I. — ÎO
ANT
f. m. Ttmê d« méitadiifc «jmonym» d« vram-
tmi. 'Avtl, contre, «t ni»<«' f AlirniRlll«(»n-t*-ml»')i »• ">• I '•<"•-
nique. Nom Kienliflque de Uuinoiniuu.
— CTm. 'AittlkU.
\\Titrni' ' ■ •' -'" - f Terme de boUni<iue. |. lie, arant la fteonda-
ii.„., .' ,^..... ., ;.jcondante.
— tTYM. 'Av^iipét. fleurusant, lequel Tient de
i.ri;:. r.-'ur.
\ i. f. Tornie île boarl «le» cryplogamei.
'' r), adj. Terme de
qui porte.
.. :.ii, ri-n"), fl<y. Terme lesqul Vivent mirlna fleuri.
t AKTlir 1
boiani';
— ri
f A> I iii I I ■! iHiiK (nn-té-ro-lo-jie), t. f.Xerme de tM' " "'"^. Ixuri.
I (Toy. ARTHtu), et
iA>i o-fa-j'),#. m. Terme
de io(> re».
f AMHi -I i'iuc.
Kniomh . 1 aient
quand elles s'épanuuiss'':
— RTY«. 'Avftn^ic, ini:
AÎKTIIOI.001K (nn-to lo ju), «. ^. || f Choix, collection de fleurs. {| l'eu usité au propre. || t'Kig. Hecueil (le [■' ' ' ' lisn. L'antholo-
gie Krecijue. M. (le La Ho-
ehetto noii5 ilw ,,. > ......... ... i-, anthologie ? p. L.
corMim, l.td. II, 57. Il 8* En histoire naturelle, traité des fleurs.
— ÊTYM. 'Av«oi<)T(«, de dv^o;, fleur (voy. ANthCrk), et de )ôyo«, discours (voy. looioue).
t APrniOPIIAGK (nn-to-fn-j') , adj. Terme de loolgie. Oui m.nnge do» fleurs, qui Tit do fleurs.
— KTYM. '.Av'io;, fleur, cl ♦«Y'", nianger.
t A>TU()1'IIII.K (an-to-fl-l"), adj. Terme de zoologie. ' . .11 .1 ,...!.. 5urlesncur«.
— f; .<o;,ami.
tA.Mii .11 .u r'), arfj. Terme do Jxv
taniqiio. (.<ui porto une ou plusieurs fleurs.
— CTYI. 'A>0o;, fleur, et çoç»*;, qui porte.
t AimiORK (an-to-r"), t. m. Terme do botanique. Ksp-'re d'arnnit (o^oni«um nnihnrn, L.).
— f.TYM. I aire, et Ihora. »«■ .;u'on sir" '~ * M. ijufiiji .ui'iiu fUiil un c. inonculo.
, AMiliiii ^11 lo-ri-sm"), #. m. Terme de
rli.'i ri'pM'. ntion, sorte de correction
y.-xr lii|iii'lii- . un mol pour en mettre à
la place un autre qu'on regarde comme plus fort ou plus exact.
— £TYII. 'Avt'i, contre, et ipisiii;, définition (Toy. noRiio!»).
t AîtTIIOSTOMF (.■in-to-sto-m'), adj. Terme de zooln^ic. Sa dit ilo cerLiins animaux dont lal>ouche est (•iit..M/,- .r inpondicc» qui lui donnent l'apparence i'
— > :, fleur, et 0Ti|ia, bouche.
t AMHOZDAIHR (anto-zoé-r*), aitj. Terme de tooloitin ■^ 'lit il'animaux qui re.ssemblent plus ou moi 05
— f ' . fleur, et (^«ipiov, petit animal, f AMiiÉ(Ai.i^t^.HE(an-tra-si-re-rO,ad>. Terme de
tn:n. r»logie. Qui contient du charbon ou de la bouitln.
— trr\H. Anthrax, charbon, et firut, qui porte, t A!«T1in.\(:iTF, (an-lra-si-f), ». m. T.:in.' .l'his-
l..ir*' D.Tluri'!.' ( .1' l"'!.i> presque « (II' [.ruic [>'•< r..'.i 1. • jrop^n*"!!, i! comme la li transition..!
Ctr.*, «Il il.'
au milii-'i .!■'. .-■
^A^ iriiK(aD-tra-eo-ll-t'},(./'.L'undes
noms le.
— ^H."' A"""".' charlxin, et >i9o;, pierre.
t AimiRAWTIIfBK r^n m ko If ri.r.m Tormi' d« toolacie . „t on
tra«f« Im .' ..^
tt •• l«nniDan'
ANT
grfrne. Le roi eut un anthrax au cju qui ne parut d'abord qu'un clou, mais qui donna lieaucoup d'inquiétude, »T-siM. aa, 1*4.
— IIIST. XVI» a. Ctiarbon, aothrax peatifereux, rAat, V, 7.
— lîTYM. 'A»«p^, charbon; ainsi dit k causa que la surface —■■i.' •-• .«n.!.!.. ri.-.r(.^.r.nAi.
t AMTIM ' "1
miis^<'«, 'I:' ''■■
Taste les colloclions.
— ETYM. 'A-.0(>T,v»i, sorted'abedlesauTageou guêpe.
t A.N'niBOI'f.lKN (antro-pé-iin), adj. Terme de géoloifii'. 5m! dit du terrain appartenant k la formalion i' "
homme.
fANM. m'),adj. Qa\
a forme ■ décès ani-
maux ani! , ' 'J- "nitt.
— ETYM. Mol hybride et mauvais, d'diiOptMtos, homme, et forme; dites anthrnjmmorphê, si tous voulez tous servir d'un mot grec.
t ANTHROI'OfiRAPIlIE (an-tro-po-gra-flc), t. f. Terme «lidactiquo. Description de l'Iiorome, en tant qu'Ctre faisant partie de la série animale.
—ETYM. "Aï'ipKoixo;, homme, tt^fiiftn, décrire
(TOy. CBAPIIIOrE).
I .^NTin">i">Yi>v 'in (ri..™>.i.d'), t.m. Terme de I -^ les ancien» géo-
logii' unes.
— ETYM. 'AvOoMnot, homme, et lito;, forme.
t ANTHROI'OKAIE (an-tro-pi>-k6) , ». m. Brûleur d'hommes. l.cs plu» barbares des mortels étaient ces reclicrrheur» anthropokaics [les inquisiteurs), tolt. Bahyl H.
— ETYM. Mot forgé par Voluire, de ivOpomoc, homme (voy. an'hibopolooif), et xaUiv, brûler (voy.
CAUSTIOI'K).
t ANTlIROPOlJlTRIK (an-tro-no-l»-lrie) , ». f. Adoration d'un homme comme s'il était un dieu.
— HEM. L'Académie met un accent circonflexe & idoWrie, et n'en met pas au simple latrie. C'est une anomalie. Pour anthropoldlrie . il faut sans doute suivre idnldtrie plutfit que latrie.
— ETYM. 'Av0o»itO5, hommQ, et X«Tpf{a, adorati' ■
t ' iK(an-tro-po.ll-t'),«. /. Débris
f0»,S4.. . . ,.'ce ht.m.imi.
— ETYM. "AvSpMKoc. h" ''>;, pierre.
AimiROPOU)r.lK(an-l ,».^. lllMIiv
toire naturelle de l'homme. || %' Kigure de style, par laquelle on attribue .^ Pieu des afTertions, de» actions humaine». Comme l'Ecriture est faite pour les simples rnmme pour les savants, elle est pleine d'an;' '. i«*i.EnBAWciiE.
ipwnoc, homme, etXàyoc, discours
(voy. 1. 'rj . I.
t ANTlIROPOLOr.IOtlE (an-tro-po-lo-ji-k"), adj. Il !• Oui a rapport il l'anthropologie, histoire naturelle de l'homme. !>•» discus.sions anthropologique». Il 2* Oui a rapport à la figure de style dite anthropoloitie. Les expressions de la Sainte Fxrituro éUint, selon M.ilebranclie, figurées et anthropologiques, on n'en peut rien conclure, V6.N. m, 75.
t ANTIinOPCMAONfiTISME (an tro-po-ma-gnéti-sm'). I. m. " ' --'
t ANTIlUOl'i lan-sie), ». f.
Divination qui . , , "-in' le» en-
trailles d'un enfant ou d'un
— ETYM. "AvOp/.mo:, hnv , diTination (voy. mamcie, suffixe).
t ANTIIROPOMÊTRIK (an-lro-po-mé-tri^, ». f. Ten- '". Art d" : ' 'i proportions
des liomme bi'
— K MM .\''*):>ti>no;, hoiiinii". i-i jitxpov, mesure, t ANTIIROPOMORPIIK (an-tro-po-mor-r), adj.
Terme didariiqiic. Oui a la forme d'un homme.
— ETYM. 'S'iiy)r.6\L<iff<n, de ivOpwTio;, homme, (voy. ANTnnopoLocîiR), et |iopf^, forme ; formé à rini.iKP iIp l'homme.
ANTIIKOPOMORPIIISMR (an-tro-po-morn-smO, t. m. Doctrine de ceux qui attribuent à Dieu une forme humaine.
— ETYM. Vr MfORPm.
AYTIIRONiv an-tro-po-mor-fi-f).».»!.
*,..■•, .....i , ,,. k iiw„. une forme hu-
de Trais an-
I — l.t>M. \nv. AismnniMMoitpnK.
t t AVninoPflPATlIIK frtn fm-pn-pi>-ll<«), ». f.
■\f iii" 1 numaniin.
et «•«»(. affection.
ANT
■ ' mPHACK (an-lri. ' i' Ad}.
0 !a chair liumali .nithropo-
p' m. Ives anthropoptia^c» sont aum ap-
— r t in. A'tpttrKO^é^Of, do iv4pa*r«t, homme (Toy. ANTiiROPOLOoir), et f«T<Iv, manger (voy. Piur.f . s'iTiti'l
AXin ». f. Ha
bituile ■■. Si c'eut
un crin .mlhropophagta
(car ce ..>nt «e lerveal
les calvlui'li':i) que de manger le corps da N. S BOS».^Hrh. 111,1.
— t.TTH. Anthropophagie.
t ANTllVll.lliK (.in-iil-lMl'), ». m. TermedHior-
ticultiire. Jol' >^'' ' I connu lous les non* (te
barlx- (le Jii; argenté.
— ETVM
t AN ! (o-f), ». m. Tenu* de rhé; ■<> qui consiste à répondre à ui.. l'on te fait k soi-mAiiM.
— ÊTVM, ■ , de àvxi, contre, tt (rm- 9opà, ■■
....AN ; III exprime ou lopposition comme
dn" - -'-'n» ce cas elle Tient de ivtl;
0': on antérieure, eomm* dans
an:..-:.. dans ce cas eUf repréaeolc
le latin anfr. aixs).
ANTIAPOi 1 i (an-ti-a-po-plè-ktl-kO.^U'.
Terme de médecine. Ikrn contre l'apoplexie.
— ETYM. 'AvTÎ , contre (Toy. awti) . et apoptrdiyM t AJtTIAR (an-ti-ar). ». m. Voy. dpas axtia*.
t ANTIARINK (an-ti-a-ri-n"), ». f. Termade chimie. Principe iT-tif (le l'upas antiar.
t A VriARI.STOr.RATE (an-ti-a-ri-Mo-cra-tT, ».w. et f. Néologisme. Celui, celle qui est opposé à l'aristocratie.
f AyrinACClIIAOCB (an-ti-ba-kki-a-kO.odi.Terme de métrique ancienne. Se dit de Ters oA l'on trouvait quatre fois l'antibacchius.
tANTIDAa;illU.S(an-ti-ba-kki-u- « ^ ' itlAC-
OCK (an-lil>.vk').». m. Terme de i; len-
iie. Pied composJé de deux longues eiuui.
— ETYM. 'AvtI, indiquant rcnTertemei cAi'u», pi"! '1' >-• ■" ri de deux longue...
t ANTl itiil^ '), ». m. Voy. Airn-Bots.
t ASTlllLLI.l. . ■-- l'u-!"). ». f. BuUe d'un antipape.
— ETYM. Anti et hutlr.
t AVnCABINET (an-ti-ka-bi-né), ». m. Terme d'architecture. l'IiV.* qui précAde un cabinet.
AKTlCIIAMnRF. (an-ti- chan - brO, ». f. Pièce d'eiiiréc d'un appartement. L'ne antichambre pleine de l.-iquais, sev. sis. Parbleu! coquins, je tous apprendrai à laisser monsieur Dimanche dans une antichambre, "• ' f'"'!» w. i. Ses Tcrs.... Iraient dans l'an- Pacolet, »ott.
Épfl. IX. Vous qu'. ' i^-ms In .sanc-
tuaire du Dieu vivant ".t.'-
temps debout dans les .' -.^
MASS. Villeroy. Ou'un \r.
changer d'antichambre, mais TU dans une antich.n::::.r.' ; . ' d'un grandT m. Jf on /i<i{iil.|| Prop<-
propos ''" 'il"'' Il l'iirn n.,l:.-'!:.v
momc:.'
faire Im .^ . .
oevoir.
— HEM. C'est une fittitc asscs commune de faiiv antichambre du ni ■■* une belle antichambre, el non un U ".
— ETYM. i4n»i pour aoir, avant (voj. AU»), et eJiambrf.
..... i,„rsi- .. .: Vrf-j*), 1. f. Terme de prat II» d'une propnété pour le»
— n et de 7 AJrtïciiKt.iir.N, it.NM
adj Oui •"■' oppo»/ S
pisiiir '
f AN \M-M1
qu'ils
I — CTTM. AnltehT¥titi».
-.1, contre (roy.Aim),
' n. Rooûf* ,- n^ iilNw
■ . li. i'/e i:. '
iex élu», et
s de l'ETangii'- et i .
iisme, Boss. Pt^tin
ANT
ANT
ANT
t ANTICUTHONE (an-ti-klo-n'), s. f.\\l° irme de cosmographie ancienne. Terre imaginaire qui, selon les Pythagoriciens, tournait autour du soleil en opposition avec la nôtre, et ne pouvait jamais en être vue. || 2° Terre des antipodes.
— ÉTYM. 'AvTÎ (voy. ANTi), et yOwv, terre.
+ ANTICIPANT, ANTE, (an-ti-si-pan, pan-t'), adj. En termes de médecine, se dit des phénomènes périodiques qui se reproduisent à des intervalles progressivement plus courts. Une fièvre est anticipante quand l'accès, au lieu de revenir à la même heure, revient plus tôt.
ANTICIPATION (an-ti-si-pa-sion), s. f. || i" Action d'anticiper, de faire une chose avant l'époque déterminée. Anticipation de payement. || 2° Lettres d'anticipation, lettres qu'on prenait en chancellerie pour anticiper un appel. || 3' Terme de finance. Sorte d'emprunt remboursable sur les perceptions à faire. Il 4° Usurpation faite sur un droit, un bien. Anticipation sur un droit, une terre. || 5° Antidate. Ces savants se fondent sur des anticipations, sur des contradictions apparentes, volt. Mœurs, Moise. Il 6° Par anticipation, loc. adv. Avant le temps. Il m'a payé par anticipation. || 7" Figure de rhétorique, prolepse, réfutation anticipée d'objections prévues. Il 8» En musique, se dit d'un accord ou d'une note qu'on entend avant le temps. || 9° Dans la philosophie de Kant, jugement a priori.
— HIST. xvi's. Lors se voulut excuser aussi, disant qu'il avoit fait sa course, et que les aultres assaillants ne permettoient pas qu'il fist sur eulxceste anticipation, cahl. vu, 27. Le troisième jour la fièvre le prit par anticipation à deux heures du matin, PARÉ, XX, 33. Par anticipation, crainte et appréhension de l'advenir, charron. Sagesse, i, 32.
— ÉTYM, Provenç. anticipacio ; espagn. anticipaeion; itaL anticipasione; i'anticipationem (voy. anticiper).
ANTICIPÉ, ÉE (an-ti-si-pé, pée), part, passé. Fait, pi^ d'avance. Le payement anticipé par le débiteur. L'avenir anticipé par l'imagination. Vieillesse anticipée. Opinion anticipée. I,a carte contenait, sur de certaines conjectures de M. Cassini, des corrections anticipées et fort importantes, qui ont été justifiées depuis par des observations incontestables. FONTEN. Cliaz elles.
ANTICIPER (an-ti-si-pé), V. a. || 1° Prévenir, devancer. Anticiper un payement. Nous ne tenons jamais au présont; nous anticipons l'avenir comme trop lent, et comme pour lehAte.r; ou nous rappelons le passé, pour l'arrêter comme trop prompt, pasc. Pensées div. 4 4. Et pour anticiper l'heure démon trépas. Le fer ni le poison ne te manqueront pas, PÉCHANTRfi, IKort de Néron, iv, 4. Le cœur s'arrête à peine dans le présent, et anticipe les maux qui le menacent, chateaub. Génie, ii, ii, 3. || 2° En termes de pratique ancienne, anticiper un appel, faire assigner un appelant qui diffère de releverson appel. Il 3° F. n. Anticiper sur, usurper, empiéter. Anticiper sur les droits , sur les terres de quelqu'un. Anticiper sur son voisin. Anticiper sur ses revenus, en dépenser une partie d'avance. Anticipant tous les jours sur la somme, la font. Belph. Vous anticipez sur nos espérances, sÉv. 4B7. On ne pense pas que l'on anticipe malheureusement sur son existence toutes les fois que l'on s'affecte de la destruction de son corps, bl'FF. Probabilités de vie. Il 4° Anticiper sur les temps, sur les faits, donner à un fait une date antérieure à la véritable.
— HIST. XIV* s. Le dictateur, pourvoians que il ne conveni.st pas aus R-oumains avoir guerre aus Latins et aus Volques ensemble, les anticipa et desavança, BF.RCHEURE, f" 35, rcc/o. || xV S. Puisque Atroposa ravy Dyopée, Contre humain cours prinse et anticipée, Cupido! plus je ne vous serviray, eu. d'orl. Rond. Le bon seigneur, prévenu et anticipé, fut tout esbabi en son courage de ce que la bonne femme dit, louis xi, A'oui'. c. || xvi" s. Ainsi commenceoyt escamper de la chambre ; mais la vieille anticipa [prit les devantsl, et sortit en un courtil prez sa maison, rab, Pant. m, t7. Ceux qui requièrent l'aide du magistrat pour eux ou pour les autres, anticipent ceste vengeance de Dieu, calv. Inst. 4 207. Il y en a qui de frayeur anticipent la tnain du bourreau, mont, i, 9I. D'anticiper les accidents de la fortune; coucher sur la dure, etc. c'est l'action d'une vertu excessive, id. i, 2so. Tous les accès de ceste triple tierce anticipoient, paré, xt, 33. Le monde avec ses opinions anticipées et stipposi tiens, charron. Sagesse, i, 4B.
— ÉTYM. Provenç. antici'par; ital. anticipare ; du latin anh'ci'pore, de anti pour ante, avant (voy. AiNs, etdecopere, prendre (voy. capable).
t ANTICIVIQUE (an-ti-si-vi-k') , adj. Contraire au civisme. Procurer aux prélats et aux pasteurs aristocrates une facilité pour renforcer leur influence anticivique, Mirabeau, Collection, l. iv, p. 352,
— ETV.m. Anti, contre (voy. anti), et civique.
t ANTICIVISME (an-ti-ci-vi-sm'), s. m. Néologisme. Sentiment, conduite contraire au civisme.
t ANTICLINALE (an-ti-cli-na-I'), adj. Terme de géologie. Ligne anticlinale, la ligne h partir de laquelle les couches plongent dans deux directions opposées, en parlant de la stratification d'un pays.
— ÉTYM. 'Avvi, àl'opposite, et xXîvri, gisement (voy. clinique).
t ANTICONSTITUTIONNEL, ELLE (an-ti-consti-tu-sio-nèl, nê-l'), adj. Oui est opposé à la constitution d'un pays, Loi anticonstitutionnelle.
t ANTICONTAGIONNISTE ( an-ti-con-ta-ji-0-nist') , s. m. Terme de médecine. Celui qui soutient qu'une maladie n'est pas contagieuse, lorsque d'autres la regardent comme telle.
— ÉTYM. Anti, contre, etcontagionniste.
t ANTICRÉPCSCULE (an-ti-kré-pu-sku-1'), s. m. Terme de physique. Lumière qui se manifeste du côté opposé au crépuscule réel.
— ÉTYM. 'AvTÎ, à l'opposite, et crépuscule.
t ANTIDACTYLE (an-ti-da-kti-l'), s. m. Le même que l'anapeste (voy. ce mot),
— ÉTYM, 'AvTÎ, indiquant renversement, et dactyle.
ANTIDARTRECX, EtJSE, (an-ti-dar-treû, treûz'), adj. Terme de médecine. Bon contre les dartres.
— ÉTYM. 'AvTÎ, contre (voy. anti), et dartreux. ANTID.\TE (an-ti-da-f), s, f. Date fausse et antérieure à la date véritable.
— ÉTYM, Anti pour ante, avant (voy. ains), et date.
ANTIDATÉ, ÉE (an-ti-da-té, tée), part, passé. Des pièces antidatées. Le régent offrit à Cheverny et à Canillac des brevets antidatés qui les feraient conseillers d'Etat avant Dubois, st-sim. 454, (4). Si les E.squimaux venaient nous donner des annales antidatées de plusieurs siècles.... volt. Mœurs, premiers peuples qui ont, etc. .
ANTIDATER (an-ti-da-té), V. a. Mettre une date antérieure à celle du jour où l'on écrit. Antidater un contrat, un acte sous seing privé.
— HIST. xvi* s. Il les date ou antidate avec sou urinai quand il luy plaist, Satire Un. p. 86,
— ÉTYM. Antidate.
t ANTIDÉMONIAQUE (an-ti-dé-mo-ni-a-k'), «. m. Terme d'histoire ecclésiastique. Celui qui nie l'existence des démons.
— ÉTYM.'AvtI, contre, et5o(i(j.oviaxo(;, démoniaque.
t ANTIDESPOTE (an-ti-dè-spo-f) , s. m. Néologisme. Celui qui est opposé au despotisme Lorsque j'ai fait dans la suite à Paris l'antidespote et le fier républicain, J. J. rouss. Confess.y.
— ÉTYM. 'Avtî, contre, et despote.
t ANTIDÊVELOPPÉE (an-ti-dé-ve-Io-pée) , s. f. Terme de mathématiques. Non-seulement il tire du roulement d'une courbe sur elle-même une roulette ou cycloîdale décrite à la manière ordinaire par un point fixe de la courbe mobile, mais encore la caustique par réfiexion, et de plus deux courbes, dont il appelle la première antidéveloppée, la seconde péricaustique, fonten. BernouUi.
t ANTIDIARRIIÉIQUE (an-ti-di-a-rré-i-k') , adj. Terme de médecine. Bon contre la diarrhée.
— ÉTYM. 'A'.t'i, contre, et diarrhée.
t ANTIDOGMATISME (an-ti-do-gma-ti-sm'),s.m. Terme didactique. Doctrine qui combat le dogmatisme; c'est le scepticisme.
— ÉTYM. Anti et dogmatisme.
t ANTIDOTAIRE (aii-ti-do-tè-r'), s. m. Mot qui, dans l'ancienne médecine, avait passé du sens de livre des antidotes h celui de livre des médicaments.
— ÉTYM. Antidote.
ANTIDOTE (an-ti-do-f) , s. m. || l" Contre-poison. L'antidote est une substance non toxique, capable de neutraliser les propriétés toxiques d'autres corps. Il 2" Fig. L'air, les raisins, le vin des bords de la Garonne et l'humeur des Gascons sont d'excellents antidotescontre la mélancolie, montesq. Correspondance, 9. Contre l'humeurqui nous irrite Quels antidotes souverains [que les chansons] ! bérang. Bouquet. Cet ouvrage sera un antidote destiné à réparer en moi un tempérament affaibli.... dideb. A vion frère. Que l'amour qu'elle a prise et qu'elle m'a ravie. Lui serve d'antidote et de contre-poison, trist. 3lort de Chrispe, v, i.
— ETYM. 'AvTÎSoTo;, de àvTÎ, contre (voy, anti), et Sojèç (voy. dot) , donné : ce qui est donné contre.
t ANTIDOTE, ÉE (an-ti-do-té, tée), adj. Pourvu d'antidote. Nous instruisant par gracieux préceptes Et par semions de joie antidotes, j. b. rouss, tpil. m, <, à Marot.
— HIST. XVI* S. Les fanfreluches antidolées, trouvées en un monument antique, rab, Carg. i, 2.
— ÉTYM. Antidote.
t ANTIDRA.M.4TI0UE (an-ti-dra-ma-ti-k'), adj. .Néologisme, Qui est contraire aux règles de "ar dramatique et surtout à l'effet qu'on cherche à produire au théâtre,
— ÉTYM, Anti et dranxatique.
t ANTIDYSSENTÊRIQUE (an-ti-di-san-té-ri-k'), adj. et s. m. Bon contre la dyssenterie.
— ÉTYM. Anti, contre, etdijssent'-rie, ANTIENNE (an-tiè-n'; (t^ monosyllabe), î. /.
Il 1° Passage de l'Ecriture, qu'on chante en tout ou en partie, avant un psaume, et qu'on répète en entier après. Il Fig. et familièrement. Dieu et raison Vous recommandent cette antienne, la font. Pâté.... Il Fig. Chanter toujours la même antienne, répéter toujours la môme chose. || Fig. Annoncer une triste antienne, annoncer une triste nouvelle. || 2» Chant que l'on exécutait autrefois à deux chœurs qui alternaient.
— HIST. XIII* s. Ovrez les huis de cest chancel ; Nos i verrons encor bien cler ; As antiennes n'estuet torner, Ren. 2)300. || xiv* s. Pour avoir par chacun dimanche une antoine, verset et oraison ordinaire des morts sur la sépulture de moy, du GANGE, antiphona. ||xv* s. Une hymne ou anthaine de St Nicolas, ib, id.
— ÉTYM, Provenç. antifona, antifena; ital. antifona; du latin, antiphona, qui vient du grec àvTÎçwva, deàvTt, contre (voy. anti), et de <fwvr,, voix ( voy. phonique ) ; mot à mot , chant qui se répond. L'antienne était dans l'origine le chant de deux chœurs chantant alternativement des psaumes,
t ANTIÉVANGÉLIQUE (an-ti-é-van-jé-li-k'), adj. Néologisme. Qui est contraire à l'Evangile.
— ÉTYM. Anti et évangélique.
ANTIHÎIÎRILE (an-ti-fé-bri-1'), adj. Terme de
médecine. Qui est bon contre la fièvre.
— ÉTYM. Ami, contre, et fébrile.
t ANTIGOUTTEUX, EUSE (an-ti-gou-teù,teù-z'), adj. Terme de médecine. Bon contre la goutte,
— ÉTYM. Anti, contre, et goutte.
t ANTIGRAPUE (an-ti-gra-f ) , s. m. Terme de paléographie. Manuscrit; copie manuscrite.
— ÉTYM. 'AvtiYpa9ov, copie, de àvTt, en place de, etypàsEiv, écrire,
ANTILAITEUX, EUSE (an-ti-lè-teû , teù-z'), adj. et s. m. Les médicaments antilaiteux ou simplement les antilaiteux, médicaments auxquels on supposait la propriété de diminuer la sécrétion du lait, ou médicaments qu'on employait contre les maladies dites laiteuses, c'est-à-dire causées par la rétrocession du lait.
— ÉTYM. Anti, contre, et laiteux.
f ANTILAMBD.4. (an-ti-lan-bda), s. m. Terme de paléographie. Signe (<;) servant à indiquer les citotions, comme nos guillemets,
— ÉTYM.^ntf, indiquant renversement, et lambdo, l'I de l'alphabet grec.
t ANTILOGARITIIME (an-ti-lo-ga-ri-tm") , s. m. Terme de mathématiques. Complément d'un logarithme. Il Vieux.
— ÉTYM. Anti et logarithme.
ANTILOGIE (an-li-lo-jie), s. f. Terme didactique. Contradiction de langage, d'idées,
— ÉTYM, 'AvTùoYia, de àvTi. contre (voy, anti), et de ïfjyo-, discours (voy, logique),
t ANTILOGUE (an-ti-lo-gh'), adj. Terme de minéralogie. Pôle antilogue, celui des deux sommets de la tourmaline électrisée par échaufre;nent ou par refroidissement, qui se montre électrisé négativement quand la température est croissante, et positivement quand elle est décroissante,
— ÉTYM. Voy. ANTILOGIE.
ANTILOPE (an-ti-Io-p') , s. f. Genre de ruminants à cornes creuses non caduques, chez lesquels la protubérance de l'os frontal qui supporte les corne» est solide, sans cavité centrale proprement dite, La gazelle, le chamois, le bubale des anciens appartiennent à ce genre.
t ANTIMÊTABOLE (an-ti-mé-fa-bo-l') , s. f. Synonyme de antimétatiièse.
— ÉTYM. 'AvTi, à l'opposite (voy. anti), (ts- Tà, indiquant changement, et poXXeiv, jeter (voy. balistique).
t ANTI.MÉTALEPSE (an-ti-mé-ta-lè-ps") , l. t. Synonyme de antihétathëse.
ANT
— trm. ^A^^^\. à J'oppoilto (wy. um), m iut<- Mm. méulejne.
fÀimiieTATnÈSBdn-ll-m^-U^-»'), «. f- L»ntlmiUlhlfa ou le r«nrerieni«nt est : l* uns (iKuru ils miniMlr* par liquell» doui ou phnifur» Icllres thxu IH'rt •• m-iiofit run» k U place île l'autre, floonif* ' Uqnell'
l'fchtng" "'•' i:i"" 'I" M :• «-"•■■j'"'' "', ■-
<iu« ebtetin le Iroure à wn tour à U m^mo place et (Uns la mtme rapport où était l'autre ; eiemple : Courbe U t6l«, lier Slcamlirs; aitore ce que tu u brillé, «t brOla e* que tu at adoré.
— tm. "AïtI, à l'oppoiito (voy. AJiTi), et mélalhfti ; proprement, eonlre-<lé[)Ucement.
i ArmM!I.ITAIRK (an li-Ini-ll•l^r'), adj. Contraire k ppipril miliUirc. T.lchr-r de tou» conserver, UM oublier cependant qu'- la mort taut mille fois mieut, je no dr< p«« qu'une l.lcliclé, mai» U moindre grioMca aniimiliiairo, B« lulsTiil, Correrpondanti. A $tm fiU offieirr.
ANTIMOINK (an limoi-n"), t. m.||l* MéUl d un blanc lilrulltre aroc li^jucl on prépare l'émétiquo. |ll« Antimoine duphoréiiquB. Le» pliarmacolo({i.ilas donnent ce nom au produit de la calcinaaon d'une partie de prototulfaie d'antimoine avec une partie et demie de nitrate de potasse.
— HIST. xri* s. Ailjoustant antimonium, aloiSs, mastic, PAS», XVI, M. l'renczantimoinecru, subtilement piilvcrisé et passé par le cicotrin, ID. xvi, 27. Il y en a do deux espèces [d'antimoine], à sçavoir roaslo et femelle, m. xxiv, Ch.compl. Lorsque l'antimoine est calciné ou hruslé, qu'aucuns appellent préparé, il est rendu plus sec et plu» dur. Estant cnid «t non calciné, il.... m. ib. Ny le pront argent Tif, principe de métaux, Ny tout ce que l'Iuton cache en son patrimoine, Ny des fortes poisons l'exécrable antimoine, iions. 723.
— ÉTYM. Mot d'une origine douteuse. On l'a fait Tonir, d'aprts sa composition apparente, d'antimoine, c'est-à-dire contraire aux moines. Mais cette étymologie ne se fonde absolument sur rien, aucune anecdote de quelque authenticité no nous apprenant comment un pareil sobriquet aurait pu être doeiné à ce mêlai. Ouclqucs-uns le font venir doàvTl et de )iovo;, parce que ce métal ne se trouve jamais »eul; certains, d'àvf.|itvtiv, parce qu'il fortifie les corps, jtnfimoniumse trouve dans les écrits deConatantin l'Africain, De gradibut, p. 3ît, médecin salernitain qui vivait à la fin du xi« siècle. D'autres, avec raison, ce semble, tirent ce mot de l'arabe a(/imoud ou ithmid. Àlhmoud est devenu facilement, dans le latin barbare, and'monium. D'un autre cAté, la forme propre de l'arabe est ithmid, et vient sans aucun doutcdu grec oTtmii, qui est dans ttibié{\oy. ce mol);dosorlo que, par un jeu singulier de l'altération des langues, antimoine et slibi^ seraient un mot iilontique.
t AXTIMONACAL, AlE(an-ti-mo-na-kal, ka 1'), adj. Néologisme. Qui est opposé aux moines, aux couvents do moines.
— ÊTYM. i4n(i et monaeo).
t ANTIMOSARCIIIOt'K (an-Ti-mo-nar-chi-k') , adj. Néologisme. Qui est opposé au gouvernement monarchique.
— ÉTYJl. Anti et monorchiqu».
ANTIMONIAL , AI.K (an-ti-mo-ni-al , a-l' ).
Il 1* Adj.Qai est fait avec l'anlimoino. Préparations antimoniales. || ï* ,S'. m. pfur. Les aniimoniaux, médicament» dont le principe actif est l'antimoine.
— nisT. XVI* s. Ledit vin antimonien fera tel effet que la poudre, parI, xxiv, Ch. eompl.
t A!«T!MOMATK («nti-mo-nl-a-t'), ». m. Terme dn ' ■'^f' par la combinaison de l'acide
ail! aie base.
-■ nl-d"), ». m. plur.
T<- n do miliéraux qui
ti-mo-ni-é, ée) et ASTI- Mi' ré-r^,ad;'. Qui contient de
l'anlininms.
j ANTIMOflofF fan-tt-m(V;nl-k'), odj. Tennede cil 'est le même que le
•li-u-rO, «• "••Terme
^ "- ■• "■• -'"nslina-l"),
n, à «es
faire dea
anlinatiODaletT ta-
AFTHMiMi ..i.),»/'. Il 1-Contradic-
ANT
tion réelle ou apparente enln; il<'ul loi». Concilier
une antinomie, des antinomies. {{S* Kn philosophie,
nom donné par Kani k une contradiction naturelle,
par con^Mctit inévitable, qui résultn non d'un
raisoi mux, mai» des loi» u' ' ia
r»i»<j: foi» que, franchis-saiit ■■
i rire, nous voulon» savoir «l-: 1 uni.ci»
'>H« d'absolu, étant alors dan» l'altema-
i,,. <,a< rituyndn k l'idée de l'aluolu ou
>:» de noire intelligence qui
1 umène*. C'est ainsi qje l'on
peut soutenir i la fui» par des argumcnU dégale
valeur que le monde est étemel et infini, ou qu'il
a un commencement dans le temps et des limites
dans l'espace.
— SVN. ANTII/XStl! , ANTINOMIB, AKTIfr- -- " ■ ;
■ubstantlfs dont le premier signifie 1 de langage, et se dit aussi des conir "i dans le discours. I>c second est 1 prudence ou de philosophie, qui s ., tion entre deux lois, le troisième se du pour contre-vérité, par ironie ou par crainte.
— HIST. XVI* s. Souldre et sortir d'une ambiguïté, difficulté, antinomie, charron, Sagetse, 11, ».
— ÉTY.M. 'AvTivonia, de ivTi, contre, et devé|io(, loi (voy. nomk).
t ANTINO.'HIKN (an-ti-no-miin), t. m. Sectaire du XVI* siècle qui ensoign.iit i|ue les œuvres dp la loi divine ne sont point nécessaires au salut.
— RTYM. 'AvtI, contre, et v6)i.o(, loi.
t ANTlNOi;s (an-li-no-ûs*), t. m. Terme d'astronomie. Constellation de l'hémisphère boréal, située au midi de l'Aigle.
— ÉTYM. Nom propre de l'antiquité grecque. ANTIPAPE (an-ti-pa-p'), ». m. Celui qui prétend
passer pour pape au préjudice du pape choisi légitimement, et qui cause par celle prétention pn schisme dans l'Rglise. Gerson osait s'opposer aux fureurs do quatre antipapes, volt. Phil. u, 221.
— HIST. XVI* s. i teste cau.se ils pourroiunt tenir un autre concile, et y créer un antipape qui approuvas! leurs hérésies, m. du bell. *8«.
— ÊTYM. Anii cl pape.
t ANTIPAlMSMF.^(an-ti-pa-pi-8m'), t. m. |l 1* ËUit de celui qui est antipape. || 2* Opinion religieuse qui ne reconnaît pas la suprématie du pape.
t ANTIPAI'ISTE (an-li-pa-pi-sf), t. m. Qui est opposé au p.ipismc.
t ANTIPAnAH.fiLlî(an-ti-pa-ra-116-l'). || l'S. m. Terme de rhétorique. Mot employé pour désigner une .sorte do répétition où les moLs répétés le sont en ordre inverse. ||J*^d;. En termes de mathématiques, se dit de deux droites formant avec une troisième des angles égaux, mais dirigés en sens contraire.
— Ktym. /tnli et parallèle.
t A?(T1PAKA.STASE (an-ti-pa-ra-sta-z"), s. f. Figure de rhétorique, qui consiste en ce qu'un accusé maintient qu'il devrait être loué plutôt que blâmé, s'il avait fait ce qu'on lui impute.
— ÊTYM. 'Avxi, contre (voy. anti), et nafi<t:a'7t;, preuve, de icapà, auprès, et oTdot«, position (voy. stask).
ANTIPATHIE (an-ti-pa-tie), t. f. || 1* Aversion naturelle et non raisonnéc. Il y a entre votre père et lui une antipathie naturelle, 1. 1. noi ss. lUl. rv, 7. A moins d'une .secrète et forte anlipalhie, corn. Serlor. I, 2. Mille manières forment entre elles l'antipathie, LA BiiiY. 3. Ix! cflpur toujours plein do jalou.sics , d'antipathies, do désirs d'élévation et do faveur, MASS. Carime, Cullr. hjt-ilsi naturel d'être toujours en garde contre son propre copur, d'en vaincre les antipathies, d'en réprimer les penchants? ID. Car. Injust . du monde . I.e mariage a ses anlipa- Ihieset se» fureurs, iD../4reni, wt//Iicl. '■ du mariage, on se plaint que les antipai; :
un obstacle au salut, ID. Conc. Vous ne nourr ■^■.ej: pas des antipathies secrètes, id. Prof. 2. || J* IVf.iul d'afflnilé entre les choses. L'eau et l'huila ont de l'antipathie. Il S* En peinture, défaut d'harmonie des couleur).
—ÉTYM. 'AvTmjOoa, de ivti, contre (voy. antj), et do KâOo<, affection, passion (voy. patiios).
AMTPATIIIOl'E (an-ti-pa-tik'), adj. Se dit des personnes et des rhoies qui se repoussent l'une l'au- I ' ucnts antipathiques. || Fami-
' " m'est antipathique; j'ai de
t ANTIPATniOTI0UB(an-ti-pa-tri-o-ti-k'), adj. Opposé «u patriotisme. Cctt" .TlWi7ii:nn [qu'un seigneur ne saura où les placer . «es fliict religieuses] c«t inhumaine. '}»» , ^ros.j.
'"' ""f^'^fl*. '»r Ut moinri.
— tTTM. Anti, contra, et patriotiqut.
ANT
t AlfnPÙIIODIOCK(an-ti-pé-ri-o-di-k'), ad, I. m. Terme de médecine. Qui eom)»i le* maU ■
périodique».
A>'TIHCRI.«TALTIOrR(an-ll-p«-ri-«tal-tl k'), » Terme de physiologie. Ou nomme mouvement aoti périsultique de l'estomac et des intestin», le mouvement de contraction de ce* organe» li'- ' haut, de manière que le* matière* qu'il» nent se trouvent reportées en »en« inverv courr habituel, qui e»t déterminé par le^ menis normaux ou péristalliques.
— tTYM. Anti, contre, ti pt'rislaltiquf. A5TIPfiRISTASB (an-U-p*-ri-BU-i'), «.]f. Terrr,.-
didactique. Action de deux qualités contraires dont l'une ««rt k rendre l'autre plu» vive et plus put» 'le U glace et du chocolat.... je m >
r fi vos entrailles n'en sont point <
— - font point de bonnes <.ji....j
k leur donner de telle* aotip'
;...: -infl rnnï ^rv 04
— HIST. XV!- 1 corps , par ani ;
de l'air voisin, p«nt, Introd. t.
— ÈTYM. 'Aytiiti^i(TT»flts,de*vtl,contre(Toy. a-- Ti), eti!«pt<TT«<nî, circonstance; mol k root, eontrecirconstanct). fliplirTsiTit est comiioat de mpl, aotour, et de «rriii:, station (voy. stase).
ANTIPESTH.KNTIEI., EI.I.K (an-ti-pè-fU-lai>-«el, è-l"), adj. Terme de médecine. Qui est propre k comlialtre la peste, k en préserver.
+ AVnPHKRNArX (an-ti-fîr-né), adj. m. plur. Terme de pratique. Diensantiphemaux, bien* qo* le mari donne k sa femme par contrat de mariage.
— fT^'M.'AvTÎ. en place de, et c«pv*,, dot. ANTIPUMOSOPHIorE (an-tl-fl-lo-xo-fi-k'), adj.
Oui est contraire aux principes de la philosophie.
t AVnPIlLOfilsnOPE (anti-no ji-sti k"). adj. Il 1* En termes de chimie, qui com'* '• •'■'-ne du phlogislique. ||1* tji terme* de ; i
comb.it l'inflammation. Tr»''<""'nt n ; ^ ... . ^ue. Il 8* S. m. plur. Les anti; s. •
— frrvM. ^nfi, contre. iitu*.
ANTIPIIONAIRE (an-ti-fo nè-r ) ou AÎCTIPHO-
NIKR (an-li-fo-nié), ». m. Livred'église où »e trouvent noté* les antiennes et tou* les chants de l'nf. fi ce.
— t.TW. Provpnç. antifonari; bas-latin. anl»~ phonorlum (vov. antiknne).
ANTIPHRASE (anti fr^-x"), .« ' ■ -■ -'"i d'nn mot ou d'une proposition dans un ' ro k son
vérit,il)le sens ; ainsi le mol En- i sieniBe
bienveillantes, est formé par ai !■
bnpuf que le roitelet porte dans ; lui est donné par antiphrase k cause de son exlréir." petitesse, bcff. WoiMef.
— SYN. ANTlPnRASF-, co- ■ " Ire-vénlé est plus général et se dit ■ c^jntrevérité, renfe-mée soil daii> un >^:iii ; ■ ;. liani une dénomination, soit dans une proposition, dans un discours. Antiphr«sc se dit d'une cor !-.• vi^nii* rA. duitc k un seul mot. k upe seule -i.
Ainsi contre-vérité peut se dire en t.uphmse ; mais antiphrase ne peut pas te dire dan* tousies ca* pour contre-r^rit*.
— HIST. xvn*». le r .m par antiphmse et c
— f.TYM. 'AvTÎçpaui; , n »v-i, conire cvoj-. a:sti; et PHRASE.
t ATnPnYS!OrE(an-U-a-ii-k'), erf. n,„ ..i contre la nature.
— ÉTYM. A<il' contre, et vhvtùiur t AVnPIFt»
pied ou patte
— ETYM. Anti. en Aiaiil, cl pic.i.
t ANTIPINDABIOIK (an-U-pin-da-ri • Opposé* Pindare. Perrault l'antipindanqne.... i^:: Épigr. 2».
— RTYV <-'■ -— •— "• — 'iffan'^K*.
ANTII' ' I»-!! 1* OM «lui
linliiie K -(-lie 1.1 terre en op-
JKIs '>-
thi- ■■'■1
hal ;iit
des m
nôtres... <l. r\tih. Saint Paulin rit un
possédé ' : U téle en lias ooffluie un anti-
p(v.% ... m, 2«7. ||t* fig. Cet hommeest
l'a' 'n sens; se* raisaoaMMab, aesac-
lier. ,-.i le wni commun. H budimit Cire
l'antipode de ta raison poar ne pM conhteef que Paris.... MOU rric rii. se 40. Vvm tHr* en sorU qne tout ce qui est <« non m soit «iVreor, 0 buii qM Dieu ail tonné lOM ««rèa 4e lien «n èm totu
ANT
ANT
ANT
nouveau qui soit l'antipode de la raison, fénel. Exist. Il , < 2. Toumebroches [chiens dressés à tourner la broche) par lui rendus communs en France Y font un corps h part, gens fuyant les hasards. Peuple antipode des Césars, la font. Fab. viii, 24. || 3° 11 se dit des lieux. Les antipodes de Paris sont au sud-est de la Nouvelle-Zélande. || Familièrement. Je voudrais que cet homme fût aux antipodes, bien loin, le plus loin possible. Pour vous ôter l'idée que je suis aux antipodes, sév. 219.
— REM. On trouve, dans St-Simon, antipode employé singulièrement pour signifier caractère opposé à. La netteté de son esprit [du chancelier], l'agrément de ses manières, surtout son antipode de pédanterie plaisaient infiniment au roi, st-simon,
— ÊTYM. 'AvTÎitouç, d'àvTÎ, contre (voy. anti), et uoû;, pied (voy. PIED).
t ANTIPOÉTIQUE (an-ti-po-è-tik'),ad/. Contraire à !a poésie. Une religion qui a donné l'idée des amours d'Adam et Eve n'est pas une religion antipoétique, CHATEAUBR. GMe, II, V, 12.
— ÊTVM. Anti, contre, et poétique.
t ANTIPOLITIQCF, (an-ti-po-li-ti-lc'), s. f. Politique opposée à la saine politique. Avec ces belles maximes et cette antipolitique.... ils ont gouverné le monde, balz. 2* Discours, De la Cour.
ANTIPSORIQUE (anti-pso-ri-lc'), adj. et s. m. Qui convient contre la gale.
— ÊTYM. Anti, contre, et psorique.
t ANTIPTOSE (an ti-pto-z'), s. f. Figure de syntaxe. Emploi d'un cas pour un autre.
— ÉTYM. 'Avti , en place de (voy. anti) , et tttmitii; , cas.
ANTIPUTRIDE (an-ti-pu-tri-d') , adj. et s. m. Terme de médecine. Qui s'oppose à laputridité.
— ÉTYM. Anii, contre, et putride.
ANTIQUAILLE (an-ti-kâ-11'. Il mouillées), s. f.
Il 1° Chose antique de peu de valeur. Sa chambre est remplie d'antiquailles. Pour avoir la permission d'attaquer la vieille antiquaille de cheminée, sév. 381. Il 2° Familièrement. Bien qu'après coup tous ces croquants Osent me traiter d'antiquaille, bérang. Pr^tî'nt. Ils veulent déterrer les Grecs du monument. Les Latins, les Hébreux et toute l'antiquaille, Et leur dire en leur nez qu'ils n'ont rien fait qui vaille, RÉGNIER, Sat. IX.
— HlST. xvi* s. Au demeurant je mesuis estudiéde recueillir des choses qui ne sont pas communes à tout le monde, que d'autres ont par oy par là escrites. ou que j'ay retirées de quelques antiquailles, ou de quelques anciens registres, dont j'ay tissu.... AMYOT, Nicias, 2.
— REM. Dans le milieu du xvii' siècle, antiquaille prit momentanément un sens favorable. » Estimant quelque chose qui ne sera pas nouveau, par exemple, un livre ou quelque ouvrage de la main, on dit : vous aimez l'antiquaille. Ce mot d'antiquaille est bien reçu, on le fait nouveau, i marg. buff. Ohserv. p. 39.
— ÊTYM. Ital. anticaglia; du bas-Iat. antiguaha , neutre pluriel d'un adjectif antiqualis, qui n'existe pas, ruais qu'on jjeut supposer dérivé d'antiquus (voy. antique). Les noms latins neutres, au pluriel, forment souvent, dans les langues romanes, des noms féminins au singulier.
ANTIQUAIRE (an-ti-kê-r'), s. m. 1| 1° Celui qui s'applique à l'étutle de l'antiquité, en expliquant les anciennes médailles , les iascriptions, l'usage et la forme des vases et des instruments antiques, en restituant les vieux manuscrits, et cherchant d'autres lumières qui puissent jeterdujour sur l'histoire et les usages des anciens temps. Les papas me disent qu'ils avaient vu des antiquaires anglais, CHATEAUBR. Ttin. 96. Antiquaire d'une nouvelle espèce, il mefallut apprendre à la fois à restaurer ces monuments des révolutions passées et à en déchiffrer le sens, cuv. Révol. p. 7. || 2° En paléographie, copiste qui écrivait en lettres capitales antiques.
— ÊTYM. Antiquarius, de antiquus (voy. antique).
ANTIQUE (an-ti-k"), adj. \] 1° 11 se dit de ce qui est d'une époque très-reculée. Monument antique. Je viens suivant l'usage antique et solennel, rac. Ath I , < . Je veux que la valeur de ses aïeux antiques Ait fourni de matière aux plus vieilles chroniques, boi.l. Sat. v. Il 2° Qui était auparavant. Dieu de Sion rappelle, Rappelle en sa faveur tes antiques bontés, RAC. Athal. III, 7. Heureux Helvétiens, Nos antiques amis et nos concitoyens, vOLT./'o/Uenoi/. || 3° Fig. Homme d'une vertu, d'uneprobité antique, de mœurs antiques; homme d'une grande probité, de mœurs très-pures. || 4° En terws d'arts, ayant le carac-
tère des productions de l'antiquité. Ouvrage d'une simplicité, d'une majesté antique. || 5° Qui est hors de mode, hors du goût du moment. Vêtements, meubles antiques. Négliger vêpres comme une chose antique, la bbuy. 13. Une femme qui quitte Paris pour aller passer six mois à lacampagne en revient aussi antique que si elle s'y était oubliée trenteans, MONTESQ. Lettres pers. 99. || 6° Par raillerie, en parlant de personnes avancées en Sge. Une antique beauté. Très-rarement les antiques discrètes Logeaient l'oiseau.... gresset, Vert-Vert. || 7" S. m. L'ensemble des ouvrages des artistes de l'ancienne Grèce et de l'ancienne Italie. Etudier, copier l'antique. Pour certains enthousiastes l'antique est toujours beau. Le comte de Bussy traduisit de l'antique les amoursd'Hélèna, p. l. coubieb, i, 82. I| 8* S. f. Ce qui nous reste de l'antiquité, armes, médailles, statues, vases, etc Une belle antique. Un Anglais en fait dessiner quelques antiques, J. J. Eouss. Em. V. Lord Elgin découvrit des antiques que je n'ai point vues, chateaub. Itin. 20). Les élèves de Rome sont entretenus aux frais du roi ; ils y dessinent les antiques, volt. Louis XIV, 32. Sa main creusa les traits de ton visage étique [de Voltaire], Et plus d'un connaisseur le prend pour une antique, id. Pégase. \\ 9°A l'antique, loc. adv. D'une façon antique, à l'ancienne mode. S'habiller à l'antique. Comme homme simple et qui vis à l'antique, LA FONT, Orais. \\ 10° En termes de blason, se dit des couronnes à pointes de rayons, des coiffures anciennes, vêtements, bfttiments, etc.
— HIST. xii" s. Est descendus devant la tour antie, Ronc. p. <(S. Clair luit la lune par la cité antie, ib. p. 147. Riches fu li tournois desous la tour antive, audefr. le hast. p. ts. Et nous repairerons vostre chemin antif, Sax. xxiv. Andui montèrent el grant palais anti; Ele l'apele, maint baron l'ont oï, Raoul de C. 39. || xiii* s. En la maison Symon, en la forest antie, Berte, lx. || xiV s. Li heraux est entrez en la cité antie. Le cappitaine vit avec sa compaignie, Gnescl. 1B67. || xvi" s. Les fanfreluches antidotées, trouvées en un monument antique, rab. Garg. i, 2. Si ceste antique estoyt mise en or, ce seroyt une belle chose, palsgr. p. 487.
— ÉTYM. Provenç. antie; catal. onti'3; espagn. antiguo; ital. antico; de aritiq^ms, dérivé de ante, avant (voy. ains). L'ancien français est antif au masculin , amie ou antive au fénvnin.
t ANTIQUEMENT (an-ti-ke-man), adv. D'une façon antique.
— HIST. XIV* s. Armilles estoient certains aornemen7 que l'en portoit antiquement ou bras, ber- GHEURE, f° 10.
— ÉTYM. Antique, et le suffixe ment.
t ANTIQUER (an-ti-ké), v. a. En termes de relieur, enjoliver la tranche d'un livre de figures de diverses couleurs; relier à la manière antique.
ANTIQUITÉ (an-ti-ki-té),s. fil l" Ancienneté trèsreculée. Elles ont une antiquité au-dessus d'Esdras, Boss. /.')s(. II, 13. De nos arts, de nos lois l'auguste antiquité, volt. Orphel. de la Chine, 1, 1. || 2" De toute antiquité, /oc. adv. Ce tout temps. Terres censuelles, dont 'e cens avait de toute antiquité appartenu au roi, montesq. Esp. xxx, t5. || 3° Collectivement, les hommes qui ont vécu -dans les siècles éloignés du nôtre. L'antiquité raconte. On peut opposer les deux Scaligers à la plus savante antiquité, BALZAC dans bouiiours. || 4° Au plur. Monuments, œuvres d'art qui nous restent de l'antiquité. Des antiquités romaines. Les antiquités d'une ville. Les mœurs antiques qu'Homère et Hésiode nous représentent, ne servent pas peu à nous faire entendre les antiquités beaucoup plus reculées et la divine simplicité de l'Ecriture, Boss. llist. univ. 1, 2.5. Clément XI lui donna par une bulle l'intendance générale sur toute» les antiquités de Rome, auxquelles il était défendu de toucher sans sa permission, fonten. Bianchini. \\ Il s'emploie en ce sens, mais plus rarement, au singulier. On voit près de cette ville une belle antiquité.
— HIST. XI' s. C'est l'amiral le viel d'antiquitet, Ch. de Roi. CLXXxv. || xii* s. As reis d'antiquité devriez reguarder, Qui les comandemenz Deu ne voldrent guarder. Th. leMart. p. 78. || xiii" s. Bien sembloit l'ermitage de viel antiquité, Berte, xlv. 11 meïsmes ses cors a le fu alumé En un palais d'encoste qui fu d'antiquité, Ch. d'Ant. vu, 5so. Sire, dist l'Arabis, en orés vérité; Cil sont bon chevalier de viele antiquité ; Si conquistrent Espagne par lor grand poesté, ib. viii, 335. || xvi* s. Nous en voyons mille exemples en l'antiquité, mont, m, (20.
— ÊTYM. Provenç. antiquitat; espagn. antiguedad;iial.antichità;deantiquitatem (voy. antique).
t ANTIRAISONNABLE (an-ti-rè-zo-na-bl'), adj. Opposé à la raison. L'usage qu'en a fait [des ruines de l'antiquité] Warburton pour bâtir son système antiraisonnable, volt, l'hil. m, 99.
— ÊTYM. Anti, contre, et raisonnable.
t ANTIRAISONNEUR (an-ti-rè-zo-neur), s. m Celui qui raisonne contre. Aucun de mes antiraisonneurs ne m'a intimidé pendant quatre ans, volt. LeIt.àCath. m.
t ANTIRATIONALISME (an-ti-ra-sio-na-li-sm'), s. m. Doctrine opposée au rationalisme.
— ÊTYM. Anti et rationalisme.
t ANTIRÊ^VLISME (an-ti-ré-a-li-sm"), s. m. Doctrine opposée au réalisme.
— ÉTYM. Anti et réalisme.
t ANTIRÊFORMISTE (an-ti-ré-for-mi-sf), s. m. Ennemi de la réforme, de toute réforme.
— ÊTYJI. Anti et réformiste.
t ANTIRELIGIEUX , EUSE (an-ti-re-li-ji-eû , eû-z'), adj. Contraire à la religion.
— ÊTYM. Anti et religieux.
t ANTIRÉPUBLICAIN, AINE ;an-ti-ré-pu-bli-kin, kè-n'), adj. Ennemi de la république; qui est contraire, hostile à la république.
t ANTIRÉVOLUTIONNAIRE (an-ti-ré-vo-lu-sionê-r'), adj. et s. m. Ennemi des révolutions, des mouvements et de l'esprit révolutionnaires.
t ANTISATIRE (an-ti-sa-ti-r"), s.f. Réponse aune ^atiro.
— ÉTYM. Anti et satire:
ANTISCIENS (an-ti-ssiin), s. m. pîur. Peuples qui habitent, sur le même méridien, les uns en deçà, les autres au delà de l'équateur, et dont à midi les ombres sont opposées.
— ÉTYM. Antiscii, de àvtî, à l'opposé (voy. anti), et axià, ombre (voy. sciatérique).
ANTISCORBUTIQUE (an-tiscor-bu-ti-k'), adj. et i. m. Terme de médecine. Qui sert contre le scorbut.
— ÉTYJi. Anti, contre, el scorbutique.
t ANTISCRIPTURAIRE (an-ti-scri-ptu-rê-r'), s. m. Membre d'une secte qui ne reconnaissait point l'authenticité de l'ficriture.
— ÊTYM. Anti, contre, et seriptura, l'Ecriture. t ANTISCROFULEUX, EUSE ( an-ti-scro-fu-leù,
leû-z'), adj. Terme de médecine. Qui sert contre les scrofules. \\S. m. Les antiscrofuleux.
ANTISEPTIQUE (an-ti-sè-pti-k') , adj. et s. m. Terme de médecine. Qui prévient la putréfaction.
— ÊTYM. Anti. contre (voy. anti), elseplique.
f ANTISIGMA (an-ti-si-gma), s. m. Terme de paléographie. Sigle CD) indiquani qu'il faut changer l'ordre des vers devant lesquels il est placé, jj Antisigma ponctué (D), sigle indiquant qu'entre vers dont le sens est le même, on ne sait auquel accorder la préférence.
— ÊTYM. Anti, exprimant renversement, et sigma. l's de l'alphabet grec.
ANTISOCIAL, ALE (an-ti-so-si-al, al'), adj. Contraire à la .société, qui tend à la dissoudre. Système antisocial. Principes antisociaux. Je réponds, sur la possession [l'usage] de n'avoir payé que d'une manière volontaire, que l'impét que l'on demande aux deux premiers ordres est précisément volontaire , non pour les individus , ce qui serait absurde et antisocial, mais pour la nation, mirabeau. Collection, t. 1, 76.
— ÉTYM. Anti et social.
t ANTISOPIIISTE (an-ti-so-fî-sf), s. m. Néolo gisme. Ennemi des sophistes.
— ÉTYM. Anti et sophiste.
ANTISPASMODIQUE (an-ti-spa-smo-di-k") , adj.
Terme de médecine. Qui sert contre les .spasmes Il S. m. Les antispasmodiques.
— ÉTYM. Anti, contre, et spasmodique.
fANTISPASTE (an-ti-spa-sf), s. m. Pied grec ou
latin, composé d'un iambe et d'un trochée, ou de deux brèves entre deux longues. C'est l'opposé du choriambe.
— ÉTYM. 'AvTÎinra(rroç, de àvri, en sens inverse (voy. anti), et anaazii, tiré (voy. spasme).
t ANTISPASTIQUE (an-ti-spa-sti-k') , adj. Terme de métrique ancienne. C'était un vers où se trouvait l'anti.spaste.
t ANTISPIRITUALISME (an-ti-spi-ri-tu-a-li-sm'), s. m. Doctrine opposée au spiritualisme; matérialisme.
— ÉTY5I. Anti et spiritualisme.
ANTISTROPHE 'an-ti-stro-f), s. f. || 1* Divi.sion
particulière dans la poésie lyrique des Grecs, et la contre-partie de la strophe. 112"" L'antistrophe était aussi une sorte de répétition plus souvent nommée épiphore. || 3° Figure de pensée, nommée chez nous rétorsion, ou, de son nom grec, antimé4athès8.
ANT
Airrt). •( itropht.
AimSVPUILITIOPK («n-U-il-fl-U-U-k'), adj.
Tffm, de rt,,''.t,u-inv Prcipre à guérir U lyphitlf.
US.m. U -^
tTYM ^ t*ojf. *»TI), et lyphth-
HoHt.
tAfrirniCATHAL, ALB (»n-U-l4-à-tr»l, tnV), a4i. NtolotfluM. Oui ne oonTieni pu au théâtre, I Uioline.
— tTTit ' "■--
^ ANTI I i ''■ne d'iivaloinie. Portion
de U nuiii ., ■■ •■ • ■■ t'-^* ^ ''•** •'" 1"'''' ''"'"'
Juiqu'iu poignet
— ÉTYM. Anti. \ l'oppoiite, et thinar ATTITIII tèz'), *. /. Il !• Figure (le
rliétorhi"' •" une oppniiiion de pensée*
ou d" ■ ' ii.jui font I ■H eu forçant
Im PI ' /'. t.loif. t. eut une op-
r«lt; ' iir l'une
l'ai. 'I n'est
pu I ' l'<iu-
treii 'Pliie,
prrii, 'i l'an-
:ii unu ani i.ii algèbre,
t . termes d'uir i. Inusité au-
juunJ'kui.
— ÉTYM. 'AvriOioi:, de 4vtl, contre (roy. anti), et Ihhf.
ANTITIIÊTI«JUB (an-ti-tê-ti-k'), adj.\\ 1* Qui tient Ah t'anlitbèse. Le tour antithétique do certains auteurs. || 1* En tonnes de philosophie, qui contient iinn antill^*'se.
AMI TON > Kit H K, I. m. anc. ayn. de paratonnerre.
t ASTITRIMTAIRE, *. m. (an-ti-tri-ni-té-r'). Terme d'histoire ecclésiastique. Nom que l'on dofine au« hérétiques qui ne croient pas à la Trinité, et particuliircmcnt aux sociniens.
— ËTYM. Anti, contre, et (ri'nit^.
fAÎTriTROPE (anti-tro-p'), t. m. Mot qu'on a
employé pour désigner coUcctiremenl l'ironie, lo sarcasme, l'euphémisme.
— STYM. Anti, contre, et Irope.
\ ASTITROPE (an-ti-lro-p'), adj. Terme de botanique. Kjnbryon antitropo, embryon dirigé en sens contraire de la graine.
— ETYM. 'Avti, en sens inverse, et Tpiicttv tourner (ïoy. TROfE).
t ANTlUNIOMSTE(an-ti-u-ni-o-ni-8l'), j. m. Celui qui est opposé à la réunion de deux sectes rcligieases, de deux pays, do deux peuples.
— eXYN. Anti et uni'un. AMlVt:.>ÊRIE.V, lENNE (an-ti-Té-né-riin, riè-
n'), adj. Terme de médecine. Propre à guérir les maux vénériens. || 5. m. Les antivénériens.
— tTYM. Auti, contre, et \:4néTifn.
ANTIVERMISEUX , EUSE (an-ti-vêr-mi-neù ,
ned-z'), adj. Oui est propre à détruire les vers.
— STYM. Anti. contre, et xermineux.
t AfCTIZYMIODE(an-ti-zi-rai-k'), adj. Terme do chimie. Qui empAche ta fermentation de se développer.
— f. TYM. 'AvtV, contre, et Çû|ni, fermentation, t ANTLIK (an-tlie>, ». f. Terme de zoologie. Instrument oral des papUlons.
— ETYM. Ànllia, pompe.
f ANTOECIEM (au-lé-siin). Voy. antRcIB!».
f ANT()II.LIKR (an-loi-Ué, /J mouillées), $. m. Terme do vénrrie. La même que AMiOi'iLLEn.
t ANTOINE (SAINT-). Onlre de St-Antoinc, onlre militaire institué en Hainaut, l'an 1383, parle comie Albert de Ravii''re, par reconnaissance do la guérinon d'une mal.idie appelée feu St-Anloine. I^ni.'\rque de l'ordm était un collier en forme do corde d'erniit'' .in<:imI pondait un biton pour s'appuyer et une ;
fAN.
en tas.
t ASrtOIT (an -toi), (.m. Terme de charpentier de marin*. Sorte do levier coudi, en fer, et pointu par une de let extrémités.
tAîCTOînîf (an-to-nin), «. m. Nom " :.•
religimix (ch.inoino* réguUendeSt-Ant dans la xi* siècle tous la r^glo dn S.i ' ; Mrtmpiieur viennoit, nommé Ani ; r , n-
aie soin des malade* attoinu du feu in rc uu Icu StrAntoine. Ils portaient sur leur» habiu la figure diin T ; alla représente une potence pour marcher.
ARTOIIOIIASS (an-lo-tio-m»-!'), ». f. Sorte de •yneedoquequt consiste k prendre un nom commun pour un nom propre, ou un nom propre pour un MMB commun, lia Zeitoponr un critique ; lOralour romalD pour Oeéiva.
iii-toi-zé), V. 0. Mettre du fumier