XIII
— tTYM. iil'rili'o, dea(l«rrre, broyer, de ad, à, et tertn, broyer (voy. TBmmKB).
t ATTRITIONNAlRE(a-tri-sio-nê-r'), I. m.Terme de théologie. Théologien qui soutient que l'attrition est suffisante pour justifier te pécheur, opinion qui a été condamnée.
ATTROUPÉ, ÉB (a-troupé, née), part, patte. Kéuni en troupe. Les gens du village attroupés autour du charlatan vendeur de droguea.
ATTROUPEUEirr (a-trou-pe-man), ». m. Rassemblement tumultueux. Un attroupement séditieux. Lorsqu'on voit plusieurs loups ensemble, ce n'est point une société de paix, cast un attroupement de guerre, qui se fait à grand bruit, avec des hurlements affreux, Burr. Loup.
— KTYM. AHrouprr.
ATTROCPF.R (a-trou-pé), •. a. Il t* Asaambler en troupe et en tumulte. Il attroupait autour de lui les passants. Le bruit du tocsin attroupa aussitét les habiUiits. Il t* S'attrouper, v. rifl. Las Juifs commençaient à s'attrouper autour de lui, Boaa. Biit,
II, a. Nos Bretons s'attroupent par lea champa, stv. 110. Tous ces hommes s'attroupent an pied daa mêmes autels, DioBB. Rtli^. nat. la. Ainsi qu'on les voit tous s'attrouper sans effroi Contra laa fiers assauts des tigres d'Hyrcania, tolt. ScflKm, i. <■
— HIST. xiu* s. Chascuns entor lui s'atropala, FaH. et Contf$ anc. t m, p. «07.
— KTYM. À et iroup*; proveoç. olropalT.
t ATYPIQCB (a-ti-pi k'), a^j. Tanna da médecine. On donna ce nom aux maladiaa périodiques, et surtout aux Uvraa intarmittaolaa, dont laa aeoia raviennent sans aitcune régularité.
— tmt. 'A privatif, et typi.
AU, AUX (A; dans aiu, l'ssalia, OOIBBaii C^êUit une «, aux mots commençant par usa *o|«lle ou une k muette : aux bommas, ditaa:M bomiMa). || 1* Au. ooDtnoUoo povd te, iTaBptato avM laa Mms nasculioa tpi ooHunanomt par «m oiwaBiina ou aaa k
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aspirée. An tempia, an aaigiMar, ■■ béraai Ja M dis au hasard. Je t'eoleods an sans dea mnlialalaa, raac Prot. i . L'endurcissement an péché traîna une mori funesia, mol. D. Juam, v, a. Et qu'au dû d« m.i charge, «m na ma troubla an rian, m. Tmrt. v. « Il !■ Aux, contraction poor d tes, s'emploia arae le> substantif* daa daiu genraa. Vivra aux champs. Donner aux pauvrea. Coavanir iu femmaa. OuVw se laisse «iitaiant paranadar ans panannas qa'on aima I moi. te Boug^.gma. m, to. On aouffra aw «niretiena eaa aortaa de eonnata, m. r*mm. aa«. IV, a. Noua sauronatonlaB dam imitar noire mère.... Voiu, aux productions d'asprit et de lumière, Uii, dans celles, mas<sur, qui sont de la matière, ii> tb. I, I . Je ne me trompa guère aux cbosas qua je pense, lo. Dép. am. i, t. J'approuve la panaéa, et nous avons matière D'en faire l'éprauTa première Aux deux princaa qui aoot las damier* artivéa, lu. PrycA^, I, «.
— HIST. zr s. e se [il] masfeist as hoaiaa da sa baïUie.... L d* GuiU. t. Ql] FOrIkit fmia k ramanda] fkiat u duUa da ca que altra fust Mrihit, A. 1. Si perde [qu'il parda] sa franchisa, ai al rai nal pot reachater, ib. 41. Et dist al rai : Or na «ooa asmaiez, Ch. de RtÀ. m. Quant vous seras al palais teigneuril, ib. x. || xn* s. Si m'av«z point [piqué] el cors profondement, Aonc. p. <a4. Au cbiailils] lui ploient un mantel aufricant, tb. p. ttl. Si aalat suer |MPur] al marquis Olivier, A. p. «ai. Il fu nourriz eoz ou règne de F'rance, ib. p. «sa. Quant au tien jour [il] se priât k pourpenser, ib. p. «77. Dès- ci as ongles sont armé sans faillancc, ib. p. <I4. [Amour] Me fait chanter da U pliia dabonaire Ou on puist el mont [monde] na touer ne trouver, Coufi , a. Et que mes cuers au voctre s'humelie, ib. Que naist la rose et le lis Et U rosée ou vert pré, ib. xa. Ou palais de Tremoigne [il] a u femme laissie; Au départir de 11 l'a doucement baisie,5ai. vu. Hno* s. El jardin le [du] roi [il j] ot mainte table drasséa, uirte, u. Au manger sist li rois 0 sa gente mcsnie, ib. Hout a eu grant guerre on pays longuement, ib. il vu. Que le livre aa bik toires fil] me montra, où je vi.... tb. i. Se li um des aniitras na pot antandre k autna baaoognet qu'ans [kcellea da] son.aegneur, bcalm. zu, a.
Il xvr s. Aux longues guerres d'entre tuy et Robcn, MuHT. I, «a. Razias, surnommé le père aux Juifs, ID. n , 3*. Punissant aux entknts la laulta dea P*res , ID. u, 4*7. De toutes les absurdités, U plusannirde aux Epicuriens eal daaadvouar U torisa at l'aSsot de» sens, ID. U, <t-
— tTYM. Au, on. H, onsont des formas divarses de el ou oJ ; ai est pour à te; mais ri est sans doute pour en te /ans, au$, os sont pour d te*.
ACBADB(6-ba-d'), f. f.\\ 1* Concert donné en plein air, le plus souvent vers l'aube du jour, k la porte ou sous les fenêtres de la paraooiia k qui on veut fhire honneur. Le régiment a donné une aubade k son oolond. Las gantilshommaa da la garnison attaquant laa donneurs d'aubada, r. l. coub t , l«7. Il t* Ironiquement. I.«franc fiut bien tout oe qu'il peut pour m'attirer cette aubade [las aifflaiS] , VOLT. Utt. t*rt.... 46. Hubert me fsisait rira «rac sas paaquinades, Et j'entrais dans k tomba au aou de ses aubadea , ID. £p. «oi. Pourrons venir donner une ficheuaa aubade, my.
aille au diable avec sa séréoa .
donner l'aubade, moi, aïoiiaas, SirétM4t, se. «.
— RiST. zr* s. Mais lea aaignâurs dont nous parlons Eurent tous pour oe coup l'anhada; Chascun d'eulx fut, que ne Ihillons, Da la grant paur troy* jours malade, vuxoii, i** rtp.-Mmcht, Et durant ces devisa*, alla n'oublia pas d* la larvir d'aubadas [agaoariaa] aaaaz Urg«âaent, tam si. JVoMV. ssm. Il su* a. Bt nna anbada que lui donneras l«as la* ans, la premiar Jour du mois de mai . naspc*. CoNias, u.Quandaimnsnaasaamaii:
aubadaa Da divan luths marier k la troiaT aoKs. ' -
da oibn (voy.
da
ra. Kmgn wallon, omlbém.
fAUMAttl (0-ha-J'), s. m. Tanne Plancha* lafanduas, dont on Ihit laa
— tmi.>iiiè«3.
AITBAUI (é-bio), t. m. ftnngar qui n'ait paa naturalisé at qni en sujet an droit d'aubaine. La* Geaavoia na aont peint anbain* an France ; ils joaisfciK da ton* la* ptivilégaa da* Saiaae*, volt. UUr. SAxgmtUU, s nun, i7**.
- HIST. sur s. Aubains na p«at taira antre selirncur que le roy an s'obaiaaanca, ne c*aoc, «X- (Mini S« aucuns aabnina BMit atn* hoir on aan* lignaga, h ron ait hoin,tD.*;||srr**.Alhains «ont booaMaallMUDaaqniaentnatan Tilia* dahar* la
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royaume SI prouchaines, quel'enpeutcongnoistre les nomset nativités, DucANGE.^Zbam. I| xvi's.Aubains sont estranfçers qui sont venus s'habituer en ce royaume, ou qui, en estant natifs, s'en sont volontairement estrangés : et non ceux qui, estant nés el demeurans hors le royaume, y auroient acquis des biens par succession ou autrement, loysel, 67. Le haut-justicier succède à son sujet par faute de parens, comme le roy aux aubams, id. 348.
— ËTYM. Bas-lat. albanus, albanius, aubena. Mot qui a beaucoup exercé les étymologistes. Cujas le tire du latin advetia, étranger; Nicot, de l'ancien français hober, qui signifie remuer, déplacer; Loisel, A'àlibi natus, né ailleurs; Caseneuve et du Cange, de Albanus, nom des habitants de l'Albanie (Ecosse); attendu, disent-ils, que ce peuple est très-voyageur ; Grimm le fait venir de l'ancien allemand patfio, auquel il attribue la signification d'habitant et de eli, ailleurs, alienigena. Diez conj'Cture un adjectif formé de alibi, comme prochain de proche. Cette dernière étymologie est vraisemblable; cependant il y a, dans le bas-latin, albaranus et albarraneus, formes qui se trouvent dans des documents espagnols; et en effet l'espagnol a conservé albarran, nom que l'on donne aux garçons qui n'ont point de domicile, sans feu, ni lieu; albarraneo, forain, étranger; albarrania, état de garçon, célibat; de la sorte, si l'on pouvait rendre compte de la disparition de l'r, le bas-latin albanus et le français aubain viendraient de albarran, qui conduit à l'arabe ai, le, et ftorreyyoun, étranger, forain; mais cette disparition n'est justifiée par rien. Il y a aussi, dans l'ancien français, aubain, sorte d'oiseau : Et tout aussi comme l'aloe Fuit le mousket et l'esprevier Plus que l'aubain.... PB. MOUSSES, ms. p. 180, dansLACURNE STE-PALAYE ; mais cet aubain, qui vient sans doute de albus, blanc, ne paraît avoir rien de commun avec l'autre aubain.
fAUBAINAGE (ô-bè-na-j'), i. m. Droit d'aubaine.*
— ÉTYïf. .iubain.
AUBAINE (6-bè-n'), s. f. || !• Succession aux biens d'un aubain, d'un étranger non naturalisé. Droit d'aubaine, droit en vertu duquel le souverain recueille la succession de l'étranger qui meurt dans ses Etats. Un aigle sur un champ prétendant droit d'aubaine, boil. Sat. vm. Dans ce temps-là s'établirent les droits insensés d'aubaine et de naufrage, MONTESO. Esp. XXI, <7. ||2° Fig. et familièrement, tout avantage inattendu. C'est là pour vous une bonne aubaine. Mais ici point d'aubaine, ou si j'en ai quelqu'une, C'est de coups, la font. Fab. vi, *\.
— ÉTYM. Aubain.
1. AUBE (ô-b'), s.f. ||1' Premier blanchissement de l'horizon, au pointdujour.L'aubedu jour, l'aube matinale ou simplement l'aube. Et du temple déjà l'aube blanchit le faite, -Rkc.Athal. i, < . || Terme de pêche. Sardines d'aube, sardines que l'on prend à la pêche du matin. |{ L'aube des mouches, l'heure de midi. || a» Terme de marine. Le temps qui s'écoule entre le souper de l'équipage et le moment où se prend le premier quart.
— mST. XI* s. Par main [matin] en l'albe , si oom li jurz esclaife, Ch. de Roi. lu. || xu* s. En mer se mettent quand l'aube est esclarée, Ronc. p. <<8. Peuai-je eQ, En la chambre [de ma dame], de joie; Trop m'a neù [nui] L'aube qui me guerroie. Romancero, p. 68. Si cume la clarted de l'albe est belè et clere, quant li soleilz lieved par matin, Rois, 21 1. Il xiii's. Devant l'aube aparant, ainsqu'ilfutajourné, Berte, xv. Renart conmence à apeler [le loup], Ou'ileuques ne volt plus ester. Que jà estoit l'aube crevée, Ren. ()76. Tu les.... Aube qui le jor nos amainne, ruteb. n, 13. Aussi comme l'aube du jour aparoit, nous nous atirames [préparâmes] de touz poins, JOINV. 224. Il XV' s. X l'aube du jour, froiss. I, i, )B0. Il XVI* s. Dès l'aube du jour, amyot, Comment refrén. la colère, 4<. Au tiers jour, à l'aube des mouches, nous apparut une isle triangulaire, BABEL. Pant. IV, 9.
— ÉTYM. Provenç. et espagn. alba; portug. alva; ital. alba; de albus, blanc (voy. album).
2. AUBE (Ob'), s. f. Long vêtement de toile . blanche que portent les prêtres dans les cérémonies. L'aube offre de douces consonnances avec les idées religieuses, chateaub. Génie, iv, i, 2.
— IIIST. XII* s. Dune s'esteit desparé de l'aube senz délai; En chape e en surpliz remist [resta].... Th. le mort. 37. || xiii* s. Et puis après, l'aube qui est purement blanche , qui senefie virginité, Chr. dcRoins, D. lOi. De la cité s'en ibt l'eschiele de
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clergie [la troupe des clercs], Revestu de lor aube, bien çaint et haubergie, Ch. d'Ant. vin, 409.
— ÉTYM. Provenç. et espagn. alba; de albus, blanc (voy. album).
». t AUBE (ô-b'), s. f. Planche fixée à la circonférence d'une roue de moulin à eau, et sur laquelle s'exerce l'action du liquide. || Les roues des bateaux à vapeur ont aussi des aubes appelées à tort ailes, pales et vannes.
— HiST. xui* s. Cil qui le tient à louage [le moulin], doit livrer quevilles, fusiax, aubes et teles cozes menues, beaum. xxxviii, 46. Se li mestre qui gardent le mestier treuvent arçon mauves, c'est à savoir aube, il doivent le aube faire taillier hors nettement, Liv. des met. 24 B. Fuz qui soient bon et loial à faire leur mestier, c'est à savoir de fin cuer de chaisne sans aube, de perler, d'alieret d'erble, «6.
— ÉTYM. Aube, en ancien français, veut dire bois blanc; de là le nom des aubes de moulin, qui sont en bois blanc ; de albus, blanc (voy. album).
AUBÉPINE (ô-bè-pi-n') , s. (. Arbrisseau épineux qui produit de petites fleurs blanches et dont les baies sont astringentes {mespilus oxyacantha, L.). Et tout renaît, et déjà l'aubépine A vu l'abeille accourir à ses fleurs, bérang. Malade.
— HIST. xu' s. Car sor chascun [il] fist croistre un aubespin, Ronc. p. 156. De vers albes espines à faire un feu ardant, ib. p. (89. || xiii* s. Cest cortil fut moult très bien clos De piez de chesne aguz et gros; Hordez estoit d'aubes espines, Ren. <29(.
Il XV* s. Et estoie sous un bui.sson Que nous appelions aube-espine, froiss. Espinette om. l|xvi's. D'autant que plus plaisent les4)lanches roses. Que l'aubespin.... marot, i, 220. Aubepins, et autres arbrisseaux, portans bons fruits pour la nourriture des oiseaux, paussy, 74. Cannes ou roseaux, aubespine, joncs.... paré, xxrv, n. Contraindre par l'enter un aubespin de produire des poires, 0. de serres, 6B8. Entant le greffe de l'aubespin blanc sur le tronc du coigner, de ce mariage sort un fruit nommé arzeirole, m. 691. Les plus utiles plantes pour les haies sont les aubespins blancs ou espine blanche, m. 742.
— ÉTYM. Bourguig. aibôpin; picard , nobépine; Be.-ry , ébeaupin , ébiaupin,aubépin , abeaupin , abiaupin; wallon, aubispène, épine-vinette ; provenç. a/bcspin; de aube pour albe, de albus, blanc (voy. album), «t épine. Aubépin, qui se trouve dans les patois, a été employé par Régnier, 5(a nce* .• Naguère vert, sain et puissant, Comme un aubespin florissant. Dans le picard, nobépine est pour noble-épine, nom qu'a porté aussi i'aubépine.
AUBÈRE (Ô-bè-r'). || i'Adj. Cheval, jument aubère, cheval, jument dont le corps est recouvert d'un mélange de poils rouges et de poils blancs, la crinière et la queue étant de même couleur ou de nuance plus claire. || 2° S. m. Robe d'un cheval aubère. L'aubère clair ; l'aubère rougeâtre.
— ÉTYM. Ce mot est sans doute formé de albtis, blanc, et signifie, à l'aide de sa terminaison, blanchâtre, grisâtre.
<. AUBERGE (6-bèr-j'), s.f. Maison où on loge et nourrit les voyageurs pour de l'argent. Descendre, coucher à l'auberge. || Fig. L'auberge enfin de l'hyménée Lui [à la discorde] fut pour maison assignée, la font. Fab. vi, 20. {| Familièrement. Tenir auberge, recevoir tout le monde à sa table. || Prendre la maison de quelqu'un pour une auberge, aller y dîner souvent et sans invitation. || X Malte, l'hôtel de chaque langue portait le nom d'auberge , parce que les chevaliers s'y assemblaient et y mangeaient ordinairement.
— HIST. XI* s. Guenes li quens est venus as herberges [logis] , Ch. de Roi. un. Li emperere a prise sa herberge, ib. clxxviii. || xv' s. Item, que l'ost puisse surprendre ses ennemis en prenant leur repast, ou de nuit en leur hebarges, christ, de pisan, Charles V, 11, ch. 33.
— ÉTYM. Provenç. alberc, demeure, logement, alberga, alberja, baraque; espagn. albergue; ital, albergo. Ce mot, écrit aussi herberge, a même origine que héberger (voy. ce mot).
f 2. AUBERGE (ô-bèr-j'), s. f. Voy. alberge.
AUBERGINE (6-bèr-ji-n') , s. f. Espèce de morelle, dont le fruit ovoïde ou allongé en forme de concombre, est blanc- violet, jaune ou rougeâtre. || Le fruit même qui se mange cuit de diverses façons.
— ÉTYM. Diminutif de auberge 2.
AUBERGISTE (ô-bèr-j i-st'), s. m. et f. Celui, celle
qui tient auberge.
— ÉTYM. Auberge.
f AUBERON (ù-be-ron) , s. m. Terme de serrurier.
AUC
Petit morceau de fer au travers duquel passe le pêne d'une serrure.
t AUBERONNIÈRE (Ô-be-ro-nl6-r'), s. f. Pièce de fer sur laquelle sont rivés des auberons.
t AUBERT (ô-bèr) , adj. Mauvaise orthographe quelquefois employée pour aubère.
t AUBETTE ou AUBÈTE (ô-bè-f), ». f. Terme d'administration militaire. Bureau où les sous-officiers d'une garnison vont à l'ordre.
— ÉTYM. Diminutif de aube 4 , à cause que l'on va d'ordinaire à l'ordre de bon matin.
t AUBE-VIGNE (ô-be-vi-gn'), s. f. Sorte de clématite {clematis vitalba, L).
— ÉTYM. Aub», de albus, blanc, et vigne.
AUBIER (ô-bié), s. m. Terme de jardinage. Couches les plus sujierficielles du bois dans les arbres dicotylédones, celles qui sont entre l'écorce elle liber. L'aubier est plus pesant et plus solide dans les vieux que dans les jeunes arbres, Buff. Exp. sur les tégét. i"mém. Il faut à peu près douze ou quinze ans, dans les meilleurs terrains, pour transformer l'aubier en bois parfait, id. 2* mém. Un rameau d'un arbre esl moins âgé que sa tige, et son aubier que son tronc, bebn. de st-p. Ilarm. liv. v, Barm. anim. \\ Aubier faux ou double aubier, défaut du bois, consistant en ce que deux couches d'aubier sont séparées par une couche de bois parfait. || Aubier se dit quelquefois, mais à tort, pour obier (voy. ce mol).
— ÉTYM. Berry, aubier, saule; provenç. albar ; de albarius, à cause de la blancheur de cette couche de bois, de albus, blanc (voy. album).
AUBIFOIN (ô-bi-foin), s. m. Nom vulgaire de la centaurée bleue.
— HIST. XVI* s. [Les guerets] Qui n'ont rendu sinon, en lieu de bons espics, Qu'yvraie, qu'aubifoin, que ponceaui inutils! rons. Berg.Églogue t.
— ÉTYM. Norm. aubouffin. Origine inconnue. On le nomme aussi aubiton.
AUBIN (ô-bin), s. m. Terme de manège. Allure défectueuse du cheval, qui résulte de l'âge ou de la fatigue, et dans laquelle, galopant encore du devant, il ne peut que trotter du train de derrière. || Anciennement, le cheval lui-même.
— HIST. XV* s. La duchesse d'Autriche chevauchoit un hobin ardant; il la fit cheoir, comm. vi, 7.
— ÉTYM. Ital. ubino, espèce de cheval; de l'anglais hobby. Ce mot, mieux écrit jadis hobin, signifiait un cheval ayant une allure particulière.
(. AUBINER (ô-bi-né), v. n. Terme de manège. Aller l'aubin.
— ÉTYM. ^u6tn.
2. f AUBINER (ô-bi-né) , V. n. Terme d'horticulture. Faire aubiner des boutures de vigne, les mettre dans des rigoles qu'on recouvre de terre, afin qu'elles prennent racine; après quoi, on les transplante où l'on veut.
t AUBITON, ». m. Nom vulgaire de l'aubifoin.
t AUBOUR (ô-bour) , s. m. \\ 1° Aubier. Peu usité en ce sens. || En termes de marine, portion du bois qui n'est pas parvenue à sa maturité, et que les charpentiers retranchent des pièces comme susceptible d'une prompte corruption. || 2° Aubour, et, à tort, aubours, sorte d'arbre. Cytise aubour (cylùiis loturnum, L.),
— HIST. XII* s. Ne lui vaut pas une feuille d'aubor, Roncisv. p. 4 40. Arc d'aubour [il] porte et sajetes d'acier.— Il prend son arc d'aubour, si le tendi. Roman de Garin, dans du cange, arcus. || xvi* s. Le bois est choisi sain et entier du cœur de l'arbre, sans aucun aubour, 0. deserres, 764.
— ÉTYM. Wallon, âbon, aubier; provenç. albom; espagn. alborno; d'albumum., bois blanc, de albtu, blanc (voy. album).
t AUBRIER (ô-bri-é), ». m. L'un des noms du hobereau, oiseau de proie.
— ÉTYM. Bas-latin, hoberarius (voy. hobereau). t AUCUE (ô-ch'), s. f. Cavité percée dans la tête
du mouton destiné à façonner les têtes des épingles. On dit aussi tétine.
AUCUN, UNE (ô-kun, ku-n'; l'n se lie, aucun ami , dites : ô-ku-n ami : plusieurs prononcent ô-kun-n ami , liant , mais conservant la nasalité. Aucun conserve sa nasalité même devant une voyelle , s'il n'est pas suivi immèiliatement d'un mot auquel il se rapporte; je n'en veux aucun à ma suite, dites : ô-kun, et non o-ku-n à ma suite; au pluriel, Vs se lie ; aucuns amis, dites 6-kun-z amis), adj. Il 1° Quelque. Avez-vous entendu aucun discours qui vous fit croire...? Ont-ils dans notre armée aucun commandementTcoHN. Sert, i, 2. Non que pour moi, sans vous, ce trône ait aucun charme, m. Othon, IV, t. Il Aucun, au sens de quelque, s'emploie très-bien dans les phrases diihitative.» ou io>
AUC
MrnMBUifMi, OMlt totranMiii e'Mt oa weluIaiM; ici DM' nonpl* : Ammm àm rtiu wnt approurli, u îwrr. CM. Il t>U ■'•mploi* eomma pronom iod*flnl (Um ■• MM 4« quelqu'un. Je ns eroii pM qu'auttiii p«i«* y pirwnir. Ca que pour lui mon bru ehaqn* Jour «lAeuta, M« défend de p«OMr qv'MeoaBewdiiipute.ooiiN. C<i<, I, <. || Au plur. uuulqnoiiini. en «yle de ptlaii et en Myle.marotique ou familier. Ce fait eat raconté par aueuni. Phèdre était ai auccinct qu'aucune l'on ont blâmé. LA ronT. Fab. vi, i. X paa un d'eui elle [couronne] ne convvnAit , Plusieunt avaient la t£ie trop menue, Aucuns trop grosso, aucune même cornue, lo. Oi. VI , e. Aucuns ont aaauré conuoa eboee consunte, LA roNT. FiancU. Aucuns disent, et Je n'ai paa de peine à le croire, que.... p. L cooh. i,<01. PourGabrielle, es son apoplexie, Aucunadiront qu'elle parlo longtempa, volt. Stancn,iT. || S* Aucun, aucune, odj. avec une négation ou la préposition tant, pas un. Aucun pliyaicien n'ignore que.... Aucun d'eux n'aasouvit la soif qui me dévore, L. hac. Rtlig. ch. n. Aocttn de ooe grands écrivains n'a travaillé dans le mni* de l'épopée, VOLT. Eaai $. la jtoitii ip. cli. ix. eu* eût beaucoup mipuz fait De passer son ciicmiii lans dire aucune chose, la font. Fai>. x, a. Aucun de noiu ne serait témérairu Jusqu'à s'imaginer qu'il eût l'heur de vous plaire, cor.n. Rod. iv, *. Sans « iulence aucune J'aurais vu Nicanor épouMir Hodoguno, iD. ib. Il, 3. Sans réserve aucune, mol. Si/an. se. 7. Sans me nommer pourtant en aucune maniftre, Ni faire aucun semblant que je serai derhira . MOL. te. de» f. iv, 9. Et vous n'avez pas lieu d'enprf" '— ■i-'iii soupçon, iD.r^tour.i, 4. ||Ne.... aucun .iflant paaun, ai ce n'est. N'ayant
aucun' ipasserune vie douce et innocente,
dkm:. Jf«l/>. Cette tournure est élégante. || Au plur. Cust une petite ville qui n'eat divisée en auci^ns partis, LA anur. a. N'ayant aucuns soins ni passions qui me troublas.ient,DBacMtii.Il,*. J'ai vu beaucoup d'hymens, aucuns d'eux ne me tentent, la kont. Fab. vil , s. Je ne cie mêlai plus d'aucunes affaires, HOHTKSQ. Utt. p. a. Tel que le vieux ,^asteur dos troupeaux de Neptune, Protèe à q'ii le ciel p'ro do la fortune Ne cache aucuns secrets, J. a. bouss. Od. I, liv. III. Le parlement défendit en même temps qu'on prit aucun» deniers dans les recettes publiques pour le* soudoyer, volt. S. <U louù XIY, 6. lui république n'avait ni aucunea troupes régulières agiiemea, ni aucun officier expérimenté, id. 5. de LauiiXY,ti . Aucuns toiirmentsn'ont pu empêcher les martyrs de la confesaer [la religion], PAac Fem. part. Il , art. *. Ne se permettre aucune* démarches que celles qui peuvent compatir avec l'usage de ce sacrement adorable, MAM. Conftr. Commun. Je ne me satisfais d'aucunes conjectures, corn. Hor. i, *. El quand nous n'en craindrons aucuns ordres sinistres, ID. SertoT. IV, a. Aucuns ordres ni soins n'ont pu lo secourir, lo. Pomp. v, a. Aucuns monstres par moi domptés jusqu'auiourd'hiii Ne m'ont acquis le droit de faillir comme lui, hac. Fhèd. i, 4. Ils sont à leur tour usés sur tous les plaisirs, par cela même qu'ils ne leur corttent aucunes peines, bern. pe st-p. Paul it ViT(i. Il défendit qu'ils fussent jamain recherchés pour aucunes intelligences.... anquet. Liguf, III, *30. Je n'oae faire aucuns projets, volt. Jficrnm. chap. 1. Rome n'imposant aucunes lois généralea, montmo. Rom. 74 Des gens qui n'ont aucun* besoins, puistjue le prince y pourvoit, hon- Ttao> Fip. XXVI, la. Jamais sans doute aucunes iannaa N'obscurciront pour eux [me* frères les hommw] le ciel, lamart. Harm. i, «. Il ne garda aucune* mesur«i, «oa*. Vut. 7. Cet homme [Amérie Ve*{niee] ne méritait certainement aucuns hon. neun, tolt. Mirun, I4&.|| Aucun pris alnolument et elliptiquement, avec le sens négatif. Y a\ait-II 1& quelqu'un de vos amis T Aucun; c'est-à-dire il n'y en avait aucun. || i* Aucun, aucune, pris comme pronom indéflni, avec une itégation, dansleaensda p.!» un. Oue chacun se retire et qu'aucun n'entre ici, CORN. Cinna, n, ). On entreprend astax, mais aucun n'exécute, lo. ib. Par la* pnita* d'an autre aucun ne s'iniimlde, m. ib. iv, 4. Jusque* ici, madame, aucun ne mot on doute iMt longs et grands travaux que nuire amour vous coûte, id. Rodog. Il, a. Aucun n'oae pousaer rhiiUiire plus avant, lo. Méwi. n, 4. Martian.... à ce nom aucun ne veut '♦pondre, in. ib. n, i. Faites observer qu'aucun ne ^gy.*w»4«<«. aora. Mit. n, i. Qu'aucun par un WMImpfttdent, Ne sorte avant le tempa et ne *e P***JJJ'>»*'^- ^lAaJ. IV. 4. Aucun ne me aoutient " ^^ .*** *^i>*, A«aun ne m'encourage ou M inmehe •■ mme, volt. M.dtC4t. m, t. Aucun neirt pn^Mte ebe* sot, t* ran. Fob. vui, «e.
AUC
Deux Jour* s'étalent pa*«é* nn* qv'aaeaa ftnt ao puits, III. ib. XI, •.
— nui. 1. Quelque* personne* doutent ai aucun,
miriiiii. aM.r i» nAirallnn, petlTOnt être employé*
Maire de mettre le singu- '-mpéche de nier la pluralité ausM bien qu'on aie l'unité, rien non plu* se peut faire condamner le* phrases ott ommu eat an pluriel. On voit par lea exemples que la* meillear* auteurs, en prose comme en vers, se «ont «erris d'aucun au pluriel. Cet emploi est donc fiainement légitime. || 1. Il n'a eu dan* toute aa vie aucun moment d'assuré. Dans cette pbraae de Fénelon, dt est un gallicisme. Ce d« se met très-bien quand en est Joint à aucun ; on dira en parlant de livre*, de tableaux : il n'y en a aucun de relié; il n'y en a aucun d'encadré. Mais, hors de là. Il ne faut pas, généralement parlant, mettre ce de devant l'adjectif : il n'a aucun livre relié ; aucun labU-au mauUt'. Il t. n ne faut pas mettre nu ou poi'ni un
et dire : je n'ai pas aucun livre. Oept' 'id
pat ou point est éloigné d'aucun, cvim u>i ~iiiiction est admissible. C'est de ne pas laisser naître aucun vide dans l'esprit, pasc. ^mour. || 4. Aucun se construit très-bien avec plut, jamait. Je n'ai jamais fait aucun mal, pHn. Tél. xvui. Mais je n'ai plus, madame, aucun combat à faire, corn. D. San. iv,a. Il 6. D'aucuns, d'aucunes, quelques-uns, quelquesunes. Archaïsme qui n'est plusguèreen \inge. Il y en a d'aucuneaqui prennent des maris seulement (tour ne tirer do la contrainte de leurs parents, mol. Malade imag.n, 4.||8.1>esaucuns,quelque*-uns. ....Ils tombèrent enfln Sur ce qu'on dit de la vertu secrète De cerUins mots, caractères, brevets. Dont les aucuns ont de tris- bons effets, lakont. Si- Julien. Cette locution a tout à fait vieilli. || 7. On verra, par l'élyniotogie cl par l'historique, que aucun a essentiellement un seiu afBrmatil que le sens négatif ne lui vient que par son adjonction avec la négation ne ; et que, si la fréquence de cette adjonction a altéré la netteté de la signification primitive, elle ne l'a pas détruite en fait, et surtout ne doit pas la faire perdre de vue.
— HIST. XI* s. E .se alquens meist main.... loit de GuHl. I. Il XII* s. Aucuns messages [messager*] n'a li quens [comte] aparlès, Rone. p. 49. ITaite* venir alcun [quelque] dcmonstremont, ib. p. 47S. Je serrrai K [selon] mon pouvoir tous dis. Tant que j'aurai vers ma dame trouvé Aucun confort des m.-ius où cil (moii cipur] m'a mis, lf. comte n'ANJOU, Hnmanttro, p. 4ia. Ains se porpensera li rois .nuciinc fie, Qu'il de vous ait la force, le pooir et r.-ilo, Sax. xxxu. |l XIII* s. Car gent i ot à grant plenté, Ki portent haces et maçues. Et li alqunt espées nues. Lai de Melion. Kt s'a eue ne poé* aler . Faites i par aucun parier. Qui soit messagiers convenables, la Rote, 75sa. Li aucun des borne* m voelenl dire, que que se uns de lor homes.... bbaum. x, e. || xiv* s. Il traitta oppinions aucunes seiuibles de félicité, ORESXB, Eth. V, a. Il XV* s. Si eltepouvoit trouver voie ou MUS parquoi elle pust avoir aucune compagnie de gens d'armes, FROiss. I, I, 9. Les boureciiis de la ville s'en vinrent à l'une des portas et demandèrent le seigneur de Mauny, oj aucun grand seigneur de l'ost à qui ihi pussent parler, lo. l, i, 337. Kt k'en allèrent les aucuns par le* grands rues, ID. u,u, M. Les aucuns [Isal>ellia] prioit; auxaulres promettoit ou donnoit or, n>. l, l, S. Si en devenoient le* aucuns, qui se feroient maistres par dessus les autres, si riches, que c'eatoit merveille, in. I, 1, 136. D'aucuns qui avoient premier loué le voyage, le liUsmoiert, comm. vu, 7. Aucuns ont voulu dire que.... lo. i, a. Rt ouyrent les aucuns me**e en attendant le jour, lo. i, 9. Et portoit ledit conte honneur à tous, aussi deroit bien faire à d'aucuns et à tous, ID. 1,9. Ils estèrent le corpus Domini, et aucun [quelque] autre reliquiùre qui là estoit, loois XI, ffour. xxxu. Il e«toit bien Tenu des femme* de ha* estât, ot auaai de* aucunes des plus grandea de Rome, ib. xtv. || xn* a. Les aulcuns dysoient oue.... le* aultres.... rab. Pant. ii, ?. I/>sauleunea d'entre aDes disoyent.... va. <' ■ ■ do Poictien aveoque* aulcuns do ses s, pasaaraot par Ligugé, id. ib. u . a. Klm o^iou unt groiae oue. par engin aulcuo, ne la povoyt on mettre acullement bon Uirre, id. ib. u, 7. Voa roy* guariaaani d'aulouae* maladie* par aeule appousiâon de* maiiu, m. ib. ▼, M. Je ne m'y au» propoeé aucune fln, que domeatique et privéa, mort. ,4m letttur, p. XI. Aulouns en priaraal aisuoieot que.... ID. I, 7. Nous dirons (TanleiiB* ounege* qu'ils puent rhuy!e,iD. i. 44. Il ne ■* Ihiet aucun proufit qu'au dommage d'aollruy, ii>. i, 4»4. Il y
AUD
ea a aulenn* qui, à butses enaeitae*. nnrpent le nom d'hbtoriens, «— "- Pi--" —, tt.
— emi. Provei "Igwtoi portug.
algum; ilai. aUut ivoy. auooote), et uniu, un (voy. un), liiez observe qu'U «ecait possible que le* ancienne* formas alam, otfMa, fussent eompoeée* non pas d'aiit/uit uiuu, nul* de atiquit àoaio. PaligraTe, p. *7, remarque que, bien qu'on é<^riv1taulcun. on proi.onçait aucun.
t ArcrjfKPOIS (ft-ku-ne fo:) ou ADCCrrKSPUIS, ode. Quebiuefoi*. Auctuesfois de* cfaien* U suit la voix eotiAi*e, RATA», FattoraU. || Vieux.
— mST. sv* a. Aucaneffoi* à l'uog, et aaeunoffols à l'autre, oomf. i, *. H m* a. Voyant que le* eseholiers eatoyont auleuMa foy* de loyêir et n* eçavoient à quoy pa«er tempe.... axa. PaM. n, a.
— errM. Aiuun et /Mr.
APCCJtEMKrrr (A-kune-man), ado. Il i*ÏB qyelque façon. Je ne crois pas qu'on puisae aucoMMient soutenir.... Eat-il auenoement question de...? || Cet emploi est encore trte-milé **ec une phrase <1<il>i tative ou interrogslive. || >* Jusqu'à un certain p<jiiit , avec une phrase affirmative. Cet emploi a vii-:;ii. ou bien il eat terme de pahiia : la cour ayant aucu nement égard à la demande du requérant, c'est-àdire la cour ne rejetant ni n'admettant ea totalité la demande. Ainsi il satisfait aucunementà cette rfgle, cam.Er.He O.San. Votre destiné* Semble élieaueilnemeir eachalnÉ»' ' 'On
pourra' ut Souffrir .'«•:..
la pont, t 'l"t. i'. . t . l'uUr en conii.i.kit; i ;uijM*rUnce,
Pour faire aucunement cadrer la pénitence. in.Ciu. Que d.iH'' "" ">"' 'l'écrit aot penser* amoureux Noua porteiii r et rapportent nos vaaax, Charment au 'ennui de notre absence. itoTh.
B^ltf. ui,i. ! [iropos, U [Oour
essayé de tr^ ■ inement les gr'
dans l'antique postesaion oi^ ila acnt de
de partager entre eux le* revenus p>
coDR. I, S30. ILs a\aient aucunei: '
piété, BOas. Var. m. || 8* Avec
aucune façon. Cela ne modifie «nniT. i
opinion. Qu'un vain scrupule à ma Damn.
Je ne le puis souffrir aucunement, lapo.\.. .. '^^
redoublé.
— iiiST. XIV ». Pwiaque certe poiaaance eu i.irtie d'ame participe aveoques raison, il c
qu'el'a est racionele aucunement, oresv, il XV* s. Les autres voulurent aucunemeul J.j:.. . rer. dont il fut moult courroucé, prois». i, i, - Adonc s'avisa le roi de Kranc son ost devant Calais pour siège, s'il poiivoit iW'r puis s'il peut aucuneoi' De sa ilouice beautés.':.
Il XVI* s. Je me console »i.
ment, sur oe que.... mont. .
aulcunemeni soulager, id. j, 7t. L'upui. toit aucunement utile ne prisée, amïoi, . estoient encore aucunement forts i»ur ru»;! t. ,i leurs ennemis, à tout le moins pour la mer, ii Aie. *». Sylla non seulement preveit m mort, mai> aussi en escrivit aucunement, lo. Sylla, 7fc. Il n'estoit avarioieux auconemeoi, to. Sylla et Lytond. a.
— BTYM. Aucune, et le sufRxe tnent.
AUDACE (é-da-*0,«.r. Il 1* Mouvement de l'àme
qui ^rte à de* action* extraordinaires, au mépris deaoMtaele*etdesdangers.fitie plaind'audaoe. Ileut I'audao<> de prendre.... Ils en sont venu* à oe dcgn'' d'audace que.... Eteignit tout le feu de leur antique audace, HACAlbal. l, 4. Voilà aea yeux . sa bouche, et déjà aon audaee, u>. Ànàr. ii. a. X U haine bientAt ils ne Joignent l'audace, m. B<tj. i. 4. Une autre cependant a fléchi son audace [insensibilité], ID. Phid. n, a. Le auecéa fut toitjour* un enfant de l'audace, volt. CMit. m, ». Et l'audace impunie enOc trop un couiage, corn. Bérad. 1. 1 Après cela, maune, exooaei non audace, m. ffi corn. III, 1. De vous menacer on a mène l'audace, ID. ib. u, a. Et dans l'un ni dans l'autre [parti], aucun n'a pris l'audace D'aaaasnner ion chef pour monter en «a place, m. 5»rttor. i, .. M'aimei-voaa? — Osei«is-Je en prendre enoor l'audaMT ». ik. tv, i n «tt de 9a* InataaU od l'andaee c*t pmdaan, Bti LAT. npL «M. IV, t. X own qui l'oppreMaiasv [l'innoeanM] 0 Mai* r^ndae*, El, aaaa dialiaetioti de ncheaae ou de race, Tmw, de peur de la peine. huraiit peur de faillir, malb. n, 4 . || Fig. Affetoto «t Tbéopt ra.<te, pourexcuser randace de ce* flgiBe* (d<^ rhétorique], eoiL. Lor. i<t. ||t*Nuai que
l'on doiînalt. du tamp* à une (anse qui
I servait à soutenir et à rtiev«r le» a\^ -*q chapeaa.
AUD
AUD
Aun
— HIST. XV* S. Sa douceur et clémence donnoit hardement et audace de hardiement deviser à lui, CHRIST. DE piSAN, Hùt. de Chartes V, i, <6.
— ÊTYM. Provenç. espagu. et ilal. audacia; du latin audacia, de audax, qui vient de audeo, oser (voy. oser).
ACDACIECSEMENT (ô-da-si-ea-za-man) , adv.
D'une manière audacieuse. 11 se jeta audacieusement au milieu des ennemis. II a audacieusemeiit répondu. Jamais homme ne tira tant parti d'une blessure; je disais de lui qu'il boitait audacieusement, et il était vrai, st-sim. 7|, i7i.
— HIST. XIV" s. Corrompre nos dictes ordonnances si audessement, au dommage de nousetdenostre peuple, Ordonnances des rois de France, t. ii, p. 57. Il xv s. Monseigneur de Conlay qui lui dist semblables paroUes et si audacieusement qu'il [le comte de Charolois] estima sa parole, comm. i, 4.
— ÉTYM. Audacieuse, et le suffixe ment. Audacement, de l'historique, e.st formé non d'audacieux, mais d'un adjectif audace, répondant à l'adjectif latin audax.
AUDACIEUX, EUSE (ô-da-si-eû, eû-z'), adj. Il 1° Qui a de l'audace, qui annonce de l'audace. Homme audacieux. Un de ces esprits remuants et audacieux, qui semblent être nés pour changer le monde, boss. Reine d'Anyl. Loin d'ici les mortels assez audacieux Pour juger par eux-même et pour voir par leurs yeux, volt. Fanât, m, a. Robert et Guillaume ont la force des armes, et je ne sais quoi d'audacieux qui avait amené la race normande des bords de la Scandinavie jusqu'à Rouen, Londres et Salerne, villemain. Cours de litlér. moyendge, t.i, p. 20. Lirez-vous, sans rougir de honte. Que notre impiété surmonte Les faits les plus audacieux Et les plus dignes du tonnerre.... malh. ii, 4. || 2° Substantivement. Un jeune audacieux que les arrêts du sort E; ses propres fureurs ont conduit à la mort, volt. Mérope, il, 2. J'ai vu maintes beautés à la cour adorées, Qui, des vœux des amants à l'envi désirées. Aux plus audacieux ôtaient la liberté, malh.
— ÉTYM. Audace, et la terminaison ieux.
t AU DEÇA(ô-de-sa). || 1° Loc.adv.De ce côté-ci, par opposition à au delà, qui signifie de ce côté-là. Un Français dira, en parlant du Rhin, que la Franco est au deçà, et l'Allemagne au delà. || 2° Lac. prc'pns. La Savoie est p jur nous au deçà des Alpes. Au deçà de l'Euphrate,VAL'GEL. Q. C. x,5. || Fig. Rester au deçà de ses prétentions, ne pas demander tout.ce qu'on pourrait prétendre. Les novatiens sont demeurés beaucoup au deçà de ce qu'ils étaient en droit de faire, fénel. u,88.
— ÊTY.M. Au et deçà.
AU DEDANS (ô-dé-dau). || 1° Loc. adv. X l'inté- .ieur. Il Fig. Le glaivi-. du deliors le poursuit. Le re- Jiords au dedans le glace, rac. Esth. ii, 9. La haine ;ue les cœurs conservent au dedans, coh.n. Cid, .1, s. Il 2° Loc. prép 11 est au dedans de la maison.
— REM. On ne voit pas pourquoi l'Académie, mettant un traitd'union kau-dessous, au-dessus, au-devant, n'en met pas à au dedans, au dehors, au delà.
— ÉTYM. Au'et dedans.
AU DEHORS (ô-de-hor; l'inese lie pas). || 1° Lnc. adv. X l'extérieur. Formidable au dehors, mépris;d)le au dedans. Le sénat n'est enfin qu'un amas de brigands, VOLT. Catil. m, 1. 1| Fig. C'est ainsi qu'on déguise un violent dépit. C'est ainsi qu'une feinte au dehors l'assoupit, corn. Itodog. iv, 8. || 2° ioc. prépos. Au dehors de la maison.
— ÉTYM. Au et dehors.
AU DELA (û de-la). || 1» Loc. adv. De ce côté-là, par opposition à au deçà, qui signifie de côté-ci. Un Français dira en parlant du Rhin, l'Allemagne est au delà. || Fig. Encore plus. J'ai regagné mon argent et au delà. Mais on passe encore au delà , pasc. l'rov. fo. Il 2° Loc. prépos. Ma maison qui a le lac en miroir au bout du jardin, et la Savoie par delà ce lac, et les Alpes au delà de cette Savoie, volt. Letir. d'Argenlal, 8 janvier, (758. || Plus loin. Il manquait à vos aventures d'avoir un amant au delà (le l'Océan, voit. Lett. 40. Le gouvernement chinois montrait aux hommes, il y a fort au delà de 4000 ans, qu'on peut les n'gir sans les tromper, VOLT. Ph. Ignor 4i. Oue l'on célèbre ses ouvrages Au delà des temps et des âges. Au delà de l'éternité, RAO. Esth. m, 9. Je te chérirai même au delà du trépas, CORN. Rodog.v, 3. || Fig. Des choses qui sont lu delà de leurs forces, fén. TU. xii. 11 a prêché i u delà de tous les plus beaux sermons qu'il ait jamais faits, SÉV. 20. Ou'appelle-t-on franchir les bornes de toute pudeur, et passer au delà de toute impudence, sinon d'imposer au père Bauny, comme une
BlCT. DE LA LANGUE FRANÇAISE.
chose avérée , une si damnable doctrine? pasc. Prov. (5.
— ÉTYM. Au et delà.
AU-UESSOCS (ô-de-sou; \'s se lie : au-dessous et en avant; dites : ô-de-sou-z et). || l" Loc. adv. Plus bas, inférieuremont. La citadelle est sur la montagne, et la ville au-dessous. U est bien au-dessous, en avah || Fig. Et que tout mon courage, après de si grands coups. Parvienne à des succès qui n'aillent au-dessous [ne soient inférieurs] , cobn. Ilor. v, 2. Il 2° Loc. prépos. Le thermomètre est à trois degrés au-dessous de zéro. Des enfants aii-des.sous d<j dix ans. Il Fig. On sait le nom de tant de gens audessous de lui [moindres que lui] , sÉv. 204. 11 tient la trahison trop au-dessous de lui, cohn. Pomp. m , 2. Il n'est au-dessous d'aucun chrétien de morlifier sa chair, BOSs. Nouv. myst. 7. Cet homme si fort au-dessous de Moïse, ID. Uist. ii, 3. Mon âme est au-dessous d'un si cruel eftort, volt. Orph. m, 3. Il Être au-dessous de ses afiaires, se dit d'un négociant, d'un banquier, etc. qui est gêné et menacé de faillite.
— ÉTYM. Ail et dessous.
AU-DESSUS (ô-de-su ; Vs se lie : au-dessus et en avant, dites : ô-de-su-z et). || 1° Loc. adv. Plus haut, supérieurement. Par rapport au cours de la Seine, Rouen est au-dessous, et Paris est au-dessus.|| 2° Loc. prépos. Dix degrés au-dessus de zéro. Au-dessus de Paris, en amont. Les enfants au-dessus de sept ans. Il Fig. J'ai le cœur au-dessus des plus fières disgrâces, CORN. Cid,u, i. Votre vertu, madame, est au-dessus du crime, lo. Nicom. m, 8. Je suis trop au-dessus de cette indignité, ID. Uéracl. m, 2. Ta vertu met ta gloire au-dessus de ton crime, id. Hor. v, 3. De pareils serviteurs sont les forces des rois. Et de pareils aussi sont au-dessus des lois, iD. ib. v, 3. Dont le bonheur semblait au-dessus du revers, ID. i^omp. 11,2. Mais tant de grandeur d'âme est au-dessus de moi, volt. AIî. v, 7. Pour vous mettre au-dessus de tous les bernements, mol. Éc. des mar. ui,6. Vous êtes au-dessus d'une telle faiblesse, ID. F. sav. 1,2. Pour se mettre au-dessus de la critique des hommes, fén. Tél. xn. Elle vous élevait audessus de votre père, m. Tél. iv. Ne cherchez point les choses qui sont au-dessus de vous [hors de votre portée], ID. m, 44i. Elle se mit au-dessus de tous ces petits bruits , hamilt. Gramm. 6. Pour qu'il les mette au-dessus de leurs ennemis, noss. Ilisl. ii, ( i . Fabius se mettant au-dessus des bruits populaires, ID. Uist. 1, 8. M. Jurieu s'est mis au-dessus de tout cela, ID. Àvert. 6. Elles sont au-dessus de tous les reproches, sÉv. 452. Ce que je sens est au-dessus des paroles, id. 52). || Venir au-dessus de.... venir à bout de.... La seconde commère Vint au-dessus de ce qu'elle entreprit, la font. Gag. \\ Familièrement. On eu a au-dessus des yeux, on n'y tientpas, labhuv. 8.
— HIST. xii° s. De moi estes au dessus , [dame] Bêle et gente et avenant, Coud, p. m.
— ÉTYM. Au et dessus.
AU-DEVANT (ô-de-van). || 1° Loc. adv. Dans une situation antérieure. Les voyageurs voulaient atteindre la colline; mais un marais était au-devant. Il X la rencontre. Le cortège venait ; la foule se porta au-devant. Les Juifs lui coururent au-devant, volt. Pftt7.v,234. Il Fig. Vous courez au-devant avec tantde franchise . m. D.San. v, 5. || 2° Loc. prépos. Le fleuve est au-devant de la ville. Il A la rencontre. Ah! cher Narcisse , cours au-devant de ton maître, rac. Brit. n,6. Il En avant de.... Jusqu'au-devant des murs je cours le recevoir, corn. Poly. I, 4. || Fig. Je me jette audevant du coup qui t'assassine, corn. Pomp. iv, 4. Tous coururent au-devant de leurs fers, j. j. rouss. Orig. 2. Ou va pour vous au-devant de la sollicitation, LABRUY. 9.
— HIST. xV S. Bien vous pourra d'aucun endroit Venir à vous à l'audevant; Alez-vous en toujours avant, hésurr. de N. S. J. C.
— ÉTYM. Au et devant.
t AUDIEN, lENNE (ô-dien, die-n'), s. m. et f. Hérétiques qui prétendaient que Dieu avait des formes humaines; et que les ténèbres, le feu et l'eau n'avaient point de commencement.
— ÉTYM. Avdeus, auteur de cette secte, en 338 de l'ère chrétienne.
AUDIENCE (ô-di-an-s'), s. f. || 1° Attention que l'on donne à celui qui parle. J'ai toujours donné audience à tous les avis. Je n'ai pu gagner un moment d'audience, corn. Cid, v, 7. Le monarque qui nous honore de son audience, boss. Prov. 2. Cette matière est digne de l'audience quu nous donne Votre Majesté, id. Par. de Dieu, t. A la facile audience de ce sage magistrat et par la tranquillité de son favorable visage, une âme agitée se calma't, id. le
Tellier. Je vous donne audience, U0L.leDép. u,7. Je TOUS demanda un moment d'audience, id. G. Dand, lU, 8. Et quand je puis venir, eollé d'une nouvelle, Donner à son repos ime atteinte mortelle, C'est lort que plus il m'aime, et je vois sa raison D'une audience avide avaler ce poison, lo. D. Gare, ii, '. U faut employer quelque moyen tel qu'en fournit l'ait oratoire pour avor -j'Jience de l'assistance, p. t. coua. I, 322. Soudain Potier ae lève et demande audience [ à être écouté] , volt. Uenr. vi. César, les sénateurs attendent audience, id. if. de César, 1, 2. Il 2° Réception où l'on écoute ceux qui ont à nous parler. Ils obtinrent audience du prince. Solliciter une audience particulière. Demander audience. Refuser audience. One audience de congé. Dans les audiences vulgaires, l'un, toujours précipité vous trouble l'esprit; l'autre, avec un visage inquiet et des regards incertains, vous ferme le cœur, boss. le Tellier. Le roi donne audience à l'ambassadeur de Hollande, sév. t09. L'ambassadeur romain me demande audience, corn. Aicoin. il, 3. En public, à mon heure, on me donne audience, bac. hrit. I, i. 11 avait obtenu de Mile Stwart une audience, HAMILT. Gramm. 7. || Fig. Elle donnait audience aux regards du duc d'York, hamilt. Gramm. 8. Il 3° Séance d'un tribunal. Jour d'audience. À la troisième audience. Tenir audience. Lever l'audience. Salle d'audience. Pour vous seuls l'audience sa donne, rac. Plaid. :;i, 4. || Audience solennelle , se dit des tribunaux supérieurs, séant en grand costume, soit pour le jugement de certaines causes, soit pour la réception des magistrats, soit pour la rentrée des tribunaux. {| Parextension.le tribunal même. Desaudiences qui sontà peu près ceque sont nos parlements, étaient établies, volt. Mœurs, (48 || Le lieu où se tient l'audience. La police de l'audience appartientau juge. Il 4" Par extension et collectivement, ceux àqui on donne audience ou qui assistent à une audience. Un prince aussi grand d'ailleurs que celui qui honore cette audience, boss. Anne de Gonx. Il e.st trèsvraisemblable que Cléopatre parlait souvent dans ce goût, mais ce n'est point cette indécence qu'il faut représenter devant une audience respectable, volt. Ép. dédie, de Zadig. \\ 5° NomqueiesEspagnolsdonnaient à leurs cours souveraines de justice, dans l^s Indes occidentales. La division géographique d'une partie de ce pays se faisait par audiences.
— HIST. xii* s. Garai rei J'Engleterre truis jo [je trouve] si grant bobance. Qu'il ne m'en volt oir n'en conseil, n'en oiance. Th. le mart. (04. || xiii* s. Et dist en audience à Romme, Quant il, por condampner ung homme, Fu requis de la mort escrire.... la Rose, 8597. Il fleUtera nos paroles Par quarrefours et par escoles, Selonc le langage de France, Par tout le règne en audience, ib. 10680. Forment neîs [même] maugré m'en sai De tant qu'onques le me pensai, Et qu'audience li donné, ib. 10399. X la cort Noble le Lion Tient on les plés et les oiances De morliex [mortelles] guerres et de tences; Là nos irons de lui clamer, ilen. 737. || xiv* s. Seigneur, dit un Juîf, àqui on ot donné Audience de dire ce qu'il orent visé, Guescl. 860). Quant li consulz furent devant le peuple, l'en leur a demandé en audience quelle seroit leur vouienlé, behchelr'', 1* 72, recto. Il XVI' s. Nous ne voulons point pour cela que leur raison n'ait point d'audience, jusques à ce que nous l'aurons refutée, calv. Inst. 229. Il demanda audience, en laquelle il suada au peuple.... amvot, Flamin. 10.
— ÉTYM. Provenç. audiencia, audiensa; espagn. audienciti ; itid. audienzia ; du latin, audientia, de audire, ouïr (voy. ce mot). La forme primitive que donna audimtia, est oiance, qui est fait comme ouïr ; audience est un mot refait dès le ziu* siècle sur le latin.
AUDIENCIER (0-di-an-sié), adj. m. Huissier audiencier, huissier chargé d'appeler les wiuses. || Substantivement. L'audiencier. Il Grand audiencier, officier de la chancellerie chargé des rapports.
— ÉTYM. Bas-latin, audientiarius , àt audientia (voy. audience).
AUDITEUR (fl-<li-teurl. «. m. || !• Celui qui écoute. Ses auditeurs l'ont applaudi. C'est un vieux guerrier, me dit-il, qui se rend mémorable à tous ses auditeurs par la longueur de ses exploits, montesq. Lettres pers. 48. Et content de remartjuer des actions de vertu dont les sages auditeurs jmissent profiler, ma voix n'est pas destinée à satisfaire les politiques ni les curieux, BOss. le Tellier. Voilà, mon cher auditeur, ce que je viens vous répéter, uass. Conv. Tremblez, mon cher auditeur, que votre cœur ne se rassure, id. Jfort. || Disciple. Il voyait accourir à lui des milliers d'auditeurs. || Auditeur bè-
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i|ue non» avioni mis ou liil Cli i i <lu tout
Mlez; et II prcTns, (don la qu.il...: ..i.l....
donra amlltcnrs bons et loyauls, en 1
parties, (Yrdnnn. (Urtroit, t. l, p.a&-. ,
Moips aroit un grand clercdesciociceet de prudence
en Avignon, docteur de lois et auditeur du |iaUiis,
raoïss. III. IV, ï7.||xvi« s. C'estoient deux pliiloso-
plies qui avoient est6 familiers et auditeurs d'Arce-
itlaus, AMTOT, Philnp. a.
— RTYIk. l'rovenç. auditar, ausidor; de audilor, deondire (voy. ouï»). L'ancienne forme donntep.ir audUor, audUôrem, est pour le nomin.-iiif oirr. pour le régime œnr, lesquels sont faits comme ouir; auditrur a éié refait sur audilnr par les légistes du XIII* slN;le.
AUniTIP. IVK (A-ditif, ti-v'), orf;. Terme d'analomie. Qui appartient fc l'ouïe. Nerf auditif. Conduit auditif.
— nxvT. XVI* s. Iji fkrulté sensitire est divisée en Ti«i. i ' iiorfs do la clnou . m. IV, 10....
Qui t-MiMij'.-ii< 1'- luii'iiiti .iiKiii.i. iif. XV], 40.
— ttiU. Provenç. auditiu; de audira, ouïr (voy. M mot).
ArDmo>t (ô-di-sion), t. f. Il !• Action d'icou- \fu. Il est difflcile de juger d'une ri'*ce de llié.llrc à U première audition, i iir nous a fait
assister aux d<MH )>rnmii'r> de son œuvre.
Il I* Terni. L'auiliUuii des témoins ,
l'action <l loins à charge et à dé-
charge. Je iiHcniKi.iMuii' luins preuves, sans audition dat témoins, p. i.. raonirH, i, i«t.|| Audition de compte, examen d'u" ■ """.i..
— lllST. XIV* s. .N
riaions corporeles !•-
etines aodlcions ou oir :<
tlh. »o«. Ijxvi* ». Pour 11
fait l'ouye, il Oiut coiiil : i i .'.ni du U
susdite anfractuositù 'I lit ^ ' r.i.t r.oil .>ii, pabC,
IV, to.
— fTYM. Audiiio, de audirt (voy. oula). Ar!>i"""'r .■.!. •... -• - — "1" '■ ^
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«ehartit», daa eagardeun, de* prvToz et Jurte, ou 'URM, ûutHuHttm. Il m* a. Quant ao théâtre ou Mdtloirt de musique destiné k ouir la* j*t« des ■Mici<ms. AUTOT. PMc. »». Ceulx aussi qui tnain- MMatintroduiaoït «s awtiiolrosdes motacatranges, aa «omat kn» «mU qui harengaanl, u>. Corn- «UNI fl fumi imfr, n.
Zl^a ''IPÎ^- «»*«<*<; «ap^n». et Ital. ou-
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I t ADIilTORAT (Mi lo-ra), ». m. Koncllon d'au-
I ■< ' NMii lie la •'•■' 'II. ."'-'"i rauilitoral
ficc, que |i. !on et d'Ba-
'."ri-nt, ! ' , '
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à contenir le gn |M!r lus fils do caret, || I)ans la ).' qui sert ft recevoir IVmi-forte q planche. On dit .t:
— IIIST. XIII* ■ -s veut eatre e«quelier
^ '• • ~làsilV..lr^. " '
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,,. .i.j ce qu'il.» .s m, chascun an, ■■. •■ :. c'est «savoir niigi'^ i .
lia. Il XVI* 8. Quant au vivre, quelle subneié y ailT on n'engresse point autrement les pnrrcatn en l'auge, calv. Inttif. nue. Prenez t.v au fond de l'auge des coustelierx ou >
— ÈTYM. Alreut, basiiin. La formation est trisrégullére, a< se rendant, dans le pas-^ago du latin au français, par ou, et rt ou vi par un g doux ou un;'.
ACCÉE (6-jée), t. f. Ce que peut contenir nr<' auge.
— HIST. XIII* ». Ch.-i [suif], f;-irp|.^c ou aup.
plus, ' 'le rivage, Liv. det mit.iui.
tAl ■ ■ ■ ■■! "
ture. I
tAl.i..
creusi':
de fer plat.
— F.TYM. Arifjr.
Al'f.i ' '. m. ||I•^
lam.1^ niscniii. |! 2
iiit bouillir l'eau salée.
- arts et métiers, 1 :es d'un morceau
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iicins leur angct i>. Il XV* s. Pour l'artremuyse, l'atigelet et
Vase dans lequel l'a- ; l'il vérifie.