‹ Dictionnaire de la langue française (volume 4)Chapitre 127 sur 504 · AMPLEMENT · texte numérisé non relu

AMPLEMENT

ample. Quand i^

Kt r '■'* I-

avec

un jev. . : , ^ i .

I, 4. J'en dirai quelque jour les raisons amplemei,' LA FONT. Fab. vu, «s. Vous en serex unlAt ii; struits plus amplement, bac. Jfi'lAr. ii, i. Ella t'a; plaudirade cet illustre effet, Kt croira Nicomèda ai:, plement satisfait, corn. Nicom. v, «.

— HIST. XV' g. Ainsi que plus amplement aieliar gé au dit Chambonvousescripre, Lettre de Loutsx: Bibl det Chartrt, 4' série, 1. i, p. îl.||xvi« Nous en avons plus amplement et plusdiligemmiii; escrit ailleurs, amvot, Tarn. 3i.

— t.T\V. AmjAe et ment; provenç. amplamen . espagn. ampliamente ; ital. ampiameni».

AMPLEUR (an-pleur), ». f. || f étendue de eenn est longetlan;e. O manteau a de l'ampleur. t| f Ki, Ce style a de r.ini|ileur

— ÉTYM. Ami

t AMPLEXA1 II I :<ij. Sedit, .

botanique, de U ii'm ui,.-, qu.iim i-m- iriTclupi '• reste de l'embryon.

— ÉTYM. >4tnp/«carf, fréquentatif de ami.. (voy. AMri.F/;iiK).

t AMPLEXICAULE (an-plô-ksi-kW), ad], l'a de liotanique. Oui embrasse la lige. Feuilles an: plexicaulus.

— ÉTYM..i4mp(«xu>, qui embrasse (voy. ample. TlP). et cnulit, tige (vov. CIIOD).

t AMPLEXIFI l'ii ■ •f-ksi-flo-r';, o^;. Tanni de iKiLiiiique. {.<'■ 1» Heur.

AMPI.IATIF. 1\ !-.,..(, |:i •' •■■■■■■ -•■ "I-"augmente, qui ajoute. || S* i

motampliatif, expression a:.., v

pliatif, mot dont s'est servi Iteauzée pour i: notre superlatif absolu. || Ne se met qu'après i stantif : Bref ampliatif, bille amplialive.

— ÉTYM. Provenç. nmpHatiu (vov. »»PlJ«TTf>"i). AMPLIATION (an-i>!i-« «lion; ! "

vers), ». /■. Il 1* Le double. U

il»' Ente- ' '

pliation, i'

moyens om <

tation decapacr L'ampliation de : - ,

— HlST. XVI* s. ii fist lire son pliation [étendue] duquel il» fi • ment esbahy»; car il soustl'authorité aux gouTcmour que.... CARL. V, 11. r

reur, qui tant le prcs'

ration et ampliatioo de iik<.'

tion est ampliation ou aui

w.1,,1,.,. on longueur, larrci... : ,.. .

■ An\pliatio, de ampliarr, do a- (MPLE).

t \ y (»n-pli-é , ée) , port, paeté.

} .v^■l I I ! t-Tenne de

qui I un ttrme,

longer .smpiier uncnminei, retantersaoondamn. tion. Il t* Kn lannaa d'hiaioira BatanOa, nndre piu' ample.

— ftTTM. Amptiên, ra«lf« aMpIt , da amfUtu . ample.

i AMPUnANT, AHTB (an-|«ii-fi-an,an4'). Ml

AMP

AMP

ami:

y. ri

Terme ae pliysiiiue. Qui grossit. Le [lO'.ivoir amplifinnt (l'une !o\ipe.

— Rtym. Amplifier.

AMPLIFICATEUR (an-pli-fi-ca-tcur), s. m. Celui qui amplifie. || Il se prend en mauvaise part.

— ÉTYM. Ampli ficator, de amplificare , amplifier (voy. AMP!.!Fii;n).

t AMPLIFICATIF, IVE (an-pli-fi-ka-tif, ti-v"), aâj. Terme d'optique. Qui sert à amplifier. Le pouvoir amplificalif (les lunettes a.stronomiques.

— ItTYM. Ampli fier.

AMPLIFICATION (an-pli-fi-ca-sion ; rie six syllabes en vers), s. f. || 1° Terme de rhétorique. Figure qui consiste ;\ amplifier ceque l'on dit, par l'(5numérationde-! détails. || 2° Le plus souvent, au moyen de cette figure, développement d'un texte, d'un sujet. Il 3° Devoir oilun élève développe un texte, un sujet donné. Amplification française. Amplification latine. Il 4° Augmentation du Tolume apparent des objets, à l'aide des verres et des lunettes.

— lîTYM. AmpHficaiio, de amplificare, amplifier.

AJlPLII'lfi, J5E(an-rli-fi-é, ée), part. passé. Récit amplifié.

AiMPLlUFR (an-pli-fi-é), V. a. || 1° Développer par le discours. Amplifier une pensée. L'un écrivait sous sa dictée [de Napoléon] les phrases ampoulées dont il amplifiait ses ordres du jour, p. l. i.onHR. Lett. Il, 240. Il 2° Exagérer. Amplifier une nouvelle. Il 3° En optique, grossir, en parlant des verres, des lunettes. Ce microscope amplifie beaucoup les plus petits corps. On est parvenu à faire des objectifs qui amplifient considérablement.

— HIST. XVI' s. Heraclides amplifia la nouvelle véritable deceste prise de Rome, amyot, C(7m. .39.11 alloit soubz main amplifiant sa propre puiss:mce, id. AflésH. 5. Il faut que promptement le chirurgien amplifie la p'aye, paré, ix, 3. Un corps, pour amplifier en cbarnure ou gresse, n'est pa.s dit s'augmenter, II). Inirad. 9. L'Empereur continuoit cependant sa poursuitte de faire confermer, déclarer et amplifier ceste ligue, y comprenant Testât de Gennes, m. nu hell. iso.

— ÊïYM. Amplificare, de amphts, ample (voy. .AMPLE), et ficare, fréquentatif de facere, faire; piovenç. et es]>agn. ampliftcar; ital. amplificare.

AiHPLISSI.MK (an-pli-ssi-m'), aiij. Ancien titre Jomié au recteur de Tuni-Tsité de Pans.

— r.TVM. Amplissimu.. , .juporlatif de o?np/us, ample (voy. ample).

A.MrLlTDDE (an-pli-tu-d'), s. f. || 1° Etendue en largeur et eu longueur. Dans l'amplitude et immensité de la nature, pasc. idit. Cousin. L'un est force et l'autre est amplitude, m. Gc'om. ||2'' Terme de géométrie. Ligne comprise entre les deux extrémités (le l'arc d'une parabole. || 3° Terme d'artillerie. Ligne droite quisous-tend l'arc parabolique décrit par un projectile sortant d'une bouche à feu. L'amplitude du jet. Il 4° Terme de marine. Arc de l'horizon compris entre lepoint oii un astre se lève ou se couche, et l'est et l'ouest de la boussole. ]! 5° En astronomie, courbe décrite par un astre depuis le point où il solive jusqu'à celui où il se couche, et dont le milieu indique le méridien.

— SVN. AMPLiTonK, poriTiîE, en parlant d'une piéced'artillerio. L'amplitude est la distance mesurée depuis la tranche d'une bouche h feu, qui est horizonlale, jusqu'au lieu où, s'il n'était arrêté dans sa course, le projectile rencontrerait le plan horizontal passant par son point de départ. La portée est la dislance à laquelle une bouche à feu peut chasser sou projectile, legoarant.

— HIST. XVI' s. Considérant apri';s à part moy les autres provinces selon leur amplitude, ou petitesse, jejugeois que.... langue, 233.

— lîTYM. Provenç. ompittul; espagn. amplilud; ital. ampHtudine ; d'amplitudo , de amplus, ample

(voy. AMPLE).

AMPOULE (an-pou-r),s./'. 111° Fiole, petite bouteille. Inusité en ce sens, excepté dans la locution, l.a suinte ampoule, la fiole qui contenait l'huile cfinsacréoàl'onction des rois de France, et que Ton croyait avoir été apportée à Saint-Remi par une colombe pour- le baiilème de Clovis. Henri IV fut couronné à Chartres et oint del'ampoule de saint Martin, volt. mœurs, t'-i. Il 2° Petite tumeur formée par la sérosité épanchée entre le derme et Tépidorme. Le roi des Indes en eut des ampoules pour ijuinze jours, volt. Dahyl. 1. || 3° Terme de botanique. Nom vulgaire do certains renllements pleins d'air qui se voient sur plusieurs espèces de fucus.

HIST.xu's. Pluisurrei le [St-Thomas] requièrent

eudreit pèlerinage. Prélat, moine reclus el maint

DICT. DE I.A LANGUE I^'HANCAISK

enpoiiuage ; K anipude-s reportent en seigne del veago. Th. le Mart. iss. En semblance de vin et d'ewe fait user Deus son sanc par lemund pur les anomes salver; Enewe et en arnpoles fait par le muud porter Le sanc do saint Thomas pup- li plus honuror, ib. <.'>9, || xiii' s. E fu sacrés h Rains ?i roi etenoinsde la sainte ampoule, que Diex envoya doscius en terre à saintRemy, C/tr. de lia-'is, p. 3. Il xvs. C'est de la sainte ampoule dontmonseigneur saint Rémi consacra Clovis premier rois chrestien qui fut en France, fboiss. n, il, 74. || xvi' s. De peur qu'il ne survint dos pustules ou empoullos.... je troiivay les endroits où avoient touché les oignons n'avoir aucune vessies ou empoulles, pabé, ix, I" Di.ic. Ainsi que vignerons qui ont es mains Tempoule -K force de bêcher.... bo.ns. 427.

— f.TYM. AmpuHa, de amp pour amb, autour (voy. AMHE), et àe olla, vase (voy. oetlaire) : c'est-à-dire que Tampoule est un vase à ventre ; proven(;. ampola; ital. ampolla.

AMPOULE, ÉE (an-pou-lé, lée), 0(^7'. En fié, en parlant du style. Discours ampoulé. Phrases ampoulées. Pour savoir former quatre vers ampoulés, RÉGNIER, Sat. IV. Ni d'un vers ampoulé l'orgueilleux solécisme, boil. Art p. i. Que devant Troie enflamma Hécube désolée Ne vienne pas pousser une plainte ampoulée, id. ih. m. Jouet de leurs caresses traîtres.ses, do leurs compliments ampoulés, j. j. Rouss. Prom. 8.

— SYN. ampoulé , EMPHATIQUE , BOURSOUFLÉ.

Trois qualités défectueuses d'un style qui dépasse la mesure. Emphatique marque Texagération, et indique que Ton fait paraître ou briller les choses plus qu'il ne faut. D'après Marmonteî, on appelle un style, un vers, un discours ampoulé, celui où l'on emploie de grands mots ci exprimer de petites choses. Bousoulié exprime une redondance de grands mots vides de sens et d'idées. On remarque que, seul de ces trois mots , emphatique n'a pas toujours une signification défavorable ; par exemple, dans cette phrase de Bossuet : En marquant ce passage décisif, on aurait fait entendre d'abord que le terme être appelé, loin d'être diminutif, était emphatique et conlîrmatif.

— HIST. xvi' s. Je trouvay l'autre cosié tout empoullé, PARÉ, IX, I" Disc. Etrapporteaulogislesdeux mains empoulées, rons. 894. Maintenant que Thyver de vagues empoulées Orgueillit les torrens.... ID. 278. Et ceux qui de gands emplombez Meurtrissoient la chair empoullée, ID. B2i. Les autres sont trop empoulez et presque creux d'enfieures comme hydropiques, lesquels pensent n'avoir rien fait d'excellent, s'il n'est extravagant, creux et boufi'y, ID. B84. Beaucoup plus empouUé que plein de majesté, ID. 6(i0.

— ÉTYM. Ampullatus, à'ampulla , ampoule (voy. AMPOULE); provenç. ompi(Z/ios; ital. ampoJioso. Dans le XVI» siècle, ampo«?(! s'employait aussi pour signifier alTecté d'ampoules.

■ t AMPOULÉMENT (an-pou-lé-man) , adv. D'une manière ampoulée.

— UEM. Rien n'empêcherait de se servir de cet adverbe , qui est autorisé par un ancien usage.

HIST. XVI" s. À mon commencement, quand

Thumeur pindarique Enfioit empoulément ma bouche magnifique bonsard, 126.

— ÉTYM. XmpouW et wient.

t AMPOULETTE (an-pou-lè-f), î. f. || 1° Terme d'art militaire. Cylindre do saule, d'aune ou de tilleul, qui sert à fermer Treild'un projectile creux et à en contenir la fusée. || 2' En termes de marine, se dit de deux petites fioles opposées Tune à l'autre par leur orifice, et formant un sablier dont on se sert pour mesurer la durée d'une demi-minute.

•j-AMPULLACÊ, ÉE(an-pul-la-sé, sée),adj. Terme d'histoire naturelle. Qui a la forme d'une ampoule, d'une vessie ou d'une bouteille.

— ÉTYM. Ampulla, ampoule.

AMPUTATION (an-pu-ta-sion ; de cinq syllabes

en vers), s. f. Terme de chirurgie. Opération par laquelle on sépare du corps, avec Tinstrument tranchant, un membre, une portion d'un membre ou une partie saillante, telle que la mamelle.

— IIIST. XVI' s. Lorsqu'on veut faire amputation d'une jambe.... paré, x. 2i. L'amputation des testicules, m. Au lecteur.

—ÉTYM. Amputatio, amputation (voy. amputer).

AMPUTE , ÉE (an-pu-té , tée). || V Part, passé. Un membre amputé. || 2° S. m. Les amputés éprouvent souvent des douleurs dans le membre qu'ils n'ont plus. Un amputé, celui qui a eu un membre coupé.

AMPUTER (an-pu-té), t'. a. Faire une amputation. AiTi|nilfcr un membre, le sein.

— lllST. xvr s. Si on connoil par le contram que ce- tumeurs se puissent amuutor, il y faut prc ■ céder comme s'ensuit, paré, v, >7.

— f.JSM. Amputare, do a"i, amb, autour, e putare, couper, laillor (voy. putatif).

t A.MSCILVSPAM) (a-mcha-spand),s. m. Tornîr do la mythologie des anciens Perses. Les sept ani cliaspands,les sept esprits purs, dont Ormuzd est ic premier, et qui. sous la direction d'Ormuzd, son; les auteurs de la création.

— ÉTYM. Zend, ameshd çpeiilâ , de ameslid, immortel, et çpenti, saint.

AMULETrE(a-mii-!è-t'), s. »i. Objet qu'on porte sur soi par superstition, dansTidée qu'il préserve dos maladies ou des maléfices. C'est une espèce d'amulello que les amants portent volontiers, J. J. ROUSS. //{''. II, 28. Théophraste raconte que Périclès malade montrait à un de ses amis certains amulettes que les femmes lui avalent attachés au cou, p. l. corn.

lett. H. 376.

— REM. Amulette ne se trouve dans le Dictionnaire de l'Académie qu'à parlirde Tédilion do I7ei, où il e^t masculin; cependant c'est un mot plus ancien; car il est dans d'Aubigné, qui Ta fait féminin. Chateaubriand aussi Ta fait féminin : Mon hôte avait des amulettes suspendues au cou, Ilinér.T'. Dos grammairiens ont demandé que, prenant en considération la désinence ettc, qui est partout ailleurs féminine, et l'usage, (jui n'est pas assuré, on donnât le genre féminin à ce mot, contre Tétymologic il est vrai, mais en raison de l'analogie des désinences.

— SYN. AMULETTE, TALISMAN. L'amulelte cst desU né à préserver du mal, des blessures , de la mort Le talisman est tout objet auquel des idées supersli lieuses font attribuer le pouvoir d'exercer une influence extraordinaire.

— HIST. XVI' s. La frayeur croissoit avec les artifices exquis des voluptés, quand monsiijur le convertisseur y mit la main avec des amulettes pluspuis- .santes, d'aub. Conf. i, 7.

— ÉTYM. Amulctum.

■j- AMUNITIONNEU (a-mu-ni-sio-né), V. a. Pourvoir une place des munitions nécessaires.

— ÉTYM. A et munition.

AMURE (a-mu-r'), «./■. Terme de marine. Cordage fixant le point d'en bas, nommé point d'amure, d'une ba.sse voile qui se trouve au vent (voy.

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