‹ Dictionnaire de la langue française (volume 4)Chapitre 207 sur 504 · TVER · texte numérisé non relu

TVER

— ÉTYM. Provenç. aterrar; ital. «'■ ■ à et de terre. L'Académie, k cflté de - it aussi atUrer; orthographe k rejeter, car irrrr ciant 1* radical, c'est introduire une anomalie qui dérouta.

ATTERRI, lE (a-ti-ri, rie), pan. pamL Le navire une fois atterri.

ATTERRIR (a-té-rir), «. n. Terme de marine. Prendre terre. || U se conjugue avec l'auxiliaira atoir, quand il a'agit d'une actioii : la chalmqie a atterri k marée montante: avec l'anxiliaira Hrt. quand il s'agit d'un état : la chaloupe est atterri* dans une crique.

— lIIST. XIV* s. Se inondation d'eaues et de ravoir* survenoient, les diz tcrraiiu {>ourroient descendre au dit vivier et lui remplir et aterir [remplir de terre], nu cange, alororr. || rvs. La aile liefferme est toute en un lieu où il souloit avoir un vivier, qui pieça atemt et vint en prez, id. ib.

— ETYM. À et terre. L'Acail6mie indique auasi l'orthographe oli^rtr, qu'il laut rejeter (voy. at-

TEBBia).

ATTERKISSAGK (a-té-ri-aa-j'). i. m. Terme de marine. Action d'atterrir, de prcndr»- terre.

— CTYM. Atterrir. L'Académie indique auasi l'orthograplie attiriaaçe, qui est mauvaise (voy. attehreb).

ATTtntRISSEMENT (a-tè-ri-se-man), s. m. Amas terreux qui se forme sur les cèles par l'action dea fleuves ou de la mer. Les atterrissementa augmentent vite; ils devaient augmenter bien pfaia vile encore dans lea commencements, lorsqne lee montagnes foumiaaaient davantage de malériani aux Hco» Tes, CUV. R^t. p. 147.

— HIST. xnr* s. Gautier de Bonelle recevant une mote, appelée atterissement en l'yaue de Seine, do CANCK. a/lerwsammlMm.

— fiTYM. itf«rr<r, dana le tena andan, qoi en remplir de terre.

ATTESTATION (a-tè-sta-sion ; en poésie, de cinq syllabes), i.f. Action d'attester; témoignage qu'on donne k quelqu'un. Muni des atteelatioaa la* plu* honorables.

— HIST XV* S. Wealon futt rte fort blasméde grandes atteautiona et injures qu'il avoit fait, tto camob, oitMtotio. llxvTs. Jurement est uneattestaiioa [action de prendre k témoin] de Dieu, pour confermer la vérité de nostre parole, calv. fwt. *as. La* légionnaires apportent oertifBcat do leur service, que l'on appelle attestation deServiny, cahl. vu. s.

— CTYM. Provenç. nItailBisow ; espsgn . aleitaeioHi ital. altedaiioiM; de alUsIorioiMm . di: atlettari (voy. ATTïaTma).

ATTBSrt, ÉB (a-lk-alé, alée). fcrt. ptui. U fut atteaté par lea lénoiaa. Son éloqnanee attaaiéa par aea ouvragée.

ATISSm (a-lk-alé), *. «.Ht* OHlito'. Il atteste que U eboee s'est ainsi paeeé*. n bow atiaatt le fait. Il t* Servir de itaoign^*. Toaa lea 1 monta historiqoea attoaHot que. See larme* tirent son repentir. |i •• Prendre k témoin. Ne 1 a-t-il pas racheléT n'a-t-il pas satiaCait pour vœ pé> chésT j'atteste io votre oonaciaoo*, naoï. 1, 7.N* fais point d'antre cfioM, el j'atlaaie lea diena Ou'ao lieu de te haïr Je raai aimeni Btea, oobh. Aer. D, a. 11 n'atiael* Jaaaia qve leora aona odie«x [dea idoiea], aac EmK a, t. Ifan dontea fm, madiwi. et fattasle lea dten QMMijour* Bérénloe «at présente k mea veut. m. JM^. u, *. Porqnai 1

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du ciel attester !a puissance? m. ib. Voici ceCapitole et ces mêmes autels Où jadis attestant tous les dieux immortels.... volt. Brutus, i, 2.

— HIST. xiii* s. Pour ce que il voult [voulut] mieus sa raison [discours] atester, Ch. d'Ânt. vii, 493. Il XVI' s. Il y a bien outre plus quelques autres exercices externes, desquels nous usons en public pour attester de nostre repentance, calv. Inst. 473. Pour les attester, et asseurer qu'ils n'auroient aulcun mal ny dommaige, carl. iv, 2). Appellantsur eulx et attestant la vengeance divine, mont, ii, 33. Car lorsque femme à un amant conteste. Son contester signe d'amour atteste, marot, iv, tto.

— ÉTYM. Âttestari, de ad, à, et de testis, témoin (voy. ce mot).

ATTICISUE (a-tti-si-sm"), s. m. Délicatesse de goût et de langage. Princes qui ont su joindre aux plus belles et aux plus hautes connaissances, et l'atticisme des Grecs et l'urbanité des Romains, LA BRUY. f2. Plaisanteries qui n'avaient rien de l'atticisme grec , volt. Jenni, 7. 112° Terme de grammaire grecque. Forme particulière au dialecte attique.

— ÉTYM. Àtticismus, de àTTix«r|xèî, d'àrtixài;, attique; ainsi dit parce que le parler et les écrits des Athéniens étaient renommés pour une fleur particulière d'élégance.

ATTICISTE (a-tti-si-sf) , «. m. Nom donné aux écrivains grecs qui s'étudiaient à reproduire dans leurs écrits les formes des auteurs athéniens.

— ÉTYM. 'ATTixiaTTi;, d'àTTtxoi;, attique. ATTIÉDI, lE (a-tié-di, die), part, passé. Rendu,

de chaud, tiède. Une si juste ardeur devrait être attiédie, corn. Cinna, i, 2. Je ne trouve partout que des cœurs attiédis, crée. Élect. m, 6. Ainsi qu'un astre éteint sur un horizon vide, La foi, de nos aïeux la lumière et le guide, De ce monde attiédi retire ses rayons, LAMART.i/orm. i, 6. || Rendu, de froid, tiède. Quand.... les heures de midi. En vous enveloppant comme un manteau de soie. Feront épanouir votre sang attiédi, lamart. Harm.

Il, 8.

ATTIÉDIR (a-tié-dir), v. a. || 1° Rendre tiède ce qui est chaud. Ce bain est trop chaud, attiédissezle. Il 2° Rendre tiède ce qui est froid. Lorsque la mer flue de la zone torride vers notre pôle pendant notre hiver, non-seulement elle en adoucit la rigueur sur nos côtes, en attiédissant leur atmosphère par .sa chaleur.... bern. de s. p. Harm.l. v, Harm. anim. Il 3° Fig. Rendre moins ardent, moins vif. Elles ne ralentissent passa foi, elles n'attiédissent pas son espérance, MASS. Car. Fautes lég. Vos froids raisonnementsne feront qu'attiédir Un spectateur.... boil. Art p. m. L'amitié que la présence attiédit, quel'absence efface, chateaub. René, <83. La démarche violente de la noblesse attiédit les préjugés des hommes de bonne foi qu'elle renferme, et augmente les forces des amis de la liberté et de la paix, Mirabeau, Collection, t. I, p. <89. De peur que le goût de la contemplation ne m'attiédît sur l'exercice de mes devoirs, j. j. Rouss.im. IV. Cesgens l'embarrassaient. L'attiédissaient... .LA font. Pet. chien. || 4° S'attiédir, V. réfl. Devenir plus chaud. Cette eau s'est attiédie au soleih || 5° Devenir moins chaud. Éloignez cette eau du feu pour qu'elle s'attiédisse. || Fig. Son zèle s'est fort attiédi. Leur amitié s'attiédissait. Tout est léger; mais je crains que votre âme Ne s'attiédisse et s'endorme en sa flamme, la font. Élégie, vi.

— HIST. XVI' s. L'ardeur première commença à s'atiedir, langue, 675. Â l'occasion de quoy ses ennemis s'atliedirent un peu, amyot. Aie. 33. Qui par douce parole lui [un plus fort] cède et condescend à son vouloir, il attiédit cette première fureur bouillante, m. Hist. jEthiop.

— ÉTYM. À et tiède.

ATTIÊDISSEMENT (a-tié-di-se-man), *■. m.

Il 1" Etat de ce qui s'attiédit. || 2° Fig. Quel attiédissement as-tu remarqué dans sa tendresse ? j. j. Rouss. Ém. v.

— REM. Bouhours dit: m L'auteur qui a tâché d'introduire insidialeur, fait ce qu'il peut pour établir attiédissement. Je ne sais pourquoi cet écrivain ne se sert jamais de tiédeur, qui est le mot propre, Remarques sur la langue. » Attiédissement s'est établi dans l'usage malgré les difficultés qu'il a rencontrées, avec d'autant plus de raison que la remarque de Bouhours n'est pas juste : la tiédeur est l'étitde ce qui est tiède, et l'attiédissement l'état de ce qui le devient.

— HIST. XVI' s. Et d'ailleurs c'est autant de division, et d'atediement, et d'attiedissement à nos ennemis, Sat. Mén. p. 4*.

— ÊTYM. Aliiédir.

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ATTIFÉ, ÉlE (a-ti-fé, fée), pari, passé. Étant bien attifée.

t ATTIFEMENT Mi-fe-man), t. m. Ation d'attifer; résultat de cette action.

— ÉTYM. Attifer.

ATTUfER (a-ti-fé) , v. a. || 1° Parer Elle aime à attifer sa petite fille. || 2° Fig. Ils attifent leurs mots, enjolivent leurs phrases , Régnier, Sat. ix, || 3° S'attifer, V. réfl. Cette femme aime à s'attifer.

— REM. Ce verbe est famiber, et a quelquefois une teinte d'ironie. Il s'est dit principalement autrefois de la parure de la tête.

— HIST. xv s. Nonobstant que les dames y soyent bien parées et bien attifl'ées, et que moult de belles en y ait, Bouciq. rv, ch. 7. || xw s. Qu'elle se pare et attiffe de mes despouilles, yver, p. 5ïB. Tune viendras es mains d'une mignonne oisive , Qui ne fait qu'atifer sa perruque lascive, rons. (86.

— ÉTYM. À et l'ancien français tiffer; plémontais, tiflè; anc. angl. tife, parer la tête; du flamand tippen, couper le bout des cheveux.

ATTIFET (a-ti-fè), s. m. Ornement de tête pour les femmes. Mais bran, bran, j'ai laissé là-bas mon attifet, RÉGNIER, Sat. n.

— ÉTYM. Attifer.

t ATTIFEUR (a-ti-feur), s. m. Celui qui attife.

— HIST. XVI" s. Ces hercules desguisez es tragédies, lesquels achètent la peau d'un lion chez un peletier, une grosse massue chez un charpentier, et une fausse perruque chez un attifeur, rons. 68B.

— ÉTYM. Attifer.

■f ATTINTER (a-tin-té), v. a. Terme de marine. Établir un objet quelconque sur des tins, qui sont des pièces de bois horizontales un peu inclinées dans le sens de la longueur. On dit de préférence tinter.

— ÉTYM. J , et tin, pièce de bois.

ATTIQUE (a-tti-k'), adj. Conforme à l'atticisme. Goût, finesse attique. Ses railleries ne sont point froides ni recherchées, comme celles de ces faux imitateurs du style attique, mais vives et pressantes, BOIL. Longin, Sublime, 28. Au sel attique, au riant badinage. Il faut mêler la force et le courage, VOLT. Ép. 3. Il Dialecte attique , le dialecte par ticulier aux Athéniens. || Les auteurs attiques, ou simplement les attiques, lesauteursqui ont employé ce dialecte. || Ordre attique, petit ordre de pilastres avec la plus courte proportion. || Année attique, année luni-solaire de 12 ou de t» mois, en usage à Athènes.

— ÉTYM. 'AtTixi;, qui appartient à l'Attique. ATTIQUE (a-tti-k'), s. m. Terme d'architecture.

Il 1' Le dernier étage qui termine le haut d'une façade, et qui n'a ordinairement que la moitié ou les deux tiers de l'étage inférieur. || 2» Un petit étage exhaussé , décoré de pilastres ou sans pilastres , qu'on élève au-dessus des pavillons angulaires, ou au milieu d'un grand bâtiment. || Attique continu, c'est celui qui règne au pourtour d'un bâtiment sans Interruption. || Attique interposé, c'est celui qui est posé entre deux grands étages. || Faux attique, sorte de piédestal continu placé au-dessus de l'entablement d'un ordre d'architecture , et moins haut que l'attique. || Attique de cheminée, la partie revêtue de plâtre, depuis le chambrîmle jusqu'à la première corniche.

ATTIQUEMENT (a-tti-ke-man ) , adv. Terme de grammaire grecque. Dans le dialecte attique.

— ÉTYM. Attique, et le suffixe ment.

t ATTIRABLE (a-ti-ra-bl'), adj. Terme didactique. Qui est susceptible d'être attiré. Il y a des métaux qui ne sont pas attirables à l'aimant, à la température ordinaire, et qui le deviennent par la chaleur ou par 'e froid.

— ÉTYM. Attirer.

t ATTIRAGE (a-ti-ra-j'), s. m. Poids d'attirage, les poids du rouet d'un fileur d'or. Cordes d'attirage, les cordes qui soutiennent un poids.

— ÉTYM. Attirer.

ATTIRAIL (a-ti-ràll , Il mouillées) , s. m. 1 1 1° Assortiment de choses diverses nécessaires pour certains usages. Attirail de chasse, de guerre, de toilette. La vaisselle d'argent , les cuvettes , les brocs. Les esclaves de bouche, et, pour dire en deux mots. L'attirail de la goinfrerie, la font. Fab. ii, 20. || 2° Familièrement, grande quantité de choses inutiles, bagage superflu. EUe ôta tout l'attirail dont on se défait, HAMiLT. Gramm. 4. A quoi servent les cérémonies et tout l'attirail lugubre qu'on fait paraître à un mourant dans ses derniers moments, qu'à lui exagérer la perte qu'il va faire? montesq. Lettr. pers. ] 40. Il 3° Fig. L'attirail de vos vanités et de vos pom- [ pes mondaines, fléch. i, 328. L'on écarte tout cet attirail qui t'est étranger, pour pénétrer jusqu'à

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toi, qui n'es qu'un fat, la broy. 2. Vous ne pouvez aimer que d'une amour grossière. Qu'avec tout l'attirail des nœuds de la matière, mol. F. sav. rv, 2. Les reproches, l'aigreur, la tendresse, les menaces, et tout l'attirail d'un amant qui croit gronder avec raison , composaient cette épitre , ham. Gramm. 8.

— ÉTYM. Attirer, dans le sens de parer, arranger. L'ancien français avait atirance et atirement.

ATTIRANT, ANTE (a-ti-ran, ran-f), adj. || 1' Qui attire, qui plaît. Par ces mots attirants sent redou- , hier son zèle, boil. Lut. iv. Parlez, bontés attirantes d'un Dieu , boss. Jug. 2. Ce qui est excessif, loin d'être le plus attirant, n'est pas même le plus solide ni le plus durable, ID. Marie-Thér. La commisération, la bienfaisance, toutes les passions attirantes et douces, J. J. ROLSS. Ém. iv. Si l'on a soin de rendre ces jeux attirants pour le pubUc, id. Pal. 4. Il 2° Attirante, s.f. Nœud de ruban que les dames s'attachaient jadis au-dessus du corps de la jupe.

ATTIRÉ, ÊE (a-ti-ré, rée), part, passé. || 1" Le fer attiré par l'aimant. || 2° Fig. Attiré par la beauté du site. Où courez-vous, morteb abusés, et pourquoi allez-vous errants de vanités en vanités, toujours attirés et toujours trompés par des espérances nouvelles! boss. Panég. Ste Thérèse.

ATTIRER (a-ti-ré), v. a. || 1° Tirer vers soi, faire venir à sol. L'aimant attire le fer. Le guerrier et le politique, non plus que le joueur, ne font pas le hasard, mais ils le préparent, ils l'attirent et semblent presque le déterminer, LA bruy. I2. || 2' Fig. Ceux que la nouvelle avait attirés. Attirer par des récompenses , par l'espoir du gain. 11 attirait la jeunesse par ses oplnlonshardles.il attira tous les regards. Sur ce site enchanté, mon âme qu'il attire S'abat comme le cygne, et s'apaise et soupire À cette image du repos, lamart. Ilarm, 1, lo. C'est ainsi que Mane- Thérèse attira par la prière toutes les vertus dans son âme, Eoss. iforfe-T/i^. Vos prières me pourront attirer après vous, balz. Liv. VI, ielt. 2. Il sut attirer ma confiance, fén. Tél. xv. Qui en choque un, se les attire tous sur les bras, mol. Festin, v, 2. || 3° Apporter , procurer , causer. Attirer sur quelqu'un l'envie. Il s'attirait sans cesse de mauvaises afl'aires. Une tromperie en attire une autre. Hélas! combien un crime en attire d'autres I fén. Tél. xix. Quand l'éloignement de ce grand ministre eut attiré celui de ses confidents.... boss. le Tellier. Dieu mo garde de m'attirer jamais l'inimitié des censeurs de ce poète, que le séjour de deux mille ans dans le tombeau n'a pu garantir d'une haine si implacable, montesq. Lett. pers. 36. || 4° S'attirer, v. réfl. Les corps célestes s'attirentles uns les autres.

— HIST. XII' s. Il broche le cheval, de lui ferir s'atire, San. x. ||xiii' s. Lui [elle], sa fille et Tybert, tous maus [tout mal] en eus s'atire, Berte, XIV. Que droit au point du jour convient qu'ele s'atire [se pare] , t6. xiv. Il convient que nous allrons avant, llquel de nos barons remanroni ichi pour la terre garder, H. de valenc. un. Le soudanc avoit ainsi atiré [convenu], que le samedi devant l'Ascension en li rendroit Damiete, et 11 rendroit le roy, JoiNv. 244. Le jour de la saint Nicholas commenda le roy que il s'atirassent pour chevaucher, m. 2)0. Et il et ses chevaliers saillirent de la galle moult bien armez et bien atirez, id. 21 b. Le roy qui sot ces choses, atlra (disposa] son host [armée] en tel manière que le conte d'Artois son frère garderoitles chaz et les engins, id. 222. || xv s. Le deable subtile et attire nuit et jour à bouter guerre et haine, froiss. u, II, B2. Il xvi' s. La crainte et la desfiance attirent rofl"ense, mont, i, <34. Alfrez par la bonté et fertilité du terroir, id. i, 233. Comme l'aimant attire une aiguille, id. i, 2*6. Le grand roy le voulut attirer prez de lui à force d'offres, id. iv, 3«7. D'advantage, cela estoit une emorche, oui attirait les jeune* hommes à se marier, amyot, iyc. 26 £t ainsi ayaat attiré l'ennemy eu plaine campagne, m. Pyrrh. 46.

— ÉTYM. À et tirer; provenç. atirar; ital. allirare. L'ancien français a essentiellement le sens de préparer, arranger, orner, .sens qui s'est conservé dans l'anglais, ta attire.

f ATTISE (a-tiz') , s. f. Bois que le brasseur met dans le fourneau sous la chaudière.

— ÉTYM. Voy. attiser.

ATTISÉ, ÉE (a-ti-zé, zée), pari. pcssé.\H' Le feu ayant été attisé. || 2° Fig. Les haines attisées par des rapports mensongers.

t ATTISEMENT (a-ti-ze-man), s. m. Action d'attiser

— HIST. XIII" s. Par l'atizement de sa feme qui 1 disoit.... Uist. occid. des croisades, L u, p. 23

fliTP «. Ainil, fur l'alltMoeol <U l«un tidaiiu ro- Hard*, Ml coiitunuiiani iiiutu«ll«mMit,rvn,p. Ma.

— f 1 VM Aiiiier,

.\ Il -zé), «.a. Il l'Approcher le* Uionf

1(1 I ,iia« pour loi fairo brOler. Attiter !•

fc«. il ■' >*■«• LtM. J'oaer.... Approuver la fureur d« voira «npoilM&ent, Loin que par me* dltcuun je ralilM notHnéoM, aac Iphig. lu, a. Noua ariuiia b feu dATonnt à» ia cuovoitiM, koss. Ktctu. 3. Quand on te brOle au feu que toi-mâoie on atUie, Ce n'eat pa* accident, maii c'est une «oltiae, kIoMim. Sat. XIV.

— lliST. XII* a. Adùa amoura mo aernoiit et atlaa De lui Itaj aimer, Couci, xi. Aiez de moi merci, par vo francUiae ; La voftre amour me deitrainl et atiie, auDcra. u( aAax. Romancero, p. ». li'iro cl do mautalant lil] eaprcnt toua [tout enticrj et alise, Sax. sxm. Ilxiii'a. L'uni atiae le feu, et li kjtrea le vente, BtrU, xcvi. Qui une aiguille de fer boute Si que «it perl (parait] prosiiuo loule V.n un poi de liege, et l'atiie X la pierre d'aimant bia«.... Lois xnidiU, p. <H. Demore [relard] let amant alite, la Koi», < ittt. C'eat amur qui loufle et alite La brete qu'el l'a ou cuer mise, ib. tiîs. || xiV ». Pour ce, beau filz, veulx raeaonner. Pour euteignemenl te donner, AIfln que miolx toyei avii4. Se en tel fait et alité, Iii). du bon Jeh. 16l<. || xv* t. l'rinco, se roaulx fortune atite, Sagement s';|r fault gouverner, CM. d'okl. Ual. as. \\ xvr s. Lo prince do Oollet, (ils d'Edouard, roy d'Angleterre, attita le feu do ton mieux pour fortifier son party , Mim. <. du C. ch. • 3.

— 8TY>I. Picard, aliiifr; provenç. od'iar, olujar, atuiar; et^'agn. atiiar; portug. atifar,- ilai. alMiart; boa-lat iXitctnari. de ad, à, et Itiio, tison

(Voy. TISON).

ATTISKOR (a-ti-uur), >. m. Celui qui atUte.

— ETVM. Alliitr.

t ATnSOIR (a-ti-ioir) ou ATTISOîJNOIR (a-Ulo-noir), ». m. Uttensile qui. dantcertaiiitmétiert, ter! à attiser le feu.

— IllST. XV' a. Jehannet frappa Kavcilly d'un fourgon ou aliieurdo four, qu'il tenoit, i>u oAMOa, atiicinari.

— tnu. AUUir.

ATTITRÉ, t& (a-li-tl*. Ir«e), part. pat$i. Il 1* Oui est eu ttire. Let foumisteurs attiir6s de la maiion du prince. L'Kxodo représente les sorciers •Idtrtede Pharaon, VOLT. PAit.ii, 4«. ||l' Kn mauvalte part. TAmoinsallilrte, témoins soudoya» pour paner de faux témoignages. Aaaaiaint alUtréa, ataatalnt k gagea.

ATrmiKR (a-lt-tré), r. a. || 1* Donner le litre, la prtférance pour un objtl. || 1* Kn termes do ebasiio, attilrer les chiens, let poter dant des relais pour attohJre le gibier.

— IllST. xn* t. X cesi lieu servir furent dui pruveire [préuet] atiielé, Moi'i, a. ||xiv a. C'est chose •dUttrfle, TVail^ d'aUh. 869. || xvi* a. Solon s'etmerveilloit de ce que Thaïes n'avoil Jamais voulu

Î (rendre femme pour avoir des enfans : Thaïes no uy retpondit rien tur l'heure, mais quelques jours apr^, il aititra un oslranger, qui ditott venir tout bwetaament d'Alliencs, uiyot, .SoJon, ». l'ublicola BMdoil peine d'augmenter cette sédition, ayant des bommea aitiltrez pour ce faire, id. l'ubl. tx. l'ompelus lui attil; -a une amorche do dix cohortet, qu'il envoya piller l.i campagne, leur ayant comi])andé de t'escarior let unt des aulret, id. i'omp. M^

— tm. À et titrt.

AlTrnJDK(a-li-tud'), i. f. ||1' Maniiro de tenir

le eorpt. Cet acteur a de helics attitudes. L'attitude du tetpect, de la soumission. Voici un essai dot plot beaux mouTemcnlt et de\ plus boUos attitudes dont vue dante pultte étrv variée, mol. Bouro. ^nl. I. t. lit font entre eux une danse ornée de toulaa iea alllludet que peuvent exprimer dea gens qui étudient leurs forces, id. Âm, magn. v, inlermMe t. Un comique outre tur la tctne tes pertonnagaa; un poète charge aet detoriptiont; un poiutra qui t»U d'apr^s nature f?roa et exagère une pMaton, un contraste, des attitudet, la hrit. t. Il garteananirant une noble altitude, saihik, .S>nr- Me I, t. U M faut jamais tacrifler l'élocution et lo aiyte k rapMreU « aux attittidaa, volt. Uttr. U ffoOi, la die. t7«o. Il V Kg. Uitpotltion. Ugouver- Mmnt par ton altitude a raatoié let amit de U

— tTTH. Ital. ouititdiMi de apf t'iudiMm , de apnu (voy. km).

tATTOiWJBW» (a-ton-bl-ewr), ». m. Terme de (hMMMTM. (Ninu qui attaque le béroo daaa aon ToL Oaham «Hbeo aitMaUiamir.

— tm. i e( Mater,

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