ASPIC (a-spik'), s. m. Nom vulgaire de la grande lavande
— HIST. XVI* s. L'huile laurin, d'aspic, rue.... PARÉ, XVI, 10. On peut faire l'eau de lavande sans di.stiller, mettant infuser des fleurs de lavande, en y adjoustant un peu d'huile d'aspic ou un peu de mu.sc, ID. XXV, 47. Du serpoulet, du tliim, do l'a,spic, de la lavande, o. de serres, 4.
— ÉTYM. Forme particulière pour spic (voy. ce mot), née par assimilation et confusion avec aspic, serpent.
3. ASPIC (a-spik'), s. m. Terme de cuisine. Plat composé do viande ou de poisson froid et de gelée.
— ÉTYM. Ce plat a été ainsi nommé peut-être parce qu'il est froid, et quq,l'oa dit : froid comme un aspic.
fASPIDOCÉPUALE (a-spi-do-sé-fa-1'), adj. Terme de zoologie. Qui a la tôte garnie de plaques.
— ÉTYM. 'AoTiîç, bouclier, et xesaXri, tête.
+ ASPIDOPUORE (a-spi-do-fo-r') . adj Terme de zoologie. Qui porte une sorte de bouclier sur le corps.
— ÉTYM. 'Affjii?, bouclier, et lopo:, qui porte.
t ASPIRAIL (a-spi-rair, U mouillées), s. m. Technologie. Trou pratiqué dans un fourneau pour que l'air puisse y pémtrer.
— ÉTYM. Aspirer.
t. ASPIRANT, ANTE (a-spi-ran, ran-f), adj. Terme d'hydraulique. Qui aspire. Pompe aspirante, pompe qui élève l'eau en faisant le vide.
2. ASPIRANT, ANTE (a-spi-ran, ran-t'), s. m. elf. Celui, celle qui aspire à une fonction, à une place, à un titre. Aspirant de marine. Aspirant au doctorat. Une aspirante au brevet d'institutrice. Je n'ai fait que 40 visiies, 80 révérences; ce n'est rien pour un aspirant aux emplois académiques, p. L. cour, i, I3o.
t ASPIRATEUR, TRICK (a-spi-ia-teur, tri- s'), adj. Qui a rapport à l'aspiration. La force aspiratricedes vét;élaux. || S. m. Technologie. Ventilateur.
— ÉTYM.' Aspirer.
ASPIRATIF, IVE (a-spi-ra-li-f, ti-v'), adj. Qui a le caractère de l'aspiration.
ASPIRATION (a-spi-ra-sion ; en poésie, de cinq syllabes), s. f. \\ 1° Action d'aspirer. L'aspiration de l'air dans le poumon. L'aspiration de l'eau par la pompe. Il 2° Fig. Mouvement de l'âme vers Dieu; élans du cœur vers les choses élevées. Tant d'aspirations vers son Dieu répétées. Tant de foi dans la mort, tant de vertus jetées En gage à l'immortalité, LAMART. Harm. m, 7. || 3° Terme de grammaire. Prononciation aspirée d'une voyelle. || 4° En musique, défaut du chanteur qui consiste à mettre un h devant les voyelles et quelquefois même devant les consonnes. Se prend aussi en bonne part, lorsque le chanteur emploie une espJce de soupir léger pour orner son chant, ou lorsqu'il sait prendre adroitement sa respiration de manière à prolonger la tenue et la progression de la voix. || Sorte d'agrément sur le clavecin.
— HIST. XII' s. Par la repunse [cachée] parole puet l'om entendre l'aparlement de la divine aspiration. Job, 477.
— ÉTYM. Provenç. aspiratio; espag. aspiracion; ital. aspirazione; de aspirationem , de aspirare
(voy. ASPIRERJ.
ASPIRÉ, EE (a-spi-rè, rée), part, passé. || 1° Attiré. L'eau aspirée par les végétaux. || 2» En termes de grammaire, affecté d'aspiration. Une lettre aspirée. La langue de l'Iroquois, presque toute aspirée, étonnait l'oreille, ciiateaub. Amer. 249. \\S. f. Une aspirée, les aspirées, lettres qui ont une aspiration. Le chi grec est une aspirée.
ASPIRER (a-spi-ré), v. a. \\ 1» Attirer l'air dans ses poumons. Aspirer l'air. Le poumon qui aspire et expire l'air. Le cheval aspire l'air de ses larges naseaux. Et chaque souflle enfin que j'exhale ou j'aspire, LAMART. Harm. i, i. || Absolument. Aspirer avec force. Les oiseaux boivent en aspirant. || 2° Elever l'eau en faisant le vide. Cette pompe aspire l'eau avec beaucoup de force. || 3° Terme de grammaire. Prononcerde la gorge. Aspirer l'A. || Absolument. Aspirer, suivant le i)ic(ionnatre de l'Académie, c'est.... d'oli- VET, i'rosod. /'r. Il 4° Avoir le désir de. Aspirera la royauté, à régner, aux honneurs. Il aspire au premier rang. Quiconque, après sa mort, aspire à la couronne, CORN. Oinna, ii,2. Et monté sur le faîte, il aspire à descendre, m. ib. n, 4. Nous devions aspirer k sa possession. Par amour, par devoir ou par ambition, id. Rodog. iv, 3. \ de plus grands honneurs faut-il qu'un père aspire? id. }lor. iv, 2. 11 m'a plu sans peut-être aspirer à me plaire, rac.Bo/. I, 3. N'aspirant qu'à troubler le repos où nous sommes, ID. Esth. II, *. Il n'a plus aspiré qu'à s'ouvrir des cbemins.... id. Mithr. v, 4. Et je ne puis songer Que Troie en cet état aspire à se venger, id. Andr. I, 2. Sortez du temps et du changement, aspirez à
l'éternité, boss. Duch. d'Orl. || On l'a aussi construit avec de. Elle n'aspire encore d'y arriver que par des moyens qui viennent de Dieu même, pasc. dans Gi-