‹ Dictionnaire de la langue française (volume 4)Chapitre 158 sur 504 · M. DU BELLAY · texte numérisé non relu

M. DU BELLAY

— ÉTYM. Voy. APPBt^TEB; bourguig. epioo ou tpro.

APP

APP

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ft. APWKT'n pr*) ou APPRKS, i. m. Terni* d« leoMli'- ' l>oL* qui leur lert t *errer

Im p*r<

f AI < ' <• *• Tachnobvi*.

Empiû .-Il ■■•• ■•■ 1 -.nl«t éiolfci.

— rrni. Apprêter.

APPRtn (â pré-l'), ». T-ll*' MouillolW. Il vieillit. 111* TurmisiU marin* (ray. Amtrtttj.

— ÉTïM. Apprêter.

AI*PBftrt,EK(i pr«-li,t6e),par<.pn»i^. 1| 1 (lu pr'il. ArniM apprètCir». || J* Accomiiuxlé. ■ un ra^'ii u^ti. || t* Carle-iapprèléM, arr.iii

gée* y >u Jeu. Il 4* Kig. D4poumi à» ■»■

lurel. l'.iurui; .i|'|iiAU. Gràéet «pprâtM*.

— REM. On « <lii jadii «pprèUiilaiu la MnsdeprèL Ijf» oiMsux.... Apprêté* à chanter dan* le* boi* *e réveillunl, maui. i,4.

SYN AiTntTt, coKTMt, ArrscTt. Cpi(li%tes

i| t une certaine rucliercho lUns le* ma-

I, ■ I* (>i ntr*cté iiiipliquoiil toujoura une

|(K ' n'est poa intiirento à com-

•„, , ,)si ail un maintien qu'on

„. : . ■ , l'rj ; -, , rc'ui qu'on adTia-

l„i .M, ; I! '■ ;;'■ I . : .■au |iour la cii^

C<,li ':M.' !..•;. :. Ui:t! Uu i.l l.vh.'rri,,. .Ti[irêté

ji(;i ,i'.' ;..i:i. iii ■ rinunllaioivlrur, ■ . lui-

({iui!'l. 'j- M. 1.1.1/. il a (lit : « fiii l•^: , . .lont

apprCIi (Inns !■■ di.scours, coin|)0!.6 >liins l'air rt la cootunnnce, afTccté dans lu langage ut les manières. La pr6cieuso est apprCt^o; la prude, composée; la mlnaudi^re, afTcctèo. I.o pédaiitismo est apprCté; l'hypocrisie est composée; la coquetterie est aflec-

t AI'PRÊTÊB(«-pre lée) ou API'UÉTE (a-prô-f), 1. f. Tornio de marine. Munition* préjuirées pour le ennit>At.

AI'I'KEtKR (a-pr«-té), r. a. || l'Hoiidre prCt. ApprCic/ eu qu'il me faut. Apprêtez lo dlnor. Il ajiprÀtait si^s ,'irmc8. Apprttur ses moyens de dâfcnse. Kntier. et recevez l'honneur qu'on vous apprête, bac. Eëlh. m, t. Hev(tons-nous d'habillements Conformes k l'horrible rcto Oue l'impie Aman nous apprête, u>. Kslh. I, i. Il Kig. (Hommes cruels) qui mettez !t prodl Us misires publiques, qui apprêtez les In- : • '■ ■ ! :—■ ce de volro frère, et qui ne lui tr: ' pour achever officieusement de

|i. hs. ri7f(iri. Il 2' Accommoder dus

ni iil la lièvre aura 6tâ apprêté. || 8* Ka-

1,1 . iiiier, travailler. Apprêter dcsdrugues,

don mine*, des cuirs. ||i* En termes de jardinage, apprêter ou toucher la figue; c'est toucher l'a-il de la flguo avec une pluiiio effilée, trempée dans do l'huile d'olive pjur hi»ter la maturité ilu fruit. || 6* S'apprêter, apprêter à soi mêma, s'attirer. Vous vous apprêtez Je grands embarras. Je vous connais, je sais tout ce que je m'apprête, rac. Uilhr. iv, *. Je sais trop quels tourments jo m'apprête à moi-même, id. t^. II, *. Il 6* Y. n. Apprêter à manger, faire la cui- *ina, préparer les mets. || Absolument. Ce cuisinier apprête bien, il prépare, il assaisonne bien losmots. Il 7* Technologie. Donner de l'apprêt, du lustre, de l'apparence, limer. || 8* Apprêter & rire, donner o<xasion de ne à sfs déi)cns. N'apprêtons point i rire aux hommes, Km nous disant nos vérités, mol. ilmph. prol. N'apprêtez point k rire k ceux qui TOUS entendent, lO. Critiqué.

l'appaftTKR, r. ri'/J. || 1* Se préparer, se mettra en état de faire une chose. Il s'apprêtait k partir. A •uivre ce grand chef, l'un et l'autre s'apprête, hoil. Lutr. II. ilicnlAl il s'apprête k mériter .son trône en marchant k leur têie, volt. Henr. f. Après ce rare exploit, je veux que l'on s'apprête X me peindre en héros.... MOL. l'Ittour. ii. u. Ce Krand pouvoir lui pè*e, il ' ■ Sertur. m, 4.

Laonic ':to Au pompeux

appareil <■,> ..uiw- hliuuu h,..- ; i„. i{,fiing. n, 2. Dieu rapprête k te joindre k la race parjure, rac. AUuU. lu. &. X combien de chagrins il faut que je m'apprête? m. Brit. II, 3. |! 2* Être prép<iré. Le tompl* où leur hymen s'apprête. Un orage s'apprêta.

— STN. «"FKtTM, PRtPARKR, DI5rOSKR. Il y S

d.ins In m'>l «^rr^lT. une idée d'industrie et de rucherch.' :.réparer, une idée de pré-

vo?*»! ,. . lians la mot dispoeer, une

idée d'ii.i-iiih.-Mr.' (M 11 .inlre, ot'lioT.

— • IllPT. XI* s. Sos granz dromonds il a fait apra*tiir. th. d« J|o(. riTuv. || xu* *. 0«* doute pan i ot Miapratai, Monctfv. p. u. Pour bien rarirUoqua* [iH ■ aprwta. «. p. to. (||| Met toi a* nuis, da farir •Maiai, ». p. U3. L'apaaiola a'aptart* pour la uwiaa ***"'^-.;^** *"'• l^ï««3 App««éd'o*loyef, cba*- MM («M M gttlaa. A. mn. [Oua obaqn* baron

ailla] Pour aprastar ses homes, son cort «t son |k entendre qu'on lui parte d'traour. Tout doiic»-

afaire, ib. uxi. IJ in. ''■ '

Th. te mart. «3, U 1'

reis pur curra parla tenu, i.ni, ••. , .

ta*t qu'il onqua* purent, font leur vu

■ ispoté*

1 l'empe-

rc4jii: > do jurer sur sams que jamais

ni- li, n. np vc. mviii. F'ar-

aM;ir uu i >. l'-'ur

parole, .li .mandé

et oïdené <|ui; ■ ■' — u. ■ iikure,

^ Ï7. rcdo. Il IV* s. En ui. r» trop

|,,niMir.t.i(.iit; FJVciUo toy, 1 , „ ;...i:fment,

<o. Il xvi' s. Approstur il rira k sa* comj MONT. I, 4*. Philosopher, c'est ("aprattar

imiiuiir, iu. I, s*. Ils les cuisent et apprcsicul i diverses saulcet, m. i, loe. Il ne sa courroucea jamais pour chosaqu'il (son serviteur] luy eust apprestée à son disner, AHroT, Coton, t.

- f.TYM.Bourguig. (Ji>rdtoi; | : ^|>agn.

apr«(ar; ital. a;'prf*lur<; do «1 >

APPRl^eUK ■•!-), ». m. ...1,,.! d'arU.

Celui (|ui donni' n fait les préparations.

Il Celui qui sait ; .. kcrre. Vieux en ce sent.

— EtYM. Apprêter.

t APPRËTOIR (a-prê-toir), t. m. Selle de boit à l'usage du potier d'étain.

t APPRIHA, P.K(a-pri-mé, mée), adj. KnboUnique, poili apprîmes, poiU couchés et appliqués sur l'organe qui les [lorte.

— ÈTYM. Apprimere, de ad, k, et premere, presjier.

APPRIS, SE(a-pri, pri-z"), pnrt. patsi du verbe apprendre. || 1* Uu'oii a étudié cl retenu. L.eçou apprise par Cfpur. Il 2* Dont on est iiifoimé. Nouvelle apprise. || 3' Instruit. Xtoi, qui dtH jeunesse, appri.i en son école, kégnier, .Soi. vi. Dis l'enfance appris k cela [mendier], p. L. COtR. l, 3tl.||4* KamiliÈrement. Homme mal appris, hommetsans éducation, sans us.ige. Les enfants indocites ou mal apprit, Boss. //iM. II, s.Ou .suit liclle ou soit Unie, ou uge, on mal apprise, héonier, Sot. vu. Allez, langue maudite, et dos plus mal apprises, mol. A.'c. dit mar. 1, J. Kt que l'audace est mal apprise l'c ceiii (|ui.... MALH. VI, 17. Il Dans un sens opjiosé. bien appris. Kt fait.... Son compliment comme homme bien apprit, LA po!<T. Orait. || Substantivement C'est un mal ai>pris.

t .APPRISE (a-pri-z'), ». f. Ancien termo de pillais. Une sommaire apprise était l'estimation d'im fonds, pour en connaître l'état et la valeur.

— lllST. XIII* s. Kt 11 juge, de ton office, doit apcnre du cas qui U est denonciés; et s'il trueve le cas parl'aj riso.... beaum. xxi, i7. I.e [l.i] difi'urencu qui esteniid aprise et onqueste esttclequcenquesto porte fin de querele, et aprise n'en poite point, id. XI, te.

— KTYM. Appris, participe pas-^ô d'ai'prrndrf.

t APPRIVOISABLB (a-pri-voi-za-bl'), iidj. Que l'on peut apprivoiser.

— Rtym. Appriroiscr.

APPRlVOISE,EK(a-pri-voi-zé,zée). ymi. ,"i...i.

Rendu privl'^ Un animal apprivoisé. Ce tigre (j lu jamais je n'abordai sans crainte. Soumis, apprivoisé, rcriinnalt un vainqueur, hac. PhM. iv,6.

t APPRIVniSEMKXT (a pri-voi-zc-mrinî, j m. Action par la()ue'.lo on apprivoi--e. I.'ai des liêtas les plus féroce» s'est fait |»ar i . hommes.

— ÊTYM. Appriroiser.

APPRIVOISra (a pri-voi-ré), r. o. || 1* Hendre privé. Apiirivoiscrun l.on. Apprivoiser des oiseaux. Avec une lyre il apprivoisait les bêtes farouches, rfiit. Tél. VIII. Il 2* Kig. Si les tigres les plut sautage* Knfln apprivoisent leurs rages, malu. v, as. C'est un mérite quo j'ai apprivoisé, »«v. ïo*. I.e temps «ail apprivoiser la bienséance, hamilt. Cramm. il. Oue faire pour apprivoiser une impertinoiite vertu T ID. ib. •. Et pour apprivoiser ce res|MH:t ennemi, Il faut qu'en dépit d'elle elle s'offre k demi, CORN. Olhon , III , I . Il s'éloigne et reprend sa morne rêverie ; Mais la chanaon du pâtre astis dans la prairie Apprivoisa du moins ta fkimicha douleur, la- HARPr., ip(l. à ¥ ' —- r- d* Stkemaloff. Il parie, il adoucit la sm 'laga, Da ta puistanta

raine apprivoif- rsuiui, Ai. i. Au lieu

d'appriTolter tas maun, L'igeji'a fait qu'aigrir «a* Ikrouchat humeurt , id. CoMNTjod'on. *. || Kamilièremcni, «pprivoitar um tous», l'aaMutumar

privoité* avec la peuple, bau. liv. vi, ittt. &. c« qui nous paiaittait terrible et tingulier .S'ai.i.r.voiMa\uc notre vue, Quand ce vient kl.

ro.1T. Fab. iv, lu.Letgrandcs chosp> . .

iNititot rebutent; mais u. ,..,vu,«oiM avuc

ha im<»8 <<l le» autre» par i.ABniv. 11.

ti<

C'est cil 'iui por .ipr n'jisiur xirtl *uu caai ci pu.i

le rapele l'or le lier k ta cordala, la Eou, •77u. Li leui garuus le fil Ut rui Acoleda tes quatre '..'-- "m e*tdaluiaprivoitét,ci'iu..OEPALLKut:. ||xi. Itesii^s aiirivoiie l'an et attrait l'eu par : pi ./!«■, 1, «. Il XV* ». Ne le 1*1

sei .Ne nuit, ne jour, t'il ne me

maigtt, Aprivoisiez ce compaignon sauva-i^e, ai. n'OBL. lo. De ce buli vilain aveuglor, Dieu tcet si j'en suis désireux ; " ' l>eul apnvoiser, lit.

Bal. «». Il XVI* t. J I qui savent s'appri-

vo; ^ ■ -ndre d' !• m ^^u■i.u, MOKr. m, ï7*. Ils t'.. lie luy olielr, la doetie, i3. Noutap-

paii., ..cval,dts lors qu'il ettnay, pour l'apprivoiser k servir, ID. a*. Oui ne t'appn vouent jamaii de la tubjection , m. 43.

— tT\*.À et un adjectif ficiifprt'coù, quituppote un l>as-lahii)7rttfnfù. dérivéde pn'rui (voy. Pkjvt); provcnc. iipriiailar ; lierry, apprixer.

APPROBATEUR, TRICE (a-pro-bi-teur, tri.»^. Il 1* S. m. et /. Oilui , celle qui approuve une chose. L'approbateur du médisant devient son compUce, PLËcu. Serm. i. -nj. Ouelle surprise agréable pour les pécheurs de le trouver [le mauvais prétraj nonseulement spectateur tranquille, mais approniteur public et complice par ses mœurs do leurs désordres. MASS. Con(ir. lion exemple. Ceux qui tout bien décidément réputés fauteurs ou approbateurs datmanées de l'aristocratie.... hirabkal-, C<^ltt%u>n,l. >▼, p. »:.o. Il 2* Adj. Cii/sle, regardapprobaieur. || 8*S. m S'est dit autrcfuis d'un censeur qui avait donné *uo approbation publique k un bvr' '. ■ ■ probateurs de son hvre lurent tels etteN

— iilST. ivi* ^. L'acte de ii lien moderne, que j'ay récité, n'eut par aienlure pas moins d'aprolialeurs, lanoob, »4*. En lo faisant [Dieu] tesmoin tt approbateur [cerliflcaleur !« fausseté, calv. InA. iW.

— F.TVM. Approbator (voy. tppRoiviiB).

APPKUBATIF, IVE (a-pro-ba-lif, ti-V), a4). Oui

eipriine l'approbation. Signa approbatif. Sentence approbativc.

— HlST.xï*s. Donneronsct ferons -i.^". -"•• faire à not'e dit fils, le roi Henri, lettres-, ■^>batoires"! -"''■-'-'■■ "■' "■•-t.-»

de(i;ipr. ,. . 'î'

APPROBATION i»-pru-ba-*ioa; eu puésio, da

cimi syllalKM), t.f. || 1* Agrément, contentement.

son approbation k un projet. ■ a;»-

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