‹ Dictionnaire de la langue française (volume 4)Chapitre 119 sur 504 · ERRES · texte numérisé non relu

ERRES

— ÊTYM. Amande.

AMANDE (a-man-d'), s. f. || !• Fruit du l'amandier. Il Amandes à la praline, amandes piaiinées, ou simplement pralines, amandes cuites dans du sucre brûlant. || Amandes lissées, dragées faites d'amandes couvertes de sucre. || Huilo d'amande douce ou d'amandes douces. || Kn amande, en forme d'amande. Les Arabes ont les yeux grands et coupés i>n amande, ciiATEACB. /tin. ii, t»3. || 2° Toute graine contenue dans un noyau. L'amande du noyau de l'abricot. Il Kn termes do botani(|ue, ce qui est contenu dans l'épispcrme. || 3* Dans la fabrication des armes, partie ovale et occupant le milieu de la branche ou garde de l'épée.

— REM. Amaodre, prononciation de quelques periOnBM,e(t un provincialisme qu'il faut éviter.

— HIST.zni* s. Amandie, Ass. de Jirus. ii, tso. Quiconque* ut huiliers à l'aris, il puet faire huilo de olives, de amandes, do nois, de chenevis et de pavot. Liv. drt Met. tas. Il xvi* s. Ces glandules •ont de grandeur et flgure d'une amende, et pour OMta cause «ont dites amydalas, PAHt, vi, ». Huile d'amendes douces, id. vi, 8. Hude d'amendes tant douewqu'affleres, m. xxv, u.

— CTYM. Génev. amandre; bourguign. aimandre;

rrenç. ttwuutdola, am^"- ■"•■■•i'-- >-.|. mandormandota; espagn. n! amendoai

catal. onwliJa.-deamyg'i >-,. amande.

AMANDfi (a-man-dé), i. m. boisson faite avec 'lu lait et de* amandea broyée* et pasaée*. Boire un amande.

— niST. rvi* ». Son manger sera panade, orge nMdé, et n«t amendé, pour ce que les amendes «■■WBt doalaur d« taata, par*, tiu, 14

— tTTM. Amaitd*.

AMANOm (a-man dié. L'r ne se lie jamais : un ■■•Bdiar M Oean, pmnnncejE un a-man-dié en 0«r»), ». M. Arbca da U temiUa d«* roMoéw, qui pf«d«il U*amand«.

r. nr ». Graat masM 1 avoit de loner*, D«

AMA

Iflgier* et d'alemtndiers, U beau éuttmtui, dans

LjrcA. du mi< ' •-•'■'■ - ' ▼, p. «73.

Il xiii' t. Aloru -1 ot ou ver-

'.M.r planté Maii.L .., 'U dalier, la

. !»«&. Il XVI* a. I lier, et plu-

rs autre» e»pec«» 'I i^iitsY, Ha.

t'almier», amandier*.... ui. ï<> er

arbre primorain, aussi *era-il i. '.n

terre, o. de serres, a7v.

— £TYM. Àmand»; provenç. amc'i'^r/catal. amettter; espagn. almendro; portug. amendoeira; ital. mandorln.

AMAIirr, ANTB (aman, man-t"), ». m. et f. Il 1* Amant, celui qui, ayant de l'amour (lour une femme, a fait connaître ses sentiments, et est aimé ou tAcho do se faire aimer. Amante, celle qui est attachée à un homme par des suntiments tendres et passionnés. Un amant Adèle , une tendre amante. Klle reçoit les vœux de son nouvel amant, rac. Brit. m. o. J'aime assez mon amant pour renoncer à lui, lu. Baj. m, <. £t le sultan l'avait chargé secrètement De lui sacrifter l'amante après l'amant, ID. ib. v, i I. Ne désespérez pas une amante en furie, id. ib. il. t. Kt vous doutez encor qu'elle en fa^se un amant, id. Alex, i, t. nuels pleurs par un amaut no sont point essuyés! id. Iphig.u, 3. Je sais justju'oil s'emporte un amant irrité, ID. ib. m, 7. Que la mort la rassure [une amante] ou qu'un rival l'emporte, La douleur d'un amant est également forte, corn. Bodog. iv, ». Il 2* Galant. Celle femme a un amant. || S* Il se <lit do celui qui aime une chose avec passion. Cet hommo, amant de la vérité. Non, je ne puis souffrir, en quelque rang qu'il monte. L'ennemi de ma gloire et l'amant do ma honte, hqtr. Y'eneetl. n, i. Il Les amants des muses, les poètes. || Poétiquement. Non, ce n'est.... Ni l'or ni la victoire, amante du carnage. Que les fils d'Apollon s'empressent d'obtenir, ledrun, Ode,i, liv. i. || 4* S. m. p/ur. En parlant de deux personnes do sexe différent qui «'aimont. La gloire et le plaisir, Ui honte et les tourments, Tout doit être commun entre de vrais amants, cor.h. Cinna, v, a. Mais il faut des amants excuser l'injustice, rac. Iphig. u, 6. Amants, heureux amants, voulez-vous voyagerT Que ce soit aux rives prochaines, la font. Fab. ix, i.

— SYN. 1* ahant, amoureux, m. Guizut a trèsbien indiqué la différence. > Il suffit d'aimer pour etro amoureux. Il faut témoigner qu'on aime pour être amant. On est souvent très-amoureux sans oser paraître amant. Quelquefois on se déclare amant sans être amoureux. « || 2* ahant, CALANT.Unhomme se fait amant d'uneperjonne qui lui platt. Il devient le galant de celle à qui il plaît, quizot.

— HIST. XII* s. El fins amans dcstrois et angoissons Doit joie avoir par jugemenld'amours. Coud, vil. & maint amant [ils] ont fait ire et damage, ife.xix. Il xiv*s. Kl en amisié aucune fois l'aman accuse l'amey pour ce que il aime plus que il n'est amez, 0RESME,f (/i. 347. Il semble une dérision ce que aucuns amans dient simplement que il doivent estre amés autant como il aiment, id. ib. 344. || zv* s. Tu as oy parler les malheureux. Non pas amans qui congnoissent qu'est joye, ch. d'orl. «. || xvi*s. L'ame d'un amant vil au corps d'autruy, non p.is au sien, AMYOT, itnion. 8&. Les amants, pour l'affection véhémente qu'ils porleroicnt & leurs aimez, ne le» abandonneroient jamais, id. Ptlop. 33.

— ETYM. t'rovcnç. amaiu ; espagn. et ital. amante (voy. aijirr).

t AMAPER (a-ma-pé), t. a. Terme do marine. Empoigner une voile avec vigueur pour la serrer.

AMARANTE (a-ma-ran-f), ». f. \\ 1* Fleur d'automne d'un rouge pourpre et velouté. Des prés semés d'amarantes et de violettes, fén. Tél. l. Ta louange dans mes Ters D'amarante couronnée [rendus immortelle], MALH. II, 3. Il I* Ad]. De couleur amarante. Velours, étoffe amarante. Ne di» plus qu'il [ce beau carrosse] est amarante; Dis plutât qu'il est de ma rente, mol. F. tav. m, 3.

•— ETYM. inianmlu<,d*&|i(i|>avTo;, de é privatif, et iiapaiviiv, flétrir; la fleur qui ne se flétrit pas

(voy. HARASUE).

t A.MARKILLEOR (a-ma-ri Ocur, U mouillées), i. m. Ouvrier chargé des soins qu'exige le parcage de» huîtres.

t AMARESCENT, ElfTB (a-ma-r&-ssan , ssan-l'), adj. Terme didactique. Légirement amer.

— CTYM. ÀmantctT*, deraniramer, da anumu

(voy. AMER).

AMARINAGB (a-ma-ri-na j'). ». m. Action d'amarinor un bitiment capturé sur l'ennemi.

— STTM. AwMriner

AMA

AHABUfÉ, tS, (a-ma-ri-né, née), part, pn ■■

Les prisas furent amarinée*, malgré u-

mer.

.\M.\BI>ER (a-ma-ri-né), t. a. || 1* l.i. i: I d'un vaisseau pris sur l'ennemi poiu

s ^on. Il 2* Habituer à la mer.

— (.l\H. A eimarin.

t AMAIIQLE (a-marlt'), ». f. Terme de marine. Bouée ou bal;!ie.

— ETYM. À « t marque.

AMARRACI' ' - 1'. 1-:.". n d'a-

marrer. Il *• ; : '■:. autre

plu» petit qu. ..... ,.»......;., wu.-.. hjiuiliiifuiit, «t

qui est dit non pa* amarre, mais Ugne d'amarrage. Les galères hivarnèrcnl !i Rouen, et celui qui l«< y avait amenées dev.. !cs présenrar d«s

accidents dont elle '•'> dans c« séjour

étranger; aussi ima^jUiâ-t-il ubu nouvelle sorte d'amarrage, fo.sten. Chaiellet.

— ETYM. Amarrer.

AMARItlMa ma-r'), 1.^.111* Cible serrant k retenir un vaisseau. Ce bltiment est sur ses amarre», il est àl'aiicre. i 2* Toulcordage employé au len-ice d'un navire. Jeter une amarre dans une ■•".i.^r,-,. lion. Il 3*En architecture et charpente , le ' i

morceaux de bois, percés au milieu d'u ture, par où l'on fait passer le buul d'un moulinet

— ÉT\il. À et le holl. maarm; aiigi. (o moor, amarrer. On a cité l'aralio marr, corde; mais il est beaucoup plus naturel de chercher dans le* langues du Nord, qui ont fourni tant de termes de marine, l'origine de celui-ci.

AMARRE (a-ma-ré), part, patsi. Le bltimenl étant amarré. Canons amarrés.

AMARRER (a-ma-ré), v. a. Attacher, Mer avec une amarre. Je m'arrêtai à l'eitrémilé de l'Ile, et j'y amarrai mon vaisseau k une grosse roche, kcn. xxi, 4<3. Il S'amarrer, v. réfl. Se fixer avec une amarre.

— HIST. xvi* s. l'our ce que le hable ihavre] da ladite ville [de Honneur] pourrait empirer, dont il convendroit les diz marchans et leurs gens amarer en la ville de I.eure, ou cange, amarraf ■

— ETYM. Amarre.

AMARYLLI.S (a-ma-ril-lis"), ». ^. Terme nu iwianique. Plante d'agrément de la famille de* nareistea.

— ETYM. Nom transporté dans la botanique, et qui est celui d'une jeune bergère dans Virgile et Théocrite ('A(taûu>).i«). Il est probable que ce mot, pourvu d'une désinence diminutive (yllit), qui se trouve dans d'autres noms grecs, est identique pour le reste (amar) avec amarante (voy. ce mot^, et signifie celle qui ne se fane pas.

AMAS (a-m&. Vi se lie : Un amas immense ; dites : un a-mA-z-immense), t. m. \\ 1* Ensemble de choses accumulées ou réunies. Un amas do ruin<^ Amas d'eaux pluviales. Amas d'humeurs. La conugion, suite nécessaire des trop grands amas de toute matière vivant dans un même lieu, Burr. Uitre. Pourquoi ne voir dan» la pyramide de Chéops qu'un amas de pierres ot un squelette T cbatsaub.

/(in. a* partie d'un amas confus des Tapeurs de

la nuit, CORN. Poly. i, « où se garde caché Ce

formidable amas de lances et d'épées, rac Ath. m, 7. (t VOUS qui croyez être un amas de boue, sortez donc du mondo ou vous vous trouvez seul de TOtra a\ : l'r. Il f Par extension.

1' ics et do troupe* pour

s'eui, ...c. . ... .. r.v^ .> <i, du gouvemameat,

VERTOT, Wrol. rom. XII, 474. Hors Cétbégoset toi, dignes de mon estime, Le reste est un amas élevé dans le crime, volt. Caiil. t, t. Si c'est un sénat qu'un amas de bannis, corn. Sertor. in, i. || I* Action d'amasser. Biens dont l'amas ne lui a eoAté aucune» peine», HAfis. Amh. t. )I4* Kig. En lui montrant, r "Vue, cet amas monsln rnnh.desjti*l*$.

Cet amas u'* f.\i. ■.'.> uicmLiuio. n ^' : îî, •. La justice gémit sous un amas de formalités.!'' ''"•i' '-.iRAULT-DOTiriKB :...:^:and

amas li' <, Bosa. Soumits. 1. K.n fai-

sant am^ ursexpérieaoas, Dcscif/tii- MUla

et mille douceurs y semblent attachées, Oui ne sont qu'un amas d'amertumes cachées, oatn. Birad.i,*. Leur fier amas de puissance et de gloire, in. 5«itor. Il , ) . Ne I i laissez plus voir ce long amas de gloire Qu'à pleines main^ ~ a versé la victoirs,

id. .Vi'com. m, a. (' lie ana* 4a canagt

et d'horreur, ro. /> - .. Un long amatd'hooneun rend Thésée excusable, aac. néd. t, 4. D« e<«t am.it ,l''io:.',pi!r« 1.1 l'nnrmir passagèf* Fait sut ti: 1 \é^r», m. Euh.

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