‹ Dictionnaire de la langue française (volume 4)Chapitre 124 sur 504 · METTRE · texte numérisé non relu

METTRE

AMITIÉ (a-mi-tié ; de trois syllabes) , s. /". || 1° Sentiment qui affectionne, attache une personne à une autre. Les liens d'une étroite amitié. Mon amitié pour vous. Rompre l'amitié. Retirer à quelqu'un son amitié. Bien placer son amitié. Une haute amitié. Les grandes amitiés vontjusque-là, pasc. édit. Cousin. La grande amitié que vous avez faite avec tout l'hôlel de Rambouillet, voit. Lett. t30. Oui, monsieur veut faire amitié avec vous et lier ensemble un petit commerce de visites et de divertissements, mol. le Mar. forcé, t2. L'amitié qu'il avait eue avec le roi Philippe, vaug. C?- C. 340. Mais enfin l'amitié n'est pas de même rang,Etn'a point les effets de l'amour ni du sang, corn. Ilor. m, B. Qu'aisément l'amitié jusqu'à l'amour nous mène! m. Héracl. m, i. L'amitié d'un grand homme est un bienfait des dieux, VOLT. ÛEdtpe, i, 4. Le capitaine prit amitié pour moi , mol. l'Av. v, 6. Leur tuante amitié de tous côtés m'arrête, id. ^mph.ni, (.Quoi! vous avez Nestor dans l'Hespérie, et vous n'avez pas su l'engager dans vos intérêts! Nestor dont vous aviez l'amitié, PÉN. Tél. X. Télémaque que Narbal prit en amitié, ID. ib. VIII. Si je ne vous aimais que d'amitié, j'avoue que je ne vous aimerais pas tant qu'elle, voit. lett. 23. J'ai cru qu'il était impossible qu'une personne qui fait naître de l'amitié en tous ceux qui la voient, n'en etlt point en elle, id. ib. 2B. Veut-il un prêtre qui s'insinue dans l'esprit des grands, qui aime mieux gagner leurs amitiés que leurs âmes? FLÉCH. Pan^jr. I, p. 343. || Par bonne amitié, de bonne amitié, à bonne intention. Quoi que ce soit qui apprenne aux hommes à persécuter leurs semblables, par bonne amitié.... dideh. Ess. surla vertu. Il 2° Affection profonde, tendresse, amour. Ta douleur, Dupéri^r, sera donc éternelle; Etles tristes discours Quetemeten l'espritl'amitié paternelle, L'augmenteront toujours, MALH. àDupér. Je voue à votre fils une amitié do père, rac. Andr. v, 3. ô Dieuil tant de respects, une amitié si tendre, Que de raisons pour moi si vous pouviez m'en tendre ! id. Andr. II, 2. Rarement l'amitié désarme sa colère, id. llitlir. 1 B. Je ne murmure pas qu'une amitié commune Se range du parti que flatte la fortune, id. Brit. m, 7. C'est une obligation de la nature que les hommes fassent les avances pour gagner l'amitié des dames, PASC. édit. Cousin. Vous me gâtez si fort par l'amitié que vous avez pour moi, que je ne puis plus être contente de toutes les amitiés que je vois dans les familles, sÉv. 316. Qui te porte amitié, c'est à lui que tu nuis, mal. i, 4. US" Laliaison, l'union des amis. I^s unions et les amitiés humaines, mass. Car. Offenses. L'illusion des amitiés de la terre qui s'en vont avec les années et les intérêts, Boss. Anne de Gonz. Sensible aux amitiés raisonnables , pléch. fanéfi. 1. 11, p. 496. Renonçant aux sentiments les plus naturels des amitiés et des bienséances humaines, id. ib. i, p. 366. Il 4° Objet de l'affection. On voudrait être l'amitié et, pour ainsi dire, l'idole de tout le monde, fléch. Serm. i, 244. || 5° Accord, relations entre nations. Il y a paix et amitié entre les deux puissances. Ma funeste amitié pèse à tous mes amis [alliés], rac. Mithr. uj, 4. || 6° Bienveillance.

Ce ministre a de l'amitié pour vous. Ménélas me reçut avec amitié, fén. ï'^J. i. || Faire amitié à quelqu'un, lui témoigner de la bienveillance. || 7° Bon office, service de bienveillance , don. Pleine do trahison, sans âme et sans pitié, Capable de tout faire, hormis une amitié, voit. Porfjies. La vieille Jiiisy donna presque tout ce qu'elle avoit à la duchesse de Noailles, et fit une amitié de 40 000 livres au cardinal d'Estrées, st-sim. <<7, 26 || Faire l'amitié de, terme de politesse amicale, avoir la bonté de, la complaisance. Faites-moi l'amitié de m'écrire. |I 8° Affection de certains animaux pour les hommes. Le chien a de l'amitié pour son maître. Il 9° Fig. Attraction, sympathie. 11 y a de l'amitié entre le fer et l'aimant. |{ 10" 5. f. plur. Parolesobligeantes, caresses. 11 m'a fait beaucoup d'amitiés, les plus tendres amitiés. Mme de Puy du Fou qui vous fait mille amitiés, sÉv. )B. Elle vous dit mille amitiés, ID. t9. Il vient de nous quitter en nous faisant mille sortes d'amitiés, id. 2t 7. || Proverbe. Les petits présents entretiennent l'amitié.

— HEM. î'aire amitié à quelqu'un, c'est lui témoigner de l'affection, de la bienveillance. Faire des amitiésà quelqu'un, c'est lui faire bon accueil, avoir pour lui des prévenances, lui dire des paroles obligeantes. Faire amitié avec quelqu'un, c'est se lier avec lui par le sentiment de l'amitié.

— SYN. AMITIÉ, AFFECTION, ATTACHEMENT. L'amitié a un sens plus étendu: elle suppose réciprocité, et, d'ordinaire, une certaine égalité entre ceux qui s'aiment. L'affection ne suppose ni réciprocité, ni égalité; elle exprime l'ensemble des sentiments bienveillants que nous ressentons pour une personne, même pour une chose. L'attachement est un sentiment plus vague, sinon plus faible que l'affection ; il consiste à tenir d'une manière quelconque aux personnes ou aux choses, à n'y être point inlifférent.

— HIST. XI' s. DeOz services et moût granz amistez, Ch. de liol. m. Par amistié, Bel sire, [je] la vous don, ib. xlvii. ||xii' s. Par amistié vous en faiz ci le don , Ronc. p. 29. E pur ço que li reis l'aveit tant eshaucié, Emustréli aveitsovent grant amistié. Th. le ilart. 37. || xiii' s. Car encor cuidoit-elle que ce fust amisté, Èerte, xv. || xiv" s. Premièrement c'est raison, pour ce que amisté est une vertu, ORESME, Eth. 228. 1| xv's. Lougis, ceste lance tenez ; En vostre main la porterez, Et ses compaignons aiderez : Je vous en pry par amitié, la J'ass. de N. S. J. C. Et envoya tantost par certains messages ces lettres et ces amitiés devers le duc et la duchesse, FROiss. II, m, 38. Ilxvi's. Comme s'il n'eust eu d'autres bornes pour limiter son amitié ou inimitié, que le droit et la justice seulement, amyot. Brut. et Dion, B. Mesurant ses amitiés ou inimitiés à la mesure du bien et de l'utilité publique, id. Aratus, t2. Il ne faut point trencher en deux une amitié; Un est nombre parfait, imparfait le deuxiesme, RONS. 264. Pour amitié garder, faut paroys entreposer, GÉNlN, Récréât. H, p. 247.

— ÉTYM. Picard, amikié; Berry, amiquié; provenç. amislatx ; catal. amistat; espagn. amistad ; ital. amislà; d'une forme non latine, amicitas, de amicus (voy. ami). Amicitia aurait donné amiesse.

AMMAN (a-mman), s. m. Titre de dignité que l'on donne en Suisse aux chefs de quelques cantons.

— ÉTYM. AUem. amman, de amt, fonction, et mann, homme.

AMMEISTRE (a-mmè-str') , s. m. Titre qu'on donne aux échevins de plusieurs villes d'Allemagne.

— JÉTYM. AUem. amt, fonction, et meister, maître (voy. maître).

AMMI (a-mmi),*. m. Plante annuelle de la famille des ombellifères, croissant sur le bord des champs, des prairies, et dont les semences petites, oblongues, striées, comptent parmi les espèces carminatives.

— ÉTYM, 'A|i|xi, nom grec de cette plante.

t AMMODYTE (a-mmo-di-f), adj. Terme d'histoire naturelle. Qui s'enfonce dans le sable.

— ÉTYM. 'A|ji|iûSÛTii? , de â(i|iO.;, sable, etSOeiv, entrer dans.

AMMON (a-mmon) (CORNE D'), voy. ammonite.

— ÉTYM. Ammon est le surnom de Jupiter, adoré dans un temple situé au milieu des déserts de la Libye. Les Grecs ont tiré ce mot d'ô[i|j[,o;, sable ; mais ils se sont laissés aller à leur habitude de chercher l'étymologie des mots étrangers dans leur propre langue. Ammon est certainement égyptien et signifiait bélier d'après Plutarque ; il figure sous la forme A'Amoxin dans Jérémie, 48, 2b ; ce qui montre surabondamment que le mot n'appartient pas à la langue grecque.

t AMMONÉEN , ENNE (a-mmo-né-in, è-n') , adj.

Se dit en géologie d'un terrain dans lequel on trouve des cornes d'Ammon.

AMMONIAC, AQUE (a-mmo-ni-ak , a-k'), adj. I) 1° Terme de chimie. Le chlorure ammonique ou chlorhydrate d'ammoniaque a eu le nom de sel ammoniac, parce qu'on le préparait autrefois d.ins la Libye, près du temple de Jupiter Ammon. || 2° Gaz amoioniac (voy. ammoniaque). || 3* Gomme ammoniaque, gomme résine d'une odeur forte et d'une saveur acre.

— IllST. XVI' s. Le sel armoniac, palissy, î4î. Il y faut appliquer ammoniac et galbanum dissoalt en vinaigre et eau de vie, paré,v, 20. De la gomme ammoniac dissoulte en eau de vie, id. r, 2t. Une lozenged'armoniac rozat, 0. de serres, »*8.

— ÉTYM. 'AiiiuDviaxo;, de 'Aiiiitov , surnom de Jupiter en Libye (voy. ammon) ; Berry , armoniac. Du temps de Ménage, l'usage voulait que l'on dît or* moniac.

AMMONIACAL, ALE (a-mmo-ni-a-kal, ka-l').

Il 1" Adj. Qui contient de l'ammoniaque. Sel, savon ammoniacal. i| 2° S. m. plur. Terme de médecine. Les ammoniacaux, médicaments excitants, diffusibles, formés par l'ammoniaque et ses principales combinaisons salines, telles que le carbonate , le chlorhydrate, le sulfate, l'acétate.

— ÉTYM. Ammoniac.

,tAMMONlACÉ,ÉE(a-mmo-ni-a-sé,sée),od/.Qui

contient de l'ammoniaque.

AMMONIAQUE (a-mmo-ni-a-k'), s. f. Terme de chimie. Alcali ainsi appelé parce qu'on le retire du sel ammoniac. On ne peut l'obtenir pur que sous la forme de gaz. Le gaz ammaniac, gaz ammoniacal, ammoniaque gazeuse, est incolore, très-âcre, trèscaustique. Ce n'est jamais qu'en dissolution dans l'eau qu'on emploie le gaz ammoniac; il constitue alors l'ammoniaque liquide.

.— ÉTYM. Ammoniac.

t AMMONIATE (a-mmo-ni-a-f), s. m. Amraoniure.

AMMONIQUE, adj. Tenant de l'ammoniaque.

AMMONITE (a-mmo-ni-t") , s. f. Terme d'histoire naturelle. Nom d'un genre de mollusques céphalopodes fossiles, appelés cornes d'Ammon, à cause de la ressemblance de la volute de leur coquille avec les . cornes de Jupiter Ammon représenté souslafigtire d'un bélier.

t AMMONIUM (am-mo-ni-om') , s. m. Terme de chimie. Nom d'un radical hypothétique composé, que quelques chimistes considèrent comme formant la base de l'ammoniaque.

fAMMONIURE (a-mmo-ni-u-r') s. m. Terme de chimie. Combinaison deTammoniaque avec un oxyde métallique, dite aussi ammoniate.

t AMNÉSIE (a-mné-zie),ï. f. Terme de médecine. Din* nution notable ou perte totale de la mémoire.

— ÉTYM. 'AjivTjoCa, de à privatif , et (ivdojiai, je me souviens (voy. amnistie).

t AMNICOLE (a-mni-ko-l") , adj. Terme de zoologie. Qui vit sur le bord des rivières.

— ÉTYM. Amnis, rivière, et colère, habiter (voy. culture).

AMNIOS (a-mni-os'), s. m. Terme d'anatbmie. La plus interne des membranes qui enveloppent le fœtus. [L'enfantl était moins comprimé dans l'amnios qu'il n'est dans ses langes, j. j. rouss. Ém. i.

— HIST. XVI' s. La seconde tunique est appelée amnios ou agnelette, paré, xviii, 7.

— ÉTYM. "Aiivioç, d'agneau, sous-entendu 0|xt,v, membrane : mot à mot, la membrane d'agneau. L'amnios a sans doute été ainsi dénommé à cause de sa mollesse. "Aixvio; vient de âiivo;, qui est le même que àpvoç, ancien latin arnus, puis agnus (voy. agneau).

t AMNIOTIQUE (a-mni-o-ti-k'), adj. Terme d'ànatomie. Qui appartient à l'amnios.

AMNISTIE (a-mni-stie) , s. f. || 1° Pardon collectif accordé par le souverain. 11 fut compris dans l'amnistie. On donna une amnistie générale au duc de Rohan, anqoet. Ligue, m, 366. |] 2- Par extension. Ces jubilés qui amènent les pécheurs à l'amnistie de la religion, chateaub. Génie, m, v, 6

— SYN. AMNISTIE, -GRÂCE. La grâce est individuelle ; l'amnistie est collective.

HIST. xvi* s. Pardonnant tout le passé avec

oubliance sempiternelle de toutes offenses précédentes, comme estoit l'amnestie des Athéniens, hab.

dans MÉNAGE.

— ÉTYM.'A(jivTi(jTia, deàprivatif, et |xvoojjiai,jeme souviens, au parfait |i£|tvT,ii»i, de même radical que le latin meminisse, memoria (voy. mémoire). Rabelais disait amnestie, reproduisant l'orthographe grecque; nous disons amnistie, reproduisant la prononciation dans laquelle l'êta a le son de Vi.

Itt

AMO

AMimni, iK («-mi» f fan. jxmd.

Lm eiMb lU U r«baUk<ii .1 >* •'>''<'<« l^*

aosMiéi rsolrtrani dao* m i>ay>.

— «mi. ÀnmisH*

AMVtJrnKR (»-roni-«ti-4), t. •. Aoeord«r une

lllllmlin

AMuDUTKim (â-ino-dl-4t«ur), I. m. C«hii qui |ir«n<l un* tnrra k ferma.

— BTYil. Amodier.

AMODIATION (•-ao-di-a-cion), i.f. Bailiferiui il'iiiMi tflrrA.

f.TYM. ,<mo(/i»r.

AMilinP.. f.K(n nwMli-é.ée), part. poW. Terre

f-n argent.

'li-4) , V. a. Donner à ftfrme.Syno-

— MlST. Mv* t. Admui'lior ou iboumer du »in k Tendre en deliil, du canoë, amodium.

— rrrM. Ilavlat. admoHian, de ad, à (Toy. À), •tmMhM, me(ur« (roy. moop.).

AHOUTDU, IK (a-moin^iri, drie). part. paué. Lm revtnui kinoinilris par le* impôts. L'auloriti royaJe aœoindno.

AMOINDRI! (a-moin-drir) , r. a. || !• Kendre moindre, au propre et au figuré. L'éloignement amoindrit laaobjala. 8aign<!ur. l'il T0U5 plaiuit d'entendre ma défonia, PoMible que l'etcuso amoindrirait l'offiMMe, laiiTAN, M. de Chrispe, v, ï. ||a' Absolument. Lee lunette* qui amoindrissent , pasc. Ptnt. pari, i, art. ï. || 3* Y. n. Devenir moindre. Va- Ire retenu en amoindrira considérablement. || 4* S'amoindrir, V. riH- Son revenu s'amoindrit tous les Jour*.

— HIST. xu< s. Kt ai rostre pénitence estolt amanrie, ST-BERN. 671. Il xm* s. Il laissa le pleuvoir, s'amenri la froidure, BnU, xui. Par sa très grant convoitiee, il amenritçoit cescun jour 1rs garnisons fjirovi.iion] do laiens, Chr. de flai'mt, tll.jlxiv s. ■ais pourtant sa perfection Amoindrira sans flctiffi, Kt mercure ne sera plus Parfaict, Trait. d'Alch. soo. Il XV* s. Je ne di mie que nous <'ilToilili>sions ni amcndrissions l'héritage do monseigneur de Flandre, raoïss. Diicouri de Jean Lyon, u. ii, t-'i. Kt pour ce que les pourveances de la cité commencerentkamenrir, kroim. i, l, 433. Et virent bien que on la fln ils ne le pourroient tenir [le pont] ; car les Anglois croissoieni toujours, qui issoient hors de Calais, et leurs gens amenrissoient, id. i, i, 327. Et Toulent les aucuns dire que on trouva les viandes toutes cntiori's (jue on lui avoit portées, ni rien ne les avoit amenncs au jour do sa mort, id. ii, m, 4 3. Il XVI* s. Quand il n'y auroit autre mal, il [Dieu]

est amoindri de sa dignité, et est rendu conlempti- Ide, CALv. Insl. 2«B. Croistre je voy d'un coslé ta douleur. Et amoindrir d'un autre ta couleur, makOT, II, 117. Il se retiroit en sa maison, où tant de compagnie t'allolt voir, i|ue sa dépense n'amoindns- Mit guère en son ménage, haro. Nouv. lix. Il dcolara à le* compagnons son entreprise, snn.': en amoindrir le péril , d'aud. Ilist. m, u. Son obligation t'en amoindrissoit et luy en pc'.»3it moins, MONT. I, «t.

— GTYM. À et moindre. Une des anciennes fomics le moindre était mfndrt, d'oA l'ancien verbe amfndri'r ou ammrir.

AM()IXUUISSKMRNT(a-moin-dri-«o-man), ». m.

Actiun de rendre moimlrc. L'amoindrissement do Yotro fortune, do son crédit.

— IIIST. XVI* B. U fln du discours fut un jurement lie fldclité enir'eus, et l'amoindriasement des (iuis.in<. n'AUn. Ilist. i, 104.

— f.TYM. Amoindrir.

t AMOI.SK{a-moi-ï), I. f. Voy. moisk.

AM(»I.LI. lE (a-mo-li, lie), part. paeti. \\ 1* Rendu mou. La terre amollie pir les pluies. || 1* fînervé. Amolli p«r Im voluptés. || 8* Se dit, en gravure, dos en v'iques, qui ne sont pasassez ressentis.

' a-mo-lir), «. a. ||i* Hendre mou. La

cii.ii- il .11 M iiNt la cire. Il 7* Fig. Enerver, adoucir. Amollir le courage. N'.imollisseï! |mi» l'enfaiico dan.n le* délice*. Pour amollir son cœur, je n'ai rien négligé. CORN. Poly. V, 4. Une larme d'un fils peut «mollir sa haine, to. Ao.fnq. n, «. || S* S'amollir, 9.r^|l. Devenir mou. La r M i la chaleur.

Il 4* IVvenir efféminé. S . >; tes délices et

l'oîiiïeté, rtN, r/l. III. Il fi- - i ! 11 r. Son Cœur s'amollinaitpardegré.s.rour.ik'e' i!q«'ntnolli*Hent,coRi<. Hor. Il, «. ))•• TeriDe de in«nna. Le vent s'amollit, devient aoilu tMnL

-: MI»T. sti* a. Re U char*, §• aie ditt asprcs

M l-atimiet A Impalimea, u, «a «le ditt lo-

, «a f'tiDBllem k Intnre, Joh. 4M. || xui* ».

" " que il vint p*rier k

AMO

trièrent ensamble liiqiiea, et li laiH' , etc. m. M VAi.. -. >-'i'.

r U hiaus parier* duci cbera-

I Danger] «e *et bien amoioier, r ,ir ioploler, Ja lime, »I47.

y . ' irouié De lermei l'on vilain buusé, Ml la cuuviiit amuloier, ib. imor. Moult a dur cueur qui n'imolie, Ouant il trove qui l'en supliu, il). .r.'B5. Il XIV *. Car onque* )>our prières son cuer no s'amoli , Guetel. it**ti. Cuidiés-vous pour menaces nous soion< osliabisT Nous cuidiez-vous trouver tellement amollis Que noiu rendons k vous si tost nos edills?.. ib. 3<a7M-il<M. ||xv* *. Cet exemple amollis grandement le courage du roi d'Angleterre [fléchit U rigueur], rRoiss. i, i, aïo. .Son cueur no se admoUit jamais, comm. iv, is. || xvi* s. 0 bienheureux tomlieau I la manne, comme rosée tomlianla de l'air serein, puisse amollir ta picrrul TvER, p. 607. U le pria d'amollir son courage un priant, AMYOT, Sytla, 4«.

— ÉTYM. À ot mou. Dans l'ancien français, il y avait doux formes : amolir et amofi>r ou amoioier.

AMOLLISSANT, ANTE (a-mo-li-san, «aa-t'j, ttdj. Des voluptés amollissantes.

AMOLLI.<i.SKMKNT (a-mo-li-*e-man) ,(. m. Il l'Action d'amollir; état de ce qui est amolli. L'amollissement do la cire. Il 2* Fig. L'amollissement du courage.

— HIST. XVI* s. Et un amolissement aux courages de seascn'iteurs, d'àL'ii. Hitt. u, 14.

— ÉTYM. Amollir.

t AHOMACËES ou AMOMÉES (a-mo-ma-lée ou a-mo-mée), i. f. plur. Kainiik> de plantes monocolylédones, vivaces, voisine des orchidées.

— RTYM. Amnme.

AMOME (a-mô-m'), f. m. Terme de botanique. Genr: do plantes presque toutes exotiques, et (louées, en général, d'une saveur piquante et aromatique.

— ÉTYM 'AjiMiiov, a.'omato de l'Inde.

AMONCELE, ÉE (a-mon-se-lé, lée), jmrt. ftaué.

Les cadavres amoncelés autour do la redoute.

AMONCELER (a-mon-se-lé. J'amoncelle; j'amoncellerai ; j'amoncellerais; j'amoncelai ; amoncelant ; quelques-uns mettent un accent grave et une seule I .j'amoncèle, j'amoncélerai), r. a. || i* Mettre en monceau. Amonceler des gerbes. || J* Kig. Amonceler des richesses. Amonceler les preuves , les citations. || 3* S'amonceler, V. rifl. Etre mis en tas. Les nuages s'amoncellent.Les figures, l'onyx, le cristal, les métaux Partout sur les buffets, sur la table élincellent....et partout s'amoncellent, a.ch&nier, 4». || h^g. Hélas! je vous le dis, ne vous endormez pas. Tandis que l'avenir s'amoncelle Ik-bas, v. Huoo, Crtp l&. ||4* Y. n. Kn termes de manège, se dit d'un cheval bien ensemble, bien sous lui, et qui marche sur les hanches sans se traverser.

— IIIST. XIII* s. Il amoncelé or et argent Por lui loveret essaucier, Theophilut. Et en l'esperita de ta forsonerie suni amoncelées les oves [eaui], l'taulif r,f* I «3. ||xiv* s. Car ladoucc parole los amis amoncelé, Ci'rarl de Roa. v. I178. || xvi* s. Nous sommes toiiLs coniraincts et amoncelé?: en nous, et avons la veue raccourcie k la longueur do nostre nez . mont, i , 170. Lors la cholere et la fureur, s'emnioncelant en un , esclatte touts ses efforts k la première charge , ID. III, 361. Je lui 8ppri«k escrimer des deux bras, k s'amonceler le ventre, k reculer la teste, k la l>ordeliner do Imnne g-ace, d'aib. fonf. ii.l. U a le front refrongné, ridé et i>moncel6, ses cheveux se hérissent, par<, Introd. iR. La tunique cornée se ride et se amoncelle, m. iv, «. Aucunes fois les veines sont courliées et repliées en plusieurs circonvolutions emmoncelées, ID. XI, 11. I-a pluspart clu bled en roulant s'emmoncclle dans le fons des lignes, 0. DR SERRES, M 3. Pour Tuider l'humeur que rendent les olive* estan* amoncelées, o. os asaRES,

— fTYM ^ 't monceau; picard, amontkeUr. Atli'Ni ! I I I MKNT (a-mon-*è-le-m*n) , s. m.

Actio'i Ilt; étal de oe qui ett amoncelé.

L'amoncellement des sablai, k remltouchure dra rivière*.

— r.TY¥. Ammeeler.

AMONT(a mon), i. m. ||1* t.» haut d'ofk descend un fleuve, une riviÂre, par o,' :iiasquia*t

dil aval. Pays d'amont, pays le pays •<•

tué dans le haut du fleuve, .i- •» nviire. || Kn amont de, au <les.<ius de. En amont de la Tille.

II t* Vent d'aoïnnl se dit, sur les cAtes oO la terre ett au levant , de tout vent qui >oum« de l'un Je* point*

Page 1