‹ Dictionnaire de la langue française (volume 4)Chapitre 203 sur 504 · t ATLANTE (a-tUni'), «.m. cl ^.Habitant de l'Albuilide · texte numérisé non relu

t ATLANTE (a-tUni'), «.m. cl ^.Habitant de l'Albuilide

— ETYM. Voy. ATLAIinOE.

t ATLANTIDE (a-tlanli-d'), ». f. Grande terre (lui , d'après des récits trés-obscun venus das Egyptiens par les Grecs, aurait existé dans te mer qui est entre 1 Afrique el l'Amérique.

— KTYM. Voy. ATtASTIOLE.

ATLAN lan-li-k , adj. || 1" Mer Atlanti-

que ,mv. <•■ l'ancien et le nouveau monde.

Il 1* Formai ali.iuii<]ue, format où te feuille entière ne forme qu'un seul grand feuillet ou deux pages.

Il 8* En termes d'histoire luturelle, qui vil dans te mer Atlantique. || i* S. f. L'Alteulique , la mer Atlanlique.

— CTYM. itt/onlicu», du grec u.

monUignedcl'Arrique, quiadoi. . .'T voisine, el que l'on comparait à ' '.

ATLAS (a-Uks'), ». m. || l* lu graphiques ou de lahleaiu. ;i 2* Tuiu ri. . cartes , de planches , etc. , joint k un L'atlas du Voyage du jeune Anacharsis. Il >* icnnc d'anatomie. La première vertèbre du cou.

— ÉTYM. illte», géant que la myi!' • ■■ '' -il porier te cieL On a ainsi appelé le i'

les géographiques k cause de te grandi La vertèbre se nomme ainsi parce qu'elle suppcri. la tète, comme Atlas te ciel.

t ATMIDOMËTBE (a-tmi-do-mè-trO, «. M. Vi ;

ATMOM&THB.

t ATMOMÉTBE (a-Uno-mè-t Tn' ' \r(

TRK (a-lmi-do-mè-lr'), ». m. .

Instrument empteyé k mesurer U ra]>i . lt '," i e<aporation de l'eau aur te aazboa de te terre dans une étendue donnée.

— tTTiL llt|iè( ou èviùc Tapeur, et pitfev, tsnsure.

ATMOSPBÊRB (a-lffi»«fè-r'), s. f. || 1* Coucbede orp!! pa7cai qui entoure de toutes parts, dans une haï ' mn seize k vingt Loues, te globe ler-

rc't In ran>, transparent , oompressibte Cl

élastiiuc, qui ' un corps, en s'appuyani

sur lui , est ce . nme sonalmo.>ph're, la-

PLACB, Etpot. IV. <u. |. S* Air d'un pays, d'une viUe, d'un lieu. L'aUnosplière brumeuse de œtle contrée. L'atmoaphtre viciée d'un bépital encombré. lia* Fig- Un* atmoapbére de v.ccs, da comiplian. Ij V Ka mécanique, unité de comparaison pour mesurer te prusioa de la vapeur, et qui équivaut k un poids de t kd.oMsur 4 centimt^lre carré da surfaoc, paiea i|iia laite aal an effet te praaion moyeana de l'itTtnrH** aar cette sorteoe. tttrta lenaea d*anaioate et 4e phjsiolagte, eavelom ealérteare. et aaaai InflnaMa à disuooe. U plapart das parties d« oorpe aoM envtreanéea, da M« oAtéa , d'une aeall«teuaaplaawiiMiMahoadaBia.q«lteM , sala» l'aipiewioo hawMMa 4*Aaraea, «ne d'aiBoanMn pankaUére, auao^bèrt au miUav de teqveUe Ite fc tTfinrcnt pteofés. nciiAT. Jaal. ^n. 181? >

*ag«*. ont «dr pageani plu ou moto-s loin, <ic Q:<Ui>'rr mic, i^wi

feran.

ATO

ATO

AIR

(]u'im organe n'eût point do nerf, il suffisait qn'il fiU (ians l'almosphère d'un cordon nerveux pour être le siège de sensations, id. ib. p. (73.

— REM. On trouve, dans le dictionnaire de Kichelet, dans certains auteurs (Bailly par exemple, et Lamartine : Quand vos regards noyés dans un vague atmosphère.... Uarm. ii, 8.), atmosphère du masculin. Mais l'étymologie le veut féminin; l'Académie, avec raison, lui attribue ce genre; et l'usage est fixé.

— ËTYM. 'ATij.è;, vapeur, et (rçaïpa, sphère. ATMOSPHÉRIQUE la-tmo-sfé-ri-k'), adj. Qui appartient, qui a rapport à l'atmosphère.

— ÉTYM. Atmosphère.

t ATMOSPaËROLOGIE(a-tmo-sfô-ro-lo-jie), s. f. Traité de l'air atmosphérique considéré en masse.

— ÉTYM. Atmosphère, et Xéifoç, théorie (voy. logique).

t ATOCIE (a-to-sie) , î. f. Terme de médecine. Synonyme de stérilité chez la femme.

— ÊTYM. 'A privatif, et loxo;, accouchement.

f ATOMAIREfa-to-mê-r"), ad/. Terme didactique. Qui est parsemé de points colorés.

— ETYM. Atome.

ATOME (a-tô-m'), s. m. ||1' Terme didactique. Corps hypothétique que l'on suppose être indivisible à cause de sa petitesse, et constituer les dernières parties de toute chose. Leucippe et son disciple Démocrite furent les premiers qui introduisirent la conception des atomes. || 2° Corpuscules qui voltigent dans l'air, et que certains efl'ets de lumière nous font de temps en temps apercevoir. HS^Fig. Extrême petitesse de certains corps relativement à d'autres. Je ne m'étonne pas que des hommes qui s'appuient sur un atome [la terre] , chancellent dans les moindres efforts qu'ils font pour sonder la vérité , la bhuy. i 6. Oh! que tes cieux sont grands! et que l'esprit de l'homme Plie et tombe de haut, mon Dieu, quand il to nomme! Quand, descendant du dôme où s'égaraient ses yeux, Atome, il se mesure à l'infini des cieux! LAMAHT. karm. ii, 4. Me voici : mais que suisje? un atome pensant, id. Médit. I, 2. Quand je vois des hommes qui rampent sur un atome, c'est-à-dire la terre.... montesq. Lett. pers. 89. La petite fumée de la vaine gloire dont il n'arrive pas un atome dans mon ermitage , volt. Leit. Mme du Deffant, 3sept.<758. Il Familièrement. Un atome bourgeois qui perd sur sa parole Kt ne veut pas payer.... regnard, le Bal, 43. Il 4° En chimie, particules dernières qu'on suppose avoir laforme primitive du corpsauquel elles appartiennent et qui se combinent entre elles en proportions définies. {| Atomes simples, ceux qui sont homogènes dans leur nature; atomes composés, ceux qui résultent de l'union d'un plus ou moins grand nombre d'atomes hétérogènes, ainsi que cela a lieu dans les acides, les sels, etc. {| Pour les gaz permanents, l'expression atome équivaut à celle de volume ; car, dans un composé gazeux, les gaz composants sont toujours dans un rapport simple et impliquent, aux yeux des chimistes, un même nombre d'atomes sous le même volume.

— ÉTYM. Alomus, de àtoiio;, de à privatif, et de TÉixvo), couper (voy. tome).

t ATOMIQUE (a-to-mi-k') , adj. Terme de chimie. Poids atomique, poids exprimant la proportion toujours définie dans laquelle une substance se combine avec une quantité déterminée d'une autre substance. Comme il est purement relatif, on prend pour unité le poids d'un corps quelconque, soit de l'hydrogène, soit de l'oxygène, à partir duquel on calcule tous les autres. || Théorie atomique, théoiii considérant les corps comme formés d'atomes dont les formes, ainsi que les propriétés particulières, consf tuent lanature chimique de chaque corps, et qui, étant des unités entières, ne peuvent jamais se combiner avec les autres atomes qu'en proportions définies.

— ÉTYM. Atome.

t ATOMISME (a-to-mi-sm'), ». m. Système philosophique dans lequel on explique la formation de l'univers par le moyen des atomes. Il ne faut pas confondre ce système, purement hypothétique, avec la théorie atomique des chimistes.

— ËTYM. Atome.

t ATO.MISTE (a-to-mi-sf), s. m. Partisan des doctrines de l'atomisme.

t ATOMISTIQUE (a-to-mi-sti-k'), adj. Terme de phil. Théorie atomistique, voy. atomisme.

— ÉTYM. Atome.

ATONIE (a-to-nie) ». f. Terme de médecine. Dé. faut de ton , alanguissement.

— SYN. ATONIE, asthénie. Atonie exprime un état de relâchement des tissus; asthénie, l'affaiblissement de leurs fonctions.

— HIST. XIV* s. Athonie ou innerlie, ohesme, Thèse de meunier.

— ÉTYM. '.\Tovia, de à privatif, et de tôvo;, ton.

ATONIQUE (a-to-ni-k') , adj. Qui lient de l'atonie.

— ÉTYM. Atonie.

ATOUR (a-tour), ». m. || 1° Parure des femmes. L'autre, pour se parer de superbes atours, Des plus adroites mains empruntait le secours, bac. Esih.i,t. Si la princesse eût paru dans ses atours.... HAMiLT. Gramm. 7. Rosette, sous da frais atours, Courait à pied, leste et riante, bérano. Rosette. D'où venez-vous, de fleurs la tête couronnée. Avec ce nuptial atour? CHAUL. Épithal. \\ 2° Dame d'atour, dame dont la charge est de présider à la toilette d'une princesse. Il veut faire Mlle de Grancey dame d'atour de Madame, sév. <B3. La reine Anne se tourna du côté de milady Mesham, sa dame d'atour, volt. Louis XIV, 22. Il Fig. La négligence.... Pour cette fois fut sa dame d'atour, lapont. Orais.

— REM. Aujourd'hui ce mot ne s'emploie guère qu'au pluriel; cependant le singulier reste bon, et les écrivains doivent le défendre.

— HIST. xii" s. Il pourquiert son atour [il fait ses préparatifs]. Que il puist mouvoir [partir] à bref jour, audepr. le bast. Romancero, p. 8. Armes auront trestuit de moult riches ators, Sax. xxvn. E l'umlur mist devant riche aturn de viande, mangèrent et beurent. Rois, 368. Laenz eurent li pruveire [les prêtres] lur atur, ib. 2B0. || xiii* s. Du grant ator que ele [Vénus] avoit, Bien puet cognoistre qui la voit, Qu'el n'ert pas de religion, la Rose, 3439. Car l'atour oultrageux où elles leur temps usent. Donnent de foloier cause à ceulx qui y musent, j. de meuno, Test.{236. ||xiv's. Vostrecueuvrcchiefetvostrechaperon etle surplus de vos atours, If^no^icr,

i, 1. Il XV* s Chacun s'atire Le mieulz qu'il pot de

vesture, et se mire. Si qu'en l'attour il n'y ait que redire, CHRIST, de pisan. Dit de Poissy. Aussi Paris fils de pasteur cuidoit estre; mais son gentil maintien et son poly atour, ses chapelets de fleurs et son arc doré lui donnoient enseignes comme qui il estoit, Bouciq. i, ch. 2. Et, tout à propos, lui fit heurter si rudement à son atour [bonnet], qu'il l'envoya par terre, louis xi, Nouv. 33. Madame se mit en cotte-simple, et print son atour de nuit, ID. ib. 39. Il XVI* s. Il fault juger un homme par luy mesme, non par ses atours, mont, i, 325. Ils alloient à la guerre sans atour impérial, id. i,

— ÉTYM. Atoumer, comme le prouve l'ancien français aturn.; bourguig. aitor.

ATOURNÊ, ÉE (a-tour-né , née), part, passé. Vous voilà bien atournée. Certain chien.... S'était fait un collier du dîné de son maître.... Ce chienci donc étant de la sorte atourné, la font. Fabl. VIII, il. Bien blanchement atournée, id. Mandrag.

ATOURNER (a-tour-né), e. o. Parer, mais avec un sens de familiarité ou d'ironie.

— HIST. xii* s. Un gonfanon qu'il ot fait atorner, Roneisv. p. 7< . Moût par [elles] sont bien de combatre atornées, ib. p. t3). Moult m'a amors atornée Douce peine et biau labor. Coud, i. En périlleuse aventure M'avez, amours, atome, id. iv. Quant la dame se cointoie et atorne , C'est pour faire son pauvre ami dolent, quesnes, Romancero, p. se. E jo atumerai un lieu à mun pople de Israël, e si l'i planterai, Rois, < 43. Se à sa volenté nelpeûst aturner [s'il ne le pouvoit ranger à sa volonté] , Th. le mart. 25. j| xiii* s. Et tout 11 autre s'atomerent pour aler avoec l'empereour, villeii. cxiii. Si atornereat leur afaire pour movoir à la Pasques, id. lv. Quant il orent Bertain en tel point atornée [lié la corde autour du cou].... Berle, xv. Chose que on ne puist à mal blasme atorner, ib. in. X joie et à déduit t'atorne; Amours n'a cure d'omme morne, la Rose, H 87. Un amiral bien vestu et bien atourné, joinv. 269. Les femmes atornent la viande à ceulz qui vont en la bataille, id. 284. || rv* s. Là put on venir dames noblement parées et richement atournées, qui eust loisir, fhoiss. i, i, si. Son couvrechef , sa robe et le surplus de ses habillemens furent tous gastés et percés ; et comme elle estoit ainsi atournée, elle se bouta en l'hostel, louis xi, JVou». 37. jj iv:*s. Comme chascun paroit sa fille et l'atoumoit d'ornements.... MONT, m, 4 59.

— ÉTYM. Picard, atorner; provenç. atomar; de à, et tourner.

ATOUT (a-tou) , ». m. || 1* Terme de jeu de cartes. Carte de la couleur qui l'emporte sur les autres et qui est ordinairement la couleur de la retourne. Jeter ses atouts. Jouer atout. || 2» Dans le langage tout

à fait populaire, un coup, un malheur. H a reçu un fameux atout.

— ÉTYM. I.a première édition du Dictionnaire deRAcadémie écrit à (oui, ce qui don ne l'étymologie. L'ancienne langue avait la préposition atout (à tout) qui voulait dire avec : il partit atout l'osl [avec l'armée].

t ATOXIQUE ( a-to-ksi-k) , adj. Terme didactique. Qui n'a point de venin.

— ÉTYM. 'A privatif, et toxique.

ATRABILAIRE (a-tra-bi-lê-r') , adj. || !• En termes d'ancienne médecine, qui a rapport à l'atrabile ou la bile noire. || 2° Mélancolique, de mauvaise humeur. Aux gens atrabilaires Pour exemple donné, En un temps de misères Roger Bontemps est né, bérang. Rog. B. Les gens que nous allons voir sont fort atrabilaires, volt. Cand. 2J. || En parlant des choses. Humeur atrabilaire. |{ Substantivement. Encore si le zèle indiscret ne s'était manifesté que par les vapeurs de quelques atrabilaires, dider. A mon frère. Douze parlements jansénistes sont capables de faire des Français un peuple d'atrabilaires, volt. Lcttr. Damilaville, 30 janv. 1764. || 3* Dans l'anatomie, capsules atrabilaires, nom ancien des capsules surrénales , auxquelles on attribuait la formation de l'atrabile.

— HIST. XVI* s. Et principalement s'il est d'un tempérament picrochole ou atrabilaire, paré, xx, 2. La quarte continue vient de l'humeur melancholique ou atrabilaire, id. xx, i7.

— ÉTYM. Atrabile.

ATRABILE (a-tra-bi-l') , ». f. Terme de médecine. Nom que les anciens donnaient aune humeur épaisse, noire . Acre , qu'ils supposaient sécrétée par les capsules surrénales. L'existence de celte humeur est imaginaire, ainsi que les effets qu'on lui attribuait sur le caractère.

— HIST. XVI* s. L'humeur mélancholique contre nature, qui s'appelle atrebile, paré, xx, 29.

— ÉTYM. Ater, noir, et bilis, bile; c'est la traduction de mélancolie.

t ATRACHÈLE (a-tra-kè-l') , adj. Terme de zoologie. Qui a le cou très-court, ou nul.

— ÉTYM. 'A privatif, et TpâyT,).o?, cou.

t ATRACTOSOME (a-tra-kto-'so-m'), adj. Terme de zoologie. Dont le corps est fusiforme.

— ÊTYM. 'ATpaxToç, fUseau, et awiia, corps.

t ATRAMENTAIRE (a-tra-man-tê-r'), adj. Terme didactique. Qui a l'aspect et la saveur de l'encre.

— ÊTYM. Atramentum, encre, de ater, noir. ATRE (*-tr'),».m. Il 1" Partie de la cheminée où l'on

fait le feu. {| 11 n'y a rien de si froid que cet âtre, c'est-à-dire c'est une maison où l'on fait maigre chère. On dit plutôt aujourd'hui la cuisine y estfroide. Il 2° Dans la verrerie, pièce de grès couvrant le fond des fours. jjEn termes d'émailleur, pièce ou morceau de terre cuite qu'on place dans le fourne.Ti.

— HIST. XIII* s. Qui n'a ses enfants dont repaistre. Dont il a sept ou huit à l'aistre, du cange, astrum. Si com le chat qui crout [est accioupi] en l'aistre, Fabl. mss. dans saintb-palaye, Oloss. Il XIV* s. Et s'ot devant lui un monceil De cendres en l'aistre del fu, Ph. Mouskes dans ste-palave, Gloss. Il XV* s. Le suppliant trouva en ung viel aislre, où il y avoit ung four, du seigle nouveau , du cange,

aslrum Comme un chat qui est en l'aistre. Qui

brûle son poilet qui l'art, e. deschamps dans saintepalate, Gioî». Il XVI* s. En sa maison il n'y avoit rien plus froid que l'atre, et tous les prisonniers s'en estoient fuis de sa bourse, desper. Contes,

— ETYM. Wallon, at»e; bas-lat. astracum, a.strum. Papias (xii* s.), dans son glossaire, donne à atrium le sens de cuisine, et de là pourrait être venu le mot àtre; mais l's, qui se trouve dans aistre, dans le wallon aise, et dans le bas-latin, rend celte étymologie difficilement acceptable. On a dans l'ancien haut allemand Astrih , allemand moderne Estrich, plancher carrelé; c'est là qu'est l'étymologie.

t .... ATRE, désinence minorative ou affaiblissante, comme dans blanchâtre, verdâtre , etc. , et qui est la désinence latine aster.

f ATRÉSIE (a-tré-zie) , ». f. Terme de chirurgie. Occlusion des ouvertures naturelles. Synonyme d'imperforation.

— ÊTYM. 'A privatif, et xptidi;, perforation (comp, trou). .

t ATRICAUBE (a-tri-kô-d') , adj. Terme de zoologie. Oui a la queue noire.

— ÉTYM. Ater, noir, et eauda, queue.

t ATRICHIE (a-tri-kie), ». f. Terme didactique Absence de poils, de cheveux.

— ÊTYM. À privatif, et OpiÇ, xpixo;. noil, cheveu.

ATR

t ATmrfîl'F fn tff-p^d'), o4j. Terme d* Molo- |i«. Oui • lr^

— «TYM. ^ •• P«i Pf^l

t ATRIPtl 1 l'iM"). »• /• Un «•" nora»

vulgai m de I -II* roMM.

t ATHIFLIUKS ,,..,. pli-iée), f. /"• P*"»". Terme de bouai<]i">. KtmUle de pUntet dont hit p«rtie l'épi n« ni.

— RTYM. AIripifa (toy. ARHOcnr).

♦ ATRIROSTHK (»-in-ro-iitr') , odj. Terme de 'Jui a le bec noir.

: YM. Atrr, noir, et rortmm, bec.

t ATRIUM («-tri-om'), ». m. Terme d'antiqnité romaine. Sorte de portique couvert nitué dant l'intérieur de l'AdiRoe.

— Hisr. XL* R. [Ils] Knfoulronl nu* [nous] en ai- Ire* do innii-iiiTi ru. de Roi. cxxi. Il XII* a. E dunad ai' im Ici mesures del temple et de* porr' 1 iiamhres entur et des aitrei et de lat c«l ijraril a|>areil, Hoù, 24*. || xiii* S. Arme* el pareiUons (ils) font tout laiens entrer, Ë les eresliena mors en atres enterrer, Ch. d'Antioehê, y., «M*.

— BTtM. Atrium; (froc, atOpiov.

ATROCE (a-tro s'), (uij. || 1' Oui est d'une ffrande cnMUlé, ou qui indique une grande cruauté. Crime, perfidie atroce. Un homme, une ime atroce. || 1* KxecHif en .jial. Une douleur atroce. || 8* Familiî>rcmenl et par eiagération. C'est un humme atroce, lri»-méebaiit llfait un temps atroce, très-mauvais.

— HIST. XVI* s. Cause d<) douleur atroce, kabeu Ponl. m, *t.

— ËTTM. Atrx». Ce mot sifntlHe proprement cru, et vient ilu Rrec, i privauf, ett^Y"> manger; mot à mot re qui ne se mange pas. Cest ainsi que cruel vient (le cruiins, cru.

ATRCKKME.vr (a-tro-se-man) , odv. Avec atrocité.

— f.TYM. AlToe*,e\ le sufHxe men^ ATROCITÉ (a-tro-«i-té), s. f. \\ 1* I>i caractère

cruel et eilieux d'une chose. L'atrocité d'une action, d'un crime. |{ S* Action atroce. Et c'est un crime affroux dont on doit voun punir. Qu'à tant d'atrocités l'amour ait pu servir, volt. Catil- ni, 2. Quelle politique, quel intérêt d'Fltat, de seeouiler les atrocité* d'un scélérat I ru. HtruTi, t< t. Il Chose atroce. Puiseions-nons Imiter les Anglais dans leur marine, dan* leur commerce, dans leur philosophie, mais Jamais dans leurs atrocités dégoûtantes [de thèitre] I VOLT. Uttr. U Kain, i* oct. i7so. || 8* Atrocité de l'âme, ilu caractère, extrême cruauté de l'Ame, du caractère Chez qui je ne vois qu'un orgueil inflexible. Une atrocité morne, voLTAiHr., S(ythfi,\, 4.

— HiST. ZTi* s. 11 flst remon.itrcr l'atlrocité de Hi^nre, iibsacoo*m, Bigarr. tUiuir. (tanfoù.

— KTTM. illroetfat, de atrox (voy. athoci).

t ATROPB (a-tro-p'), odj. Terme de botanique. Ovule atrope, ovule droit, e'est-à-dire dont le micropyle occupe l'extrémité diamétralement opposée au hile.

— t.Tr*. 'ATpoito;, qui ne tourne pas, de & privatif, et Tpcictiv, tourner (voy. TROpr.;

ATROPHIE (a-tro-fie), ». f. Terme do médecine. ADiai.ri!<-< ment et diminution d une partie <lu «orps qui lie prend pas de nourriture soit par cause naturelle «atrophie naturelle des organe* provisoires), •oit par maladie.

— HTST. Z''^ S. I^ partie demeure languide et devient en atrophie, ou elle se meurt du tout, paiiS, Yin, H.

— tm. Aimphia, du grec iTpofia, de i privatif, el i|p tp«î<», nourrir.

ATROPHIfi. fiK (a-lro-fl-é, fl-ée), part, patst. Terme de médecine. Qui est anecté d'atrophie.

— HtST. rvi* s. Ixirsque la partie affligée de paralysie demeure atrophiée, PARI, vil, 11.

— F.TVM. Atrophie.

t ATROPHIER (a-tro-fl-é), e. 0. |l 1* Terme de médecine, ôter la nourriture, amaigrir. La compnnsinn atrophie le* muscles. || 1* S'atrophier, t. rip. Perdre ùt son volume par défaut de nourriture, «n parlant d'un organe.

— f.TTI. Atraptii».

t ATROPIIIQCB (a-tnvfl-k'), odj. Onl a rapport k Vatmphie.

t ATROPUm (a-tro-pi-n*), ». f. Terme de chimie. Nom donné k un principe immédiat qu'on retire de la belb4oM(a»ropa hMaâtma).

vîiAT***** <«-iro-poeO , ». f. Il 1* Terme de mytliologf . Parai la* trou PaT<{ao* . celle dont l'orSce •lAMeMpar le fil de la vie humaine. || f Terme de *yP*:*f* k»*» paptUon de nuit appeié ausai Mil oa flkMiL

IM toame pin*, parc*

— tmi- *A«9<Mn-

ATT

que le ri!4e*u tenu par Laehé«i« no tournait plu* quand le fil était coupé; de A pritalif, et vp^iuiv, tfiunier (voy. tsopi).

t ATT... Préfixe eompoaé de la préposition ad et d'un mot commençant par un (. L'Acaiidémie double partout le I, eséeplé dans olermoyer et dans ofOMmer, qui se trouvent ainti sou«traiu k l'analogie du reete.

t ATTABALB (a-U-ba-l'), ». m. K*péce de Umbour dont se servent les Maures.

— Etru. Espagn. atabal. timbale; de l'arabe al, le, et ihahal, tambour.

ATTABLli. t.V. (a-ta-blé, blée), part. pané. Tous les quatr-' «ttali!i^<i autour d'un tapis vert

ATTABLER (a U-blé), v. a. || 1* Paire asseoir k tabla. AlUbler quelqu'un. || I* S'attabler, r. rifl. Se mettre k table pour manger ou pour jouer. On conclut Ou'il ne fallait s'attabler davantage, la pont. Mm.

— «TTJI. k et tabU; bourguig. fitaulai.

t ATTACCA (a-tta-ka). Terme de musique. Mot dont on se sert pour indiquer qu'un morceau doit suivre le précédent sans aucune interruption. On dit S"uvent aus.4i attaecn subito, attaquez tout de suite.

— ÉTYM. Ital. attacea, k l'impératif, attaque.

t ATTACCO (a-tta-lco), ». m. Terme de musique. Petite partie de la fugue étrangère au sujet principal.

— ÉTm. Ital. aKoceo, chose attachée, appendice.

ATTACHANT, AITTE (a-la-chan, chan-t"), adj. Oui attache, qui captive. Celte lecture est fort attachante , sev. 30*. Al/ire est une tragédie fort attachante, CRATEAUB. GMie, II, u, 7. Et ne voilk-t-il pas une intrigue bien attachante que l'embarras de quatre chevaliers...? volt. /.e((r. d'Argfnlal, M oct. 176».

ATTACHE fa-ta-ch'), ». f. || 1* Tout ce qui sert & attacher. L'uttache d'un lévrier. Mettre un chien .t l'attache. Chien d'attache, chien de cour. || Fig. i'hilis tient mon cirur k l'attache, mol. PrinefSsed'Ét. I" Intrrm. || Fig. Etre toujours k l'attache, être assujetti par tin emploi , des occupations. 1^ seigneur d'unchllteau.... Sans nulle attache et sans souci, la ro!iT. Fianc. || t* Attache de diamants, assemblage de diamants formé de plusieurs parties unies ensemble. J'admire votre attache ; les diamants en sont fort net*, baron, l'ff ommedhnnne» /nrtunei, n, &. Il S* Droit d'attache, droit d'attacher ou de flxer k la rive opposée , k travers un cours d'eau , l'extrémité d'une digue ou de tout autre barrage. || Taxe que les communes perçoivent ^iur les moulins k eau, bateaux de blanchisseuses et autres embarcations. Il i' Terme d'analomie. L'endroit où l'extrémité d'un muscle s'attache. || Terme de peinture et de sculpture. L'endroit où un membre est joint & un autre, oâ un muscle s'attache k an os. || S* Petit morceau de peau qui sert à attacher la matrice des caractères dimprimerie au bois de la pièce de dessus le moule. Il Grosse pièce de bois qui fait le centre dos moulins k vent, et autour de laquelle ils peuvent tourner. || Lien d'osier pour consolider eii.vmhie le bord et le corps de U pièce. || Kil de fer qui attache les morceaux de la faïence oaasée. I| Petits morceaux do plomb Riant les verge* de fer dans les panneaux des vitres. || Bas d'attache , grand bas de soie qui s'attachait au haut des chauasa*, et dont on ne •• sert plus oue dans certains ooetume* de théktr*. Il Prendre de* chevaux à l'-ittachc, les garder k l'attache moyennant rétribution. || 6* Fig. Tout ce qui captive l'esprit. Ce* grandes attache* qu'il a au [léché, IMMS. Habit. I. On n'aurait plu.s d'attache aux ricbecte*, n>. tmp. t. Le sacrement libérateur [extrémo-onotion] rompt peu k peu le* atuiches du fidèle, cBAT«Am. Gini*, i, i, ti. Ou'e*t-oe qui aurait pu le tépar«r et le désunir d'avec *on *auveiir? quelque attache •eeréte au monde T ntai. Panég. II, p. «0». Une application et une attache à cette vie présente, m. Strm. u, Uk. Une des plus grandes preuves de sa piété [de .st Thoma*] et du peu d'aitaeh* M de goOt qu'il avait pour les chose* de la terre, mas*. SI T^omo». Pour mol je n'ai pu y prendre d'attache , pa.sc. Pmph. i. Et cependant cette attache vicieuse ^ur les faux honneuni qui serait capable de souiller le* actions les plus sainte* si on les rapportait k cetta fin, «era capable de justifltir le* plv* cHminellM, pare* qu'on le* rapporte k eetla fin, m. Prot. u. |l «««ntiment qui attaelia. D'ailleurs pour cet enlknt leur atuche e«t viaibie, MAC. Athal. ni, *. PItu elle mettra en Dieu **nl «on attache et sa ronfianœ. «os*. Uit. ». Vo«* aimes cette mattrcseeavacallacbe.iD. /"urif. i. Et** pai*- •anl* atlacbeaux ebo*e* éwnieUee, isot. fart, ti, *.

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Je n'ai d'attache tnr ta terre qu'k laawile tgbwt eatl ~lique, apostolique el romaine, dans laquella Je veiu . vivre et mourir, pasc. 7>ror. 47. || Avoir de Pattacb* k l'étude, pour l'étude, avoir un goût astiteM pour l'étude. Il r Lettread'altache , lettres que le rat donnait pour l'eiAcation des bulles du pape, ou 4m ordoanaoM* d*n chaf (Tordre hors an rowuime. Il Coittini**ion* qn'on expédiait soit k la chambra da* compte*, soit ailleurs, pour l'exécution dequelq^ar^ rét, de ({uelqiie ordonnance. || Ordonnance qiM nmdait un gouverneur de province pour faire mettre ft exécution les ordre* du roi qui lui étaient idieaifa Il Lettre* qo'tipédiait le connétable, le grand amiral, le eolooel général ou le meatr* de camp géoéral d'une armée, en vertu des brereta ou mmmiialnni accordés par le roi aux officiers qui devaient sifTir sous eux. Ce* lettre* étaient aimi nommée* parce qu'on la* attachait aux pitoea. || •• Fig. Cooaentemenl, agrémanL H* s'Uiiaginenl que, parc* qall* no demandent maintenant qu'une simple attache, la plus douce du monde, le parlement se prendra k ce piége, PASC. Proit. i». Lt public ne doit trouver ni m.iuvais, ni étrange que nous demandions l'attache des théologiens, d'alzmb. Âead^wù* frtmf. D^iUé*, charge*, postas, bénéfioes , pensions, baoMws, tout leur convient [aux hypocrites] et ne conrient qu'k eux ; ils ne comprennent pas que sans leur attache on ait l'impudence de le* e*pérer, la aaur. le.

— RYM. ATTAciiK, ATTACHtMENi. San* parler de ce que attache s'emploie au propre, et que attachement ne s'emploie qu'au figuré, on voit que l'usage a introduit celle différence, que attache expnme toute espèce de lien qui astreint, toute espèce d'intérêt qui captive : tandis que attachement exprime m goOt, une affection. On a de l'attache au jeu, el uun •le l':ituchemi>nt. Et qnand Racine dit que Joad et Josabeth ont de l'attache ponr reiifanl qui est dans le temple, il veut dire non précisément qu'ils l'aiment, mais qu'ils tiennent k lui pir un motif quelconque.

— msT. ira* s. X trancher les ataebe* k quoi tient tes mantiaus, Henart et Vairon. Kl dessus la crespine [il] attache Lne moult précieuse atache. Et par dessus la crespinete Une corone il'or greslate, la llnse, 14 314. ||uv* s. Le suppliant prit un baston ou attache [échalas] de vigne duquel il frapa ioelluy prestre, du canoi. alaeheia. || xvi* s. U faiaoit couvrir des hommes de pe*u d'ours el de sangliers, et puis la.scher des lévriers d'allacbe sur eulz, qui les iloschiroient en pièces, amtot, l'élop. ta. Tout cela bien farci de poudres, avec quelque* penbuis pour faire tomber des mescbes quand elles auroient bruslé l'estache du fiUet, d'aub. Iliti. n, 484. Appeodix ou attache aux deux premiers tomes, id. ib. *»i. Ou'il y vouloit luy-me*me apposer son attache pour le valider davantage , et servir d'approfaaton d'une acte si nouveau, cabl. vt, as.

— ÉTYM. Berry, étaehe; picard, oMofce ; wallon , atfehe, épingle; provenç. aitatha (voy. ATTACOBa).

ATTACHE, ËR (a-u-cbé, chéei, paru pa$$i.

Il 1' Fixé par une attache. Attaché au poteau, k la croix. Le* mains attachées derrière le dos. Bancs attachés avec des clous. Trois sceptres k son trOne attachés par mon bras, corn. Nicom. i, s. Heureux

\\i\. .satisfait de son humble fortune, Libre du joug superbe oO je suis attaché, «ac. Iphiç. i, i.|| En tenne* d* peinture el de aculpturc, lié, joint («r l'attache. || f Pig. Fixé. Tenir ses yeux attachés k la terre. Une kme attachée aux biens terrestres. Télémaque ayant les yeux attaché* sur lui, pu. Tél. ixi. Quand je verrai cas yeux armé* de tous leurs charmes. Attachés sor les miens, nt^cttérén. i, 4. Lorsque d'un saint respect tous les Persans Modiés N'osent lever leurs fronts k la tem attaeMa.... d. ^»fA. n, 4. Et je verrais Isuis front* atlaeMa à la terre, volt. Fanol. n, S. Cest Vénus tout entière k sa proie atuehée, hac. i>Wd. u, 1. Mai* a haine sur vous autrefois atlaeliéa, m. tb. l, *. Aaxkaaaids de ces nuits ne livrons nu nos voiles, Sur le phare immortel veillons l'cpil attaché, lamart. fform. Il, «. Il 8* Onl accompagne, suit ou chercbe. Atuché aux pas de qtMhpi'an. Un hoiMM dapu* hwgtxmps attaché k *a parsoane. Atiadii prlsd* mol par un tèle sincère, rac. Phtd. I, < . || SabaUnU**meni II fsut finir ses jours comme on les a commencés; il y a tantôt quarante-dnq ans qtis Je m*

compta parmi vo* attachés, votr. IjOt. i €Ârmm^

ai74a, I* juill. Il «• Liépar l'alliMtian. Maobé k xl'va par lee lien* de l'amitié. U m'eat très at- . Attaché au parti de la noblams, U est attarh-^ aux Romains. Le roi qui, dèa aoa eaftaee. l'a^ ^ ^ toujours attentif au bten de l'iMat t ché ksa per*gaoeaaeréa.. aoM. lt IWierr. Luu

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I autre attacliê? depuis notre naissance, volt. Zaïre, ! devoirs? sftv. 2. L'attachement au salut devant nous II, 2. Je suis farl attacliéeft sa personne, siîv. i88.

I I n'était point attaché aux richesses, fén. Tél. xvi. Cassien, quoique fort attaché aux Grecs, leur préfère saint Jérôme, boss. Préf. || 6° Qui tient à, qui s'occupe à. Être trop attaché à la vie. Attaché à l'argent. TrJs-attaché à la justice. Très-attaché à ses idées. Une esclave attachée à ses seuls intérêts, rac. Baj. II, 6. Et j'ai vu sa valeur à me plaire attachée, IT). Mithr. Il, s. Vous m'avez vue attachée à vous nuire, id. Phèd. ii, 5. Vous seul, seigneur, vous seul, vous m'avez arrachée X cette obéissance où j'étais attachée, id. Uithr. iv, 4. || Absolument. Absorbé dans une occupation. Il avait à ses pieds maint volume, Et ne vit presque pas son .uni s'avancer, Attaclié selon sa coutume, la font. Fab. viii, 26.

Il 6- Inhérent à, dépendant de. Leur fortune est attachée à celle de l'Etat. Leur salut y est attaché. Beaucoup de soucis sont attachés au pouvoir. Et plaignant les malheurs attachés à l'empire, rac. Brit. IV, 3. Contre la défiance attachée au malheur.... ID. Mithr. II, ♦. Puisque cette grandeur à son trône attachée.... corn. Nicom. n, 3. Mille et mille douceurs y semblent attachées [à la couronne] Oui ne sont qu'un amas d'amertumes cachées, ID. Heracl. 1, t. Aux douceurs du mystère le calme est attaché, J. B. rouss. Calislo. Le bonheur n'est pas attaché à l'éclat des rangs et des titres, mass. Malheur. Non, mes chers frères, la vertu de la parole de la croix n'est pas attachée à celle du ministre qui l'annonce, id. Car. Fausse con/'. Le bonheuret le repos de notre vie y est attaché, mass. Yoc. \\ 7° Absolument. Attaché à l'argent. C'est pea, en unmot, de n'être plus profane , mondain , voluptueux , mou , fier , attaché, il faut être grave, doux, humble, ferme, chaste, fidèle, chrétien, mass. Disp. à la comm. Si vous n'êtes ni moins ambitieux, ni moins attaché, ni moinssensuel.iD. Myst. Purification ji . ||8°i'. m. Un attaché d'ambassade, fonctionnaire qui fait partie d'une ambassade.

— SYN. 1. attaché, av^re, intéressé. L'avare est celui pour qui accumuler est une passion, sans aucun désir d'employer à des jouissances les ricliesses amassées. L'intéressé cherche son intérêt, gagne autant qu'il peut dans les affaires qu'il fait, et donne du sien le moins qu'il peut. L'intéressé, (fui n'est point nécessairement avare, diffère en cela de l'attaché qui accumule, qui fuit Li dépense et fait des épargnes, mais n'a pas, comme l'avare, l'argent pour n'en rien faire. || 2. attaché à, attaché auprès. Attaché auprès ne marque qu'un simple engagement au service de quelqu'un. Attaché à marque affection, passion, zèle. Il en est de même de attachement auprès et de attachement à ou pour : l'attachement qu'il a auprès du prince est une vraie servitude. U a pour elle un grand attachement.

t ATTACHE-BOSSETTE {a-ta-che-bo-sè-t'),s. m. Dans l'éperon, morceau de fer conique à ses deux bouts, qui sontcreusés pour conserver la tête du ciou. Il Au plur. Des attache-bossette, ou bossettes.

— ÉTYM. Attache, et bossette.

ATTACHEMENT (a-ta-che-man), s. m. || 1° Sentiment d'affection qui he, qui attache. C'est une l)onne et honnête fille, qui me sert depuis vingt ans avec l'attachement d'une fille à son père, plutôt que d'une domestique à son maître, i. i. rouss. Lett. 426. Dire les derniers adieux aux attachements de ma jeunesse, ID. Hél. vi, 3. Pour la première fois de sa vie il prit un attachement, id. ib. m, 20. D'où vient l'attachement qu'on a pour les confesseurs, sÉv. 238. Ce profond attachement que nous avons à nous-mêmes, boss. Hist. n, n. L'excès de rattachement (jue nous ne sentons pas dans la possession, se fait sentir dans la perte, id. le 'i'ellier. L'attachement qu'on a à cette vie, fléch. Or. fun. 52. Octavius les remercia de leur fidélité et de leur attachement pour la mémoire de son oncle, vertot, Révol. rom. Uv. xiv, p. 294. Honteux attachement de la chair et du monde.... corn. Poly. iv, 2.... Je suis au-dessus de ces attachements, id. Sert, m, 4. Nos pertes ne deviennent si douloureuses que par les attachements outrés qui nous liaient aux objets perdus, mabs. Avent, Afflict. Quand la vertu n'aurait que le privilège de diminuer nos douleurs en diminuant nos attachements, id. Car. Dégoûts. La semence sainte trouve en eux [les pauvres] bien moins «l'opposition du côté des attachements de la chair et du sang que dans les grand? et les riches dti siècle, id. Conf. Salut des âmes. Ceux qui ont des attachements au monde qui les y retiennent, pasc. Prov. 8. Il 2° Grande application. Avoir de l'attachement à l'étude. Un grand attachement au travail. Peut-on avoir plus d'attachement à tous ses

mettri! sc.ivent en danger de manquera ces devoirs extérieurs du monde, bourd. Dominic. in, Éloigu. du monde, 48. Leur attachement inviolable aux intérêts du peuple, vehtot, Rérol. rom, liv. ix, p. 3;io. Il 3° Absolument, liaison avec une femme. Il a un attachement. || 4» S. m. plur. Terme d'architecture. Notes que l'on prend des ouvrages faits, lorsqu'ils sont encore apparents, et qui serviront au règlement des mémoires. || 5" En termes d'art militaire, anciennement, attachement de mineur, l'action de mettre le mineur après le corps du mur.

— ÊTYM. Attacher.

ATTACHER (a-ta-ché\ 1). a. || 1" Joindre, fixerune chose avec une autre. Attacher avec des clous. Attacher au poteau. On lui atuichales mains. Attacher la vigne aux échalas. || 2° Fig. Attacher les yeux sur quelqu'un. Il attachait les regards de la foule. U ne manque souvent à un ancien galant, auprès d'une femme qui l'attache, que le nom de mari, labruy. 3. Et qu'est-ce que l'homme, pour que vous y attachiez votre cœur?CHATEAUB.Ifort. 66. Maisdéroberson âme à de si doux appas Pour attacher son cœur àce qu'on n'aime pas, corn. Othon, i, 3. Si sa beauté dès lors n'eût allumé nos feux, Le devoir auprès d'elle eût attaché nos vœux, id. Bodog. iv, 3. L'hymen qui nous attache en une autre famille, id. Hor. iii, 4. Un père à qui le sang l'attache, id. Héracl. m, 1. Pour mieux assurer la honte de leurs fers. Tous voulaient à leur chaîne attacher l'univers, id. Cinna, 1,3. Je n'attendais pas moins de cet amour de gloire Oui partout à vos pas attache la victoire, rac. Bérén. n, 2. Un oracle effrayant m'attache à mon erreur, id. Iphig. 11, I. Non que pour Octavie un reste de tendresse M'attache à son hymen et plaigne sajeune.sse, id. Brit. 11, 2. C'est lui, seigneur, c'est lui dont la coupable audace Veut, la force à la main, m'attacher à son sort, m. Mithr. i, 2. Vous que l'amitié seule attache sur ses pas, id. Bérén. m, t. Montrez à l'univers, en m'attachant à vous, Oue, quand je vous servais, je servais mon époux, iD. Baj. n, t. S'il ne m'attache à lui par un juste hyménée, id. t6. I, 3. Plus fier de t'attacher ce nouveau diadème. Plus grand de te servir que de régner moi-même, volt. M. de Ces. 1, 4. Tu te fais une joie orgueilleuse et cruelle D'attacher sur mon front une honte éternelle, delav. Vêpres Sicil. m, 2. Il se vantait insolemment qu'il avait trouvé le secret d'attacher à Métellus un remords et une furie vengeresse, vertot, Rév. rom. liv. ix, p. 395. || 3° Faire dépendre de. X votre tête , Les dieux ont d'Ilion attaché la conquête, rac. Iphig. 1,2. Le cieln'a point aux jours de cette infortunée Attaché le bonheur de votre destinée, id. ib. v, 2. Rome n'attache point le grade à la noblesse, corn. Scrtor. n, 2. Peste soit (, '..i premier trouva l'invention De s'affliger l'esprit Je cette vision Et d'attacher l'honneur de l'homme le plus sage.... mol. Sganar. I7. ||4° Donner, attribuer. Attacher de l'importance ou du prix à quelque chose. Attacher une peine à. Ouoiqu'on attache à ce mot une idée de justice. Il attache à ce mot un tout autre sens que vous. Home, à ce nom si noble et si saint autrefois, At'acha pour jamais une haine puissante, rac. Bérén. n, 2. || 5° Intéresser, plaire. Attacher les esprits. Les fables ne vous attachent pas. .... nous attachant à des récits Qui mènent à son gré les cœurs et les esprits, la font. Fab. vu, dédie. Un enfant qu'à six ans les romans attachent, j. j. rodss. Confess. u. Inventez des ressorts qui puissent m'attacher, boil. A. poét. m. Si le monde n'attachait les hommes que par le bonheur de leur condition présente, comme il ne fait point d'heureux, il ne ferait point d'adorateurs, mass. ZJoupWn. Il Absolument. Vous dites que vous ne contez pas bien ; je ne connais personne qui attache autant que vous, sév. 35. Il 6° Lier par l'affection, par le devoir. Tout ce qui attache à la vie. U fallait attacher le poupie au nouveau gouvernement. S'attacher quelqu'un par de bons offices. || 7" Adjoindre, associer. Il a attaché son sort à la fortune de Rome. Attacher son nom à un événement. Il l'attacha à son service, il le prit pour domestique. Ce jeune homme sera attaché au ministère. Il s'attacha cet officier.

s'attacher, V. réfl. || 1" Se joindre, se fixer à. La glu s'attache à la main. La vigne s'attache à tout ce qu'elle rencontre. Si vous saviez par combien d'imperceptibles liens les richesses s'attachent et, pour ainsi dire, s'incorporent à votre cœur.... BOSS. le Tellier. \\ 2" Fig. Ne pas quitter, suivre, se fixer à. S'attacher aux pas de quelqu'un. Je m'attacherai à vous. S'attacher à la poursuite de l'ennemi. S'attacher à la fortuie, à la destinée de <juelqu'un. Un puissant intérêt s'attache à ces souvenir». Sur les

deux comliattants tous les yeux s'attachèrent, volt. llenr. x. Plus la nuit est obscure, et plus mes faibles yeux S'attachent au flambeau qui pSlIt dans les cieux, LAMART. Ilamt. m, 6. Quelque terme où nous puissions nous attacher et nous affermir, PASC. dans cousin. Les esprits de lacours'attachent par les yeux, malh. vi, t. Non, non, c'est à Dieu seul qu'il faut nous attacher, rac. Ath. m, 6. Dont l'esprit léger s'attache évidemment Aux attraits captieux de mon déguisement, corn. Rod. iv, 6. Mais elle-même, hélas! de ce grand nom charmée. S'attache au bruit heureux que fait sa renommée, IB. Sert. I, I. Je remarquai un homme dont la simplicité me plut : je m'attachai à lui, :1 s'icttacha à moi; de sorte que nous nous trouvions toujours l'un auprès de l'autre, montesq. Utt.pers.is. Qu'est-ce que i'épiscopat, quand il se sépare de ITlglise, qui est son tout, aussi bien que du saint-siége qui est son centre, pour s'attacher contre sa nature à la royauté comme à son chef! boss. Reine d'Angl. \\ 3° Se lier par affection, par devoir. Nous nous attachâmes l'un à l'autre. S'attacher à une femme. S'attacher à la personne des rois. C'est ainsi que les peuples s'attachent aux maisons royales, boss. Pâlit. Je m'attache un peu moins aux intérêts d'un homme, CORN. Hor. I, I. Et je soupçonnerais un crime dans les vœux D'un homme qt;i s'attache à tout ce que jeveux! ID. Othon, v, 1. 1| 4° S'appliquera, rechercher. S'attacher à la vertu. Il s'attache à la philosophie. S'attachera ^rdre quelqu'un. Cet écrivain s'attache particulièrement à être clair. Les hommes ne s'attachent pas assez à ne point manquer les occasions de faire plaisir, la bhuy. <i. Tout le mien [mon esprit] s'attachait aux périls de la paix, corn. Sertor. iv, 3. On ne s'attache point sans un remords bien rude X tant de perfidie et tant d'ingratitude, ID. ib. V, 4. L'âme, de son dessein jusque-là possédée. S'attache aveuglément à sa première idée, ID. Cinna, m, 2. AchiUas et Septime S'attacheront peut-être à quelque autre maxime, id. Pomp. 1, t. En vain à l'observer jour et nuit je m'attache, rac Phèd. I, 2. X vous faire périr sa cruauté s'attache, id. Athal. IV, 2. Elle s'attache à ôteraiix prophéties leurs auteurs, boss. Hist. n, t3 Je me suis attaché à vous découvrir les causes, id. ib. m, 7. Ne s'attachant [ne faisant attention] qu'à l'étroite signification d'efficient, desc. Rép. 1. Le sort dont la .-igueur à m'accabler s'attache, volt. Brut, m, 5. Il 5» En termes de manège, un cheval s'attache à l'éperon, quand, au lieu de céder, il se pousse du côté où le cavalier approche l'éperon.

— HIST. XI» s. X une estache l'ont atachet cil serf, Ch. de Roi. ccLxxii. || xu» s. [L'enseigne] As fars de lances atachée et levée, Ronc. p. 70. || xiu' s. Et chascune galie fu atachie à un huissier [sorte d'embarcation] pour passer seûrement, viu-eh, lxx. Celé [dame] ma si fort atachié. Que [je] n'en puis estredeslachié. Lai d'Ignaurès. Et por ce voil que tu le saches Que por riens ton cuer n'i ataches, la Rose, 5374. Il XVI* s. Dieu prendra à cœur tous les outrages que nous feront les tyrans, comme s'ils s'estoient attachés [attaqués] à son propre fils, calv. 247. Comme si la destinée avoit attaché la victoire à ses membres, mont, i, <5. U attache une chorde à l'un des bras du prisonnier, ID. i, 239. Si vous leur attachez un bon coup d'espée en lapoictrine, m. II, 147. Le ramora arreste les vaisseaux ausquels il s'attache, id. ii, tso. Après suyvoient douze cens harquebusiers en quatre troupes, ayans charge d'attacher [attaquer] les corps de garda de l'infanterie ennemie, puis donner dans leur quartier, lanoiie, 667. Il fit attacher une escarmouche, ID.063. Craignant que le grand nombre de sa flotte ne fust cause de les faire fouir en terre avant qu'il les peust attacher, il.... Les ennemis s'attachèrent incontinent à les investir et combattre ; mais ilz ne furent pas plus tost attachez, que ceulx qui estoieiit demeurez derrière arrivèrent, amyot. Aie. 58. X la porte y avoit un chien attaché, qui faisoit le guet et estoit terrible à tout le monde, id. Pélop. 66. Antiochus ne demandoit que quelque occasion de s'attacher [s'attaquer] aux Romain», ID. Flamin.tl. Il se joignit avec Aristides, et s'attacha à Ephialtes [prit parti contie lui], in. Cimon, \T. Quelques uns s'attachent [tiennent] à la cadence des périodes, d'aub. Hist. Ptif. 3. 11 assiège Mouzac, qui avoit double fossé, fjuatre espérons de terre attachez de qus'je courtines, id. ib. u, t6l.

— ÊTYM. À et tacher; bourguig. rftatc/i^; picard, attaker. On verra au mot tacher le sens propre de tache, tacher, qui explique celui d'otJac/ur ou d'attaquer, mots qui ne diflTirent que par la prononciation.

ATT

t ATTAOnom, WJW («-ta-cneiir. ettm-i'), : m. at f. TBchnoUHP». Ourrier, ourri're qui Utach*. -- «Tm. ÀUathtr.

ATTAOUA»t-K (»-«« ''•■W), •<(/. Oui p«it «tr»

— msT. xw t. Uf uMniiB* ragirdareni au«ii, rfe l«ur part, aux en<troiU qui leur Mmbloyeni Im plut attaquablfli, lakou», ail.

- mm Allaïuer.

ATTAyrANT (a t*-kan), ». m, Mul qui 8tuqu«. Loi aiu>|<inntj furent repouuèi.

ATTAOnK(a-ta-k'),*./. Il 1* Action rt'attiujuer, do commencer le combat. Attaque rigourouiie , imprènie. || Kn lormet d'enorime, attaquas, mour»montt que l'oa fait pour ébranler «on adreraaire. Il f Aiaml. On donnera l'atta<|iia au point du Jour. Il En larma* de gnarre, le* atuqucii d'une placo lont tout l«a iraraux dw aMiégeanU pour l'emporlar. Une fioiae attamie «I une attanuo feinte. Les ntlaquet droit»i iont les travaux régullen. || 3- Kig. AgreMion, atteinte. Les aitaquoi de la critique. Les atUquRs contre la toeittA, le gouTorncroont. L'aitronomin n'<tant pas itrfHnnte pour détruire la

chrn'--' '" l'Écriture, on reTlenl à l'atlaque

pur iiturello, ciiATEU'n. Génie, I, iv, ♦.

Kai... .i. ;.jtre haino une commune attaque, uac. Antir. Il, 1. Vous soutenez en paix une si rude attaque, iD. ib. v,2. Lan attaques aue le monde livrait à sa foi Tont Atro enfin terminées, mass. Jfori du fétheur. Il me donne miBk attaquas sur rattachement que j',ni pour TOUS, «ev. *». ||4* Paroles lancées pour sonder l'intention de quelqu'un. Il m'a flUt, mail inutilement, une ou doux attaques UdMitti. Il I* En termes de médecine, accès su))it d'onr"-' ■^"■■■llqueou non. Attaque de goutte, d'apopli\ [Miser toutes «es forces, c'est unir

tout ,, . ^1.1 mort] a de plus redoutable, que dojuinilro, comme ollo fait, aux plus rives douleurs l'attaque la plus imprévue , boss. Dueh. (TOrl. Il Att.nque de nerfs , spasmes accompagnés ou noiwde mouvements violents ou convulsiis, de cris et de pleurs, accidents qu'on observe particulièrement chez les femmes et les individus irès-irrila- Ues.

— ÊTYM. Voy. ATT*oimi;proTenç. aincha ; eatal. otaco; ital. aliaeco.

ATTAQCe. ËB (a-ta-ké, kée), port. paai. Attaqué de toute part. Ouol donc ! n'e«t-M pas aaaez que nous soyons attaqués au dedans et an dehors par toutes las puissances temporeUasT boss. i« Tellier. Sa fkveur, attaquée par tant d'endroits, est si hautement rétablie que.... 10. ib. Votre CfFurpar un maître attaqué cha<|ue Jour, VOLT. /a(rr,tv, 8. || Atteint, alTcclé. Attaqué d'une maladie soudaine. Il a le poumon attaqué. Il Proverbes. Bien attaqué, bien défendu; c'est-k-dire la défense n'est pas moins vigoureuse que l'attaqua.

ATTAOITKR (aU-ké) , V. a. Il 1* Diriger un acte de violence sur, engagerun combat, une lutte. Atta>|ucr l'ennemi. Attaquer une place. Des voleurs l'.ittaqui^rcnt sur Is grande route. Croyez-moi, plus j'y pense, etmoins je dois douter... Que deJésabella llile sanguinaire Ne vienne attaquer Dieu jusqu'en ton sanctuaire, bac. Athal. i, i. Plus vous la pouvez accabler d'inf.imic, Plus elle vous attaque en mortelle ennemie, m. Nicom. m, 4. ||l* Fig. Atta-

3uer quelqu'un par la corruption. Attaquer les droits e ()U''I'iii'uii r.et ouvrage attai|ue la religion, les mn t: l're fut vivement attaqué dans les

r.lmt; I qui ne défend pas un ami qu'on

.itl.iL ion qui a été atUquée par plusieurs

phil '■ "1 un» opinion qu'on atlaqiieni vi-

vfni' ' i ■' ' ! ' 'ilor

UW 'il-

t\)lr. ||4' Indic. Le ^

attaque te fkr. La 11. Dans cotte opéruiion, il ' '.'artère. || •* Kntre-

prcndr''. • i'sttaquerïi. J'aimv

a «>■ .l'.i'c de certaines gens,

»*v :;.^p un poi«*in servi sur

1» lnliir y nuaijurr quri ;u un de conversation, lui tànmn la paroi* pour l'ointer * parler. lit reine y'fWy» l»pT«^IU^ro, »«v. un. Je ne suis point PJHoonaà ivealer kinqv'on m'attaqua d'amitié.— Mtoriqut t'as! d'amour qu'on vous attaquât Mot. *"^"' "•• '•IHtatwmai d« manège, piqutr un «•val dw d«ut épanns k U fbi». || Rn tanBM 4a ■usMiua. btaa tttonar la nota, doonar JuMa me

!**y.'— *^ ' Ni"»»»» o" PMsa vlTCUnt I ni imMs da mariM. attaquer une Ile. un

ATT

cap, a^en approcher pour tes rteomuttre. || Rn tannas de chasse, tanasr la bêla an mettant les chiens sur sa trace. || En tannas d'exereiea militaire, atiaqnar l'arma, saisir vivament le (bail dans letdlvtrtasafBl<tes. Iiy* S'tttaquer, t. réfl. Diilgir une Alta'iue conire. S'attaquer aux honnélas

le soi. La mal s'attaqua si : ons. Vn valet qui s'attaqua k M>a maître, mol. Atnph. m, l. .s'attaquer k mon choix, c'est s'en prendre k moi-mémo, ooaM. Cid, II, 7. On souflre aux entretiens ces sortasdaoombats. Pourvu qu'k la personne on na CatU«nia pu, MOL. F. Mr. IV, a. || t* Stro attaqué, en pariant des choses. 1.0 poumon s'attaque. Il •* S'aitai|ucr, en parlant de plusieurs. Ils s'attaquAreol l'un l'autre avec violence.

— RKM. La locution t'alla/ixitr à n'est explicable que par cette remarque (pie attaquer est le même que attacher (voy. tache et tachp n). S'attaquer à ne se comprendrait pas; mais d sa eompren'l tr6s-bien avec le sens ; |ua l'usage y a donné.

— SYN. ÀTTAOD» oowoo'tm, s'ATTAOtma k OBBLOu'L'ri. Attaquer quelqu'un, c'est diriger contre lui une attaque, qui est un acte momentané. S'attaquer k quelqu'un, c-.'ist :« ipnn.lr.. K partie, en faire l'objet d'une I longtemps.

— HI.ST. xn* s. A iro k, se jeter sur], Moirr. i, m. Nous n'aiuuiuons pas une bcsto ou une pierre quand elle nous nleco, id. m, 1 10. On ne doit point désirer que si puissans monarques s'entr'attaqiieiit, la.ioue, Isa. l.k s'attaqua une trè.i grosse escarmouche, id. sa?. Attaquer , d'attacher qui est le rray mot et nayf, it. est. Du nouv. lang. p. Si.

— tm. Bourgnig. ^(a^uai.-ospagn. aiaear;Hai. aKauare. AUaqiier n'est que la prononciation picarde et flamande &aiiacher (voy. ce mot).

t ATTAQCBUR ( a-ta-keur) , s. m. Celui qui attaque.

— III8T. xn* s. Il y a de si pauvres aiuqueurs de

filaee, qu'ils travailleroyent doux mois k former seuement un ravelin, lanouk, StO.

— ÉTYM. Aimqutr.

t ATTARDP., Ce (a-tar-dé, dée), part, paui. Attardé et surpris par la nuit. || Fig. Poètes, par nos chants, penseurs, par noa idées, Hltonsversla raison les imes attardée*, v. saoo, Vois, i.

t ATTARDKB (a-Ur-dé) , «. a. \\ f Mettre en retard. Il 1* .S'altnrder, n. rffl. Se mettre en retanl. Il Se trouver hors de chez soi k une heure avancée du soir ou de la nuit.

— RIST. xi' s. Mais Blancandrins qui envers lui s'atarge, Ch. de Uni. xivii. || xii* s. Ne voua stargcz mlo, Rnnc. p. M. Chevauchez, rois, ne soiez alarjans, ib. p. a4. Vint uns m^s [messager] k U court,

3ui ne s'atarda mie, Sas. xxiii. || xni* s. Dont se ressa 11 roys, n'i volt [voulut] plus atargier, Bertr, XI. Et U dus de Venise ne s'atarja mie, villeh. lxxvi. On ne doit pas le plot alongier, ne atargier outre l'espasse de deus assizes, rkaum. xxxix, sa. || xrv* s. L'eporvier se elTroidit et attardist , quant il est foulé ou grevé par les oiseauli, Kénagitr, ui, s. || xv s. Le roi respondit que follement deux fois ils [les seigneurs anglais] avoient chevauché outre sa defenae; pourquoi ils i'avoient courroucé et «ttargié leur payement, raoïss. n, n, m.

— BTTM. À et tarder; picard , otor^fr; wallon, ^attargt; namurois, /a-ttouryt; rouchi, t'atarger. Iji forme ror^^r suppose un bas-latin rardtar<.

t ATTEIOlirElfKin' (a-té-gne-man), ». m. Action d'attcindr* «t rémiltat de cette action.

ATTi 11 1 tin-dr") . j'attoins , nous attei-

imons. it; j'atteignais; j'atteignis; j'at-

■ "' . I "■■■n'irnis; atteins, atteignons; que j'at-

qup nous atteignions; que j'8tteignis.se ;

.. .. ......int; atteint. t>. a. || 1* Arriver k toucher, au

propre et au flguni. Cet enfknt brise tout ce qu'il atteint. U vigne atteint te premiorétage. ||l^g.Vous n'avez pas encore atteint l'kge où je cours , rac. PhM. m, a II Le bM a, cette année, atteint un prix trésélevé. L«*perlesn'atteiinientpas le prix du diamant. ||>* Frapper do loin. Atteindre le bol en TiMoL Atteindre avrc U fronde. Etre atteint par le feu du ciel. Il Atteindra son but, réussir. || ng. Toucher, léser, ooDoemar. Ce ooap atiaignlt baauooop d'hooimai da Man. Il tut attaliit d'une maladia. Oa soapfon ne paut atteindra un paruU eaiaotlra n a «i atteint dans sa fortune par laa évIoeiMais BoBUquas. Il I* Joindre an ehaoinut, ao ebamu. Oo eut beau courir, on ne put atteindre le voleur. On tlittainit maigri l'avance qu'il avait. Noos atteladroaa le vllUge avant la nntt || ris. ("mt tnatadre

ATT

e«ix que nous regardons eomme supéri-ur» !>'■• belle ardeur la Jeunesse animée Par lo

énre ive atteint ma renommée, ooa.i g.

lu perdent da vue leurs é«aux et attetgneni ics inus gran^ saimaors, u aaor. s. || 4* r. n. Panraair avee alTort, diflieiillA. Vous na pourrez pas aiteiMdn au dernier rayon de cette faibUothèoua. A peiiia la vm peut-«lle atteindre k diseemsT u partie du eial «i le* sépare [deux étoiles] , la aacT. is. Kt sans atteindre au but oA l'on ne peut atteindre , MALn. v, to. Un seul jonr peut atteindre k tant de renommée, F.t ce beau jour luira bieniftt, a. cntn. ïambe *. La découverte du ealeul inflniiéslmal, que Newtoo a faite, a donné lien de dire au savant Halley q«*L n'est pas permis k un morlal d'aUaiodre de plus prts k U divinité, votT. IxmU XI f, eh. M. Les maonis écrivains de Rome sentaient Man qu'U était plus aisé d'imiter la boufllssare des oraiaun da Ykâ», que d'atteindre k l'éloquente simplicité de OéaM* sihéne, u RAira, Courz de litUr. t. o, p. S78. Il S* S'atteindre, r. rifl. Se frapper, se bleuer. En vouUnt atteindre son adversaire, il s'est atteint lui mémo.

— 8m. I. AmimaB, «.«.et attsmosb, v. n. On doit dire atteindre un certain Ige, parce qu'on atteint les années sans dirBeulté, sans aflort. On doit dire atteindre k laperfection, paroa que. pour parvenir k la perfection, il y a <les difBeuité* k vaincre, des elTorts k faire. Atteindre Paul at atteindre k Paul voudront dire : le premier, que l'on court après Paul et qu'on io rejoint; le second, que Paul est placé hors de notre portée, et que nous arrivons jusmi'k lui avec effort. En un mot, allatndra, verbe actif, a unesigni'catioo générale, etpaM ausai bien se dire quand il n'y a pas effort que qnaad il y a effort ; atteindre k a une signifleatioa plus particulière et implique un effort queloonque. i; S. ATTEiNoni, AVBiNOHB. Quand on touche seulement une chose, on l'atteint. Quand on la prend et qu'on l'omine k soi, on l'aveint. La <'. <t

très-précise; et c'est une faute grave <;

teindre pour aveindre.

— HIST. zj« s. Et se de (0 [il] fUist stiot de U justice lu roi.... L. de Ouill. t. Nés (il ne les] poel garder que mais ne lai ateignc, Ch. delM. t. Vers Saragoce il les vont steignaut, ib. clxxvi. ||xtr s. Gui il ataint, tostestk mon livrez, Aonc. p. 7». Se jk [je] pourrai Jusqu'k s'amour ataindre, CoMcf , n. Que cil ne soit auins de l'heresio [en amour), Qui désormais ne vous rorra amer, of*»;»**, RntnaneiTo, p. 109. Tantost [il] fait la ; >r [déshabiller] etdesçaindre, Et la i û [il] la putataindre, kotxn. ut bakt. iiomaïu. p. ■«. Et si ne poras aiignreklei [elle], ST U*H. sta. Jl xur S. Un lien [elle] a auint, [k) Tybart (elle] l'a présenté, Berte xv. Car si l'a voit auuDie et la pluie et la bise, ib. zxxi. l'ns r.insi.ius t'ot alainta parmi sa destre joue, ib. x ;>ii ferai mais ce chançon, ne chant, V bée k nuie amourataindre? ANONTV: . ,>..'< i u.,c<. Et gastoient blés et vu ignés et papl !!° i <lu^iru'.v)ient quankes ilataignoiont, ' ■ <, p. 74. Renan lidist : amie cbicre, I' voi-je si aleinleT Hifi. S4SS6. Et se il ainsi ne le petit pmer, U est alainl de force faite an seignor, Àm. 4* Mr. i, >si. Calai qui viaut [veut] son plait aiaindnt dait dira oa qaa besoin lui est k fariar ptfolaa, A. 74. n sera Maint et prové eome home iiui defkot de venir teira dralt à home qui se claime de lui, ib. et. Ooiconquaa aai pris en cas de erieme et atains du cas si comme d* murdreou de tralson, d'omidda ou datemne aflbr cier, il doit estre traînés et pendus, BtAim. nx, i. U sires qui le veut ataindre da sarvilnde, le doit sivir par devant le segnanr aor qui U est eonqnaas [couchant] et levans.... in. ttf. •. H nv* a. R m telle fin peut estre atainte par pmtonta moiena, las sagas regardent par lequel œ peut astre Ihtt plaala- ■IflrMMnt et mieux, okumb, Bth. a?. || vr a. Tut âievaaaha le comu da Haniitoa et OomoaaiUe, qu'ils aciaindirent las DofBoois, et fnpporaai sur eva boodement, rtum, «4<s. || rn< a. iWéa avoir tasché de tout dire, )e voy bien quIts'eB nm btauooup que je n'atteinda k l'exoeUenoe, caLv. IMsni. 40S>. La fortune partbumit œ k quoy Vu% n'kvoH peu aiuindre. Moitr. i, 144. Voilk l'cxtreM point où la cruauté puisse atteindre, n». n, <>«. il Mi hnbfr llralla plot prat dn boid, o* a In ponal at-

, m. n, I7«. Ootad on est iMiMl d'Une Mim.... ip. IV, 07. Tkrpeina tU anaii ky aaoint at convaincu da trahUan à la pon^ saHada Romuhu, amiot, Neai. aa. Lt Im alk lao- Jous ainsi oroisMtit an long dis uliniwm, jnsqaas à oa qui! attaigntt an piM fenaii. b. 0mm, •. Pari-

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des fut alors attaint de la peste, id. Péricl. 72. Il B'est point raisonnable, que celuy qui ne tire point attaigne au blanc, m. P. jEm. 32.

— ÉTYM. Wallon, alére ; proTenç. ateigner ; d'allingere, de ad, à, et tangere , toucher (voy.

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