‹ Dictionnaire de la langue française (volume 4)Chapitre 159 sur 504 · La loi fut revêtue de l'ap; r -é · texte numérisé non relu

La loi fut revêtue de l'ap; r -é

! nai. ;| a* Jugement . ■' - ■-, < . ,« du-

cours eut l'approbÂ; .ombreux

d'approbation. Appri.» -.. - rocharobé-

rent l'approbation des Egyptiens, BOa*. //trt. m, ». I '.n. I.l (l'.atinn des hommes est quelque cbmede forcé, landc qu'k finir, POliTa.«i Tourritfort.

■■ .s hommes, U)ujoan portés k ne donner leur approlation qu'aux tuccis, I». Ch(li*.iU. Il wt vrai que j'ai l'avantage de ue me jwnt (aira ,1-, 1 que tous mat ouvragei ont l'appro-

b., anij. MOL. Impr. ». || t" AuUtriiaiioa

doiiii. i u .111 centaur pour l'impraation et lapobiicalion d'un Uvt«. Avec approbation at priviUga du roi. lnH>i:nié4> san* approbation ni Dnvilé^, PA*C Proï. 2 le n'a pa* » < r ton ap-

probkitioi. .>re, K>w. Ji. , , .uit natu-

rel depenaerqu'Aibani, davaau pai^^Ianil auOMint contra le* approbatiooi donnéa* à Ovanal c« q>.'oa avait fait contre le* ipprobation* donné»! k Sfwdrate, VOLT. Umit XIT, Jiiu^ntiaM. ||i* En Mrmaada tbéologia, pouvoir qu'un érlqM dMM 'é M piêli* da prêdMT aida ooafMaer du» im dlacto.

— STM. APPwwanM, comAOK. Gilai qui donna »on approbaUon à un boouna, k «M Mdâa, k ua livre, tait quelqua eboaa d'auai bvonbia m toad. mai* da moin* édaunt dam la forma qua calai qui donna mn tuRkaga. L'approbaiioB paut être laota , la wffnga M m»nife«ia

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— HIST. XVI* S. Pour donner quelque approbation fpreuve] de leur chres!ienté,CAi.v. 227. Après soupper pour récréation. Le roy voulut veoir l'approbation [la preuve] De la beauté de sa cité de Bresse, J. MAROT, V, 4 51. C'est une tacite approbation [aveu] du perissement de l'ame avecques le corps, lorsqu'ils se veulent à plein rassasier de biens terrestres, pour ce qu'ils ignorent les célestes, langue, boi.

— ÉTYM. Àpprobalio (voy. approuver). Anciennement on a dit approuvement, et, si on avait formé un mot d'approbationem, il eût été aprovais(m.

t APPROBA'nA'ElHENT ( a - pro -ba - ti -ye - man) , adv. Néologisme. D'une manière approbative.

— Etym. Approhatiie, et le suffixe ment.

t APPROCUABI-E (a-pro-cha-bl") , adj. Dont on peut approcher. Cet homme n'est pas approchable.

APPUOCHANT, ANTE (a-pro-chan, chan-t'), arfj. il 1° Oui approche de. Un sage assez semblable au vieillard de Virgile, Homme égalant les rois, homme approchant des dieux, la font. FabJ. xii, 20. Au nom de Tamerlan, on s'imagine un barbare approchant de la brute, volt. Mœurs, 87. Indignation approchante du mépris, ghaffigny, Lett. d'une Péruv. <78. Il y a peu de pensées synonymes, mais beaucoup d'approchantes, vauven. Max. 373. Suivant une ligne qui est moins approchante de la droite, DESC. Monde, 9. Les sciences ne sont point si approchantes de la vérité que les simples raisonnements, ID. Méth. Aucun homme qui ait enseigné rien de divin approchant de cela, pasc. Proph. )&. Nous n'avons rien d'approchant de tout cela dans nos articles, boss. Relat. Plus ces choses sont approchantes, et plus on est sujet à les confondre, plus il faut prendre soin de les distinguer, ID. Connais. I, 2. Jamais rien d'approchant ne se fit en ces lieux, CORN. Médée, u, 5. Vous vous rappelez le mot des Espagnols : Non comme Français, mais comme hérétiques; ces messieurs [Furia , etc.] disent bien ici quelque chose d'approchant, P. L. cour. I, 8B. Suis-je un sot?. ..Non.. ..mais.. ..quelque chose approchant, mol. l'Êtour. v/, t. Maximes plus approchantes de la république de Platon que de la manière dont il faut gouverner les hommes, VOLT. Louis XIV, 38. Il 2° Approximatif. Les calculs astronomiques , qui ne roulent que sur des à peu près , quoique extrêmement approchants , il les voulait amener à être des calculs algébriques, exemptsdetout tâtonnement, FONTEN.towitVie. Il 3° Proche. La nuit de plus était fort approchante , la font. Orais. || 4° Adv. X peu près. Il a vingt ans approchant. |! 5° Prépos. Aux environs de, en parlant d'époques. Jean Choinart, approchant l'août, va voir ses blés, trouve sa moi.sson trop belle,?. l. cour. ii,286. 11 paraît donc indubitable qu'il faut en placer le commencement vers la fin de la 76' olympiade, et approchant l'année 280 de Rome, boss. Ilist. i, 8.

— REM. Approchant préposition ne se construit pas avec de : nous partîmes approchant six heures, et non, approchant de six heures. C'est comme si l'on disait : six heures approchant.

— HIST. XVI" s. Menander, comme on le tansoit, approchant le jour auquel il avoit promis une comédie, MONT. I, <90. Accident approchant à celui de la ville des Xan tiens, id. i, 297.

— ÉTYM. Approcher.

APPROCHE (a-pro-ch'), s. f. || 1° Action de s'approcher ou d'être approché. L'approche des ennemis. L'approche du doigt fait cligner l'oeil. Le mouvement de la terre, l'approche ou l'éloignement des étoiles, HEGNARD, Voy. en Pologne. Ma foi, pour te sen'ir j'ai diablement couru ; Ces notaires sont gens d'approche difficile, m. Légat, ii, 7. Je ne m'étonne plus de cet ordre cruel Qui m'aurait interdit l'approche de l'autel, rac. Ipkig. u. i. Desoncceur le trop juste reproche Lui fait peut-être, hélas! éviter cette approche, id. Baj. m, 3. || 2» Rencontre, combat. X voir de tels amis, des personnes si procbes, Venir pour leur patrie aux mortelles approches, CORN. Uor. m, 2. || 3° En parlant des animaux, rapprochement sexuel. La femelle refuse constamment l'approche du mâle, j. j. rouss. Orig. t. Chez les poissons, la femelle est féconde sans les approches du mâle, VOLT, fiewt. i, 8. || 4° Proximité. Aux approches de l'hiver. Parmi les souffrances et dans les approches delà mort s'épure, comme dans un feu, l'âme chrétienne, boss. le Tellier. Et quelle force il faut aux objets mis en place. Que l'approche distingue, et le lointain efface, mol. la Gloire du Val de Grâce. L'approche de l'air de la cour a donné à son ridicule de nouveaux agréments, id. Comt. d'Escarb. l . On pensait à changer de vie aux approches de la Pâque, mass. Comm. L'approche d'un

combat qui le glaçait d'effroi , hac. Théb. m , 3. Quand de ce triste adieu je prévis les approches, ID. Bérén.y, 6. De ce triste entretien détournons les approches, id. Iphig. m, 7. Réduit X sentir de la faim les premières approches, la font. Fianc. Et tous, tant que nous sommes, Nous nous laissons te'.iteràl'approche des biens, id. Fah. viii, 7. Pourvu que, de ma mort respectant les approches.... RAC. Phéd. I, 3. Il s'affaiblissait, ce grand prince, mais la mort cachait ses approches, boss. Louis de Bourbon. || 5° Terme de guerre. Accès d'une place forte. L'approche, les approches de la ville. Il Travaux pour approcher, à couvert, d'une place assiégée. Les approches furent meurtrières. Déjà, de tous côtés, s'avançaient les approches, MAi.H. Il, 12. Faire les approches d'une ville, vauo. Q. C. 51 a. Il nous laissa faire les approches de sa place, HAMiLT. Gramm. 8. || 6° Lunette d'approche, lunette qui agrandit l'angle visuel et fait paraître plus proches les objets. Les avantages que nous donne la lunette d'approche, pasc. Préf. Vide. \\ 7° Terme d'agriculture. Greffe en approclie, greffe par le contact de deux branches voisines. || 8» Terme d'imprimerie. Espace, distance entre les lettres. || Réunion fautive de deux mots.

— HIST. xvi« s. Ces approches de si près mirent la ville de Rome en grand trouble et en grand effroy, AMYOT, Cor. 46. Le flatteur vient de loing tournant tout à l'entour, et puis fait ses approches petitàpetit, sans faire bruit, id. Comm. dise, le flatteur, 25. D'Aubigné entra dans cette place, comme ledit admirai en faisoit les approches, avec 50 soldats et près de 200 arquebusiers à cheval, d'aub. Vie, L. X l'approche, nous le recongnusmes pour le maire de Villesaleron, carl. v, 18.

— ÉTYM. Voy. approcher. Provenç. aproche; espagn. aproches: portug. aproxes; ital. approccio.

APPROCHÉ, I5E (a-pro-ché, chée), part, passé. Mis, amené auprès. Échelles approchées des murs. Le poignard approché de son sein. Cet homme approché du prince par les circonstances.

t ÀPPROCIIEMENT (a-pro-che-man), s. m. Action d'approcher. Ce petit approchement du soleil rétablit le dérangement que les planètes opèrent, volt; Newt. m, 8.

— HIST. XII' s. Respundi David : si de aprecement à femme demandés.... Bois, 83. ||xiii* s. Fuir doivent la compagnie Des femmes ententivement Et lor charnel aprochement, Bestiaire dans du GANGE, appropinquare. || xv s. Ils trouvèrent le roy Edouard à Montreuil sur la mer; et là eut grandes cognoissances et approchemens d'amour [entre les chevaliers des deux nations] , froiss. i, i, 5-2.

APPROCUER (a-pro-chéj, V. o. || 1» Mettre auprès, faire avancer vers. Approcher les échelles des murailles. Quand on approche son corps du feu. Le vent nous approchait de la terre, fén. Tél. vi. Il Cette lunette approche les objets; elle les fait paraître plus proches. On dit plus souvent rapprocher. [\ 2° Fig. Elle est belle celte religion 1 elle approche le cœur de la justice, chateaub. Mart. 259. Le frère rarement laisse jouir ses frères De l'honneur dangereux d'être sorti d'un sang Qui les a de trop près approchés de son rang, rac. Baj. i, 1. Par elle, Bajazet, en m'approchant de lui. Me va contre luimême assurer un appui, id. Baj. 1, 1. La grandeur de Dieu demande.... que toute la gloire qui vient des hommes ne soit qu'un songe et qu'une erreur lorsque vous l'approchez de la sienne, mass. Car. Respect humain. Il Le prince, le ministre, cet homme éminent l'a approché de lui, il l'aadmis dans sa famibarité, lui adonné un emploi auprès de sa personne. ||3° En termes de sculpture, amener successivement un ouvrage à fin, par le travail qu'on fait avec divers outils sur le bloc dégrossi. || 4° En termes de manège, approcher les talons ou les éperons, serrer les lombes pour avertir le cheval. || B» Se placer auprès de. La pauvreté ne peut-elle approcher les autels ? Le gardien n'approchait ce lion qu'en tremblant. Ne nous approchez pas. Arrête, a-t-elle dit, et ne m'approche pas, HAC. Iph. v, 0. Il Aborder, avoir accès. C'est un homme qu'on ne peut approcher. Ce seigneurapprochait le roi. Aucun d'eux du tyran n'approche la personne, corn, lléracl. 11, 7. Indigne de vous plaire et de vous approcher, Je ne dois désormais songer qu'à me cacher, rac. Phèd. m, 4. Son caractère [de la vraie grandeur] est noble etfaciie.... on l'approche tout ensemble avec liberté et avec retenue, LABRUY. 2. Il 6° V. n. Venir près, s'avancer, arriver. Approcher de la porte. Approche. Celui qui approchait le plusde lui. Les endroits dont il désespère d'approcher. Le bruit approche. De ce temple profane osez-vous approcher? rac. Ath. 11, 6. Grip-

peminaud leur dit : Mes enfants, approchez, la font. l'abl. VII, 18. Il Approcher du but, mettre près du but ; et au figuré, deviner à peu près, n'être |>as loin d'atteindre le résultat qu'on poursuit. || Fig. Nous approchons de juillet. J'approchais de quinze ans, CORN. lléracl. m, 1. || Devenir proche, être près de se faire. Le printemps approchait. Le moment approche où.... La vieillesse qui approche. La mort approche. On ne les sent aussi [les remords] que quand le coup approche, corn. Cinna, III, 2. Il 7" Avoir du rapport, de la ressemblance avec, rivaliser; Approcher des dieux, de la vérité. Votre gloire approche de celle de ce grand homme. L'éléphant est l'animal qui approche le plus de l'homme par l'intelligence. Parfois le faux approche tant du vrai. Nulle de ses sœurs n'approche de sa beauté, SÉV. 437. L'n air de magnificence dont M. de Chaulnes n'approchait pas, id. B97. Ce qu'on appelle une oraison funèbre n'est aujourd'hui bien reçu qu'à mesure qu'il approche de plus |)rès d'un éloge profane, la bhuy. is. ||8° S'approclier, t'. réfl. S'avancer, venir près de quelqu'un ou de quelque chose. Approchez-vous de moi. Approchezvous du feu. L'ennemi s'approchait de la ville. Approchez-vous, Néron, et prenez votre place, rac. Brit. IV, 2. Il Fig. Pourvu que ce qu'on dit ici soit vrai, qu'il n'y a plus rien entre le roi et la reine sa mère, qui les empêche de s'approcher, balz. £11'. i, lett. 11. Il 9* Être proche, êue sur le point d'arriver. L'éternité s'approche. Et jemeurs! de sa froide haleine Le vent funeste m'a louché ; Mon printemps commençait à peine. Et mon hiver s'est approché, MILLEV. Chute des feuilles.

— SYN. s'approcher DE QUELQU'UN , APPROCHER

quelqu'un. S'approcher de quelqu'un exprime un acte, un mouvement corporel par lequel on vient près de la personne. Le second signifie l'habitude de venir auprès de quelqu'un, l'accès qu'on a auprès de lui, la privante qu'on a avec lui.

— HIST. XI* s. En cest païs [ils] nous sont tant aproeciez, Ch. de Roi. cxcvi. || xii" s. Quantil aprochent vers la terre major, Roncisv. p. 37. De maintenant nés [ne les] osent approchier, ib. p. 04. La morz m'aproce, n'i a nul recouvrer, 16. p. 98. Pour la chalor qui s'aloit aprochant, 16. p. 152. Or leur défaut tristors et aproche liesse, audefr. le bast. Romancero, p. 26. X tant vit devers lui deuxSaisnes [Saxons] approchier, Sax. xi. {| xiin s. La ville, qui tant estoit aprochie de prendre [d'être prise], viLleh. clxxii. Johannis qui tant avoit aprochie de prendre le Dimot, ir>. clxi. D'aprochier [avancer] la besoigne plus ne destrierai, Berte, vu. [Il] Ne laissoit aprochier nului fors lui tout seul, t6. xix. Li jours va à déclin, si aproclie la nuit, ib. x.xxvi. Atants'aproient les os [armées] etjousterent ensamble, et moult eni ot d'abatus et de navrés, Chr. de Bains, p. 76. Ensi comeles amis dou requérant veulent le plait apreuchier, que ciaus [ceux] dou defendant le aloignent, Ass. de Jér. 73. || xiv s. Comme Johansoit approuchiez [accusé] en nostre cour d'avoir fait raire et fausser par un clerc et alongner un date de nos lettres, du cange, appropinquare. La chose qui est la partie d'un tout approce plus de son tout que le tout ne approce de la partie, oresme, Eth. 250. Il XV' s. Or eurent conseil ceux de l'ost, pour leur besogne approcher.... froiss. 11, 11, 5. Si fut cette chose [ce projet] si approchée que, droitement la nuit de l'an, la chose fut arrestée d'estre faite, id. i, i, 32G. Entrementes que ces choses s'approchoient et ordonnoient, id. u, ii, 65. Armezvous tost et appareillez, car vezci gens d'armes qui approchent cette forteresse, id. i, i, l3i.Dèsceste première journée furent les choses bien approchées [de l'arrangement]; car les deux parties en avoient grant envye, com.m. iv, 8. Or s'approcha le temps qu'icelle parcelle dut estre donnée à ce seigneur ancien, louis XI, Nouv. xcviii. ||xvi' s. Si le croyez, vous n'approchez ne de piedz ne de mains à mon opinion, rab. Garg.\,Prol. Toutes les hieroglyphioques d'Egypte n'approucharent jamais de cegergon, ID. Pant. v, 18. Indigne est bien, quand il vcult approucher L'honneur de cil qu'homme ne deust toucher, marot, II, 221. Prince, le temps et le terme s'approche, id. 11, 233. Quand elle approche aux fleuves ou estangs. ... Et s'eile approche une >ille ou bourgade. Le plus hardi se muce ou chet malade, ID. III, 290. La peur des voiles œgypliennes qui commenceoient à les approcher.... mont, i, 63. Ces escripts nous approclieroient bien prez de l'honneur de l'antiquité, id. i, 206. La froideur commencea à s'approcher des parties vitales, id. 11, 91. U m'a semblé que je pouvois monter jusques à Romulus, puisquej'estoye approché si près de son temps,

APP

AMTOT, ThMi, *• Tarelwtiu» commankjiMMft or»' <!• ft foM d« •« <U]m, m luy eommaïuU au'«U« ■•appraebMl donoMini, m. 'f

tlWMM p«taUM «note d«ta

lamalto^ioiialondlffieltoàaw •• ■

l^uthorlU te M iiiagl*(nt «tt d grudaqu «Ue ■{>• proelM d« i* tyrano^iM, ». f ob. f).

~.tm.Bour^ig.épr6eha{, .pi.pro-

fviiç. «propeAdr, avropjar; n rar«; da

d «t prochr. Om a dit danx l'anciuii (raiiuii aproù- ■wr, il'oppfojiiiuirc, fltopr«ii», de j»r«.

f AFPR<X".IIKrR r), f. m. Ouvrier qui

amèM la tiui> à l'en II construit un train.

— ÉTYK. ><;ifToc/n-r.

t APPBOPITKR (a-pro-fl-ti), «. a. rirer profit d«.

Vieux.

— IIIST. XVI* t. C'o.tl l'cnlcndcracnt qui veold et qui oyt, c'pit l'entendement qui Approfltci tout, MONT. I, 1*3. Parce tnuyen lo jeune fiLiapprouflta la latin que lui avoit appriui M. le curé, btepenicHS, CimUt, ».

«>TTM. À et profiter ; provenç. aprofeehar. Al I i I Mil II' i-fon-di, die), part. pa«^.

I 1 Une tonne aiiprDruiulio.

1' i.\.iiaiii' ,1 i. >••'•. ..ctudo approfoDuio des an -

cien*.

APPROFONDIR (a-pro-fon-dir), t). o. || !■ Rendre plus profuod, creuser plu.s avant. Approfondir un puiU, un fossi. || Kig. t-t la gloire qui suit vus plus nobles travaux. No fait qu'approfondir l'abtme de leur* tnaux, corn. Serlor. m, 3. Ce malheureux combat ne Ht qu'approfondir I.'abyme dont Valois voulait en vain sortir, voit. Ilenr. m. || 2* Kig. Pénétrer dans la cotinaiiuance du quelque chose. Nous approfondirons ce |>oiiit dans la derniLrc partie de C*( essai, DiDF.a. A», i. le mérit". l'eu approfondislant lea chose», pasc. J'ror. 'i Ijilin du Maliuinot lee sublimes di:s.^cin.i Uuu n'ose approfondir l'humble esprit des humains, volt. Fanal. Il, •. X force de vouloir approfumiir un cœur, id. CatH. i, t.

II 3* S'approfondir, «. ré(l. Devenir plus profond. I.'al'lmo s'approfondit tous les jour». Il 4* .'^'examiner. Vous devez avoir sans cesse d'un cAté IV^Ut de votre ftme, de l'a que noui voua app-

QtM ITicu — . ».i .....,., .

ditee, Il reconnaîtra btentOt la notilesie de son eue, ■orr. ffoiur* d«> animaux.

— III8T. ziii* ». U flun ostoient si creQ et si apartoogié que U pré et U tierre en cstoit tout couvert, II. ce TAUCNC. xxviii. || XIV* S. Nécessités est de plusieurs rivières apiiorfondir, hv canob, apprnfundore. Car avii li ertoit, si com l'cstoire crie, C'une fatee veoit grande et aprofondie, Obscure, tenebretise, mâchonnée, eiïortie, Itaud. de Stb. vi, 37.

— CTTM. à et profond. Aparfongier était de la I** conjugaison.

t APPROFONDISSEMENT (a-pro-fon-di-se-man) , t. m. Il 1* Action d'approfondir; résultat de cette action. L'approfondissement de* fossé*. || >* Fig. Il [SI Bernard] ne chercha pas à éblouir les esprits par de nouvelles découvertes ni à se faire honneur de certain* approfondissement* qui flattent par leur Mngularité, mass. Si Hrmard.

— f.TTll. Àpprnfnndir.

APPROPRIATION (a-pro-prj-a-sioD), i. f. || 1* Ac-

tioa d'approprier, de rendre propre à. L'appropnaticn d'un local au service des malades. || 2* Action da s'approprier un* chose. Cet homme déloyal n'a

ru craint do se faire l'appropriation d'un dépAt. Par extension. On n'est jamaiaeurpris de voir qu'on s'est trompé ; on quitte sans peine une pensée qu'où avait sans appi< i ^'N.|I, 3io. ||3*Terme de

chimie ancicnn ii do doux corp* à *e

combiner par I iiMniiiuti li un troisième.

— ETYM. Approprier; provenç. apropnalio ; esptga. apropriueirm ; itol. appropriai ion<.

APPBOPaiÉ, ËE (a-pro-pri-4, ée), pnrf. posté. Il 1* Rendu propre à. Un nurais approprié & la culture par des travaux bien entendus. || t* Convenable fc.adapté à. Ayant fait un discours approprié aux cirwaMaaMa. Memre appropriée k leur caractère. De* NOlMti aMiflbriéft. Traitement approprié à chaque ■Mladle. jfl* Ml* dan* luéUld* propreté, dans un nouvel eut d'agtneeiiMat. Une maison appropriée. 114^ fci droit canon, bén'"-' »-.nr,„>r>.. Mnéfio* OMI la revenu est anneié i nu com-

MUMat«, et mi Mt itea^r .

J»»0»«n« U-pn>-Dr»-é), r. a. || !• HMdra fwprt à, eoBvenabielL Usera dlfSctle d'appnpriw ** '"•£™ t..^!** *" Wbuaal oA Je oomnafai*, t. I. MMt. ffctmcn. Il f Mettra en eut do pr»- i aeos

APP

I prêté , di*po*er convenablement Approprier une mataon, on* chambre , un cabin<-(. Hettex or- ■'"■ '. tout [Nau ' ' ' I..-K...,

.'''temenuj,

i;oet d'appro;

plancher, pour i clil*';. uirr. liiulr

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Soi

tr. 'i ;

}>art. pâmé.

'. 'i>t paaap-

•tix • es

■ le.

,.,.. ton-

auNAJiD, Mimeh. v, 3. || Kig. 11 y

Dieu s'est niniroî. ri/, r.'-tli' .'ifT.iire.

U s'ai

tt. .S'.i, ^

Do ses cunciluyuiiï uiuii cjiuux fut lo |

Phocion, II, s Je m'approprie de le!

joies et vos ,: ■

mauvaises \.

mes bons et iiieii niauv:i s ji<

rard, l, * , dans bichklkt. | U

Se conformera, semettre&l.i ,.„ . v.^. ....,.,.,.>,.

•onge peu à s'approprier à ses lecteurs. La* maîtres

se sont approiiri('s à leurs éirves.

— 8YN. V KR. Se donner une < iiuela prise de propriété; la c i pas; nous la prenons, et m:. arroger n'implique aucune Mo de prupnùti; aussi s'appli-

3ue-t-ll à toutes choses : privilège*, autorité, roits, etc. seulement:' • - - --. - hau-

teur, prétention & la r ex-

prime que celui '":■ - ... ., ....j..,».. ....c choso

qui est conlesléi' ' •' d'autre* prétendent :

Les deux partis s.i i la victoire.

— HIST. xiii* s. Ouaiit Kenart ot en sa reson Uien definée s'oroison Kt aproprié son chapitre, Jim. 3DSI7. Que ce qui commun crt devant, Comme le soleil et lo vent. Par convoitise approprii'rent , Quant as richeces se lièrent, liarat a tout honni. Par qui h communs] Furent as gens a; ses sacrées, si sont celés qo priées à fere le service n< XX, «6. Et tel daniaco doit il qu'il voloit le gaige malve* ID. Lxviii, to. Kt c'est grant faute de ianguage, quant l'en approprie au dyable l'ommeou la femme qui est donné à Dieu dès que il fu baptiziés, JOINV. 1*3. Il ziv* s. Nom approprié. ORKsm, Klh. 48. Chescune dclelUcion est appropriée li '.' i que elle parfait, et a à elle une affinité . ||xvi*g. l/!sapostresapproprientàJesiu(.ni>.'.i. < I .1 est dit au psaume huitième, calv. Viufit. 3i<3. Il n'csl point licite de transforer à l'homme mortel ce que Dieu s'approprie k soy, id. ib. siv. U ne faut point attendre oage d'homme pour sanctifier les enfans ii Dieu; mais ils lui doivent estro réservez et appropriez des leur naissance, id. ib. loai. Qu'il oublie, s'il veult, d'oil il tient ces préceptes; mais qu'il se les sache approprier, mont. i. ioî. Comme un soulier ne convient pas k tous pieds, aussi un fait no se peut a proprier k tous pais, lanoi;!, «o. I>Iu-

sieurs d'eux s'api"-"- < ■'•" r>-^'-% dont il*

n'estoient aupara\ «oi. Si on

regarde l'inllnité <: ,. lie possède,

si bien apropriées et pourveuAs de tout ce qui fait licsoing. in. un. Beaucoup de gentilshommes furent contraints de vendre leurs fiefs aux ignobles, <|Hi eurent permission du Koy He le< ywiirmr .irli^ter; car auparavant ils ne :

prier, m. aa». Comme ceUn

prier la gloire d'Achilles, p us p.ir :m laioii oo si vcriu que pour estre issu rie .«on sang.... amtot. Pyrrh. U. Affln d'en approprier [nodre propriétaire] un de sorneveux, carl. u, io. Il me rendra lion compte de toute* les richesses qui sont U dedan*, et ne «e approprie!* de pa* une, id. iv, t». De* rentede* appropriés au qualités de* corp*. PARt, Au Iret. Tenir ! "iu*6s, aiant la

commodité de l'eau, à int le plan pour

la donner à propo* à la ligoeiaîc, o. ne saaau,

— tm. Berry, apprvptér; provauf. ttmrtprimri eepagn. «proptor; iial. appmpriari ; du klin oppmfriart, de ad, à, •( propnM (voy. paorai). i<ppr»pn>r veut dire bire aien, de U amaiia, rm- «•propre à soi, puis rendre propre, ooaveaaliie en général, dispoaer.arraafer, dtlàeûSn, dan* on

plus étroit, nettoyer.

rc u-deutis.

), e. O. Il 1* Agréer, ooa-

.^jjirouver un avis. Je dirai povrqtwi )•

ve pa* eetle division. La gnuiiaiaimMl ap-

. envoi d'nna floUa. Appronw le* eomHUona.

<i n'apiirouve pa* qtM niiiiliMM idwir mianM.

luk-er friuble. tron«erdiga»<fa*tiiM,kMar. Je

vous approuviez ma oonduita.

<; si vivement louché. J'aurai*

; uuvé tout ce qui a étA fait. Approuver qtMiqu'ua

un geste. J'Acooie *o* coiueil*, j'o*e le* approu-

HAc. Brii. Il, 3. Il >• Autoriser par un aeia au-

itique. l.e conseil de l'Unlvenité a approuvé cet

rage. || «• S'approuver, •. rtjfL âa doonar à aot-

ne un témoigiiage d'apprabation. Na panae paa

. -i'mnooent* à me* yaui.Jam'apprattTe aMingtéOM,

lue. PMd. u, ».

— HIST. Ull*a. La «Umoitcle anoroba et accepta ode exception, //ùt. oc< ^ -i, t. u, p. 476. Kt ce ai je veu .i,-ement, RKAUM. XXVII, 13. Ktquec .; ot aprovés par un jugement, ID. nv. ' '.- est il aprotés iL-Lstirt, par l'aparance dt ioiic u.ui, ib. xviu, a. Procuration scclée d'aroevesque ou d'eveajue ou de roi • -: •' ■ -■ ro nu d'aucun autre juge qui ait seel bi' ■ liicn aprové, m 7». || xv* s. Et ce

plu.. ^ , ,.. ;iiveroient [|irouveraieut], s'il estoit

besoin, monstrkl. i, cb. 47. Li grant Alexandre jadis Et plusieurs rois en firent gbire [de boire] ; L'eiccz Ijel n'en approuve pourUnt, basulm. L [I XYi* s. A grand peine pourra-il rien avoir en qtioy il s'approuve disciple do Christ, calv. Intlit. t<(. Vni.seiit maintenant le^ b}'{>ocntes, et s'eflbroeot

.ir leurs bonnea oeuvres,

ainsi soigneueemeot (ait

•- - '-:nij|zaiion pour

>: sa loyauté,

.- ■ . . les eveoMnen*

^Egyptien [darin],

.vastiadamooiaiia....

iD. i>tun, ib.

— ETYM. .ipprr<bnrt, de ad, à. et prehare (v..y PROiTVERi iproor, apro6ar,-eqiegn. opro bar; lui.

APPROM>«|()>.>K, ÉE (a-pro-vi-zi-o-né, née), part. p<usé. Garni de provisions. Ville bien approvi.sioniiéo.

APPROViSlOierEHENT fa-pro-vl-zi-o-ne-maa) , t. m. Il 1* Action d'approvisionner. L'appraviaioaiioment de (>aris. || t* Proviiioos maûâliiéas. CMia place a des approvisionnemeou sonsuls. No* approvisionnements sont épuisé*.

— RTYM. i(pprootinoiui(r.

APPROVISIONITER (,n «.a.

Il 1* Garnir de provisions. ne ville,

un camp. Il t* S'approvisionner, i ,ii-

nir de provisions. L'année s'était :■■ de tout r>- ■• ■ •■■- • -'^cessaire kunalutit$u«uuj«;uu.

— tr rùt'oM.

t APi'i NKint (a-pro-vi-«i-oB*«ir),».m

Ccl- ,ne.

Ml ,..\IM \ Mi , IVE (a-pra-k*i-<n»-lif, li-v'J, ■st fait lier approximation. Estimation apve. CiUml R;'prfirîmslif.

M r:.- \iM M-ma-sioo), «. f.

[i..Mii('maiiqucs. Opération par lairocha da ptiu an plu da la valeur .. „.,.; .,M....M.u. lit* Ko génétiJ. aatimation fUte k peu pria. Voyet par approximaiton oa que cela peut eodter. [Ko agrtoaUvaj U* luaga* aont fondée wir de* aipérienoaa eoatimMUaiiMnt répétées, dont le* réswbauaont da* eaptea* d'approtimalion* du vrai, Bcipp. Erp. nr Im tilfH. f «Um.

— STYM. Appntriwnn, de «41, à, at proMaMn daprofiaMM, irta-prodi*, wufmUU ia frvp» t\ nocn).

AmoxmAimUSXr (a-pro-k*i-ma-1i.n>man) . ndt. D^n« maniira apptodmativ*. Svalaar appnitimativaaMnt.

— tTTM. i;ipranawilrr«, al la anllM aMW. AVPVI (a-puiKr. m. Itl* Oiiiuisunporti! noolleoL

Ceoa mwaitta a W' r

qui aoutioatda* terre- . , ùi

APP

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dans son parterre, siîv. B8». ||2''Fig. Aide, secours. la vérité est sans force et sans appui. L'argent est un puissant appui. Sur ces deux grands appuis ma couronne affermie.... CORN. Sertor.n, i. En lui Votre trône tombant trouverait un appui, id. lîodogr. n, 3. S'il est assez fort pour me servir d'appui, ID. t'b.iii, 3. Oui S3 fit votre appui, m. D.San.i, i. Un roi sage, ainsi Dieu l'a prononcé lui-même. Sur la richesse et l'or ne met point son appui, rac. Àthal. iv, 2. Pour so donner de l'appui dans sa frayeur, boss. Hist. i, 10. Seigneur, je viens pour elle implorer votre appui, RAC. Iphig. m, 5. Ah! je le prends déjà, seigneur, sous mon appui, id. Ath. v, 2. Sous quel appui tantôt mon coeur s'est-il jeté? id. Mithr. ii, 6. C'est son appui qu'on cherche en cherchant votre appui, ID. Brit. iv, <. Je sais qu'en mapriire il aurait peu d'appui, cobn. Iléracl. iv, 4. La vertu trouve appui contre la tyrannie, id. Nicom. m, 2. Bien loin de vous prêter l'appui dont vous parlez , id. Nie. l, 2. Etsousl'appui des lois mit la faible innocence, BOii. A. poét. IV. Il 3» La partie d'une fenêtre, d'une balustrade , etc. sur laquelle on peut s'appuyer. Mettre sur l'appui des pots de fleurs. || X hauteur d'appui, à la hauteur ordinaire du coude d'un homme qui se penche. Les palissades sont à hauteur d'appui, sÉv. 70. Il Fig. Si vous saviez qu'ils sont petits de près et combien ils sont quelquefois empêchés de leurs personnes, vous les remettriez bientôt à hauteurd'appui,sÉv.m. || 4^Termede mécanicien. Point d'appui ou simplement appui, le point sur lequel le levier s'appuie. || 5° En termes de grammaire, appui de la voix sur une syllabe, élévation ou plutôt intensité delà voix sur cette syllabe. || 6° En termesde manège, sensation qu'éprouve la main du cavalier par la pression du mors sur les barres du cheval. Ce cheval a l'appui lourd. Ce cheval n'apoint d'appui, il n'a point de bouche. Il Appui de main, sorte d'aide qu'on donne au cheval par la bride. || Appui du collier, le point d'union de l'encolure avec les épaules, ou l'espèce de talus que ces parties présentent en avant. I! Appui posé ou foulée, le temps pendant lequel un membre est employé à soutenir le corps sur le sol. Il 7° Technologie. Pièce du banc des tourneurs. I, 8° X l'appui de, loc. prépos. X l'appui de mon dire. Pièces à l'appui d'un compte, ou, simplement, pièces k l'appui. L'événement vint à l'appui. || 9° Au jeu de boule, aller à l'appui de la boule, jeter sa boule de manière à avancer celle du joueur avec qui l'on est de moitié; et figurément, appuyer, favoriser : faites la proposition, j'irai à l'appui delà boule.

— REM. D'excellents écrivains, Racine, Boileau, ont dit : sous l'appui. Pourtant on est sur un appui, contre un appui, et non sous un appui. Pour justifier cette locution, il ne faut plus voir en appui que le sens figuré. Mais cet emploi n'est pas à recommander, et il faut louer les écrivains qui l'ont évité.

— ÉTYM. Voy. APPUYER. Bou'rguig. aipui; namurois, aspoiâ.

APPUI-MAIN (a-pui-min), s. m. Baguette sur laquelle les peintres appuient la main qui tient le pinceau. Il Au plur. Des appuis-main.

— ÉTYM. Appui, ■main.

APPUYÉ, ÉE (a-pui-ié, iée), part, passé. || l'Qui pèse sur. Appuyé sur le coude. Appuyé sur sa lance. Il 2° Oui porte contre. Appuyé contre un mur. Il 3° Fig. Oui se repose sur, secondé. Appuyé sur la faveur populaire. Appuyé par le ministre dans son élection. Sur son jugement seul ce grand homme appuyé, VOLT. Tancr. iv, 5. Après mille serments appuyés de mes larmes, bac. Bérén. ii, 2. Appuyé de Sénèque et du tribun Burrhus, id. Brit. m, 3. Elle n'est en ces lieux que trop bien appuyée, ID. Andr. iv, 6. ||4° Marqué, significatif. Ces derniers mots furent prononcés avec une gravité appuyée qui surprit fort l'assistance, st-sim. 68, )23. D'un ton grave et d'un accent appuyé, i. J. Rouss. Ém. v. |] 5° Absolument. Appuyé , formule d'assentiment à une proposition, etc. Le projet doit passer par acclamation.— Appuyé !

APPUYER (a-pui-ié), v. a. J'appuie, j'appuiej-ai, j'appuierais. On écrivait autrefois, j'appuye, j'appuyerai, j'appuyerais. On écrit aussi j'appulrai, j'appulrais; ce qui indique la prononciation. L'y n'est plus conservé qu'à l'infinitif, et dans tous les temps où il est suivi d'une voyelle autre que l'e muet : appuyant, appuyé, appuyons; je veux que nous appuyions ; il appuya, etc. || 1° Donner un appui à. Appuyer une muraille par des piliers. Appuyer un édifice par des arcs-boutants. || Appuyer contre, faire porter une chose contre une autre, de manière qu'elle soit soutenue ou abritée. Appuyer l'échelle contrôle mur. || Appuyer sur, poser sur ce

qui peut soutenir. Appuyer ses mains, ses coudes sur une table. || 2° Fig. Vous n'appuyez votre bonheur que sur le mensonge, pasc. Prov. M En

vain sur leur faiblesse appuyaient leur défense, rac. Andr. i , i . Un père est toujours père , et sur cette assurance J'ose appuyer encore un reste d'espérance, CORN. Poly. V, 3. C'est bâtir sur la boue que d'appuyer les fondements de sa fortune sur l'affection passagère d'une vile populace, vertot, Révol. rom. XIV, 303. Il 3» Faire peser. Il appuie trop le pied en marchant. Il lui appuya le genou sur la poitrine. Il 4° Tenir tout contre. Il jn'appuya son pistolet contre la poitrine. || 5° En termes de manège, appuyer l'éperon à son cheval, et elliptiquement, appuyer des deux, appliquer l'éperon, les deux éperons à son cheval. || 6° En termes d'escrime, appuyer la botte, appuyer le fleuret sur le corps de son adversaire après l'avoir touché; et, figurément, presser, embarrasser quelqu'un. || 7° En termes d'art militaire, appuyer la droite d'un corps de troupes à un bois, à un mamelon, la disposer de manière qu'un bois, qu'un mamelon la protège. || 8° En termes de marine, v. a. Soutenir les vergues du bord du vent contre un vent qui souffle grand frais. || 9° Soutenir, aider. Fallait-il appuyer une prétention raisonnable? FLÉcii. Mont. On ne le voit pas se mettre en peine d'appuyer une douteuse réputation par l'intrigue et parla cabale, lo.Pane'g.ii, ««.... Vousappuyez vousmême son courroux, rac. Brit. m, 1. Il venait par la force appuyer son partage, id. Mithr. ii, 3. Vousmême en expirant appuyiez ses discours, id. l'hèd. m, 3. Un bruit que j'ai pourtant soupçonné de mensonge, Appuyant les avis qu'elle a reçus en songey' id. Ath. m. 4. La sultane, à ce bruit, feignant de s'effrayer. Par des cris douloureux eut soin de l'appuyer, id. Bo;". i,<. Et soatrouble appuyant la foi de vos discours, iD.-Esf/i. iii,o. Vous daignerez appuyer sa demande, mol. F.sav. i,2. Le pape dont Constant appuya le décret, BOSS. Hi.it. i, H. César que Cicéron appuyait au sénat, volt. Calil. i, 2. Tu n'as de fils qu'Octave, et nulle adoption N'a d'un autre César appuyé ta maison, id. M. de Ces. i, ). Un homme savant appuya ce que disait la marquise, id. Cand. 22. Il Absolument. Personne à la cour ne veut entamer ; on s'ofl're d'appuyer, parce quejugeant des autres par soi-même, on espère que nul n'entamera, et qu'on sera ainsi dispensé d'appuyer, la bruy. 8. Il 10° En termes de chasse, appuyer les chiens, les exciter du cor et de la voix. || 11° V. n. Peser fortement sur une chose. Appuyer sur un cachet, sur un burin. N'appuyez pas, l'endroit est sensible. Il Fig. Insister avec force. Cet argument sur lequel on appuie avec tant de force, boss. Préf. Il avait un peu trop appuyé sur ce dernier article, hamilt. Gramm. 10. Je n'ai point appuyé là-dessus et j'ai bien fait, sÉv. 493. || En termes de musique, appuyer sur une note, y donner plus de force. Appuyer sur un mot, le prononcer avec plus d'intensité. Il 12° En termes d'art militaire, appuyer sur la droite ou à droite, se porter du côté droit, jj 13° En termes de manège, ce cheval appuie sur le mors, il porte la tête basse et fatigue la main du cavalier. Il 14° S'appuyer, v. réfl. S'aider, se servir comme d'un appui , d'un soutien. S'appuyer contre la muraille. Il s'appuyait sur sa canne. || Fig. S'appuyant sur la faveur du ministre. Sur qui dans son malheur voulez-vous qu'il s'appuie? bac. Phèd. i, 6. Cependant, cher Osmin, pour s'appuyer de moi. L'un et l'autre ont promis Atalide à ma foi, id. Baj. i. <. M. de Cambrai prétend s'appuyer de Blosius, Boss. Lett. qxUét. 399. Il se veut appuyer du décret de saint Etienne, id. Bibl.

— HIST. xi° s. [Il] Vait s'appuier souz le pin à la tige, Ch. de Roi. xxxvi. || xn° s. Dueil ot li rois qui s'apuie à Naynion [dont l'appui est en], Uom:. p. t54. L'espée [il] i apoia, par vertu l'a boutée, ib. p. 196. Dux Miles se redresse, si se cuide efforcier, Apuiant à s'espée se tint vers un moustier, Sax. XI. Lidus Bueves sans barbe s'apoa à un dois [ductus], ib. xviii. La cruiz arceveskal il meïsmes porta, X nul ne l'ad baillie ; car forment se duta; De sur un banc s'assit et à Deu s'apuia. Th. le mart. 39. Bien se puet apuier li reis à ma reisun, ib. 32. Il xiii" s. Là s'apoia la bêle, qui de plorer fut roe [rouge], Berte, xxxm. Mal se volt [il se voulut] ou songe appuier, la Rose, 6534. Il lui apoia le coustel à costés, Bibl. desChart. 2' série, t. m, p. 425. Mes voisins pot apoier son merien contre mon mur qui joint à li , BEAUM. xxiv, 2. Et puis s'apoierent à droit sor ce que cascune partie avoitproposé, id. lxi, 63. Il m'apoia, au passer que je fis, de son glaive entre lesdeusespaules, joinv. 225. En ce point que je estoie illec, le rov se vint apuier à mes espaules, et

me tint ses deus mains sur la teste, id. 256. || xiv's. Je croirai vo conseil, bien m'i veil apoier, Guesel. 9832. LimaistresdeSt Jacques a brochié le destrier, Tint sa lance en sa main, l'escu va embracier; Encontre les deux cents est ve.nus apoier, ib. (5032. Il xv* s. Adonc furent ordonnées eschelles et mises etappoiées contre le mur, froiss. n, m, 23. II chevaucha jusques aux murs de la cité, et trouva Jean de Norvich qui s'appuyoit aux créneaux, id. i, i, 255. Il xvi" s. On cherche à fermir et appuyer nostre religion par la prospérité de nos enlreprinses, mont.

I, 248. Un eschafauld appuyé sur des colonnes, id.

II, 35. Les unsestoient appuyez du Pape, les autres de l'Empereur, et exerçoyent toutes sortes de cruautés, LANGUE, 26. Lesquels, venans après à conoistre qu'ils ne sont nullement appuyez, après avoir rompu leurs lances, retournent, id. 291. Serrez et portans leurs piques droites apuyées contre l'espaule ,id. 320. Huict jours après le massacre, il vint une grande multitude de corbeaux s'appuier sur le pavillon du Louvre, d'aub. Hist. 11, 29.

— f.'nrM. Picard, apoier; wall. aspoî; namurois, aspoul; bas-lat. appodiare ; de ad, à, et podium, hauteur, élévation (voy. pui ou puy).

t APPUYÉE (a-pui-iée), s. f. Terme de marine. Etat d'un bâtiment qui, incliné par la force du vent, ne se relève pas et n'éprouve pas de mouvement de roulis.

— ÉTYM. /(ppuyer.

t APPUYOIR (a-pui-ioir) , s. m. Technologie. Instrument pour appuyer.

— ÉTYM. Appuyer.]

ÂPRE (â-pr'), adj. \\ 1° Qui cause une impression désagréable, soit sur le goût, soit sur l'ouïe, soit sur le toucher, par la rudesse de son action ou par les inégalités de surface. Un fruit âpre. Un corps ftpre au toucher. Un chemin âpre et difficile. Une voix rude et âpre. || Poétiquement. Ses yeux creux pleins d'un feu âpre et farouche, fén. Tél. la. Il 2° Fig. Sévère, dur, violent. Âpre vertu, cobh. Hor. II, 3. Âpre jalousie, id. 5er(or. i, 4. Et je garde, au milieu de tant d'âpres rigueurs. Mes larmes aux vaincus et ma haine aux vainqueurs, id. Hor. i,i. L'âpre déplaisir, id. Pomp. iv, 1 . Aux plus âpres tourments un chrétien est en butte, id. Poly. i, 1. Ou'un si charmant abus serait à préférer X l'âpre vérité qui vient de m'éclairer.iD. Uéracl. lu, t. Et cet âpre courroux, quoi qu'elle en puisse dh'e, Ne s'obstinera point au refus d'un empire, hac. Alex, ni, 3. [L'hymen] y joint [à l'amour], dit Chmène, une âpre jalousie, la font. Filles de Min. La haine devenait plus âpre, boss. Hist. 1, io. Leur âpre austérité que rien ne peut gagner, N'est dans ces cœurs hautains que la soif de régner, volt. Brut.l, 4. Il 3° Difficile. Quelques grandes difficultés qu'il y ait à se placer à la cour, il est encore plus difficile et plus âpre de se rendre digne d'y être placé, la bruy. 8. || 4° Cupide, avide. Homme âpre. Âpre au gain. Les curés les plus durs, les plus âpres à exiger leurs droits, sont ceux qui vivent d'une manière plus sordide et plus indécente, mass. Disc. Syn. Avarice. || On dit d'un chien : Il est âpre à là curée, c'est-à-dire, il est avide, vorace. Fig. Il se dit aussi d'un homme avide d'argent et de places. Il On dit qu'un faucon est âpre à la proie, quand il se sert vigoureusement du bec et des ongles.

— HIST. XII' s. Ne feras mes pechié qui te soit aspre, Li coronements Looys , v. 396. Or ne leroie, por nul home que saiche. Ne por paien, tant soit ne fier ne aspre.... 16. v. 402. [Espines] poignans et aspres qui ne peuvent florir, Ronc. p. 155. Un plus aspre juïse [jugement] par temps vous eslirons, ib. p. 199. Jà de plus aspre mort nel pouvez justicier, ib. p. 200. Car veez cum li pères chastie sun enfant Par mult dulce parole e par aspre e mordant, E mainte feiz le bat delà verge trenchant, TA. lemart. 78. Il xni* s. Se il dient que en cesti cloistre l'en peut mener aspre vie pour î'ame sauver, joinv. 288. Il xiv« s. Car il sont d'assalir si aspre et si engrant. Qu'il ne doubtent la mort un denier valissant, Baud. de Seb. iv, 231. || xv s. Et que en leur partie ils fissent bonne guerre et aspre aux Anglois, froiss. n, II, 13. [Les] autres jours se faisoit la guerre tant aspre qu'il estoit possible, comm. 1, h. Celluy qui leur est voisin, s'il est fort et aspre, ilz le laissent vivre; mais s'il est foible, il ne sçait oii se mettre, ID. v, 18. Il XVI* s. L'aspre condemr/ation du peuple romain contre les soldats.... mont, i, B5. Quelle affection peult estre plus aspre et plus juste, que celle des amis de Pompeius [assistant à sa mort] ? ID. I, 63. Le soleil estant extrêmement aspre, id. 11, 193. Voilà, ce me semble, qu'on devoit respondre

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eottet à DemairiM, 1» JJéwtétr. t*. Un feu Mpre, r*Ml. HVI, 4.

— KTTN. iliptr ; provmç. Mpr»; Mpagn. aiptro; lut. (upni.

Âl ; VT (l-pre-nun) , orfr. Atsù Ipreté, d'il dure. Iléprimander âpremniit. Je

vo)ai< III' i.i luur le choc dm daui timéei, L'unooi l'dulre «u c«mlMt tprement enimtes, rotr. Antig. I, f. Courir Aprement aprta le* honneur*, klccii. Srrm. t, U4. Le l«mpi viendra c^u'ipremcnt à ton tour Tu languiras, com ÀmoHT Ttng. «lance a?.

tour Tu languiras, comme moi, de i'amour, bAlr,

a qui , del

— iiiKT. xti* ». Sejo (J'] achat abelet u halles •«wctiiet, Duntjo lele en cost «eclo levez e ealialdm. Devant I>ou en urai a^prement chalcngiez, T7i ' I -M. Ilxiil* «. Aspronicnl vivoio, etmon bn. \ piour, Psatuier, 1^ i }u. unques gens no 5u II > :'iit plus n^prpmcnl sor mer, villch. xcvi. Rrgaril.li lo loiinioicmont Qui commença trop aipremen' '" "'»' i.'. ii< n xiv* a. Les uns el les auires f ot avecques fureur, oaEsm, / ' nous assault einuus temple plu^ wurent; mes ire nous Icmple plus aspiement et moins souvent, m. ib. 4i>. Kl par cites nesmeaicriex vous aspremeiit corrigée, Ménagier, Prologue. Il XV* s. On ne vil oiiogue^ ilo si peu de

' gnuiibienienirni il' ' :^colsraisoicnt,

ni ausai chastel asKi. . khoiss. ii, ti,

4t. Sy tes tourmeniciwii:! .i|'|.r. m i>t, Jru det 3 rois. Un autre homme votl essayer par rcdargucr el lisleriL-lir .n<iiri>mcnl ycettui, so il auroil pucicnco de ; . cnR. Bs pisan, Charles V, p. 3,

ch. '- Ix^aucoup plus aspremeni parlé, coMH.

1, 4. jlxvi'h. Aspremcnt imiigné contre tuy,AMYOT, Cam. 10. Tant itz |e halssoienl asprcment, iD. Ti-

— r.TTM. >fprf et le sufOxe ni«il; prcvenç. oipramiU) catat. atjtrement; c»pagn. aniieramente ; liai. ujmmenêe.

AMlfiS (a-prA. Vi se lie : ap^^s un nn, diles : aprt-inn n),mépo$. nntir. || 1* Prtposit. Maniuanl la postériorité, c'est-à-<lirc qu'une clioso rn a «uivl nu #n suivra une autre dans l'pspace ou dans le temps. Marcher aprls quoiqu'un. Après le départ. Su mois apr^e ta prise de Moscou. t.e repos aprùs lo travail. Ap'ta le co'ichcr du soleil. Ils Turent m.issacrés Jaâ uns aprîs les autres. Ceux qui viendront aprii nous. Tout auteur qui voudra vivre encore après lui |lui-m(rae], Doit s'acquérir votre suffrage, la roNT. Fah. VII, Pédic. || Aprfs cela, les choses étant ainsi, c'esl-ft-diro, puisqu'il en est ainsi. Uuilon, après cela, s'élunncr que, véritablement, il y avait bien quelque peine à les développer; où l'un trouvait un sens moral , l'autre en trouvait un physique; mais, après cela, ils convenaient que vous aviez tout su , rorcxen. Homère , £iope. Il Après (luoi , loc. adv. Après cela, ensuite. Réllécliissez, apréa quoi vous agirez. || Après tout, loc. adv. Tout btenronsidérA, quoi qu'il en soit. Après tout, la nMure a de* beautés nocturnes, bkrn. dk s. p. Ch. iHd. Iji reine, après tout.... Sachant ce que je puis, me pouioa trop k Iwut, coait. Meom. ii. 3. Pen*«z-vous qu'après tout ses mines en rougissent? *AC iindr. III, «. Que m'importe, après tout, que Néron, plus Adèle, D'une longue vertu laisse un jour le modèteT ID Kri'l. l, 4. !| Après coup, loc, adp. Après '{u'une chose est faite, trop taid. Il t* Marquant l'ortlre, te rang, c'csl-à-dire qu'une personne ou une chose n'a que la second rang. Le premier aprrs le roi. Ix> plus savant après Varron. Immédiatament aprte caui-ti. || Après Dieu, locution par laquelle on réserv* l'interveniion divine. Aprte Dieu, c^est k vous que Je dois la vie. Ut*Marquulle lien, c'esl-k-dirr signifiant plus loin, MfTikre. Lie flenve qui était après notre camp. Les

*Rel*vwq«] marchaient api (p*to soi. Les maux que U Il liaat tprès son char ui

près lui. Puirsans regarder la guerre traîne apris toi.

son char un vain peuple .occupé....

aac. ÊUm. tu, i. Kt les portes d'airain, so fermant apt^a*'»!. M'ont vomi lom du temple et m'ont pOMBé •vrsw. ooM. ttid. r, i. lis attirent tout ■MM CUV, »*«•. Cin, CTeat «lors qu'il eût tout at- «flat>r»« Im, i» humrm. g FinUiémBent. Après •**• iL^ïi^'* "«•*"•. e'««-*-d»f« U M l'homme par omUmm, «• m pwt hin miMi que lui.

I II 4* Manniaol U HwUno. v«n, contre. Sou aprta qtMqiw ehoae. Mas eU«M aboient après moi. ■S'aoïpoiiar aprta qiialqu*in. Cira aprks une affaire, aprAt aa loilette. Rire toi^ours après quelqu'un, le hlifuar. Faire attendre après soi. J'attends après vos outres. Je suis dans l'aogoiaM : J'attends après te médecin, après daa mmvelles. Ce n'éuit qu'un cri après lui. J'allais comme un limier aiirès lii venaison, RtoNiKa , Éplt.ii. Qu'on se loeit SAC. Plaid. 11,14. Ijb hou lierser vaajn >

(lordue, aoss. Conv. *. De crainte qu'après uioi vous n'eussiez envoyé, cork. Cinna, v, a. Ils étaient une douzaine de possédés après mes chausses, MOL. Pourc. Il, 4. Attaché dessus vous comme \! :- ' ' '■ t' s le mouvement de la sienne

> iv,f>. i'iusieursmédecinsont

ili.,.. ., -, ...... ....ou après elle, m. kid.m.lui,

I, t. Que Harinette est sotte après son gros llené, 10. leDépil, IV, 4. Chacun so trompe ici-liâs: On volt courir après l'omhre, la font. t'ab. vi, I7. Qui un court après la forluneT id. ib. vu, <3. Or, sans plus m'amuser après le contenu, RacNita, Sal. xi. Courir après le* fumées, pasc dans cous. || Klllpliquement, dans le même sens. Il a couru après d'une course précipitée, Boss. Boni/, 1. 1| Après k, suivi d'un infinitif, être occupé k. Je suis après k conclure avec Mme Guyon, boss. Lell. qui^t. 34. Josuisaprèsàm'équiper,MOL. Fourb. ll,R. || Après , expression inlerrogative dont on se sortpoureogager k continuer. Ce n'est pas Ik tout ce que vous avez k dire.... après?... eh bien I après? |i 6* D'après, en conséquence de , conformément k. D'après le testament. D'après l'avis du conseil. D'après son extrême bonté, je suis convaincu.... D'après votre ordre, l'eindre d'après nature. Tableau d'après Rapliael. Je no i>cins le monde que d'après votre coeur, hass. Honh. Il D'après, loc. adc.qui se met après un nom de temps, et signifie d'ensuite. Ils s'enfuirent rin.sl.inl d'après. Dix magistrats absolus, qu'on créal'annéed'après sous le nom de décemvirs, rMigèrent les lois des xu Tables, uoss. //ùl.i,8. L'année d'après, toutel'ldumée recul la loi de Moïse avec la circoncision, lo. ib. i, a. Il Corneille l'a employé, k tort, avec le sens d'ordre, de succession. Kt si Léon devait l'empire k votre appui, Luiquivousyferaitlepremierd'apréslui, Pulch. IV, 4. Il 6' Après, odn. Cinquante il l'eu de

temps après, l'eu après. Uiciilét temps

après. Kt après, je ne l'ai plus revu, n la )'u>ça le premier, el me mit Immédiatement après. Les raisons me viennent après; mais d'abord la chose m'agrée, PASC. Peru.div.t. M'informant après de la doctrine, id. i>roi!. l. Après, je contemple les divers emplois.... iioss. Srrm. Quinq.3. Je l'enrioliis après des dépouilles d'Antoine, cohn. Cinna, v , l. Ktnous verrons après par nouveaux sacrifices. Si les dieux voudront être k nos vœux plus propices, corn, ilodog. v, 6. Quatre mots seulement. Après ne me réponds qu'avecque celle épée, id. Cid, m, 4. i^t n'employons après que nous k notre mort, id. Hor. IV, 7. Tel on déleste avant, que l'on adore après, volt. Cad'I. I, «.Pour me traiter après de faible, de jaloux, uoL.P.Carc. 1,6. Votre rival après sera bien éuinné, ID. I'£l'>ur. 11,7. Ktd'abord après, les Allemandskqui on avait oITert des présents s'en indignèrent, mon- TKSO. Ilom. sa. Il 7* Ci-après, Joe. orfr. Cn peu plus loin, dans la suit" du discours. Von .iprès.

||8*Aprèsque, loc. conj. qui veut .ipiès,

avec le parfait de l'infinitif. Après ij u- j<.- lu» venu. Onze jours après vous avoir quitté. Alciandre, aprùs avoir filé son anneau, le remit k l'crdiccas. Après qu'entre les morts on ne le put trouver, oorm. Poly. I, 4. Après avoir deux fois essayé ta menace.... in. ib. V, a. Il Après se met aussi devant le présent de l'infinitif. Après boire, il n'est plus capable de rien. Aprè.s lire, ce que j'aime le mieux, c'est.... Après souper, stv. aai. || •• l'roverbcs. Après la pluie, le Iwau temps, c'est-k-dire souvent la jiie succède k la tristesse. || Après la panse vient la danse, c'eatk-dire après la bonne chère les divertissements. Il 10* Locutions vieillie*, l'ar après. Les ea èier, afin d'y en remettre par après d'autres meilleurs, X)tac.Âhih. J'<.i peur.... Que j'aie peine aussi d'ci. sortir par «près, mol. VÉlour. m, «. || Puis après Las soldais, puisaprès,en«misdel«p«ix,»toNiB«, Sal. VI. Il Kn après. L'ange en après lui Ikit un long sermon , la port. Fér.

— kUi. I. Des grammairiens ont contesté qu'on pAt dire : il m'a couru après; voulant qu'on dit : il a couru après moi. Mais a'uno part on emploie ai>rh •dverbiklement ou «iMolumanl; etda l'autre on dit: Il lui a couru sua. RUa dona n^npleba d« dire : Il m'a eouni apréa; mai* oala «at dn atjria Cunilicr. Il I. i^RatOQ dira : Demander aptta qtiaiqu'un , pour :

APR

ffinforatarot Qait, désirer qMVvlaBiiaTOea mmmairiana rondamnani eena kwalioa : aaia mé a«l certaitMotaot nsiiéa; et d'aOlMm «Ha «al aadwin* et se trouva dans ProissaM. || I. On adaaai : U est après aa loiletla : et l'on condamne : La daf es) après U porta. Caa deui locutions pouiiaal aaot, I part le sens figuré, idantiqaaa frammitlnalMMwt . et toutes deux fondéaa aur ce que mfri§, étraotogiquemenl, etl i }irii, Uyuelumt i, ttnaÊtà.U^O*f ' quefois on entend dire : Il est apiA* ali^biuar. C'en une faute. Il faut : Il e*t après k s'habiller. Voy. n* 4 les exemples de Boamet et de Mulièrt?. Cette locution, qui a vieilli et pour laquelle ri>>nant de préférence il aat k sitabi ;jir ainsi : il al aprh y aat pria ahaolument, comme il r<( à mi*!!». et, quand noa pferaa «oulurant la Joindre k un iiiflnitif, iu le joignirent par la prépoaitkm 4. Il 6. Apn'-s qu'il eut fini, ae disait autrefois, aprta

Ceqil'il i-iil fui (.r:\mmatirjiif'mr>nt . la langUO Ha

poil in régimeanad

coi:;^ Tituoe conjooo-

tion, ne M prèuit bas k servir de GompléflMttt k lUM préposition. Aussi la vieille langue a-t-«lla stmaonlé la aifOcullé en disant aprh u que, qui s'explique par opr^ es, d sacoir qu<; et U nouvelle tangue dî'S lura a pu laire l'ellipise de ee et dire apr^ qii«.

— IIIST. XI* s. E [que] cil vienge pois après, toit de Guill. 6. Del dei après le jyft—' •> la. Après ice i est Naymesvenus, Ch. di iz (voici;

Baligant qui après tel (k lapt. .:icvauche,

t'è. ccxi. Il XII* s. Si compeignoo après lui vont siguant, Aoncir. p. aa. Après ma mort en ert France doutée, ib. p. 4s. Et en après (il occit] Gérait de Koussillon , i6. p. «a. Et la guerre dura tante mainla saison , U uns rois après l'autre la reprisi en son nom. Sas. m. Après parla dus Bueves li proz et li cortois, ib. xxiiii. || xiii* s. En l'an apréa que ois preudoms ot commencié k parier de Dieu,TIlxaH. a Après vinrent li Wandre, une gentmalela, Bina, U. Après h mi aoust, ib. x. Droit après ce que Berla fu de Paris partie, ib. lx. Après le roy mon para ai fort II cucrs me tire, ib. lxxxviii. Faites aler après (k sa poursuite], jk s'en sera fuie, ib. xc. Aptes Dieu [je] su! par eusdela mort garantie, i6.czxvui. Après demain, se il s'en tient, Fêtes le k force amener, Bm. nn. Après se sont mis en chemm Nobles avant et Ysengrin, Et puis en après daiit Renart, Qui moull par est plains de mal art, ib. R7U7. Après ce que le roy fut couronné, joinv. tut. Il XIV* a. Après ce qu'il out oré [|>rié| par graut devocion, Ctrarf. de Hou. v. 438*. Le roy deacendi après mangier ou prael (au prè] desouz la chapelle, joiNv. 496. Il XV* a. Je, Jean Froissant, commence k parler, après la relation de monseigneur Jean le Rcl, PROiss. I, I, 4. Si pria taniost te duc de Normandie son cousin, et en après tous les comtes et 1rs princes et les barons qui U esloient, lo. l, l, )64. Lors demanda-t-il apr-'s le roi d'Allemagne son fil* et dit : OA est messire Charles mon fils? id. i, i, 18R. Quand ce vint après dîner, lo. ii,ii, 14*. Tous jours fuyez, et après vous je cours, en. d'okl. Chant. 67. Après cette doulereuse journée et que toutes les parties furent retraites, rsxiN. uia.Chaacun de nous la congnoisturd (PaMiannoaanOiau], et après ce que nous en avons eu oesoing, omoL I, i«. Que plusieurs fois je avoye vcu armé d« toutea pièces après son maislre, car telle est l'usaneada* preUz d'Allemagne, id. ii, 7. Après, tous les hommes d'armes montèrent k cheval, ip. i, «. ||xvi*s. Quelque jour Pantagruel sa pourmenoyt aprez soupper avecquas aescompaignona, aaa. ftmt. u.c. Et, aprez que itz se feurent saluez , lui demanda, iD.i'b. Les enncmys, aprez soyesirereveitlez, 10. ib. II, 18. Aussi bien n'eust il par aprez rion pn^tté, II), ib. III . a. Le patient demande loi en

défendue, et est lousjours aprés.ar-ci ,->-

duiscnt en après le taaoMligiiua de rtx< lesiasnqne, CALVIN , Inttiu 461. La aaonoa aat apréa pow ma troubler, id. ib. a*4. Apre* beaucoup dadineultaa, MONT. I, 4. L'ame se lalaachanl apiai aut lamaa, II. t n Apraz qu'on l'eut désarmé, ». i, B. Apres :i, id. I, I*. S'opiniastrar apraa qualq»* 10. I, «64. Courir apraa tu haau mot, w. I, <»i. Ils les perçoient de tnita et iaa peitdataiii aprez, lo. i, i4o. Un hoaoM qui ae laisaa aiar apraa aon appétit naturel, lo. ii, t<i. Toulaa lat oogTMiiaancea qu'il a , et qu'il peuli acquérir par aprez, m. II, 141. Quand las peintres noua lir*at,apre( le naturel, un aufajaot.... ». u, au. Il poaMoil tmiu l'Egypu et aaioit aptaa A eeaquafir Cypra, »i m, 40*. Il laur eaanaaia M lay onUr «m piaec de toila ;eaa ailaa «aïolaal loal la Jow aptéa, «viot, Roat. >. X faprla, laa ■uitalraa guDmlaa fUranl

APR

faictes, carloix, v, 32. Pensez h cette ingratitude que, Dieu vous ayant toujours couru aprfes pour vous sauver, vous avez toujours fuy devant luy pour vous perdre, s. fr. DESjiLLES,riedif«. t. I,p. 466, Desrez,

— ÉTYM. À et près; bourguig. aipré; Berry, auprès; provenç. après; ital. appresso. L'ancien français a dit aussi emprès.

APRËS-DEMAIN (a-prê-de-min). || I" Adv. Le second jour après celui où l'on est. Nous serons à Paris après-demain. || 2° Subst. m. Quand cet aprèsdemain sera passé.

— F.TYM. Après, demain.

APRÈS-DÎNÊ, s. m. Voy. aphès-dInée.

APRES-DÎNÉE (a-prê-di-née), s. f. ou APRËS-

dLvER, APRÈS-DÎNÉ (a-prê-di-né), s. m.Tempsdepuis le dîner jusqu'au soir. Nous passâmes une aprèsdlnée à l'arsenal, sÉv. 44. L'après-dînée m'a semblé fort longue. — Et moi je l'ai trouvée fort courte, mol. Critique, i. || Auplur. Des après-dlnées, des aprèsdîners, des après-dînés. On peut écrire aussi des après-dtnée, des après-dîner, des aprJs-dîné.

— REM. Des grammairiens ont accusé l'Académie d'avoir gardé après-dînée, parce que la dlnée étant un repas fait en voyage ne peut exprimer le dîner ordinaire. Mais l'Académie n'a fait ici qu'enregistrer un usage qu'il n'est plus loisible de changer.

— ÉTYM. Après, dtnée; bourguig. aipré- daignée. APRÈS-DlNER, s. m. Voy. après-dînée.

APRÈS-MIDI (a-prê-mi-di), s. f. Partie du jour,

de midi jusqu'au soir. Vous savez que le sommeil surprend aux sermons de l'après-midi, fiîn. xxi, 56.

— REM. Plusieurs le font masculin, dit l'Académie. 11 est en effet des deux genres, puisqu'on peut sous-entendre ou partie ou temps.

m — ÉTYM. Après, midi.

f APRÊS-SOUPÉE (a-prê-sou-pée),s./'.ou APRÈS-

SOUPER, APRÈS-SOUPÉ (a-prfi-sou-pé), s. m. Temps depuis le souper jusqu'au coucher. Si je ne vous croyais l'âme trop occupée , J'irais parfois chez vous passer l'après-soupée , mol. Éc. des mar. 1, 5. L'après-soupée se passa enjeu, en conversation, SÉV. 447. Pour mieux comprendre ce qui s'y passa, il faut expliquer en deux mois la mécanique de l'après-souper du roi de tons les jours, st-simon, 2G1 , 268. Il Au plur. Des après-soupées, des aprèssoupers . des après-soupés. On peut aussi conserver le suljstantif au singulier.

— REM. On a reproché à l'Académie d'avoir mis après-soiipée, attendu que soupéo n'est pas usité. Mais l'Académie a ^registre, et elle a bien fait, l'usage tel qu'il est. Quand nous prenons nos partici-

»pes substantivement, nous prenons tantôt le masculin, le dîné, le soupe, tantôt le féminin, l'allée, la venue; tantôt les deux genres, le levé ou la levée d'un plan. Quant iisoupée, bien que n'existant pas, il a pu exister ausù bien que tombée, qui est en usage : la tombée de la nuit.

— ÉTYM. Après, souper.

APRETÊ (d-pre-té) , s. f. Qualité de ce qui est Spre, au propre et au figuré. L'âpreté des chemins. L'âpreté au goût. L'âpreté du style. L'âpreté de la saison, VOLT, llist. de liussie, i, 4 7. Oui, jusque ^ dans tes fers ton amant a porté Des monts qui l'ont nourri la sauvage âpreté, delav. Paria, i, 2. Une âprelé de naturel, st-évbem. u, t3 L'âpreté et la dureté qui exigent les revenus, mass. Disc. Syn. Avar. L'âpreté pour vos intérêts, id. Disc. Syii. Divisions. Saint Bernard aplanissant non pas l'âpreté du sentier évangélique , mais celle des cœurs rebelles, m. St Bernard. La voie du ciel conserverait toute son âpreté pour les justes, m. Immut. Auteur de tous mes maux, dont l'âpreté rigide. Dont le cœur inflexible à ce coup m'a porté, volt. Scythes, iv, 6. [Ils] Préféraient de nos mœurs la grossière âpreté Aux attentats commis avec urbanité, ID, ib. I, 6.

— HIST. XII* s. Si tu redotes l'aspreteit de la médecine, s.-BEBNARD dans RAYNOUARD, ospre. Il XIII"S. .... Il ot soif por l'aspreté Du chault etpor la lasseté Qui li ot tolue l'alaine, to Rose, (484. || xiv« s. Pour cause de ost, de chevauchée et de toute autre aspreté ou manière de servitude, du cange, asperitas. (I xvi° s. Il le fault rompre à la peine et aspreté des exercices, pour le dresser à la peine et aspreté de la cholique, du cautère, de la torture, mont, i, t05. L'aspreté et malaisance du chemin, amyot, P. Mm. ■24. Si on trouve aspreté, c'est signe que l'os est rompu, PARÉ, viii, 3.

— ÉTYM. Provenç. asperilat, aspredad, aspre- . tat; anc. espagn. asperidad; ital. asprità, de aspe-

|r ritatem, de Osper (voy. Apre). On a dit, dans l'an- IP cien français, (M;)reur et (wpreise.

APY

X PRIORI (a-pri-o-ri). Voy. priori.

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