‹ Dictionnaire de la langue française (volume 4)Chapitre 121 sur 504 · I .ii avant en ambaget et tu · texte numérisé non relu

I .ii avant en ambaget et tu

|.. .... M. DU DKLLAT, »**.

— r.TYU. /lutJ/ayc, Circuit, détour, do amb, autour (voy. AiiBE),8t de ngrrt , poustflr (voy.

AOIt).

t AMBALABD (anba-lar), f. m. Brouette qui lert à lrnn«port€^r la pâte dant les papeteries.

AMBASSADK («mba tad"), f. f. || 1* Fonction, charge d'ambassadeur. Obtenir une ambutade. || i* Députation k un souverain. Envoyer une ambaaiada. Hecevoir ambassade en qualité de reine, cobs. Nicom. ut, t. Voll* donc le succès qu'aurj votre ambastade, lue. Andr.ni, t. C'est loi dont l'tmliassade, à tous les deux ratalo, L'a Tait pour mon malheur pencher vers ma ri vale,iD.ib.v,».

II f (.a suite d'un ambassadeur. U fait partie de l'ambattade. || i' ildtcl d'unambassadeur. Je loge k l'ambassade. Il S'Cuminis-tion, message entre particuliers. Son frère arrive et lui fait l'ambas-ude, LA TOUT. Joeonde. || Ironiquement. J'ai fait une belle ambastade. c'est-k-dire ma mi.uion n'a pas été heureuse. 0 I juste ciell j'ai fait une belle ambastade, HOL. Amph. I, 3.

— lllST. XV* s. Et pour certaines matières, Icellui et autres avec lui avons envoie en ambaxade auprès de notre très chier et trùs amé frère le roy d'Escosso, l.ellre de Charles VU, dans Chron.de la Pucelle,éd\t. viniviLLR, p. 76. Avant que le grandmaistre de Saint-Jacques de Portingal et Laurentien POogaste lussent venus en Angleterre en ambassaderie, woits. u, m, ï». jjxvi' s. Que le donneur n'en soit repris. Un sold en fit les ambassades, Cha!ir|ue chose vaut bien son prix, st-oel. *38. La parole de reconciliation a esté mise en la bouche des ministres, afin qu'ils portassent ceslo ambas.sade au monde de par Christ, calv. Inst. »»«. Jésus a limité tout leur ambassade en ceste sorte, leur commandant d'aller et enseigner.... id. ib. vit,. De négociateur il passa pour ambassade [amlia.ssadeur], et fut laissé aller, d'al'B. Ilist.n, oo. Kome ne fut pas courtoise au commencement aux premiers et seconds ambassades, lo. ib. lu, 366. Il veut pour ambastade avoir mon lieutcimnt gênerai, afin d'envoyer ce pendant a.ssaillir mon camp, m. du ueix. 300. Nous sommes appelles comme par un herault et embassade envoyé (lu ciel,PAii£, xxiv, 63.

— RTYM. Froissard a dit ambas-iaderie ; dans le XVI* «iiVle, ambassade est laiiti't féminin, tai;tôl masculin, tantét avec le sens actuel et tantét avec le sens de messager. Provcriç. amhaistada, et masculin, ambaùtat; ilal. amtmsciata ; espagn. embasada; bas-lat ambasda, ambasiata, ambassaia, ambatseria, amliasciata, ambaxata. L'italien a ambascia, ambmcio, dans le sens d'angoisse, peine. Ambassade et les formes ci-dessus relatées viennent de ambaclia, qui figure dans les plus anciens textes d i bas-latin (loi salique, loi des Bourguignons et autres), avec le sens de service, emploi, mi.ssion. Ambactia rappelle aussitfit ambactui, homme de service, qui est dans César. César dit en parlant des chevaliers gaulois : Circum M ambactoi elùntesque habent. Uv .son cété, Keslus ilit : Ambaetus apud Ennium lingua gallica ser- I uj nfffltalvr. Saumaise a prétendu que ambatUis n'était p.is gaulois; on effet am'xiclui s'expliquerait sans |ic<:ric parle latin : amb, autour, et acliu, poussé, mené. Mais, outre que dmhnrliu n'a aucun rmplol ot aucun appui dans la latinité, il faudrait ne tenir aucin compte du dire de Fostiis. Aussi Zeaa* [Cmmm. critique, i, 8» et I7«) a-t-il cherché OM origine rcltique : kymri amael (pour ambaelh, la 6 tombant souvent), laboureur, ouvrier. Mais la diWculté cnlt, quand on reconnaît que lot langues Rennaniquet ont un mot tout k fait analogue : ancleo l»t«nHais, amhal, ambot, et anglo-saxon, •***' "; suédois, rmbele, charge, mi- •*'••'" <is. amb»)ft, mMinr ; allomaiid,

a Tio peut d4>

;.t pas usitj.

A.MB

mais qu'il peut Ateou' ''■ tout

cela montre en UHite»> 'i.ctpar

suite les formes romaotu, soai iluc» aux uaiiuns que les Lalins nommaient transalpines. Cela posé, il est difficile de décider entre le eelti(|ue et l'allemand ; mal* tans doute en cette circonstance, comme en

■ '•■ ■ nutres, le celtique ot l'aiiemaud ont eu

très-voisine qui est venue se confondre

n latin.

AHIlAS.SADEtJR (am-ba-sa deur) , s. m. ||1* Représentant d'un souverain, d'une république, près d'une cour étrangère. L'ambassadeur auprès de la cour de Franco. I.es privdéget d'un ambattadeur. Les ambassadeurs que les Scythes envoyèrent k Darius. Le rang d'ambassaileur doit être respecté,

CORN. ATicom. I, «. Amba.ssadeur df •-•"— -i ■■■

cour, I.A BRUT. 6. Par mut ambn

vous fut promis, RAC./indr. IV, 6. .,-: , ..: ,

a des ambassadeurs, la pont. Fah. i, 3. || S* Joute personne chargée <l'un message. Vous ne pouvez cnvoycrun plus agréable ambassadeur. Et le baron couvert de gloire Triomphe par ambassadeur, miu.ev. le llaron Chrétien.

— SYN. AMIlASSADEUn, BNVOTt, DKPUTÉ. De Mt

trois termes envoyé est le plus général ; l'envoyé a -une mission, de ijueique part qu'elle vienne, el (juel que soit celui & qui elle s'adresse. Aussi peut-on (lire 1 envoyé de Dieu. Le député est nommé par des citoyens, par des corps particuliers, par des sociétés sub.iltcmes, ou bien par des sujets ou des vaincus pour fairedes représentations, des demandes ou des prières; il a un mandat déterminé. Enfin envoyé, par rapport à ambassadeur, exprime un rang inférieur; l'ambassadeur repré.sente son souverain, au lieu que l'envoyé ne paraît que comme simple ministre autorisé. Si, par une raison d'étiquette ou autrement, on no veut pasavoir un amba.ssadeur aupièsd'un gouvernement, on y a un envoyé.

— HIST XV" s. Vous ambasseurs et meisagiers. Oui alez par le monde es cours Des grans princes pourbcsongnior, e. desch. dans Je Gluis. de sainte- PALATE. Et dévoient les ambaxadeurs .... avoir sauf conduit allant et retournant parmi le royaume d'Angleterre, PROiss. Il, u, ste.

— ETVJI. l'rovenç. ambauador, embaichador ; espagn. embaïador; portug. embaiiador; ital. ambasciadore (voy. ambassaiie).

AMRASSADUICE (an-ba sa-dri-s'), s. f. I| !• La femme d'un aml).i.ssadeur. (;'est madame l'ambassadrice. Il 2° t'ne femine rhai-gée d'un message. La princesse lui fit sentir qu'elle était indignée que son frère lui dépêchât une telle ambassadrice, volt. S. de Louis lY, 3.

— tTYM. Voy. AMBASSADF.in.

\ AMnATTAriE(an-ba-ta-j'), *. m. Terme de charronnagc. Opération par laquelle on garnit une rotie de son bandage ou d'un cercle qui en tient lieu.

AMBR (an-b'), ». m. Doux numéros qu'on a pris ou qui sont .sortis ensemble à une loterie. J'ai gagné un ambc. Ambe déterminé, deux numéros dont l'ordre est indiqué par le joueur. || Au jeu de loto, deux numéros pl^icés sur la minime ligne horizontale.

— HIST. XI* s. Ambes [deux] ses mains en levant contre-mont, Ch. de Roi. ixxi. || xif s. El d'ambos parz très bien jurer et fiancicr, .<<aJ. iv. || xv s. Si y ot, par ces dicis vaillans chevaliers et leurs gens, plusieurs besongnes entre Françoiz et Angloiz, où il ot pertes et gaignes, souveutefoizd'amlic les deux parties, christ, de pisam. Charles Y, m, cli. a&.

,— f.TYM. Latin ombo, grec à^Lfu>, signifiant tous deux, et venant de la préposition amb.ambi, qui n'est usitée qu'en composition, en grec «uîi. qui signifie autour, et par conséquent des deux rfltés. Ambes, dans l'ancienne langue, signifiait deux, les deux, tous deux; de Ik ambe, terme de jeu.

AMBESAS (an be-ras"), s. m. Terme de jeu de trictrac. Deux as. On dit plus souvent lic/et.

— HIST. xn* s. Quant cil denier serunl dcjipendu 0 aie, E en malvaises genz e en guerre gua.sté, Halvaiscment conquis, maicmcnt alué, Li dé sorunl mult tost sur ambes as tumé. Qui uni esté sovent sur sines ruelé. Th. le mnri. lt.7. || xiii* s. Tant ont fait I.ombarl que il ont jettes ambe-as, n. DR VAL«:«c. XX. Et se bien retenu les as. Tu n'as pas gelé ambesas, to Roie, lotse. Or l'e.st-il cheO ambea at ; Or ta tien k ce que lu as, toTU. n, •>■

— tTYH. Amheunt.

\ AMBI Terme de chirurgie. Nom

d'une n k r/duire la luxation de

l'humérus. ^ <'ii ne .sen «ert plus.

— HDT. xvr s. La sixième manière de réduire la luxation de r«i)i«ul«, aw le «inbi, pmc. xw. si.

AMB

— try*. *A|i<Ti, n-bord, k oauae du rebordqu'a vait la pièce de bols principale.

AMBIA!«T, ANTK (an-bi-an, anf), ad). Oui Ti autour. Fluide ambiant. L'air ambiant, l'air dans lequel on corps est plongé. L'air moins ambian* vous porta une auti« tentation au ritage, j. ;. Rouss. Ém. II. L'air ambiant et pur semblait t'Mre adouci , Ouelqucs oiseaux posaient sur le givre durci, LAMART. ^oe. IV, 447. Illlne temet qu'tprèt le substantif.

— HIST. XVI* s une pelle de fer rouge : k fin

que par la réverbération d'icelle, l'air ambient, c'est k dire qui est k l'entour, soitcvrigè, pake, VIII, M.

— £TYM. Ambiens, de ambi', autour (voy. ambe), - ■" -;, (le ire, aller (voy. IRAI).

. IKE (an-bi-dèk-slr'). || i' Ad(j. Qui se

r ^..1 des deux mains. Hermagoras vous

révélera que Nemrcxl était gaucher et Sésostris ambidextre, la brut. 1. 1| >* S. m.Cest un ambidextre. Il II ne se place qu'aprit le tubtUntif : Un enfant ambidextre.

— HIST. XVI* s. Cil beaulté est , ambidextre je suis, AMroT, Comment il faut lire lespoilet, *K

— KTYM. Ambideiler,de ambo, deux (voy. ambe), et dexier, droit (voy. dextérité) ; mot k mot, qui a deux mains droites.

i AMBIEUX. EL'SE (an-bi-eû, eù-z'), ad). Oui a des détours, (les tortuosités. [Le duc d'Orléans ressentait] l'aiguillon de t'honneurot do l'esprit amiueux et imaginaire de Mme sa fille [la duchesse de Berry], st-simom, lus, 4a. || Mot inusité.

— ETYM. Mot mal formé sur le modèle i'ambiaiU (voy. ce mot).

AMBIGU, VR (an-bi-gu, guB. On met le tréma pour indi<|uer que gue ne se prononce pas ^Ae, mais que l'u y est articulé), ad;. || 1* Oui est k plusieurs sens, et par conséquent d'un sens incertain. Langage ambigu. Martian n'en a parlé qu'en termes ambigus, corn. Olh(m,t, 3. Ce n'est pas s'expliquer en termes ambigus, uoi. Sgan. lO. || 1' Par extension. Il se tenait dans un état ambigu entre les poissons et les oiseaux, pasc. /'. Jéi. ». Aristota a dit que le phoque était d'une nature ambiguë et moyenne entre les animaux aquatiques et terrestres, BUPFOif, Phoque. Le chapeau ambigu, couvert d'un étui de toile cirée, ramu.t. Cramm. 8. || S* S. m. Repas où l'on sert k la fois les viandes et le dessert. On nous a dressé un somptueux ambigu '"'■<'••"■■<. des ambigus (|ui partaient de France |x^ rir.au milieu de Londres, sur les collât ; HAMiLT. Cramm. 7. \\ 4* Fig. Mélange do chosescootrairee. Cest un ambigu de précieuse el de coquette, MOL. Prie. rid. l . M 6* Sont de jeu de cartes qui réunit plusieurs manières de jouer propres k divers jeux, ce qui s'opère avec im jeu dont un retire toutes les figures.

— SYN. AMBIGU , rOtlVOOCB, AMPHIBOLOOIOUE,

Loi'cnE. Ce qui est ambigu offre plutieurt tent. Ce qui est équivoque ofl're deux tcns. Ce qui est amphibologique ofi're un sens incertain, k cause que la construction grammaticale est mauvaise. Ce qui est louche n'a pas de netteté, par la faute, soit de la construction, soit de l'expression. Ambigu et équivoque sont plus généraux et ne supposent pas une faute, soit d'expression, soit de construction.

— HIST. XVI* s. Le par' . ambigu el fan- Ustique du jargon pr vo.xt. i, 4 7. La victoire qui jusques alors .ivi>ii t»ié suspente et en ambigu, te commença d'incliner k l'enncmy, m. du

BEL. »74

— t:vni.Ambiguus,i«ambigerr mh.

autour (voy. ambe). et lorrc p. . "'T

(voy. Aom) ; mot .'i *

AMBIGUfn^. («1 ' >ur

l'i pour indiquer que yui ne s'y pruni>.icc pas çhi, mais que l'u y est entendu. Le mol est de quatre syllabes. Au xvi* s. la pronooctttion était la mtiM, PALSGR. p. 10), s. f. DMtel d'un ditoowv, d'un terme équivoque el k pluiiMn wns. Cet paMagat n'ont aucune •mbigvllé, MM*. Ktp. Arett. Mios av'.ni .1,1 ro« choeee saat ancone ambiguïté, in. (' mme si U proliMioa de foi bissait une

.1 ns \\ rri^anoe d«t fldèlet, p*tc Pror.

t a dit,oe n'oelquIainUgulté,

L'amb liont; a ou préwnledeti < MOI manif' généralqvc fede, landi''

ruvwitètre touMt

■ '"'^ il est plot

> est mani-

. .iioaliasioc

AIMB

— HIST. xvi" S. Les poursuites de l'esprit humain sont sans terme ; son aliment est double, ambiguïté, charron, Sagesse, l, 46.

— ÉTYM. Ambiguitas (voy. ambigu).

AMBIGUiMENT (am-bi-gu-man. L'Académie, qui

met un accent circonfleïe dans asst'diîtncnÉ, n'en met pas dans ambigummt) , adv. D'une manière ambiguë. L'Eglise anglicane parle ambigument, Boss. Variât. < 5. Il sait encore mieux parler ambigument, LA BRUY. 10. Ceux (des cardinauxl à qui il [le cardinal de Bouillon] en parla [do la calotte], lui répondirent ambigument, st-simon, 384, tS3.

— ÉTYM. Ambigument pour ambigument, pour ambiguement, de ambiguë, au féminin, et ment (voy. ment).

t AMBITÉ (an-bi-té), adj. m. Se dit du verre qui, après avoir été affiné, perd sa transparence, et semble rempli de boutons.

AMBITIEUSEMENT (an-bi-si-eû-ze-man), adv.

ii 1' Avec ambition. Bien loin de se produire et de vouloir ambitieusement étaler les études de la loi de Dieu, FLÉcn. Panég. i, p. 335. || 2° En parlant du style, avec recherche. Écrire ambitieusement.

— HIST. xiv s. Tarquinius ha demandé ambitieusement le, royaume, bercheurk, f° 19, recto. Il XVI' s. Il se porte trop ambitieusement et chaudement en tout ce qu'il faict, à louer, s'ofirir et servir, CHARRON, Sagesse, p. 496 dans Lacurne.

— ÉTYM. Ambitieuse, au féminin, et ment (voy.

AMBITIEUX, EUSE (an-bi-si-eû, eù-z'), adj. Il 1° Qui a de l'ambilion, et aussi, qui a l'ambition de. L'ambitieux César. Un homme ambitieux. Ambitieux d'honneurs. Ce n'est plus des Romains l'esclave ambitieuse, C0HN. Nicom. v, iO. Âme ambitieuse, ID. Hor. III, 2. Cœur ambitieux, rac. Baj. V, 4. Ambitieux du pouvoir, st-évrem. n, 7. Ils [les saints] sont ambitieux de plus nobles richesses, L. HAC. Relig. ch. m. Ambitieux de vaincre et non de discourir, ID. ib. ch. v. Je suis ambitieux; tout homme l'est sans doute, volt. Fanât, ii, 6. Il 2° Il se dit de tout ce qui annonce de l'ambition. Une politique cruelle et ambitieu.se. L'ode avec plus dIus d'éclat et non moins d'énergie, Elevant jusqu'au ciel son vol ambitieux, boil. A. p. ii. Cette concurrence ambitieuse dans les deux premiers hommes de l'univers causa de nouvelles révolutions, vert. Rémi. rom. xiii, 221. || 3° Fig. Prétentieux, recherché. Style ambitieux. Une traduction ambitieuse. Il 4° ,S'. m. Celui qui a de l'ambition. Un ambitieux. L'esclave n'a qu'un maître ; l'ambitieux en a autant qu'il y a de gens utiles à sa fortune, la brut. 8.

— REM. Des grammairiens ont prétendu qu'on ne pouvait pas dire ambitieux de. C'est à tort; ni la raison, ni l'usage ne s'y opposent.

— IlIST. XV' s. Laissons vivre malheureuses Ces âmes ambitieuses, Et joyeusement vivons De si peu que nous avons, basselin, xxxii. ||xvi* s. Les hypocrites qui par une monstre ambitieuse de prières cerchent d'estre glorifiez et favorisez du peuple, CALV. Inst. 708. Les serpens ne perdent pas leur venin pour estre engourdis par le froid ; ni l'ambitieux ses vices pour les couvrir par une froide dissimulation, CHARRON, Sagesse,!, 2i.

— ÉTYM. Ambitiosus (voy. ambition); provenç. am bccios.

AMBITION (an-bi-sion; de quatre syllabes en poésie), s. f. Il I°Désirardentdegloire, d'honneurs, de fortune. Une ambition effrénée. L'ambition chez les princes est une passion dangereuse. Une généreuse, une indigne ambition. De l'ambition, quand un certain âge est passé, où l'on n'a plus assez de force pour la soutenir, on va se perdre dans l'avarice, Boss. Pensées chrét. 7. L'ambition, appelée à tout mériter au lieu de tout envahir, Mirabeau, Collection, t. m, p. 26. Ayez moins de faiblesse ou moins d'ambition, corn. Cinna, iv, 4. L'ambition déplaît quand elle est assouvie; D'une contraire ardeur son ardeur est suivie, id. ib. u, *. L'indigne ambition que ton coeur se propose, id. ib. m, 4. J'ai de l'ambition ; et, soit vice ou vertu.... id. Pomp. II. \. Tous ceux qui auront de l'ambition, PASC. Prov. 4 2. Voili l'ambition d'un cœur comme le mien, rac Bérén. 11, 4. L'ambition des intérêts humains, mass. Paraph.psaume 25. || 2° En un sens général, désir, recherche. Ce qui avait été l'objet de son ambition. Ilmet son ambition à.... Ce grand nom deviendra l'ambition des rois, corn, llor.ia, 6. Un prince sans ambition d'étendre sa gloire, perrot d'abl. Tacite, 2(6. L'ambition d'un nouveau consulat, ID. t6. 85. Toute mon ambition est de rendre service aux gens de nom et de mérite, mol. le Sicil. se. u.

AMB

— REM. Suivant Laveaux, ce mot ne régit pas les noms : on ne dit pas, l'ambition do la gloire; mais il régit les verbes et Tondit , l'ambition d'acquérir de la gloire. Cette rftgle n'est pas bonne (voy. les exemples).

— HIST. XIV* s. Ambition et convoitise de honneur, bercheure, f" 49, rec/o. Il XVI' s. L'ambition, qui est une faim d'honneurs, est une bien douce passion qui se coule aisément es esprits plus généreux etne s'en tire qu'àpeine, CHARRON, Sagesse,:, 2).

— ÉTYM. Ambilio, de amb, autour (voy. ambe), et ire, aller (voy. irai).

AMBITIONNE, ÉE (an-bi-sio-né, née; en poésie, de cinq syllabes) , part, passé. Le duché de Milan ambitionné par François I".

AMBITIONNER (an-bi-sio-né; en poésie, de cinq syllabes) , v. a. Rechercher avec ardeur. Ambitionner les dignités, les places. La duchesse de Mazarin à quiJ'on ambitionnait de plaire Mon cœur n'ambitionnera Que d'être auprès de vous tout ce qu'il vousplaira, mol. l'Étour. v, 3.

— HIST.xvi's. Jeluy appris encore àdire souvent, ....courir risque, symboliser, jalouser, ambitionner, un esprit poly, et mille autres termes en cette façon, à quoy on connoit aujourduy une belle ame, d'aub. Conf. H, 4.

— RE»I. Ce mot, dénoncé par d'Aubigné comme un néologisme affecté, fut attaqué par Vaugelas, qui déclara qu'il n'était pas du bel usage, par Marg. Buffet, qui dit que ambitionner une charge n'est plus une manière reçue de parler. Mais il fut défendu par Th. Corneille, et aujourd'hui il est en plein usage.

— ÉTYM. Ambition.

AMBLE (an-bl') , s. m. Allure dans laquelle le cheval lève ensemble les deux jambes du même côté, alternativement avec celles du côté opposé. Le magnifique avait un cheval d'amble, la font. Magn. Il Amble rompu, allure particulière à certains chevaux (voy. traquenard).

— HIST. XVI' s. Courtaux, bestesd'emble, muUes, mullets et bagage, m. du bel. 330. Hacquenées et autres bestes d'ambles, id. 333. Un cheval d'Espagne fort aisé et allant l'amble , id. 482. Il m'est permis de vous dire combien Elle me couste, et quel emble elle va, marot, ih, 4 4 9.

— ÉTYM. (Voy. AMBLERj ; génev. ambe ; provenç. amblanza, ambladura; ital. ambiadura. On disait aussi ambleure dans l'ancien français.

AMBLER (an-blé), t). n. Aller' l'amble. || Terme vieux.

— HIST. XII' s. Li clers i vint sur un mulet ambiant, Ronc. p. 463. Il XIII' s. Et fu montés sour un cheval moriel ambiant, et ot viestue une grant cape fourrée de cendal vert, Chr. de Ilains, 4 70. Et li destrier sor koi [elles] seoient Molt tost et molt souef ambloient, Lai du trot. Or s'en vont li baron ensemble ; Diex I con la mule Grinbert amble I Ren. 40924. Il XV' s. Adonc monta le roi anglois sur un petit palefroi moult bien ambiant, froiss. i, i, 93. De beaux mulets tous blancs et très bien amblans,

ID. H, lU, 39.

— ÉTYM. Provenç. amblar; ital. ambiare; espagn. amblar ; vallaque, émblà, dans le sens de se promener; de ambulare, se promener.

t AMBLECK (an-bleur), adj. \\ i° Dont l'amble est l'allure naturelleou acquise. Cheval ambleur. || 2° Se dit du cerf dont la trace du pied de derrière dépasse celle du pied de devant.

t AMBLYGONE (an-bli-go-n') , adj. Qui a les angles obtus. Il Peu usité.

— ÉTYM. 'AaêXù;, obtus, et ytôvo;, angle.

t AMBLYOPE (an-bli-o-p'), s. )/i. Celui qui est affecté d'amblyopie.

t AMBLYOPIE (an-bli-o-pie) , s. f. Terme de médecine. Affaiblissement de la vue.

— ÉTYM. 'A (j-êXuaiitia, de àjj.ë>0;, émoussé, et ôi'j/, œil (voy. optique).

t AMBOUTISSOIR (an-bou-ti-soir), s. m. Poinçon d'acier trempé qui sert à faire les têtes de clous.

AMBRE (an-br'), s, m. Nom donné à deux substances différentes : 4° l'ambre, proprement dit, ou ambre gris : matière concrète, ayant la consistance de la cire et une couleur cendrée, parsemée de taches jaunes et noirâtres, répandant une odeur particulière très-forte, que beaucoup de personnes trouvent suave; 2° l'ambrejauneou succin(ïoy. ce mot). [Ils] voguaient vers ces climats où l'Océan pour eux Sur l'ambre et le corail roulait ses flots heureux, delav. Paria, i, 4. Que l'ambre le plus pur s'exhale à tes festins, millev. Élég. liv. 11, Homère. Qui n'avait pas le Rortt de musc, civette ou d'ambre, rêg.mer, Sat. xi. Churciiur jus^u'u;!

AMB

Japon la porcelaine ou l'ambre, boil. Sa», viii. Qu'un fat soit l'aigle des salons ; Qu'un docteur sente l'ambre, bp-ranger. Marotte. \\ Proverbe. 11 est fin comme l'ambre, se dit d'un homme d'une grande pénétration.

— HIST. XIII' s. Il estacordé entre les mestres patrcnostriers d'ambre et de gest [jayet ] que il ne ouvreront jamès de nuiz des dites patenostres. Livre des métiers, 74. Adonc est li sires levez, Et est entrez dedenz sa chambre. Qui tote estoit ovrée à l'ambre, Ren. 22404. Moult ierent gent H autre membre. Et plus olant que pomme d'ambr", la Rose, 21008. Et toutes ces choses estoient fleuretées de ambre ; et estoit l'ambre lié sur le cristal à bêles vignetes de bon or fin, jomv. 260. || xvi' s. Boire de l'ambre jaune subtilement pulvérisé, o. de serres, 934. Du musc, de l'ambre gris, de la civette, id. 934.

— ÉTYM. Provenç. ambra, atïibrc; espag. ambar; ital. ambra; de l'arabe anbar.

AMBRÉ, ÉE (an-bré, brée), part, passé et adj. Qui a la teinte de l'ambre jaune ou le parfum de l'ambre gris. Couleur ambrée. Odeur ambrée. L'air qui les enfle et les culore [les bulles de savon], En voltigeant sous nos lambris. Leur donne la fraîcheur de Flore, Ou le teint ambré de l'aurore. Ou le vert inconstant d'Iris, bernis. Sur la mode. Oh! si j'étais capitane [femme d'un capitan] Ou sultane, Je prendrais des bains ambrés, v. nvoo, Orient, xix. Si j'avais des melons ambrés au cœur de l'hiver, j. J. Rouss. Ém. IV.

t AMBRÉINR (an-bié-i-n'),s. f. Terme de chimie. Matière particulière formant les 85 centièmes de l'ambre gris, duquel on l'extrait par l'alcool bouillant.

AMBRER (an-bré), v.a. Parfumer avec de l'ambre.

— ÉTYM. Ambre.

AMBRETTE (an-brè-f), s. f. Semence provenant d'une plante appelée herbe à la poudre de Chypre, et ayant l'odeur de l'ambre. On s'en sert daus certains parfums. || Poire d'ambrette, espèce de poire qui a quelquefois une odeur d'ambre ou de musc.

— ÉTYM. Ambre.

— HIST. xiii' S. Herbe prenez, k'a nun amblete, La racine me fêtes nete, E puis mettez au mal de dent, ilanuscr. St-Jean.

AMBROISIE et quelquefois AMBROSIE (an-broizie ou an-bro-zie), s. f. ||l°Mets des divinités de l'Olympe. L'ambroisie donnait l'immortalité à ceux qui en goûtaient. D'hommes vous faisant dieux vous paissait d'ambroisie, Régnier, Sat. v. Il répandit une odeur d'ambroisie dont l'Olympe fut parfumé, FÉN. Tél. IX. Tout ce que Nélée boit devient nectar, tout ce qu'il mange devient ambroisie, id. xix, 87. Il 2° Fig. et poétique. L'abeille, qui pourtant n'avait vécu qu'un matin, comptait déjà son ambroisie par générations de fleurs, chatkai b. Génie, i, iv, 4. Que vos heureux destins, les délices du ciel. Coulent toujours trempés d'ambroisie et de miel, a. chén. 92. [Elle] Enivre les humains de sa douce ambroisie, gilb. Au prince de Sabn. Ce fut en vain queCymodocéepriala Nuit de lui verser l'ambroisie de ses ombres, chateaub. Uart. xxxi. Enivronsnous de poésie; Elle est un reste d'ambroisie Qu'aux mortels ont laissé les dieux, bEranger , Sciences. Il C'est de l'ambroisie, se dit familièrement d'un mets délicieux. Ils mangeaient à sa table, avalaient l'ambroisie, Régnier. Sat. xiv. || 3° Terme de botanique. Ambroisie du Mexique ou thé du Mexique, nom d'une plante à odeur forte et agréable, saveur acre et aromatique, employée en infusion comme tonique etdigestive. |{ Ambroisie des jardins, un des noms vulgaires du chénopode ambrosioïde.

— REM. La Fontaine a dit ambroise : Et Tiennette est ambroise. Dit son époux, les Troqtieurs.

— ÉTYM. 'Auêpooîa, de âfiêpoTOç OU âêpoTOç, immortel, de à privatif, et PpoTo;, mortel.

t AMBROSIAQUE (an-bro-zi-a-k'), adj. Qui a une odeur d'ambroisie, une odeur agréable.

AMBROSIEN, lEN'NE (an-bro-zien, ziè-n'), adj. Il 1° Attribué à saint Ambroise, évêque de Milan. Chant ambrosien."|| 2' Qui est selon le rite de l'église de Milan. Messe ambrosiennd.

— ÉTY.M. Ambrosius, Ambroise, nom d'homme, de àjjiëpocîia (voy. ambroisie).

t AMBULACRE (an-bu-la-cr') , s. m. En horticulture, se dit d'un lieu planté d'arbres en rangées régulières.

— ÉTYM. Ambulacrum, promenoir, venant de ambulare, se promener (voy. ambler).

AMBULANCE (an-bu-lan-s') , *. f. || 1' Établissement hospitalier temporaire, formé près des corps ou des divisions d'armée, pour en suivre les mouv!jiu"iil.-i, et destiné Rassurer les premiers secours

\lh

•ut UaMte et »uirr% QuUilM. Il 1* EubliiMmant pfovlMira foro4 pour donner Im preraiart tofni à te MMtéf 00 à ow matadM. On • établi da* ambdaaoM dana eiuM|iM qvartiar. || S* Emploi d'un eommli <!'■• conlributiooa indiractai , dont l'ornce Ml d» p "sMiDinent un certain district.

, . 1 Itnf), ai).

Il i •• pu au mCme

llf ,1 1 iiiiori'iHi^r i« voyageurs par le

ecir> >iit de leur famille errante, staKl,

j{i:. ■ •r-ruri. Il t* Hftpitaui amliulanW,

p,.' ,oires qiio l'on élablil S h siiilc

il'i. n iv.ri.H ir.ir:iii" pour recevoir

101, '^«éii ou mnla-

icv. r «ur un Itflpl-

tal >i>l<v (ÀjinéUiens ambulants, troupe

ambaU'i 'n, lroup<< «an» rA«idence flio.

IjVRec. 'ml, re-

ceTCur, r .ctostiul

ptreouri 'nsinr'. n 6- iivsc un hommo

^iiaiDlH m&no une vie fort ambulante, c'est un il ui.M^ .,..i sa déplace sans cesse.

— ËTTM. Ambulaiu, de ambulan, se promener

\ Ivtol-r*), a(0'. Il !• Terme

(|p '. 0»> n'a pasdesiéfte fixe.

Juridiclioiiauibuialuira. || 2' Variable. La volonté de l'homme est bien ambulatoiro, rrcnard, le Distr. V, se. clorn. || Ne se met qu'après le substantif.

— £TYM. ilm^ulaioriuf , de ambulare, se promener (ïoy. AMBI.KR).

t AMBUSTION (an-busti-on), $. f. Terme de chirurgie, synonyme de cautérisation.

— ETYM. j4mfruitio, de amb, autour, et ustio brûlure (vov. ustion).

AMK ift-m'), ». f. 1" Principe de vie. î' lis principe immatériel de la vie, l'âme après la mort. !• L'ensemble dos facultés morales ; t intellectuelles. Grande âme. Avoir de l'âme. Élre tout ilme. 4* L'Ame, en parlant des relations amoureuses. 6* Une (lersonnc, homme, femme ou enfant. 6° La vie, l'existence. T Imitation de la vie, chaleur, expression. 8* Agent, moteur principal, en parlant

de'» irr'M. 9» Kn parlant des choses. 10* Em-

pl. i. Il !• Principe rie vie. Les anciens

phi: , admettaient une âme raisonnable, qui présiilait aux fonctions de l'intelligence; une Ame sensitlve , qui présidait aux sensations ; et une âme végétative , qui présidait à la nutrition. L'âme du monde, principequi, suivant quelques philosophes, vivifie le monde. Il i' Le principe immatériel de la vie, l'Ame après la mort. L'immortalité de Vttme. Evoquer les Imesdes morts. Une âme régénérée parle baptême. Le* âmes des lrépas.sés. Ainsi voit le monde une Ame juiite au lit do la mort, mass. Iforl. Vigilant, qui n'a pas reçu son âme en vain, id. Élus. || Locution familière : Dieu veuille avoir son âme; sorte de

Rrière pour le repos d'une personne trépassée. Donner son âme au diable, faire un pacte avec le diable à qui l'on abandonne son Ame pour des arantajrM terrestres. On croyait que les sorciers dor • r âmoâ Satan. et reccvaicnten échan-

ge 0 surnaturelle. Faust est la plus cé-

lèbre lie i'>'^ légendes où un homme donne son âme an diable. || Une âme en peine, une âme livrée aux peines de l'enfer ou du purgatoire. Il est comme une UM en peine; il est en proie à la plus vive inquiétade, affliction, etc. || Corps et âme, tout entier. H ae donna k lui corps et âme. || C'est un corps sans Ame, se dit d'une armée, d'un parti sans chef. || Être comme un corps sans Ame, être alvittu, sans volonté, sans résolution. || S* L'en.semble des facultés morales et intellectuelles. L'aliment de l'âme, c'est la vérité et la justice. Ce qui souille l'âme. Ame bien née. " "ovée. Ame bosse, vénale. Las ytni sont :<! l'âme. L'âme humaine

pMt tout *• fb,.. .,*..;...- par la pen-'-^ ' "^ «me géo^m*«elqaslaT«rtagtilde,coF .4.

Ainsi parlent. si'iciK'iir. le» Ames > , . es,

m nnez point tant pour une

Atii /. IV, t. Mardnchée à ses

veiu e^t une Ame liup vile, kac. Etih. il, 1. Mais bien qu'il l'abandonne, il l'adore dans l'Ame, coan. Si-'' I e lâche I il tous flattait lorsqu'il trem-

!>'■ .1, m. tUrncl. i. t. J'en rougi» dans

l(M«D«pr«i le eonnaltr».

Vml.n.l. 3<- ,olre

tnw, ««r. If ,,,n»

je veux -iird'éler-

AME

neli soupçons laisse flotter ion Ame, mol. Fâcheux.

Il, 4. Il Grande Ame, homme d'un csnrit étendu.

honimi! d'un grand caractère. Les plus grandc- '■Ues qui s'arrangent le mieux dans la tente et qui dépensent le moins en pro-

iou |K.ur l'avenir, roNTi!». Chairltet. || Avoir de

l'âme, avoir un rn-ur noble, sensible et généreux.

One d'âme ■ • ur dans ses regards! '' ""■

tout âme, l'une excesaiT* senti

Ilé'PartiCUil. l-iiium .;, ■ -' '- -"l"i"— ■

relises. Son âme allb'

[,';imour n'est pas un : , .

.Iino, II). i6. Il, î. Que vous ei

faites qu'une âme, id. Baj. iv, 3.

son choix disposer de son âme, ii>. ytndr. m, ï.

Il B* Une personne, homme, femme ou enfant. Qu'on

ne laisse monter aucune âme lA-haut, bac. Plaid.

I, «. Kn y comptant les femmes, vous trouverez près de vingt millions d'âmes, volt, ttustif.

Jo fus bien surpris do ne pas trouver une an.

M. de Luxembourg, st-sim. ti, iM. Kn ■■"■ ■

vu âme vivante, s8v. îOfl. Il n'e.st âmo

no pèche en ceci, la font Fnh. no

rement. C'est une lion:

bonne et simple. || 1

homme qui est l'aveuglo instrument '.

d'un autre, quand en soi-même on b

comme immorales ou criminelles : c'i

damnée. |I6* Ia vie, l'existence. Kssiiyi

qui m'. . 1.1. Roiss. lui. m, v. ii.uis

coter ' la douceur me Tatte, Vencx

et rci-ev'/. 1 .tiou u.;.ii.iliridato, BAC ('•''— •• ► "■■'■

des pieu rs , dos baisers de flamme !■ ^

mon âme Dans ces dons qu'elle doit t i'

Chnrirnix. \\ Familièrement. Ilal'âme sur les lèvres, il est pr's d'expirer. || Il a rendu l'âme, il est mort, il vient de trépasser. l'cndant que la pauvre femme rendait l'Ame, stv. 348. lia rendu l'âme entre les mains de M. do Condom, id. 41 :i. Peut-être ils rendent l'âme, RAC. Plaid, u, t2. ||Kamili"rcment.Sur mon âme, expression affirmative, c'e.st-â-dirc sur ma vie, mon honneur. Mon bras, sur mon âmo, la

FONT. Cnl. Il Mon âme, tcrmede to-'"- !ns-tu,

ma chère AmeTet ce funeste honn • llor.

II, B. Il T' Imitation delà vie, < v!.'. ch.ilcur, mouvement. Phidias av..

â l'ivoire. Chanter avec âme. |1 8*1 principal. C'est l'âme do l'entreprise et l'iiomiue de confiance, sev. fcss. Enfin vous êtes l'âme de tout cela, ID. 4»i. Elle est l'âme do toute la parure de l'hfltel do Condé, id. noo. Elle fut l'.lme de l'entreprise, rhf.cn. Aig. iJi nenaudic était l'âme du parti, Doss. Déf. Vous qui devez être l'âme d'un Ktat, ID. Polit. Si Chariemagne, qui était l'âme des Français sans le paraître.... mablt, t. Il, p. <ï4. J'étais de ce grand corps l'Ame toute-puissante, bac. Brit. I, I. Ame de mes conseils, et qui seul tantdefoisDu sceptre dans ma main as sonligé le poids, id. Etth. B, f>. Toi, pour qui j'ai tout fait; toi, l'âme de ma vie, VOLT. Ah. H, 3. Il 9* En parlant des choses. L'ambition, qui est l'âme do notre conduite, mass. Conf. Ma passion pour vous, généreuse et solide, A !a vertu pour âmo et la raison pour guide, coan. Pulch. l, t. Les pa.>»ions qui doivent être l'âmo de la tragédie, id. Ex. de Nie. La charité qui est l'âme et la vie de la grâce, pasc. Prov. h. Cette tristesse qui en est l'âme, no s'y remarque i'i<^ '• ' ■ 'V. «6. Il lO'Onditqu'uneétofTen'aquel'Ai le n'a

ni force ni consistance. i| L'âme '. o, les

paroles qui l'expliquent. || L'âme dun violon, d'une basse, le petit morceau de boi's pl.iré Hins le corps de l'instrument pour.soutenirl Ireoncommunication Icsdeux tabli

Il L'âme d'un soufflet, la snii;.i; uir ; .ir i,i-

quelle l'air pénètre. || L'âmr .: .;:i '■.■t. le menu bois qui se trouve au coitlm. I .;:ie d'une !.latiic, le massif sur lequel on .i : : !i terre qui sert .^ modeler la statue. || l..'.i!ie liiia canon , d'une arme, le creux où l'on Introduit la charge. || L'âme d'un tableau. l'es<]uisse. || Ame d'un cordaK''. "'*

3ue l'on met au milieu des dilTércnts ont le cordage est (•om^'Oté. P Am" d'iiiip trou conique mér lante. || Dans les âme : i* un monté ; î*

' " (les an'HMiiiips no lauac. n .mih' "'• i.' i..niii' ' masse sèche et longtie que renferme le tuya

0 plume.

— HEM. 1. Ce mot s'était toujours écr' '

circonflexe jusqu'en 47»)»; mais alors . dans son édition, l'a marqué d'un accent «rt^^'Unexe, al a maintenu depuis cet accent. L'accent,

iuc

les

AME

.-.iitri» M.i'il ir..liniTr. u nrnr>..n«ti^on, repré.fieBl4

mot était anin« et,

" .i 1. Balzac a dit âm«

pour ce qu'il y a de meilleur dans une chose. Je

choisis les oiseaux qui sont engraissés de suere, et

me nourris de l'Ame du fruit, lie. u, teU. t.

— SYN. ÂME FAIBLE, COEUR FAIBLE, ESPSIT riULL

.'ime âme est plus eomprébenstf qtw conir et as- : . l'Ame faiblA désigne un« penonne en qui tout

' ' '"-. elle est sans ressort et sar- -~ Le

le est, suivant les daux ace lot

. Irfin Ipnrirc Irnn farile 4 l - sé-

â décourager, à efincapable d'examen, crc<iulo Kl inhabile k sentir la vérité et ta raison.

— mST. II* s. Wnrt l'om que l'om l'anma ne perde, 't' ' de sa vie. Loi* de Cuilt. 41. Ai- vos anmcs guarir, Ch.

anmes ait Dans li

t moie arma masses

,.. .o. .« pU"' " ■— ■ qui

. p. 4t. Oui do;.

^.. .,..-.' Ou'U ait merci 'i

de son chevalier.... Sax. xi. !

lais ll.ilqucs] elur anemetguani

sires, veirement vit IK-un u aneuie, ki led que ne voisesavaot. Rois, 400. Ço fud l^.';iiil licmustrance ke les anmes furent salvées devant Deu, ib. S03. Flllevos [voici quel en tamainast, mais nequedent l'anrme de lui i^ ' '■ 448. || xin* s.

Si ne troverent nule am' encontre aus,

viLLEH. cvii. Mainte ?"•■■ rps serrée et

départie, Berle, li. le et en corps

en soit toujours (.'an; . que la rosira

a me soit de D 'i < ■ . nnée, tb. XLvi. Lors regarde tôt contri ". iil Ij: !■ is, por savoir s'aime orroit [cntendroil]. Et quant il nule almo ne voit.... B*n a47(5. Et qui premiers istra fors en U pracrie, Somartire reçoit ne que arme V it nostre

seigneu.- ira s'ame florie, Ch . *74. El

une autre dame quicstoil 'i " ■ r.e li

soufTri mie; ainçois[mai> ire

l'ame ou cors, joi»v.»07. i... ....,, >....- .; ox,

je lèverai m'amme à loy, et je me fie en tay, lo.

■■m II vv <; l/>s Pisniiis... respondirc.'it ';;ie ciui

■ Ibel se <1 't

'r^rn-nn.- ;i.

chap. H. Si très tosl qii. ■ !■'

couler et séchera, vous ; ■•-■

mcde, mais vous avez quiiuc JOUIS .. sir

pour vous aviser et penser & l'ame i 4

f'.harles V], froiss. ii.ii, 70. L'espie tnir.i cm è» fo.s-sés où point d'eau n'a ni ne peut avoir, car Us sont de sahlon bouillant; et regarda dessous et dessus, et n'y ouit ni ne vit amc, et tout ce rapporta il ainsi â son maistre, m. n, il, «3. Il n'avoitame avec luy, mais avoit envoyé ses serviteurs pour.... coMsi. m, a. Il XVI* s. Vous lui direz le contenu en une petite ame [billet] escripto de ma main, que VOUS trouverez en ceste lettre, ou la luy monstrercz, HARO. IjcU. 149. Un bastiment capable de deux ou trois cents âmes, mont. i. m. Ils croyent le» âmes étemelles, id. i, »3e. L.i ' ' ' : courage et de

l'ame — Rendre l'ama, li' ne sont quel-

ques uns, qui ont (comnii. .. ..,, . uie de travers, les autres sentent a-sscz le fruit qui en revient [de la concordel, hnoip. 44. n<-s '«eniriccs qui vaqueroycntli rpo d'amos....

ID. 429. I ■ "^t Vsme de

l'K-stat. • : ■ ,„.

Chascun ;

ciiirese ■' ■ .lu Uc soi. ''•

II, 4S3. I - un l>ouqii

et de cypr. s, n\r, •

emblème, m. tb. ir.

propre amc [de son j...|..- . • . •

ce présent, carl. it. <«. Ame couarde en un beau con.'- 1 -Y-". î r.Ns. fins.

■ Ml.

et. |..ar cv e

n voit par ! oo

riscrvc cxciusiremf ni i'ac- ' t <n(|io; ont pour radical Ola montra oommant les reux qui senvutàdWgner .. (tan* r/>riatni tastas an* pour les :.'• donnait au mot que deux splabes; ceUa orttMgrapbe éuil un archaïsme reproduisant de plus près U forme latine.

AV£, 8S (a-ffié, meaj, «4;. 1%nna da abanoeU

AME

AME

AME

lerie. Aimé. X nos amés et féaux conseillers, etc. Henri V [d'Angleterre- nomma son très-amé fils Henri, héritier, régent du royaume, volt. Mœurs,

— ÉtYil. Amatu!, (voy. aimer). *

t AMELET (a-me-lé), s. m. Petit listel ou filet qui orne les chapiteaux.

t AMÉLIORANT, ANTE (a-mé-Ii-o-ran , ran-t'), adj. Qui améliore. Culture améliorante, culture qui accroît la fécondité du sol.

AMÉLIORATION (a-mé-li -o-ra-sion) , s. f. 1 1 1° Changement en mieux ; meilleur état. Il y a une grande amélioration dans l'état de ce malade. || 2° En parlant d'un bien-fonds. Il a fait une amélioration considérable dans sa terre. || 3° En termes de droit, améliorations voluptuaires , améliorations d'agrément.

— iilST. XVI' s. Cet argent se consommera pour ses édifices et en l'ameliorement de sa maison, carl. I, 3). Outre l'ameliorement de la chair par lechastier, la furie de ces coqs est abbatue,o. de serres,

— ÉTYM. Améliorer.

AMÉLIORÉ, ÉE (a-mé-li-o-ré, rée), part, passé. Des terres améliorées par la culture. Des hommes améliorés par l'éducation.

AMÉLIORER (a-mé-li-o-ré). || 1° V. a. Rendre meilleur. Leurs travaux ont amélioré le sol. Cet événement a amélioré sa fortune. || 2" Dans l'ancienne chimie, améliorer un métal, l'épurer. || 3° S'améliorer, V. réfl. Devenir meilleur. Sa santé, sa conduite s'améliore de jour en jour.

— HIST. XII" s. Car or savum bien senz devise Que Deus nos a toz regardez ; Tant nos somes ameillorez, Que reial sûmes; mult vait bien, benoît, ii, <497<. Il xvï* s. La terre estameilleutée par la marne l'espace de dix ou trente ans, palissy, 329. L'eau y chaiTie de la graisse tant fertile, que le fonds s'en emmeliore beaucoup, o. deserres, 95.

— ÉTYM. A (voy. X) et vieiîleur.

t AMÉLIOUISSEMENT (a-mé-li-0-ri-se-man) , s.m. Terme particulier à l'ordre de Malte, et qui signifiait lamème chose qu'amélioration. Un commandeur ne pouvait passer d'une commanderie à une autre meilleure, s'il ne prouvait qu'il avait fait des améliorissements dans celle qu'il voulait quitter.

— ÉTYM. Améliorer.

AMEN(a-mèn'),s.tn. || l°Mot hébraïque usité dans

les prières de l'Eglise, et signifiant: Ainsi soit-il. Le prélat fait l'action de grSce; l'assistant répond amen, CHATEAUB. Génie, t. i, i, 8. Les élus auront un autre nom et un amen bienheureux, boss. Itist. ii, 4. Il 2° Il sert à exprimer le consentement. Amen , soit. Il dit amen à tout, il ne fait aucune objection. J'ai été ravie que vous ayez dit amen sur toutes les bagatelles que je vous mandais, SÉV. 630. || 3° Familièrement. La fin d'une chose. Il m'a tout dit jusqu'à amen. || De pater à amen, du commencement à la fin.

— HIST. xiii' s. L'oroison dist apertement Tybert elle per omnia, Devant l'autel s'agenoilla. Et Renart respondi amen; Puisli a dit : levez vos en, Et si alez fermer ces huis. Je dirai benedicamus, lien. 21369. Il XVI' s. Il ne faut pas prendre cela comme l'opinion d'un seul homme, car tous disent amen après lui, calv. Instit. flS. Toutes les promesses de Dieu sont Oui et Amen en Jésus Christ, id. ib. 320. Tant qu'il y a de promesses de Dieu, elles sont en lui Oui et Amen : c'est-à-dire ratifiées, ID. ib. 448.

— ÉTYM. Hébreu amen.

t AMENAGE (a-me-na-j'), s. m. La peine et les frais pour amener, voiturer quelque chose.

— HIST. xvr s. Les frais de l'aménage du sel sont par trop grands, palissy, 2B5.

— ÉTYM. Amener.

AMÉNAGÉ, ÉE (a-mé-na-jé, jée) , part, passé. Forêts, prés aménagés.

AMÉNAGEMENT (a-mé-na-je-man) , s. m. Action de régler les coupes d'une forêt ; résultat de cette action.

— REM. Au pluriel il a été abusivement employé pour emménagement, terme de marine.

— ÉTYM. Aménager.

AMÉNAGER (a-mé-na-jé), v. a. ||1° Régler les coupes d'une forêt, d'un pré. || 2» S'aménager, v. réfl. Être aménagé. Des prés qui sont regardés communément comme le bien qui rend le plus et qui s'aménage avec le moins de frais, vauean, Dlme, p. <93. ||3°Débiter en bois de charpente. Aménager un arbre. || ge devant a et o ; aménageant.

— HIST. xv« s. Le suppliant amesnagié [pourvu] de chevaux, bestiaux, nu cange, ouc(ora6iiw. Quand messire Jean de Vienne, qui capitaine estoit de Ca-

lais, vit que le roi d'Angleterre se ordonnoit et amenageoit pour là tenir le siège.... froiss. i, i, 297. Il xvi' s. S'il retourne s'amesnager chez soy, et qu'il ait donné forme à une famille complète, il ne pri.serapas, comme il doist, sa femme et ses enfans, ni le revenu de sa maison, langue, t49.

— ÉTYM. A (voy. À) et ménage.

AMENDABLE(a-man-da-br), adj. \\ 1» Qui peut

être amendé, corrigé. Sol, terre amendable. || 2°Sujet à l'amende. Cas amendable. || Vieux en ce sens. 1 1 3° En droit féodal , crimes amendables , crimes dont on évitait le châtiment en payant une certaine somme.

— ÉTYM. Amender.

AMENDE (a-man-d') , s. /'. || 1° Peine pécuniaire. Mettez des amendes sur ceux qui.. ..fén. Tél. xil. On a condamné à des amendes tous lesdonatistes, boss. Lelt. 237. Me mettrait-on à l'amende? Non, la font. Cas. Dix mille francs, dix mille francs d'amende! Dieu! quel loyer pour neuf mois de prison 1 bé- RANGER, Dix m. f. Il 2° Amende honorable, peine infamante, aveu public et forcé d'un crime. Son arrêt qui était de faire amende honorable devant Notre- Dame, SÉV. 290. Il Fig. Faire amende honorable, demander publiquement pardon. Si on ne vous eût fait amende honorable pour l'affront... hamilt. Gramm. 9. Il a fait une grande amende honorable de sa vie passée, sÉv. <73. Va, va-t'en faire amende honorable au Parnasse.... mol. Femmes sav. m, 5. Pour lui faire amende honorable de ses infidélités, boss. Prière, 3. || Proverbe. Les battus payent l'amende, celui à qui une réparation serait due, souffre un nouveau dommage. Hé quoi donc? les battus, ma foi 1 paieront l'amende , rac. l'iaid. ii. Outre la perte de son procès, le battu payait encore l'amende à l'époque où la plupart des différends se vidaient dans un champ de bataille à coups de mains.

— HIST. XII" s. Sire Reinaus, je m'en escondirai [excuserai] : À cent puoeles, sur sains [je] vous jurerai Qu'oncques nul home fors vostre cors [je] n'aimai ; Prenez l'emmende, et je vous baiserai, Romancero, p. bo. || xt.i* s. Pour Dieu, prendés l'amende [réparation] que li rois vous offre, Chr. de Rains. p. 143. Et s'il i a nule parole Que sainte église tiengne à foie, Prest sui qu'à son voloir l'amende. Se ge puis suffire à l'amende, ia Rose, <BB04. Il fut jugié que li taverniers seroit en amende envers Pierre, beaum. xxvi, )B. Se cil devant Dieu li demande. Je ne respont pas de l'amende, ruteb. 73. Nous establissons que nulz de nos baiUifs ne lieve amande pour debte que nos subjez doivent, ne pour malefaçon, se ce n'est en plein plet où elle soit jugée et estimée, joinv. 296. La quarte amende fu telle, que frère Hugue de Joy, qui estoit maréchal dii 'i'emple , fut envoie au soudanc de Damas de par le mestre du Temple, m. 208. || xv" s. Ceux de l'ost estoient moult courroucés, et ne savoient sur qui prendre l'amende, froiss. ii, n, 70. Et, quant pour parler il avoit reçu quelque dommage [Louis XI] ou en avoit soupçon, et le vouloit reparer, il usoit de ceste parole au personnage propre : Je sçay bien que ma langue m'a porté grand dommage, aussi m'a elle fait quelquesfois du plaisir beaucoup ; toutes fois c'est raison que se repare l'amende, comm. i, to. || xvi" s. Par l'amende et réparation qu'il en fit aux ombres des amants morts, YVER, p. 649. Les autres furent condamnez en l'amende, partie honorable et partie profitable, castelnau, B ôi l'enfant est jà formé, qu'il [celui qui fait avorter] en perde la vie : mais s'il n'est encore formé, qu'il soit condamné à amende pecuniere, PARÉ, xxvii, p. 668.

— ÉTYM. Amender; bourguig. aimande.

AMENDÉ, ÉE (a-man-dé,dée), part, passé. Un sol

amendé. Une terre amendée. Projet de loi amendé. AMENDEMENT (a-man-de-man) , s. m. [| 1" Chaiv gement en mieux. L'amendement d'une terre, d'un sol. Il n'y a point d'amendement à sa santé, à sa conduite. L'amendement que les années apportent à ma pauvre cervelle, sév. 42f. Ceux qui récidivent, sans qu'on y voie aucun amendement, PASc.i'roi). lo. Satisfaites les deux par votre amendement, ro- TROU, Antig. v, B. || 2° En agriculture, moyens par lesquels on améliore ou on modifie le sol, à l'aide du colmatage, de la chaux, de la marne, du sable, de l'argile, de l'humus, ou par le mélange dos terres. Il 3° Modification d'un projet de loi. Onaproposé plusieurs amendements. || 4° Dans l'ancienne jurisprudence , correction d'un jugement. Il voulut que l'on put demander amendement des jugements rendus dans ses cours, montesq. Esp. xxvm, 29.

— SYN. AMENDEMENT, CORRECTION, RÉFORME, c'ost

changement en mieux. La correction ôte une faute.

un défaut, un vice. L'amendement rend meilleur La réforme modifie tout à fait lo sujet. On se corrige d'un défaut; on s'amende, en gagnant des qualités; ou se réforme, en substituant à un genre de vie déréglé un genre de vie tout contraire.

— HIST. xji" s. Quant par amendement lur ad Deus pardoné, N'erent par mun escrit el siècle vergundé. Th. le Ma""'.. (30. Encuntre saint Iglise a esté lungement. Mais des ore trarra à sun delivrement, La pietez de Deu l'a trait à amendement, ib. 72. Il xiii" s. Quant aucuns se deut d'aucun tort qu'on li a fet, dont il veut avoir amendement par justice, il convient qu'il face.... bealm. 45. Li sires, à qui li amendemensapartient, doitdonner jordeveue, ID. IX, 9. Sire, je dirai pour Pierre, par amendement de liet de son conseil.... id. v,7. Ce ne soufîst pas, ains convient qu'il raporte l'héritage, à tout [avec] son amendement, id. xiv, 1 3. Li labeurs et li amendemens qu'on met sur le lin fet le [la] seurté, par coustume, vers celi qui baille se [sa] terre, m. xxxiv, (7. Et se li quens voit que ce soit li porfit du pais et li amendemens du cemin, bien le doit soufrir, ID. XXV, 7. Et s'il a avoué, il doit présenter li et son avoé, et se présenter par amendement d'armes, id. lxiv, 4. Hxiv s. Mais il n'a en mesfaire fors que amendement, Baud. de Seb. v;i, 34. Nous voulons que nos amendements soient faiz par la main de nos exécuteurs, du cange, amendamentum. Le dit Juhannin mena une chartée d'amendement [fumier] aux champs, id. ib. \\ xv" s. Les deux principaulx et les complices, lesquelx et non autres feront l'amandise du méfiait, id. ib. \\ xvi" s. En ces bains-là demeurèrent tous les malades, jusqu'à ce que, par leur amendement, ils connurent qu'ils s'en pouvoient retourner, marg. Préf. Puisque le bon traitement que je vous ai fait n'a pu servir à votre amendement, id. Nouv. vi. Je voy que l'amendement ne vault pas la douleur qu'il en fault endurer, AMYOT, Marins, 9.

— ÉTYM. Amender; provenç. amendament.

AMENDER (a-man-dé) , v. a. || 1° Rendre meilleur. Les labours amendent les terres. Les bons exemples ont amendé ce jeune homme. Le réveillematin eut la gorge coupée; Ce meurtre n'amenda nullement leur marché, la font. Fab. v, 6. J'espère avec usure amender mon défaut, bégnier, Élég. IV. Il 2° Modifier un projet de loi. On a amendé le projet présenté par le ministre. || 3° Autrefois, amender signifiait aussi condamner à l'amende. Il 4° r. n. Faire des progrès en mieux. Ce malade n'a point amendé depuis sa saignée. || 5° Baisser de prix. L'abondance étant universelle, et le blé étant amendé, scarr. i, 62. Vieux en ce sens. || 6° V. réfl. S'amender. Cette terre s'est bien amendée. Et disais à part moi : mal vit qui ne s'amende, Régnier, Sat. XIII. Il Proverbe. Jamais cheval ni méchant homme n'amenda pour aller à Rome; c'est-à-dire on ne se corrige pas de ses vices en voyageant.

— HIST. XI" s. E qui enfraint la pais le rei, cent solz le amendés. Lois de Guill. ).||xii" s. Dame, valeur, beauté et courtoisie [il y] A tant en vous qu'on n'y sait qu'amender, Couci, xxi. Al gentil rei Englois, conte d'Ango, Henri, Ducnorman,aquitan, sun seignure ami, Thomas li arcevesques, qui jadis le servi , Mais or est suens en Deu, saluz eovres si Qu'il guerpisse e ament tuz mais que a fait ci , Th. le Mart. 7l. Et seli reis Henris a de rien meserré Encuntre l'arcevesque, par els seit amendé, ib. 50. Aine mais si bons romans ne fu faiz ne trovez; X Cantorbire fu e faiz e amendez; N'i admis un seul mot qui ne seit veritez, ib. 166. || xiii* s. Sont en terre establi li juges Por estre delTense et refuge A cel oui li monde forfet, Por faire amender le meffet, la Rose, 6486. Bêle robe et biau garnement Amende les gens durement, ib. 2IB4. Dangier, si Diex m'amant [me favorise], Vous avez tort vers cel amant, Quant par vous est si mal menez, ib. 3269. Se chevaliers maine chevaliers, il ne les garantist pas, ne escuiers escuiers, ains convient que cascuns amendelemeffet en se [sa] personne, beaum. xxx, 68. Li hoirs a bone reson de soi deffendre', à qui on demande qu'il amende le mefi'et que ses pères ou si devancier firent, id. vu, 8. Et par cex doit estre osté et amendé ce que li baillis a fet trop, id. 30. c'esi bone seurté quant cil qui le [la] coze prent y met toz jors du sien en amendant le lieu dusqu'à tant que ce vient au despouillier [récolte] , id. xxxviii , ) 2 Or vous agenoiUés et m'amendes ce que vous j estes aies contre ma volenlé, joinv. 268. Par cesl establissement [le roi] amenda moult le royaume, ID. 290. Ils cuevrent [couvrent] dedans la terre les fourmens, les orges, les ris, et viennent si bien que nulz n'i sauroit qu'amender, id. 220. Après la me-

l'iH

AME

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vu», quant le maitnif Mfiant m aareul amender,

l«Mi«n«ttrB«rtou<U r- "7. I41 coœl*

<U b MaitiM, eominc ' amender,

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rU M.Etdeux umer, neie ■:.|■^^ eeni et 'roient l<«nse ji.(!;iiicruli.ila>llo yiiojtro maistrc, I lij (le nostre

i.i^;-j „.!,,,i3 (lit, leurs I rcs, car IN csloient - . laiimilien n'avoit con- 1 ! rions, iD. VI, ». Je confesse bien cjue ri y a en toiles mulatlons [révolutions îles onire eux] qui en ont joyo, et qui en iD. VIII, 17. Uiics-moi, joTOus requiers, "'clour, ou, par saint François, lo payerez]! louis xi, Souv. lx.

11 y .1 |>pu do paroles qui ne se puissont amcnilcr, mais la vie perdue ne so peut ninouvrcr, UARO. iVour. X. Ia médecine qu'elle lui luiUoit pour amender sa douleur la lui rendoit beaucoup plus fiirto. in. il). Il n'y a méfait ne crime qui ne se ;• 1er; mais apr^a la mcflft, n'y a point

• 1 lit.— Commcntsauriez-Tous amender la

IhiiiM? dit I.onf;ariiie, m. ib. zxxii. Lo médecin lui dict <|ij'' son liabiliKie s'en pourroit amender, mont. I, II. Non seulement ils n'amendent pas ce qu'on leurcoinmet, mais l'empirent, m. 1, ne. On divrv- ' ■ -t s que quelqu'un ne s'e.itoit aulcune- ' en son voyage, id. i, î"5. Cha-scune ! poroit que sa condition amonderoit

(Mf '•■ Il m..', meut, amyot, Snlon, 00. Il alloit datt.im t I nr>s lut les femmes pour en amender [tirer profil], ID. Cratsui el Nieiat, 3. A mesure que son ulcère couloit, tousjours alloit en amendant, du bçon qu'il recouvra du tout sa TOue.i'Aiiit.viii, 25. — ÊTYM. Envndare (de e, indiquant extraction, et mendum, faute) , attiré de très-l>onne heure dans le françiiltct même le provençal (voy. amendement) on nmeniiari:

AMENfi, l>K (a-me-né, née). || !• Part, passé. ^rn,.„/, .i....",Tit le tribunal. Un cheval amené par la 1 nnio amené à résipiscence. || 2* S. m.

I :'j droit, un amené sans scandale, ordre d'amener q clqu'un devant le juge, sans bruit, sans lui faire alTront. Tout douxl un amené sans scandale suffit, R'C. Plaid. 11, I*.

.VMKNKB (a-mené; se conjugue comme mener), V. a. Il 1* Memr vers. Je l'amènerai dîner chez Toiu. Amène le devant nous. Cet ingénieur amena les eaux de fort loin dans la ville. Le lapin ne fait sortir ses petit* de leur retraite pour les amener en dehors que rTinn.i L ...ni tout élerés, bukf. lapin. Quels motif -nventnous l'amener* corn.

SerlOT. I, a. ' , n peut savoir lo destin qui

m'amena T rac. Andr. 1, 1. {| Mandat d'amener, ordn« dp comparaître devant un juge. || 2* Fig. A' là une opinion, k un sentiment,

fi 11 amona les autres à sos senti-

ments. I. arniur od je voulais amener sa tendresse, BAC IhiL IV, 1. A quel «ets d'amour m'avez vous mmg^,, I , , iri,^ ,y^ | jo„|, jg ^,5, travaui ,

mais r iionner Ce bonheur difficile où

J'ai su t -., VOLT. ilil. I,«. Il Amener quel-

qu'un k faire une chose, à prendre un parti, etc.

II I* Tirer à soi. Il amftne à lai tout le Upis. L'aeoooebeua» a amené un enfant fort et bien portant [du leiii de la mèrel. || 4* F.n termes de marine, abalaeer, Ikire deicenare. Fjifln, nous amentmes la voile, auTlAn /fin. ii, <t. || AUMner pavillon, et, ahenlnmept, aneoer, •• tendra. || &* totrodaiie, domer oceetioa k. 0» «Ml Iw Jeana* gens et lee hnmiee oui ifflènent le« modii. C«t *oae qui •Mi amené rentiMien. Le* braequee ehumnents •mtoMtt Iti matarilee. || Anenerua btoident.mie reeonaaiMUMe, ua déooûmeni, lee prAperar avec ut U • ttte-lite amené eette eompei«ii»a. il l'a prtMnUe d^lM naaitre heuiwiae et nauueUe. I •• TiriM de )Mi de dé, de trietnc. Amoer bMt,

- i.deidaeris.

AME

— msr. u* s. E s'il pol dwlenz un an e un jur

tf„v"' !■■ i»..i.. o .^rr<eiier kla Justice. .. />où(ff'/ui7<. i. : 'ts Bat amener Uarsilus, Ch. de

RI vint ostéites qui ci suiit amenez,

ttone.p. •". un lui amené un destrier de Ongrie, ib. p. »4. Si m'.imcnt [qu'il m'am'riit) Aude, qui tant a la vis cbir, ib, p. I67. Tant qu' [il] aitocis celui qui sa terre lui art, Uu il l'en amaint pris en cbaaineou en bart. Sa*, su. Et sainz l'ois ne te repentivot [reiicotail] mie de "ccu k'il ses discqilcs

«yf^jl n.. ........( ^ ,r..l....i> i: f liV,..^ hl'i 'lv"*«l l'..l pli

rai-

am 'Ut, ou Kainfroy ou Heudn,ii). Lxxi.

Ou 1 infroifj'lenamenrai o mi f.ivernini],

t6. Lxxi. Lu leurgalies montèrent et aïoc eux le Iwo conte Perron de Dret 240. Nous l'amenâmes k la meson,!^ royiicet tooz les barons la reçurent m^

mcnt.JOINV. 212. Il XV* s. Lk une aii<»>e Inu^nv.

I.iéo, vousladeslicrez, Ftia m'amarrez maintenant, la J'ass. de S. S. J. C. Ib trouvèrent les nefs et les vai.'vscaiii tous prests que ou leur avoit amenés d'Angleterre , pnoiss. i , i , 28. Il ameine avec lui grant monde pour quelque occasion de guerre, coum. vi,3. Il xvi* s. Kt me semble nu'il n'en faudra point amener [produire] de grandes preuves, lanoue, t47. Les propres parents ne peuvent demeurer longtemps ensemble, sans entrer en lius débats, qui après les amènent aux armes, lo. 247. Estant fort, vous amenez vos ennemis k raison bien tost, soit par victoire ou composition, lo. 4i«. En suivnnt le (leuve, on ationderolt de toutes provisions nécessaires qui s'amencroient par icclui , m. 422. Comme ceux do la caraquo lui commandèrent do ameiner, il abat et amure sa grand voile tout d'un coup, d'aub. //tirl. ii, 60. Les Portugaisnecrurcntpasqu ilsosassent parler k eux jusqu'à ce qu'Us crièrent ameine, m. tb. il, 2(is. Voyla cinq esclaves, mange-les, et nous t'en anicrrons davantage, mont, i, <2s. Il desfeit et meit en pièces dix mille barbares, et en amena très grande quantité do butin, amtot, P. i*m. *ï.

— ETYM. À (voy. X) et mener; bourguig. eim^n^; Berry , ;''am<Trai , j'amènerai (archaïsme) ; provenç. amerior.

AMÉNITÉ (a-méni-té), s. ^. || 1* Agrément accompagné de douceur. Aménité d'un lieu. Aménité do l'air, do la température. Vous pourrczjouir do l'aménité de la Franco, que vous aimez, montf.sq. Corresp. 17. Il 2* Douceur accompagnée <le grSco et de politesse. U'Artaguette offrait en lui laloyjuté des anciens jours et l'aménité des moeurs du nouvel âge, aiATEAt'UR. Naich. m, ts».

— ItEM. Laveaux conteste k l'Académie sa définition d'aménité : Ce qui fait qu'une chose est agréable. Suivant lui, l'aménité no se dit pas des choses, et on ne peut dire avec l'Académie : L'aménité d'un Ueu. Malgré la remarque de Laveaux et bien qu'en elTot aménité soit plus souvent employé en parlant des personnes, cependant on peut suivre l'Académie et lo dire des choses.

— ÊTYM. Provenç. omfnïlal; d'amœni/atc'in, d'omarna. agréable.

t AMÉNORRHÉE (a-mé-no-rrée), s. f. Tormo de médecine. Alisenccdu ttux mensuel chez une femme en âge d'être réglée ; suppression de la menstruation par maladie.

— ÊTYM. 'A privatif, (i*,v , mois (voy. mois) , et {.iW , couler.

AMRNTACËK9 (a-man-ta-sée) , (. f. plur. Nom donné k la famille des plantes k chatons.

— STYM. inwniuni, qui signiHe lion , courroie, attache.

t AME.'VTIFËRK (a-man-ti-fè-r*), adj. Terme de botanique. Qui porte des chatons.

— ÊTYM. .4m<-n(Mm, chaton, cl frrre, jiorter.

i AME.NT1F0R.MK (a-maii-tifor m*), adj. Terme didaclique. Oui est en forme de ch.iion.

AMENUISE, ÉR (a-menui-zé, ^ic), part, passé. Rendu menu. Un bktoa amenuisé. Bien.... C'u'ellc ait sèche la chair, le corjts amenuisé, iii;n!(tr;i. Snt. il.

AMHNt;iSER (a monui-zé). || !• f. .■ iis

menu. Amenuiser une planche. || 2* S .r

réfl. Devenir plus menu. Lecteur sediia:oauiie<i.ins, quand il s'apetisse et s'amenuise au dehors, eoss. ConiMiM. Il , a.

— IIIST. zin* s. Einsi aloit ii os [armée] amonuisan» de jor eu jor, vimtn. uv. Amaut ne me mêlent prisier, Ains s'efforcent d'amcnuisier Mes biens, quant m les lor départ, El les rcgicient d'autre part, Uiliosi, iuî9n. Na ne soulTorront nos droiz <;uc il soient soustrait, neosté, ne amcnuisié. Mmv. *•«. Nuit ver» ne la poet pettuiaicr , Ne eoo

vernis sraenuisicr, C*r elle est de tous veii tueuse j T. «► ..r. Tr.ea». Il xvs. Quand ceux de Wanvicli ^ ^ n'estoient confortas de nul eosté, et

<i ^ 'S leur amcnuiioyent, l'i. ivt ■ , k:i

— EAm. à (voy. i) et menu '■■

AMER . fiRE (a m'-r. mé-r^, «d i , „: ..

L'i-rtainc saveur dés.iiiréable, comiun l'sbunttie ou le Miiinquina. Avoir la bouche amère, sentir dat: la l>oucne un goût d'amertume. || En poésie, I'' u amère, l'eau de la mer. Les chevaux du s< '' .

■ ' " ' '■ :itnhre. rta. Tél. iv. || 2" !

i;edouleur amère. Sa perte. 'j.

• irait amére, coau. Cinna, {, i

Cependant mon destin est k oe point amer, m. Agé iil. V . 6. Ce sont des répugnances qui ne sont amère, ' sens. MASS. Car. Dégoûts. La piété et U vie "nne sont trop amères k la nature pour élre le parti du plus grand nombre, lo. Car. IjBi déiroOls de La vertu ne vjnt pas si amersquer. le, m. Dégoûts. Pour épar-

gner les m< ' us amen d'une sainte tris-

tesse, tD. iirus'iyri. ils menèrent une vie pauvre, dure, am?-re, ID. Cnnfér. Itefenus.O. bonheur amer que In .r..,!,. ,T,.„,wn,,n ,.,, .y Pana.

I, 2. Mes 1 i:,' ■

père... MOKI : . -.r^'-. ■

que et en pariant d'uue maîtresse, cruelle. lte)Mj - .e jour qu'amour trouva Celle qui me fut tant aui' r. cnAUL.L I, 110. Il Larmes amères, celles qu'une profonde douleur fait répandre. Je versais des larmei amères, rËN. Tél. iv. Malgré les pleurs amers ! i.i j'arrose ces lieux, caïB. Electre, i, «. || •• Dur. ( ' fensant. Une raillerie amère. Un reproche amer. Ijzèle des saints Pères était encore iiicn |ilus amer, sev. 344. Il Familièrement, il psl d'une bttiscam.'rc, il est extrêmement sot. || 4* S. m. f> qui est amer. L'amer et le doux sont deux qiialit's contraires. Il 6* Fiel de quelques poissons. L'.i ^rj.:.

L'amer d'un brochet. On le dit ai. : i : i

XxTiut: l'amer du bœuf. || 6* S. m.; .ur '.^ , ..m '^ Terme de médecine. Groupe doméi r j ::< : u ic::. quables par leur amertume plus ou mons pron '. cée. II Proverbes. Qui est amer k la bouche est <!' .: au coeur; c'est k-dire des choses désagréables puvent être salutaires. Il On ne peut micheramerei cracher doux: c'est-à-dire les mauvais trailemcnis aigrissent le caractère.

— IIIST. XII* s. Puis il fu en Egipte aiex plus qu'empercre, E guardi ses parent de la famine amère, Th. le Mari. «6. || xiu* s. Li nature a une mit qui se tient k une des bran.'

lée l'amer, alebhano, f* -i».

vres ne sure ne amere, Berif, i>. i^iw.- nmi j .u trouvé gcnt mauvaise et amere, ib. xnii. Car la nuit qu'ai p.i <••''•'• 'i'i ai trouvé moût amere, t7. xuv. Se verv eussiez eO pensée amc.-<' m

comme avo.t . '. cxi. Yscngrin a fet sor tu-

nart Fol jugement et fol esgart; Trop est d'aus dent la guerre amere , Hcn. laosi. Certes, Honte, ja n'amerai Ne vous, ne Bai.son votre mère. Qui ta;it • ^; as amans amere, la Hou. 2o»8ï. Amant sente:. i 1 maulx d'amer [aimer]. Une horo dous, autre ! amer, tb. 2i»s. Comment le maulvais empereur ' ron. par sa grande fureur, Fist devant luy ou..-.; sa mi're, Kt la livrer k mort amere, Pareeqiie veoii il vouloit Le lieu où concea l'aroit, i"?. ci' i. lltiv*.t Et les choses qui sont douces selon ^ t..

hient aucune foiz amercs, OKESME, Vrais Diez, en qui n'a point d'amer, ^ i< secourir, sy teplaist; Perdu «vnn». do? l plail, L'estoiQe qui nous coD'!

roi'i. Il XVI* s. X vous elle »-' miel, Aux desioyaux plus amere (jue nn, ma; 287. Le sens est une puiss.tnoe naturelle de < lier et oognoistre autant le blanc comme le no non plus ie douli que l'amer, ou le mol et • drant comme le dur et le ferme, amtot, Démrir

— ÊTITl. Berry, amar; provenç. omor; «ap*^. amnrg": itsi nm.iro; d'awana.

AMI « a-mè-re-man). orfc. Avec aaar-

tume. ie qu'au figuré. Re^rettar antre-

menu.! 'ntKmentenToasécriTant.5CT.42.

— i; EFtaenna iço U taraak fcpnioe.

e acoi .t Pan ataijout , a amèrement rampe . . *. Por ceu plocerant U angale

de paix ..- ..t, et si diaoianL... st.bkbii. «47.

Il XT* a. Ca faon orfèvre avoil on aarriieur qui estnit amoureux et la^oui très tmereoiant de sa dame,

r.mença k soi desmen- I. i.e devant, ». iT>. ta.

Il 1-. ;' b. Ux e*t au cf ual;e ennemie Vengea bien amèrement, marot, u. 141. t> que le roy ayant aatanda, a'aa aigrit at wwuiuacaa ai

AMÉ

AMI

AMI

qu'il commanda incontinent que l'on luy tranchas! la teste, AMYOT, Artax. ta.

— KTYM. Amèri', au fùminin, et ment; provenç. amarami'n; ital. amaramente.

AMERS (a-mêr), .■i.m.pUtr. Terme de nj^rine. Marques apparentes sur les côtes, telles que clocliers, tours, rochers, propres à guider les navigateurs qui sont à vue de terre.

— ÉTYM. À (voy. ,\) et mer (voy. mer). AMERTUME (a-mîîr-tu-ra'), s. f. || 1° Saveur

amère. L'amertume de l'absinthe. || 2° Fig. Peine, déplaisir, tristesse. L'absence jette une .certaine amertume qui serre le cœur, sév. 20S). Elles me l'ont sentir plus tristement l'amertume de votre absence, m. 430. Il [l'amour] a de l'amertume à son commencement, malh. v, 20. Pour repasser dans 'amertume de son Ame toutes les années de sa vie, i-LÉcn. Danph. L'amertume de leur pénitence, id. S(rm. I, 229. Sa douleur sera grande à ce que je présume; Mais j'en saurai sur l'heure adoucir l'amertume, COBN. Rod. IV, 4. Il trouve l'amertume Au milieu des plaisirs, bac. Esth.u, o. Ma plus grande amertume, en ce funeste sort. C'est d'eutendre Alvarez prononcer notre mort, volt. Ali. y, 4. Il meurt dans l'amertume, et son âme incertaine Demande en soupirant si vous êtes chrétienne, m. Zaïre, u, 5. Que cet étatnouveauoù vous allez entrer console toutes les amertumes de votre pénitence passée, mass. Confér. Jubilé. Vous écrivez contre moi, dans le livre de votre colère', toutes les amertumes de mes passions, m. Arent. Mort dupéch. Répandez des amertumes sur des passions insensées, ID. Prof. 2. L'amour du monde répand sur le cœur une amertume universelle , id. Prière. Vous êtes venu répandre l'amertume de votre cœur au pied des tribunaux sacrés, id. llech. U faut boire toute l'amertume de ce calice, ID. Car. Dégoûts. Répandre milleamertumessurleursplaisirs, Boss. Soulf.i. Ils ont goûté en esprit les amertumes de la croix, ID. Itiit. II, 2. Cet inconnu m'a répondu comme un homme qui écoute à peine ce qu'on lui dit et qui est plein d'amertume, fén. Tél. xxiv. Ames mercenaires, qui ne peuvent veiller une heure en amertume avec Jésus agonisant, lo. t. xvii, p. 268. Le Christ abu jusqu'à la lie le cahce d'amertume, cha- TEAUB. Génie, ii, ii, 8. M. de La Trappe excusait tout ce qu'il ne pouvait nier, et avalait à longstraits l'amerturae de ce calice [les duretés de Gervaise] , ST-siMON, 81, 23. Bien que toutreconfortlui soit une amertume, Avec quelque douceur qu'il lui soit présenté, MALii. VI, J). Il 3° Ce qu'il y a d'amer, d'offensant, de mordant dans des paroles, des écrits, etc. Seigneur, trop d'amertume aigrirait vos reproches, HAC. ïphig. III, 7. L'amertume et le zèle d'Elie sur les scandales et l^idolâtrie d'Israël, MASS. Car. Passion.

— HIST. xij* s. Mais de ço est en mun qijer grant amerté asise Que ne vus ai el chief la corune d'or mise Siilunc la dignité de nostremere iglise, Th. le Kart. J29. Et tuz ceski furent en anguisse, e ces ki furent traveiUez pur dette qu'il durent, eki furenten amertume de lur curage, s'asemblerent od David, Uois, 85. Envelopeiz soit d'amertume. Job, 4B9. Il xin" s. Que lupin soient tempré en l'ewe, tant que leur amertune soit ostée, alebrant, f» si. Mes qui bien les esproveroit. Tant d'amertume i tioveroit, Qu'il s'i craindroit moult à bouter; Tant fait lor grâce <i redouter, la Rosf, 18784. Vierge qui du haut fil de Dieu t'enceinturas, Qui le dous fruit de vie en tes .flans meUras, Dont toute l'amertume du monde assavoras. Ne nos oblie mie.... j. de meung, Test. 2123. Il XVI* s. Voy mes compaings lesquels ont de couslume Faire grands plaints de pareille amertume, MAROT, I, ne. Sçais-tu pas bien qu'amour a de couslume D'entremesler ses plaisirs d'amertume? id. I, 340. Elle engendre en î'ame une mauvaise habitude, que l'on appelle cholere, laquelle finablement devient un feu d'ire soudain, une amertume vindicative, amtot, Comm. refren. la cholere, 6.

— ÉTYM. Provenç. amaruns ; de amaritudinem , de ainurus (voy. amer). On a dit aussi amerté dans l'ancien français.

t AMESTRER (a-mè-stréL v. a. Terme de teinturier. Mêler le carthame lavé avec de la cendre gravelée, en les piétinant par petites portions.

AMÉTHYSTE (a-mé-ti-sf) , s. f. Pierre précieuse, de couleur violette. C'est le nom donné par lei lapidaires au quartz hyalin violet des minéralogistes. Il Fausse améthyste, le spath-fluor violet.

— lllST. ïi* s. Pierres i a, ametiste et topaze , Ch. de Roi. cxiu. Il XII' s. Jagonces, safirs, calcédoines, Esmeraudes, bonnes sardoines , Et bons coraus et crisolites, Et diamans et amatisles, Romancero,

p. 6». Ijxni's. Pelles [perles], coraus et crisolites Et diamans et amecites, FI. et Bl. 6B7. || xvi* s. Estant entaillé en un oamoieu d'amatite, yver, p. 688.

— ETYM. 'A|j,é6u(iT0i:, de â privatif, et ixeOûeiv, enivrer, de ju^u vin, à cause que l'on attribuait à celte pierre la vertu de prévenir l'ivresse.

— REM. On lit dans Ménage : « Du Bartas et Belleau ont dit améthyste, et plusieurs le disent encore aujourd'hui. Pourtant la meilleure et la plus saine partiedes écrivains disent amaihyite, de l'italien et l'espagnol amatista ; il y a plus de 200 ans qu'on dit ainsi : Vermeille comme une amathy.sle, VILLON. On ne parle pas autrement à la cour. » Aujourd'hui on ne dit qu'améthyste.

AMEUBLEMENT (a-meu-ble-man) , s. m. Tous les meubles qui garnissent un appartement, une pièce.

— ÉTYM. Ameubler, verbe factice, de d (voy. À) et me^tbter.

AMEUBLI, lE (a-meu-bli , blie) , part, passé. Biens ameublis. Des terres bien ameublies.

AMEUBLIR (a-meu-blir) , v. a. || 1° Terme de droit. Faire entrer ses immeubles dans la communauté. Un époux peut ameublir ses immeubles en tout ou en partie. || 2° Terme d'agriculture. Rendre meuble. On ameublit un terrain par des façons, labours , binages , hersages, etc. qui divisent la terre, et en rendent la couche superficielle plus perméable aux engrais, aux agents atmosphériques, aux racines , et plus légère aux semences.

— ÉTYM. À et meuble, adj.

AMEUBLISSEMENT (a-meu-bli-se-man) , s. m.

Il 1° Action d'ameublir; état de ce qui est ameubli. Par l'ameubUssement , les époux font entrer dans la communauté tout ou partie de leurs immeubles présents ou avenir. |{ Claused'ameublissement, cehe par laquelle on fait entrer des immeubles on communauté, en leur donnant fictivement la qualité de meubles. || 2° Terme d'agriculture. Actiond'ameublir un sol.

— ÉTYM. Ameublir.

t AMEULONNER (a-meu-lo-né) , v. a. Terme d'économie rustique. Mettre les foins, les pailles en meule, pour les conserver.

— ÉTYM. À et meuh.

AMEUTÉ, ÉE (a-meu-té , tée) , part, passe. Chiens ameutés. La foule ameutée.

t AMEUTEMENT (a-meu-te-man), s. m. \\ 1° Assemblage de chiens dans une meute, jj 2° Action d'ameuter. Ces ameutements, en apparence contre les ducs, ne furent en effet pratiqués que pour se fortifier contre les princes du sang, st-sim. 262, <86.

— ÉTYM. Ameuter.

AMEUTER (a-meu-té) , ». o. || 1° Mettre les chiens en meute pour chasser. || 2° Fig. Attrouper pour un but de désordre ou de sédition. Il ameuta les oisifs du quartier. U ameuta les faubourgs. Ces peuples avihs qui se laissent ameuter par des ligueurs, j. j. Rouss. i'oi. «. Est-ce moi qui menace? ai-je ameuté l'empire? m. j. chén. Tibère, m, 3. || 3° S'ameuter, 1). réfl. Le peuple s'ameuta contre les patriciens.

— REM. Ameuter, v. n. s'e.st dit pour se réunir A la meute, et, figurément, se réunir àun parti, à une coterie. Chamillart l'emporta [sur Bagnols], et Bagnols quitta l'intendance et vint ameuter à Paris, ST-siM. <99, 448. Iimsité en cet emploi.

— HIST. XVI' s. Les reformez, quoique tous esperdus par les divers combats, s'ameutoient à retirer le Prince, d'aub. Hist. i, 2<o. Trois puissans fléaux de Dieu furent en mesme temps desploiez sur la France occidentale ; car la famine et la peste s'ameuterent à la guerre, id. ib. v.i, B. Je descouplay mes chiens et for-huant après. Les nommant par leurs noms, il n'y eut ny forés, Montagnes ny chemins, ny lande inhabitée, Qui ne fissent un bruit sous ma chasse amulée, bons. 670.

— ÉTYM. À (voy. À) et meute.

AMI, lE (a-mi, mie), s. m. et f. || 1° Celui, celle qui nous aime et que nous aimons. Ami de cœur. Un ami d'enfance. Avoir beaucoup d'amis. Prendre f[uelqu'un pour ami. Une femme estsouvent pour un liomme une excellente amie. Qu'un ami véritable est une

douce chose! la font, f ab. viii, 11 cet ami

sincère Du secret de nos cœurs connaît tout le mystère, rac. Bérén. ii, 4. Il a été l'ami de votre adversité, mass. Rech. Mais je veux bien vous répondre en amie, corn. Nicom.. w, 2. Voilà, mes chers amis, ce qui me met en peine, id. Cinna, ii, l. Il se fit dos amis fidèles qui nt le trompèrent jamais, Bos.s. Polit. U est un peu de mes amis, mol. Fest. III, 5. Je suis ami de don Juan, id. ib. m, 5. D'une heure encore, ami, mon bonheur se diffère, volt. Zaire, m, t. Et j'aurais les mortels et les dieux pour amis , En révérant le père et punissant le fils , id.

Ali. m, 6. Il Ami de table, de jeu, etc. compagnon de plaisir. Vous êtes de l'humeur de ces amis d'épée Que l'on trouve toujours plus prorapts à dégainer Qu'à tirer un toston, .s'il le fallait donner, mol. l'Étour. III, b. Il Ami do tout le monde, du genre humain, homme qui accorde indistinctement son amitié à tout le monde. L'ami du genre humain n'est point dutoutmon fait, M0L.if/.s-. i,i. || Ami de cour, celui qui n'a que de fausses apparences d'amitié. Allons, ferme, poussez, mes bons amis de cour, mol. Mis. II, 5. Il Mo.T ami, mes amis, termes d'affection avec des égaux, de familiarité avec des inférieurs. |{ L'ami , se dit à l'égard d'inférieurs. L'ami, fcrez-vous ce message pour moi? I| Mon petit ami , est quelquefois aussi un terme do hauteur : Mon petit ami, je veux que vous sachiez.... || M'amie, abréviation de ma amie, expression familière en s'adressant à sa femme, à sa fille ou aussi à une femme d'une condition inférieure. 112° Amie, en langage de chevalerie, dame des pensées. Beaumanoir dit qu'il fallait combattre pour savoir qui avait la |ilus belle amie, volt. Mœurs, 76. || 3° Bon ami, bonne amie, se disent familièrement pour amant, maîtresse. Comment Mlle N. traiterait le bon ami de sa maman, j. j. rol'SS. Conf. n. |{ 4° En termes de généalogie, amie, maîtresse, en parlant de bâtardise. Un tel eut d'une telle, son amie, un fils.... Il S" Allié, en parlant des Etats. La France tira peu de secours de ses amis. Ceux que tu laisseras eu paix te seront bons amis, VAUGEL. Q. C. 424. J'en obtiendrai pour fruit le nom de son amie. Je vous verrai, consul, m'en apporter les lois, copn. Sertor. IV, a. Il 6* Ami, qui a de l'attachement pour. Ami de son pays. Lequel de nous deux est l'ami du peuple? Il 7° Qui a du goût pour. Les amis des lettres. Ami de la modération. Je suis fort ami de la brièveté. Naturellement, le jeune prélat était plus ami de ses aises que jaloux de commander, ANQUETiL.ii'giuc, m, 467. Il 8° Personnes liées par un intérêtde parti, de coterie; fauteurs. Ami delà noblesse. Les amis de Catilina. Nul n'aura de l'esprit hors nous et nos amis, MOL. F. sav. m, 2. || 9° Qui a de la sympathie pour, en parlant des animaux et des végétaux. Le chien est ami de l'homme. Le concombre est ami de l'eau. Il lO" Adj. Qui appartient à un ami, favorable. Sentiments amis. Une divinité arr;ie. Visage ami. Toutes les fois, tyran, qu'on se laisse adopter, On veut une maison illustre autant qu'amie, corn. Héracl. v, 3. Jugez si les coups qui parlent d'une main si amie et si favorable peuvent n'être pas proportionnés à notre faiblesse , MASS./li'ent, Afflict. Il 11° Allié. Peuples amis, cités amies. Les prenant pour une troupe amie. || Couleurs amies, couleurs qui produisent ensemble un effet agréable. || Pôles amis, les pôles qui s'attirent, en parlant des aimants. || Proverbes. Ami air prêter, ennemi au rendre, c'est-à-dire on se fait souvent un ennemi de celui à qui on a prêté de l'argent, en le lui redemandant. {| Jamais honteux n'eut belle amie; en amour, il faut être entreprenant. 11 Les bons comptes font les bons amis; c'est-à-dire il faut régler les intérêts réciproques et se bieL entendre, si l'on veut rester amis.

— REM. Suivant Laveaux, on dit ami de quelqu'un, et non ami avec quelqu'un, et il ne faut pas imiter Voltaire, dans cette phrase : «Claveret, avec qui il était ami, avait été celui qui avait fait courir cette pièce. )> Malgré celte remarque, on peut dire aiec, qui ne choque en rien la grammaire. || On dit aus.si ami à ; Quelque ami que vous lui soyez, mol. Dou Juan, iH, 4. La neutralité entre des femmes qui nous .sont également amies, la bruy. 43. 11 faut obsen'er que ce genre de régime ne doit s'employer qu'avec des pronoms qui se mettent avant le verbe.

— llIST. XI* s. Et si nul [quelque] parent n'ami ceste justice deforcent [s'opposent de force].... Lois de Guill. 45. Et Pinabel mon ami et mon pair, Ch. de Roi. XXVI. Pour sa beauté dames lui sont amies, ib. Lxxv. Ehl reis amis, que [pourquoi] vous ici nen estes? tb. cxxvi. Ami Rolans, Deus mete t'ame en flursl ib. cciv||xn*s. Ami prisé, Ronc. p. 4 7. Tant fu blasmés de ses meillors amir, tb. p. 24. Tante pucele gasle [privée] de loram.i, tb. p. 72. Atant es-vous Braimimonde s'amie, tb. p. 4)5. Li cuens Rolant cui vous estes amie, ib. p. leo. Où est Rolant, qui de moi fit s'amie? tb. p. 468. Que vous amez [aimiez] vostre loial ami, Cotic», vu. Tuit mi penser sont à ma douce amie, tb. ii. Las! pourquoi l'ai de mes ieuz regardée La douce rien qui fausse amie a nom? t"b. vi. Assez aim [j'aime] mieuz mourir en l)on désir Que vivre irez et m'amie haïr, ib. IX. Li cuens do Blois devroit bien mercier Force d'amours qui lui dona amie, j'b. xxi. Rois, vous savez que Diex a peu d'amis; Ne onquos mais

AMI

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fMNir. M orot que maiM en e«i<mTiii iw cens i[ui à ■M MM TlMient, Oui li ami de boaohe eetolent, la doM , MM. Se d1 qui Uni iert te* «fflta , En bien amor • ion evernlf, ton vaudre miez ta cotnpaîKnie, A. a7<S. BlaM tmli, que niite*-TOui UT Kait Cortoi- ■le, Ç«T«lin, A. 7M. TexgeM nepoent ne nedoirent pearedon ne prnmeiec de nului, ae ce n'est de lor •mia de char, ou de lor nengneun , ubaum. xxiii, »». Il xir* ». Kl te aouTiengne de la guerre Qui a regab en mainte terre Par eapicial ou paya Dont tu es loy el la* ami* fpartiaan»] , Liv. du bon Jeh. «». Il m* •. L'amour de m'amye, rab. Cor. i, •. Ce gentilhomme lui «embla n'eitre pointai riche, Qu'il rui du*l tenir fort d'aroir aa amie non plus que lui, iuao. Nouv. iz. Quoi , m'amieT il n'est point un mainâur mari que le mien, id. ib. xv. Quand il fouloit, y parloil à son amie, id. ib. xxi. Ils estoient »nis do leur pals — amia d'ambition el de trouble— Ils n'estoieni ni amis l'un do l'autre , ny •misàculx mesmes, mont, i, 3M. Maniupco, m'amit, depuis que je l'ay cogneu.... id. iv, 3'J8. Klle fit apparoir k Alesnio s'aniid couchée auprès do lui, DIS m. Cmles, czzviu. Le regard du bien pulitic feil que Drutus devint amy do Pompeius, duquel auparsTcntil estoll cnnomy, et enneiiiy de CiBssr, duiyiel il ostoitamy, amtot, llrut. el Dion, 6. Ces amis de fricassée et de narnio mise, id. CommnU ditcem. le fiait. <7. Au besoin cognoist on l'ami, H. rsT. Précell. p. tso. La mort n'ha point d'ami, le malade n'en ha qu'un demi ; et quant au poure, point du tout, id. ib. p. 4S7.

— tTYM. Dourguig. nimin, aimi>; Berry, atmt, ^1; proTcnç. amie, amtgn,<imifi ;rspagn. omigo; liai, amico ; A'amicuî, ayant mémo radical ijue amart, aimer. Dans l'ancien français, nominniif lingulioT omit, régime ami; nominatif pluriel ami, régime pluriel amit.

AMIABLK (a-mi-a-bl'), adj. ||1* Doux, gracieux. Paroles amiables. La confraternité, trop oubliée de l'eaptee humaine, s'entrelacera par une circulation plus ami.ible et plus active dans tous les rapports politiques et commerciaux, mikaiieau, Colleclion, Lv, p.». Le ciel amiable, malh. i, 4. || l'eu usité en ca sens hors do la poésie. f| I* Amiable compositeur, celui qui est chargé d'accommoder un différend. L'arbitre choisi est un médialcuramiable et non un juge de rigueur, rtt(. Ttfl. xxiii. || Convention ou partage amiable. || 8* A l'amiable, lœ. adv. Par Toie de conciliation, sans procès. Il valait mieux traiter à l'nmiable, nos*. Letl. qui^t. »39. Si les affaires no peuvent pas être accommodées k l'amiable avec nos parties, id. Var. ». Il n'a pas tenu à moi que nous n'ayons terminé notre dlITérend k l'amiable, id. ^rrr. laa. La charité lea obligeait k s'expbquer àrumiabic avaerautear, m. f écrit. || Vente k l'amiable, vente dagri kgré.

— HtST. xii* S. Nai.wance plaine de sainteit, honoraulo al munde, amiaule as hommes, st-dern. p. 6*0. Il xiv s. Et ceulx qui tanlost font l'un k l'autre ouvres amlahlas, ilmonstrent par ce que il vcu- Vwit estre ami*, o«bsmb, tth. is». ||xv*s. Kt leur bailla eertaios article* assez amyables par escriul, OOMM. Il, a. Il avoit la parolle duulce et amyable, ID. IV, 7. IJzYi* t. Les supplians cstre traictez plus humainement, en consydaration de ce qu'ilx avoyoni de tous temps «sté bons et amiable* voisins. »»n Oor. i, »«. Ces salades me semblant bien a«' Milcas al amia- Wf 'xgard, douce, amim." lAiancirp, karot, im, iir. La maspris de la mort nous donna la goust pur et amiable de la vis W....T | 70. n asioit la plus doulx al la plus *'' « le* autras qu'il astoil poasiola, *>" '«■ Il estoil eourtois, el avolt U pa- 'wedMlM MamiaM*, id. SoUm, et. Conquérant fyf M* pMplaa par forw d'armaa, al gaignant T^yP^fy aaiaMe voya. in. Colon, 1*. Mithri- MM M* Mt tout la bon traittament et amiable re- •êM q«i luy tM peasibia, 1». «anMi, s*.

— mu. Boormlc. atmttmU; picani, amitabf;

AMI

• mteabU, wnigabU; damitaUUii , 4a

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