I. ATTRAIT, AtTB (*4r«, t i. paat
AtUré. Aurait par lat ptomeaae» >itaiL
t. ATTRAIT (a-lr*; la I ae iie, «u j.mnel Vtm lie; det altraiu Inflnia; ditaa : dot a-tiVx inflnU; aiuaiu rima avec (kkt, tnjala, paix, jamaif, tMOokt.etc) a.ai. || fPeaohaat, tnfWialtnn QauA vooi vo'is tonliret attiré k quelque clioaa da ptaa telima, suivez votre attrait, aoss. l^ft. Corn. a7. Laitaeavou» aller k l'ettrail qui voua praate, m. lad- »• TeUe (hmoa], aana aacan attnit pour la retraite, ne conaacra au flalgnaar par pure tm, maib. Toc. < Ce n'att pu qv'U hiUa ■laiardiN «Miaa Iaa ionouont jioar laqnallaa aow alani ptaa d^tirtil, u. Conftr. Titm. H aaalan titrait aaeralpow oe noaval élahiiin■a■^tB. Ikom. UftttontaMpioftiaaaaa»
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tais un attrait violent vers la môme '•^rrirre, mder. Essai sur Claude, liv. ii. || 2° Qualité attrayante ; ce ^fuiattire. L'attrait des plaisirs. Combien d'ftmesappelées sont infidèles à l'attrait de leur vocation I mass. Prof. <. Il[lefauxdévotlniiltiveles femmes, et, entre celles-ci , les plus belles et les mieux faites : c'est son attrait, labruy. (3. De l'aimable vertu doux et puissants attraits I rao. Esth. ii, 7. Les objets les plus indifférents ont des attraits dans un nouvel entêtement, HAMiLT. Gramm. 6. Quels attraits pensestu qu'ait pournous la couronne? corn. Hodog. ii, 4. Et vos discours pour elle ont de si grands attraits, ID. iVîCom. m, S. Si la prière vous offrait des attraits sensibles, MASS. Prière. Qu'il donne à sa parole ces attraits si heureux pour la conversion des pécheurs, ID. Parole. Ses cheveux avaient servi d'attraits à la volupté, ID. Magd. Le secret et l'impunité ne sont pas pour lui des attraits pour le vice, ID. Petit car. Dimanche de la Passion. || 3° En termes de spiritualité, les attraits de la grâce, les douceurs intérieures qu'elle fait éprouver. || 4° En parlant des femmes, les beautés qui charment. Le destin d'Oresle Est de venir sans cesse adorer vos attraits, rac. Andr. ii, îi. Viens voir tous ses attraits , Phénix , humiliés, ID. ib. II, 5. Lassé de ses trompeurs attraits. Au heu de l'enlever, fuyez-la pour jamais, id. ib. m, i. Ma rivale, accablant mon amant de bienfaits, Opposait un empire à mes faibles attraits, id. Baj. i, 4. Elle brillait de mille attraits, et ce n'était qu'agrément et que charmes que toute sa personne, mol. Fourb. I, 2. Il 5° Terme de pêche. Appât, amorce.
— SYN. attraits, appas, charmes (dans une femme). Ces trois mots expriment les beautés qui dans une femme saisissent les yeux et les captivent. Le-, attraits, c est ce qui atliie; les ajipas, c'est ce qui amorce; les charmes, c'est ce qui exerce une sorte d'enchantement. Dans la Toison d'or de Corneille, III, 4 , Hypsipyle dit à Médée : Je n'ai que des attraits, et vous avez des charmes; ce vers, justement blimé par Voltaire à cause du jeu de mots, montre pourtant que charmes est plus fort que attraits.
— HIST. jrni' s. Hersent l'acole, et cil se tret En sus, n'a seing de son atret, lien. (240i . Hom qui est marcheans d'iaue puet faire son atret par desus le pont et par desouz, Liv. des met. 287. || xv° s. Jean de la Faucille s'en vint demeurer à Nazaret, une très belle maison, et là fit son attrait [établissement] tout bellement, froiss. ii, u, 63. || xvi" s. Donnant toujours quelques nouveaux attraits [amorcesj à ceux qui la regardoient, desper. Contes, lxvi. Il luy estoit défendu de parler à moy, ny de me faire aucun attrait quand je venois à Chasteaubriand , carl. i, 21. Et toutefois, oultre ces attraicts là, encore establit il note d'infamie à rencontre de ceulx qui ne se voudroient marier, amyot, Lyc. 27. Les donations procedées ny de sens aliéné, ny par attraicts et allechements de femme, id. Solon, 40.
— ÉTYM. Attraire ; provenç. atrag ; ital. attratto.
ATTRAPE (a-tra-p'), s. f.\\ 1° Piège pour les pigeons et le gibier. || 2'>Tromperie, chose qui attrape. N'y touchez pas, c'est une attrape. Au milieu de huit ou dix boites d'attrapes une autre boîte garnie de bonbons, J. J. Rouss. ^m.ii. || 3°Technologie. Sorte de pince coudée qui sert à retirer les creusets du feu. Il Terme de marine. Cordage qui retient, arrête, as-
. sujettit.
— HIST. XVI* s. Ce sont comme attrapes pour attirer l'argent du peuple , CALV. Instit. 966. Sommerive, ayant eu nouvelles que Mouvans et Soreze venoient au secours, voulut leur dresser uue attrappe, d'aub. Uist:i, <48.
— ËTYM. Voy. attraper.
ATTUAPË, ÉE (a-tra-pé, pée), part, passé. Vous voilà attrapé, dit le père, pasc. Prov. 7. J'y ai déjà été attrapé, ID. ib. *.
ATTRAPE-LOCRDAUD (a-tra-pe-lour-dô) , s. m. Voy. attrape-nigaud.
— ÉTYM. Attraper, lourdaud.
t ATTRAPE-MINON (a-tra-pe-mi-non) , î. m. Hypocrite qui attrape les simples. || Au plur. Des attrape-minons ou des attrape-minon.
— ÊTïM. Attraper, et minon, nom familier du chat.
ATTRAPE-MOCCHE ( a-tra-pe-mou-ch' ) , s. m. Terme de botanique. Nom de diverses plantes qui ferment leurs feuilles ou leurs fleurs dès qu'une mouche, un insecte s'y pose. || Au sing. on peut dire aussi un attrape-mouches , suivant que l'on considère mouche collectivement ou individuellement' au pluriel, des attrape-mouches ou des attrape' mouche.
— ÉTYM. Attraver, mouche.
t ATTRAPE-XIAIS (a-Ira-pe-ni-ê), s. m. Même sens que attrape-nigaud.
— ÉTYM. Attraper, niais.
ATTRAPE-NIGAUD (a-tra-pe-ni-gô), s. m. Ruse
grossière, qui ne peut tromper que des nigauds. Il Auplur.Vies attrape-nigauds ou des attrape-nigaud.
— ÉTYM. Attraper, nigaud.
t ATTRAPE-PARTERRE (a-tra-pe-par-té-r') , s. m. Ce qui peut attraper, séduire un parterre. N'allez pas vous attendre à de belles tirades, à de ces grands vers ronflants, à des sentences, à des attrape-parterre; style médiocre, marche simple, voilà ce que vous y trouverez; mais s'il y a de l'intérêt, tout es' sauvé, volt, iettr. d'Argental, 28 mai, <759. jl^lu plur. Des attrape-parterre ou des attrape-parterres.
— ÉTYM. Attraper, parterre.
ATTRAPER (a-tra-pé), V. a. ]] 1" Prendre à un piège. Attraper un renard dans un piège. || Familièrement. Que je vous y attrape, c'est-à-dire, ayez soin que je ne vous prenne pas sur le fait, gardezvous de recommencer. || 2° Fig. Tromper. Ce charlatan a attrapé bien du monde. Cette femme attrape son mari. Bien fin qui pourrait l'attraper! Il ne faut pas se laisser attraper comme cela à ce que les amants disent dans leur colère, voit. Lettr. (36. Il 3° Saisir avec la main, saisir au passage. Les gendarmes ont attrapé les voleurs. Attraper un papillon. Il Familièrement. Attrape qui peut, que celui qui peut s'en saisir, s'en saisisse. || Attrape! Sorte d'interjection par laquelle on exprime qu'une personne vient d'être l'objet d'une malice. || Familièrement. Attrape-toi cela, se dit à une personne qu'on vient de châtier ou à qui vient d'arriver quelque mécompte. ||Tenne de marine. Saisir un objet, atteindre un point, un bâtiment. || 4° Fig. et familièrement. Il suffit qu'à la fin J'attrape le bout de l'année, LA FONT. Fa'A. VIII, 2. De quelque façon qu'on prenne la chose, il est certain qu'il aura toujours bien de la peine à attraper le bout de son année, VAIB. Dime, p. -100. || 5° Se procurer par quelque ruse, par quelque adresse. Le pendard de Scapin, par une fourberie, m'a attrapé cinq cents écus, mol. Fourb. m, 7. || S" Avoir une chance bonne ou mauvaise. J'ai attrapé le bon numéro. Attraper un rhume, une maladie. Il 7° Frapper, heurter. Une pierre l'a attrapé à la tête. || 8° Exprimer, rendre avtc exactitude. Ce peintre a bien attrapé votre ressemblance. Cet écrivain croit avoir attrapé la manière de Tacite. Voyez si j'ai attrapé la ressemblance de César, volt. Roi de Pr. toi. Son talent était d'attraper le ridicule des gens, hamilt. Gramm. 7. U avait attrapé le sérieux des Espagnols, id. ib. Le duc de Bourgogne attrapait tous les ridicules avec justesse , st-sim. 206, 29. Je n'ai attrapé de leur manière de réciter que ce qui m'a d'abord sauté aux yeux, mol. Impr. 1. Il Attraper le sens d'un passage, le saisir. X cause de la quantité d'endroits où vous n'avez pas attrapé le sens, rac. Lett. vi, à son fils. || Proverbes. Attrapez-moi toujours de même; c'est-à-dire, vous avez cru me jouer un mauvais tour; loin de là, ce que vous avez fait m'a été utile. || Il courra bien, si on ne l'attrape ; c'est-à-dire on le poursuivra si vivement qu'on le prendra.
— REM. L'Académie, qui écrit trappe avec deux p, n'en met qu'un h attraper; désaccord auquel il faudrait remédier.
— JIIST. xii's. Si m'ait Diex, s'ore estoie escapés, Jo ne seroie mais des mois atrapés, Guill. d'Orange, Variantes, f.n, p. 3(2. || xiu* s. Ne sai comment fui atrapés; Je me sui dusk'à l'os colpés, Bl. et Jeh. B89. Mais se jel pooie atraper, Si faitement m'en vengeroie. Que jamès crieme [crainte] n'en aroie, Ren. 6694. Il xiv s. Il a dit à «a gent : Je sui bien attrapez; Que malditte soit leure que me sui acordez! Guesel. a0O6. [11] Fist bien quatre mil pors venir et assambler, Es prés près des fossés les fist trestouz aler, Pour itant qu'il cuida ceulx dedens atraper Et pour faire issir hors et à la mort livrer, ib. (208. HelasI dist PoUbaus, quetis [chétif], maleflrés! Or sui issi endroit malement atrapés, Boud. de Seb. xi, 4(2. Ainsy ces quatre m'atraperent. Et me batiren! et fraperent, j. bruyant, Uénor gier, t. ii, p. 5. || xv s. Par ceste manière en attrapa il et noya ce jour plus d'une douzaine, froiss. i, i, ( 35. Et en furent mcult de fois chassés et presque pris et atrapés entre Boulogne et Calais, mais touj.,urs eschappoient eux, id. i, i, 309. Quand Girauldon se vit ainsi attrapé [trompé] , si fut tout esbahi , id. II, II, 2(4. Quand le maistre d'hostel vit son maistre s'attraper [s'attaquer] à ces perdrix, il fut bien esbahi, louis xi, Nouv. xcix. Ijxvi' s. La mort vous attrape fuyant et poltron, aussi bien que.... uont. i, 75.
— ÉTYM. il , et trappe; bourguig. itraipai. ATTRAPEUR, EUSE (a-tra-pcur, peù-z'), *. m
et f. Celui, celle qui attrape. Uc attrapeur de successions.
— IIIST. XVI' s. Car la plus seure a bien craints et grand peur De se trouver devant tel attrapeur, MAROT, Citation da Dict. de Trivoux.
— ÉTYM. Attraper.
t ATTRAPE- VILAIN (a-tra-pe-vi-lin), s. m. Ce qui sert à attraper un avare. || Au plur. Des attrapevilains ou des attrape-vilain.
— ÉTYM Attraper, vilain.
ATTRAPOIRE (a-tra-poi-r'), t.f.\\l' Piégc pour attraper des animaux. 112" Fig. et familièrement, fourberie. Les attrapoires que les Clous dressent à de pauvres dupes.
— ÉTYM. Attraper.
ATTRAYANT, ANTE (a-trè-ian, ian-l'), adj. Qui a de l'attrait. Les attrayantes amorces de la volupté. Ce qu'ont enfin d'attrayant et de rare Les bois, les eaux, les vergers et les cîiamps, malf. Narcisse, ch. I. D'esprit si doux et d'air tant attrayant, LA FONT. Berc.
— HIST. xui' S. U [ses yeux] sont vair et cler et luisant, Et plain (l'un regart atraiant, Bl. et Jeh. 276. Car vos douz regars atraians, Qui estrians Et deduisans, Lay d'amours, edit. jubinal. Il, (96. Ijxiv's. Deloctacion nous est si douce et si aimable, si atrayant, blandissant et décevant, oresme, Elh. 56. Chief [elle] otblont et petite oreille, Yeus atraians, bouche vermeille, tonde dor^e. || xvi* s. Une certaine grâce nalfve et attrayante, amvot, Aie. 2.
— ÉTYM. Attraire.
t ArTREMPAGE (a-tran-pa-j') , s. m. Chauffe graduelle du four des verriers.
— ÉT'YM. Voy. ATTREMPER.
t ATTREMPÉ,ÉE (a-tran-pé, pèe), ad/. Terme de fauconnerie. Il se dit d'un oiseau qui n'est ni gras, ni maigre.
— ÉTYM. Voy. ATTREMP>'.R à l'ÉTYMOLOeiE.
t ATTREMPER (a-tran-pé), v. a. || l" Chauffer graduellement le four d'une verrerie. || 2" Donner la trempe à l'acier.
— UIST. xiii' s. [Elle] Bien ot la traïson et fait et attrempée, Be^te, xvi. En ses paroles fu il attrempez, joiNV. (93. )|xiv' s. Et sommes faiz justes en 'aisant operacions justes et attrempées, oresme, Eth. i4. jjxv's. Et le temps bel et seri et assez moiste et attrempez, froiss. i, i, (8. || xvi' s. Cestoit en temps serain et bien attrempé, rab. Garg. I, (6. L'ame est un air receu par la bouche, eschauffé au poulmon, attrempé au cœur, et espandu par tout le corps, mont, ii, 289. Il dressa la forme de son gouvernement à este fin que ses citoyens devinssent francs de cueur, contens du leur, attrempez en tous leurs faicts, amyot, Lyc. 65. La rosée attrempé tellement la terre qu'elle en est grasse et fertile, id. Sert. l(.
— ÉTYM X, et tremper, dont le sens propre est tempérer. y| ((rempi* signifie donc qui est bien réglé. Ce mot, très-usité dans l'ancienne langue et jusque dans le xvi« siècle, n'avait survécu que dans le langage de la fauconnerie.
t ATTRIBCABLE (a-tri-bu-a-bl') , adj. Qui peut, qui doit être attribué.
— HIST. xvi* s. Ils sçavoient tous auquel des deux ceste séduction estoit la plus attribuable, carl. IX, 29.
— ÉTYM. AUrihuer.
ATTRIBUÉ, ÉE (a-tri-bu-é, ée), part, passé. Les livres faussement attribués à Pythagore. Calamité attribuée à l'incurie des habitants.
ATTRIBUER (a-tri-bu-é), v. a. || l'Attacher, annexer, conférer. Attribuer au Conseil d'Ëtat la connaissance de telles et telles affaires. Les anciens attribuaient une nature divine à la terre. C'est contre cette puissance absolue qu'on veut attribuer auxdécemvirs, que je m'élève aujourd'hui, vertot, RévoJ. rom. XII, p. (84. Le roi défendit aux princes et aux pairs d'aller opiner dans le parlement de Paris sur des affaires dont il attribuait la connaissance à son Conseil privé, volt. toutî XV, chap. 3S. ||2* Rapporter à, imputer. Attribuer à quelqu'un le salut de l'empire. U attribuait tous nos succès au hasard. On TOUS attribue beaucoup de propos que vous n'avez jamais tenus. On lui attribue le pamphlet qui vient de paraître. On ne se trompe pas, chrétiens, quand on attribue tout à la prière; Dieu, qui l'inspire, ne lui peut rien refuser, boss. Mar.-Thér. Dans mi confusion que Roxane, madame, Attribuait encors à l'excès de ma flamme, rac. Baj. iii, 4. || 3" S'attribuer, attribuer à soi, revendiquer. U s'attribue plus d'habileté qu'aux autres. Ch;icun s'attribue
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ItioaiMur du Mm qai m fall. D« Mrt* qiw d« âma tM$ 00 ('attribua t'aranuge de U journte. H n'a fmt cru l'attribuer trop, quand il t'««t dit l'igal de I)i. ., lOM. ffùl. Il, H.II4' S'attribuer, r. n(/I. r.:/' attribut. Le nom de père du peuple a'attribue juftainent k Ix)uia XII.
— 8TI«. Atnuii;*», iMPami. Imputer reut dire que l'on met lur te compte de; attribuer, que l'i'ii .ittaclie à, que l'on rapporte à. Par coniAuueul. attribuer k """ •ii"iiflcation plui ginirale. Ce <ni on attribue ' rien de favorable ni de aéfkTorable. i ' pute n'oit pas indifTèreot, e'eatun blime, ou quelquefoii une louange; car on Impute aunl à bien, à niirite. Attribuer dei vert t quoiqu'un, c'Mt dire Mulement, à tort ou 4 droit, qu'il en est l'auteur; imputer des verskquelqu'un, ce lerait faire entendre que les vers dont on parle méritent l'animadTersion.
— HIST. xiT* s. Que ce qui estoit le fourfait de Applos Oaudius, il ne Tousissent atribuor & lui, ■caonuRK, HT rteto. Félicité qui est si tn*^ grant Mm et qui ne doit pas estre attribuée à fortune, oaum, Elh. 11. Et entre les premières et les plus nobles condition* que il lui attribuet, id. ib. 18. ]\sy s. Le roi Philippe a acquis le cbaslet de Artoox en PalUuel, qui est terre de l'empire, et l'a attribué au royaume de Krance, moiss. i, i, 73. Ainsi s'en Touloit chacune partie attribuer l'honneur, m. I, I, HS. Attribuer It Dieu [les grftces et hoiineura qu'il avait re^us], comm. v, ». || xvi* s. Etdefait, le nom de seigneur ne s'attribue particulioremeut à Jésus Christ pour autre raison, sinon.... calv. Itut. S70. Les priTileges qu'ils s'attribuent, lo. ib. (H. Attribuer au rang le loz qui appartient au mente, MONT. 1, 4. Aulcuns attribuoient la cause do la mort du jeune Caton à U crainte, id. i, ï«6. Ils attribuoient la divinité, non seulement aux vertus, mais aussi aux vices, m. u, 351. Le juge ne peult attribuer à punilioa ce qui vient k gré à celuy qui le souffre, U). II, 1&8. Nous eo attribuerons justement U coulpe k nous-mcsmes, amtot, Démosth. i.
— ËTTM. Provoiiç. allribuir; cspagn. atribuir; Ita!. aitribuin ;ie atlribuere, de ad, à, et Iribuere, accorder (voy. tribut).
ATTRIBUT (a-tri bu ; le i ne se lie que dans le parler •outenu; au pluriel l's se lie : les attributs et les su- Jets, dites : les a-tri-bu-z et les sujets), <. m. || 1* Ce qui eet propre ou particulier à quelqu'un ou à quolmi» ebose. La recherche de la vérité est un attribut distinctif do l'homme. C'est un attribut du sage de.... U fluidité, la dureté, la mollesse, le mouvement et le repos se pouvant séparer de la matière, il s'ensuit que tous cas attributs no lui sont point essentiels, HALUiANcnK , HtcK. d» la rir. ui, 3. Il t* Terme de théologie, qui se dit de toutes les qualités et perfections que l'on connaît être on Uiou et qui sont data propre eaaence, comme la justice, la sagesse. Las attributs divins. || 3- En termes de 1» giqueetdegnmmaire, ce qui se nie ou s'affirme du sujet de la proposition. Dans cette proposition : tout homme est mortel, nior<«( est l'attribut. || 4* Kn tormaa d'histoire naturelle, ce qui est pormaiionl cl esaantial dans une espèce, dans un inilividu uu dans une da lea partica. jf 6* Décoration distinctivo. Les attributs dala puissance, du souverain pouvoir. II le rarètit daa attributs du rang suprême.
— HIST. XIV s. Homs ont l'estre comme metaulx. Via et ausmeot des vegetaulx. Instinct et sons comme lasbrutes. Esprit comme ange en attributs, Sat. à l'aith. trr. n.
— £tym. Àttributum, chose attribuée, de aflr»burre.
ArrRIBUTlF, IVK (a-lri-bu lif, ti-vO, o<f;. Il 1* Terme do juri.Hpnidcnce. Oui «llribue. Arrêt nttributlf do juricllctioii. || 1* Terme do logique. Um indique ou énonce un attribut. Propniition attribiitlTC.
— mm. Aîtnbuer.
ATTRIBOTlOWCa-tri-busion; en |X)é.ile, de cinq
syllabes), i. f. || 1* Action d'attribuer. || Dans la jurisprudence, attribution de juridiction, l'action d'Mandra U compétence d'un juge. Nous voirons i^l y a liau da demander l'attribution d'un nouveau tribunal, VOLT. LtUr. DnmUatnlle, 17 mars, «7M.
UUttna d'attribution, pouvn- '^ mi donnait à
yaaBommliaaltaaoïiàunaiur illamepour
JafwaM «AUraaa damier rc- : ,, ..i grammaire, rapport d'attribution, celui qui est ordinairamant aigj»* pw U ntiposJUon d. || f PrérogaUTe, priwdffc^Caa wargea ont de grandes attributions. ||l*TMrtdl«itdagir«r, d'administrer, de oonnattn, ala.GMiaaldanalaaattrlb«tioiMaatel mag)»' mt, da Ml UibwiaL 'i l>ar «ilaoaion. Impiétar «u
AU
laa altnbotkaa daqualqu'un, s'attribuer la droit d'un autre.
— RttiT. nv* s. Ils ont aucune dépendance d'une chose ou attribucion à aucune chose, oaum, Klh. VII, u,
■rilmlin, ie allribufre , attribuer.
Al r, AttTK (alri «tan, stan-t*), ady.
Oui iiiiriMi!. wus nouvelles attristantes. Ce sont d'attristants souvenirs.
ATTRISTÉ, £B (a-tri-alé, siée), part, patti. Attristé par la perte d'une parsonna aimée. Il rend tous ses voisins attristés de sa joie, boil. lulr. m. Que peut cacher la tombe k ton mil attristé? v. booo , Odet, IV, t*.
ATTRISTKR (a-tri -sté), c. a. || 1* Rendra triste. Cette nouvelle attrista les cœurs. Mais ca jaune inconnu me tourmente et m'attrista, volt. Mérop*, II, I. Il Absolument Cola attriste. Ces divisions de Charron [dans son livre de la Saga$t] qui attristent, PASC. dans cousm. || t* S'attrister, r. réft. Devenir triste. Vous vous attristez sans motif.
— HIST. XVI* s. Qu'il ne falloit plus qu'il s'attristast pour l'emprisonnement de M. la connestabla,
CARU>IZ, VIII, *t.
— ÉTVM. À et tritlr.
tATTRIT, ITK (a-tn, tri-t') , od;. Terme de théologie. Pénétré d'attrition. Une ftme attrite.
— ÊTYM. Voy. ATTUnOM.
ATTRITION (a-tri-sion; en poésie, de quatre syllabes), s. jT. Il t* Terme de physique. L'action île deux corp^ durs qui se frottent et s'usent. Les métaux, quelque attrition qu'ils puissent éprouver, n'attirent point les corps minces à eux, volt. Feu.
I, in, 6. Il En chirurgie, écorchure superficielle résultant d'un frottement. On a appelé aussi attrition le plus haut degré de U contusion , l'écrasement d'une partie quelconque. || t* Terme de théologie. Regret d'avoir oITeiisé Dieu . causé par la ci«inte des peines. Dire que la contrition soit néoessaire, et que l'attrition toute seule ne suffit pas aTec la sacrement, PABC. Prmi. 40.
— SYN. ATTSino!*, CONTBITION. L'attritiou est un sentiment intéressé et exprime, en vue des peines ((ui peuvent être infligées, le regret d'avoir offensé Dieu. La contrition est un sentiment désintéressé, et exprime le même regret, sans aucun regard pour les peines et aveo la seule attention au mécontentement de Dieu.
— HIST. XVI* s. lia gergonnent assex de contrition et attrition, calv. Itut. «8&. Pour l'attrition des deux corps solides et durs conjoints ensamWa, PAn£,i, 34. En maniant la partie fracturée, on sent une crépitation et attrition ou craquement, lo.