RBALÉTIËRE (ar-ba-lé-tiê-r'), s. f. Voy. abbalétriêre
t ARBALÊTRÊE (ar-ba-lé-trée) et ARBALÉTÉE (ax-ba-lé-tée) , s. f. Portée d'une arbalète.
— HIST. XII* s. Arrier [il] se trait demie arbarestrée, Ronc. p. 86. ||xra' s. Et dura bien cis frons [de bataille] trois arbalestrées, villeh. lxxvii. Par un sentier s'en est torné. Au devant le parc est aie Largement une arbalestée, Ren. 22505. || xiv* s. Et furent reculé bien une arbalestrée, Guescl. v. 13988.
— ÉTYM. Arbalète.
ARBALÉTRIER (ar-ba-lé-tri-é) , s. m. || 1° Soldat armé d'ime arbalète. || Grand maître des arbalétriers, le premier officier de l'armée après le connétable. Il 2' Terme de zoologie. Nom vulgaire du martinet noir. Il 3° Les charpentiers appellent ainsi les pièces
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de bois qui servent à soutenir le toit d'un bâtiment.
— HIST. xin* s. n avoit moult grant plenté de bonne gent et d'archiers et d'arbalestriers, villeh. Lxix. Ainz que se fussent regardé, Sept gaingnon [chiens] vienent descopié; En après vienent veneor, Arbalestier et chaceor, Ren. 8066. || xv* s. Dont se mirent gens d'armes en ordonnance d'assauts, et tous leurs arbalestriers pavoises devant, kroiss. ii; u, H. ||xvi* s. Le traict des haquebutiers, archers et arbalestriers, m. du bell. ProZ. Les arbalestiers à cheval, id. t».
— ÉTYM. Arcubalislarius {\oy. arbalète).
t ARBALÉTRIÈRE (ar-ba-lé-tri-è-r') , s. f. || l-Ouvcrture pour tirer avec l'arbalète. || 2° Terme de marine ancienne. Lieu d'une galère, d'oii les soldats combattaient.
— HIST. XIV" s. Une fenestre ou arbalestriere par où la clarté leur venait d'une tour, du cange, arbalista.
t ARBELAGE (ar-be-la-j') ou ARBELAY (arbe-lè) , s. m. Lame de fer aplatie pour la fabrication de la tôle.
ARBITRAGE (ar-bi-tra-j'), s. m. || 1* Jugement par arbitre. Leurs voisins qui s'étaient soumis à leur arbitrage, boss. Hist. m, 6. La détermination doit être soumise à l'arbitrage des gens doctes, id. Projet. Le sénat mettrait ces princes en arbitrage, mon- TESQ. Rom. 6. Il 2° Terme de banque. Opération par laquelle on choisit la voia la plus avantageuse pour tirer ou remettre des lettres de change sur une place étrangère; et aussi trafic qui consiste à acheter des effets sur une place où ils sont dépréciés, pour les revendre sur d'autres places où ils sont recherchés. On dit faire les arbitrages, comme on dit faire l'escompte, les recouvrements. || En termes de bourse, opération par laquelle on échange une valeur de bourse contre une autre, en vendant l'une et achetant l'autre. Par exemple, si les actions du chemin de fer d'Orléans sont présumées devoir hausser de dix pour cent au plus, et les actions du chemin de fer de Lyon de vingt pour cent, le spéculateur trouve avantage à vendre les actions d'Orléans qu'il détient, pour acheter des actions de Lyon; il juge, il arbitre en faveur du chemin de fer de Lyon. On a fait des arbitrages en faveur de l'Orléans contre le Lyon.
— HIST. xiii* s. Si dirons liquel arbitrage valent et liquel non, beaum. xli, 1. Qui termine arbitraige et mise. Qui paie la painne commise Du trespassé commandement? j. de meung, Tr. 3io. || xiv* s. Nulle chose ne doit estre lessie en l'ordenance et arbitrage ou volonté du juge, oresme, Eth. 162. U est dure chose et périlleuse que un homme se com mette du tout en l'arbitrage et en la puissance de ses ennemis, Ménagier, i, 9. Après la confession vient satisfacion que on doit faire selon l'arbitrage et le conseil du sage confesseur, ib. i, 3. || xv" s. Il tinst [tiendrait] aujourd'hui toute ceste seigneurie soubz son arbitrage, comm. v, 14. || xvi* s. En matière criminelle, les reproches demeurent à l'arbitrage des juges [ils peuvent nonobstant récusation admettre la déposition des témoins], loysel, 780. Pacifier par arbitrage les querelles et différents, AMYOT,' Pomp. 50.
— ÉTYM. Arbitrer.
ARBITRAIRE (ar-bi-trê-r') , adj. \\ 1° Qui est produit par la seule volonté. La plupart des noms donnés aux choses ne sont pas des signes purement arbitraires. Le choix de tous les individus possibles a été purement arbitraire à Dieu, fén. m, 8). Qu'on soit juste, il suffit : le reste est arbitraire, volt. Loi nat. 2. Il semble que le salut soit une chose arbitraire, MASS. Vêlai. L'ardeur de leurs disputes insensées et leur religion arbitraire est devenue la plus dangereuse de leurs maladies, boss. Reine d'Angl. \\ 2° Qui est laissé à l'appréciation, à la décision du juge. Amende arbitraire. Peine arbitraire. Il 3° Despotique, qui n'a de règle que la volonté du prince et de ses ministres. Le pontificat qu'il rend arbitraire, boss. Hist. 11, 5. Ne parlons pas des corruptions qu'on a honte d'avouer ; parlons de la lilcheté ou de la licence d'une justice arbitraire, id. Le Tellier. Tant que la levée des revenus s'exigera par des voies arbitraires, il est impossible que les peuples ne soient exposés à un pillage universel répandu par le royaume, vaub. Dlme, p. 165. Ce rigide ennemi du pouvoir arbitraire, volt. Mort de Ces. I, I.||4°S. m. Substituer l'arbitraire aux lois. Ce point de doctrine est au-dessus de l'arbitraire des conjectures. Dons Quichottes de l'arbitraire, Allons, morbleu! de la vîdeur, bérang.. Christophe. Les auteurs ont donné dans l'arbitraire, kONTESQ. Esp. X, 3.
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— HIST. XV* S. Mais quant ce»te peine arbitraire On m'adjugea par tricherie, villon. Ballade de son appel. Il xvi* s. Lesquelles peines, par l'avis de tous les assistans , doivent estre arbitraires, Coustumier génér. t. i,p. *73.
— ÉTYM. Arbilrarius, de arhiter (voy. arbitbe); piovenç. arbitrari ; espagn. et ital. arbitrario.
ARBITRAIREMENT (ar-bi-trê-re-man), adv.
D'une façon arbitraire. Gouverner arbitrairement
— ÊTYM. Arbitraire, et le suffixe ment; provenç arbilrariament.
ARBITRAL, ALE (ar-bi-tral , tra-1') , od;'. Prononcé par arbitres. Jugements arbitraux. Ces plaintes n'étaient rien au prix de l'embarras Où se trouva réduit l'appointeur des débats; Aucun n'était content ; la sentence arbitrale X nul des deux ne convenait, LA FONT. Fabl. XII, 28. Le pape embrassa ce dernier avis, que confirma sa sentence arbitrale, st-simon,
— ÉTVM. Arbitralis, de arbiter (voy. arbitre). ARB1TRALE.\IENT (ar-bi-tra-le-man) , adv. Par
arbitres. Cette affaire fut jugée arbitralement.
— ÊTYM. Arbitrale, et le suffixe ment.
ARBITRATION (ar-bi-tra-sion) , s. f. Terme de
jurisprudence. Estimation faite en gros.
— ÉTYM. Arbitratio (voy. arbitrer); provenç. arbitracio.
1. ARBITRE (ar-bi-tr'), s. m. || 1* Celui qui, agréé ou désigné par les parties, juge un différend. Sa probité le rend l'arbitre de tous les Etats, fènel. Tél. V. Il faut prendre pour arbitre un peuple voisin , ID. ib. xxiii. Je vous fais notre arbitre, et vous nous jugerez, rac. /inJ. iv, 2.Dois-jesursafoi Laprendre pour arbitre entre son fils et moi? id. ib. 1,4. Vousmême, amour à part, je vous en fais arbitre, cohn. Nicom. i, 2. Il Tiers arbitre, l'arbitre chargé de décider entre deux autres. || 2° S. m. et f. Maître absolu, maltresse absolue. Arbitre de la vie et de la mort. La fortune est l'arbitre de toutes choses. Mais parle.... de son sort qui t'a rendu l'arbitre? rac. Andr. v, 3. Et des jours de son frère arbitre souveraine, m. Baj. I, <. Il vous fait de son sort arbitre souveraine, m. Brit. v, t. De la Grèce déjà vous vous rendez l'arbitre, id. Iph.iv, 6. Mais si de leur puissance ils vous laissent l'arbitre, CORH. Sertor. 11. 2. Quand de toute l'Asie il se fut vu l'arbitre, id. Cinna, m, 4. Lorsqu'il se vit établi arbitre souverain des lois, FLÉCH. le Tel. lis se rendirent les arbitres de la doctrine, boss. Hist. 11, 5. On ne laisse pas les convalescents arbitres de leur nourriture, m. Lelt. Corn. 62. Chacun s'est fait à soi-même un tribunal où il s'est rendu l'arbitre de sa croyance, ID. Reine d'Angl.
— HIST. XIII* s. Et tel digneté li jugiés Qu'il poïsf estre arbitre et juge, la Rose, 1 5229. Et s'il i a contenz [dispute], il doit estre osiez par arbitre esleuz d'une partie et d'autre, Lir. de Just. 16. Il est bon que noz parlons en cest capitre qui ensuit, d'une manière de juges c'en apele arbitres, beaum. xli, t . Tex manières de descors doivent estre apaisé par le [la] déclaration que li arbitre font en lor recort, id. XXXIX, 7. Il XIV* s. Estre arbitres et modereurs du publique conseil, bercheure, ^ 35, verso. Il XVI* s. Lavinus feit response que les Romains ne le vouloient point pour arbitre, ny ne le craignoient point pour ennemy, amyot, Pyrr. 34.
— ÊTYM. Bourguig. airbitre; provenç. arbitre; espagn. et ital. arbitra; d'arbiter.
2. ARBITRE (ar-bi-tr'), s. m. Terme de métaphysique. Volonté. Libre arbitre, puissance qu'a la volonté de choisir entre plusieurs partis sans motif extérieur; pouvoir de se déterminer sans aucune cause que la volonté elle-même. La grâce efficace meut le libre arbitre, pasc. Prov. 18. Je dis que la liberté ou le libre arbitre est certainement en nous, et que cette liberté nous est évidente, Boss. Libre arb.2, || On dit, dans le même sens, mais plus rarement, franc arbitre. || Danslelangageordinaire, libre arbitre signifie seulement une volonté qui n'est pas contrainte.
— HIST. XV" s. Cestui-là i alla de son franc arbitre et de noblesse de cueur pour l'honneur du père et de la maison, g. chastel. Chron. des D. de Bourg. II, ch. 60. Il XVI* s. C'est l'usance des tyrans, qui veulent leur arbitre tenir lieu de raison. rab. Garg. I, 9. Nous parlerons du franc et serf arbitre de l'homme, Cktv. Instit. 462. Ceux qui maintiennent le libéral arbitre, le jettent bas en ruine, plustost qu'ils ne l'establissent, id. ib. 180. Dieu nous a donné franc-arbitre en nostre nature, et ne nous impose point nécessité. ID. ib. i»2. Ils accordent que le nom d'arbitre se doit rapporter à la raison , .... que le titre de libre ou franc, lequel on adjouste
ARB
•fM, «ppartiat pn|irMiMal à U volooli, ». ib.
IM
— tntt. ÀrbiiriuM , de arbilir («ojr. ARBITts). i'rovmf . arbilf . franc albiri , albir , arOiri eqMfia. «I lui. arbiirio.
ARBITRA. £8 (M^bi-lré, Irte), port, patti. DAold4 par arlitlr*. tte* dommage* arblir&i.
ARBITRU (ar-bi-tr4), r. a. tniimer, régiar, JuK«r eomiM arbiin. Athiint uue dépanie, da* rnit. da* doomiaga*. Laa eonnitulionf ayant nrbilr4 la lompa qu'on peut oommunier an nsligion, ■oia. Leii. Ttl. U. Il blUit arbitrer le* penMOns daa reUgieux qui ne peuvent prendra U réforme, MTIID, Plaid, i. C'est au clari;i qu'il faut noui iiilr«M*r, non pour arbitrer ce dilTérend; une na- ' d'elle et do ton* m* membre*, nu peut r.x:^ ni arbitre* avec eux.... MiRAUjkU, I ■ '.■ . ' 1 , t I, p. taa.
- iii'-r. XVI' s. X l'advcniure ne lera ce point
menant aco qu'iien arbtircrail, id. l'yrrh. ut.
— £rYH. iirbilrc; proveiiç. et es]>agu. arbilrar; liai, arbiirare.
ARBORC. ÊB (ar-bo-r«, rée), pan. patti. Une flamme arborée au haut du mtt
ARBORER (ar-bo-ré) , v. a. [J l'BlevorUroit comme un arbre. Arborer la croix. N'arbororont-ils point l'éland.ird do romi)6c? corn. Sert, l, ). ||î' Tcriiio de mi'ii... vrixirer un pnvii:.!" nr,,. r.m.mo, les hia»<' 'ver. On a Do nos
vlwii ' irliorcrlosil: . ii<l,u,7.
Il t* >'ig. Arborer l'élcndard de la rt-voitu, s» révolter contre l'aulorilé établie. Arborer lo pyrrhoniamo, m déclarer partiaan du aceptici»me.
— HIST.xvi's. Toutes les ilaincsde Uuigosavoicnt arboré leurs plus beaux omcmeiits.... Him. tut Du Guttct. Quand il met chemise à p.irt pour s'arborer devant les dames tout nud en la place, d'aud. Conf. I, t. Enseignes arborées et le tambour battant, CAKL. I, <*. Je n'avoisleu (lui arborerune enseigne, sinon aux ordonnances quo ftt l'amiral do Chastlllon , exerçant lors la cliargo de colonel do l'infanterie, rAitouita, ttedtercku, vui, I.
— eTTM. Arbre.
* ARBORBSCENCB (ar-bo-r^asan-s*), «. f. Qualité, état do ce qui est arborescent.
tARBorr ••T INTK (ar-Lo-rù-ssan, ssant*), aâj. 1 10. Se dit dûs plantes
harbacéws < ..pv.. uu rameaux prennent la
oouiaUnMda eaux de* arbre*. || Se dit d'une plante k tige tigDMsa doDt la bauleur approche de celle d'un arbra.
— BTYM. Àrboretctrt, de arbor (voy. arbbi).
t ARBORICOLE (ar-bo-ri-ko-n, ad[/. Terme de xoologie. Qui lia bile les arbres. Ce n'est <|u'aveo la période tertiaire qu'apparaisient les type* des oiseauz'arboricoles.
— Ctym. .^rbor, arbre, et cola, qui luibite, de coltrt (voy. ctji.TURa).
t ARBORICULTURE (ar-bo-ri-kul-tu-r') , t. f. Culture des arbres.
— f.TYM. itrbor, arbre, et culture.
fAKBORIFURME (or-bo-ri-for-m') , adj. Terme
didactiipip. Qui a la forme d'un arbro.
— Rtym. Arimr . arbre, ot^ormo, forme.
} AHIU)RISATION (ar-bo-ri-ia-sion), i. f. Dessin naturel imitant daa arbres ou des bruyère* tré*-ramifié«* sur certains minéraux, aor les vitres en hiver.
— BTTM. /(rb'fi'W.
ARBORISÊ, £k (ar-bo-ri-xé. xée). adj. U se dit 'de* minéraux qui préaantant de* aroorisations. On laa appeil* [ces pierres] berhorisée* ou arborisée*, Inrsqu elles oe Ogurent que de potila* planta*, volt. SiHgul. I.
— BTYM ' mhk).
t ARBiii .t'), t. m. Il l'Herbo-
riste. Vesp.i.'oi'ii iM.iMi, Hrimrista du roi Louis XIII, pUnia, en laa», le premier acacia ou robinier introduit de l'Ani'^'''""" •«plentrionala en France. Cast bien fait, en aol-méme fort triste;
Chaeun k son t i toujours s'attacher; Tu
veux faire ici i'srbonsie, Et ne ftta Jamaia que iMMcher, LA ro:<T. Fabt. v, a. || f Nédogiame. Celui Vd éMn ou qui cultive de* arbraa. On dlthabituel- MBWt vépfaaiériste.
— Ria. Arborute (dans toulae lee édiliona donnéeeeer U Voataine tni-nlme, et en ••Mtlauk Uijtde Vwpaaien Robin) a*t une ibrm uieieam 3**^ y "y^V* ■"— ^*» eacoie pénal le >—• |4«.0a dita«i««fd'M iMfberiste (voy. m mott
ARB
— Bttm. Artor, UU*; eqiegu. «rbo<ùM, JaRUnler pour le* arbre*.
ARB008B (ar-bou-*'), «. f. Kruit da l'arbouaier.
— ti
ARIi' >«),«• «•• Il l'Ariiriaseau
3 al est liu liiMii .i.j I r.utupe, et qui produitde* fruits OUI aasex eemblablaa k U fraise pour l'apparence. III* Arbrisseau traînant et toujours vert, qui porte dos baies aigrelette* reasemblant k de* cerise*; autrement, raisin d'ours. Le roitelet seplall dan* cea luies de ronce* et d'arbousiers, qui sont pour lui de grandes soUtudes, cnArvAirH. G^nie, i, v, a.
— HIST. xvi« s. Les fli iia»t, do l'arbausler, du bouh ' :iiet,