‹ Dictionnaire de la langue française (volume 4)Chapitre 190 sur 504 · RAULT-DUVIVIER · texte numérisé non relu

RAULT-DUVIVIER

— SYN. ASPIRER Â, PRÉTENDRE X. La différence entre ces deux mots, c'est que iispirer n'implique que l'idée des désirs qui nous poussent à une chosej et que prétendre implique que nous y avons des droits réels ou imaginaires.

—HIST. xii* s. Teu (telle) parole uni le duc nonciée, Sicum Deus les out aspirez [inspirés], BENOlT.C/ir. de Norm.t.n,^. I8s,v. 20744. || xiv's. Aspirer la fumée de l'eaue, ilénag. ii, 5. || xv s. L'œil regarde où le cueur aspire, basselin, m. ||xvi*s. Ils veulent, ils aspirent, ils s'efforcent : mais rien en telle perfection qu'il appartient, CALV. /ns(. 8G0.Cha.scun aspire si naturellement à la liberté et auctorité, que.... mont. i, 59. L'éloquence et la louange de bien dire estoil desjà. le but ordinaire, auquel aspiroient et taschoienl de parvenir tous les jeunes hommes romains, amyot. Caton, 9. Tel lieu est continuellement aspiré et eventilé de la frigidité de l'air qui nous environne, pabiî, vi, 23. 11 a aspiré cest office ung long temps, falsgr. p. 421. Nul aultre n'y pouvoit aspirer ny parvenir s'il n'estoit des susdictes sept races, cari., vi, 6.

— ÉTYM. Provenç. et espagn. aspirar; ital. aspirare; du latin aspirare, de o pour ad (voy. X), et .«pi'rare, souffler (voy. esprit). Comme la prononciation d'une lettre aspirée et, au reste, de toute autre lettre, se fait non dans l'aspiration mais dans l'expiration, on a ditque aspiier était ici dit pour aspérer, rendre .Ipre, les Latins appelant en elïet asptr l'esprit rude des Grecs. Mais cela ne s'appuie sur aucun exemple. Il est bien plus probable que, les Grecs appelant itvsy|ia, et les Latins spiriliis, c'està-dire souffle, ce que nous appelons aspiration, aspiration a été dite chez nous pour souffle, par une méprise sur le mécani.sme vocal.

f ASPLE (a-spl'), s. m. Technologie. Voy. aspe.

ASPRE (a-spr'), s. m. Petite monnaie d'argent chez les Turcs. Je vous estime trente aspres, dit un poète au grand kan, volt. Mœurs, 58.

— HIST. XVI* s. Pour dix aspres un turc se donnera une entaille, mont, i, 309.

— ÉTYM. Bas-latin, asperi, asprt, aspratura; grec moderne, à<T7tpo;. En grec moderne, â(ntpo; signifie blanc: et en effet Vaspre est une monnaie d'argent, et c'est ainsi que chez nous une pièce blanche s'est nommée un blanc. Cette monnaie est en usage chez les Turcs; mais le mot n'est pas turc; car on le trouve dans Alexis Comnène bien longtemps avant rétablissement des Ottomans, S-.à Tpayifov âirupwv voitwiiiTMv, exiger le payement en monnaie non usée. Cette phrase explique en même temps l'origine du mot aspre. En effet les Latins nommaient nummus asper, une monnaie Apre, c'est-à-dire non usée par le frottement, en d'autrei termes, fraîchement frappée. On a là une des plus curieuses mutations de sens qu'une langue puisse on"rir. Asper nummus signifie en latin une monnaie qui sort de la fabrique; le mot asper passe dans le grec avec le sens de monnaie, puis il prend le sens spécial de monnaie d'argent ; et comme l'argent est blanc, il arrive à exprimer la blancheur, de sorte que, par une déduction qu'on suit nettement, asper devient synonyme de blanc.

ASSA (a-«sa), s. f. Suc végétal concret : i* Assa dulcis , ancien nom du benjoin ; 2* Assa fœtida, gomme résine fétide fournie par la férule persique (ombellifères).

— HIST. xvn* s. Asse-fetide, o. de serres, 9(4.

— ÉTYM. Origine inconnue. Allemand, Asand. La plupart des auteurs de matière médicale font assa foetida du masculin : le meilleur assa fœtida.

t ASSAGIR (a-ssa-jir'). || l* V. a. Rendre sage. L'âge assagit les jeunes gens. Les afflictions assagissent ordinairement les hommes. || 2° V. n. Devenir sage. Il Ce verbe a vieilli ; c'est dommage ; et bien employé il pourrait renaître.

— HIST. xv s. Quant un peu fui plus assagis, Estre me convint plus sougis, fboiss. Espin. amoureuse. Robes de vair ne de gris n'ont puissance D'assagir nul. ... E. desch. l'Habit ne fait pas l'homme. Il xvi* s. U nous fault abestir, pour nous assagir, MONT, n, 214. J'estudiai jeune pour l'ostentation; depuis, un peu pour m'assagir, id. m, î90. Vieillir n'est pas assagirnyquitler les vices, maisseulement les changer en pires, charron. Sagesse, chap. 3C.

— - ÉTYM. À et .mge.

t ASSAGISSEMENT (a-ss-a-ji-se-man), s. m. Action de rendre sage ou de devenir sage.

— ÉTYM. Assagir.

f ASSAI (a-ssa-iel, adv. Terme de musique. Se

ASS

ioial eonmn iiiKiii«nlatir au mol qui indique l« mouTamenl d'un »lr. Vmtoutli, fort vile. — trni. luJ. Àuci, bwmoojip, irbt (»oy. ai-

Af»\n.LAKT (aaltan, U inoullt(*<, et non (.«(.yani • i/i II i' Celui qui tauilla. Il rppouua (uus M^ ''"^ aitnaillanlii furenl np<ntué»

Jittqueii ininchtc*. ||S' Ancicnnemont,

eeluiqui, dam ui; tournoi, combnttaii contre le tenant rtltea ourrir le chamti; Toui Tovez l'aaiail-

Unl tin ((iierricr il raillant N'eAt Jamai* suo-

Cotnhd «oui un titl nviaillant, corn. Cid, v, •.

iiijtT. xiv< I. Lttt a.<iaaillaM( ou «mprenaos la

reputent phi" for», orbmb. f:th. 7». ||xvi* ». L'a»- (•tileur liien aourent raul moina que l'aMaiUi, MMa. 73«. Il fault reoir an quel eaut eat l'aiwillant,

AMAII.I.I, IR faxa-IIi, llie, U mouillieii) , jtart. paué. Auailli d'une KrAle de balles. Dans la lODibre épaiaaeur de ces profoncb taillia, Où bicntAt, «ans relour, lia leront auaillis, volt. Scylhei, iv, ». D'un trouble ai confiM mon esprit assailli Se confesse coupable; et qui craint a failli, rotr. Yeneetlat,

ASSAILLIR (a-sa-llir, U mouillées, et non t-aavir), j'assaille, nous assjiUons; j'assaillis, noua àwiilllinea; j'assaillirai; j assaillirais; assaille, assaillons; que j'assaille, que nousassaillions;quej'asaaiUisse, que nout assaillissions; assaillant; assailli,

V. a. Il 1* Se jeter sur pour attaquer. Assaillir les ennemis dans leurs rctriinchements. Si on avait assailli un Itqnain, on ne payait que la moitié de la composition, »iontf..<io. f'ip. xxviii, ». Un moine noir a par dirolinn S.iifti le tout quand j'asuilUs Marthnn, vntT. Cf </ui p/. aux damet. \\t' Kondre sur. L'orape nous assaillit au sortir do la ville, l'endant relaie mauvais temps l'assaille De toutes parts, La roNT Omit. || 8* Kig. S'il ne se fût mi» en tfte d'assaillir son cn>ur, hahilt. Gramm. o. Toujours nottsaasaillnnssa t^le Do quelque nouvelle tcmpite, malh. u, *. C'est le doute que j'ai qu'un malheur ne m'assaille, lo. v, t.

— 8TN. AS5»nJjn, ATTAorKR. Aasaillir, venant de Ml<re, aaulcr, in'li""- ..it-Wni,. ,ii,ise do brusque et d'impr*vu qui n'' incr.

— HIST. xr c. 'j chemin" occit home qui soit errant p«r le pais, ou a.ssalt.... L de Guill. »o. S^n corpa |il) demene. mont flrremcnt a.»ail, Ch. de Roi. lvc. Nous as' i'T ctHolan», fl>. LTirv. |l m* ». l'ar t.i ,; ai est* asiuiilliz, o»!" ' ■ * pouvi'ir iiciM"! ijprnndre, Crtuci, VI. S.i il la vilo, li encrisniô félon. Six. VIII. I- A,,,- .n. 1.1 l'emperoros Aleii» avoit aparcillè» K"<n» X''nt pour assaillir aus trois (lortc»; cnitmr il se fcrroit en l'ost d'autre part, villeh. Lxxxi. I.i pèlerin ne vous assaudmnt mie, ID. XLVii. Et chaseuns vessiaus assailloit endroit lui, id. uv. Adone ^ristpent ril de l'est conseil qu'il porroicnt faire, »'il assaudroicnt la vile ou par mer ou par •erre, m. lxxiii. Kt li Venicien s'acordcrcnt à ce qu'il asausi.ssent par mer.... ir>. lxxiii. De l'homme qui hiii main en» au liois m'as.sallli, Hnte, cxviu. De mainte chiHie i fut Herto moût nrnisnie. Et souvent npo»^ [rontmliiel et souvent assaillie, id. cxix. I.i Dieu r\iiilerol>>nt, espoir, Que j'assaillis.se paradis Cum firent le» ge.ins jadis, la Kotf, R««'. Cii qui, à tort «I par malvese causa, les assaudront de plet (proeèal, RRACil. tl. Noz volons retenir le» bien», •i qua nox aion» ^ir de noi di'" ' n nor.a»saut, tn. xii, 33. Kt ses bons n ' >s à h aldier à autrui assallr non do »c» ii' ■- ii"i^i, ii>. 60. Sa aucun» assaut le [la] maison d'aucun, et se chius

{ealul) k cui l'assaus est fais, xhist l'asalant, en ni défendant, d n'est k nule amende, tailua», ItMMd, p. 4R. Il XV» 1, Venez avant, dist-il, plai- MBl BaaallA, Je vous requiar aue sur la loyauié Oua ON devez, le venez taaaiUir, en. lAmu t. Onant en mon lit doy reixwerde nuit , l'enscr m'as- »ault. et de»ir me iruerrye, id. Bu . <1. Oui eussent peu passer la rivière et assaillir les gens du roy, onMM. I, •. Ou« ils assailliaaanlhanljromenl, car ledit dueaasauMroitda ton coatt, ID.ii, •). ^ l'aulw du Jour fut l'UMoU Irtt Mm MMiUy et tris lutdiemant et ancorea miaali «Whodu. m. in. m. •*» AnRinis demandèrent, eomma i is-

lumA.U co<imnne, pour la moins et

Ouyonn», bi«n asaailly, bien défendu, jn. i, ». Il XVI* a I.'ailranlait» que U nuicc lui donnoil pour •miUlr Dartu», mmit. i, »t. Ouand eeite maUdm ■^«l» ■oItaBwil, eiia ma raid jmat, in. iv, «1. Oirtm «^ a^han, „„, lanmim, r- '

""'î.ï*.*™*'' '«■*" «««I»»*» «m royatir I». W». S« onua laagMriMMda. ai o»

ASS

laor* vioa, i^hour, M7. K( ail y eut Uen «laailli, il y aat anaai Mm dabndn, m. M».

— enm. Norm. at$auteri picard, aualir; bailat. «.f- '— •' - "S la loi (allqwi ; provenc. aualhir, aitaii' r; aapagn. lualir; iial. afoUf»/ du Ut: . daod, i(vay. i), et Mlfr*. Muter (voy. railuk). On conjuguait jadis ce verbe au- Iremeiil . tu prisent, /'aasaut, tu aOaui, i/ attnut. Un jour, qui n'est pas loin, elle (l'F

(omb^ La troupe qui l'assaut et la \< bas,MAi.li. 1^1 larmet de À'./*. AinourdeUiiiiMcuiuf m'assaut si vivcm'-nt, utoMiK» , f.ii'g. n. On diaail au futur /oxinudrat; et Ménage avertit de dire/oalaillirai, et non j'attnudray. Ce n'est pas une faute, rrifiiv nu ;ir.')[;n^njr' Iji Conjugaison j'aiiatu, etc. r ' i'tc. le latin jd/io,«d<ù,fd

/r iTit ;> tai, lu tait, il tait,

d'uii witaïUir el on. C'est par une con-

fusion de 1» ronji! irc et de la conjugaison

I saillit, conjuguant ca ; .1, ):. as, au xvi'aiécla,

fllt fj'l <:n jM (iiiiirn.;*: if^ lii-iix t.

ASSAINI, IK (a-sé-ni, nie), pari, jxufi. Rendu sain. lA contrée assainie par des travaux b.en conduit».

ASSAIMR (a-aè-nir) , e. a. Rendre tain, plus tain. As.s.iinir une ville, un hApital. .

ASSAINISSEMENT (a-tê-ni-sfl-man), t. m. Action d'assainir; le résultat de cetla action. L'aaaainissement d'une localité.

— f.TYM. Anainir.

t ASSAISONNANT, ANTF. (a-sè-zo-nan , nan-t"), adj. En <coiiniiiio nralc, plantes astaLsonn.-"''-' celles qui se dislingucnl par leur »aveur ac!

am^re ou piquante , leur odeur prononcée, gL

lemcnt agr6.ilile ; elles tont po'tr les bestiaux une sorte de condiment.

ASSAISONNÉ, f.K (a-»é-zo-né, née), part. piMi^.

II 1* Pourvu d'assaisonnement. Légumes assaisonnés à l'huile. Il >* Fig. Discours atsaitonné de plaitanteries.

ASSAISONNEMENT ( a-»*-zo-ne-man ) , t. m.

Jl !• Action, manière d'a»sai»oniier. Il a manqué 'assaisonnement. || 2* Sulistanccs qu'on cmp.oic h assaisonner. 1.0 poivre est un ass-iisonncincnt. Il 8* Fig. Tout ce qui ajoute de l'ipropo», du piquant k une chose. Iji sages.se toute crue fait mal au ereur : il y faut un peu d'assaisonnement , balz. Iir. VI , leff . a. Qu'il y ait dans nos p.irolcsuna«saisonnr>mont de prr/lce et de sel, n.t.cn. .S'erm. l, SB3. Oui I ' ' >>»es saintes l'a-ssaisonneincnt

l'rifre, i. Ouc de» discourt (li-^'j'i- ii>~- II. i .ii-^iiisonne™""' ■'" '"» rep.is, m. Itiehf, Vous devez avertir, . vmis me

direz qu'il faut à tout cela d . iincment et

de l'onction : j'en conviens, mais je vous dis aussi qu'il faut de la force et de In résolution, noiian. Femért, L II, p. 473.

— CTYM. Attaisnnner.

ASSAISONNER («sè-zo né) , a. a. || 1* Mettre dan» un mcl» certaine» sulistanccs qui lo relèvent. A-ssaisonner un ragoill. jj- 8* Fig. Assai.sonncr d'un peu de joie les amertune» ne la vie. Quand on fait du bien, on l'assaisonne d'agr/ment, sev. .i«». Iji sagesse sait assaisonner les plaisirs p^ur les rendre durables, rt.tt. TH. vin. Habile pour assaisonner une louange délicate qui fût bien reçue des hommes 1rs

fdu» modestes, id. ib. xvi. Ils doivent a-s-saisonncr ciirs discour» du sel de la sages.»e, nos», rolfi. 3. Un art d'as»ai»onner les grCce» qui touchait plus que le» gr.1ces mêmes, ii»?s /.oui* XIV. [Il a vu) Ir péril de la déUiiiche en assaisonner les excès, il> Conr. I« roi me demanda comment ce malheur (I.i mort de mon père] ét.iit arrivé, avec iHMucoup do Imnté p"ir mon pfre et pour moi ; il savait assaisonner tesgr.lces. sT-sm. a, 7R. Iji satire, en leçon», en nouveauté» fertile. Sait seule aasaiaonner le piaisani et l'utile, ROIL. Sat. ix.

— IllST. xm* ». A».sez vaiilt miex viande taansonnée One le mmsié poi cuit et trop " r" ' ' Chnri. 4' série, t. v, p. 3». || iv

Iccllny Mé ne fnust mie pour lor> .iii-!n|.i'-i m assais-iniii', nr i:»\or. , n tsaronarr . || x vi* ». L'espic

jaunit fP .T lin i-'l'" lo r^.Tl'l .nss.ii^/^nno n' m! ■ Vt , 1 0

Comnii

m. vil. ;u. ■ !«,n i

nntilrel. i-i .it ou

f M TOT ,

' ■ - vo«-

1 (M-siii), *^rr [)r rt a.^uiisOllllé

. »04. X U diUuilMii da : . .„;..;ir du bled ra b gartw, d^n-

uiï i:i iiuii

ASS

tant qoa tt U faaMltnona M pNpart Irtt- bien > m. ato.

— tm. Derry, assaisoiiiwr, MlUvar M aaiaoïi propre; norm. OMtaiion»», qui vient à naa époque eonvanaUa; wall. otofueivr; provaae. itffBfmar , OMSOMr, mûrir à temps; pôrUi«. oaMonar,- de aà, t, et «aùofi, maître à la taisoa.maitrakpoiiit, aens qu'on trouve an elTet dans las aneiaot aaltan.

t ASSAISONNKUR (a-aé-zo-iiaur) , s. «. Ctlui qui assaisonne. Familier.

— ÈTYH. Auaitonner.

ASSAKI 'a^sa-ki), i. f. Titra de U sultane favorite du Grand-Seigneur.

— KTYM. Arabe, andkl, de rar1icla«I, et tâkt, /itinnsiin: clin larroinaison. ioilv uline an arabe,

lurcpourl' ' tsi. Apparam-

I cenom,d.ii n, klasuluoe

favoriie, parce qu'elle tan à Iwire au tultan daoa certaina momentt.

t. A8SASSUf(a^-*In),«. M. r - ssaa<ina.

Un Uehe ataattin. Ltaaatiin Tu' .ant en-

core ton arme. !k>yont de» ennetui:

sassins, rac. indr. iv, t. i'our moi.

l'objet da ma coléra. L'auteur '!'• ""^ malheur», i'astaaiin de mon père, OORM. C ' ' i-

tension. Ce médecin ast un aatav. i:id

il voit, avec la mort en troussa, (^unr ciiez un nuiade un asaattin en hooase? itoii.. Sni, mu. Ton oncle, dis-tu, rassi.j>9in M'a i. ' ' ' Ia preuve qu'il ne fut jamais ue Je suis encoroen vie, id. /' i mienne jadis vivait un m&lecin, Savant ' on,at oélbbre -„...ir, iD.jj.poil. IV. Vui — ...is Totraarl [U oiis de francs tttattins Pr'^duiU par les en- %i^dat médecint, RiOHAan. />Moe. lu, 7.

il Crier à l'asiatsia, appeler du secours ; criar pour quon conra tus k l'assassin. || .4u ,'i^m. Et tous en avez moin» [de peine] kmecroireassassina.... OoaR. hicom. III, a. Oue dit-elle de moi, cette ganla atta»tinc T MOL. rf.iouT. I , e II Autrefois et figuréoiMt, assassin, petite mouche noire «juelat femmet ta mettilcnl au-dessous de l'o'il.

— REM. I.e langage vulgaire te sert da aitatrfwtwr et i\'a.KtattinatruT; ca tont d»» arebaitmat. Il aM vrai , mais que l'us-ige a tout k fait bannit; al c'ett une faute que do s'en servir.

— SY». A.SSASSIH. MEiaTHIE», HOX'

cideest le tcrT>e le plus général; lise .. u

tue un homme, soitavoc il.:

dence.L'a.ssas.»i net le meurt '.

fnni ' "~ *--■ " ■■■, ^'um-.ij't-ii.-» i-i aii4'fuc en tn l'idée da gnet-apena, de

tral.i i ■; ,..- , .. ,..ée.

— MisT. XIII* S. I>e Vieil de la moniaigne tavoit bien que, ti il en feist un tuer k-nnd-maltre des Templiers], l'en y rcmeist tanUMt un antre auasi Imn; el pour ce ne vouloil il pas perdre le» asMicis en lieu U 011 ilne |>eut riens ga;i T. l'diliondemcMRL.iafc». Etpourc» i cisd'euli faire tuer, quand leur $ iginnr leur commande, pour ce que il croient que il aeronl aiaez

plus aise quant i' "il n'estoient derant,

in.t'ft. p. 1.10. |i ' "S obscures foreais,

rcccpUclesde 1.. .,;- -- irtrior», taulplniere*

rl'a.v»ajtinateun,aAa. i>an(. lu , i. Les hommes teram Iniipz es hommes, bnguans , assassineurs , empoisonneurs. ID. m, *. Rompre sur U roue, comme traliislre el as«a.'«^nateur, carl. vi, <7, I#« faite d'arme» <\- et modernes a«s-i^ ' e-

menl api ■ itis et Arsacides . i-

iii'T.... cent ' "

sumommi

.ri..., ..1.0- - . i.'ur ro""' ; , . • .

Meurtrier» et a.ssaMii '.

— RTYM. Provenç astrtti; espagn. atri • son ni, astrsiini. ns ftin; )r«oioi,r' nom d* la pou ,

friii

pla; ■ final.

». ASSAS!tlN. INR(t-sa-t(n. ri-nf. 04. Il l'Terme

!\rif . C.3t.i'

poéUaue.! ■Mra at^' n tandis I

ASS

guise contre moi l'épigrammn assassine, millkv. Jalous. litUr. I| Des youx assassins, des regards assassins, des regards si beaux, qu'ils font languir, soupirer et mourir anioiireusenient. Soyez un peu plus doux, ô beaux yeux assassins, ou bien nargue de vous,scARR. Poe'*', dans biciielet.

tASSASSINANT, ANTE(a-sa-si-nan,nan-t'),arf/. Ennuyeux, fatigant. Un compliment assassinant. Une douceur, une honnêteté, une civilité assassinante. Ce sont des redites assassinantes. Et dans le procédé des dieux. Dont tu veux que je me contente. Une rigueur assassinante Ne parait-elle pas aux yeux? MOL. Tsye. II , < .

ASSASSINAT (a-sa-si-na; le «se lie; au pluriel Vs se lie; des assassinats odieux; dites des a-sa-si-na-z odieux), î. m. |{ 1° Meurtre commis par un assassin. Pour cet assassinat, c'est de moi qu'on dispose, CORN. Sertor. v, 3. ||2°Fig. Acte de violence odieuse. Attendre un homme au coin d'une rue et le charger de coups, c'est un assassinat. || 3° Fig. Discours qui porte un grave préjudice. Cette calomnie est un assassinat. Ne voulant avoir qu'une médiocre part a l'assassinat que nous lui faisons tous , sÉv. 225.

— niST. XVI» s. Pour violements et voleries nocturnes, avecques assassinats, carl. x, 4. Pour l'advcrtir dudit assassinement, m. du bell. 483. Ces soudards, envoyez pour faire cet assassinement, furent d'aventure advertis que.... amyot, Timnl. 24. Tant d'hommes occis et morts, tant de sang espandupour cns massacres, maisons destruites et autres assassinats, brigandages et volleries, proumenteau, Finances, II' livre, p. 240.

— ÉTVM. Assassiner. On a dit aussi, au xvi* siècle, assassinement.

ASSA.ssiNlî, ftp. (a-sa-si-né, nép^, part, passé. Il 1° Tué en guet-apens. Assassiné par son gardechasse. I.psuns assassinés dans les places publiques, COBN. Cinna, i, 3. || 2° Fig. Assassiné par un si cruel contre-temps. Assassiné de visites importunes. Nous étions, l'année passée, assassinés de chenilles, siîv.

ASSASSINER (a-sa-si-nê), v. a. || 1° Tuer avec préméditation, par surprise. On l'assassina dans son lit. Henri III fit assassiner les Guise. I'"t pour ni'assassiner je lui prête moii bras, corn. Cinna, m, 1. Nous ayant embrassés, elle nous assassine, in. Itod. II, 4. Sans cet avis fidèle. Deux traîtres, dans son lit, assassinaient leur roi, rac. Esth. ii, 2. || Par extension. Mes ordres n'ont encore assassiné personne, CORN. Sertor. m, 2. || Absolument. Serait-on reçu à dire qu'on ne peut se passer de voler, d'assassiner? LA BRUY. 6.112° Excéder de coups, de blessures par trahison. Ils se mirent quatre contre lui , et l'assassinèrent de coups. Ah ! infAme I ah ! traître! ab! scélérat! c'est ainsi que tu m'assassines! MOL. Fnurb/'r. m , 2. || 3' Causer un grand préjudice, une vive douleur. Un fils audacieux insulte à ma ruine. Traverse mes desseins, m'outrage, m'assassine, RAC. Withr. II, B. Le coup mortel dont vous m'assassinez, CORN. Ilérael. v, 2. Et cet all'reux devoir dont l'ordre m'assassine, lo. Ci'd, m, 4. D'un coup étonnant ce discours m'assassine, mol. VÉtonr. m, 2, Il 4° Fatiguer, importuner à l'excès. Leur vicieuse coutume d'assassiner les gens de leurs ouvrages, MOL. Critique, s. Tout le monde m'assassine de votre retour, sÉv. 188.

— HIST. XVI" s. De faire assassiner les ambassadeurs, M. DU BELL. 482. Ainsi qu'on voit une fiere lionne, Que la fureur et la faim espoinçonne, Assa,ssiner le débile troup'^au, bons. B95.

— fiTYM. Assassin.

t ASSATION (a-ssa-sion) , s. f. Terme didactique. Coctiondes aliments ou des médicaments dans leurs propres sucs, sans addition d'aucune liqueur.

— HIST. xvi" s. Laquelle [concoction] naturellement en nous se fait par elixation, et non par assation, comme dit Aristote, paré, xi, 4.

— lîTYM. Assare, faire rôtir.

ASSAUT (a-sô; le t se lie; un assaut impétueux, dites : un a-s6-t impétueux; au phir. Vs se lie : des a-sô-z impétueux), s. m. \\ i° Attaque de vive force sur une ville, un poste, etc. Monter ii ra.ssaiit. Donner l'assaut h une ville. Livrer h une place un assaut furieux. Un assaut général. Emporter d'assaut. Repousser les assauts. Condé fut pris d'assaut la nuit de samedi à dimanche, sÉv. 209. Les glorieux assautsdeplusde cent murailles, corn. Nicom. m, 6. Il 2' P'ig. Les assauts de la tempête. Être en butte aux assauts de l'adversité. Ce n'est qu'en ces assauts qu'éclate la vertu, corn. Poly. I, 3. Tous les assauts que sangupur melivre, m. Pomp.m,B.Saint.léiôme soutient des assauts terribles, il combat corps à Corps avec ses passions, cmateaiib. Génie, u, ni, 8.

ASS

Leurs complots.... Ont, d'un commun assaut, mon 1 repos offensé, malii. i, 2. || Emporter la place d'as- 1 saut, réussir promptement ou bru.squement, grAco h l'adresse ou à l'insistance qu'on met. || 3° Sollicitation vive et pressante. Il sera difficile que le ministre résiste à tant d'assaut.s. Quel courage endurci Soutiendrait les assauts qu'on lui prépare ici? rac. Tphig, IV, t. Mille assauts qu'on livre à .son innocence, MASS. r/iom.j|4° Terme d'escrime. Exeicice au fleuret. Après trois mois de leçons, je tirais encore à la muraille, hors d'état de faire assaut, J. J. ROuss. Cnnf. v. || Fig. Faire a.ssaut, lutter <i qui fera le plus ou le mieux une chose. Ils semblaient faire assaut de lamentations , Faire assaut de bassesses. Les citoyens faisaient assaut de zèle. Dans cet assaut de passions avides. Les beautés faisaient assaut de grfices et d'attraits, hamilt. Gramm. 7. .S'il vous plaît derechef que je rentre en l'assaut, riîonier, hlég. iv. On connaît les assauts du rossignol contre la voix humaine , BUFF. de l'Ouie.

— HIST. XI* s. Ancui [nous] rendrons Jl païens cest asalt,C/i. d«Jîo?. ".lvii. || xii*s. Qu'il ait al tierz asalt le triumpbe plenier. Th. le ilart. 8fi. || xni* s. Einsi dura li assaus par cinc jors, villeh. xlix. Cil nous assaut et nuit et jor; Li siens assaus est sanz sejor,

RUTF.B. II, 26. If xiv* S S'elle [la ville] est de

bonne gent garnie, D'engiens et d'autre artillerie; Car se de ce avoit deffaut, On la porroit penre d'assaut, MACHAULT, p. t)4. Il xv s. El envoya grans garnisons en Cambresis; car il pensoit bien que de ce costé il auroit premièrement assaut, froiss. i, I, 80. Il XVI* s. Anciennement on disoit qu'il falloit fuir un assaut de cent lieues et cercher une bataille de cent, lanoue, 253. Il lui cnvoia Frontenac sçavoir s'il estoit assez bien guéri pour faire un assaut, veu qu'il ainioit tant les duels, d'aub. Vie, lvi. L'assaut gênerai fut donné par quatre endroits et emporté, ID. Ilist. I, 27.

— ÉTYM. Bourguig. aissau ; provenç. a.isalh, assaut; catal. assalt; espagn. asallo; ital. assahn; du bas-lat. assalire, assaillir (voy. ce mot). Dans l'ancien français, au nominatif singulier, osais, asaus; au régime, asalt, asaut.

t ASSAirVAGIR (a-sô-va-jir). || l" V. a. Rendre sauvage. 112° V. n. Devenir sauvage.

— HIST. xiu* s. Les [animaux] Evain [d'Eve] asauvagisoient. Et les Adam [ceux d'Adam] aprivoisoient; Entre les autres en issi Li gorpil si asauvagi, Ken. t. I, p. 4, vers 97. || xv* s. Laquelle ferme est assise en bois et bruyères, qui ont gagné et assauvagi grant partie des terres labourables, du cange, sylraticus. Icelluy dist au suppliant qu'il donnoroit au dit homme deux souffletz bien assis pour le assauvalgir ^éloigner] de plus n'aler à sa maison, ID. ib.

— ÊTYM. A et sauvage.

f ASS.WOIR (a-sa-voir). Faire assavoir, que l'on écrit maintenant, faire à savoir (voy. faire).

— REj;. Les anciens textes montrent qu'il y avait un verbe assavoir qui se construisait comme les autres avec faire, et qu'on a mal à propos décomposé en à savoir. Faire e.st toujours suivi de l'infinitif sans aucun intermédiaire, excepté dans la locution faire à savoir; mais on voit qu'elle e.st l'altération d'une locution correcte qui rentre dans la règle.

— HIST. XIII* s. Et li dus dit qu'il en parleroit àsa gent, et ce que il trovereit, il le feroit a.ssavoir. villeh. xv. Etquant la chose a entendue Li bons pror'.ons devant nommés. Bons chevaliers, bien renommés. C'est assavoir Virginius, !a. Rose, 6054 . Ei, quant la court aura coneu quel respit le seignor deit aveir, le seignordeit fair assaverleplus tost que il porra.... Ass. de Jér.i, 24n. || xv* s. On leur fit asavoir de par le roi.... froiss. i, i, 33. Oultre plus, faisons assavoir, Et certifions.... en. d'orl. Quittance d'amour. Il XVI* s. Et celluy temps passa comme les pelitz enfanz du pays, c'est assavoir, à boyre, manger et dormir, rab. Garg. i, tt. Le uoubte qui troubloyt son entendement esloyt assavoir s'il debvoit pleurer pour le dueil de sa femme ou rire pour la joye de .son filz, ID. l'ant. n, 3.

— ÈTYM. A et saiio!>,norm. oisoreiV; picard, assavoir , faire savoir. "

f ASSEAU ^a-sô), s. m. Marteau h. l'usage du couvreur, doiil la tête est courbée en portion de cercle.

— HIST. XV* s. Le suppliant d'un asseau ."i charpentier leva la serreure d'une huche fermée à clef, du cange, ascilux.

— lîTYM. lîas-latin, asciculus, du latin asciola, ascinbis, diminutif de ascia, instrument de charpentier.

t ASSEC (a-sèk), ir. tu. Période pendant laquelle un étang desséché est livré à la culture.

— RTYM. À et src.

t ASSÉCHAGE (a-sécha-j'), ». m. Technologie. Absorption, h. l'aide du tripoli, de l'huile qui a pénétré dans le bois; opération préparatoire de l'application du vernis.

— ÊTYM. Assécher.

t ASSÈCHEMENT (a-s^-che-man), t. m. Action d'a.ssécber; état de ce qui est a.sséché.

t ASSfiCHER (a-sé-ché. J'assèche, avec l'aCcent grave devant la syllabe muette, exceplé au futur et au conditionnel; j'assécherai, j'assécherais, oïl pourtant la prononciation reste comme dans j'ass'che), V. a. Il 1° Terme île mines. Priver d'eau, d'humidité. I) Assécher un bassin, en extraire l'eau avec des pompes. Il 2° V n. En termes de marine, devenir h sec. Une baie, une roche qui assèche en basse mer.

— HIST. xvi* s. D'humeur je suis, comme tuile, asséché, marot, rv, 262.... Et Ics sources des ondes assèche et divertit, ro. iv,3i9. I.es vers qui font nostre soye, on les veoid comme mourir et as.sciclier, MONT. II, 2R4. La viande crue n'est pas tousjours propre à nostre estomac ; il la fault as-seicher, altérer et corrompre, in. ii, 293.

— Rty.m. a et sécher.

+ ASSfilEDR (a-sé-ieur), s. m. Ancien terme d'admini.stration. Officier d'un village qui s'employait avec le collecteur à faire le rôle des tailles et à lever les deniers.

— HIST. xvi* s. Quel moyen a de s'avancer un pauvre huguenot en temps de paix? S'il est roturier, nous avons commandé qu'on fist les assoyeurs et receveurs catholiques, et les collecteurs huguenots, d'aub. Confess. li, v.

— feTYM. Asseoir.

ASSEMBLAGE (a-san-bla-j'), s. m. || 1° Réunion de choses ou do personnes. Tout assemblage de pai'ties peut .se désunir. L'asemblage des atomes. Formé par assemblage. La mort rompt l'assemblage du corps. Année qui est un assemblage de toutes les nations. De tant d'objets divers le bizarre- as.seml)lage Peut-être du hasard vous paraît un ouvrage, bac. Athal.u, 5. C'était un grand guerrier, mais dont le sang ni l'flge Ne pouvaient avec vous faire un digne assemblage, corn. Sertor. v, 4. Son ou^Tage n'est qu'un assemblage confus de parties magnifiques, FÉN. Tél. XXII. 11 faudrait dire ([u'à la vérité les corps viennent de Dieu, mais non leurs mouvements ni leurs assemblages.... eoss. Lib. arb. 3. La confession de BSle dit que l'Église catholique est le saint assemblage de tous les saints, id. Var. t5. Il 2° Fig. L'assemblage des plus nobles connaissances. Cet homme est un assemblage de tous les vices. Il 3° Terme de menuiserie. jManière de joindre des pièces do bois. Assemblage à rainures, àtenons, à mortaise. || 4° Terme de reliure et de brochage. Réunion de feuilles d'un volume dans l'ordre de leurs signatures.

-- tjy^l. Assembler.

ASSEMBLÉ, ÉE (a-san-blé, ée), part, passé. Il 1° Mis ensemble. Des molécules assemblées par la force de cohésion. Devant le sénat assemblé. Une tenue d'états ou ies chambres assemblées pour une affaire très-capitale, labkuy. «. Quand la rél)ellion, plus qu'une hydre féconde , Aurait pour le combattre assemblé tout le monde, Tout le monde as,semb!é s'enfuirait devant lui, malh. u, *. Tandis qu'autour de moi votre cour assemblée.... bac. Hérén. ii, 4. J'ai vu devant mes yeux Rome entière assemblée, m. ib. V, 6. Et la loi de l'hymen qui vous tient assemblés, corn. Pn/!/-i.-'-(Voltairecritiquece vers, disant qu'assembler ne s'emploie que pour plusieurs personnes). || 2° En termes de charpentier, bois a.ssemblé, celui qui, joint à un autre, occupe la place où il doit rester. 1| 3° .V. m. L'a.s.semblèest un des p.is de la danse, consistant à assembler les deux pieds à la troisième position, laquelle e.st la plus naturelle pour finir une danse.

ASSE.'HBLÉE (a-san-blée), s. f. || 1° Réunion de personnes. Belle , grande , nombreuse assemblée Les prêtres arrosaient l'autel et l'as-serablée . rac. Alhal. II, 3. Des chrétiens une impie as.semblée, corn. Polij. 1, 3. Il 2* Réunion de personnes formant corps. Une assemblée délibérante. L'assemblée nationale. Les a.ss^mblées savantes, telles que les académies. Le parti a tenu une .xssemblée générale, Boss. Var. Préf. Où elle tenait ses a.ssemblées, m. Ilist. 11, t2. Il Par analogie. Assemblée de famille, d'actionnaires, de créanciers. || L'assemblée des fidèles, l'Eglise, j, 3° Société, cercle. Mme une telle tient son assemblée les raardi.s. Peu usité maintenant en ce sens. || 4° Terme militaire. Apxiel ai-

ASS

ASS

ASS

•on du tanboor oa da U tromp^ito, pour r«M«iB- M«r Im Mklati. || Oturtiar d'tMemblte, U li«u qu« l'on indique aui troupM pour f'aiMmbtcr. || Kn icriBM d* cliAMo, lieu uA m randeni la* chatMor- •I où Dt dtjeunfnl avanl d'tltor «u UiMer eourr Ut* En eerulnet localité de U campagne, r^unx' d« Al* ou de marché. I.ei flUe* n'iuient pai chère* k raawmbMe de VereU, lei garfona bon de prit, r. L. couain, n, i7s.

— HIST. XII* s. Ne M font mal à (celle aaanblé» [k ce oboe |, Honc. p. *««. La nuit que l'eiidemain dut eatre l'aiemblée, Jut saint Thnmaii à Chartrea ol Kent qu'il ot men&s, Th. It mari i(>«. Il mi*>. lÀ ot >i Rrant aaaemblèe de gens, que ce nefki se merveille non (sinon rocn'''i"i ^m,,,, ,, Quant aucune aasanblte Teut mon

n'est pas mestiers que toute le [1 1

laillef pledier, DrjkUM. *7. DontC' ic

t'asaanulée du mariage ne fust y--

ment, id. xviii, 7. || xiv ». Les sacriliovï anciuime-

ment ordenès et t«>lrs asiw<ml)tées estoient faites après

ce que lei fruis V .iiMiia, ^«/t. 3»8. ||xv'8.

Et avoient fait d' K'rantaasembKe [l'armt-e

anglaise] qui assifgie lamit [Toumay], froiss. i, i,

us. Il XVI* a. La crainte aue chacun d'eux avoit do

rassemblée [accointance] du roi et de la damoi-

selle, MASO. Nouv. m.

— ÉTTII. Attrmbler.

t ASSEMBLEHEirr (a-aan-Ue-man), t. m. Action d'asaembter. C'est en raaMmblcment de ces couples célestes, malh. vi, a.

— HIST. xiii* 8. L'empcrere forment l'esgarde, Qui avant estoit en l'angarde Pour esganler I assombloment (combat], du canoi, otiembteia. Li éclipses du solel n'avient fors en la dnerraine lune ot on la prlmeraine, en l'asamblemcnt de li et du solel , CompuI, ^ 14. Il XV* ». Son serviteur, au partir qu'il fit deleur assemblement, laissa l'huis entrouvert, Loois XI, Nouv. 71. Il XVI* 5. Kt que ne me flsaiez plus veoir le spectacle de vos amoureux assemblemens, des pcr. Cymbal. <3<.

— ÉTYM. Atttmbler.

ASSKMBI.KR (a-san-blé|, v. a. || 1* Mettre ensemble. Asiioroliler des parties éparsos. || Fig. Je vois /piels malheurs j'assemble sur ma tAte. rac. Mithr. IV, 4. |l l*Convoqiicrde8 personnes, réunir. Assembler (les snidat.s. AwernliIrT In peuple. H assemble diilis un temple si célèbre ce que son royaume a de plus auguste, pour y rendre des devoirs publics k la mémoire de ce prince, doss. Louù de Bourbon. On nous aaeemble un jour trois de nous autres, avec un médecin de dehors, pour une consultation, mol. l.'Am. mid. ii, 3. || 8* Terme d'artn mécaniques. Assembler les pièces d'une machine. Ulysse abattit vingt arbres en tout; cependant la nymphe lui porta un instrument dont il fit u-sago pour les percer et les assembler , rtn. xxi , 33g. || é* (>ar analogie. Aaeefflblcr un pourpoint,MOL. /< Boury. ii.s. Quelle importune main.... A pris soin sur mon iront d'assembler mes cheveux T rac. l'hèd. i , 6. |{ 6* Terme de reliure et do brochage, iléunir les feuilles dans l'ordre de leurs sigiuitures. || (* Terme de danso. Assembler, absolument, mettre un pied, ordinairement T' .ant l'autre à la troisième position, le talon

mt d'équerre le milieu du pied gauche.

; V .11 i.iiiiesde manège, assembler un cheval, le mettre ihirfaitemfnl d'aplomb sur ses membres, la téta en belle position. || 8* S'assembler, v. rifl. Se réunir. Le conseil s'assemble. Dia qu'un grand est mort, on s'assembla dans «me mosquée, et l'on fait sjn oraison funèbre, MOimuo. LtUru pers. 40. „' Proverbe. Oui se ressemble s'assemble; c'cst-&liire, quand on n les mêmes inclinations on se recherche. Il se dit en mauvaise part

— RF.M. On a dit asaembler à au lieu de aasemhler arre. Tu suis mes ennemis, t'assemble* i leur bande, malh. i, 3. Hais d'avoir assemblé lea fruits de la sagesse Aux fleurs de la jeuneasa..., surais, Ode au roi. Rien n'empêcha d'employer cette tournure.

— BTN. 1. AsacKBLn, RAasdiBLSR. La diflérenca est que rassembler exprime l'idée d'un nouvel a»semUemenL On rassemble ce qui avait été a.u«mblé auparavant, et ce qui ne l'était plus. On naem- Ma aaqui est épars, dispersé ei n'avait pas encore M aaaaaUé. || I. asasMaun, joiiidri, imia. Mots Sr ^P?*—* '''''^ <i* rapproehar. Aaaambier veut

2*5 •■••'»'*• oa qui aat éfwn ; joindre, rap- '*"f^L?î ■••»'*«• V» laa eiiaaea sa tooobeat; ■îïl '*^? * «anléta qo'aOaa aoiant liéaa, attt- •fcéaa. qu'allai ne Mlaaeni plus ae sépaiar. De là «éoMiaiil laa aiqÂf dan. W^ flauîî.

~ nr. ar a. Aaamblat lattaquéUil] s'aat aa 8«-

razins massages [maaagers] , Ch. de Hol. xxm. fCeasemblemii Cbariaa é grutt eaforr.. ib. xliv. Et Sarrazmsquiiantsoaiaaambtax.ib.Lxtix. Ilxii's. As

"■-'"■ns se voudra asceoUer [aliaqi."" ' " '

cent mil lil] en asecmbla I'

. L , '. .MMiiI«!(*r f& l*att.i(Mie] ot tel tb. p. ' j.nn-

eler, .v.. i.jlant

et sage, Uù ' ut iiMwiublé pour manoir,

KdsT. iM. PKt> ' "uri. l,k siaamMaieut [at-

taqll^^pnl] yi d'Avesnas et aa

mesnie apré- i.xxiL Kn maint

lou as-semliliTi'iit n rmu'ii» ' ""pics,

Dieu merci, n'assemblèrent <i' %ent

'■'■■■" |, l->n..r,.;« ... <, .. .,„^.,. .,MjyS,

1.^ [combattant] , fu '■ment, ID. cxliii. Kn tout cci an ne pas^terent dui mois qu'il n'assamblasscnt k (j^mpiegne por tenir parlement, id. viii. Li rois tous ses tiarons i ot fait assembler, tertt, m. Orant avoir (ils) assemblèrent, Diex les puist malelr,i6. lxiii Parla graiit ardure D'avoir, conquerra et assembler, la yioir, I7a. Car quant plus nous asscmlileront, Et plusdepaor trembleront, ib. 6Î77. Par ce voil [je veux] que tu lui resemhie», Kt qu« ton cuer au mien assembles, ib. ems. Se un gentil bons et une gcntix feme assanllcnt ensanlle par mariage et acatent un fief et il ont enfans, DKAUH. XIV, 11. Il XIV* a. Ainsi voyons nous que l'avaricieux se delette en g.irder et assemliler richesses, ORESME, flh. la. Kt on ce faisant l'un d'eux vint aasambler au dit exposant d'une lance, du CANOE, <MMmb/arc. |l xv« s. Kt luy ferit des espérons, et toute sa compaignie avec luy, jusques k la lialaille du roy de Orenade, et assembla aux Sarrazins, FRoiss. I, I, 4RI. Il XVI' s. Car il me semble Que, quand faux-rapport desassemble Les amans qui .sont assemblez, Si ferme amour ne les r'assemhie , Sans fin seront desassemblez , marot, ii , 359. Qui eut le cueur si lion, large et entier, Qu'en son vivant n'assembla bien aucun, in. m, 33&. Une compaignie as.semblèe pour rire et faire bonne chère, MONT. l, IR3. II ncsçauroit dire si peu de parolles, qu'il n'assemblisl tantost bf-aucoup de gens, des PER. Cymbal. 170. Ce n'est point icy que j'avais ordonné que vous vous as.scmblissic7., ny tous en un lieu, AMYOT, Agéiil. n. Calon en ceslo siene commission tissemlila bien jusques k environ la somme de sept mille talents, id. C. iVtiq. si.

— Rtym. Bourguig. fttemblé; provenç. attembtar, asrmblar, asemlar; anc. espagn. asemblar; ital. (usrmblare, atsembiare ; de adsimulare (mais avec le retour au sons étymologique de timut), de ad et (l'mul, ensemble : mettre ensemble (voy.

SBMni.Ani.K, SKMIII.En).

ASSKMni.Kim, KUSK (a-aan-Weur,bleû-z*),». m. et f. Il 1° Ouvrier, ouvrière qui fait les as.semblagcs après le tirage des volumes. || 2* Poétiquement.... Notre engeance i'rit pied sur ct'tteiiidulgcnce....Kt l'assembleur de nuages Jura le Styx, et promit De former d'autres orages, LA font. fa*, viii, ïo.

— f.TYM. A'temliler.

ASSK.NÊ, ËE (a-sse-né, nie), pari, patti.

Il 1* Porté sur. Un coup de poing vigoureusement a.S!icné. || t* Fig. Mme de Lassay passait sa vie avec Mn< ' ' ' "ss de Chartres; elle ne faisait pas moins dp en assenées qu'elle, ar-am. >3, 431.

.\.^. 1 '.:.i. v'-9ae-n4. Iji syllabe m prend un accent grave devant une syllabe muette : j'assène, j'a&sènerai) , r. a. \\ 1* Porter un coup violent. Il lui assena un coup de bAton sur la tète. || S*Fig. L«* satiriques rcvsentent sur l'heure une .satisfaction secrète d'un coup de langue bien assené. Sa conversation [de Mme de Nangis] était charmante, et personne n assenait si plaisamment, ni si cruellement les ridicules, 8T-SIM. 39, IV3.

— RIST. XII* s. Ses cbevaus (son cheval] fut en vint liens assenez [atteint], iloiw. p. as. Sur la jointe du bras oii il l'a a.ssené (blessé, frappé], ib. 4aa. Il XIII* s. Kt quant chascuns s'ot k sa terre assené, la coiivoiti.se del monde, qui tant a maufait, nés (ne les] lesiia mie en pais, vuxn. cxxvi. Devant en la |>oitnne bien [il] le sut asaaner pe ooup], nerte, iTi. So [je] vouloie conter Toutes lur aventures. (je] n'i pourroie assener, ib. Que k leur amour [Je] puisse droite voie aaener, ib. xuii. D'un maUlel qui Ik p«ni, [elle] a sus l'huis aaaané, ib. xlv. Se croire me voulez, bien aaraa aaaenée [dirigeai, A. XL VI Cui ga porté bien aaenar, N'aura talent de ngitier, Rni. 7687, S'ora estoient tuit li set art En ces livres que vous avat, Bien voa auroit Dex asenez; Kaeolaa porriei tenir, ib. iiisa. Kt ae ta la pues tant pcner Qu'au vaoir puiaaaa aaaaner («jna la

parvenir k Toir], fa Bam, uaa. Et se U fié aal]4a qui l'on viantprovar la aaiainada lui ou de son aacaalra, ast aasiné an tiaaani . Au. d» itr.

La [la] oora [eour] doit regàidar et aaarn.

•nvenable, acAUM. xxxir, 4t. |j nv* a. i ^.-ics eboae* e'eat fort de •.r..i,;tr. u Kolan et ' aasanar a*i moian , oaiam , Hamanl I'ù

sena que la laaie lui feni, <■ • '.o. Oui pr.

premierenwBtprainiar«staaseoé,.t4p. i Cil arbalestriar anloiae et mit un carre, le portier de droite visée en lataaia, rac4M.ij . Il zvi* s. Te (audroil voir lotu oaa *i««u i > et poètes françoi*, où tu trouvana un aaaaoai , yj frapper oA on Tiaoit, et propreaani d'an eonp . main : .... al mil'autre* bona mola, que noos avoi perdus par noain negllyea, M Hu. i, la, raci Il receut un eoup d'esiMf qui ^aaaaoa un \w^ i... dasaua de l'aureille, moht. i, 74. Cet ruant U pierre k un chien, en asaena <: rastre, m. i, 3»*. D'un grand coup d'asitée, ti >-. assené l'un par la testa et la ma mort par (erre, i : I, *»&. On assené peu suremaot la «« vous conduict, id. i, 3ax. Dariuacnig perde peur d'aasenarGobriaa, s. i, eorpa vain qui n'a paa par oA aalre aai iD. Il, 314. Cet empereur aiaannit ses i: reusemeni qu'ils ne font, to. iv, lo coup de javelot qui l'assena, mais ce fu non pas de la poincie, amtot, T. iffas. aa.

— etYM. Ce mot n'est que U forma aiiei« vulgaire de attigner (voy. oe mot).

t ASSEimiMENT (a-san-te-man) on Assi s 1 1 IIE5T (a-san-ti-man), a. m. En termes Odeur qui frappe le nez du chien et ., .'>

ae rabattre sur la voie de l'ammal que • un

— STTM. .iaienltr l.

ASSEIfnMEirT (a-san-ti-man, et aussi a

man), >. m. Mouvement de U vulont. Ne donnez point votre assentiment k (X : k cet acte. L'évidence force raasenlimeiil.

— HIST. XIII* s. Par l'assentemeot des autres messages monstra la parole Quesnesde Ik-thune, villeu. xciii. El ehargierent leur parole, par l'assentemenl detous, k .Nevclon l'evesque deSoiaoQS, qLi

des douze, id. ex. Par vostra aasantameni

de vos enfans lui feroie présent, BtrU, i-a

Fais apporter la cbartre que li marebis ot de l'eis

pereur Bauduin, qui faite fu i.ar le commun assci.

tement des haus barons, B. xvi || xv* :

De la bonne volonté et asv t'-us, Br»,

ei'q. I, cb. 30. Il xvi* s. Ilî enleu..

ment, par lequel les contempteun.

pour vray ce qui est contenu dar

estre réputé pour foy, cAlv. /«j

peut acquérir vraie saisine en li'

sentement du seigneur, Lorsu., ' ■

d'un commun assentement nomn. . .. .

teaubriand, carl. i, 31 .

— ÉTYM. .4ssmltr 4 ; provenç. auentiment, >u.n timeH : ital. asteiaimenlo. On disait aussi dans l'an cien français, aueiu.

t. ASSENTU (a-san-tir), j'assens, j'assentj<i<.. j'assentis, J'asaentirai, quej'assenu, aasentant, « n. Donner son assentiment. Assenttrk un acte, k une proposition. || VieilU.

— HIST. xir s. Novele mort lor conviant aaenlir, JioMcirr. p. co. A ceatni oonaail sont li plus d'ao» asaantis. Sac. xxvl Dune daaoendi la dama, et parlad aMemant k tut le pople, et U poples aaentit k son cunâeU, Boit, ïoo. || xiii* s. Et que [ûs] firrnt Tybert avec aus [eux] as-sentir, Brrle, *i. m requiert, por Dieu, qu 'relie] k lui s'a*.--. ' . Chascuns la lient k bêle, n'est nus ne si isM-ate, tb. 10. Iiuit lui proia la dame que h rois s'asscnti Xcequ'eJe ivoUt(alUt], ib. 7i. Or sachiéa biac que notu ne nos assentiroos k nul conseil qiia>.. M. DR VALBKC. 18. Et diseut oeoMal ce teroit aaaonli, Chr. de tUUtu, 434. Pute qu'on ifï aéra aaaantis, il no lor K.ira pas k eus repentir, aa^on. zv, 4.

:.iscttn s'aaaentit k oe oonaail, raoïaa. i, I . t 1* a. X la proposition do roy aaaaniireut UMverseilement tous ceux qui furent appalaa k oe conseil, m. du bkllat, 30i.

— tm. Atentir*, de ad et smttrv (voy. awiflO. 1 1. ASSKSnnt (a^an-tir), *. n. Terne de ehaaaa

Reconnaître la voie.

— msT.xiVf. Elluyestadvis(au ceiOqoelacbiens na pourront asaantirde layon reaaa,XodM, ^ xu.

— KttM. X et amiir, Aairar.

ADSROIK (a-eoir) , J'aaaicda, ta assieds, U assied , nous asacyana, vooa aosinaa, Qa i j'a-sseyais, noua aasayions; faaM, no j'aasiétmi, noua aailÉrana, on fassefaiai , nous as-

ASS

seyerons; j'assiérais, nous assiérions, ou j'asseyerais, nous asseyerions; assieds, asseyons^, asseyez; que j'asseye, que nous asseyions; que j'assisse, que nous assissions; asseyant; assis, assise. On dit aussi, mais plus rarement : j'assois, tu assois, il assoit; j'assoyais; j'assoirai; j'assoirais; assois, assoyons; assoyez; que j'assoie, que nous assoyions ; assoyant; r. o. Il 1° Mettre quel(|u'iin sur un siège. Asseoir un enfant, un malade. Mais lu venais asseoir sur leur trône abattu [des faux dieux] Le Dieu de vérité, de gràceet de vertu, lamaht. Ilarm. m, 5. || Par extension. Chaque soir, une table aux suaves apprêts Assoira prèsdenousnosbellesadorées, A.CHÉNIER, 101. il 2' Poser, placer, établir. Le général assit son camp prés du fleuve. Asseoir solidement des fondations. Près de la forteresse [il] Assied son camp, la font. Ilandr. Tous ceux qui bâtissent voudraient asseoir eux-mêmes chaque pierre qui entre dans leur bâtiment, VOIT. Leitr. <83. || Kig. Asseoir solidement son trône, un empire. Asseoir un Impôt. Asseoir une dot surun bien-fonds. Asseoir son jugement ou son opinion sur l'événement. Beaucoup de choses sur lesquelles on peutaisément asseoir des conjectures. Supposons que l'esprit du gouvernement soit d'asseoir les taxes sur le superflu des richesses, j.j.ROUss.j^con. 3. J'estime qu'on peut, sans tirer àconséquence pour les autres pays, asseoir un droit modique sur chaque espèce desdits bestiaux [bestiaux communaux] équivalant h la dîme de la nourriture qu'ils en retirent, pour tenir lieu de celle de ces sortes de terres vagues, vaines et en commune, vAUBAN,Z){me, p. <67. On ne sait où asseoir sa créance, PASC. 2« conv. Et je ne vois pas pourquoi asseoir son imagination sur l'un plutôt que sur l'autre , ID. édit. cous. Avant que d'asseoir son jugement, Boss. Serm. Quinq. ).||3°En termes d'eaux et forêts, asseoir les ventes, marquer le canton de bois qui doit être coupé. Il 4° En termes de doreur, asseoir l'or, le poser sur une première matière qui lui sert de fond ou de soutien, pour lui donner du relief et de l'éclat. Il 5" En termes de peinture et de sculpture, asseoir une figure, lui donner une position naturelle et un bon équilibre. Il 6° En termes de manège, asseoir, faire plier les jambes à un cheval. Asseoir un cheval sur ses hanches. || 7° Faire asseoir quelqu'un, dira à quelqu'un de s'asseoir. L'ayant fait asseoir, il lui dit. Il les fait asseoir sur un banc de gazon. Faire asseoir quelqu'un à sa table, l'inviter à se mettre à table avec soi. || Fig. Le premier prince qui a fait asseoir avec lui la religion sur le trône, MASS. Triomphe. || 8° S'asseoir, v. réfl. Se mettre sur im siège, se tenir sur son séant. Je m'assieds, les domestiques s'empressent. Asseyez-vous sur les bancs. Nous nous assîmes dans un pré. S'asseoir à table. Il s'assit à la droite du préfet. On le fait s'asseoir dans une belle chaise d'ivoire, chateaub. Génie, II, VI, 3. [Ils] s'asseient en prélats les premiers à vos tables, Régnier, Sat. ii. Les marquis tantôt se lèveront, tantôt s'assoiront, suivant leur inquiétude naturelle, MOL. Impromptu, 3, || 9» Se poser en parlant d'un oiseau. Le rossignol s'assoit sur une branche.

— RJiM. L'Académie écrit j'assoirai, sans e, mais je surseoirai avec un e. Il faudrait remettre la concordance entre ces deux verbes que rien ne doit séparer, afin de diminuer des exceptions qui compliquent inutilement l'orthographe.

— HlST. XI' s. Au faldestoed s'est Marsiles assis, Ch. de Roi. xxxiv. Dessus s'asiet li paien Baligant, ib. CLXXXViii. Il XII' s. S'asist li rois, Ronc. p. 6. Sor son chef font un vert haume asseïr, ib. p. 55. Tant Ij'] ai en lui [elle] ferme assis mon courage. Qu'ailleurs [je] ne pense.... Couci, xix. Ses blans dois Ions et traitis. Son gent cors et son clair vis, Eisa bouche bien assise, ib. p. (20. [Dame] Où toule valeur souploie [abonde] Et où tout bi«n est assis, ib. Diex est assis [assiégé] en son saint héritage, ouesnes, Romancero, p. 93. Dame, l'amour qu'ailleurs avez assise, [je] Deùsse avoir par loiauté conquise, audefr. le bast. ib. p. 7. Quant li rois eut mangié etlacourz fu assise, Sax. xxiu. Prist la curune del chief le rei, ki d'or esteit e asise de pierres preciuses, si l'asist sur sun chief. Rois, )G2. Lur message [ils] unt bien dit e lur moz bien asis, Th. le mart. 63, L'apostolies l'aslet juste lui errammont, ib. 58. E à sa quesine furent asis, chascun jur, dis bues gras de guarde e vint ki venaient do la cumune paslure, Rois, 239. ||xni' s. Si e.st [la ville] moult biele et moult bien assise, viLLEH. lx. Les table furent mise, [ils] s'assirent au souper, Bertem. Lors [elle] s'assiet sous un arbre, car H cuers li douloit, «6. xxviii. Taille et tonlieus [impôt*] [elle] assist au pais par maistiie, ib. lx.

Dessur les marcheans [elle] fist couslumo [impôt] asseïr, ib. LXiii. En la chambre s'assicnt tous trois sur des tapis, ib. Lxxv. Et si [je] vous assirai au pais bêle rente, ib. cxi. Symons 1' [Berte] assiet lez lui, mont [elle] fu taisant et coie, ib. cxvu. Et tout li baron seroient entour li, et cil en cui cief [tête] elle asseroil la corone seroit rois, Chron. de Rains, p. <9. Se ymagiers paintres assiet argent seur estain, l'euvre est fause, se elle ne li est commandée au faire, Liv. des met. 4 58. Lors commencèrent i laver, 'Atant aséentau soper Li chevaliers et sa mesniée, Ren. 22(28. [La fortune] .... Et leur assiet, comme marastre. Au cuer undolereux emplastre, la Rose, 4013. Li ung [arbre] fu loing de l'autre assis. Plus de cinq toises ou de sis, ib. tus. Et le seignor doit le gage receveir et asseir le jor do la bataille ou quarantismè jor, Ass. de Jér. 120. Adont ses bons li doit requerre qu'il li assiece jour, et il yra volentiers querre se [sa] délivrance , beaum. LXii, 2. 11 est dit dessus que l'assiete des coz [coûts] qui sont fet por le commun porfit doit estre assize [fixée, établie] par le serement de bone gent, m. XXV, 47. Il XV* s. Et point ne s'espargnerent, mais s'assirent les glaives [lances] l'un sur l'autre en poussant [combat singulier de deux chevaliers] , FROiss. Il, II, 80. Et vinrent l'un contre l'autre asseoir leurs glaives, ID. ii, ii, 81. Ainsi comme vous avez ouy, fu la forte ville de Calais assise [assiégée] par le roi d'Angleterre, m. i, i, 322. En cette isle de France est bien assise cette ville de Paris de povoir fournir deux si puissans ostz, car jamais nous n'eusmes faulle de vivres, comm. i, 8. Les villes assises sur la rivière de Somme, ID, l, <2. Quand le premier mets fut assis [servi], louis xi, Nouv. XLix. Il xvi' s. Ils allèguent qu'on ne peut assoir un jugement, sinon que la cause soit cognue, calv. Instit. 60 1. Mais qui en Dieu son espoir asserra, MAROT, IV, 270. [La pierre rebutée] A esté assise et plantée Au plus liauldu principal coin, id. iv, 32u. Plus matin que la garde Assise au point du jour, id. IV, 333. Il estudioyt quelque meschante demye heure, les yeulx assiz dessus son livre, rab. Car. I, 21. Il s'asseoyt à table, et commençeoyt son repas par.... ID. ib. I, 21. Si je m'assys à table, je boiray, id. ib. 39. Les aultres remparoyent murailles, asseoyent sentinelles, m. Pant. m, l'rol. Assoyez vouslà, et que plus on ne vous le die, id. ib. v, II. Ces peuples sont assis le long de la mer, mont, i, 236. Où asseons nous cette renommée que nous allons questant avecques si grand peine? id. i, 347. Pour avoir mal assis une escabelle, id. m, 446. Un maistre d'hostel, en asseyant les plats, lui repandit un potage sur un saye de velours qu'il portoit, des per. Contes, xlix. Elle supplia au juge d'asseoir les despens sur sa fille, m. ib. cxxiii. Les jeux qui se jouent d'assis, yveb, p. 598. Il ordonna que, qui voudroit asseoir sur son fond des ruches d'abeilles, qu'il les assist à 300 pieds pour le moins, loing de celles qui paravantauroient esté assises autour de luy, AMYOT, Solon, 47. U assiet l'estat de son accusation sur un si sainct fondement, que.... M. DU BEI.L. 496. Puls le chirurgien s'asseoira sur le banc vis à vis du patient, paré, xv, 23. Le patient s'asserra sur une petite selle dans la dite cuve, id. XXV, 43. De ne se laisser décevoir aux commis es impositions, lors qu'ils en asseent et despartent les deniers, o. de serres, 14. Nous asserrons nostre logis des champs en lieu sain, id. <7. Assisons nous sur ceste molle couche, rons. i85. Les uns ayans pitié des hommes et des naux [nefs], S'assisentsurles masts, comme deux feux jumeaux, id. 877.

— ÊTYM. Picard, assir, achir ; Berry, assidre ; provenç. asseser, assire, assir; ital. assedere; da adsidere, de ad, à, et seclere, être assis (voy. seoir). Assidre du Berry suppose un changement de conjugaison, de ajisidêie en assidére, avec changement d'accent. Les deux conjugaisons i'assieds et j'oi-sois sont la trace de deux prononciations provinciales qui avaient cours dans l'ancien français : yassois dans le centre, j'assieds dans l'ouest.

ASSERMENTÉ, ÉE (a-sèr-man-té, tée), part. fiflise. Qui a prêté serment. Fonctionnaire assermenté. Il Prêtre assermenté, ecclésiastique qui, à l'époque de la constitution civile du clergé (4 790), avait prêté le serment.

ASSERMENTER (a-sùr-man-té) , v. o. Faire prêter serment, en parlant des personnes auxquelles on confère des offices publics. Assermeuler un fonctionnaire.

— msT. XVI* s. Ils refuseroient d'en rendre tesmoignage, assernientez par un juge [sommés de déposer sur la foi du serment], mont, i, )03. Sur cela

ASS

Andelût, ayant assermenté [fait jurer le secrelj les principaux chefs, d'aub. Uist. l, 208.

— ÉTYM. À et serment.

t ASSERTIP, IVE (a-sèr-tif, ti-v^, adj. Qui a le caractère de l'as-sertion. Une proposition assertive. Il En termes de philosophie, même sens que assertoire.

— ÊTYM. Voy. ASSERTION.

ASSERTION (a-sèr-sion ; en poésie, de quatre syllabes), s. f. Proposition qu'on affirme. Assertion vraie, faus.se. Il détrubit par des faits les a.ssertions de son adversaire.

— lllST. xiv's. Nulz ne sera doresenavant receu à faire monstre [revue] par cedule ou p&r assersion de .sa parole, mais sera chascuns tenus desoresmais de faire monstre armée, Ordonn. t. m, p. 35.

Il XVI' s. Ce point n'a esté touché que pour une simple as.sertion, sans aucune démonstration , raison ou authorité ancienne , paré , Licorne , réplique. Si de ce vous deffiez et en demandez assertion et signe usual, rab. Pant. m, 49.

— ÉTYM. Provenç, assertio; de assertioriem, de asserere, prendre, saisir, de ad (voy. À) etserere, entrelacer (voy. série).

t ASSEUrOIRE (a-sèr-toi-r') ou ASSERTORIQUE (a-sèr-to-ri-k') , adj. Terme de philosophie. Mot de la philosophie de Kant, désignant les jugements qui peuvent être l'objet d'une simple assertion, à laquelle ne se joint aucune idée de nécessité.

— ÉTYM. Voy. assertion.

t ASSERTORIQUE ( a-sèr-to-ri-k') , aifj. Voy.

ASSERTOIIIE.

ASSERVI, lE (a-sèr-vi, vie), part, passé. Rendu

esclave. La patrie asservie. Asservi par les passions. Asservi aux circonstances. Du Danube asservi les rives désolées, bac. Baj. ii, t. La Judée asservie et .ses remparts fumants, id. llérén. u, 2. Quoil votre âme à l'amour en esclave asservie, id. Andr. i, 4. Aricie i ses lois tient mes vœux asservis , id. Fhèd. IV, 2. Uome à trois affranchis si longtemps asservie, m. Brit. i, 2. Je vois à l'amour seul ma maîtresse asservie, volt. Zaïre, i, 5. Deux sceptres en ma main, Albe à Rome asservie Parlent bien hautement en faveur de sa vie, corn. Horace , v, 3. Vit-on jamais une âme en un jour.... Asservie en esclave à plus d'événements, in. th. iv, 3. Sous tes lois me tenant asservie, ID. Cinna, m, 4. Être asservi par les lois de l'honneur au dérèglement de la conduite d'aulrui, MOL. le Fcst. III, 5. A ses lois je me trouve asservie, ID. Psy. v. Malgré le sort qui sous sa loi Tient la vertu même a.sservie, bérang. Filleule. Ces astres a.sservis à la loi qui les presse. S'attirent dans leur course et s'évitent sans cesse, volt. Ilenr. vu.

ASSERVIR (a-sèr-vir) , j'asservissais, asservissant, V. a. \\ i° Réduire à l'état d'esclavage ou de simple dépendance. César asservit son pays.... Mon père asservit le Jourdain, volt. Zaïre, i, 2. || Absolument. Insensé qui croit asservir et se dispenser d'obéir! p. L. COUR. I, 226. || 2" Par analogie. Cet hymen m'asservit et le fils et la mère, volt. Ilérope,

IV, 4. Il 3* Fig. Ses vertusont asservi tous les cœurs. Ma frugalité Asservit la nature à mon austérité , VOLT. l'anat. u, 4. Indigne d'asservir le cœur d'un honnête homme, MOL. if ù. 111,7. Et j'ai bien faitaussi d'asservir ma raison En si belle prison, halh.

V, 4. Il 4° S'asservir, u. réfl. Se soumettre.Il nes'asservit à aucune règle. Il s'asservissait aux volontés de safemme. Donnant ma liberté, je me suis asservi,

RÉGNIER, Sat. II.

— HiST. xu* s. Tous li moins courrouciez s'estoit bien aatis Qu'ains i lairroit la teste que il fust aservis, Sax. XXVI. || xm' s. Depuis en fu la ville assez plus as.servie, Berte, lx. As-tu or bon seignor servi, Qui si t'a pris et asservi Et te tormente sans sejor ? la Rose, 4252. Donc avés-vous outréement La mort d'enfer bien deservie. Qui tel gent avés aservie, ib. 4 2530. Tout me voil [je me veux] à vous as,servir. Pour vous honorer et servir, ib. 4 498B. Les seignors qui auroient un tel don fait, auroient aservi trop malement tôle lor seignorie, Ass. de Jér. i, 272. Il loist bien à afranquir ses enfans, et non à aservir, BEAUM. xlv, 21. Onques nul jor Dieu ne servi, Ainçois ai le cors asservi À pechier, por l'arae confondre, RUTEB. Il, 113. Trop par ainme [aime] son aise qui lait [laisse] l'arme [âme] aservir. Qu'en enfer sera serve par son fol messervir, id. ib. 4 39.11 "V s. Dix et set ans ay au Satan servi, Au monde aussi et à la char pourrie. Oublié Dieu, et mon corps asservi X celle court de tout vice nourrie, E. desch. De l'inlér. des cours. [Le prince doit] requérir crueusement Son ennemi, et mener doucement Ses vrais subgiez, sans asservir uuUi , id. Des vertus accessoires.

Il XVI' s. Vous asservez les personnes, pillez leurs

ASS

ASS

I tt ruinai l«un rilU» .

flomipdoa • nii cauM dira nuMiarcliM, r-> .'

•riM» BMMMI A l'iir

vlMnlTfltoquelcun'i';. , ■

ff Mami. tomf. t. U iii'<

«lefr/u iiuK ta rivière de Se\ .

fiiM 11*, ua fut •ntiercmeot iilin>, u'avu.

su'

gù..

'r-vi-»a-U'), aJj. Nfulu-

■mr.

VT, A^fTK (a-i«r-Ti-fan, «in-t'), atsorviuanla.

' r-vi-«»-in«n) , r, m, fUal

■.i;is

attj.

min iij.i> • ix

idûe» rcç»

MirviuuniL..: ..„ , ^ , , ..r,

ijuittiime,

— ETYM. Auerrir.

t ASSKKVISSKirH (a-»ér-»i-ieur), ». m. Celui oui ;i»sorvil. l.'csl le (.'rari'l aMifrvis^tciir iIps rois et uos conaciciicuH.luK ire VII,

(|ui favoriso lu ii lu l'uit-

prit [lopiilaire. viLLi.MAiM , cuuri Un liiur. tloijeit dyt, t. I, )i. sa.

AS*"'" ■ ,'■. ^r,.j(j.seur)j f, tn. kia^iitrat adjuiiit à un al |)our l'aider et le rvuiplaccr.

>- 1/3 dieu d'amurs cU custoiuieut iii cuiiiuie assesseur te >cuicii(, I, 3V4. Li bailli ou li prévus, i|uaiil il eu uni iiiciiiLT [lor lor ensoiue, puciil fere nccucun iior aus [eiiij, ubauu. a». || xiv a. CapiiiiiiU, siiidics, trcsorieni, accusseun ou autres ufiiciors do vUles, bu ca.ngk, accrtior. || xv* a. Lu substitut on acccsseur '' our, id. ib.

|l XVI* R. Les rois, dr . ausqucls ils donnent la charge de ^u>..^. .,..., ■ ■■ -ne leurs •fMKseurs, CALV. Itutil. 4ua.

— CTYM. l'rovcnv. aui-uor.-c--; . . r; iiiJ. aêttssiffi; de auruorcm, de acUidire (voy. A^^

t ASSKSSORAT (a-si-so-ra) , (. m. UfCco u ..:, Maaour.

* AS«l'-«>iORiAL. AI.K (a-aft-io-ri-al. a-l"), a4j. Qui > ' sscur. I)roils assessoriaux.

f .^ si-t*), t. f. Marteau a«ec uoe t£le

d'un < " un tranchant, large do dciu

pou>>' t irM vers le manche; les cuii-

vm t> ..>... .ir dresser, couperet clouer les

Inltos et le< '■'. ,, et le* tonneliers jiour polir «t arrondir! des tonoeatix.

— ETY» cal que aorau.

ASSKZ I -' lie; j'ai assez attendu, di-

tes : asi'/. a:;t:.i.iu. ChirHet, {Cramm. p. 2<«, dit : «(41 ce mot plusieurs nn pronoiioMit ima le z devant 11' ^ voyelles : j'ai assez ut: j'ai

s- attendu.» Cela n ujour-

il'liiii dans la proiii>; ■ .'f.

Il 1* AiiLint (pt'il en fi /.

Page 1