RACINE
ARRIÈRE (a-riê-r"), adt). || 1° Exprimant qu'on rejette loin, bieu loin. Arrière de moi , Satan. Arrière ceux dont la bouche Souffle le chaud et le froid, lafont. Fab. v, 7. Arrière tout respect, forçons toute contrainte, Sa menace accroît plus ma fureur que ma crainte, rotr. Bélis. ii, <. || 2° En termes de marine, vent arrière, vent qui .«ouffle droit dans la poupe. Toujours le vent arrière, quelle bénédiction! choisy, Voyage de Siam, p. 6. || 3' S. m. En termes de chasse, prendre les arrières, rechercher dans un défaut, avec les chiens, la voie de l'animal, en reprenant en arrière le chemin qu'il a suivi. Prendre les grands arrières, continuer ses recherches plus loin. Il 4° La partie postérieure d'une chose. L'avant et l'arrière d'une charrette. On a trop chargé l'arrière. || Terme de marine. I.a moitié de la longueur d'un bâtiment, depuis le grand mât jusqu'à la poupe. ||5° En arrière, loc. adv. Marquant un mouvement vers le côté qui est derrière. UBt un pas en arrière. Se renverser en arrière. Vousles auriez vus tous, retournant en arrière, Laisser entre eux et nous une large carrière, rac. ilithr. v, 4. Vous, dès que cette reine ivre d'un fol orgueil.... Ne pourra plus retourner en arrière, id. Ath.y , 3. Pégase s'effarouche et recule en arrière, boil. Épitr. iv. Devant qui le Jourdain retourna en arrière, Boss. Ilist. ii, 3. Il Derrière et à une certaine distance. Il est resté bien loin en arrière. Parle et mets ces mines en arrière [défais-toi de ces mines], mol. if^iic. 1,3. Il le loue en sa présence et le déchire en arrière,c'est-à dire quand il est absent. |{ En retard. Il ne s'est pas mis au courant de son travail, il est en arrière. Ce fermier est en arrière pour ses payements. |1 6° En arrière de, loc. prép. Sur un plan plus reculé. La cavalerie fut placée en arrière d'un bouquet de bois. || Hor» de la présence de quelqu'un. Souvent on parle en arrière des gens autrement qu'en leur présence. Il Fig. En retard. Ce jeune homme est en arrière de ses camarades. Ces gens-là sont en arrière de leur siècle.
— REM. Errière est une prononciation provincidle que le bon usage a rejetée et dont il faut se garder.
— mST. XI' s. Li naïfs [le serf natif] qui departet de la terre, nuls uel retenge [retienne], anz le faut venir arere à faire soun servise, L. de Guilt.33. Regarde arere, veit le glouton gésir, Ch. de Roi, xciii. Il 211° s. Arrier [il] se trait demie arbarestrée , Roncisv. p. ««. Arrière [ils] tornent tost et isnelement, ib. p. 7". Je ne m'en puis partir ne traire ariere, Couci, xviii. Atant se regarda li dux Miles arrier, Sax. xi. Mais erriere s'en aillent, ainsi com sont venu, ib. xxvm. Li messagier le rei.... Muntent en lur chevals, ariere se sunt mis. Th. le mart. 66. || xni" s. Seur ce, s'en parti li messages et s'en ala arriéres k. l'empereour en Constantinoble, viLLEH. Lxvii. Einsi reviendrent arriéres en l'ost, et ala chascuns à sa héberge, id. lxvui. Tant leur a dit Bertain et arrière et avant. Que tout quanque il lui plaist leur a fait entendant, Berte, 407. Et pour chou [ce] que U ne peûst estre mis ariere de son droit par defaute de segnor, h. de valenc. XIII. Li pies de l'eritage seroit mis arrière en le [la] cort Jehan, beaum. vi, 34. L'autre bataille des amiraus desconfist l'arriére bataille du soudanc de Damas, JoiNV. 271. Et quant e roy vint à Poytiers, il vousist [eût voulu] bien estre arieres à Paris, id. 20i3. Il XV* s. Isabelle se voyoit toute arrière du confort et aide qu'elle cuidoit avoir du roi Charles son frère, froiss. i, i, 42. Et lui enjoignoit très especialement que, toutes paroles et essoines mises arrière, il separtist et defist son siège, id. i, i, a98. Des rentes du comté il [Jacques d'Artevelle] n'allouoit nulles, mais les mettoit et avoit mises toudis arrière en depost.... id. i, i, 248. || xvi* s. Il seroit honteux aux Anglois de faire un arrière pied devant une armée qui fuit.... ilém. s. du G. ch. 9. Ils les amusèrent sur mer, tantost avant, tantost arrière, jusqucs à ce que.... mont, i, 298. En nous acculant
l. — 9fi
ARA
•I dmi »rri«f», non» •«•«»•> niyBe qui non» ■MIMM IB. I, i«. KHe U wid en VtrriUf, enfer. 1». rr, 17». Il le Wt irrimclier en «rriere ta long dà rocher, aiitot, ram. 47, I^ iilheret» «le f^nillu* repooUolenI le icrgent nrriere de la ID ib. 7». Enlrtnl bien ttent en la terre :if la mer.... ». P^lc- *» Au reite fort »M. lement en arrière; car il n'y «Toit aucun. c«»i- m, ». On eurt penné qu'il euit »•"■ riche homme, mail 11 est grandement MM ftir. •>-.•• ptiaoa. p. ***. Ce que ' ,u„' . le de l'arriére [rame de manière k
fair. .1 galère par l'arrière), h'aob. IIùI.
Il, *i. Ijk Huiale, eji roulant acier de l'errieta, fut autal aaaablée, tp. ib. il, au«.
— eTYM. Berry, rifrt, m airihr; genev. et picard , trriht; bour^uig. areire; wallon , hi; pro- Tenç. attirt, arrem , arryrr , areirti; catal. arreira ; de or pour ad. el rriro. arrière.
ARRieRR. f.K(.i-rié-r*, rèoj.par». p'iurf. ||f¥ii en retard, l'ayemcnt, traitement arriéré. Fermier arriéré d'un ternie. || 1* Province arriérée, province où l'Instruction est peu répandue. Knfant arriéré, enfant qui ne sait pas auunt que les autres enfanU du même Age. || S* Il est bien arriéré, sa tâche est loin d'être Unie. || 4* S. m. (> qui reste dû. Payer l'arnèré. || S* Travail en retard. J'ai beaucoup d'arriéré dans ma correspond.ince. Il Familièrement. Au retour de l'eipédilion, vous recevrez tout l'arriéré des coups de béton qui vous sont duY depuis t'ao.p. u Courier, ii, 374.
t ABBlf:RE ALLUNCF. (a-rié-ra li-an s'), i. f. Alliance éloignée. Dipintés tombées dans la boue par dea alliance* et des arrière-alliances déjk contractées, •r-oit. 3>7,(X II Au plur. Des arrière-alliances.
ARRIKRR-BAN (arié-ro-ban), i. m. Anciennement, ban et arrière-ban , ou. simplement, arrièreluin, convocation que faisait le roi de sa no- IiIpmo, tant vassaux qu'arrière-vassaux, pour aller & la guerre; le corps de la noblesse ainsi convoqué. On a mandé la ban et l'arriére-ban. Inouïs XIV fut conaeillé de faire marcher le ban et l'arrière ban, VOLT. LoKtf IfF, «1. A la tête de son arriére-ban, dans la Basse- Bretagne, itv. al7. Mais un qui pour un temps suivit t'arrièro-ban, RtONir.n, Sal. x. Mon père eut plusieurs toi» le commandement en chef de tous les arrière-bans du royaume, st-sim. e, a4. Saint Louis vers nos rives Eût de ses chevaliers ^Idé l'arrière-ban, v. ntico. Orient. 3. UonseignmrUdacde Bretagne A pour les combats meurtriers Convoqué de Nante k Mortagne L'arriéreban d« Mt gtMshen, lo. Bail. <. || Au plur. Des arrière- bant.
— RM. Après la disparition des vassaux directs de la couronne, les deux mois ban et arrihe-bau finirent par n'avoir plus de signification pratique distincte. Oneiprimait, parces moUou par arrièreban seul, le service mililaire exigé des iiossesscurs do flefs. « Noire ban et arrièro-ban, (lit Chanloreau t^Févre, est une convocation de tous les vassaux pour servir le roi dans son armée. >
— IIIST. XII* s. Faites chascun baron en sa terre envoler, Par tout l'arriére lian qu'il pourra juMicicr, Sas. VI. ||xui* s. Par foi, dist Ii lierons et ses consausioiis, vous ne trouvcrès nuluiqui ne vous lo« 1 mander ro arriere-l>an dont vous avés assés, Ch. de Kaini, p. 7a. Brun rcKxrile devers les rues Kt voit l'arriére ban venir. Rm. t37a. Le roy ot conseil que il ne partirnit de Damictie jusqucs à tant que son fr«re le conte de Poitiers serait venu, qui amcnoit l'ariere ban de France. Jotnv. si*. || xiv* s. Banc et ariere banc, tout le povoir de France, Cirart de
HoMê. 4741.
— f.TYK. na.<-latin. arihannum, arrihannum, kertbannum. Ménage, adoptant l'opinion de Ca.icneuve, admet que ce mot a été formé de arrière et de ban : l'orriiH-e-fta» étant proprement la convocation des vassaux qui tiennent les arrière/ieft, et le ban étant celle des vassaux qui tiennent les fiefs nouvants du roi sans moyen. Cela est sans doute vrai; maia II est k croire aussi que le baslatin arilinMUM a été causa d'une confusion par laquelle la praaièra paniaoria été assimilée au root arritre; *nbaMiMion k«r*(aiiniima une tout autre origine, o4rtvaot de l'aUemand U*er, annéa, atda 6M,con-
AT ■ •'■. (a-rié-re Iwk), t. m. Terme d'ar- 'J rnn d'une pile do pont en aval. Il .iu
^UM^K-IK>toiE (a rié-re-bou-che) , «. (. Terme «MtaBia. Parti* poaUriwir* de U boucha. || Au pimr. D«s amére-boâeh**.
ABattat-wonotm (*-r«-t».bouti-k'), ». f.
ARR
Pièce «n arrière de la boatlqua. || 4u plur. De* *r-
rièn*VmT'Ttie*.
^KOARWITT (*-ri*-re-lt*-bi-né), ». m.
< en arriére. Ou'on se souvienne des
. aangloU caché* dans le reroin de cet
et. oA Je lurpri* M. ledue d'nrléansla
m iiiiirt de Monseigneur, st-sim. im, ii.
d'orièans m'emmena dans son arrière-eahi-
iir <iir i;i L'nL.rie, ID. H'i , < I u. l4) rideau
't Mme lin Maintenon paasa
I ,lD.4u», 44.||ilup<iir.D«*
arrière-Ciili neU.
tARRI(:RF.-CADKT(a-rié-re-ka-dé),«.m.Homma descendu d'un cadet. Le marquis de Neelle trouva pour u sœur un arriére-cadet de NasMu, qui n'avait pas do chausses et qui serrait en Flandre, ST-SIM. 1R«, 4*7. \\Au plur. De* arrière-eadeta.
t ARRlF.RP.-CAirnON ( a-rié-r»-kft-iion ) , t. f. Une caution de caution. || Au plur. Des arriére-cautions.
t ARRlFlRP. CHANGE (a-rié-re-chan-g') «. m. L'intérêt des intérêts. Vieilli. || Au plur. Des arriére-changes.
] ARRlP.HR-aiARTB (a-rié-re-cha-rt*) , i. f. Chartede renonciation réciproque à des po**e**ion*, à des demandes, à des prétentions. || Au plur. De* arrièrc-ch.irtcs.
t ARRir.KF^CHOECB (a-rié-re-keur), t. m. Terme d'architecture. Ch^rur placé derrière le maître autel. Il /lu j)lur. De» arrièrech.Turs.
ARRlP.HF.-CORI'S (a-riê-ro-kor), i. m. ||l*Tenne d'architecture. Partie verticale d'un bitiment en retraite d'un autre. || 1* Terme de menuiserie. Lambris assemblé en renfoncement avec un autre. Il Toute partie de menuiserie faisant retraite sur une autre. || S* Terme de marbrier. Ëvidement que l'on fait sur l'angle d'un socle ou autre partie du marbre. Il Au plur. Des arrière-corps.
AURIfiRK COl'R (a -riê-re-kour), f. f. Petite cour sur l'arrière d'un bélimcnt || Au plur. Des arriérecour».
t ARRICRF^DEMI-FILE (a-riê-re-de-ml-fl-l'), f. m. Nom qu'un donnait autrefois aux quatre derniers soldnts d'une file de huit hommes d'infanterie. ||i4u plur. Des arrière-demi-flle*-
ARRICRF^FAIX (a-riê-re-fé), t. m. Terme d'anatomie. Ce qui reste dans la matrice après l'expubion dufirtus, savoir : le placenta et les membranes. La superficie extérieure de la peau qu'on nomme l'arriète-faix, dbsc. Fatue, s. || ilu plur. Des arriérefaix.
— HIST. xrf a. L'arriere-faix a esté ainsi appelle du vulgaire , parce qu'il vient après l'enfant , el qu'il est un autre faix k la femme; le Met, parce que l'enfant y est couché et enveloppé, et y demeure; ladclivrance, parce qu'estant hors, la femme est entièrement délivrée, PARt,xviii, i«.
t ARRIfiRE FENTE (a-riê-ro-fan-f), t. f. Terme de ganicric. Fente que l'on fait sur un gant du cété de la paume de U main. || Au plur. Des arriérefentes.
ARRIfiRE-FIEF (a-rié-re-flèr), ». m. Fief mouvant d'un autre. Les fiefs étant devenus héréditaires, et les arrière-fief<t s'èlant étendus, monteso, Etpr. xxviii. 9. Il Au plur. Des arrière-flefs.
— HIST. XIII* s. Toute laie Juriditions du royaume est tenue du Roy en flef ou en arrière fief, beai-h. XII. <l. .S'aucuns est semons por aidier lor signer contre ses ennemis, il n'est pas tenus, s'il ne veut, k issir hors du fief ou des arrière fiés son signeur, ID. ao. Il convient que Ii sires suefre, par coustnme, que ce qui est tenu de Ii en fief, viegne en partie en son arrière fief. m. xtvii.
t ARRiP.RF.-FLErR (a riê-re-dcur),».^, ||fTerme de jardinage. Seconde fioraison. || !• Terme de mégisserie. Reste de fleur qu'on a omis d'Ater et d'enlever de dessus les peaux en les effleurant. || Au plur. Des arrière-neiirs.
t ARRlfRE-FOlN (a-rié-r«-roin), ». m. Terne d'agnr ■ '.iu plur. Des arrière-foins.
t Alti r.F. (a-riêrcfroi-du-r'), ». f.
Froid* <|<n >.''ik;.'iu 'i,iii..> l'arnère-saison. ^Auplur. Des arrière-froidure*.
— HIST. XVI* s. Par crainte de* arriera^idnres, 0. n« »«RRrs, 70*.
ARnir.RK riARA!»T(*-riê-r«-f»-r*n),«. m.Terme '1' nc«. Garant du garant. ||iN plur. Da*
«: Is.
Annif.iiK GARDE (a-ri6-r«-gar4r). «• f- II^'lJ" partie it'iine armée de terre qui fema la marche, ij Dans une armé* de nwr, diviiioa qui (kit la qoeu* (ta l'année ou qui a*t aon* la vml || r Plg. Dé* qu'il eut la doetourné, Maa *alt eonmaon donna aur «m
ARR
arriéra-garde, bamilt. Gramm. *. t] Au plur. D« arrière-garde*.
— HIST. XI* ». S'arara-gnarde (ilj lairral danara sei, C'A. de Roi. xui. S'an (*i ani r«r«.f«arda (OJ trueva la cors RoianL... ib. zlvi .- Rotant (il) truere reragarda faiunt.... uant en
l'arriere-garde *a liNi Baliganz -mu >. ||iiii*s.
Kl l'amere-garda biaoit Hanri*, Ii frère* le ooou Baudoin de Flandras et U *oia gei.i wm-n «. ■, Les Templiers, qui aatoiaol vaoï. -■
riere garde bien et bardiamant , t
au roy, et II dit : Sire, mon*. d« Cii
prie que vous Ii donnez l'arriéra garde .
ARRIËRR-COCT (a-rié-ra-goO) , ». m. u,u i^ui revient après certains aliment* ou certaines hm<snns. Ce vin lai**o un arrièra-fottt détai.- Il itu pfur. De* trri4r»fi>ûl*.
t ARRIPv^ rPMMB (a-rié-ia-gtk-aC), . /.
Terme •! Engrais da raaia dans une
lerreMii: ,'uoiée, adonoé laréooUe. ||/Im
plur i--gr«ii***.
Al 1 iAlN(a-rié-re-mln),«. A || f îjh r. vers do k ui<in. S'il a reçu un soufflet de main ou de l'arriére-maiu, pasc. Prot. i*.' mesde jeu de paume, avoir l'arrièr' bien donner le coup du revers de la ni Au jeu de paume, coup de reversde la main. i>;igMPr Ut partie par un bel arriére-main. (L« mot daviont ici masculin, parce que arriéra-main a*t pour eoop d« l'arrière-main). || S* Terme da manège. Le train da ilerrière du cheval. (Le mol est ici masculin parce que arnère-main est pour train derrière U mam du ca valier). IMu plur. Des arrière-mains.
— HIST. XIII* *. Au passer que le Sarrazin fist, Mons. Jehan II dona ariere main d'une espée parmi les bras, ;oinv. a77.||xvi*s. M. de Guysa n'a voulu accepter aulcun commandement an l'année, pour jouer son jeu k part, et user d'un terrible revers d'arriere-main surson ennemy,CARL. nii, aa.
t ARRiP.RF, NARISF^S (a-riô-re-na-ri-n'), ». f. p'ur. Ouvertures postérieures des cavilAs nasides.qui ètahliswnt une communication entre oaa cavité* et le pharynx.
ARRlfeRE-ltETEC (a-riê-r*-ne-vwi) , t. m Il 1' I.e fils du neveu on de la niéca par rapport k l'oncle Ou la tanle. Il ma r«sta k pourvoir un amèreneveu, la roxT. Fab.nii, «. || t* .4 u ptur. Arriéraneveux, la postérité reculée. Mes arriire-navani ma devrcnt cet ombrage. F.h bien I défatadez-vons au saga De se donner des soins pour la plaiair d'autrui T la FONT. Fab. XI , ».
— HIST. XVI' s. Nos arriarenepvaox, «ont. t, »«. t ARRir.RR-MCCE (a-rié-re-nié-c') , ». f. U fille
du neveu ou de la nièce, par rapport k l'oacia ou k la tante. Il Au plur. Des arriére-niéee*.
t ARRIKRE-PANAGK (a-riè-re-pa-na-g*), s. m. Terme d'estiv et r»rêt.«. I^ temp* oà le* beatianx peuvent <' '^ru les bois aprè* la panag*
(voy. PA> ur. Des arritru-panagaa.
ARRIf.HK tr..N.>r.h (a-rié-re-pan-aée) , ». ^. Pao- !iée qu'on tient en arrière, qu'on disaimule. C'est un homme franc et sans arriére-panaéa. || Au plur. Da* arrière-pensées.
ARRIP.RK-PETIT-FII.S (a-rié-re-pe-ti-n), ». ai ARRIP.RE PI-rriTE FILLE (a-rié-re-pe-U-te-fl-ir).*. f. lJ> fils, la fille du petit-fils ou de U petile-fllle. Il Au plur. Des arriére -petits- fils, de* arrièra-paiite»-filles.
t A R R I Rr F--PKnT»-ENF A KTS (a- riê - re-p* - U-zanfan), s m. plur. Les enfants du petil-fils on da U petite-fille.
t ARRlF:RE-PLA?t (a-rié-rc-plan) , t. tn. PUn situé en arrière d'un autre. Ce* ouvarturas (intervalles da monlagnaal na lilaiant «air qa'na arriére plan da roehan auai arMaa qna la* pramian plus cnATSAca. /««a. n . t»».
plans.
Au pèûr. Dca arrière-
). f.ai. Point d'aigu!! 'm vient de dire.
Il Point-irn^rc e^i piu.< usuc aujourd'hui. || Au plur.
Des arriéi*-pOiDl».
t ARRIfiRB-POIN I KUBB (a-rié-re -poln-teu-z'), ». f. Ouvrière qui fait l'arrièra-point || Au plur. De*
arrièrr : n!nt<»ii!i^s.
Al -ri*-ré. Utyllabaraprandra
grav la «ylUbe muatla, reniera,
non au futur el au rondit onnel : J'arriérerai, J'arriérerais), r. a. ||1* Reurder. Arriérer nn payamcnL II faut encore intarrooipr* ici eatia ntatiéra qui arriérerait trop la* aatra*, «r^m. 7a. a. Il B* S'arriérer, v. rifi. Raaiar, ilmiaMai an arritra.
ban* aaa mafdM lanna at npida kiMeai ■oMai* mnriMmt ir tira an Mudda*
ipaya*
ARR
meiits arrivés à échéance. Ce fermier s'arrifcre d'année en année. || 4° Être en retard, en parlant d'un travail. Cet employé se néglige; il s'arriére tous les jours. Malgré mes efforts, ma besogne s'arriére.
— HIST. XIV s. Mais pour une aventure qui fu desordenée, Fu icelle entreprise défaite et arriérée, Guescl. 6r.69.
— f.TYM. Arrière.
t -ARRIÈRE-RANG (a-riè-re-ran) , s. m. Dernier rang d'une troupe en bataille. || Au plur. Des arrièrerangs.
ARRIÈRE-SABON (a-riê-re-sè-zon) , s. /". || 1° La fin de l'automne ou le commencement do l'hiver. Dans un soir pur de l'arrière -saison , la- MAHT. Socrate, 809. || 2» Fig. Le dernier Age de la vie. Je regarde et n'envisage Pour mon arrièresaison, Que le malheur d'être sage, chaul. La goutte. Aujourd'hui que nous nous trouvons dans le commencement de l'arrière-saison de la chaleur du globe.... BUFFON , Animaux, chap. 8. |{ 3° En parlant du blé et du vin , les derniers mois qui précèdent la récolte ou les vendanges. Le blé se vend plus cher dans l'arrière-saison, c'est-à-dire dans les mois de juin et de juillet. Ce vin ne se boit que dans l'arrière-saison, c'est-à-dire dans les mois de juillet et d'août. || Au plur. Des arrière-saisons.
— HIST. xvi" s. Il estoit jà l'arriére saison de l'automne, et finissoit l'eslé, amyot, Cam. B. Les fourrages defaillans en l'arrière-saison de l'année, quand improvidemment l'on ne s'est bien mesuré en cest endroit, o. de sebres, 283.
t ARRIÈRE-SENS (a-riê-re-san'), s. m. Terme didactique. Sens caché, intention secrète. |{ Au plur. Des arrière-sens.
t ARRIÈRE-TRAIN (a-riê-re-trin) , S. m. || l-Dans un véliicule à quatre roues, la partie qui est avec l(-s roues de derrière. L'arrière-train d'un carrosse. Il 2° L'î train postérieur d'un animal. Les bisons tiennent de l'hippopotame ou du rhinocéros par la queue et la peau de l'arrière-train, chateaub. Amer. <&. Il Au plur. Des arrière-trains.
ARRIÈRE- VASSAL (a-riê-re-va-sal) ,.«. m. Celui qui •élevait du vassal d'un autre seigneur. Les arrièrevassaux étaient dans les mêmes termes avec les grands vassaux, montf.so. Esp. xxviii, 29.
t ARRIÈRE-VASSALITÉ ( a-riê-re-va-sa-li-té), s. f. ou ARRIÈRE-VASSELAGE( a-riê-re-va-se-la-j') , s. m. L'état de l'arrière-vassal.
I ARRIÈRE - VIEILLESSE (ar-riê-re-vié-llè-s*^, s. f. Vieillesse très-avancée; dernière limite delà vieillesse. \\ Au plur. Des arrière-vieillesses.
ARRIÈRE- VOUSSURE (a-riê-re-vou-su-r') , s. f. Terme d'architecture. Espèce de voûte que l'on fait derrière une porte ou une fenêtre pour couronner l'embrasure ou faire que la porte s'ouvre plus facilement. \\ Au plur. Des arrière-voussures.
ARRIMAGE (a-ri-ma-j'), s. m. Terme de marine. Arrangement de la cargaison d'un vaisseau. 11 a besoin de bois pour l'arrimage, il en achètera, mon-
TESQ. Esp. XX, 6.
— tîTYM. Arrimer; espagn. arrumage.
ARRIMÉ, ÉE (a-ri-mé, mée), part, passé. Cargaison bien arrimée.
ARRIMER (a-ri-mé) , V. a. Terme de marine. Ar- 'anger la charge d'un vaisseau.
— ÉTYM. Espagn. et portug. arrumar. Il y a aussi en espagnol arrimar qui veut dire mettre près , et duquel Diez rapproche le français arrimer; mais il serait singulier que arrimar n'eût pas le sens d'arrimer en espagnol et l'eût pris en français. Il est beaucoup plus vraisemblable que arrivicr est une altération d'arrumar , d'autant plus qu'on a dit aussi , en français, arrumer (voy. arrimei-'b). Maintenant si l'on cherche l'étymologie d'arrumar, on rencontre l'ancien français rum ou rumb, qui signifie fond de cale, ventre de navire, et qui est le danois rummet, l'allemand Raum, avec le même sens {rum, raum, room, signifiant en général espace, dans les ;Iangues germaniques).
ARRIMEUR (a-ri-meur') , s. m. Celui qui arrime.
— ÉTYM. Arrimer. Au xvii» siècle on appelait orrumeur un officier des ports de mer, dont l'emploi consistait à ranger la cargaison d'un vaisseau, aux frais du capitaine ou des marchands ; et on disait orrumer à côté d'arrtmer.
t ARRIOLER (S') (a-ri-o-lé), v. rifl. Terme de marine. En parlant du vaisseau, voguer d'après le vent; en parlant de la mer, n'avoir qu'une lame qui suit le courj du vent.
ARRISÉ, ÉE(a-ri-zé, zée), part, passé.
ARRISER (a-ri-zé), t;, o. Terme de marine. Prendre des ris.
ARR
— ÊTYM.i, etrù, terme de marine (voy. ris); espagn. arriiar.
ARRIVAGE (a-ri-va-j'), s. m. || 1° Abord des navires et des bateaux dans un port. || 2° L'arrivée des marchandises par eau.
— lllST. XIII' s. La trouse [doit) six deniers de conduit, et obole d'arivage, et se en la porte à col, si ne doit point de conduit, Liv. des met. 3.31. Il XVI* s. Item sera tenu le preneur de faire à ses despens tous les arrivaiges et chariages que il conviendra faire, du canoë, arrivagium.
— ÉTYM. Espagn. arribaje; du bas-latin arripaticum, arribaticum (voy. arriver).
ARRIVÉ, ÉE (a-ri-vé, vée), part, passé. \\i' Qui a pris terre. Arrivé au port. || 2° Venu dans un lieu par eau, par voiture, à cheval, etc. Arrivé en diligence. Il 3° Venu, en général. Arrivé en Afrique. Vous êtes bien aise de le voir arrivé. X peine arrivé. On croyait le printemps arrivé. Nous nous vîmes trois mille en arrivant au port.... J'en cache les deux tiers aussitôt qu'arrivés Dans le fond des vaisseaux qui lors furent trouvés, corn. Cid , iv, 3. Il Son heure est arrivée, il va mourir. || 4" Fig. Qui a eu lieu. La mort de votre père arrivée pendant votre absence. L'histoire de Tobie arrivée en ce même temps, Boss. Hist. il, 4.
ARRIVÉE (a-ri-vée), s. f. || 1° L'action d'arriver à destination. L'arrivée du convoi à l'heure dite. X mon arrivée en Angleterre. || 2° Fig. L'arrivée du printemps, des froids. |i 3° D'arrivée, loc. adverb. Tout d'abord. Après tous ces propos qu'on se dit d'arrivée, Régnier, Sot. viii. M. de Vendôme fait donner ses troupes d'arrivée, de cul et de tête, sans ordre et sans règle, st-sim. 204, 234. || 4° En termes de marine, mouvement d'un bâtiment qui arrive.
— HIST. xvi* S. Aultrement on les chasseroit d'arrivée, MONT, i, 69. Comme il fu.st d'avis que d'arrivée on allast droit devant Syracuse, amyot, Nicias, 2B.
— ÉTYM. Arrivé; provenç. et espagn. arribada. ARRIVER (a-ri-vé) , v. n. \\ 1° Aborder. Arriver
au port. Arriver à terre. || Arriver à bon port, atteindre heureusement sa destination. {| 2° Être transporté par eau, en parlant des choses. Les convois qui devaient arriver par le Rhin. Le blé arrivera par la Seine. || 3° Venir au lieu où l'on voulait aller. Dès qull fut arrivé dans la province. Ceux qui veulent arriver jusqu'aux maîtres. Vousarrivez à propos. Les hirondelles arrivent au printemps. On y arrive par une chaussée étroite. Il arriva au milieu de cette joie. Il arrivait de sa province. Vous n'étiez pas encore arrivé vers l'autel, volt. Scythes, m, i . || 4° En parlant des choses et au figuré. Voici des présents qui t'arrivent. Il m'est arrivé une lettre de mon ami. Avant que la nouvelle de cette défaite arrivât. Si la mort arrive auparavant. L'hiver arrivait. Le temps des élections arrivait. Les idées lui arrivaient avec abondance. Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement, Et les mots pour le dire arrivent aisément, BOIL. Art p. I. Il 5° Fig. Parvenir à, atteindre à. Peu d'hommes arrivent à la vieillesse. Arriver aux plus grands honneurs. Arriver au point le plus difficile. Il arriva à ses fins. Voulant arriver à la vérité. Comme on n'arrivait à rien. Le bruit en arriva aux oreilles de la police. Il 6° Avoir lieu, se faire, survenir. 11 lui arriva malheur. Presque tout arriva autrement qu'on ne l'avait annoncé. De grands événements arrivent. S'il avait su ce qui devait lui arriver dans sa vieillesse. Je ne sais ce qui arrivera de votre ami. Voici tout ce qui vient d'arriver devant moi, rac. Baj. m, 2. Vous par qui seule ici tout ce désordre arrive, corn. Nicom. v, 7. Le mariage ne doit jamais arriver qu'après les autres aventures , mol. Préc.6. Il 7''Réussir. Avec de la persévérance il est rare qu'on n'arrive pas. || 8° Il arrive, impers. Comme il arrive ordinairement. Il arriva que je le rencontrai. S'il t'arrive jamais de passer près du palais. Quoi qu'il arrive. D'où il arrive que. S'il arrive qu'Auguste avec lui la punisse, corn. Cinna, m, t. Mais s'il arrive enfin que Laodice m'aimé, ID. Nicom. IV, 6. Il Être fait par quelqu'un, en parlant de quelque chose de mal. Il ne m'arrivera plus de parler inconsidérément. Je vous promets que cela ne lui arrivera plus. Il lui est arrivé de se fourvoyer. Il On dit par menace : que cela n'arrive plus ; et ironiquement : que cela vous arrive encore. || 9° En termes de marine, faire exécuter au bâtiment un mouvement horizontal qui tend à ouvrir l'angle d'incidence du vent sur la voilure, sansqu'on change l'orientement des voiles. Les Hollandais, qui ne s'imputent pas à déshonneur d'être obligés d'arriver devant une force supérieure pour se mieux ménager.
ARR
Belation du combat de lipari , (876, dans jal. Ce qui ne l'empêchait pas d'arriver, s'il eût voulu, YUr lette, Èlém. 1676, dans jal. Vander Putten, qui menait l'avant-garde des Hollandais, arriva sur nousdefort bonne grâce, ID. ib. «690. || Laisser arriver, commander d'arriver. || Arriver sur un vaisseau, aller à ce vaisseau en obéissant au vent. Il Arriver vent arrière ou arriver tout plat, c'est arriver a.ssez vite et à ce point que l'on reçoive lèvent tout à fait de l'arrière. || Arriver en dépendantouen arrondissant, c'est arriver graduellement et par un mouvement modéré. || Arrive , commandement fait au timonnier, quand on veut qu'il pousse la barre du gouvernail de telle sorte que le navire fasse une arrivée. || Proverbes. Un malheur n'arrive jamaisseul. Il Arrive qui plante, c'est-à-dire à tout hasard. Cette locution paraît signifier : que celui qui plante arrive; on n'a pas les intermédiaires qui expliqueraient comment cela a pu vouloir dire à tout hasard. || Arriver se conjugue avec l'auxiliaire être.
— REM. C'est commettre une faute que de dire : en arrive ce qui pourra ; il faut : en arrive ce qu'il pourra. Car l'ellipse étant remplie, on a ; en arrive ce qu'il pourra arriver.
— SYN. arriver, PARVENIR. Arriver est composé avec la préposition à; et parvenir l'est avec la préposition par. Cela fait la différence de ces verbes. L'un exprime seulement la venue à un point quelconque ; l'autre ajoute à cette idée de venue l'idée d'effort et de percée à travers quelque obstacle. Nous arrivâmes à Paris n'exprime que notre venue; nous parvînmes à Paris exprime que cette venue était empêchée par quelque chose. Arriver peut se dire pour parvenir: mais parvenir ne peut se dire pour arriver : arrivés ou parvenus au sommet de la montagne; mais arrivés à l'auberge.
— HIST. in« s. Quand arriva Richart de Vermandois, lionc. p. 184. Or le [mon cœur] doinst Diex à droit port arriver, Car il s'est mis en mer sans aviron. Coud, x. Sainz Thomas l'endemain en sa nef en entra; Deus li donna bon vent, àSanwiz arriva : Car l'ariver de Dovre pur l'agait eschiwa. Th. le mart. t25. || xni" s. Cil a sa nef apareilée; Entrent dedenz; il les mena, Tant qu'ai rocher les arriva, Grégoire le Grand,. ç. <04. Et quant ge me senti acointe De Bel-acueil et si privés, Ge cuidai bien pstre arivés, la Hase, 2894. Et en très noble lieu venue et arrivée, Berte, lxxxii. Et i puet l'en sa nef ariver, et ses cordes lier as arbres, Liv. dejust. 64. Le premier fait là où il mist son cors en avanture de mort, ce fu à lariver que nous feismes devant Damiette, joinv. <92. Grant grâce nous fist Dieu le tout pui.çsant, quant il nous deffendi de mort et de péril à l'arriver là où nous arrivâmes à pié, ID. 2)6. Cil qui nous conduisoient en galie, nous arrivèrent devant une héberge que le soudanc avoit fet tendre sur le flum, id. 244. || xiv's. Uns vens et uns orages en la mer me leva, Oui en cheste partie mon vaissel arriva, Baud. de Seb. xi, 240. || xV s. Angleterre est un pays moult dangereux à arriver, FROiss. Il, m, 47. Il XVI* s. Nous serons doncbien arrivés [avancés], d'avoir le titre de chrestiens, et que l'héritage céleste nous soit esté, calv. Inst. 3)5. Xmon arriver en ce lieu, j'ai trouvé Carbon et sa compaignie, maro. Lett. 4(5. Tous les jours vont k la mort : le dernier y arrive, mont, i, 89. S'il n'y a que moi qui t'empesche d'arriver à l'empire, id. i, i 30. La despense pour l'entretien de chacun n'arriveroit à trois mille escus,LAN0UE,<28. Luy mesme voulant sçavoir combien montoit tout son avoir, trouva qu'il arrivoit à la somme de sept mille cent talents, AMYOT, Crasstts, 12. Lesautres qui ne se voulurent point desdire, poignardez et jettez dans l'Escaut, avec deffence publiée de n'en laisser arriver [aborder] aucun, it'km.Hist. II, 69. Et puisque, s'ils arrivoient [s'il leur arrivait] d'estre défaits, on les traiteroit comme huguenots, iD. ib. m, 385.
— ÉTYM. Ad, à, et nïe (voy. ce mot) : mot à mot, venir à la rive, et, anciennement, mener à la rive. Bourguig. errtt^; Berry, anriver; provenç. aribar , nrivar; ital. arrivare.
ARROSE (a-ro-b'), s. f. Mesure de poids usitée dans les possessions d'Espagne et de Portugal. L'airobe est de < l kilog. 500.
— ÉTYM. Espagn. et portug. arroha, de l'araoe al reba'a, le quart, de i'article al, le, et de reba'a, quatrième, de arha'a, quatre, parce que l'arrobe est le quart du quintal espagnol.
ARROCHE (a-ro-ch"), s. f. Genre de plantes dont une espèce, l'arroche des jardins {atriplex hortensis, I.),diteaussi belle-dame, bonne-dame, se mange avec l'oseille.
— HIST. xvi" s. Prenez de la décoction da raifort
ARit
OM da I* imoAne*, «t Mmancfl d'irroehe, <)« chacun Irais dnffmw, f*»«, "«*. *«• ..
— eryil. Bwry. omm; wallon, aWjw, dr<u», Mrtp'/nâmuroU.aMniii*'; it«l. atrrpictt A'atriplium, atripûa.àii M»* ''"(■M par cnrruplion ilu grec InoàfuliA, «rtoche.
AIKOOAMMRirr (a-ro-ga-man), adr. Aycc arlogane*. Omt arroKamment •• ranter à mas yeux, lyétr* Just* migMur du bim de met aïeux I cohn. HértuL 1, 1. n a TU iM faisceaux Marcher arrogamnMOl tt hravor nos drapniux, m. l'nmp. iv, 4,
— BST. XV' s. Kt parla lo dit Morvilier fort arrogamment, cohm. i, i. \\xn' s. Cvla le faisoit encore plot amogamment monter nn gloire et en prelomplueuM opinion do «oy m««De, aiitot, t'ab. «». f;'c«lolt trop arrogamment parlé, de se préférer à tout les autres, calt. iiul. SK.
— trm. Arrogant, et le suflUe in*ni.
ARROGANCE (a-ro-gan-s-) , *. f. Orgueil accompagna do manières hautaines et do prétentions téméralren. Langage plein d'arrogance. C'est le comble de l'arrogance. Ton arrogance insigne Ne mériterait pas qu'on le nt cet honneur, volt. Tancr. iii, ». D'un peuple trop heureux l'indocile arrogance, id. Brulut, ni, l. Kf-ier. et trop longtemps l'arrogance de Rome A cru qu'être Romain c'était être plus quliommo, conN. Pofnp. i, <. Ia gramlour et la gloire, ces grandes paroles par le«)ii<illes l'arrogMice humaine tiche de s'étourdir cllc-mérno pour no pas ai>ercovoir ion néant, boss. Duch. d'Orl.
— msT. XII* s. L'orgoil, le prit e la bobance K la trisiorfaite arrogance Del siècle tote [il] haï tant.... BENOIT, II, soea. ||xv' s. Oue les envieux pussent dire que le roy eust par son arrogance perdu sateigneurie, Boueiq. m, 8. || xvi* s. Kt quelle arrogance est-ce, je vous prie, de condamner le juge souverain, quand il aiMOud Kratuitemem?cALv. Inst. MO. Par arrogance J'enten l'or)^cilqui t'engendre d'une folle persuasion de justice, iD. ib. bss. Cela le remplit d'arrogance, et les soudordi de témérité, encore plut quejaniaif, amtot, Fab. 10.
— RtYK . A rroga min, d 'arrogam.
ARROGANT, ANTE (a-ro-gan , gan-f), adj. Qui
a de l'arrogance. Un homme Arrogant. Air, ton arragant. Paroles arrogantes. La mort les anime et les mid arrogants, rotk. .S( Cm. v, b. ilSub^untivement. Va contre un arrogant éprouver ton courage, CORN. Cid, I, 0. L'arrogante I à l'ouIr, elle est déjt ma reine, m. Pomp. ii, 4. À ce compte, arrogante, un fantAme nouveau Te donne cette audace et cette confiance, id. Iléracl. i, 3.
— RIST. XIV* s. Que vont ne soyez arrogant ne répliquant contre cclluy qui sera vostre mari , Ménagier, i, a. Moult de perilt sont venus de trop parler, par etpecial quant l'en prent paroletit gent arrogant, i7). I, 8. Il XV* s. Kt y eut plusieurs paroles d'un cotté et d'autre aucunement arrogantes, JuvEN. DES untms, Chartes VI, i3su. ||xvi* s. I>ai Grecs n'ont point eu honte d'usurper un mot plus arrogant, par lequel ils signifient que l'homme a puissance de toymesme, calv. Itut. iM. Il devint It la fin arrogant et cruel, amtot, Lysand. 36. Eux arrugans (la voir leurs voiles plut enfiéet. Du vent de la fortune noureutement souffléet.... Ro:<t. 6(4.
— ÉTYM. Arrogant, de arrognre (voy. arroobr); provenç. arrogan; espagn. et ital. arroganlti.
ARROGER (S") (a-ro-j6), arrogeons, arrogeait, arrogeai, arrogeant, «. a. Arroger à soi, s'attribuer mal à propos quelque choae. Ils ■« sont arrogé ce priTilége. Les privilèges que cette nation s'est arrogés. Et sansavoirpour lui les lois et la naissance, CÀiar ose dos roii s'arroger la puissance, volt. Triumr. ii,l. Il s'arroge une part dans leur divinité, litl.AV. l'aria, i, i.
— HIST. XIV* t. Le quel retourna arroguer le dit exposant, DUCAitoR, arrogare. Lequel arrogoit le tup pliant <lo paroles injurieuses, lo. ib. || zv* s. Tot^ours [il] lo arroguoitde ses dures et arrogans paroles, 10. ib.
— tnu, Àrrogar», de ar pour ad, à, et rT>gar«, demander pour toi , a'attribuer (voy. aooATio.ii).
ARROt (a-roi), «. m. Appareil, train, équipage. Ca personnage en magnifique arroi , rMnirr , SM.t. Tes logis ttpiaaés «n magnifique uroi .m. Sot. vn. tire dea pUUn de ton roi, Du jeu, du bal et «wlynha— , raire «tatolM on bel arroi, Muolar ■IMlqwItaU an Pamasae, A«oir un boaa gouTomoyy» "joocdon bleu d'aa|4r«nc«, OugMU, par uwfcMMJaaigTiada, Silapaiz dunenoordiians, T^i«TM maréchal d« rranco, Épigramm* tomtr* OMffrM. Il U mot a vieilli; c'est dommag*.
— ni«T. XIV* s X ce le grant arroi du monde Met B« ifforto al ma tsoa«4a, Aainn à lohh, ttrani,
«Ot. Il XV* t. Kl ceux V roy, raoïs». 1, i, ki. i ray Rn son eatat et k
V( rs i:i"y , f.«, il XVI* •>.
*!• 1,'iri;. I.
. ^ «•(Tii.jal.le Hii) Us r..\s.
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iiidrent en IW^ grand ar-
/a dit quel» v«r-
,,iy CH. d'oul. 4.
!' 1 dames au dur n«. ^f^'
regard de leur noble :> ■
il doulcemeiit. ia tosiA
■is l'aroy cornin.' l^' I" >■' *!.,. ■■ , . ■.ira environ U uimu ■ i m arroy, akyot, Hylla, U.... (Utr .i De nouveau mit en leurs nobics.crruys, Mclicrjidphors en pleine délivrance Les prisonniers vivans en espérance, marot, n, SSS. Apris ta mort, ton vray teigneur ot roy Luy ordonna ce beau fiinebre arroy, 10. III, 377. Voici l.eon qui vient en magniflque arroy, oARNin, Bradam. v, 3.
— 6TYM. Ktpagn. arrco; ital. arredo ; mot hybride composé de ar pour ad, t, et du mot germanique rdl, conteil, secours, provition. Krroi ou arrai/, tulvant lot provincet; il y avait un ancien verlx! arreer ou arroger.
ARRONDI, lE (a-ron-di, die), part, poêti. Il 1* Rendu rund. Des galets arrondis par le frottement. Il 2* Do forme & peu pr^« ronde. Feuillet arrondies. Visage arrondi, visage gros et pliiin. Il 8* Fig. Fji parlant du stylo. Luc période hieii .irrondio flatte l'oreille. Kn phrases bien arrondies. Il é* Terme de blason. Pièces arrondies, pièces de i'écu qui ont certains traiu, et des ombres qui en font paraître l'arrondissement soit naturel, soit artificiel. Un glolie arrondi d'argent.
ARRONDIR (a-ron-dir), v. o. || 1" Rendro rond. Arrondir une l)0ule, une meule. || 1* Familiùrement, agrandir. Arrondir son champ, t'étendro au moyen de l'acquisition de pièces de terre contiguPt. qui le rendent plut régulier en faisant di.s|.
I>ointot. Si j'arronditsais mes étaIsT remplir mescofîrcsdeducattT.Sij'apprcnuis i H' .ih o. let sciences, l'histoire. Tout cela c'eil la r.er ft Ikup;. la tont. Fabl. vui, as. || 8* Fig. Arrondir une période, en rendre les parties .1 peu près égale». Halzac et Palru étiient les premiers hommes de France ()our bien arrondir une période. || 4* Kntermetde marine, arrondir une lie, un cap, naviguer tout autour. Il 8* Kn termes de peinture, .irrondir des figures, en bien faire sentir let contours et les saillies. || 6' l.n termes de manège, arrondir un cheval, le contourner comme le cercle qu'il parcourt. || 7" En tenues ,!■(,,, ri, „...r,„^ mettre en rend les extrémités de» ' roue ou d'un pignon. || 8* Kn termes de
. rogner l'arête du bord d'un chap<-.<iu. Il 9* S'arrondir, v. ri(l. Devenir rond. Toutes les gouttes s'arrondissent. || Sa taille t'arrondit, il a plut d'cmlmnpoint ; en parlant d'une femme, elle est enceinte. Il Fig. I!:tendre ses domaines. Le plaisir de t'arrondir. .Sa fortune s'arrondit, elle s'augmente. Envahir votre héritage pour s'arrondir, j. i. houss. Ém. V.
— ËTYM. Ad, à, et un verbe fictif rondtr, de rond.
fARRONDISSAGK (a-roii-di-sa-j'), s.m. Technologie. Opération qui consiste à arrondir une chose, et, en particulier, une lime.
— ETYM. arrondir.
ARRONDISSEMENT (a-ron-di -se-man), t. m.
Il 1* Action d'arrondir; état d'un objet arrondi. L'ai^
I ' ' ' clobo terrestre est l'effet de la gra-
ssement de ces figures est parfait \','i /.^,,..,....>.^v...uiit. La Lorraine était un arrondit.sement très-aentible pour la France, st-sim. 77, 263.
II 8* L'arrondiasement d'une périodo, arrangement des membres d'une période qui lui donne le nombre ctl'harmonie. Let Latins ont charmé l'ortiUe par l'arro'idissement ingénieux de leurs périodes. || 4* Cirronscription administrative. Les arroadissemeoLs d'un département. Voire royaume est composé de provinces; ces provinces lo sont décantons oud'arronilistementa qu'on nomme, selon les provi — bailliages.... 'ces arroïKiiaaeiiients sont lormé'. certain nombre de villni7n<i nu d»» villf-i i Mém. sur lei mui.
— HIST. XVI* t. I
les autres de travers, <
des aminditsements, i . .
forment un vaisseau rond prédit k. voguer, moai. u,
IM
— ÊTTII. arrondir.
tARRONDISSI'ajR (a-ron-di-scur), s.m. T,
logie- Outil servant Ji arrondir les dent» du ,.. gnea.
t ARBOftABU (a-rO-xa-U'), a4i. Qtii petit étn arrosé.
— illST. xac a. AraoMbie fonlaiM, El deliuU •t aaiiM, Ri-rui. u. a?.
Aim
— tTTR. AtrotfT. ArrntabU dans t'aoaian fraaçai i est actif M tig' nite.
ARR0SA6K , t. m. || 1* Aelian d« eor.-
duir^. de diriger au l'eau sur la* lama, peur lei humecter. || f Kau mi'on verse dans lés nonien pour lier le salpêtre, le loufre et ta eharboa, dani la fabrication ae la poudra à canon.
— RTYM. Arroi«r.
ARROSA, ËE (a-rO-xé, zéa), part, patat. || i* Oui a reçu de l'eau ou autre liovidé. Oa Jaimes planti arroaéa tooa las jodrs. Une plata-baada bien arrosée Il Par aztantion. De larmes tous les Jours ses yeus sont arroaés, rac. Iphig. m, 4. || t* Pig. Ouels lauriers me plairont de son sang arrosés? lo. ib. iv, a. I>- plus beau triomphe eat arroaé da piaurt, ooaa. Ilnr. I . ».
ARROSEmorr (a-rft-w-man), *. m.||l* Actioa d'arroser dea terres, dea plantas, des fleun. L'arrosement de YffriX'^ "" '" '^''' L'arroaament d'aa parterre. || I* Term> Atribution de jetons
ou d'argent faite oar à tous les autres, o«
par tous à un seul.
— SYlt. ARRoanmiT, arrosaok. L'arniianunt eat nn arrosement naturel ou artificiel :
de rp.gypte par le Nil. L'arrosage est un i procuré |>ar l'industrie humaine : l'arroaage «la cas près à l'aide de conduites d'eau.
— HIST. xn* s. Li tierz usaiges des awes eat U arrosement, et de cestui ont mestier les novelet piantesons, ST behn. 688. Il xiu* s. Do l'arosement dea finns t'esjoist la terre, Piautirr, f "' No» âmes sont purgées par l'arroutemeni -nsible de l'esprit, du sacré sang qui a esté «spandu une fois, CALV. /luli'l. 411.
— RTYM. Arroser; Borry, amiusement. ARHOSKR (a-r6-7.é), c. a. || 1* Faire tomber,
faire arriver <lo l'eau on ■- ' ■ : le. Arroser les rues d'une viUe, I' .iiodiambrc, un parterre. Arrostv. :,ip/- dd
vinaigre. Quand je racle votre jiiff
je l'arrose, ia hint. fui. Il I n-
vaKO qu- : ■ -. /ri. i. J'arrosai ton ■:: ' !■. m. IV.
Klle lui anoi.1 ,.^:i,' v h-viit.
(iramm. 7. Pou -^ i.im: • v»ss.
C'inr. Il J" Fig. (Ji- -■ lies Africains arso- .sor tet laiiriert, v '■■ Dût le peujiie ea fureur pour tes ni "■ "■■ '" ■'■ s-tog odieux arroser leurs Ar-
roser la terre de ses .i-nt
la terre. || Arroser son pain de i > - au sein
de la misère, dans la douleur. .\ travers les terres. Ce ruisseau arrose i let fertilise. Il Par extension. Cette rivii un pays charmant. Le Danube arrose bc "•*.
Il Fig. La providenoe est une s< 'ta
à nous arroser, halb. i, a. Ij 4* ré-
pandre sur la viande, pendant . us,
du beurre ou de la p"'--" n — Ar-
roser des créanciers . lies. i-comple
pour obtenir des dél.'i ' '■ lilnMlilé».
Ayez soin d'arroser ces){ea.vii a,
se dit de la rét' bution qu'un < lOs
autres en certains cas, < in
doivent M Ajouter, en par! i
téresaès dans une enUapnie, ..
pour subvenir à daa dépaiîaaa im ; que j'eus un peti arraoé le public , -^...v -.-..^ .^ ,-iibliclo bruit de....], je m'ounit aveo laa particoliert, RETZ, ut, 343.
— HEM. On dit, dant quelques provincas. arroser le chanvre, le lin, au lieu de le rouir, le taire rouir. C'est une locution peu exacte.
— HIST. xit* s. Il oomanda que li aacrefioe qui cstoiantt'i' icr [autal] fuatent aroaé daeda aiguë f(.< '. u, ch. «. bi une nuit, oa
-■ ■ - ■ • --..-e et porta fnul. Sans ca
loillée, ne arotée, wace,
. , .lu] Oui)0d la aucn brant
ir tança la plaigne, aKxolT, il,
: iiMerine] de lùilta et de iMveia
'^et chotas an impreatant,
«•nnt.Jnb. t07. !|xiv«i.
:>ie, unoui rcna lerulaa ■, CALVtM, /MfO. 414.
u.ûusrr; Bam- -."^v■*f,• >veoç. orreaar, ' t lin varba ftet'f "aligrava. .- ■ 4immenoacD(- U {If anoBtiatiou arrotusr é>»H mtcort tfiit-xnLuatru '
ARS
Il n'y aurait pas moyen de défendre aux pluies les champs des sacrilèges et leur prescrire ce qu'elles arrouseraient et ce qu'elles n'arrouseraienl pas, MALHERB. Trad.de Sénèque, de Beneficiis. Vaugelas, remarquant que la plupart disent et écrivent arrouser, recommande acrriser; et Marg. Buffet, p. (29, dit qn'arrouser est une yieille prononciation dont on ne se sert plus.
ARROSOIR (a-rô-zoir"), s. m. Sorte de vase fait pour arroser. Pomme d'arrosoir, plaque de forme arrondie et percée de trous par où l'eau s'écoule.
— REM. Dans quelques provinces ou dit : Le chanvre et le lin sont à l'arrosoir. C'est au routoir qu'il faut dire.
t ARROW-ROOT(a-rô-rout'), s. m. Fécule comestible extraite du rhizome d'une plante originaire lies Indes orientales (maronfo indica, L.), et cultivée maintenant à la Jamaïque.
— ÉTYM. Angl. arrow-root , de arrmc, flèche, et root, racine, parce que les indigènes regardent cette plante comme bonne dans les blessures par armes de trait.
ARRUGIE (a-rru-jie), s.f. Terme de mines. Canal pour l'écoulement des eaux dans les mines.
— ÉTYM. Àrrugia, mot que Pline nous a conservé et qu'il dit être un terme des mineurs espagnols.
ARS (ar ou, suivant quelques-uns, ars'), s. m. En termes de vétérinaire, le pli qui se remarque à la réunion de la poitrine et du membre antérieur du chevcd, endroit ou l'on pratique quelquefois la saignée.
— lllST. XV' s. Leurs chevaulx furent en l'eau jusques es ars; lors semettent à nager, Percef. t. i, t°6i. Estoyent leurs chevaulx tous espauUés, à cause qu'ilz avoient hurté au puis, des arcs de devant, ib. t. VII, i°i9. Les deux chevaulx avoient cliascun une lance qui leur avoit esté fichée es ars ; et leur sortoient hors l'arçon de devant la selle, ib. t. ui, f" 2. Attaindirent son cheval es arcs de devant, de telle puissance que le dit cheval monstra bien comment il estoit attaint au cueur; car il cheut tantost à la terre mort, ib. t. vi, f° (9. || xvi* s. Il faut seigner le ehien des deux venes qui viennent par le dedans des espaules des jambes de devant qu'on appelle pou: les chevaux les arcs, du fouil- Loux, Ven.f" 80. X chacune sorte de galle il est nécessaire de seigner le chien des deux jarrets du derrière des veines qui sont au dedans et des arcs. CHARLES IX, De la chasse, p. 82.
— ÉTYM. Arc, par comparaison des deux membres de devant du cheval avec un arc, une arcade. L'Académie a donc eu tort de définir ars les membres du cheval, et de donner en exemple ; saigner un cheval aux quatre ars ; ars ne se disant que des membres de devant.
fARS, ARSE (ar, ar-s'), par(. passé du verbe ardre ou ARDOIH.
ARSENAL (ar-se-nal), s. m. || 1° Lieu de dépôt pour les armes et les munitions de guerre. Arsenal tien muni. Les arsenaux maritimes. || 2° Lieu où est situé l'arsenal. Nous allâmes nous promener à l'arsenal, sÉv. 5.113° Fig. Ce hvre est un arsenal qui fournit des armes à tous les partis. On dit que c'est l'arsenal de l'enfer, pasc. P. j. 66.
— HIST. XVI' s. En mon arsenac de Thelaasse prenez équipage tel que voudrez, ha3. m, 45. Leur arcenac fut enflammé et ars, j. marot, v, 86. Il y dressa un arcenal ou attelieràbastir galères, amyot, l.ysand. 4. Le feu brusla, quant et l'arcenal où estoieiit les vaisseaux, celle grande et tant renommée librairie d'Alexandrie, id. Casar, 64. Il y feit bastir des ports, des arceneaux et abris dignes de tant de navires qui y hantoient et arrivoient ordinairement, ID. ib. le. II brusla l'arcenal et l'armeulerie qu'avoit fait baslir anciennement Philo, id. Sylla, 33.
— REM. La prononciation a longtemps varié entre arsenal et arsenac. On lit dans Ménage : « Maynard a dit arsenal : a J'admire le cardinal : Il préfère au luth « desMusesLesflûtesdel'arsenal; «il l'a même préféré à arsenac: car il a corrigé ;« Quand lirai-jedans l'al- «manac. Que la paix fera des marmites De tout le fer « de l'arsenac ?» par : a Quand sera-ce , grand cardi nal , m Que la paix fera des marmites De tout le fer de l'ar- « senal?» J'ai trop bonne opinion detant de dignesprélats qui sont en vos assemblées, pour m'imaginer qu'ils ne se contentassent pas d'employer les foudres du Vatican, mais fissent encore leur possible pour évoquer ceux de l'arsenac, Balzac. M. de Vaugelas, qui dit qu'arsenal est le plus usité, se trompe. Il y a longtemps qu'on pronouce arsenac. Arsenac est préférable surtout dans le discours familier. Arsenaux plus usité pourtant qu'arsenacs; avec le temps
ARS
arsenac l'emportera. À Pari», on ne dit dans le discoursfamilier niarsenalniarsenac, maisr.rsena. » Ménage s'est trompé; et aujourd'hui arsenac est complètement tombé en désuétude.
— ËTYM. Bas grec, àp(Tr)vij).r)ç et àpirâva; espagn. arsenal, dnrsena et aussi atarasana, atarazanal ; ital. arienale, anena, darsena; de l'arabe, dur essana, maison des œuvres, des offices.
ARSÉNIATE (ar-sé-ni-a-f) , s. m. Terme de chimie. Nom générique des .sels composés d'acide arsénique et d'une base. Arséniate de potasse.
— ÉTYM. Arsenic.
ARSENIC (ar-se-ni-k' ou ar-se-ni ;plusieurs ne font pas entendre le c; d'autres ne le font entendre que devant une voyelle: l'arsenic est un métal, l'arse-ni-k' est....), s. m. Il 1° Métal d'un grisbriUantqui, en se volatilisant au feu, répand une forte odeur d'ail, trî;sfriahle, volatil à 180°. Il n'est pas vénéneux tant qu'il reste à l'état métallique, mais les composés sont de violents poisons, à l'exception des alliages. || Arsenic ou arsenic blanc, nom vulgaire de l'acide arsénieux, qui est un violent poison. || Régule d'arsenic, arsenic testacé, dit aussi cobalt testacé , sorte d'ar- .senic natif, en fragments écaiUeux; pulvérisé, il prend le nom de poudre à mouches. {{ 2° Terme d'alchimie. Arsenic des philosophes, le mercure ou la matifere dont on tire le mercure ou le soufre.
— HIST. xiv* s. Prenez une once de riagal, deux onces fin arsenic, un quarteron gressede porc... Jft'nagier, ii, 3. || xv" s. En reagal, en arsenic rocher Soient frittes ces langues venimeuses.... villon. Ballade. Il XVI' s. Car cueur parlant soubz bouche desloyalle N'est qu'arcenic dedans le miel logé, j. marot, V, <93. Un arsoine si blanc qu'on legouslapour sucre, n'AUB. Tragiques, Vengeances, p. 2«2, édition