‹ Dictionnaire de la langue française (volume 4)Chapitre 120 sur 504 · II. ' Miperali lions Oui fcr · texte numérisé non relu

II. ' Miperali lions Oui fcr

meui vvtre templaaui autre* natioas, n. ilA. u, 4.

AMA

AMA

AMB

Il 5' En géologie , masse informe, bloc irrégulier qui ne constitue pas un terrain.

— UIST. XV* s. Le roi de France faisoit un grand amas des nobles de son royaume, raoïss. i, i, 84. 11 [Louis XI] avoit envoyé deux ambassadeurs au Lyegepour les solliciter contre ledit duc; lesquelz ambassadeurs avoient si bien diligente qu'ilz avoient jà fait un grant amatz, et vindrent d'emblée les Lyegeois prendre la ville de Thongre, comm. ii, 7. Survint en la ville la vefve dudit chevalier blanc et mère dudit Mathias bien fort acompaignée, car elle estoit riche femme d'argent contant, que son mari avoit laissé, parquoy elle avoit peu faire grant amatz soubdainement,iD. vi,U. || xvi* s. Des amas et pièces de chair informes [môles], mont, i, 3). Il presta lors sa ville à Timoleon pour y faire son amas, et persuada à ses citoyens d'entrer en ligue avec les Corinthiens, amyot, Timol.U. 11 feit amas de gens de cheval, id. Eumènes, 7. Le prince voyant son amas [armée] pressé de faim, refusé de passage au Liège, d'aub. Jlist. i, 339.

— ËTYM. Provenç. amas (voy. amasser).

AMASSÉ, ÉE (a-mâ-sé, sée), part. passé. Mis en amas.Décombresamassés.Richesses amassées àgrand' peine. Eaux amassées dans un creux. Foule amassée. Colère amassée depuis longtemps. Vous cachez les trésors par David amassés. RAC.yl(/ioi. i, -1. 11 s'est fait apporter ces annales célèbres Où les faits de son règne avec soin amassés.... lo.Esth.u, ^. Toutes les provisions de guerre et de bouche amassées par les ennemis pour la campagne, volt. Louis J/K,23. AMASSER (a-mâ-sé), v. a. || 1° Faire un amas. Amasser des provisions, des matériaux. Ce spectacle amassait la foule. Le jeune Hartsoeker amassa en secret le plus d'argent qu'il put : il le dérobait aux divertissements qu'il eût pris avec ses camarades, fon- TEN. Hartsoeker. L'abondance est si grande qu'il faut amasser les restes [des pains multipliés par J.-C] , MASS. Confér. Communion. Ce général du sénat, qui voulait tirer la guerre en longueur pour avoir le temps . d'amasser de pbis grandes forces , passa d'Italie en Ëpire, vERTOT, l{é\:ol.rom. xiii, 267. Vingt mille hommes, archers et frondeurs, qu'il avait amassés dans sa province, vaugel.Ç. C. 589. || 2° Absolument. Thésauriser. La vieillesse chagrine incessamment amasse , boil. A. P. III. Il Absolument, mais avec un sens général. Par mon propre bras elle amassait pour lui, corn. Nie. iv, 2. Voltaire a condamné ce vers, disant : Amasser quoi? Mais amasser peut être employé absolument comme beaucoup d'autres verbes. || 3° Fig. Amasser des preuves. Il amassait sur sa tête les malédictions du ciel. Il 4° S'amasser, v.réfl. Les eaux pluviales s'amassent dans cette citerne. La foule, le monde s'amassait autour de lui. Et ce qu'on voit de peuple autour d'eux s'amasser. Frémit de leur audace et les laisse passer, CORN. Oihon, Vf, 7.

— REM. Dans le xvii" s. amasser avait le même sens que ramasser présentement. Dans la <" éd. du Dict. do l'Académie, amasser est défini : Relever de terre ce qui est tombé, amasser ses gants, amasser un papier. La Fontaine a dit : L'un se baissait déjà pour amasser la proie, Fabl. ix, 9. Dans le lierry, amasser signifie encore ramasser; mais la langue a varié, et aujourd'hui l'usage a séparé amasser de ramasser, et l'on dit ramasser ses gants, ramasser un papier (voy. syn.).

— SYN. Il i° AMASSER, RAMASSER. C'est faire un amas. Mais amasser indique simplement l'idée d'amas, tandis que ramasser marque les soins qu'on a pris, la peine qu'on a eue pour rassembler les choses. On amasse de l'argent, quand on en acquiert successivement. On en ramasse de tout côté, dans un besoin pressant, et pour une affaire qui en exige.

Il 2° AMASSER, ENTASSER , ACCUMULER , AMONCELER.

Amasser, c'est réunir ensemble des choses de même nature : un amas de blé, de foin. Entasser, c'est faire un amas de forme déterminée : un tas de blé, de foin. Accumuler, c'est joindre amas sur amas: on accumule des richesses, des héritages. Amonceler, c'est faire une accumulation, en désordre, dô choses mêlées: amonceler des ruines, des cadavres.

— HIST. xii« s. Mais les armes et la despuille Firent coillir et amasser, Chron. des ducs de Norm. t. m, p. 2)8. Nous ferons amasser princes et vavassors. Chevaliers et sergens, les gran^ et les menors, Sax. xxvii. |! xni« s. Uns vilains entules et riches. Qui moult estoit avers et chichos, Qar de despendre n'avoit cure, En l'amasser ot mis sa cure, Ren. 4967. D'oisiaus chantans avoit assés Par tout le vergier amassés, la Rose, 678. Car cil qui richeces amassent, ib. Bi56. ||xiv* s. Ils amassent et amoncellent un secret et couvert courroux en leurs

cuers, iténagier, i, 6. || xv s. Pour ce vous vueil je requérir Qu'il vous plaise de me toUir Les maux que m'avez amassez , ch. d'orl. liai. 40. Et à l'exemple des vaillants anciens.... ne luy chailloit de trésor amasser, Bouciq. i, ch. 2. Quand le duc Albert de Bavière.... entendit que le duc d'Irlande estoit venu loger et amasser.... en sa viUe de Dourdrech, si pensa sus un petit, fhoiss. ii,in, 80. Amasser une armée, comm. vi, 6. A Arras il amassoit gens tant qu'il pouvoit, m. m, 2. || xvi" s. Ils se baissent à terre pour amasser [ramasser] en du linge son ordure, mont, i, uo. Qui sçauroit le poids d'un sceptre ne daigneroit l'amasser quand il le troBveroit à-terre, m. i,330. Cette prévoyance d'amasser et espargner pour le temps à venir, m. ii, •186. Je feis sortir de sa playe l'ordure qui s'y amassoit, iD. n, -193. Il estoit homme trape, bien amassé, et mesme qui savoit bien jouer des couteaux, des- PER. Contes, L. Tout artifice pour amasser argent y estoit permis aux esclaves, amyot, Lyc. et Numa comp. 4. Ayant receu le royaume d'un peuple nouvellement amassé, qui ne luy contredisoitenrien.... ID. ib. 9. Le sable que les undes de la mer y amassoient et entassoient, ID. Marins, 25. Hz s'amassèrent en grosse trouppe , et s'en allèrent dans la rivière, ID. ib. 32. Il amassa ces lettres et papiers de Sertorius en un monceau, et les brusla toutes, ID. Sertor. il. La bastine de son cheval tumba à terre toute ensanglantée, et un page de celuy qui l'avoit frappé l'amassa, id. Artax. ta. La femme du Pont enquise par lui où estoit son mari, respondit assez brusquement qu'il amassoit des chastaignes à S. Christol, d'aub. Hist.n, 60.

— ÉTYM. i(voy. À) et 7)iOise; bourguig. emass«/; provenç. amassar; espagn. amasar; ital. ammassare.

t AMASSETTE (a-mâ-sè-f) , s.f.\\ 1° Palette, Jame dont les peintres se servent pour amasser les couleurs broyées. Il 2° Petit instrument avec lequel on amasse la pâte.

f AMASSEUR (a-mâ-seur) , s. m. Celui qui amasse.

— IIIST. xiii* s. Uns useriés, uns amasseres, nu GANGE, amassator. ||xiv's. Si fontli amasseur, qui les deniers musis Gardent en leurs escrins, et les vairs et les gris, Baud. deSeb. vm, <2)7. || xvi" s. Ne prisant rien que l'avare amasseur, marot, iv, 244. Tout à coup lesunstuent les amasseurs de noix, n'kuB. liist. m, 387. Si la nourriture des amasseurs de feuille vous importune, avec de l'argent seul vous vous ferés faire tel service, o. de serres, 480, On est bien aise d'ouïr ceulx qui se nomment amasseurs de sagesse, amyot. Morales, t. n, p. 4-n. Â père amasseur fils gaspilleur, cotgrave, Dict.

— ÉTYM. Amasser; provenç. amassaire, amassador ; espagn. amasador; ital. ammassatore. Amasscre du vieux français et amassaire du provençal sont le nominatif, du bas-latin amassator; amasseor et amassador, le cas du régime, de aviassatorem.

AMATELOTAGE (a-ma-te-lo-ta-j'), s. m. Terme de marine. Action d'amateloter.

AMATELOTÊ (a-ma-te-lo-té), part, passé.

AMATELOTER (a-ma-te-lo-té) , .v. a. Terme de marine. Classer deux à deux les matelots d'un équipage pour qu'ils s'aident ou se remplacent dans un même service.

— ÉTYM. À et matelot.

AMATEUR (a-ma-teur), s. m. || l" Celui qui a un goût vif pour une chose. Un amateur de peinture, de musique. Ô le soin inutile, diront les fols amateurs du siècle , Boss. Fr. de P. n , -l . On est amateur de son repos : quiconque peut le troubler passe pour importun et fatigue par sa présence, bourd. Pensées, t. n, p. 262. J'ai parlé avec quelque étendue des ruines d'Athènes, parce qu'après tout elles ne sont bien connues que des amateurs des arts, ciia- TEAUB. Itin. 6" partie. Profanes amateurs de spectacles frivoles, rac. Eslh. prol. Les entreprises les plus éclatantes des amateurs du monde, mass. Rcsp. On se donne pour amateur de la patrie, id. Obsl. Il 2° Absolument. Celui qui cultive les beaux-arts sans en faire sa profession. C'est un amateur distingué. Il 3° En mauvaise part. C'est un amateur, c'est un homme d'un talent médiocre.

— SYN. Il y a une différence entre aimer et être amateur. Aimer est un terme général : j'aime les roses exprime que je les aime, sansajouter à cette idée rien de particulier. Être amateur indique toujours une préférence particulière et devenue, en quelque sorte, une étude : je suis amateur de roses signifie que je les recherche, que j'en fais collection.

^ mST. XII* s. Et j'ai plus haute pensée Que tuit Ii autre ameor [amauts], Couct, i. Courtois ameor.

Qui à sejor sri -tros] Gisez en«chambre coie, Romancero, p. 67. ,!ziii* s. Et si cuidast bien Ii donsiaus Estre amerts de dames heles, Fables et contet anciens, t. m, p. 4<8. Ki a les iex gros et grans et tremblans, si est lens et de grande vie et ameres de femmes, alebrant,^ 69,ferîo. || xvi* s. Amateur de vraye gloire, amyot, Flamin. 9. Si estoit bien aise de s'ouyr saluer et nommer PhileUen, c'est-à-dire amateur des Grecs, id. Anton. 27.

— ÉTYM. Aimer; provenç. amaire, amador; espagn. amador; ital. amatore. Le vieux français amere et le provençal amaire sont le nominatif, de amator ; ameor et amador , le cas du régime, de amatorem. Le français actuel a été directement calqué sur le latin à une époque plus récente.

t AMÂTINER (a-mi-ti-né) , v. a. Faire couvrir une chienne par un matin.

— ÉTYM. À et mâtin.

AMATl, lE (a-ma-ti, tie), part, passé. Or amati, AMATIR (a-ma-tir) , v. n. Terme d'orfèvrerie. Il 1° Rendre mat, ôter le poli. || 2° Danslesmonnaies, blanchir les flans, les rendre mats.

— HIST. XII" s. L'orgueil Carlon à la barbe florie Amatirez ains l'heure de compile, Rone. p. ^26. Quant 11 sainz voit venir les suens à lui fuitiz, E les enfanchunetz pendre as mères az piz [aux poitrines des mères], E que lui e les suens avoit Ii reis proscriz, Mielz volsist estre morz,mull fort estamatiz. Th. le mari. 65. || xv* s. Lesquels Liégeois généralement demeurèrent en leur pays très dolents et amatis de la douleur qui leur estoit advenue, monstr. liv. Il, ch. Bo. Comme les jeunes et tendres fleurettes se sèchent et amatissent [se fanent] , quand aucun accident leur advient, louis xi, A'out). c. Il xvi* s. Il pensoit que l'empereur à la première ville qu'il assaudroit sans en venir au dessus et à son intention, amattiroit et affoibliroit le cœur de ses

gens, M. DU BELL. 365.

— ÉTYM. X (voy. A) et mat. Dans l'ancien fran çais, mat a toute l'étendue de sa signification et s'applique à toute chose pour signifier rendre mat, faible , vaincu. La signification , dans le français moderne, en est réduite à ôter le brillant, le poli.

f AMATIVITÉ (a-ma-ti-vi-té) , s. {. Nom que les phrénologues donnent à l'instinct qui préside à la propagation de l'espèce.

— ÉTYM. D'un adjectif amad/ qui n'existe pas, et qui voudrait dire disposé à aimer.

f AMATRICE (a-ma-tri-s') , s. f. Féminin d'amateur. Cette capitale est pleine d'amateurs et surtout d'amatrices qui font leurs ouvrages comme M. Guillaume inventait ses couleurs, J. J. Rouss. Ém. IIL II Mot qui, bien que bon et utile, a beaucoup de peine à s'introduire. •

— HIST. XVI* s. Parce qu'ils ne se pouvoient persuader que la nature en de telles choses fust dedans le corps humain, comme dedans une ville amalrice et inventrice denouvelleté, amyot, Propos dctable, liv. VIII, qucst. 9.

— ÉTYJI. Voy. AMATEUR ; provenç. amairiti.

AMAUROSE (a-mo-rô-z') , s. f. Terme de médecine. Cécité causée par la paralysie de la rétine et du nerf optique.

— ÉTYM.'A[j.otijpMfTt;, obscurcissement, de à augmentatif, et de (laOpo;, obscur.

tAMACROTIQUE(a-mo-ro-ti-k'). || i'Adj. Terme de médecine. Quia rapport à l'amaurose. 1 1 2" S. m. et /■.Unamaurotique, une personne atteinte (l'amaurose.

AMAZONE (a-ma-zô-n' ; d'autres prononcent aa-ma-zo-n'), s. f. || 1° Terme de mythologie. Nom de femmes guerrières qui vivaient sans hommes. Il 2° Dans le langage général, femme d'un courage mMe et guerrier. C'est une véritable amazone. Il 3° Habit d'amazone ou amazone, longue robe de drap que portent les femmes pour monter à cheval.

— ÉTYM. 'Anotljwv, mot d'origine fort incertaine. Les uns l'ont tiré de à privatif, et (i!xî;è;, mamelle; parce que, dit-on, les Amazones détruisaient une mamelle chez les petites filles ; mais on a un grand nombre de monuments anciens où les Amazones sont figurées et où leur sein n'est pas mutilé ; et Hippocrate, qui parle de cette mutilation, l'attribue non aux Amazones , mais aux femmes scythes ; il dit seulement que les amazones estropiaient, dans le bas âge, les enfants du sexe masculin. Les autres ont fait venir amazone de o augmentatif, et na^o;, mamelle; qui a de grosses mamelles ; d'autres, de àiia, ensemble, et î;t,v, vivre. Toutes ce» étymologies sont incertaines ;'et il est possible que amazone .soit quelque nom géographique, ou quelque terme mythologique d'une étymologie aujour d'hui méconnaissable.

AMHAGES (am-ba-j') , s. f. plu r. Circuit de paroles

AMB

l*oliil iraniIuRf».'!* cireonlocutioni, MOt. /.* mor. f a tiii.ii-oiinex, luBi, on n'»ur«it januli fait, I ii'unl>i«M el de circonloeuUoni, p.

, 173. Il Au ting. L'unblg* de tM dit-

cour* Mu due d* iNoailtM] me fil entrevoir ce qu'il M propoiail ptr U due de BeanTilUen , stsimom, >li, U*.

— HIST. XIV* 1. Menaeet de* (^ueUee par ambages fft ptr parolet doubteute* il II aroit parlé, be»antoa», f »î, rtelo. || in* t. Il y tiijousin encoros nxtoi (l'.mim liiiliimitez à l'encontre du roy, en

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