune aux harangues alencontre d'Octavius, amïot, Gracques, 15. Difficultez, disputes et altercations,
CARLOIX, VII, 23.
— ÉTYM. Provenç. allercatio; espagn. altercacion; ital. altercaiione ; d'altercatio (voy. alteh-
QUEP).
ALTÉRÉ, ÉE (al- té-ré, rée),por(.posî^. Hl" Changé de bien en mal. Couleur altérée. Santé altérée. Monnaie altérée. || 2° Peiné, afi'ecté. Un tel discours n'a rien dont je sois altéré, mol. Fenim. sav. v, i. Il 3° Quia soif. Buvons toute cette eau; notre gorge altérée En viendrabien à bout, la font. Fa6. vm, 25. Il Fig. Ils sont altérés de sang, fén. Tél. xvi. Ainsi parle en secret l'ange altéré de crime; Et tandis qu'il se couche auprès de sa victime. D'un sourd el long fracas retentissent les monts, oilb. Mort d'Abel, ch. VII. Je vois ces fiers chrétiens, de rapine altérés, VOLT. Zaïre, i, 2. Le ciel.... Du sang de l'innocence est-il donc altéré? kac. /p/i. iv, 4. || On a dit autrefois, substantivement, c'est un altéré, pour c'est un homme âpre au gain. || 4° En musique, se dit des notes naturelles ou diatoniques modifiées par les dièses et les bémols.
t ALTEK EGO(al-tè-ré-go), «.»i. || 1° Titre donné, particulièrement dans le royaume des Deux-Siciles et en Espagne, à une personne chargée de remplacer la puissance souveraine. || 2° FamiUèremenl. C'est mon aller ego, c'est un autre moi-même.
— ÉTYM. Aller ego, autre moi-même ; aller, autre (voy. autre), ego, je, moi (voy. je).
ALTÉRER (al-té-ré), V. a. \\ 1° En termes de physique, changer l'état d'une chose. Le sel altérerait ce corps. || 2° Changer une chose de bien en mal. Le soleil altérera ces couleurs. Altérer les mœurs. Altérer l'amitié. La diverse nourriture [éducation], Fortifiant en l'un [chien] celte heureuse nature, En l'autre l'altérant, la fo.nt. Fab. viii, 23. Une pitié qui n'alt''re en rien leur félicité, fén. Tél. xix. Mais quel triste mélange altère ce bonheur! volt. Zaïre, ii, <. Et nos seuls ennemis altérant sa bonté Abusaient contre nous de sa facilité, rac. Brit. v,3. El du méchant l'abord contagieux N'altère point son innocence, m. Atltal. ii, l. Des interprétations qui en altéraient la pureté, mass. Évid. Ce qui peut aboutir à déranger la fortune el altérer les affaires, m. Car. Nombre des élus. || 3" Agiter, émouvoir péniblement, en parlant des personnes. Quel sujet inconnu vous trouble et vous altère? boil. Sat. m. || 4° Al térer la vérité, ne pas s'y conformer. Son ingénuité N'altère point encor la simple vérité, kac. Athal. II, 7. Il Altérer un discours, le rapporter autrement qu'il n'a été prononcé. Altérer un texte, en corrompre le sens. Après avoir altéré saint Grégoire, l'auteur affecte.... Boss. Préf. || Altérer les monnaieSj les falsifier j| S° Excitsr la soif. I^ chaleur
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•Mica loof l«f «nimaux. || AbwluiDenl. Lm uUi- MM alltmiL II •' S'tli^rar, *. rifl. S« ehangw «a nul. Urin l'ai lire à t'ai r. Loi tionnw eoutummi'allèrtot peu à peu. La boone humeur m t'altéra ja^ BUla, wau.Leti. quiét. 177. Moniieur, rotre riuge M unaioiDenl l'aliire, mol. l'tlowr. m, >.
— MIT. XIV* a. Et ainai aa félicita n'e*t en rieo* ■llarte M muée. oaisMi, Kth. la. || xv s. Uais qui l'aller* eo trop chantant Peut bien iruii foi» ou (|ua- M, SaiM TergoDgne, boire d'autant, BASiiKUN, i. Ilirca. Le vin l'altere aui cavea, mont, i, lu. Ili (oulTroiant U'etire fouottcz juequaa à la mort lana altérer leur vinoxe, m. i, 3u7. Le degousté charge la fadeur au viii; l'allure, la fr'andiao, iti. ii, *73. U M sentit Iflllfiiiaot embrasé cl altéré, aue toute aon .itlonte n'e»toii qu'à complaira k sa coere captive, TVaa, p. b«4. Et y e*luit la pointure en repula- IlOQ de retenir la vraya perfection, sans y avoir rien da eorrompu oy d'alior6, amtot, Araïut, H. Il ne beutoit lamaia estant à la guerre que de l'eau, ai M n'aatoit aucunefola qu'il se trouvoit excessivement altéré, lo. Caion, a. De ne plus s'altérer contre [te brouiller avec] les femmes, carl. ii. «. Cela le* altéra tellement que chacun d'oux laschoit à dMarçonner ton ooapagnon, Satir. Mén. p. n 4. Des Mtrangenalterex de noatretac^, ib. p. t«3. La deeoetion de deux pouleti ou chapons alterjs avec oteiDe, scabieuse.... o. ni aaaais, »«7. iCstant la partonno fort altérée en temps chaud, jwurra Mire.... it). «48. Les rois de France etdeColongoe, tout couleur de porter un mommoii, entrent chez Nantouillet. mettent tout par place jusque» à rompra les coffret, piller la vaisselle et l'argent monnolé au proHldo quelques altérez qui les tuiTOient,
D'aL'U. llUt. II, 104.
— Etym. Provenç. et espagn. allerar; ital. a/(«rore; d'o/lrrore, de aller, autre (voy. autre). On voit la sijrin des sens : changer, émouvoir, affecter, et, flnilcrni'nt, causer de U :iOif.
t ALTEHNANCK (.il-t.V-nan-s'), s. f. Ij !• Action d'alterner. || t* En b'.lanique, loi d'alternance dans la diapoaition des pièces uui composent les vertlcilles floraux, qui fait que chacune d'elles correspond k l'intervalle qui sépare les detii j'iècas voisines, placées devant ou derrière. || 3* On appelle aussi alternance la superposition des couches de terrain stratifiées. || 4* Succession naturelle des eipècea végétales tur un .sol non cultivé.
—ETYM. Allfmant.
ALTKIINANT, ANTE (al-tèr-nan, nan-t"), adj. Il 1* C'ui allerne. Deux professeurs qui font tour à lour le niômc cours sont des professeurs altenianis. Il 2* Se dit, en minéralogie, d'une roclio dont les feuilleta sont nllernalivemcnt do nnttire différente.
ALTERNAT (allèr-na), i. m. Action ou droit d'allemcr.
— ETYM. Voy. ALTBRNEB.
ALTERNATIF, IVE (al-lèr-na-tif, U-v'), adj. Il 1* Qui vient tour & tour. Mouvement alternatif. Culture alternative. Un mouvement alternatif do l'appétit au dégoût, boss. Am, dei plais. |1 a» Proposition alternative, proposition contenant deux parties opposées dont l'une doit nécessairement être admise, commt- par exemple : Il faut on payer ou rendre. || 3* Kn termes de botanique, pétales alternatifs, pétales iiui sont insérés aux points qui séparent les lobes du calice. Ij** En termes de droit, obliKation alternative, obligation dans laquelle le débiteur a le choix de se libérer par la délivrance d'une des choses spécifiées.
•- mST. XVI' s. Kt estoyentle* oompaignies si alternatives, que, quand les unes te rotiroient, il en revenoil d'autrci, carl. v, i.
— ETYM. .iKcrnrr.
ALTKRNATIVB(al-l^^-"-. 'i v'^..Y. P' Succes-
tiondo doux choses qui tourà lour. Vi-
»ex-vou<encori' dam c . js do grâce et de
péch<';? Mass. RfcK. [b\ on ne menait une vie égala et unifirmo) on no pourrait comparer, tans beauf^ "■ ou d'incertitude, les transpirations
'' ■ temps: une alternative irréguliére
djmrniporance et de sobriété brouillerait tout, rarrm. Xtodan. || !■ Option entre deux choses, entra deux propoaitiona. Veut Jugez bien que danal'altamaiiva qûVto nte proposait je n'avala qu'un parti tpraadia, nm-nm. CwuUmlt, GygiM.
~ E?'^" ***' •• P*'' >• Ticissitude et allamaUra M* haureux tuccés et malheureux evanameoa. m. DO. aKLL. it«.
- trtn.AlitnMif J^''ÏÏÎ?*TÎ!?"""(*' man),ada.
SSi^J^"^""^ 'ia»ohe.al
""laaa. la aM wuiiiniodé aUamauTemant.
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— IIIST. xn* t. Et avoianl l'authorité souveraine de commandar tllanutlTamanl l'un après I autre, Aratus et luy, amtot, Arat. i». Et affin que Ion Ure nuict et jour, il fault que let canoniers alternativement s'antre-raffraischitsent, CARL. V, 16.
— ÊTYM. /l/l»riKitit<, et le tufflie vunt.
ALTERNE (al-tér-n"), cutj. || 1* Terme de géométrie. Angles altemei internes, ou simplement alternat, angle* formel par une sécante et deux parallèle*, et situés l'un d'un cAté, l'autre de l'autre de U téeaote, an dedans detdeux parall'les. Angles allamaa externes, angles disposés de même, mais en dehors de* deux parallèles. || 2* Kn termes de botanique , feuillet allaroe* , feuilles disposées let unes au-dessus de* autres de* deux eûtes opposés de la tige.
— ETYM. Alurnui, de aller (voy. autre). ALTERNÉ, ÉE (al-tèr-né, née), adj. En termes
de blason, se dit di*s pièces qui se correspondent.
ALTERNER (al-tèr-né), r. n. || 1° •-■-■' e chose à
deux et tour & tour. Ces deui itcrnciit
toiLs les mois. Il 2* Se succéder n, jiit. iJans
cette allée les ormeaux allernenl avec li>s tilleuls. Il 3' Terme d'agriculture. Varier la culture. On alterne chaque année. ||4* V. a. Daiis le même seas, alterner un champ ; alterner une culture.
— HIST. xvi's. Uais enton cabinet quelquefois II te plaist De Henry nostre prince escrirc les histoires , Ses combas alternez de perla* et victoires, rons. aee.
— ETYM. Alternt.
t ALTEROt'ER (al-tèr-ké) , v. n. Avoir des altercations. Il n'y avait pas moyen d'alterquer b<^aucoup là-<lossus, J. J. ROL'ss. llil. IV, 13. Il Peu u>ité.
— III8T. xvi's. U advient en telle maniera qu'on languist en combat de paroles, que la vérité en altercant est perdue, at U charité détruite, calv. Iml. 71.
— ETYM. AUercari, proprement prendre la parole à son tour, et de là le sens d'altercation qu'il a en latin; de aller (voy. autre).
ALTESSE (al-tè-s'),f.^. || l'Titre d'honneur donné ordiuairemeiit aux princes et aux princesse* du tang.... Je tait, sage princatta, Quelles aoumi*- .sionsje dois à Votre Altesta, lOnOD, Yeneul. il, 4. Le cardinal do Bouillon prétendait i. Rome Paltesse éminentissime, st-sim. as, 440. L'Italie, fertile en mots honorifiques, nous adonné l'altesse vers 4 ouo, et les gens dT^lise même s'en sont emparés ; elle est due aux princes du sang, et on la donne par courtoisie aux princes étrangers sortis de maisons souveraines, quand on leur écrit, de cailliErls, 4a»0. Il 2* I.a personne même qui porte ce titre. Je vais Hu palais d'une altes.se. Et j'ach6ie un habit de cour, BtRANG. Ilab. de cour.
— ÊTYM. Provenç. a/l«!2a, aultia; ital. aliéna. Ce mot est exactement le même que hauleue. Seulement dans le premier la prononciation conforme à l'étymologie a prévalu, tandis que dans l'autre la prononciation est conforme à l'usage français qui veut que al des Latins se change en au. Altesse vient (le allux, haut (voy. ce mot).
AI.TlIvEA (al'té-a), I. m. Plante, espèce de guimauve.
— llIST. XVI* s. Cargarismes fait* de racines de altliea, figues, etc. paré, vi,8.
— ÊTYM. I.atin alOura, du grec àXtaCa, du verbe i>9o>, guérir, parce que la guimauve était regardée comme un remède excellent.
ALTIER. lËRE (allié, UA-r". Cet homme alticr et dur; dites : al-tié-et-dur. Des grammairiens veulent qu'on prononce al-tiô-r" et-dur; mais cela est mauvais, même en poésie: l'hiatus vaut mieux que celle articulation de l'r), adj. Oui a da l'orgueil, de la hauteur ou qui marque l'orgueil, la hauteur. Un caractère allier. Humeur altii'^re. Démarclieallière. Don Diègue est trop allier, et je connais mon père, C0R!<. Cid, II, S. Le Jourdain ne voit plus l'Arabe vagabond Ni l'allier Philistin par d'éternels ravage*.... RAC. Alhal. u, t. Peut-(*tre on t'a conté la fameuse diagrtoa Oa l'altière Vasthi , dont j'occupe la place, id. Etih. i, 4. Pour un si bas emploi ma muse est trop altière, son.. Sol. i. Et fausse trop souvent, celte altière sagesse N'attend qu'un crime heureux pour montrer sa batsette , orusit, Edouard III . it, «. Incapable de ces passiona alliera* et véhémentes qui sont presque les teula* tourea« du s'iblime, YAOvaii. Mont, ei Pose. || Kn prota, il «ui t iimum le substantif; en ver* al dâo* la pros le préoMa touvenL
— ' i'iuesgrammair.ent soutiennent qu'on doit r^iÉO sentir l'r, et Ua s'appuient sur c^ deux vers do Hoileau : La oolère a*t auperba et seul de* oola altier* : L'abatMagaat t'aipliqu* ea do* taroMt
ALU
moins fiers, y<. p. ui, 4 33. Malt d'autra* leu quent par ces deux vers du même auteur : Ce pe ruquier superbe est l'effru. du quartier. Et ton co rage est peint sur son visaKU allier, Lutr. i, 233. L vérité est quela rime iTaltier et /kr n'est plusqu'ir •• rime pour let yeux et doit être bannie aujouni i. . mais autrefois elle 6tait exacte; 'ibifllet, Çran.n'. p. 4S8, note que altirr se prononce comme m m hiver. Uais alors il ne rimait pas avec ipuirtier.
—IIIST. xvi» s. Fort altier [en bonne part] en tou ame d'avoir eu un si bon visage, et tant de louongek du plus grand capitaine de France, carl. i, 4«.
— Etym. liai. aUirro; de alliu, haut (voy. haut). t ALTIËREMRNT (al-tiA-r*-lDan), aiv. D'un*
mani{-re altière.
— f.TYM. AHihe au féminin, et m«il
t AI.TIMÈTIUK (aJ ii-m6 lue), t. (. UauvaiimoL
Voy. IIYPSOUETHIE.
tALTITtlDE (al-ti-tu-d'), $. (. Terme de géographie. Hauteur par rapport au niveau de la mar. I>es alliluitcs de plusieurs localités et de divena* montagnes.
— ETYM. Altiludo, hauteur, deoliui, haut (voy. haot).
ALTO (al-to), I. m. || 1* Instrument k quatre cordes, do même forme, mais un peu plus grand que le liolon. On le nomme aussi , mais trè*-rarement, viole, de ton nom italien viola, et plus touvenl
Suinte, parce qu'il descend une quinte au-deatoui u violon. Il Au plur. desidtos. jj 2* .Nom donné autrefois au genre de voix intermédiaire entre lo destut ou le soprano et la taille ou le ténor. On dit aujourd'hui contralto en parlant des femmes, et bautacontre en parlant des hommes.
—Etym. Ital. a/lo, haut (voy. haut), ainsi nommé, non qu'il ait un son élevé, mais par opposition à hotte.
tALTO-BASSO (al-to-ba-sso), ». m. ' t
carré, à cordes, et que l'on frappe a\ gucltes. Il Dans les quinutlos où se trt . >
partes de violoncelle, on remplaça que!
partie de second violoncelle par une secuii..'.- ,..-u.t! d'alto; alors le premier alto s'appelle alto-viola, cl le second , alto-violoncclle ou alto-hasto.
— ETYM. liai, a/tn, haut, et bauo,bas (voy. alto). t ALTRtîISME (al-tni ism'), t. m. Termede phi-
lo.sophie. Kiiscnililo des penchants bienveillants. L'altruisme est opposé i l'égoisme. Mol dû à &. comte.
— Etym. .4u«rui.
t ALTRl'ISTË (al-tni-i-tf), adj. Qui a rapport i l'altruisme (voy. ce mol).
ALCUE (alû-d'), t. f. Basane colorée dont on ta sert dans la reliure.
— HIST. XIII* s. Ne bourse d'alue n'est preux, Litr. dti mit. 2oe.
— Etym. Provenç. aluda; du latin aluta, peau à faire des soulier*, des sacs, etc.
ALUDEL (a-lu-dèl), t. m. Terme de chimie. A>semblago de pots ou chapiteaux qui s'emboîtent let uns dans les autres, de manière à former un tuyau.
— HIST. xiii* s. Por quoi donc en tristor demoresT Je vois maintes fois que tu plores Cum alambic sus alutel, la flore, 040«. || xvi* s. Cornue, cuenne, racipiens, aludet , materas, pars, L in, p. «38.
— etym. Uot dont l'origine e<it inconnue, k raiins qu'on ne le fa.sse venir de a (■■
on se sert pour lutar les vases II signifie le va-ieen verre en:
malien ; il signifie aussi un même quadruplé; c'est un terme des anciens alchimistes, t ALPINE (a-lui-n*),!./: P\: "ABSiimtï.
— HIST. XVI* 8. Do plant c; ;e semence s'edifiel'aluineou absinthe, ... .-. .-. o....-, sea. Le* poulaiIle.s ayans mangé de l'aluj-ne, leur chair est amere. rmf tvim, 4.
ET^ loute ainsi nommée à cause da
sonanv v. ALOts).
ALUHELLE (a-lu-mè-I*), *. f. || 1* Lame de couteau o-i H'Ai>ée. Vieux. Il 2* Terme de marine. Prlitc p!-. qui sort i garnir la mortaise du gou-
V 'util d'aricr qui sert k polir et k ache-
ver les 1 ''It-ÎMCS.
— HIST. XIII* ». O'ii toi fait faire H veist. Dut futt qui pitié n'en preist. Quand ai velst Dido la bala Sor la pointa de l'alaiiida, la Ron, I34is. Qui a daux oomn Ma tcsle. Si Iranclians comme un* alenaia, («/) prani hache k ton et. deux postât (pouces) d'alenielle, du t-AN&t , o'wmrila. 'IxVs. Et ont Irlaodoit couteaux aigus devant, i iaiseallumalla k deux taillant, ntus*. tu, iv , «v
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[Le comte de Foix] fit ouvrir l'huis de la prison, et vint à son fils, ettenoit l'alemelle de son coulel par la pointe, id. ii, m, 13.
— ÉTYM. Norm. armelle. ÂlumeUe est venu d'olemelle, par une fausse assimilation avec le verbe allumer, qui n'a rien de commun nvccalumelle. A lemelleest composé delà préposition à, et do lamelle, petite lame (voy. lamelle). On trouve dans une ordonnance de 4680 la forme correcte : allemelles de couteaux de toutes sortes, le cent pesant payera trente sols.
t ALUMINAIRE (a-lu-mi-nê-r') , adj. Terme de minéralogie. Se dit des pierres volcaniques qui contiennent de l'alun tout formé.
ALUMINE (a-lu-mi-n') , s. f. Terme de chimie. Basesalifiable qui existe dans l'alun et dans les diverses argiles; à l'état de pureté, elle est blanche, douce au toucher, insipide, adhérente à la langue.
— ÉTYM. Alumine, aljlatif de alumen (voy. alun).
t ALUMINE, ÉE (a-lu-mi-nô, née), adj. Où on a mis de l'alumine.
t ALUMINER (a-lu-mi-né), v. a. Mettre de l'alumine.
ALUMINEUX, EUSE (a-lu-mi-neû, neû-z'), adj. Oui contient de l'alun. Un terrain alumineux; terre aiumineuse.
— HiST.xvi's. Galien loue fort l'eau aiumineuse, PARÉ, XI, 6. S'il est alumineux, elles auront legoust d'alum, ID. XXV, 41.
— ÉTYM. Alumme; provenç. ailuminos.
t ALUMINIUM (a-lu-mi-ni'-om') , s. m. Terme de chimie. Métal qui est le radical de l'alumine.
ALUN (a-Iun), s. m. Sulfate acide d'alumine et de potasse ou d'ammoniaque, sel d'une saveur astringente. Quatre bottes d'onguents, une d'alun brûlé, RÉGN. Sat. xi.
— HIST. xni* s. Nus tainturiers ne puet ne ne doit mètre alun de bouquauz ne fuel de fuelle, car ce sont fausses taintures, Liv. des met. <35. Et sur ces cercles getent pians de mouton conrées [corroyées] en alun, joinv. 230. || xiv* s. Tu cuis alumz, nitre, atramens. Fonds metaulz, brûles orpimens, Nal. àl'alch. err. <9. || xvi's. Alum, escorce de grenade.... un peu d'alun de roche, paré, vi, 8. Alun calciné, id. vu, 7. Alun de glace, iD. xxv, 32. Alum de roche. Alum de glace bruslé réduit en poudre, o. de serres, 906.
— ÉTYM. Wall, alon; provenç. alum, alun; espagn. allumbre; ital. allume; du latin alumen. C'est la formation régulière, comme de legumen, ou fit leun; alumine, légume sont des formes modernes.
ALUNAGE (a-lu-na-j'), s. ni. Terme de teinturier. Action de plonger les étoffes dans une dissolution d'alun pour les préparer à la teinture.
— ÉTYM. Muner.
ALUNATION (a-lu-na-sion) , s. f. Terme de chimie. Formation de l'alun, soit naturelle, soit artificielle.
— ÉTYM. Àluner.
ALUNÉ, ÉE (a-lu-né, née), pari, passé. Ëtofl'e alunée.
ALUNER (a-lu-né) , V. a. Tremper une étoffe dans une dissolution d'alun pour que la couleur y adhère. Aluner une étoffe.
— ÉTYM. Provenç. alumenar; espagn. alumbrar; ital. alluminare (voy. alun).
t ALUNERIE (a-lu-ne-rie), s. f. Fabrique d'alun, t ALUNEUX, EUSE (a-lu-neû, neû-z'), adj. Qui contient de l'alun. Terrain aluneux.
— ÉTYM. Alun.
ALUNIÈRE (a-lu-niê-r') , s. f. Lieu d'où l'on tire de l'alun.
— ÉTYM. Alun.
t ALUNIFÈRE (a-lu-ni-fê-r'), adj. Qui porte de l'alun.
— ÉTY'M. Alun, et ferre, porter.
t ALUNITE (a-lu-ni-t') , s. f. Terme de minéralogie. Roche d'où on tire l'alun du commerce.
fALUNOGËNE (a-lu-no-jê-n') . s. m. Terme de minéralogie. Sulfate d'alumine hydraté, en petites masses blanches, fibreuses ou écailleuses.
ALVÉOLAIRE (al-vé-o-lê-r'), adj. Terme d'anatomie. Qui appartient aux alvéoles. Nerfs, artères alvéolaires.
— ÉTYM. Alvéole.
ALVÉOLE (al vé-o-l'), s. m. || 1° Petite cellule où l'abeille dépose ses œufs et son miel. Les unes de leurs toits font sortir leur jeunesse Aux raycns du soleil et dans les champs fleuris, Epaississent le miel, ou dans leurs alvéoles De ce nectar si doux amassent les trésors, malfil. Génie de Yirg. || 2° Cavité dans laquelle les dents sbnt enchâssées.
— KEM. Bufîon, par une faute assez commune,
a fait alvéole du féminin : Les mouches construisent tel nombre d'alvéoles plus grandes que les premières, nuFF. Abeilles.
— HIST. xvrs. Les dents sont fichées dans les mandibules en certaines cavités appellées alvéoles, comme un pau fiché en terre, paré, iv, 2. X fin de réduire et rassembler l'alvéole qui aura esté eslargi, etquel([ues fois rompu en tirantla dent, id. xv,28.
— ÉTYM. Alveolus, diminutif d'aheus, qui signifie lit d'un fleuve, auge, vase, vaisseau, etc. (voy.