‹ Dictionnaire de la langue française (volume 4)Chapitre 148 sur 504 · APA · texte numérisé non relu

APA

APE

un jeune valeton soiassent IsciassentJ et aoastasstnt en une pièce de blé, na caiioe, auguslare.

— ÊTYM. Août.

AOCterON (a-ou-te-ron), s. m. Ouvrier loué pour les travaux de la campagne dans le mois d'aoflt.

— HIST. XV' s. Les autres aousteurs alerent au cri, miCANGE, augustare.

—ÉTYM. Xoilfcr; picard, éouleux, moissonneur.

f AP.... ou APO.... Préfixe qui indique écartemuBt, séparation, distinction, intervalle, et qui est le grec àTtô. 'A-jto est la préposition latine a ou ab.

t APAGOGIE (a-pa-go-jie), s. f. Terme do rhétorique. Sorte de démonstration par laquelle on fait voir la vérité d'une chose en prouvant l'impossibilité ou l'absurdité du contraire.

— ETYM. 'AiictYOJf 1^ , action d'emmener, de àirè, indiquant séparation, etâytiv, conduire (voy. agir).

APAISÉ, JÎE (a-pé-zé, zée), ■part, passé. Où la paix a été mise. La sédition apaisée. Les flots apaisés peu à peu. Coriolan ne put être apaisé que par sa mère, Boss. Uisl. i, 8. Arrêtez-vous, Seigneur, et d'une âme apaisée Souffrez que je vous livre une vengeance aisée, corn. Poly. v, 6. Je veux croire après vous que tout est apaisé, ID. Rodog. m, 4.

t APAISEMENT (a-pê-ze-man), s. m. Action d'apaiser, état de ce qui est apaisé. L'apaisement des Ilots, des esprits. J'ai mille fois éprouvé, en entrant dans une église, un certain apaisement des troubles du cœur (pour parler comme nos vieilles Bibles) , cuATiîAUBR. Italie, 90.

— HRM. Ce mot, qui n'est pas dansh Dictionnaire de l'Académie, est ancien et d'un très-bon usage.

— H!ST. XV» s. Si envoyèrent à Ortais quatre hommes, lesquels estoient chargés du demeurant du pays pour faire le apaisement, froiss. ii, m, 58. De toutes ces choses, ces traités et ces apaisemens on ne parloit en rien au comte de Flandre, id. ii, ii, 188. Quant ils virent ladite noise, chacun s'employa ,\ l'apaisement d'icelle, louis xi, Nouv. lxii. Tant pour son bien comme pour son appaisement, G. CHASTEL. Chr. des ducs de Bourg, u, 3.

— ÉTYM. Apaiser.

APAISER {a.--p(-7.é),v.a. || 1° Mettre la paix, faire cesser l'émotion, la colère, en parlant des personnes ou des choses personnifiées. Apaiser un père irrité contre son fils. Apaiserle peuple. Apaiser un chien en lui jetant à manger. Apaiser les mânes, la terre, par des sacrifices. Pour apaiser mon sang et mon ombre plaintive, RAC.P/ièd. v, 6. Je m'apaiserais Rome avec votre supphce, corn. Pomp. m, 2. || 2° Faire cesser; rendre moins violent, moins agité, en parlant des choses. Comment on pourrait apaiser la colère des Dieux. Apaiser une sédition. Apaiser des querelles. Apaiser les souffrances, la douleur, les chagrins, les regrets. Apaiser la faim, la soif. Apaiser les flots, la mer, la tempête, le vent. Apaisez donc sa crainte, coRt-». Polyvucte , i , <. Apaise, maChimène, apaise ta douleur, id. Cid, ii, 3. Apaisez son courroux, id. ib. 2. Daignez d'un roi terrible apaiser le courroux, RAC. Esth. m, 5.

s'apaiser, V. réjl. || 1° Etre en paix, n'être plus en colère ; en parlant des personnes ou des choses personnifiées. Il s'apaisera bientôt. Cette grande colère s'apaisera bientôt. Apaise-toi. U ne s'apaise que pour.... la bruy. 5. Je ne m'apaise point, mol. l'Élour. III, s. Les dieux vont s'apaiser... rac. Iph. m, 3. Mon cœur court après elle et cherche à s'apaiser, ID. Andr. ii, 5. || 2° Devenir moins violent. La douleur physique s'apaise. l.a douleur morale s'apaise avec le temps. La sédition venant à s'apaiser. Le vent , la tempête s'apaise. L'incendie s'apaisa peu à peu. Cela s'apaise en vingt-quatre heures, sÉv. 81.

— REM. L'Académie écrit apaiser par un seul p et appauvrir par deux. Il faudrait établir la conséquence, et mettre partout ou un seul p pour simplifier l'orthographe, ou deux p pour témoignage de l'étymologie.

— SYN. APAISER, calmer. Apaiser, c'est rendre la paix; calmer, c'est rendre le calme. Comme calme est d'une signification plus étendue que paix, calmer est plus compréhensif que apaiser. On apai.se un homme, quand on fait disparaître sa colère; on le calme non-seulement dans ce cas, mais aussi quand il est livré à la peur, à l'inquiétude, à l'impatience, à la curiosité. Cette distinction indique la signification de ces deux verbes dans les emplois divers qu'ils reçoivent.

— HIST. XII* S. Pour ce voulons qu'elle soit apa- «ée, lionc. p. 23. H et Rolant me firent apaier [faire paix], t6. p. 465. Por la destroite guerre finer et apaier, Sax. iv. || xm- s. Quand Constance le voit, tousli cuers 1' [lui] en apaie [en devient apaisé, satisfait], Berte. Lviii. Ne vous chaut, dit Ii

rois, bien m'en tien apaiés, th. cxx. U en eust esté mal baillis, se la roine Elance ne fust, qui fîsttant quU fu apaisiés à son filz, Chr. de Bains, 19). Avoi, disl il, por le cors dé; Dangier aviésapaisié, S'aviésle bouton baisié, la Rose, 7285. La mer n'iert ja si apai.sie, Qu'el ne soit troble à poi de vent, tî>. •1504. Ton cuer ne porras apaier, Ains iras encor essaier Se tu verras par aventure Ce dont tu ies en si grant cure, ib. 1345. Mais certes qui le voir [vrai] en conte, Moult font famés à Dieugrant honte. Comme foies et desvoiées. Quant ne se tiennent apoiées De la biauté que Diex ior donne, ib. 9080. Se Ii premiers procureres rent conte au deerrain, tel qu'il se tiengne apaiés, Ii sires.... ne l'en pot riens demander, BEAUM. 85. Et no soies mie apeisiez, sire Dieux, à ceux qui ne se repentent de leur malice. Psautier, n° 258, f» ici. De ces gens estranges que le roy avoit apai.sié [reconcilié], U disoient aucuns de son conseil que il ne fesoit pas bien, quant il ne leslaissoit guerroier, joinv. 292. Dont mainte gent .se tindrent mal apayé [mal satisfaits] de ce que le roy deffit les bones coustumes anciennes, id. 217. Alez, dit le roy, si vous apaisiés au conte de Bretairigne, et puis si ferons nostre mariage, id. 2S9. Sitost comme le soudanc de Damas fu apaisiés à ceulz d'Egypte, il manda sa gent qui estoient à Cadres, id. 272. Je ne sais pas comment le serement fu atiré [fait] , mez U amiral se tindrent bien apaié du serement le roy et des autres riches homes qui là estoient, id. 247. Que cil, entffur que Ii vallés se soit aloués, se tiegne apaié du vallet et de son sen'ice, Liv. des met. 172. ||xv" s. Et ledit messire Hervey devoit pourchasser d'autre part que ceux de dedans seroient apaisés envers messire Charles, quittes et délivres, et ne perdroient rien de leur avoir, FROISS. i, I, 176. Force et povoir puist [qu'il puisse] avoir à son chois. Tant qu'apaisier puist son païs et terre, e. desch. /)« «om du, roi Charles. ||xvi*s. Par oraisons et sacrifices apaiser l'ire des dieux, MONT. I, 64. Et combien que la commune mutinée menast un fort grand bruit, toutefois quand elle le veit, elle s'appaisa, et luy donna paisible audience, AMVOT, Cor. 6(. La tourmente, comme par miracle, s'estoit tout expressément appaisée, et estoit demeurée la mer fort calme et tranquille, amyot, Timol. 28.

— ÉTYM. Bourguig. époisai ; provenç. apagar, apagnar, apaiar. apaziar; espagn. apagar; ital. appagare; de ad (voy. X), et pacare, taire paix (voy. payer).

f APAISEUR (a-pè-zeur), s. m. Celui qui apaise.

— IIIST. XIII* s. Benoit soient tuit Ii apaiseur, joiNV. 202.

— ÉTYM. Apaiser.

APALACHINE (a-pa-la-chi-n'), s. f. Terme de botanique. Arbrisseau qui croît particulièrement sur les monts Apalaches, en Amérique, et dont les feuilles se prennent en infusion théiforme.

APANAGE (a-pa-na-j'), s. m.\\ 1° Terme de féodalité. Terres ou certaines portions du domaine royal qu'on donne aux princes pour leur subsistance, mais qui reviennent à la couronne après l'extinction de leurs descendants mftles. {| 2° Par analogie. L'Ile fut lors donnée en apanage .\ Lucifer, LA FONT. Papef. || 3" Le droit ou le pouvoir exercé. Dans ce sens on disait avoir apanage sur une contrée. || 4° Fig. Ce qui est le propre de quelqu'un, de quelque chose. Les infirmités sont l'apanage de la vieillesse. Le fanatisme et les contradictions sont l'apanage de la nature humaine, VOLT. Mœurs, Inde. Le présent seul est de notre apanage. Et l'avenir peut consoler le sage. Mais ne saurait altérer son repos, id. Éptt. xli, 22. La liberté, la paix, qui font notre apanage, id. Scythes, IV, 2. C'est l'apanage de la créature d'être sujette au changement, boss. Lettres abb. 72. Le duc d'York s'étant persuadé qu'elle [la dame] était de son apanage, hamilt. Gramm. 9.

— niST. XIV* s. Le dit Jehan son frère ne devoit, ne ne povoit demander en la dite comté de Blois que apanage tant seulement, du canoe, apanarc. Il XV' s. Et ilepuis le roi leur offrit bailler le pals do Champaigne et Brie, pour le dit ampanaige, J. de troyes, Chron. 14G5.

— ÉTYM. Forme non latine apanaticum, de ad (voy. X) et panis, pain; action de donner du pain; provenç. apanar, nourrir. On trouve apanager dans le sens de mettre les pourceaux au gland, mais alors il vient de pastinagium, pâturage.

APANAGE, ÉE (a-pa-na-jé, jée), part, passé. Saint-Cloud avait été une source de besoins à Monsieur si prodigieusement apanage, st-simon, 307,26.

APANAGER (a-pa-na-jé; la syllabe ge garde son e devant o «t 0 ; j'apanageais), t>. a. || 1° Donner un

apanage. Le prince Antonio de Parme, que le dua son frère disait n'avoir pas moyen d'apanager, stsiM. 460, 27. Il 2* En ancienne jurisprudence, donner à un de ses enfants quelques biens à titre d'établissement, en le fai.sant renoncer à la successior paternelle.

— HIST. XIV ."!. Jehan demandoit à avoir sa por tion de la succession des biens de leur dame 8 mère; et Loys disoit que il le devoit apanner tout seulement, quar il estoit ainsnez, du cange, apanare.

— ÉTYM. Apanage.

APANAGISTE(a-pa-na-ji-st'). || l'Adj. Qui possède

un apanage. Un prince, une princesse apanagiste. Il i'S. m. et f. Un, une apanagiste.

— ÈTYJd. Apanage.

t APANTUISMÉ (a-pan-ti-sm') , î. m. Terme didactique. Chute des fleurs.

— ÉTYM. 'AiTÔ, exprimant chute, et âvOo;, fleur, t APANTIIROPIE (a-pan-tro-pie), s. f. Terme de

médecine. Fuite loin des hommes et des lieux habités.

— ÉTYM. 'Akô, exprimant éloignement, et otvOpwito;, homme.

tAPAPELARDIR (S') (a-pa-pe-lar-dir), v. rifl. Devenir papelard.

— ÉTYM. ii et papelard.

t APARiniMÈSE (a-pa-ri-tmê-z'), s.f. Synonyme d'énuméralion. Figure de pensée la plus commune qui consiste à séparer un tout en ses diverses parties, que l'on énumère successivement.

— ÉTYM. 'A7Tapft|ir,(Ti;, de àr.i, indiquant séparation, et àfiOiitiv, compter (voy. arithmétique).

APARTÉ OU mieux A-PARTE (a-par-té). Ce sont deux mots latins qui signifient à part, de côté, ■ séparément. || 1° Adv. Ce vers doit être dit aparté par l'acteur, c'est-à-dire à part, ou de manière que les autres personnages ne l'entendent pas. || 2*5. m. Un aparté, des aparté, ce qu'un acteur sur le théâtre dit aparté. || 3° Terme de philosophie scolastique. S'employait pour restreindre à un seul côté, à une seule partie ce qui pouvait être considéré en deux ou plusieurs sens. On distinguait par exemple l'éternité a parte an(e, savoir dans le passé, eto parte post, savoir dans l'avenir; et de même l'universel a parle rei, du côté de la chose, et a parte personse, du côté de la personne.

— ÉTYM. Â, ab, et pars, partie (voy. part s. f.).

APATHIE (a-pa-tie) , s. f. \\ 1° Terme de philosophie. Ëlat d'une âme qui ne se laisse émouvoir à aucune passion. L'apathie du sage des Stoïciens. Il 2° Indolence à agir, à sentir. 11 est d'une apathie dont rien ne peut le faire sortir.

— HIST. XVI* s. Une apathie bestiale des âmes basses et plattes du tout, charron. Sagesse, II, 1.

— ÉTYM. 'ATtiOeia, de à privatif, et de itaOoç affection, passion (voy. pathos). *

APATHIQUE (a-pa-ti-k'), adj. || 1° Qui est insensible atout. Un homme apathique, une femme apathique. Apathique humeur. C'était un gros homme, d'une figure calme et apathique, chateaubr. Ilin. 147. Il 2° Nom donnéparles grammairiens grecs aux vers où il n'y avait pas de faute de quantité ni d'altération matérielle des mots.

— ÉTYM. Apathie.

t APATUISTE (a-pa-ti-st') , s. m. Sectaire qui regardait l'apathie comme un moyen de salut.

— ÉTYM. Apathie.

t APELLITE (a-pèl-li-f), s. m. Sectaire qui attribuait à Jésus-Christ un corps aérien, méprisait la loi et les prophètes, et niait la résurrection.

— ÉTYM. Apelles, qui, d'abord sectateur de l'hérésie de Marcion, fut rejeté par lui et fut auteur d'une nouvelle secte.

fAPENS (a-pan), s. m. Vieux mot usité seulement dans cette locution guet-apens (voy. guet-apens).

APEPSIE (a-pè-psie), s. f. Terme de médecine Mauvaise digestion; défaut de digestion.

— ÉTYM. 'ATtetJ/ia, de à privatif, et de néuffw, cuire; comme TtsaoM et coquere ont le même radical , voy. CUIRE.

t APERCEPTIBILITÉ (a-pèr-sè-pU-bi-li-té), s. /. Il 1° Qualité de ce quiest aperceptible. || 2° Terme didactique. Faculté de percevoir les impressions.

+ APERCEPTIBLE (a-pèr-sè^pti-bl'), adj. Terme didactique. Susceptible d'être aperçu, perçu.

— ÊTYM. Appercipere (voy. apercevoir).

f APERCEPTIK, IVE (a-pèr-sè-ptif, ti-v'), adj Terme didactique. Qui a la faculté d'apercevoir, de percevoir.

t A PERCEPTION (a-pèr-s6-psion) , s. f. Terme de philosophie. Opération de l'esprit quand il se consi-

APE

ilaiu Im (■(i"i. j. Let et'

<!*« comme l« iujel qui (htçoU lion i|u'lcon |U''. Le «coaii (lu la

IIMTCI-I^tlntlt ll'ull Clfl'M. ViilT.

ri)<i(il« ilii jlm Til f icrrnieiil n'o.it pM l'ipCrO';

Uoii. lu. Htuii. I, ». Il Aiiarcepuon pur», dant L •ydtaw d« Ktui, coiuci«iiM pdmitlT* da noiumlmM, qui précMe loula pêutiê M m mil* à touta ptmié».

— mm. voy. ApMcivoiii.

APKHCKVABUt (>-pèMM>-TaU7, <uO- Oui peut

ôtre iiMTçu.

— DUT. xjv* ■. CboiM plu* lensibtM et plu* apparearablM, otsuiii, Tkèu d* luuiuu.

— tTm. Apercevoir.

APKBCRVANCS (api^M-nn-t'), «. f. r*e\ilté d'ap«reaTolr.

— HIST. xtir I. U eordelier dedeat Fonlolse Vou*i«MDt eitra; mult lor poise Ouo la dame de ce paroi*; Ouar poor ont d'ipcrcerance, butkb. m7. Par quoi Renart dou tôt faudra A ce que promis li a*«i, Se To* fer* ce li a<Tex Coiemeot sanz aparoennce, Rtn. «««*•. || xiv i. Et tcle a|>crceTïnce •ai aelon «oy delelUble, oresiik, hlh. iM. || xvs. I)ePontoi*e estoit capitaine un gentilhomme nommé Maurigon, qui ne s'en doubtoit |)oinl, ny n'en Toioil aucune ipporcovance, ;i)v. des l'rsins, Char- Ut VI, t*n. Il XVI* s. Kl m'avoit la coustume osté l'apporceTance de celte estrungeté, hokt. i, iiu, C'est le priTilege des aens d'estre l'extrême borne d* Dostre apperccvance, id. u, 167.

— CTYU. Voy. APERCEVOIR.

tAPEHCEVANT (*-pêr-8»-van), 04/. m. Terme d'hippiatnque. Uieval apercevant, cheval dont les yeut ' ■' ' "■ ■'■ -■ " "itl.

AT r-»e-volr), j'a|)crçols, tu aper-

çois. , .ijiorcevons, vous apercevez, ils

aperçoivent; lapercevais, nous apercevions; j'aperçus, nous aperçûmes J'apercevrai, nousapcrccvrons; j'apercevrais, nous apercevrions; aperçois, apercevons, apcrcevci;quc j'aperçoive, que tu aperçoives, qu'il aperçoive, que nousai": :iio vousaper-

cuvie/, qu'ils aperçoivent; 'î .>a, que nous

aperçussions: apercevant; aj»

li.-. <;.o. Il t'Commencer à voir; découvrir. Les objets qu'on peut apercevoir. Vapeur si subtile qu'on ne i>cut l'apercevoir. Se laisser, se faire apercevoir. Aporccvoirde loin. Il n'a pas aperçu Jeannette, mol. retour. iv,7. Il I* KiK. Apercevoir ce qu'il y a do vrai dans chaque chose. U aperçut qu'on le tro'nipait. Si vous apercevez que j'y mani|ua d'un mut, mol. VEtour. 11. *. Us* Suivi d'un infinitif, voir. Mais j'aperçois venir ta mortelle ennemie, rac. Phèd. v, t. le sais.... mai* Vinitu, que j'aperçois venir.... cohn. Othon,

I 1 lU Almolumcnt, en termes de métaphysique,

''■s perceptions. Apercevoir est un des i.i connaissance.

s'AraacavoiR, v. rifl. |j 1* S; voir imparfaitement. Je me'kuis aperçu dans la glace. Ils se sont aperçus do loin, lisse sont aperçus l'un l'autre. || 2* Komarqucr, connaître. L'ennemi s'aperçut du départ. De aorte qu'on s'aperçut de son arrivée avant que.... Je m'aperçois que tu as fait beaucoup de progrès. Sans qu'on t'en aperçoive. Ou vieillit sans s'en apercevoir. [Un saintes femmes au tombeau] Croyant parlera l'homme, chose étrange, Leurs regards dessillés s'aperçurent d« l'ange, lamart. Joe. III, 108. La Perse s'aperçut bieotAt que.... KM*. Ilùt. I, *. Il Avec suppression, comme en quelque* autres verbes, du pronom s». Uaulcvricr eut aoiode la lai**er «percevoir [la princesse des Uninsj da* priTance*....sT-siM.i67, 67. || S* Être aperçu. Il M*e paasa nuit que les morts ne s'aperçoivent avec da* formes étraii^cos et un attirail épouvantable, BALX. le Prince, ch. vii.

— REM. 1. L'Académie écrit apercevoir par un *eul p. Voyez la remarque U-dessus , à apaiser.

II I. D'après Lavcaux et quelques grammairiens, on devrait écrira : Elle s'est aperçu de son erreur. Aujourd'hui l'usage est établi, et l'on écrit sans contesta : Elle t'a*! aperçue île son erreur; ils, elles sn sont aperçus, aperçues de leur erreur; comme on écrit ; Elle s'est tue : elle s'est écriée. Mais le fait est que f'optrcfvotr de resta une locution difficile k expliquer. S'apercevoir veut dire voir soi. Comment voir •oipaut-ll signifier remarquerT Voici l'eipbca- Uoo daeatia difficulté : on comprend que, ai aper^ eavoir a été pris au sens neutre, il aura pu sa con- Ju|mr «vee 1* pronom réfléchi, comme tant do varba* neutres, se taire, s'écrier, sa ptmer, etc. Or, ai oa n* trouva pas d'axanpia d'aperaavoir au "•MnavUa, «o *o trouva, oa oui t*t équiniant, M pareafoir : Oq'od m pareinst da «on leatra [qu'on sai'tpaivOtdaaoa tiral.PJk. JToiukrs, v. laiaa.

APE

Jpertrf ^ fapercetoit de , afln da lui don-

ner la r , si naturel avec ce* verbes, ta

iir^ir, ^.• ptmer, etc. Vu un mot, l'opir- .'•• est fait comme *a connaîtra an, a'anieo-

, ut caux-ci à laur tour «ont faiu comme le*

varbw nautre* rénéebl*, aa Uira, et, dans l'anelenna langue, la dormir, se gésir. On remarquera

ns'aparceroir da a*t une locution tré*-ai>cianna ; rt certain, k causa de cet emploi du pronom réfléchi, qu'on n'auraltpaspu la formerdan* la* temp* moderne*, pa* plus qu'on ne peut (brmer sa gémir su ' "'n de sa taire. || S. Le* potte* peuvent SI! . à la 4" personne du présent Ce di*-

Ciju... .„ .^...^rcnd, docteur, jn i'»'"'rr/il boil. Sat. viu. Cette orthographe, qu . a pour la

rima, e*t non une licence, m.i alsma.

— SYN. APERCEVOIR , s'apercevoir. A/wrcevoir marque le fait en lui-même et l'action de voir ; s'apercevoir y ajouta l'idée de remarque, d'oluervation. Il aperçut qu'on le suivait, il vit qu'on le suivait. 11 s'aperçut qu'on le suivait, il remarqua qu'on le suivait

- HIST. XI* S. Ainz que Rolanz se *eit aperceat, Ch. de Hiil. cl. Li amiraU auques s'en apcrceit, ib. CCLU. Il XII* s. Trois manières de saintcit poons apparzoivrc en cez trois festes, st bern. p. 6ta. Et si nos cswardons la cause de nosire exil, tost par aventura porons aperzoyvre cum covenaule chose soit ke nos fussicof dclivreit moimcnt [mèmementj par lo fil,iD. p. 613. Ne voloit pas qu'il fust aperceo, Hone. p. 403. Au matin par som l'aube, quand aperçut le jour, ib.p. «»». |f ilii* «. Si tost com ilporcnt apercevoir lojor, cueillirent leur voile» , villeii, ciLviii. La serve l'aperçoit, plus n'i a s'if'iirii.' Iiirte, XV. Quant horlo l'ajierçul, moût fui ib. XLvi. Uien [il] s'aperçoit comment Il<': n.ingie, ib. xc. Mes qu'il ne puissent a|<arçoitru Que vous li beé* k dcçoivre, la Rote, 746d. S'il avient quotuapcrçoivesTamie....ti>. S403. D^s lecommenccmenl que il vint k son royaume tenir et il se sot aparccvoir [se reconnaître], il commença k odelicr niousticrs et pluseurs mesons de religion, ;oinv. its. Gel connois bien k cel tenblanl. Que vos en alez repentant; Orainz m'apercui au plorer, Parih. de liloit, «437. Il XIV* s. 11 prendront et «percevront [percevront] choscun an sur les lieus qui s'ensuivent, DU CANOË, aceipere. \\ xv* s. El quand elles pes rentes du roi de Hongrie] seront retournées et recouvrées.... il plaise vous savoir qu'il y pourvoira si granilcmentquo vous vous en apercevrez, froiss. m, IV, 6B. Su logèrent tout environ [Auberoche], tellement que nul ne pouvoit entrer eu la garnison qu'il ne fust a|>crçu, id. i, i,217. Car bien pcvent a;iparcevoir. Ce n'est que miracles d'Amours, en. d'okl. Bal. 18. L'abbesse.qui veoitclairet estoit bien apercevante, connut tantost k BUS réponses.... LOUIS xi, A'ouo. XLVI. Il XVI* s. Il fut apperçeu par.... mont, i, 40. Lors il s'apperccvoit do ses eschaiilaurcs et mouririsseures, mont.i, »3. Les ouïes des créatures de ça bas ne le peuvent appcrcevoir [percevoir], 10. 1, 4u7. Ayants «ppcrccu que les F'oriugais usoient d'une aultre.... id. i, 13*. S'appercevants combien son usa(;e estoit pernicieux , id. i, 3M0.

— ÊTYV. À et prrcttoir; bourguig. ipurtu, apperçn; Ucrry, aparcetoir; picard, aperchetnuer; provenç. apercébre, apercepre; espagn. aperc^ir; portug. njirrctber.

t APERCIIKR (a-pèr-ché), v.a. Terme d'oiseleur. Apcrcher un oisciu, c'est remarquer l'endroit où il se retire, où il se {)erche pour y passer la nuit.

— ETYM. X ei percher.

t APERÇOIR (a-ptr-aoir), ». m. Technologie. Plaque de télé qui se mot k chaque cAté du bÛlot de la meule de l'épinglier.

— ÊTYM. À et percer.

APERÇU, ÇCR(a-pér^su, tue), part pon^d'ap^rffroir. Il 1* Aperçu de loin. Cette vérité aperçue par les anciens pliilosophe*. Aperçu do tous, il cheminait en bulle aux coups de feu. ||1*.S'. m. Aperçu, une première vue , une vue rapide sur un objet Je n'ai sur cet objet qu'uu a[icrçu. || 3* Estimation au premier coup d'œil. Un aperçu de la dépanaa. Il 4* Eipasé sommaire. Donner un «|>crçu de la cause. Il B* En terme* de manne, pavillon d'aperçu, celui qui indiqua qu'on a vu et compris un signal.

APÉRITIF, IVB (a-pé-ri-ur, U-t^i a<^.||l* 0«i ouvre. Vcriu apéritive d'une clef, pa*c. P. ntof. 17. Inusité en ce «en*. ||t* En termes da médacina,

3ui ouvre le* p«raa, qui raod la* bomatus plu* fluie* et teeilita la BMMivtawnt da* Uqaida*. Le lait doit lti« praïqna apéritif, t. t. aowa. ^n 1. Il S. m. LeaipérilUi, un apéritif.

APE

— nST. m* *. Atteouana, incisUs et apentib, raai, v, ««.

— 8TTJI. Provenç. aperliu, aperitiu; espagn opertliFo; lui. opertiro, ap«nlieo; de aperuirw, de aperirt, ouvrir.

t APERTEMKirr (a-pèr-to-oan), aé». Vm» Uçon ouverte. Ce qui répugna apariemafllaiu loia da la nature, Dt*c trl(r«< à Menenne, 4t iepUw\bre 1*33. Lk, dam U chambre, et par tout l'appartement, on lisait «pertemantcur la* ri*iga*....fT-«M.

— uisT. ziii* *. Et U etnparere* ooaut apariameot que il le devoit taire, ruxsa. cxu. Apartament lui va Pépin* lai oop dionar, Berle, m. Aiaez jvous] dite* apefteaMOt Oa oaat oonaail vostra u lent. Ijii du Comeû. Quant li roii Vi-Ymn- li> x\\\

-pée et li courut sus a

l>armi la teste, Chr. ui- :

il plusor tuiigent de nuitz Maintes eltMe* coutert»nicnt O'i" l'"n voit puis aperteaeni, la Rose, It'. Mal IX] M partirent le* Tura da Damlate,

quani '. oopar le pont, qui gnni daatoor*

bier ii"u^ lUM fait, joixv. SI*. ||xv* s. Kurast la duc d'Anjou et les capitaines en conseil eommanl on pourroit te plus tost et le plus ajiert)'!"'-"' •"•-^•>r ceux de Bergerac, rBOls*. 11, u, a. Il x^ beroit de toutes chose* k part soi , et pui doit apcriement ce qu'il avoit arresté luy tout «oui. AUTOT, IHméiT. 37. Escbappé suis d'ella «acrate ment. Et suis venu vers loi apertement, mawt, 1, 34U. Il Adverbe tombé en déauétade, mai* bon k r*> prendre.

— ÉTYM. Aperle, et le tufBxe m«iii (voy ucnt, . provenç. aprrfanMii; e*(>agn. abiertamentr; ■• ■ aprr(amenle. Apert eat, dans l'ancien franç.i adjectif qui vient de aperd», ouvert, de ay ,;■ AperlemenlKrÀA, dans l'ancien français, daui si gnificalioni : ouvertement et *droitement

tAPERTISE a-pèr-ti-z"), s. \. Preuve d'aiido force, de courage. Montant chevaux k poil ' s.iiit autres apertises que jeunes fille* n'ont point accoutumé k faire, volt. Mœurt, ao.

— HlsT. XIV* *. En cbasK* de V ■- -- ^"potloit [D.igobert] aswdudmaot, en aper' i lagiarelé do cors estoit moult auséa, ( . >: Dénie, dans du canci. ||xv r. Ce* quatre stinrent vaillaonii' demie heure et y fireu: de grandes appertiu d'armes, nioua. u, u, ttt Kl U y eut plusieurs belles bacheleria* et amenise^

tr's, Ib. I, I, e«. Un bomma a«toil k P:i .t plusieurs apertises sur corda* lendui ^

iiviii L-ii i.ur. c - •■• -:«AN, Charles Y, u: t..

Voyant les ; • :> ^ prendre grand ; ii.Mr

K \n\T leur- I ::! ^ lI faire souplesses cl ap-

I- 1 - ^. : .; is ïi, A'our. c. Il rvi* *. Par voo* *erc.ii f.iicU's apcriiscs d'armes non encore vaua* da nostre mémoire, *ab. Paul, iv, *•.

— ËTYM. Ane. franc, apert, ouvert, manifesta, d'où a}>frtise, signifiant coose manifasia, et, deik, ciploii. prouesse.

APETALE (a-pé-u-l') ou ^r*"- T" T" f».pe talé, léc), adj. || 1* Term' 11 n'a

point de pét»'"' "• ^ir coi..->^.|u-.i,., ,.v„,,> <ie eo rolle. Il i' ^ Apétale*, DOffl donné k b'

groupe de g lylédone* composé de celle>

qui manquent de pétales.

— CTYM. 'A privatif, et p^loJe.

fAl'ETAI.IE (a-pé-u-lie). t. f. Absence de pétale.* APFmssË, CE (a pe-U-sé, séa), part. pMaf

Rendu plus petit Sa fortune apatiiaéa pan k peu par des perte* (ueoaitives.

APETISSEklENT (a-pa-ti-aa-mtn), *. as. Diminution.

— III5T. uir s. L'on a(t[a*t pour l*t, aort] da sa compaignie par mort oupar apadoeiDaot dachk-f [perte de rang], et par reniement et par bescing. Litr. de just. i**.

— ÉTYM. Apeltsser.

APBTISSER (a-pa-U-sé). || f V. a. Rendre plu.petit A|>eiissar un manteau. On dit plus ordinairemail rapetiaaer. .„. Cetlaaux, (estia*, biealbiu Apeiiaiaient lea Ibod* de Pambaaaada, La fom. JMpfc. Il t* Y. n. Devenir plu* petit 0* ta* apalitae tous laa jour*. || t* S'spctiv»cr. r. r^ Devenir plus petit, *a raooottrctr. Celte étoffa «'apetlsa* k l'eau, ban* U aystole le e«Bar*'a{ieti**e et nUonf», aoaa. Cou», de DitH.tt, a.

— RIST. su* ». Quant voit Oaran, oui fine amours ]u(ii*e, Que w dolor» de aaeM a'kpeUie. at^DcnL u aarr. JloeMMC. U nu» a. lU (k (Marre] a'apelisa mie. ainaetlMplM etplw, ruiMM. VX. BtU dist que la ganilaaM [la* «Hraaj aaloil |k*l apetioie qu'il n* i «voit mi pol ov nient laiens , Chr. de Kaiiu,

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