I. 1. Au lieu de cei mo-urs moi
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supplice i>u*si bic-a que U»
V, i. Pordez-cn la mémoire lu. Milhr. IV, *. Il Quand .1 par (luui bien que. on peut gulicr ou an '
ensemble.
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ruine, nXCB. Serm. 1.
-UM. 1. Au.s^ >cns alfirm.'i' '
levfui auMi. Diai.; . on dit: non .
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I xvii-sii'cieunt amployé aussi avec U négation. omI'
I loumura a vieilli, il e*t vrai; mais il est aaoora U>r
H'"', étudier le* azamples. Comm» H" n>i»i<.ni 1
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ùi B'a*t pa* aus' i< 1 t iliuer lesbeureui , ces, fr:'^. Mant-itur. m je na gottio pa* |< • .ic
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Ilces oont vous jouissez, au moins n'ai-je pas aussi ces heures de cliagrin et d'accablement, voit. Lelt. 40. 11 ne faut pas que l'homme ne voie rien du tout; il ne faut pas aussi qu'il en voie assez pour croire qu'il possède la vérité, pasc. Pensées, part. Il, art. <7. Donc je ne suis pas un être nécessaire, je ne suis pas aussi éternel ni infini ; mais je vois bien qu'il y a dans la nature un être nécessaire, éternel, infini, id. th. i, 4. L'homme ne pouvant reposer dans aucun de ces vices par ses raisonnements, ni aussi les fuir tous, ID. ib. part, i, art. 1 1 . Comme la religion n'y était plus intéressée, je ne m'y intéressai plus aussi, ID. Prov. tl. Sachez donc que leur objet [des jésuites] n'est pas de corrompre les mœurs, ce n'est pas leur dessein, mais ils n'ont pas aussi pour unique but celui de les réformer, ID. J'rov. 5. Ces paroles ne peuvent donc servir qu'à vous convaincre vous-même d'imposture, et elles ne servent pas aussi davantage pour justifier Vasquez, id. Réfut. de la rép. à la (2« lett. .le ne demande pas d'avoir une plénitude de consolation sans aucune souffrance, c'est la vie de gloire; je ne demande pas aussi d'être dans une plénitude de maux sans consolation; car c'est un état de judaïsme, ID. Pensées, part, ii, art. 4 9. Le fidèle qui ne souffre rien ici -bas, ne saurait aussi rien espérer pour l'avenir, mass. layst. Héstirr. Si ce n'est pas un goût déréglé qui doit décider du choix d'un état, ce n'est pasaussi un respect humain, id. Car. Koc.On se persuade que, comme ce n'estpas une affaire d'en être coupable [de certains défauts], il n'y a pasaussi grand mald'en être censeur, id. ib. Ilédis. Et comme la honte qui découvre les misères de notre conscience n'est presque plus sensible, ta douleur aussi qui les déteste n'a jamais de suite, m. ib. Inconst. Et comme on ne peut rien ajouter à l'excès de son amour, rien ne manque aussi à l'excès de sa douleur et de son martyre, id. «6. Passion. Comme il n'est personne qui ne veuille être applaudi, il n'est presque aucun aussi qui ne se fasse un art et un mérite de médire, id. ib. Médis. Comme elle ne souhaite pas l'estime des hommes, elle ne craint pas aussi leur mépris, id. Avent, Bonh. des justes. Nous ne savons pas ce qu'il souffre, et je ne prétends pas aussi vous l'exphquer, ni affaiblir par des peintures vulgaires une image si effrayante, lo. C«r. Mauv. riche. 11 n'en est pas [de vérités] de plus sublimes, il n'en est pasaussi de plus ignorées, id. Car. Petit nombre. Qui ne sent pas ces nobles mouvements qui nous font aspirer aux grands postes, ne sent pas aussi ceux qui nous font oser de grandes actions, IB. Petitcar. Drapeaux. \\ i. Avec ne.... que, on met non plus ou aussi. Il lit incessamment; je ne fais non plus que lire; ou : je ne fais aussi que lire. La tradition du peuple juif et celle du peuple chrétien De font ensemble qu'une môme suite de religion; et les écritures des deux Testaments ne font aussi qu'un même corps et un même livre, boss. Hisl. untD. II, 4 3. Comme il n'y a que l'espritde l'homme qui sache ce qui se passe dans l'homme, il n'y a que le coeur aussi qui puisse savoir ce qui se passe dans le cœur, MASS. Car. Lazare. \\ 3. Suivant des grammairiens, après la conjonction que, placée après aussi, si un adjectifsuit, il fautfaireprécéderleverbedeie; elle n'est pas aussi douce qu'elle le semblait ; et Hollin, qui a dit : une place aussi forte qu'était Corinthe, aurait dû dire, que l'était Corinthe. Malgré cette décision , la phrase de RoUin est correcte , et pourrait être imitée, puisque ce cas présente une ellipse très-facile : aussi forte que Corinthe était forte. ||4..4wsst....(7uenesemetque devant un adjectif ou un adverbe; cependant on dit communément: il a aussi soif que vous. La locution moins néjiligée serait: il a soif autant que vous, ou autant de soifque vous. Il 5. Au XVII' siècle, on disait, conformément à l'usage des sièclesprécédents, aum cojiime, pour lequel nous disons présentement aussi que. Ma foi seule aussi pure et belle Comme le sujet en est beau, malh. V, 49. Tant qu'a duré laguerre, on m'a vu constamment Aussi bon citoyen comme parfait amant, corn. Il or. I, î. Peut-être que tu mens aussi bien comme lui, ID. Ment, iv, 7.
— SYN. AUSSI, AUTANT. Aussi Venant de sic, ainsi, marque la similitude; autant venant de tantum, marque l'égalité. On dit : il est aussi riche que •vous, il a parlé aus.si sagement que vous, et, moins ordinairement, autant riche, autant sagement. On dit : il l'aime autant que vous l'aimez, et non aussi que; il a autant de force que vous, et non aussi de force. En un mot, la règle générale est que aussi s'emploie avec les adjectifs et les adverbes, et autant avec les verbes. Il II estsingulierque disant: aussi riche que vous, on ne dise pas: il l'aime aussi que I
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TOUS. Voici un essai d'explication de cette anomalie. Dans l'ancien français on a dit autant comme, aussi comme, marquant la comparaison non par que, mais par comme. Toutefois autant, formé de lantum quia le corrélatif quajUum, a pu très-bien avoir que pour corrélatif, comme cela est arrivé. Il n'en est pas de même de aussi qui est formé de sic; là, le corrélatif ne pouvait être que comme et ne pouvait être que. Néanmoins que a fini par remplacer comme pour aussi, ainsi que pour autant. Cette substitution étant faite, il aurait fallu être con.séquentet la poursuivre partout. Mais ce qui arrive le plus souvent c'est que, quand on modifie une locution dans une langue, la conséquence fait défaut; et l'oreille, hésitant entre la nouvelle forme et l'ancienne, introduit des variations fondées dès lors non sur la grammaire, mais sur l'usage; c'est ainsi que, di.sant aus.si riche que vous, on ne dit pas, il l'aime aussi que vous; comme si l'oreille avait accepté l'usage de aussi avec que, quand aussi était séparé de que par un adjectif ou par un adverbe, mais non quand le que aurait dû suivre immédiatement ousn. Bref, l'histoire des locutions est ce qui les explique. Jadis on disait aussi comme soit avec les adjectifs soit avec les verbes. Dans le passage de l'ancien français au français moderne; que ayant remplacé comme, aussi que s'est dit avec les adjectifs ou les adverbes et ne s'est plus dit avec les verbes. Voilà le fait, que j'essaye d'expliquer en disant que, au.m ne comportant pas étymologiquemenl le corrélatif que, cette circonstance a empêché la modification de s'étendre à tous les cas que présentait l'ancien français.
— HIST. xi' s. Si l'enchaeinent altresi corne un ours, Ch. de Roi. cxxxv. Altresi blanche come neif [neige] sur gelée, ib. ccxL. || .xii" s. Blanche [il] ot la barbe aussi comme hoqueton, Ronc. p. 4 25. Durs [ils] ont les cuirs autresi comme fers, ib. p. 4 28. Mahom [il] reclame, Tervagant altresi, ib: p. 444. Altresi [semblablement] fit Judas, ce sai-je bien et croi, ib. p. 4 99. Ausi com vous le me poez doner, Ouand vous plaira, le me poez retraire, Coud, n. Et s'ausi est que pour lui [eUe] mourir [jej doie [doive] , Ce est la mort dont mieux mourir [je] devroie, ib. p. 4 20. Maugré tous sains et maugré Dieu aussi Revient Quesnes, et mal soit-il venans. Romancero , p. 4 03. Au départir do li [elle] , [il] l'a doucement baisie. Et ele lui ausi.... Soi. vu. Ausi com en la mer est puissani la balaine. Si est leur poestez en terre souveraine, ib. xxx. ||xiii' s. Et nous vous jurerons que nous , en aussi hone foi , vous servirons en l'ost come nous feissions lui, villeh. XXIV. L'histoire de Bertain et de Pépin aussi, Berle , i. [Ils] Surent près d'aussi bien le françois de Paris Com se il fussent né au bourg à St-Denis, ib. V. Tout aussi com [à] Symon [elle] l'avoit reconneU [déclaré], ib. u. Le roy Flore son père [elle] regrete moût aussi, ib. Lix. Quand Berte voit son père et sa mère autresi , ib. cxxvii. Blanchefleurs s'est dressée, aussi fit U rois Flores, ib. cxxviii. Fors de la forest issir [il] voit Quatre vins dames tôt alsi. Lai du trot. \\ xv° s. Le flun de la mer [qui faisait refluer la Somme] estoit adonc tout plein : si ne purent passer : aussi bien convenoit-il au roi attendre ses gens qui venoient après lui, FROiss. I, 1, 279. Aussi froids d'aider à la dame comme ils en avoient esté en grand désir, id, i, I, 40. On dit, et voir est, que toutes grosses rivières sont faites et rassemblées de plusieurs ruisseaux et fontaines : aussi les sciences sont extraites et compilées de plusieurs clercs, id. Prol. Aussi bien [d'un autre côté] il y a des peuples qui offencent contre leur seigneur, comm. v, 4 8. Chacune dit : ce ne fut pas à moi — n'a moi — ne à moi aussi, louis xi, Nouv. m. Il xvi* s. Il ne faut point aussi atlribuer aux estoiles les vengeances de Dieu qui surviennent pour telles causes, calvin, 4 19. Ce n'est pas à eux de reformer l'estat commun du peuple, nul aussi ne les en requiert, id. 223. Si pour moy avez du soucy. Pour vous n'en ai pas moins aussi, marot, n, 328. Sil avoyt quelques imperfections, aussy avez vous, aussy avons nous, rab. Pont, m, Prol. Personne n'a iriterest en sa ruyne ; aussi bien ne prestoyt il rien; aussi bien n'eust il par aprez rien preste, id. ib. m, 3. Pleust à Dieu que l'empereur s'essayast de passer le Rosne I mais je croy qu'il ne l'entreprendra pas, ny aussy d'assaillir le camp, MARG. t. <27. Et puisque Parlamenle ne l'a voulu nommer, aussi ferai-je, maro. Noitv. x. Comme la folie ne sera jamais contente , aussi est la sagesse contente de ce qui est présent, mont, i, i2. Aussi bien qu'homme de France, id. i , 4 09. Je n'ay point faulte aussi d'exemple domestique, id. i, 47. Mais
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aussi à ce compte...', id. i, î5. Chrysippus n'eust pas esté de cet advis; et moy aussi peu, id. i, 29. Aussi [c'est pourquoi] la peur surmonte-elle en aigreur tous.... ID. I, 63. Ceulx qui estiment chosa malséante, que d'estro loué, ne font aussi rien qui mérite que l'on les loue, amyot, Préf. vi, 32. ]]g n'usent point de fondes en bataille Ny d'arcs aussi, mais d'estoc et de taille, id. Thésée, B. U s'en retourna, emmenant quand et luy les autres jeunes enfans d'Athènes, et Ariadne au.ssi, m. Thésée, 22. La mer est bien à craindre, aussi est bien le feu, Et le ciel quand il est de tonnerres esmeu, Ronsard, 425.
— ÉTY.M. Bourguig. ossi. L'ancienne forme aU tresi, alsi montre l'origine : alterumsic, aliud sic, autre ainsi (pour aXIerum, aliud, voy. autre , et pour sic, voy. si, adv.).
t AUS.SIÈRE (ô-siê-rO, t. f. Terme de marine
(voy. IIAUSSIÊRE).
AUSSITÔT (ô-si-tô), adv. || 1° Dans le moment même. J'irai aussitôt. Aussitôt après votre départ. Tout aussitôt, et cet aussitôt fut un peu étrange, on apporta sur le lit du roi une espèce de livre ou de petite table, st-sim. 405, 43. || 2° Aussitôt que, aussi vite que.... Votre père y sera aussitôtque vous, PÉN. Tél. I. Aussitôt fait que dit, la font. Fab. vui, 40. J'en cache les deux tiersaussitôtqu'arrivés, CORN. Cid, rv, s. || Elliptiquement. Aussitôt la lettre reçue, vous partirez, c'est-à-dire aussitôt que TOUS aurez reçu la lettre. Aussitôt le jour , aussitôt que le jour paraît. {| Fig. et familièrement. Aussitôt pris, aussitôt pendu, se dit de toute chose qui se fait immédiatement, sans retard. || 3° Aussitôt que.... loc. conj. Dès que.... Aussitôt que la nouvelle se répandit.... Aussitôt que le klian de Tartarie a dlné.j un héraut crie que tous les autres princes de la terre peuvent aller dîner si bon leur semble, montesq. Lett. pers. 44. Aussitôt que le char chemine, Elle [la mouche] s'en attribue uniquement lagloire, LA font. Fab. vu, 9. Pour moi, tout aussitôt que je l'en vis parée. Je ne fis plus état de la toison dorée, CORN. Jfe'iWe , n , 5. || 4° Aussi bien. Dieu a toujours pris un soin si particulier de la conservation de votre maison.... qu'il laisserait aussitôt toucher à ses autels.... qu'à des personnes qui lui sont chères comme vous êtes, BALZ. liv. m, lett. 4.
— HlST. xvi* S. Aussi tost qu'il y a tant soit peu d'apparence que le dangier soitesloingné, mont, h, 93. H est parfaict aussi tost que conceu, du bellay, m, 46, recto. Sur BoUongne vendue un tel exploit il fit. Qu'aussi tost qu'il l'eut veue, aussi tost il la prit, ID. VIII, 26, recto.
— ÉTYM. Bourguig. osseto; de aussi, et tôt. On a dit, dans le xvii* siècle, aussitôt comme.... Il rendra leursdesseins.... Aussi-tost confondus comme délibérés, malh. ii, 4.
AUSTER (ô-stèr) , s. m. Nom que les tatins donnaient au vent du midi.
— ÊTYM. Auster, du grec aûa, dessécher : vent desséchant, brûlant.
AUSTÈRE (ô-stê-r') , adj. \\ 1" Qui a une saveur âpre et astringente. Le coing a une saveur austère. Il 2° Fig. Sévère moralement. Un homme austère. Mener une vie austère. Une austère vertu. Jeûne austère, RAC. Esth. 1, s. Combien voit-on de gens austères pour les autres, doux pour eux-mêmes ! PLficn. i, p. 4 96. Austère devoir, r.ac. Andr. m, 4. Austère tutelle, ID. Phèd. u, 2. Austère fierté, id. Brit. ii, 2. Austère conseil, id. Jphig. V, 6. Il En termes de beaux arts, qui rejette les ornements, les agréments. Le genre austère est opposé au genre gracieux. Ces champs qui, l'hiver même, ont d'austères appas, V. HUGO, Voix intér. xix.
— Hist. xiv« s. Poure vie menoient très dure et très austère, Girart de Ross. 234 5. Comme Robert Briseteste feust très austers [violent], merveilleux et merancolieux, DU cange, autteritas. || xvi* s. Auquel jour se célèbre à Athènes la feste de Cerès, qui s'appelle Thesmoplioiia, qui est la plus austère et la plus triste solennité de toute l'année, amyot, Démosth. 44. Gros vin noir et austère, paré, vi, 49, Ils proposent des images de vie relevés ou bien si difficiles et austères, que la praticquo en est impossible, CHARRON, Sagesse, i, 63.
— ÈTYM. Ausierus; grec, aO<7Tr,po; , au propre, qui rend la langue sèche , puis astringent, puis sévère, rude. AOuvripo: vient de o-jm, des-sécher, et est, par conséquent, pour le sens primitif, le même qu'ouster, vent du midi.
AUSTËREMENT (ô-stê-re-man) , ad». Avec austérité. 11 a vécu austèrement.
— HIST. XVI* s. Ils aiment mieulx vivre mollement > '*"'•" plaisir, comme leur maistre Menede-
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mui, qu* dur«mMl •< •aiurimMit, oomm* |« l« PHMiK»*. *"Wi ^'' lion'i- d'âme, »». Ja eray mt U eoiivemon et rrfigtnn de Ml «mpereur n« fui ii( diwiniul^ i>orU l'babit très aiula-
Bt HUAIT. ( ni.
I .'Axe mml. AI i. f. Il 1* Mtinihn de 4;v'.- I " '"'■■ d'«u»-
I I >, ■ureiu I.Uia l'a-...^ *«• Wrin. IV, I. I '1 nniiilo auMèrilé, li>. f»</i. ;>' ; l'Il. el nnn l'-im- |. rite, VOLT. Tuner, i, a. 1.1 J.» va-ii» !'• ' • lilAmant l'tuitiriU, boil. Sat. xii. || t' .^
l'rtim, penérérudaniTosiuiiérité*, dei.av. f.irta, II, LLMToesderairadestiutéritésaie sont devenue* suspectes, Ross. Utt. Corn. (l. Elle aimait toul dans U vie retigieuM, jusqu'à se« aui>térité« et il ses liu- BiUistions, ID. Antu de Cous. KiiJore redoublait de pritra*eld'aiisl«rités, cnATEAUB. Hart. li>B. Il redoubla lul-mAme ses austérités pour d^^cliir le cour roui etiasta, rttcH. Panég. il, U7. Dan* les austéritfa de sa vie, il ne (lensait qu'à réparer l'injuru (|u'>l avait faite à U majesté divine, id. ib. p. 4«7. Versant par mille endroit» un sang que ses lustéritt* n'avaient pas assex amorti, m. ib. i, asa. Ce nW plus l'usage de pleurer ses pécliés ou de les
«pler par de* n '"■•■'■ • ■'•" '■'■ - y ''■ !i, 3»9.
On méprise ceui '«, m.
th. Mi. On lera <! . ui, m.
Serm, li, *t>. U est aviez rare non qu'un philosophe ioit un bon clirctien , mais que la même action finit une observation curieuse de philosophie et une ausiirité chrétienne, et serve en mCme temps pour FAcailémie et pour le ciel, rONTEN. Uodart.
— 8YN. «tisTf.RiTt. sKveiuTt. Austérité a un sens Vlus restreint que sévérité. I.'ausiérité est U sévérité de mrrurs, et on est surtout austère pour soi; k sévérité concerne au-wi autre chose que le* moeurs, et est suriout tournée vers les autres.
— HIST. XIV* s. Thevenon doubtanz la grant austarité [violence] du dit Pionnier, qui astoit homme •étrange, picart et de mauvaise vie, ducanok, aut- MnUas. Il XVI* *. Il n'y avait orateur qui s'ozast presaaler pour défendre ce p.iuvre Koscius, ains s'en tiroit cbaaeun arrière, parce qu'ilx craignnient l'auslarité et U eniaulté de Sylla, amyot, Cicéron, *.
— CTYM. ilutm'iw, de auttertu (voy. AUSTtRX). AIT.<«TRAL, AI.K (d-stral, stra-l'), adj. Oui est
du cAté d'oâ souffle l'iunter ou le vent du midi.
II Terre* australes, terres situées vers le pAle antarctique. Terre australe ou magellanique, s'est dit •UUrafois d^ln continent que l'on sup|iosalt d.ins la «MM antarctique. || Latitude australe, latitude des pays s'tui* au midi de l'équaleur. || Constellations ausiraim, celles qui aont situées au midi de la ligne é>|uinnxlale. jj Signes austraux, Ica six dernier* signe* du zotliaque.
— CTYM. itustrolù, de autter (voy. aobtsii). ADTAN (6-Un), i. m. || 1* Vent du midi, jj %• En
poéaia, un vaut violent. Qu'importe à l'heuri'ui so- Utaira Qoa l'autan dévaste la terre S'il ne (ail qu'agllar *a* boUT v. uuoo, Odu, iv, a.
— KTTM. Provenç. ouUm; de altanut, qui signifie vant de la terre, vent de la haute mer, et vent du *ud-oii«*t; sans doute de ailiu, baul(voy. haut), aoit que l'on considéra la terre qui est plus haute
Îue la mer, soit qua l'on considéra U marquise Luit en latin aflum.
Ainr^NT (Alan), adr. ||t* Sans eomplémant, . «emblalileinoiit. Valoir autant- Acheté aut iienrendrai nulle fois autant.Autant vau-
drait (Nirlerà un sourd. Cela vaut cent francs; j en veux tout autant Olaeaifli.i.nuautant vaut. Ituri|ia»ae-port contra ladent, Conti' ' ~ ' iutaulaoi, i.a FONT. Fab'n, vi, 4*. || Uli; auUnl faire
cala sur-le-champ; pour : aut.mi <.<u> toire... Il uio doilt» fr. aoo. auuntdira «uofrano.jjt- Autant qva, damAïaa quantité que, de m^mn fji nu nnn di< mêma qua, comme. Voua en a%> noua. H tous aime auunt qua von défendre *a vie autant que U mienne. J'ai Un puur la patrie autant que je devaia. Il blAme leur arroftance autant qu'il admire.... Autant qu'homme du Bonda. Quel esprit ne bat la campagneTAuunt lessagaaqualaafoiui.LAroNT. Fabl.tu, lo. Tout fut perdu; a'élait tin enfant auunt quu mort, j). aouas. I^n.ii. H^KUiptiquanMnt. Autant qu'il y a da toile dao* voir* ''~ , lapf«nd* touL Autant qua voua éiaa, vanaa 1*. Autant que nous somma* qui n'svon* pu iMiivTa.VAUo(i„ Q. c. %%*. Il »• Auwni devant un , wuf; oeUa mani&ra da parler a un peu vieilli, mala U n'y a aucune IkuM à tm JarV./, at alla aat
lire au-
AUT
aotoriaéa. bopa «mta qu'un manant CbarilaUa autant qua peu aaga, la tont. t'ahl. n, ta. Songez Wen aettlemeot A vivre «'il »* pe"! beurausa auuni qua belle, V' > ^ nat juste
auunt qua ma daoi . ' ■ Votre
belle ftme est bauu- am <iii <\>>'- uiimcutiusa, id. l'ofy. IV, a. Autant que l'un fut grand, l'autre aéra
cruelle, !" I""l"r " •• l'..ri,..l,ri« N«lw>« «uloitr
anrien • ' -
I, ai. l-ii
voies du siècle que sa t'i' i sé-
pare de toul commerce di; i De U vient la peine qu'on a du saui : grecque le* rois qui ont eu le nom >: tant inconnu aux Gn^cs que c ID. //fil. I, **. Ijb peuple de I difflcilc à suhjiiguor qu'il est i,,..,, subjiiKU<*r les autres, rtn. TH. vin impossible que ce qoi ii'ii'-i' imj ih qu'il est inconeevabi' ur.
la. Une tndnité d'air mds
que celui-d.... l'Ktxibmj.s, u, liu. tu |uur autant hi'iireiu que je l'ai cri funeste, sac. Hrtl. v, ». Un raffinement d'intempt':rance au ic de mes
éln^'cs qu'uno artilicieuse sm i, BOUSS.
/>tic. C'iiilrr le . '! Dans cci in]; loi , autoiU
semciplusvo: ■. l'adjectif ou le particii* ;
cependant il tu ;..>.. ....^<: avant, employé non-seulement devant des participes, mais encore devant des adjectifs comme auai ': autant imposaible, autant heureux, etc. || 4'AuunL... autant, mel- Lint en regard et en comfiaraison deux membres de nhmso. Autant il a de vivacité, autant vous avez de lenteur. Autant le toucher concentra se* opérations autour de l'homme, autant la vue étend les siennes au delà, t. l. «orss. Ém. u. || Quelquefois on met autant que, au premier membre de phrase, et autant au second ; cette tournure, qui a un peu vieilli , peut s'employer dans U poésie et la prose élevée. Autant de fois que U parole de l'Ëvangilc ne vous a pas touché jusfiu'à la pénitence, autant de fois elle vous a rendu plus indiKoe d'obtenir la grâce du npentir, MAM.far. Parole. Mais autant que son àmeest bienfaisante et pure, Autant leur cruauté fait frémir la nature, volt. Alt. u, 1 1. Autant que ses armée* navale* [de la Hullande| étaient diicipliuées, autant ses troupes de terre étaient mal tenue* et méprisables, ID. S. de /.. XIV. «0. Autant. que de David la race est respectée, Autnotde Jézabcl la filJe est détestée, BAC. Alhal. I, ï. Auunt que de Joad l'inflexible rudease De leur superbe orgueil offensait la mollease. Autant je les cliarmais par ma dextérité, 11^ th. m, 1. Autant que mon amour respecte la puissance D'un p<^re.... AuUnt ce même amour, m. IfilAr. I, I. Auunt que sa fureur s'est iiuiuol' télés. Autant dc.s.siis la sienne il croit voir de t
pèles, CORN. Hérael. i, i. AuUii:; ■ <!('-seiiJt.iu.i
utile , autant l'exécution en e, paso.
Prov. 7. AuUnlque votre prout .. .. j....iu selon ce biais, autant il est injuste.... ID. P. Jis. ». Autant que Uinenre est au-dessus de Mars, autant une valeur discrète surpaase-t-elle.... rai» Tél. x. Autant que le pouvoir du clergé est dangereux dans uBe république, autant est-il convenable dans une monarchie, MONTtso. Btp. Il, 4. Il 6* Auaiit que, en tant que, selon que. Une action iuste n'a ce caractère qu'autant qu'elle est volonuire. Autant qu'il est en moi. Autant que l'a permis la malheur des circonstances. Auunt que je puis me rappeler. AuUiit que j'en puis juger. Autrement vos Etits à ce prince bvré* Ne seront en ses mains qu'autant que vous vivrez, coR«. A'ifom. IV, ». Tu n'as crédit ni rang ((u'autant qu'elle t'en donne , id. C*nna, v, t. Il n'est plus mon sujet qu'autant qu'il le veut être, ip. Mcom. II. I. Que vous ne respirez qu'auunt que je vous aime, bac. Baj. u , t. Vous qui ne respirez
qu'autant que mon courroux, Rei' ■ '
tem|>s, s'est arrêté sur \oui, volt. < ' 0' l'niitanl, de cette quantité, dau.. . Augmenter d'autant ui aomme il ton chagrin. J'Ata la superflu, l'.i •>t l'abattant. La raata an pmlitu d'auuiil, la i^uit. f'abl. XII. tu. Toua trois burent d'auunt, m. ih. ii, <o. X Biaaura qua, dana chaque nat " ces
rauaaa agit avao plu* de force, le* <i 'ieo'
d'autant, hmttb»o> Etp.xvt,*. Il ihiuil rrster à tabla ttna partie da laJoumAeeiboire d'autant, t.». BOiwa. MA. I, ta. Je n'aurais qu'à ch»r' - - •- '• "•• d'autant, Boa. Sot. ni l'i'Kanl do voua approuve et dort d'auUnt , \ «9. Il Kamill^rement. 1 la charge, tant, à condition da mdr* lapareri' que, lot. tot\ioitel. Vu qua. Iraulaat qu'alla «»t U
AUT
aaula chOM <iiji iioas reii<l bomme*. bcsc. Kfdi D'aut-,
Oà l'i :.
qu'il m'a si.mblé luul.le de chercbar U«a raisons, je me mis résolu da
1 lie* allant u.n de* .. Boas.
Honti it riij ii •* D'antant nhia, aana
conséquent us facile dan repous-
ser. La teii,|~ y.^^. c, .'>ire beur d'autaat pliia se diCnra.ooaii. Aod. v, a. Il connaît d'autant ouan Isa dansereux amis. m. .Vie. lu, t. || 9' Ii'autàiit plus'i , sans coOi, s
i'autit .^ faites eatii j-
Unt pluk que nous savons fort bien.... La pluiutuphe est d'auUnt plus méprisable qu'd p^be aeiani' Mais je le p<i^ 1
t", BAC. flril. 1,1 iii'uur sa vertu Qu'elle iu>'ui<- »
:', s. Il D'autant plus que, d'autan un Cfimparatif dans le seenn'i " e*l d'autant plus vif que la L'air est d'autant plus épais <.
de la terre. La carnage fuld'autai.' éuieiit plus nombreux. Kl mi.':
mille secretstémoins M'endirad'a >
m'endirei moins, bac. Anâr. iv,t Terme de paléographie. Copie, dii|>i;r . Il Proverbes. Auunt de tétea, auUni da lui en pend à l'oreille; la même chos< river, ji Autant en emporta le vent, sa <i qui demeure sans effet, jj H en a autant';. ... , porter, le dit d'iiU homme qui a trop bu, qui a <:' bien battu. || Autant comme autmt, en mém" qua tilé. Il en meurt tous lesans autant oommeau'
— KEM. 1. On a dit, jusquedansla xvu* aièc. Unt comroe, locution aujourd'hui tombée as désm tude. Voici des exemples : Qu'il fasaa autant pot. soi comme je fais pour lui, cobn. Poly. ui, a. L'nr flamme pieuse autant comme cbélive, in. Pnmy. v. 4. Ce beau feu voua aveugle autant comme <i vous brOle, ID. Rodox;. lit, «. Et loi que me vci.i tu. Tendresse dangereu'i" .i.iiant comme itiiii rt'i: m. ib. V, i.Jesuis ai';
l'aime, id. M*-aci.i,«
comme le mien, id. Sertor. iv.
pide auUnI comme farourhe, n
vaut communément >i >
/* Ment. I. 4. Tous les
comi..e il vous plaît, u: .'<<
divers cieux comme il y a d . '.
Autant malins comme ils <
mons, 4. Il t. Dans le xvii* s
plut, on a dit ausai d'au-
plus. Et d'autaut que VU
que le jour, U'autant )Jus i.
r. CORK. Ctd, Ht. «. iJ'ai
-. sont de conséquence. <:
avons besoin.... nos*.'- " ' soigneusement i'exxu
rlairement je conna... v,»^....., — , — -
Jfedil. s.
— HIST. XI* 8. Après icels (il y1 «n aurai altrc- Unt, CA. deHoL ccxv. || xii'a. K
valiers cume oci.5 i furrnt de '.i Aoù, p. axa. L'- ' 'iipéraUic«î d'urliii dcua
Romiers leur cnv .i>ercre auunt, aiiis qua
partir lea voie, Ati>£rH, le bast. HomOHCtro, p. x*. Il xiii* a. Les lettres diaoicni qua autant les creM en comme Inr seigneurs, vtu.ra. x. Aima laa loua auunt cum un. Au mains de l'amor du oouBtta, la Hott, »«7t. Autant peut dira nostra s^-iimeiir da nous, comme il dit des filz Israël.. Chacun aime aulrrtant ai vie ooame j> ID. laa. Il XV* a. Autant de bien qua j'a; sanee, ch. r'nrt IM'. I4. O linlamaT doulcament i Destonneaut que luit nd.
Siime qu'o' duni, BAs.sMm, L. Le par
t [an Angicicrrrj qui vault autant oommc i ealats, ooiia. iv, i. Auunt qu'il ayaoit pai '■—1 oeMa ilieia maison da Lcndaam, a e da Ryort, ». tu, «. Et ftranttrta grand , ne aa paasa pas aana boira d'autaat «( ri'auiei [autel, ancien français pour semblable), i/)cis XI. Ai'our. vil. Il xvi'a. Ja don salU, et la dormir m'a valu auunt de jambon , bab. Garg. i, ta. AuUnt vault homme comme il a'aaiimc. îd. i6. ii. t». Autant qM Ja vo«a an tireny|>ar la dillr. auL>, en eniooaanjr par la boodon, id. ih. tu . Pml < eiemplaa ma aanhtent plna k prapoa, d'autant qu . vwiL... brmit. i a. MaU d'aataal qoa e>wi un pi losophe, in. I. a*. Avant cMatartin aaïaat qu'il e i de force. iD. i, ta. Il a'en aaatoit d'auUnt allasé, ID. I, te. AuUot qu'il aaioit an sou *mt>hl4, in. I, tt. Ilyc«< tr:bfbiaauUnt, lo.i, lat Upcrd!
AUT
la bonne grâce d'Alexandre pour n'avoir voulu boire d'autant à lui, m. i, <8S. Autant reformé à Sparte, comme voluptueux en lonie, m. i, (85. Cette occupation est aussi pénible que toute aultre, et autant ennemie de la santé, id. i, 283. Et d'avoir plusieurs maistres, c'est autant (jue d'avoir autant de fois à estre extrêmement malheureux, la boétie, 8. Qu'on mette d'un costé cinquante mille hommes en armes, d'un autre autant, id. (B. Ces herbes servent dès lorsd'autantde fumier à la terre, m. 230. La lecture profite plus d'autantqu'elle délecte, et délecte davantage d'autant qu'elle profite, AMYOT, ?«;/■. 25. Appelez Autochthoues, qui vault autant à dire, comme nez do la terre mesme, id. Thésée, 3. 11 leur kdlla non tant de gens comme Polybius en met, ains autant que Nasica luy mesme dit en une siene missive, id. P. jEm. 24. J'avais cent fois juré de ne les voir jamais. Me parjurant autant qu'autant je le promets,
HONS. 288.
. — ÉTYM. Wallon, otetan; namur. ostan; provenç. atretan; cnta.1. ultretant ; espign. otrotranlo ; portug. outrotanto; ital. altrettanto. Autant vient de aliud (voy. autre), et tantum (voy. tant); altretant et les formes congénères viennent de alterum, tantum.
AUTEL (ô-tèl), s. m. Il 1° Sorte de table destinée à l'usage des sacrifices. Dans Rome, les autels fumaient de sacrifices, rac. Bnt. iv, 2. Si de sang et de morts le ciel est aflTamé, Jamais déplus de sang ses autels n'ont fumé, ID. Iphig. v, 2. On dresse des autels de gazon, fén. Tél. xxiv. Les sénateurs lui firent dresser des 3utels, Boss. Hist. m, 7. il lui voulait dresser des autels, id. ib. n, t2. L'amour impudique eut tant d'autels.... id. ib. u, 3. Cependant à Pomp6e élevez des autels; Rendez-lui les honneurs qu'on rend aux immortels, corn. Pomp. lu, 2. Il Poétiquement. Dressons-lui des autels sur des monceaux d'idoles, CORN. Poly.u, 6. || Autels, monuments en forme d'autels élevés pour perpétuer la mémoire de quelque événement. Les patriarches élevaient des autels en des lieux où ils avaient reçu quelque faveur de Dieu. Il est parlé des autels d'Hercule, des autels d'Alexandre, dressés aux extrémités de leurs expéditions. |{ Fig. et p.-ir extension, honneurs extraordinaires. Mériter des autels. Eux-mênie avec candeur, se disant immortels. De leurs mains tour à tour se dressent des autels , GILB. Dix-huitième siècle. Nous sommes trois, Diderot, d'Alembert et moi, qui vous dressons des autels, volt. Leit. à Cath. 8. A sa gloire en cent lieux fit dresser des autels, boil. Art p. iv. Cette idole à qui le monde a de tout temps dressé des autels, mass. Dauph. \\ Personne qu'on honore, qu'on adore. Ils n'ont point de faveur qu'ils n'aillent divulguer, Et leur langue indiscrète, en qui l'on se confie. Déshonore l'autel où leur cœur sacrifie, MOL. Tart. m, 3. {| ï° Chez les chrétiens, table où l'on célèbre la messe. Le prêtre monte à l'autel. S'approcher de l'autel pour la communion. Dans le même esprit qu'ils vont à l'autel , boss. Par. de Dieu, ). Une âme qui a vécu longtemps éloignée de l'autel, mass. Inconst. Quoiqu'elle approchât souvent des autels, fléch. Uar.-Th. Un prêtre oserait-il, le même jour, s'approcher de l'autel [dire la messe]? pasc. Prov. 6. || Le maître autel, l'autel qui est placé dans le chœur d'une église. ,1 Autel privilégié, autel où il est permis de dire la messe des morts le jour qu'on ne peut la célébrer aux autels qui ne sont pas privilégiés. || Autel portatif, pierre plate et carrée, bénite selon les formes de l'Eglise, pour célébrer la messe eu pleine campagne. Il Le sacrifice de 1 autel, le saint sacrifice de l'autel, c'est-à-dire la messe; le saint sacrement de l'autel, l'eucharistie. |{ Fig. Elever autel contre autel, faire un schisme, et, par extension, lutter avec quelqu'un de crédit, de puissance, former une entreprise rivale. On élève autel contre autel, boss. Annnnc. t. Harcourt saisit l'occasion de débaucher au duc de BeauvilUers son pupille ou de faire au moins autel contre autel, st-sim. 232, 94. || 3° Fig. La religion, le culte. Respectez les auteU. Les ministres des autels. U soutint les autels que l'hérésie avait ébranlés, fléch. Dauph. Et les droits de l'autel sont avant ceux du trône, raynouard, États de Blois, u, B. Il L'autel et le trône, la religion et le pouvoir monarchique. {| VTermed'astronomie.L'Autel, constellation de l'hémisphère austral. || 5° Technologie. Tablette de pierre ou de fonte placée en avant de la bouche d'un four. || Partie d'un four à réverbère qui a pour destination d'isoler le métal du combustible. || Proverbes. Qui sert à l'autel doit vivre de l'autel, ou le prêtre vit de l'autel, e'ett-^-dire chacun vit de sa profession. || U en
mcf. OE LA LANGUE FRANÇAISE.
Airr
prendrait sur l'autel, se dit d'un homme qui prend tout ce qu'il peut et partout où il peut. || Ami jusqu'aux autels, ami à tout faire, excepté à agir contre la religion, contre la conscience.
— HIST. XI' s. Dessus l'alter [de] Saint Sevrin le baron, Ch. de Roi. cclxix. Lonc un aller bêlement [ils] l'enterrèrent, ib. cclxxi. {| xii* s. Moût riche ofrande [il] a dessus l'autel mise, Honc. p. ("». Idunches se dresça, E par tuz les alters à orer s'en ala, Th. le mart. (62. E de tûtes les lignées de Israël [je] le eslis, que fust mis prostrés; e à mun altel muntast, e encens i portast, Hois, ». Dune cumandad U angeles à Cad, que il deïst à David (|ue il en alast pur lever un alter en l'onurance nostre Seignur, ib. ats. Tant que li fossez ki deled le altel esteit, fud plein e surundad, ib. 3(8. {| xiii' s Par derrière l'autel s'ert [s'était] la bêle mucie [cachée], Berte, cix. E quant tote la messe est dite, le rei vient devant l'autier, et se comenie, Ass. de Jér. I, 3(. Car ted qui auteil sert, d'auleil doit vivre, RUTEB. 258. Il xvi' S. Il en prendrait sur le grand autel, H. est. Précell. p. 77.
— ÉTYM. Bourguig. autai; provenç. altar, autar; espagn. altar; ital. altare;d\i latin oitore, proprement, ce qu'on met dessus l'autel (Quintilien, Decl. xii, 26 : aris altaria imponere), ce qui exhausse, de altus, haut (voy. ce mot). Altare sl .donné régulièrement alter ou altier ou autier; la forme aufeZ s'est glissée à côté, par l'affinité entre VI et l'r, et peut-être aussi par le grand usage de l'adjectif oufeZ, semblable, mot très-usité dans ces temps : l'on sait combien les langues ont de tendance à assimiler les mots qui ont peu de différence; tendance funeste et qui rend bien des choses confuses et même inintelligibles.
AUTEUR (ô-teur), s. m. || 1° Cause première d'une chose. L'auteur de toutes choses, Dieu. L'auteur de cette guerre. Il est l'auteur de sa fortune. L'auteur d'une race, d'une famille. La nature, auteur de toutes choses. Une femme fut l'auteur de l'entreprise. Laissons aux dons de l'auteur de la nature tout leur prix et tout leur usage, mass. Conti. Grâce à l'auteur de l'univers, la font. Fabl. u, B. La mort m'avait ravi leâ auteurs de mes jours, rac. Esth. i, (. Cent fois j'ai voulu mo jeter aux pieds des auteurs de mes jours, j. j. bouss. Hél. i, 4. Madame, au nom des dieux auteurs de notre race.... RAC. Iphig. m, (. J'en suis le seul auteur [de la conspiration], elle n'est que complice, cohn. Ctnna, V, 2. Et vous qui de sa chute êtes l'unique auteur, iD. Nicom. IV, 6. U est l'unique auteur de nos meilleurs destins, id. Uéracl. v, *. L'amour, ce doux auteur de mes cruels supplices, id. Cid, v, 4. Je le plains, d'autant plus qu'auteur de son eniiui.... rac. Andr. m, 3. Périsse le Troyen, auteur de nos alarmes, id. Iphig. u, 2. Chacun veut voir l'auteur de tant d'illustres faits, rotr. Bélis.i,t. || 2° Inventeur. L'auteur d'un procédé. Les Phéniciens, qu'on dit être les auteurs de l'écriture alphabétique. Il 3° Celui, celle qui a fait un ouvrage de littérature, de science ou d'art. Corneille, auteur du Cid. Madame Deshoulières. auteur de poésies pastorales. Il ou elle est l'auteur de ce tableau. || Absolument, écrivain. Les auteurs grecs et latins. Suivant quelques auteurs. La plupart des auteurs que j'ai consultés. Quel auteur lisez-vous? Je traduis un auteur difficile. Il y a des auteurs graves pour appuyer toutes les opinions, sév. 307. || 4° En termes de jurisprudence, celui de qui on tient quelque droit. On lui disputait la possession de celte terre; il fit appeler ses auteurs en garantie. || 5° Celui, celle dont on tient une nouvelle. Voilà ma nouvelle, et c'est cette dame '.;ui est mon auteur. Elle découvrit ce qu'elle en avait appris [de la conjuration] à des personnes de considération, sans cependant nommer son auteur, vertot, Révol. rom. xii, p. (71. Des bruits, sans auteurs, mêlaient des choses fausses avec les vraies, et augmentaient l'inquiétude du sénat et la '•.rainte des gens de bien, id. j6. p. (92. Il Adj. Une femme auteur. Une de mes chances était d'avoir toujours dans mes liaisons des femmes auteurs, j. j. rodss. Conf. liv. ix.
— REM. Boileau, Sat. x, a pu écrire ironiquement : Vais-J8 épouser ici quelque apprentive auteur? Mais on ne dirait pas une auleur, la première auteur, une spirituelle auteur, etc. il faut : cette dame est un charmant auteur, elle est le premier auteur de mes mc.ux; cette demoiselle est un spirituel auteur, legoarant.
— HIST. xni* s. Ains est prouvé par les meilleurs auteurs ki parolentde ces trois sciences, alkbrand, f° (. Si en puis bien trere à garant Ung acteur qui ot non Macrobes, la Rose, 7. Un livret i trovai, Si
AUT
lue [je lus] dusqu'à la fin ; mult durement l'amai ; Le nom de son autor ne le sieu je ne sai, ruteb. 232. Il XV* s. X parler par raison et considérer les articles et points dessus dits qui sont tous veritab'es; car moi, auteur, en ai esté suffisamment informé par les nobles du royaume de Portingal, froiss. u,
— ÊTYM. Bourguig. auteu; provenç. auctor, oc- «or; espagn. autor; portug. aulhor; ital. autore; de auclorem, de augere, accroître; radical sanscrit, 6jas, force.
AUTHENTICITÉ (ô-tan-ti-si-té), s. f. QuaUté de ce qui est authentique. L'authenticité d'un fait, d'une pièce. Tout se passa avec la plus grande authenticité, volt. /{usi. u, (0.
— ÉTYM. Authentique.
AUTHENTIQUE (ô-tan-U-k"), adj. || !• Revêtu des formes officielles, solennelles. Titre authentique. Il Acle authentique, acte émané d'un officier public, accompagné de formalités et devant faire foi jusqu'à inscription de>faux. || i' Dont la certitude, dont lautorité ne peut être contestée. Les livres authentiques. Traditions authentiques. 11 faut voir ce marchand, philosophe en boutique, Qui, déclarant trois fois sa ruine authentique. Trois fois s'est enrichi d'un heureux déshonneur, gilb. Le dix-huitième tiède. Le monde qui ne peut résister à cette montre si authentique, PASC. Imag. 2. Vous assurez par serments authentiques.... MOL. l'Élour. IV, 5. Une histoire de Charles XII. une de Pierre le Grand, fondées toutes les deux sur les monuments les plus authentiques, VOLT.Z/Kr. Albergati, 3 déc. (-700. Ce discours [de Pierre le Grand], s'il est authentique, est un morceau très-précieux, id. ib. Sclwuvalof , K nov. (759. Il Familièrement. Et jugé ce lourdaud à soa nez authentique Que c'était un pédant, Régnier, Sat. X. Il 3° S. f. L'authentique d'une pièce, l'original. Peu usité en ce sens. || 4° S. f. Intitulé qu'on donne à la version latine, faite par un auteur inconnu, des NoveUes de Justinien, dite par les glossateurs Corpus authenticarum. Les authentiques. Une autnentique. Il Authentiques, extraits que les glossateurs ont faits des Novelles et insérés aux endroits du Code (de Justinien) auxquels ces extraits se rapportent. Celle dénomination vient de in outhenlica, qu'on lisait en tête de chaïun des extraits. Si vous avez besoin de lois et de rubriques. Je sais le code entier avec les authentiq'îes, co?j<. Meiit.i,^. Il Peinede l'authentique, peine consistant à faire fouetter et enfer aer dans un monastère la femme adultère, et prononcée par l'authentique siU hodie, Code, ad legem juliam de adulteriis.
— HIST. XIII' s. Si cum T ullus le nous remembre Ou livre de sa retorique, Qui moult est science aut^tique, la Rose, (6400. Et se tu sces riens de logique, Qui bien est science aulentique.... ib. 0652. Noz veons aucun cas par lequel on pot fausser letres, tout soit h seaus autentiques et bien ounneus, BEAUM. XXXV, 25. Li seax de cascun gentil home n'est pas autentiques ne n'a foi en cort, fors contro le gentil homme oui li seaus est, ib. 75. || xv' s. Un bourgeois notable et authentique, froiss. u , m , ♦. Paris qui est cité si authentique et le chef du royaume de France, id. u, m, (t(.
— ÉTYM. Aulhenticus , de aOOevTixoc, de aùOév- TTjç, qui agit par soi-même, maître, pour aÙToév- •niî, de aùxiî, même (voy. auto....), et de ivio;, au dedans : qui est apud se, qui est maître de soi. 'EvTi; est le latin m(u*, qtiiadonnô intérieur (voy. ce mot).
AUTHENTIQUÉ, ÉE (ô-tan-ti-ké, kée), part, passé. Acte authentiqué.
AUTUENTIQOEMENT (6-tan-ti-ke-man), adv.
D'une manière authentique. U a déclaré authentiquement Ils se sont soumis sans résistance à une vérité qui leur était si authentiquement notifiée, bourd. Pensées, t. i, p. 66.
— HIST. XVI' s. Telles histoires méritent bien d'estre enregistrées authentiquement, H. est. Apol, pour Hérod. xxvi. Ce qu'ils promirent et jurèrent fort authentiquement, carl. vin, (9.
— ÉTYM. Authentique, et le suffixe ment. AUTHENTIQUER (ô-tan-ti-ké), v. a. Terme de
droit ancien. || 1° Rendre authentique. Pour authentiquer la constitution, boss. Lett. quiét. 468. J'écrivis au cardinal Gualterio de faire chercher tout ce qui pouvait prouver juridiquement celle roture [de Zamet], de le faire authentiquer par la république de Lucques et de me l'envoyer, st-sih. ï88, (77. Il 2"' En droit romain, authentiquer une femme, c'est la déclarer convaincue d'adultère, et soumise à la peine de l'authetltique. ^
— KTYM. Authentique,
AUT
t ADTO..., Préfli» qui ««m du proiu» gne oOti:, «t qui ^riiiBsdA lol-méaM, par Ml-m«ine.
t AlTonoOluraiB (A-U>-bt-o-gi«-na) , (. f. Biographie d'uM ptrfOBiM ieiil* p«r la perwmnt
— tm. Aulo (wf. M mo^, M bictraphie.
AmOClb'UALB {i-to-ié-Mfi, i. m. Nom, ebax
■m Grcca, de* «T«qiiw qui n'MalMt point i i^eu à la juridieiloo d«t patriarebM.
— ETTM. AvTev4««}ie«, da «tnhi. méine, et île «tfaXJI, lAta : qui e«t m ttte à lol-méme, qui ne releva da panonne (voy. ctPUAtiouc).
AOTOamiOirB (i-lo-kto-n') Il f S. m. Celui qui aal du pavi même, qui n'y eit pas venu par immigration . Pluiieurtniitoriena pensent ijuo les Amirieains no lont pas autochthonea et qu'ils sont Tenus d'Asie en Amérique. || Mg. Je ne savais pu que vos autauri («qiaanola] euaient jamais rien pris, même aux Italiens; Je lea croyais autochthones en fait de littérature, votT. Uur. Mayant, ib juin, <7«t. Il trAdj. Un peuple autoclithuno. Les anciens peuples sa regardant la plupart comme autochthones, l. t. loma. Ém. v.
— STN. AirrOCnmONC, INDIOtlft, ABORIOtNK. Au-
tocbliione, qui est de la terre même; indinine, qui astné dans la pays; aboriK^'no, qui ' " i^-ine
daiu un paya. Indigène imlique scu u'eus
néa dans un pays; idée à Uqucllu .t...„. ,,^.>.iia et aborigène l^outeut que la peuplo liotit il s'agit a été de tout temps dans le pays «t n'y c.tt pas venu par immigration. Loscriule^ sont incllgint» dos Antitics; mais ils na sont ni aulochtlioiies ni al>urigfines. Kntre autoclithone et aborigène il n'y a que cette diiï<.'rrnco-ci, et qui est purement étymologique : autochlhoiie rapi>elle k l'esprit l'opinion antique que l'homnio naquit de la terre, tandis que aborigène n'implique rien sur la question d'oligino.
— ÈTYM. AvTix'w^i de aùxi;, même, et dexOùv, terre : qui est du la terre inCme.
t AUTOCLAVE (ô-to-kla-v*), ad). Marmite autoclave, marmite où l'on fait cuire les aliments sans évaporation. || S. m. ou mieux t. f. Uéme sens.
— CTVM. Aulo, et clariu, clou : qui se doue, qui se ferme de soi-même (voy. cloo).
t AimxXlMOUR (A-to-kli-ni-k'), i. f. Observation d'une maladie par colui-lft même qui l'éprouve.
— tTTM. AMo, et citnifu«, t. f.
Aim)CRATB(6-tu-kra-t'),f.m. ACTOCRATRICE
(ft-lo-kra-tris*) , t. f. Souverain, souveraine dont la puissance n'est soumise k aucun contrôle légal. L'empereur de Russie est désigné sous le nom d'autocrate. Les Asiatiques qui viennent contempler l'admirable autocratrice, volt. Lrl(. d Cath. uu. On n'a exécuté sncun criminel sous l'empire de l'autocratrioe Rlisahelh, m. Comment, tur U livre de* déliu «I det peinet. Son conseil aura l'honneur d'envoyer à votre cour les dernières volontés de cette auguste autocratrice, id. Zeiir. d'Afgtntal, 40 nov. 47««.
— HSM. Le féminin aufoeralrtee, que l'u.iage du dernier alécle a établi, ne vient pas légitimement ifauiocrols et semble avoir été produit par av<o- %fi-ntf, em|>creur.
— tTYM. A'JTOxpinK, do aÙTè;, même, et de Kpdroc, force: qui a la force par soi-même.
ADTOCRATIK (Oto-krasic), s. /. || !• Gouvemement absolu d'un seul. || I* Dans lus syst^m<>s médieaui, autocratie de la nature, empire qu'exerce la nature ou principe vital sur le court et la durée de* maUdies.
— ÉTTII. AulncnUê.
t AUTOCRA-nQUK (A-to-kra-tl-k*) , aUj. Qui appartient k un autocrate, k l'aDlocratie. Gouvememenl autocratique.
— fiTYM. iluloeral*.
Airro-nA-Ff! (»-to^da-ré), i. m.\\ t'ExéouUon. par la feu, d'un Jugement rendu par l'Inquisition contre un hérétique. Une Juive de 18 ans, brOlfe k Lisbonne au dernier auto-da-fé, donna occasion k ce petit ouvrage, mo!itui}. Ktjt. xxv, )l. || I* Fig. Faites un aulo-da-fé de ces papiers compromettants. \\Au plur. Des auto-da-fé.
— £T«i. Uni e<p.ignol altéré, pour aulo dt ft; mtU>,tf\. mnli.de.de, et /ir, foi (vny. roi).
t A» 1 1 \ iK(ft-to-dl-daki'), ». «. Celui qui
■rpreiKl ~..., i.,„i,e.
— tTVM, AOT««<«a«t«<, de «été(, Mi-intaM, et
M4nii->, pn«*eiirr.
t AOTOlui-wii ■ UMli.da-ksie), «.r.
• apprend n>
AUT
t APTonVTf.otiOOB (4-to-dl-na-mi-k') , ai). Ti^rm'' ill<! «et mû par une force propre.
— F.rv! d^namitpM (voy. oea deux
moLn).
t Al'T()G.<(OSK (A-tog-nd-lO, ». f- Tenue didactique. Coniuùssaaoe acquise par l'étude da aoimêne.
rrvM A'.-i,, tol-Dème, et y»<»»»Ci eontui»san< i:).
Ali iiK(6-to-gra-r). Il !•><</. Oui est écrit
doU cuammèuie de l'auteur. Une lettre autographe. Je trouvai tm manuscrit autographe du savant Quaresmius, crateaub. Hin. iii, 17. || S' 5. tn. Un autographe. Une collection d'autographes précieux.
— eTYH. Av- lu avT&c, même, et de Yp^fw, écrire (■■ ivt).
t AUTOtiRAI'lllK ■ ' '■ -V - ' " !• ''-"-o-
duction, trait ix>ur Ir, r.
Il 1* l'rociilé pour u ih
copies d'une mfime lettre.
— CTYM. Autographt.
t AUTOGRAPUIË, ËB (O-to-gra-fi-é, ée), pari. paui.
t ADTOGRAPinER (A-to-gra-fl-é), «. a. Reproduire un manuscrit par le moyen do l'autograpliie.
— f.TYM ■,!«.
t AI II M < K (ft-lo-gra-a-k'i), adj. Qui a
rapport à i .in'^i.ijuuu.
AUTOMATK (â-u>-ma-t'), s. m. || 1* Machine et, en particulier, machine imitant les êtres animés, qui se meut par ressorts. Les automates de Vaucinson. Il l'Kig. Le sot est un automate, il est machine, LA BRUT. M. Impuissantes machines, Automates pensants mus par des mains divines, volt. Vite. t. Il vous faut désormaia, si vous avez un roi. Automates tremblanta sous sa maio protectrice, Hc«ptrer ou mourir au gré de son caprice, h. J. ciiKn. TimoUtm, II, a. || 9' Adj. Le flûleur automate de Vaucaniion. || Fig. Quelquefois le tyran automate |un paclia] se traîne h la porte de sa tanière, chateaub. llin. aSH. Dans sa vie automate, l'habitude lui tient lieu de raiion, J. J. aouss. Étn. ii.
— HIST. XVI* s. Ilz bastisaoient plusieurs petit! engins automates, c'est à dire iu>y mouvans euix mesmes, BAI). Garg. l, 2*
— - £TYM. AùTo^aroc, spontané, de avri;, même, et de pvTot, effon, de [j.io\uu, chercher, s'efforcer : celui ou ce qui fait effort par soi-même.
t ADrOMATIE (A-to-ma-sie), i. f. Terme didactique. Il 1* Etat d'un automate. || t* Pouvoir de se mouvoir, d'agir spontanémenL
— RTYM. Aut(m\ale.
Arro."MA'noUK(ô-to-ma-ti-k'), od/. Il !• Terme
do physiologie. 0"i s'exécute sans la partici|>ation de la volonté. Li' 'il automatique du cœur.
Il t* Terme de i . Qui appartient k l'au-
tomatie ou spontantiio.
— ÊTYM. Aulnmate.
t ACTov'T! TFMBNT (4-to-ma-li-ke-man), adv. X la i automate.
— fnv 1,- Il 11- suffixe menJ.
t -^i i-). «. o. Rendre
autoi i (le bois [vous ont
été tout uiuuveuieul),«l, k luekure qu'on les multiplie, on vous automatise, didcb. Lettre à Mme de Hieeofxmi.
— KTYM. Aulomalê.
t ArroilATISIIE (A-to-ma-U-sm'), «. m.
Il 1* Terme de physiologie. Ensemble des mouvements non voulus ou des impulsions non voulues. Une grande partie de l'automatisme est, chez le* animaux, sous la dépendance de la moelle épinière. Il 1* Terme de philosophie. Faculté de se déterminer par soi m^m<>. || S* T>sns le langage général, dispositioi^ '^mme n'est qu'un automate.
t A ■ ■ 1. f. m. lU* Dans
riliai \chille. Ijf Fig.et
par [.....^..■...i.i, . • ...1 .ji. «Mil ,„,i une voiture.
AUTOUlfAL, ALK (Ato-mnal, mnal'), adj. Qui appartient k rkutomne. Fièvres automnales. Le* venu automnaux. || Lapartieautomnaledubrévi.iire, celle qui contient l'orOce des trois mois d'automne.
— HIST. XVI* s. L'equinoxe automnal , rab. Pant. m, 4S. Quand en un mesme Jour II fait chaud et froid, il faut attendre avoir des maladie* automnale*, PAUi, IntrwL t.
— mm. Autumnùlii, de aMfMNMU (voy. ai>
TOMNR).
t AUTOmïATIOl» (A-lo-mna-eion), t. f. TMme d'agriculture. tnOueooe de l'automne sur le* plantes.
— Htm. Auttfmn*
AUT
AnOMn (A-Uhi'), I. m. et f. Il t* CeU* d*e latsons de runte qui eM antre l'été et l'hiver. Un automne chaud et ■ac. F4 toi , risnt aalomoe, accorde k DO* dMnO qu'il. te* ki«na et des
plai*ir*,iT-ijuia.&u nieli ilhiiiiai
De l'automne oraguui nuui oi^uKut Us aairHton- LUU!, (iéorg. I. Auati voyw ii^fThni Vm^ nébuleux , Tous les ans, pour gémir nous i en ces lieux, m. Imagiiuu. ch. vu. Il est vrai, monsieur, que J'allai k Bruxelles l'antamne dernière, rtii. Il, SOS. La terre, aussi r.chu que belle, UoisBait, dan* et* heureux temps. Les fruit* d'une automne étemelle Aux fleurs d'un étemel printemps, ouaasT, i* SUcU patu»rtd. Une sanlA. dé* lorsfloriaiula, étemelle, Voii* tesitfMiMiUir d'une automne aoav«lle La* Bomhreimi seiMons, t. s. Moae. Oiu, lu,». Je me repréctnta oatie automne- Ik déttoiMHe, et oui* J'en ragante la An avee une horreur qui me fait tuer le* gro**e* goutta*, stv. si oodl, ««7«. De la dépouIUe de no* bots L'automne avait Jonché la terre, millcv. Chute dtt feuiUfi. Soleil si doux au déclin de l'anlomne.... ueiuna. Adieuzi la eampagnê, || Astronoaiqueaient, l'espace de U" - lepteiDlira au si déocnbr*.
L'automne asi ne oolnade pas avec l'au-
tomne météorviugii^uo, qui eat celui du '"HI^I* vulgaire et qui s'étend oe û On d'août k la premitee quiiuaine de novembre. || I* Fig. Nous somme* dans l'automne du buii goût et au temps de la chute des feuilles, volt. Ult. ren, «S. |l 3* L'tiie quipréotde la viuiUesie. Qu'il coule gaienj' mue, Que
son hiver soit encor loin I si.^ ; i. et mal.
Il 4* Dans l'alchimie, temps où t'otiérattun de Tceuf phdosophique est portée k la perfection.
— REM. Les grammainens ont essayé d'établir de* régies entre l'emploi du masculin et celui du (^ minin. Ils ont dit qu'automne est mascuUn quand l'adjectif précùdc : un bel aulomiie; féminin, quand l'adjectif suit immédiatement : cette automne délicieuse; que cependant, a'il se trouve entre automne et l'adjectif soit un adverbe, son un verbe, alors automne est du masculin : l'automne est beau. Mau ces distinctions sont des subtilités et des complications. D'autres ont voulu fixer définilivement le genre et font automne masculin. Mais il n'y a aucun mal k ce qu'un mol resta des deus genres, puisi]ue, par le fait, U est ainsi; et il y enaiimtk condamner un usage qui se trouve dans nos écrivains du XVII* siècle, et qui dès lors ikmis spparaltrait comme une laute.
— HIST. XV* s. Lors croist aussi et s'enforee li bons; Autres seize ans l'a jeunesse en sa cura; Les biens roqoeult [recueille] autompne.... s. nescH. Poiiim mu. î" se, r«rii>, col. «. || xvi* s. L'automne est sec de sa nature, p*at, Inirod. s. Quelques fou l'automne est fort tempérée, o. a> suaas,
— KTYM. Provenç. autem, OMtompMt espagn. •toilo; pciriug. outono; liai. aulMmao ; de dnlnatniu ou i^tAt anctumniit: en effet ce mot vient d'oaiyro, augmenter, et il a par conséquent même racine que aurfor, auteur (voy. ce mdl); c'est une Carme de partiripo m nycn, tombée co désuétude dans le latin, Di retrouve cependant d'autres exemples dn -.ut, l>iritmiiiu, noms de diviDilAs, et dans yiiumniM; «11* répond k la (orne |Uvo( en gT«c, et «MiHU «n ssttscrit; aurtnewiiis signifie donc la saison qui est augmentée, qui est enndua.
AUTONOMB (A-lo-no-m'), mt). || 1* Qui Jouit de l'autonomie. || f Fig. Qui selisitsaréglcksoi-aitaM. Quelques penJseur* autonomes, La Braytrs, Fénelon et d'autres, eotralnés oar k isadaace que les Cartésiens avaient donnée k l'esprit de leur* oootemporains, iw frayèrent de* route* nouvelles, viLuas, Jranl, p. MO.
— rrvM. Aùvévettoc, de oOtéc. même, et de viti'. mn) : qui Jouitdesespnmrealeia.
V IK (A-éo-no-mie). t. f. \\ 1* Drcit qoe
le» ,„..„...,... avaient laiasé k cectaine* villa* graoqnaa, de se gtmsanar par tours propraa Ma. Il I* Par extension, tnitépendanee Descanes aAfa le kooleux jurer lur la panU «« «ladrs. qui était toute autPTi^n-r h la raison, vnxeiw. Knnt. p. US. V Tevo|t(a (T tf).
vtilR (A-to Termedepkf-
sioicgii!. tjitr«tien de la vte auxdcpeos de U| subaûaea, «bas un animal soumis k lia
— tTTM. AétA;, *oi-a»éa»e, et fcrabi, .
t AVT0PLAST1B (fi-io-Bte-etie), s. f. TsiBa 4a
cbinirgia. Mode de protliiaa «hinnfieala «ri consiste à remplacer «sa paitia détiaiia, an prenant sur to malade Iui4«aa las aaUrtanz néceMa.r<.> pour cette T^afMiou.
AUT
— ÉTYM. ACiTè:, soi-même, et «Xâaany, former (voy. plastique).
t AUTOPLASTIQCE (6-to-pla-sti-k'), adj. Terme lie chirurgie. Oui se rapporte à l'autoplastie. Lambeau autoplastique, celui qui sert à remplacer la partie détruite.
— ÉTYM. Autoplastie.
AUTOPSIE (ô-to-psie), s. f.\\i° Inspection, examen attentif que l'on fait soi-même. || 2° État dans lequel les anciens païens croyaient qu'on avait un commerce intime avec les Dieux et une sorte de participation à leur toute-puissance. {| 3° Terme de médecine. Autopsie cadavérique, examen de toutes les parties d'un cadavre, et, par extension, descrip- I ion de l'état de ces différentes parties. || On dit aussi, abusivement, autopsie au lieu de autopsie cadavérique ou de nécropsie.
— ÉTYM.^ÙToiJ/ta, de oÙToc, même, et &<\iit,, vue (voy. optique) : vue par soi-même.
t AUTOPTIODE (6-to-pti-k'), adj. Terme didactique. Qui est relatif à l'autopsie, c'est-à-dire à la .simple inspection d'un objet.
— ÉTYM. Autopsie.
t AUTORl.SABLE (ô-to-ri-za-W) , adj. Qui peut être autorisé.
— ÉTYM. Autoriser.
ADTORISATION (ô-to-ri-za-sion; en poésie, de six syllabes), s. f. Action par laquelle on autorise. Avec l'autorisation de sa famille. Le prince leur en donna l'autorisation. Vous demandez l'autorisation d'entrer en possession des biens.
— ÉTYM. Autoriser.
AUTORISÉ, ÉE (6-to-ri-zé, zée), part, passé. (I 1° Qui a reçu autorité ou autorisation. Qu'on ne se croie pas autorisé à parler ainsi. Si j'y suis autorisé par vous. Sans y être autorisé par son supérieur. Les chefs des janissaires.... Se crurent à sa perte assez autorisés Par le fatal hymen que vous me proposez, rac. Baj.ii, 1. || 2° Permis, en parlant d'une chose. Manufacture non autorisée. Action autorisée par la coutume. Les excès affreux autorisés par de grands exemples, mass. Conv. || 3° Qui a de l'autorité, en parlant des personnes et des choses. Maximes universellement approuvées et autorisées, lin écrivain autorisé. Et qui par ses larcins se rend autorisé, RÉGNIER, Sat. II. Un chef autorisé d'une juste puissance Soumet tout d'un coup d'oeil, volt. Catil. I, 1. Un évêque de Rome était quelque chose de plus saint, de plus autorisé qu'un évêque d'Allemagne, ID. Mœurs, 13. Si saint Augustin venait aujourtl'hui , et qu'il fût aussi peu autorisé que ses défenseurs, il ne ferait rien, pasc. dans cousin.
AUTORISER (ô-to-ri-zé) , t). a. || 1" Donner autorité. C'est le prince qui autorise les magistrats. Vous prétendez autoriser vos déportements par l'exemple. Autoriser sa paresse de celle des autres. Faudra-t-il donc toujours que Titus autorise Ce sénat de tyrans dont l'orgueil nous maîtrise? volt. Bru- (Uï, n, t. L'une [la sagesse] les autorise devant les hommes, l'autre [la docilité] les humilie devant Dieu, FLÉCH. I, p. 294. S'il se trouve à des noces l'J. C], c'est pour manifester sa puissance et autoriser sa doctrine, mass. Conf. Cond. des clercs. || 2° Accorder àquelqu'un faculté, permission. Je vous autorise à parler en mon nom. On l'autorisait à mal faire. Si vous m'y autorisez.... X ne vous rien cacher, son amour m'autorise, corn. Héracl. u, s. \\ 3° Rendre possible, applicable, justifiable. Qui a autorisé cela? La loi autorise ce refus. L'impunité autorise le crime. Elle l'aime, un empire autorise ses pleurs, BAC. Baj. III, 3. Heureux qui, méprisant l'opinion commune Que notre vanité peut seule autoriser. Croit, comme moi, que c'est avoir fait sa fortune Que d'avoir, comme moi, bien su la mépriser, CHAUL. la Retraite. || 4° S'autoriser, v. réfl. Acquérir de l'autorité. Les coutumes s'autorisent par le temps. Ces magistrats, pour s'autoriser, nourrissaient la division, boss. Hist. m, 7. Octave s'est servi de vous [Cicéron] pour s'autoriser ; ensuite il vous a livré à Antoine, fénel. xix, 307. || 5° S'appuyer sur une autorité, sur un droit ou un prétexte pour.... Il s'autorisait de votre exemple pour parler ainsi. Il s'autorise du décret pour soutenir son mensonge. Je ne m'autorise du nom de personne. Il en revient à s'autoriser du nom de saint François de Sales, BOSS. Bem. Quelque effort qu'on ait fait pour s'autoriser du saint évêque, m. Préf. Je me suis à ce choix moi-même autorisée, cobn. Œdipe, ii, 1. Et d'oracles menteurs [il] s'appuie et s'autorise, rac Athal. m, 3.
— HIST. xiv's. C'est le chemin de povreté , Une dame qui n'est prisée En ce monde, n'auctorisée, bruyant aans jfena^ier, t.ii, p. <8. Si en seras plus avenant,
AUT
Plus honnourés et mieulx prisiés , Et entre gens auctorisiés. Et tenus poursagede tous, m. th. p. 28. Le gentil mareschal.... De Bertran a moult dit, qui est là aprochié. Et pardeversle roi l'a moult auctorisié, Guescl. (7524. Or commenche matere o'on doit auctoriser, Baud. de Seb. vi, 1 . || xv" s. Ainssi ce roy auctorisié par le monde, comme digne il en estoit bien, savoit recepvoir grans, moyens et petis, christ, de PISAN, Charles T, m, ch. 32. Bien auclorisé des gouverneur! et gensde la justice d'Arras, nu cange, auctorabilis. Et avec ce, c'est chose convenable que en mémoire autentique soient mis les bons et leur nom authorisé, houciq. Prol. \\ xvi" s. Briefve et saincte exhortation, toute authorisée de propous extraicts de la sainte escripture, bab. Pant. iv, ). Testamens ne sont vallables ne autborisez que par la mort du testateur, id. t6. iv, 2). Pour auctoriser la puissance de nostre volonté, mont, i, 98. Nostre créance a assez d'aultres fondements, sans l'auctoriser par les événements, m. i, 248. Lycurgus eut grand seing de bien establir et authoriser ce conseil, AMYOT, Lyc. ». Après avoir estably ses loii, il les autorisa toutes pour l'espace de cent ans, id. Salon, B2. Ils maintiennent n'appartenir qu'à eux d'authoriser les Escritures et les expliquer, d'aub. Ilist. 1, 84. La royne mère du roy counoissolt les Bourbons pour estre autborisez de leur naissance, curateurs naturels du jeune roy, id. ib. i, 86. Il authorisa le prince d'Hespaigne son fils de la surintendance du conseil et maniement de toutes charges, CARL. v, 22.
— ÉTYM. Provenç. authorisar; espagn. autorigar; ital. autoriaare ; àeauctor (voy. auteur).
AUTORITÉ (ô-to-ri-té) , s. /". || 1° Pouvoir de se faire obéir. L'autorité paternelle. L'autorité des magistrats. Maintenir son autorité sur les siens. Usant de son autorité sur ses subordonnés. Faire acte d'autorité. Quelque chose de plus violent se remuait dans le fond des coeurs ; c'était un dégoût secret de tout ce qui a de l'autorité, boss. Heine d'Angl. Elle savait persuader et convaincre aussi bien que commander, et faire valoir la raison non moins que l'autorité, id. ib. Vous, fortunés du siècle, à qui la faveur, les richesses, le crédit et l'autorité fait trouver laviesi commode, lo.Panég. SteTliêrése. S'ileùtété contraint d'userdeson autorité, id. Lelt.s. Avoirautorité sur les autres, id. Amb. t. L'autorité qu'il avait au-dessus des autres, id. Ilist. n, 4 2. 11 tâchait de reprendre son ancienne autorité, fén. Tél. xui. Vous croyez qu'abusant de mon autorité, Jeprétendsaltenter àvotre liberté, rac. ififftr. i, 2. || Faire une chose de son autorité privée, la faire sans en avoir le droit. C'est à l'opmion publique à faire justice de ces petits tribunaux qui s'élèvent de leur propre autorité, bern. de st-pikrre, Préamb. Ch. ind. Décider la question de son autorité, boss. Hist. l, o. Il agit de son autorité, id. ib. i, tt.\\ Coup d'autorité, acte décisif d'un pouvoir, coup que frappe un pouvoir. Quelques coups d'autorité que l'on ait faits de nos jours en France sur les monnaies , les Romains en flrentplus, montesq. Esp. xxii, il. Si par un coup d'autorité ils ne bannissent cemot, pasc. Prov. i . La Providence fait quelquefois des coups d'autorité qui me plaisent assez, sÉv.72. || Faire unechosede pleine autorité, la faire commey étant pleinement autorisé. U se fait ouvrir la porte avec autorité, fên. Tél. xi. Il D'autorité, par un coup d'autorité, sans permettre de remontrance. On nous arrête d'autorité pour souper chez M. de Marsillac, sÉv. 174. || 2° Pouvoir public, gouvernement. Exercer l'autorité royale. L'autorité absolue, souveraine ou suprême. La cité passa sous l'autorité d'une oligarchie. Dépouiller quelqu'un de son autorité. Tu verras ton père reprendre l'autorité dans Ithaque, fén. Tél. XIX. Non, non, l'autorité ne veut pas de partage, volt. Ali.i, i. Quand la suprême autorité Dans ses conseils a toujours auprès d'elle La justice et la vérité, bac. Esih. m, 3. || 3" L'administration publique. Les agents, les actes de l'autorité. || S. f. plur. Les autorités civiles et militaires, les magistrats, les officiers investis du pouvoir. || Etre en autorité , être revêtu d'un pouvoir. Des hommes injustes qui sont en autorité, fén. Tél. xxiv. Butis qui était eu autorité sur les autres esclaves, id. Tél. u. D'un caractère impérieux qui ne serait pas plutôt en autorité qu'il bannirait les plaisirs de la cour, an- QUET. Ligue, i, p. 26. || Autorités constituées, les pouvoirs, les fonctionnaires établis par une constitution pour gouverner. Elles furent appelées constituées (en 1789), par opposition à l'autorité constituante qui les établit. || 4° Crédit, considération, poids. Les hommes sages et d'une autorité aussi grande que la vôtre. Quelle autorité dans ses paroles 1 Avoir
AUT
de l'autorité auprès de quelqu'un. Nous ne devoni donner aucune autorité à des fables. L'autorité de l'expérience. Une parole grave et pleine d'autorité, PÉN. Tél. X. Ce particulier est M. le maréchal de Vaubari, dont l'autorité aurait pu être opposée, s'il l'eût fallu, à celle de toute l'Europe, comme l'autorité de Caton à celle des Dieux, pont. Marsigli. Soit qu'ainsi cet hymen eût plus d'autorité, corn. Rod. 1, 8. Quand on a compté sur un mariage de cette autorité, il ne se trouve plus de porte de derrière, st-sim. 3, 65. Elles ont ce caractère de vérité qui se fait voir avec autorité, sÊv. 18. Vous savez l'autorité que je donne à cette philosophie, ID. 39. Il 6" Créance qu'ln.splre un homme, une chose. Un historien dont l'autorité est imposante. D'après l'autorité de Villehardouin. Des bruits sans autorité. Savant qui fait autorité. Une expression vicieuse ne peut pas faire autorité. Remarquons les autorités que Didon emploie dans ses prières, chateaub. Génie, ii, m, 2. Nous consumons le peu de jours que nous avons à chercher des autorités à nos passions, mass. Immut. Aucune prophétie ne saurait faire autorité pour mol, j. J. bouss. Éni. IV. Il a droit d'exiger que son témoignage fasse autorité parmi tout un peuple, id. Ém. m. Les historiens ne sont pas d'une si grande autorité, boss. Hist.i, 8. Saint François, un évêque d'une si grande autorité, id. Or. 8. Ayant établi sa fol sur une autorité si ferme, ID. Hist. u, 43. Il Homme qui fait autorité. Une grande autorité. Une autorité grave, imposante. || 6° Autorisation. Sous votre autorité souffrez qu'on le puhlie, corn. Cid, IV, 5 j'osai l'employer sans votre autorité, ID. ib.
— SYN. autorité, POUVOIR. Ces deux mots sont très- voisins l'un de l'autre dans une partie de leur emploi; et pouvoir monarchique, autorité monarchique disent quelque chose de très-analogue. Pourtant, comme autorité est ce qui autorise, et pouvoir ce qui peut, il y a toujours dans autorité une nuance d'influence morale qui n'est pas nécessairement impliquée dans pouvoir. La locution : de son autorité privée, le fait sentir; c'est un droit qu'on s'arroge : de son pouvoir privé n'irait pas aussi bien ; car qu'importerait que le pouvoir fût privé, s'il était réel? Dans le langage politique, pouvoir a en certains cas une signification plus générale ; quand on dit : l'autorité a fait fermer cet établls.sement, cela s'entend de l'autorité générale et des autorités inférieures en ce sens qu'elles en font partie ; mais si l'on dit: le pouvoir a pris de l'ombrage de l'opinion exprimée dans ce livre, cela s'entend du gouvernement même, considéré dans son esprit et dans son système.
— HIST. XII' s. C'est l'amirals [l'émir] de grant auctorité, Ronc. p. 117. || xiii* s. Je meïsmes d'autorité Vos don de chanter poesté, Ren. 32*3. La* renommée de cil saint home ala tant qu'ele vint à l'apostole Innocent, et l'apostoles li manda qu'il sermonnast de la croix par s'auctorlté, villeh. l. Car chose drolturiere et juste. Selon l'autorité Saluste, Qui nous dit par sentence voire.... la Rose, 1537». Loys roi dit que costume doit valoir loi ; quant aucune doutance est de la loi, ele doit avoir l'autorité des choses qui tozjors sunt jugibs. Litre de just. 7. Sans loier pot ele parler por 11 ou por ses enfans ou por aucun de son lignage, mais que ce soit de l'actorité de son baron, se ele a baron, beaum. v, 17. Il XIV" s. Je ne me merveille pas si vostre auctorité estvajneet po prisée, bercheure, f» 58, recto. || xv* s. En tout cas soit gardée auctorité ; Qui trop bumble est, c'est default de science, s. desch. Comment les rois et les princes etc. Et ainsi puis qu'ils ne galgnolent rien, il fallolt qu'ils pillassent et robbassent; et aussi le faisoient-lls de leur auctorité pure privée, JuvÉN. Cft. ri, 1413. Tanneguy du Chastel, qui depuis a esté gouverneur du Roussillon et a eu auctorité en ce royaulme, comm. i, i. 11 [Louis XI] congnolssoit toutes gens d'auctorité et de valleur qui estolent en Angleterre, en Espaigno, id. i, 10. Homme estimé en auctorité, id. ii, 2. || xvi* s. Autant qu'il estolt en son auctorité [pouvoir], mont. I, 22. C'est à moi de leur donner quelque auclontô [poids], qui en donne si peu à nostre prudence, in.
I, 47 Lesquels tous assemblez commencèrent à
révoquer par edlct public toutes les authoritez données au duc de Maiene, n'AUb. Hist. m, 338.
— ÉTYM. Provenç. actoritat, auctoritat, autorité; espagn. autoridad ; il&l autorità; de auctoritatem, de auctor (voy. auteur). D'après Palsgrave, p. 57, on écrivait auctorité, et l'on prononçait outorité.
t AUTOSITE (ô-to-si-f), adj. et s. m. Terme d«
Airi
téaaiiegm. Moann rimpla. eapable da rvm par 1« jM da M* proprM oivuw, o'Mi-*-<lir« ds fiihdMtr plu oa faMM loii(t«D|M bon du Min d« U niAm
— BTTM. A ''•^■"- T<>i ■• procure ■oi-m'^m* m ■utwlltinrw. jAmo, ot vrTo<, aliiii>-iii.
t Arrorf.i i ' i -lie), i. (. Teram il.ilacti-
que. Ovil'iA <><> ''^>"> 'i"! a u fln en toi-ffleme.
— CTYM. ÀtUo, ot Ti>o:, fln.
t ADTOTUKnQUB (ft-to-t*-ti-k'), od/. Terme de philoeophie. O»! e«t port par l'oiprit même. ConnaUMDOW aaioibétlquM, connaiManoee axpérimenlalw, élaboréM par l'apprit d'après m* eonditious propfea.
— tTTM. Auto, et »rcix4<, qui pow, de Ti»»i(u (foy. TBkn).
<. AtTTOITII (0-tour), vrfp. qui «e eonitruit *tco it. Il 1* Exprime le tour de. Il y > de trftt-bclles proinanade* autour de la ville. Tourner autour de la montagne. Ce qui était autour de cette petite t.'^le, Mtv. 141. S«i ftardet afOigto Imiti'ent ion sileneo antonr da lai rangte, lue PAM. v, a. || a* Près de. n ne nit pai ce qui ae paiM autour do lui. Cet enfant e*l toujours autour de m roftre. II n'a autour da lui que dat gêna de mauvaise réputation. || D'autour de. Chaiaona d'autour de lui l'éclat qui l'environna, ROTR. Antig. v, a. || Fig. J'ignorai.s ce qui «a pasMJt autour de moi. Vous tournez autour de la question , vous l'éludez. Il se r6p<ind autour des trdnes certaines terreurs qui oinpéctiont iln parler aui rois avec liberté, flëch. Panég. de St Franc, de Pauit. Il S* Environ. I>e tiaron de Dressé avait du roi autour de 3o uoo livres de rente, et était lieutenantgénéral, sT-aiMON, *3i>,i7*. ||t*i4dt). La campagne autour eut couverte d'hommes, Ut. brut. a. || Tout autour, loe. adt. De tous cAtés. J'ai laissé tout autour une troupe éplorée, corn. Poly.ui, 5. || Ici autour, dans le voisinage. Il demeure ici autour.
— REM. Il y aurait plus de clarté si l'on écrivait nu-(our, a-rec un trait d'union; on comprendrait immédiatement l'emiiloi de ce mot construit soit avec de, soit absolument.
— IIIST. XVI* s. St le vuide tout autour [ du tableau], il le remplit de crotc!w]ueii, mont, i, 205. Lucilius, personnage puissant et de grande auctorilé autour de t'cm|>ercur, id. i, ï54. Je veuU dire mon expérience autour de c« subjeci, id. i, ais. Train, cre<lit, tout cela est autour de luy, non en Iny, ID. I, ait. X force de crivr .lutour de leurs aursilles et da laa tam[R>st('r, i». 11, ae. Ses compaignona a'Iiaamblenl en foula autour de luy, id. 11,
I »i. Las tUMoiaDS mettent l'ame autour et dedans le eoBur, ID. Il, 1*0. Sas amis, estans au tour de son llet, sa maireot k parier de sa vertu, amtot, iVrie. 7*. Il bnisia arpc le« liui.i, portes et funustres de tous Icts bourgs et villages de là autour qu'il fcit arracher, ID. EumineM, 17. Kt ayant autour de luy le philosophe Xenophon qu'il aimoit, id. Agitil. au.
'Ayant subjugué les Arabes Imbitana autour du mont d'Amanus, 10. Pomp. M.
— eTYM. Au et tour; bourguii;. oufor.
1. AUTOUR (A-tour), i. m. Nom d'un genre d'oiseaui nipaces diurnes voisins des milans, et, en particulior, oiseau de proie, du genre des oiseaux de poing. Hais la pauvrette avait compté Sans l'autour aux serras cruelles, la roNT. t'ah. v, (7.
II Terme de fauconnerie. Bel autour, celui qui est court et bien assis. Autour niais, celui qui est priit dans Ir nid. || Kig. ( La royauté J .S>umettant yaigle au cygne, et l'autour aux colombaa, v. huoo, Odn, II, 7.
— BIST, sf S. Set cent charaeanz et mil hostiirs moaz, Cfc. rf« Aol.iii. Ijxii's. Biensout [il sutjespreviarduire pi)~tniir oi falcon, Mou, a»»». || xiii* s. F.t (Ist [Jiii "ment es nuas U'ostoirs, do fauconsetii I /la««, aoSM, Si raaavéa, biau(>eniu.<,Coiuiiieiitlujuisicr[gesler]Ticius|deTity(<! S'efforcent osloif de mangiar, id. )1i»o7. Kt voit venir 0 lui unescuier.Qui sur son point ponoilostorgruier, [k grues], 00 CANOK , oiturnu. Kl ces ostoirs cncr, al cas braques [chiens] glalir. Ch. d'Ant. v, 4«a. Il XT* », Le seijtnour de Milan, lequel m'envoya ostoui's, raoïas. m, iv, ta. Les plus beaux oslours et faucons que on piist voir, Boueiq. I, eb. S7.
— É1TM. Provonç. au(tor;aspagn. aior; portug. •for; ital.a*'orr; langded.aifou; has-lat. aiufon..j, astrriiu, auslntiut, austolinus , oslurgiiu, oifurro. •i<«rtM«. oiulurgo; tout cela venant de ocfur, ai ml nOBJD* de l'AMiina, province d'Espagne, qui avait «Mal donné son nota k VomUhxo, aapkoa da cba- 1U. Diat la lira da oacaptar , iparViar, atlaoda ^M «ihir aaraii donné non o»»»".- "-ii^ «ira; k tfM <m répond qw «Mimtr ^ is en amt *• •^■•'i «■••a da ««iir»»», fj, terooniDa
AUT
a existé vulturiuê, Uqnal, al non mllur. • donné «auloitr.
t ». ArrOUK (fl-lour) (teOTM «T), nom d'une écorco originaire de l'Inde, raasembUnt k la cannelle, mais sani oileur ni saveur, et plus épaisse ; elle sert k la teinture en rouga. On ne sait quel arbre la fournit.
— STYM. Origine Inconnue.
AUTOCHSKltiK (A-tonr-sa-rie), ». f. Terme de
fauconiirrie. I.'art if (Invar et de dresser des autours.
— P.TYM. Autour t.
ACTOURSIER (Mour-alé), t. m. Celui qui draaaa des autours.
— liiST. XIV* a. Hennequin , queux de mca.Mre Pierre de Craon et Jebanin son autrucier, ou canor, otlurciu.
— ETYM. Autour 1.
AUTRK (A-tr), adj- etpron. || 1* ild;'. Oui n'est pas la même personne ou la mémo chose. D'autres causes. D'autre part D'un autre cAté. Il pense une chose, il en dit une autre. Parler d'autre chose. Sa retirer dans quelque autre pays. On ne ntautrecboaa cettft nuitlk que de veiller. U n'avait d'autre titra k rt^gncrquo la force. Nul autre que vous ne m'a parlé de cette aiïaire. Sans autre rempart que d'un luis fragile, boss. Serm. Quinq. 1. On so voit d'un autre oeil qu'on ne voit son prochain, l* font. Fab. i,7. Tout étant réglé il n'eu fut autre chose [on n'y changea rien], sRv. 12. Autres sont les temps de Moïse, autres ceux de Josué,BOSS. Uist. u, is. Autre chose d'agir avec un pire, autre chose de répondre devant un juge, ID. Il, P^ni'l. <. Autre est de danser et de faire des festins; autre de connaître la nature des choses, chatkaub. Céni», 11, v, <s. D'autres temps, d'autres soins, rac. Jft'lAr. 111. t. D'autres temps, d'autres mœurs, volt. Orph. v, ». La justice, le glaive en main. Est un pouvoir autre qu'humain, MAtn. VI, t». Je suis toujours le même et mon cœur n'est point autre, corn. Cinna, m, *. Aver un autre sort il prit un coeur tout autre, id. Perlhar. i, «. Poussé par un tout autre intérêt que celui do l'équité, la brut. i. Oui n'a de remide Autre que d'obéir k U nécessité, malii. vi, 1*. Ne trouve en Chapelain.... Autre \W»i\i <iiiirin qu'on ne le saurait lire, boil. Sot. x. 1' iisqui
ne lui sont d'autre conséquence, '- . en ti-
rera vanité, drsc. Uéth. 1. Sans faire passer ces chose* pour autres quelles ne sont, voit. Lettr. ai. Il C'est tout un ou tout autre ; il n'y a pas de milieu. 1; Kig. et familièrement. C'e«t une autre paire du manches, c'est une affaire louto différente. j|l*Lesecond par une certaine similituiie. Il le regarde comme un autre lui-même. U fallut réveiller d'un profond sommeil cet autre Alexandre, noss.touù de Bourbon. Il parle comme un autre r.lio Devant cette autre Jézabel, RAC. illA. II, 9. Il 8* Différent, mais supérieur d'une façon quelconque. C'est bien un autre homme. Ce vinci est bien un autre vin que celui d'hier. On lui offrait dix mille francs; mais aujourd'hui on lui fait de bien autres propositions. || i* De temps k autre, par fois. Il D'année k autre, d'année en année; de jour à autre, de jour en jour. Il augmente d'année k autre sa réputation, la rbiit. 10. || b'Pro». indi/ini. J'aime mieux que vous l'appreniez d'un autre que de moi. Je suis pire, seigneur, et faible comme un autre, rac. lph.i,b.Vue autre deCés.ira surpris la tnndrc-»o, in. liril. m, a. Une autre cependant a fléchi son audace ; Devant ses yeux cruels une autre a trouvé grAce; id. PtUd.tv, b. Qu'autres que vous soient désirées, Qu'autras qua votu soient adorées, Cela fo peut facilement, MAUi.v.ia. || Populairement. Ahicetaiiirel Ecoutez ce que vous dit cet autre I Cette locution s'emploie pour faire entendre que l'on ne croit pas aux paroles de quelqu'un. || Autre part, ailleurs. C'est un livre que j'ai cherché partout, maia je ne l'ai pu trouver autre part que Ik. Voua ne le trouverez point autre part. || Prendre quelqu'un pour un autre, le juger autrement qu'il ne faut. Vous voulez ma faire votre dupe : vous me prenez pour un autre. Vous avez montré k ceux qui vous renvoyaient k Dola qu'ils vous prenaient pour un autre, voit. Iftt. as. || Kig. Un'an laitpaad'autres, e'est-k-dire il fait toujours les mémas aoUiaaa. || En voici bien d'une autre, void qnalqtia cboaa da pitu é'innant Bon, dit CSmkna, an voici bien d'une autre; Ma chirenocur, qaaÙa idée est lavAtre, volt. FillM de MiKte. || 6* Autre forme un galliaiama, uni aux pronoms noua, roiu. Nous antraa béni»aona notre 1 aureuaa avaotura, cnnN. i>o(y. v, a. Voua autraa, auivei-moi, id. llfracl. iv, a. Nous autres, réunie sous de meilleurs auapioas.... ». Nieem. y, (o. Vom autrts, fortaa iMas. Vous voilkl vDos pranac ions laa gans pour des mim.
AUT
awtmin,U Mtth. 1, «. || T* Autre avae m on avaa soMf. Autre n'a mieux qoa toi sooiawi oatia (narra; Autre da plus da morts n'a eovfart Ba<ia larre, CORN. Hor. II. b. s^ns qu'autres ifa» las 4aitt qui vous p:i.' > De tout ce qu'alla a fait aa-
chent p :>. cas. id. Uirad. u, a. || Autre
arec oim «I m. Madame , autre qua Boi n'a droit oa soupirer, odrm. Cid, iv, t. ConuM amia qu'un Romain n'a pu l'aasujettir, id. Pomp. n, «. Il •* L'autre, les autres, aenraot da oomplémant k i'un, Ui tpu. Ils s'aimaol l'un l'auira. lia aa pourauivaiant las nna las antrsa. Ces damas sont aimables las unaa pour las aotrat. Las uns et las auiras sont venus vous voir. || Oni voit l'un voit l'autrs, il n'y a paa da diflfaanoe antra aoz. || Il y an a d'uns et d'autres, c'esi-A-dira U y en a da bous al da mauvais. Il L'un vaut l'autre, e'ast-k-dire l'un n'est paa meilleur que l'autre. || L'un portant l'autre, c'est-kdire en com(>eiisaiit l'un par l'autre. || L'autre jour, un jour indéterminé, maia pauéioignA. J'ai reooootré votre fréra l'autre jour. || PopoUfànanl. Coonia du l'autre, o'aat-k-diracommaoa dit. || f^«p(«r. mmc Les autres, aolnii. Il sa méSa loujonra itaa aaMs. Je me suis fait une petiu daatinéek part, avae laqtialla je ne puis re^ x-tu>r aucune des fulies des autraa, attendu que je suis iiopoccui>ë de* miviiii'~<. volt, ictl.d Jfmedu Dtffant. tVmpl. <7k«. || D'au' 11-
nes différenlasdeceUeoudeceUesdc au-
tres vous diront. Ne partez pas da cela a u auiret que voaamia. Il 10* Xd'autrealexprasaiou elliptique signifiant : contez cela k de plus crédules. Nou;kd'autres, dit-il; on connaît votre styla, boil. Éii. vl 1 d'autres, je vous prie, mol. SfOMor. s. À d'autres, je vous prie ; c'est moi, vous dis-je, id. Festin, a, a. Il Parler de chosaa et d'autres, parler de diveraaa cho!'es. Il 11 en sait bien d'autres, il a biao d'autras moyens d'agir, de foire. |i J'en ai vu bien d'autraa, j'ai vu des choses bien plus eitraonlinairas ou plus périlleuses. || Proverbe. Autres temps, autres mœurs, les moeurs changent avec la lempa.
— REM. 1. Après autre 00 met un fia explétif : U est autre qu'A ne paralL Mais si U phrase est négative, on ne met pas ce ne: il n'est pas autre qu'il parait. Il L Devant autre, tout s'accorde quand il sigoi&e quelqu'un, quelconque : U>uta autre peraonna ma la dirait que je ne le croirais pas. Il reste invariabia quand il signifie tout k fait : <i u ast mariée, c'est une tout autre pers(>: .t-ildire: en voici bian d'un autre ou en vuici uico d'une autre? La seconda expraasion ast préférable, parce que, dana cas aortes de phrases elliptiquas, c'ast la mot cfuM8,at«Nliir». qui ast sous-enieodu. || i. Lorsque l'un est préoéoé d'une prépcsiiioa, 1* mèma préposition doit être répétée devant laulrt: je leur ai donné dix francs d l'un et d l'autra; je suis content de l'un et d« l'autre. || 6. L'ailjectjf autre, employé avec un nom de nombre, doit toujours être placé après ce nom de nombre, coutrairement k i'usaga des méndiooaux, qui disent le* autres six, les autraa vingt, au lieu de les six autres, tas vingt aulreîi. || «. Au lieu de que, on peut parfois mattre fiium après outre. Il n'a pas d'autre ressouroe, sinon une petite place. || 7. Après d aitlr« suivi d'un qu«, ne répétez pas la prépostUon <i.Ne dites pas : on a offert cette place k un autre qu'k lui ; mais dites: k un autre que lui. Incorrection ijui se trouve dans ce vers de mol. Sgan. t* : Kl je le donnerais k bien d'autresqu'k moi ; et dans oalle phraaade volt. Leilr. Mme duprffanl, ibjanv. 4 7SO : Ceux qui voudront de ces vieillardslk peuvent s'adrwsser k d autrès qu'k moi. || 8. Pour l'accord du verbe avec fua et l'autrr. ni fun ni fautrr, voy. un.
— msT. XI* a. Korfail jcondamnéj fust il n [auj duble do ce que altrc fust forfait, L. d* GuM. s. LA où cist furent, des autres i ot bien. L'uns fut Basan et 11 altres Basile, Ck. d» Itoi. ziv. || xifs. Kt Unt des autres que nns nal puet esmer, Jtonc p. 31. Sur toutes autns cremue [crainte] al redoutée, ib. p. ** D'un chicf ei. autre |ue bout en bout] [il] lui a fraile [la Urge] et croissie, 1*. p. »«. La teste [il] i pert, n'i laiaaa autre gage, ib. p. st. S'autre '" ■* " '"•nsoogs fust prouvée, ib. p. a«. D'baurr ; iljva aa coups (00B.'c>a] baïunt, tb. p. »2 I autre sont rambs an esunt, ib. p. II». Kl j'si Plus haute pensés Ona luit li autre ameor [amanlj, Couti, 1. Toula baanta qui aoi autre rauilent Est mise en lui [elle], qu'il n'i a qur masprendra, ib. r. Quant l'uns k l'autre atalènir. Pour qvoy nous aa danutut Dqwu d$ Ftiet dans CoMct. On na eoMott Min sarriea. Tant qnte au auKa amoofé, Aomnna sauunn, AsaMacfm.
p. <*7. Bien i panrt, ranirs jour, à Compéagne, Quand li baron m purent droit avoir, MOIS na ta
AUT
AUT
AUV
FEBTfi, ib. p. ^84. Or à mari autre que tous [je] n'aurai, ib. p. 70. Je m'occirai, s'autres que Garin m'ait [m'a pour femme] ;Ouje ferai quanque amours m'aprcndrait [apprendra]; Se [je] n'ai Garin, l'uns ou l'autre aviendrait [aviendra], ib. p. 72. Et la guerre dura tante mainte saison; Li uns rois après l'autre lareprist en son nom, Sax. ni. ]| xiii' s. Fu premiers li marchis de Montferrat, li quens Baudoins de Flandres fu H autres, li quens Loys de Blois fu li tiers, villeh. un. D'autre part sist Pépins G la chevalerie, Berte, ii. S'aidoient li uns l'autre contre les Arabis, ib. v. Etdist li uns l'autre, ib. IX. [EUe fait] Les uns après les auires tielement départir, th. xiii. Fut Naymes chevaliers et maint autre avec lui , ib. cviii.. .. Le cerf tant [il] parsuivi Que trestoutes ses gens un et autre il perdi, ib. cxxu. Dame, fi"t-ge, ne puet autre estre, la Rose, 0933. Il XIV" s. Ft nous disons que ami est aussi comme autre soy meisme, orksme, Eth. 282. || xv s. Et tant firent aucuns povres compagnons qui estoient plus subtils et aventureux les uns que les autres, FBOiss. Il, ni, 35. L'amiral de la mer et ses gens trouvèrent [en Ecosse] autre pays et autres gens que ils ne cuidoient, id. n, u, 235. Les autres neuf [les neuf autres], comm. iv, iO. Je seroye assez de l'oppinion de quelque autre que j'ay vu, ID. v, 9. Un jour entre les autres, voyant que.... louis xi, Nouv. Lxxxiv. Il XVI* s. Entre autres, y en avoitune, qui.... et comme un malheureux souvert cherche l'autre, vint abordercette pauvre damoiselle , marc. Nouv. xxi. Il ne requeroit aultre grâce que de.... mont, i, 4. Il m'adveint l'aultre jour de....iD. i, <66. Aultre chose est un dogme sérieusement digéré ; aultre chose ces impressions.... id. ii, i47. Ses trenchées croissoient d'heure à aultre, id. iv, 32 i. Batailles tant renommées qui ont esté données deux mille ans a, et vivent encores aujourd'hui aussi fraîches en la mémoire des livres et des hommes comme si c'eust esté \'autre hier qu'elles furent données en Grèce, la BOËTiE, Servit, vol. Je t'assure que c'est Mercure sans aultre [et non un autre] , despfr.. Cymbal. 78. C'est ce livre-là sans aultre, t'b. p. <3<. Un jour entre les autres, ayant observé que.... amyot, Fab. 20. 11 en publia, un jour après, autres deux cents et vingt [2Î0 autres], m. St/Ho, 6.5. Il résolut d'essayer tous moyens de parvenir b. ce qu'autre ne l'eust que luy [cette commission], id. Lucul. )2. Il y veit une infinité de viandes, et entre autres huict sangliers, ID. Anton. 33. Numa dit qu'il en falloit faire fondre et forger autres unze, qui fussent de façon et de grandeur tous semblables à celuy là, id. Numa, 23. Des autres quatre, nul n'est decedé de sa mort naturelle, ID. ib. 37. Les lois et coustumes des hommes sont différentes, et estiment les uns une chose honneste et les autres une autre, id. Thém. 49. Quant à vous autres Grecs, on dit que vous estimez la liberté et l'égalité sur toutes autres choses, id. ib. 4. Ceste bataille fut si asprement combatue de part et d'autre, in. Fab. e. Non qu'il -[Luther] estime que Rome soit autre que incurable, sleidan, f° 4 9. Si tu es de Dieu, parle; si tu es de l'autre [dr diable], va t'en, d'aub. Fœn. m, 24. Il fut porté par terre, et autres sept ou huict avecques luy, M. du bell.<56.
— ÉTYM. Picard et bourguig. aute; provenç. altre et autre; espagn. ofro; portug. outro; ital. altro; de aller. Aller a le même radical que le sanscrit anyas, autre, qui a donné alius, et qui, prenant un suffixe comparatif, est devenu aller en latin et ander en allemand. D'après Palsgrave, p. 62, aultre se prononçait outre.
AUTREFOIS (ô-tre-fol), adv. Au temps passé. Si de te retenir autrefois j'eus l'envie, malh. i, 4. Le cœur d'une grande reine, autrefois élevée par une si longue suite de prospérités, et puis plongée tout à coup dans un abîme d'amertumes, Boss. Reine d'Ahglet. Sion, jusques au ciel élevée autrefois, Jusqu'aux enfers maintenant abaissée, bac. Esth.
— HIST. XIII* s. Seigneur, je sai plus de covine de cest païs que vous ne savés, quar j'i ai esté autre fois, villeh. lxii. Dame, autrefois, fait-ele, m'avez vous dit ainsi [vous m'avez dit ainsi], Berte, cxviii. Il XV' s. Seigneurs, mon neveu, sur la fiance de vous et du votre confort, a fait sa chevauchée; si vous tournera à grand blasme s'il est perdu ; et autre fois [une autre fois] ceux de notre costé ne s'aventureront pas si volontiers, FROiss. ii, ii, <5.
— ÉTYM. Autre et fois, proprement, une autre fois; c'est pour cela que, dans l'ancienne langue, autrefois s'appliquait aussi bien à l'avenir qu'au pasïé.
AUTREMENT (0-tre-man), adv. jj 1° D'une autre façon. Je pense autrement. Il en est bien au-
trement. Il écrit autrement qu'il ne parle. Les choses allèrent autrement qu'on ne croyait. Puis-je autrement marcher que ne fait ma famille ? Veut-on que j'aille droit quand on y va tortu? la font. Fab. XII, (0. Incapable de s'imaginer que les grands pensent autrement de sa personne qu'il fait lui-même, LA BRUT. 2. Et qu'à nos yeux Camille agii bien auirement, corn. Ilor. i, i. Je ne sais point répondre autrement pour un roi X qui dessus son trône on veut faire la loi, id. Nicom. ii, 3. Je vous dirais, seigneur (car ce n'est plus à moi S nommer autrement et mon juge et mon roi), m. Rodog. v, 4. Il Tout autrement, d'une façon toute différente. Il agit tout autrement que vous. || 2° Sinon, sans quoi. S'il en est ain.si, tout ira de soi-même; autrement, que d'embarras! Proportionnez vos vœux à vas mérites. Autrement, au mépris et du trône et du jour, Dans votre infSme sang j'éteindrai votre amour, ROTH. Tencesl. i, 4. Autrement vos États à ce prince livrés Ne seront en ses mains qu'autant que vous vivrez, CORN. Nicom. IV, 3. Il 3° Ne.... pas autrement; Sans.... autrement; peu, pas beaucoup. Je ne m'en inquiète pas autrement. Les oracles ne m'effrayent pas autrement. Notre fumeur ne fut pas autrement ému de cette apparition, lesage, Diable boit. ch. 7. J'exterminerais de tout mon pouvoir ce pouvoir prochain qui fait tant de bruit pour rien et sans savoir autrement ce qu'il demande, pasc. Rép. aux deux premières lett. prov. Ce n'est pas que nous ayons autrement l'intention de nous en servir, mais c'est qu'en effet nous pensons qu'il sera utile que le monde en soit bien informé, id. Prov. 8. Sans se contraindre autrement dans leurs passions, fléch. I, t9. Il Tout autrement, beaucoup plus. On ne peut nier que cette méthode de traiter la dévotion n'agrée tout autrement au monde que celle dont on se servait avant nous, pasc. Prov. 9.
— REM. Après autrement, on met le ne explétif: il agit autrement qu'il ne parle. Cependant quelques écrivains l'ont omis.
— HIST. XI" s. Car altrement ne m'amerat il mie, Ch.de Roi. xxxvi. || xirs. Oïl, par Dieu, ne puet estre autrement. Coud, xxii. [Je] Ne mevueil autrement de leur mez [repas] deviser, Sax. xiii. || xiii" s. Cent fois le jour [je] vous regart [regarde] en pensant; Je n'aipouvoirqu'autrement [je] levons die, le BOIJEANDERRIENNE, Romancero, p. 142. Puis la ferma [fortifia] dus [le duc] Naymes autrement Qu'ele n'estoit, Berte, ix. Autrement ne voi pas que eschaper puissons, ib. Lxxvii. [Si je vous avais connu] Autrement honorés en ma maison fussiez, ib. cxx. ||xv" s. Il me suffit, dit Emauton, puisqu'il ne peut autrement estre, froiss. ii, m, 25. Estre souloit tout autrement. Ou temps qu'ay congneu en ma vie, CH. d'orl. Bal. 52. Ha 1 vaillant chevalier, il va tout autrement, Bouciq. iv, ch. 13. || xvi" s. Toutefois l'ame n'a jamais perdu sa vie, laquelle, estant recommandée au Père, ne pouvoit autrement qu'elle ne fust sauvée , calv. 5). Dieu lui a fait merci, en adoucissant à humanité les cœurs des peuples autrement cruels, id. Instit. 223. Les cérémonies ne sont point autrement exercices de pieté, sinon qu'elles conduisent le peuple comme par la main à Jésus Christ, id. ib. 967. Il retenoit neantmoins tousjours le naturel de son regard et de son visage qui esloit plus effroyable et terrible qu'autrement [que toute autre chose] , amyot, Marius, 76.
— ÉTYM. Autre, etie suffixe ment; provenç. autrament; ila.1. altramente.
AUTRUCHE (6-tru-ch'), s. f. Le plus gros de tous les oiseaux connus, incapable de voler, parce qu'il n'a que des ailes rudimeutaires. || Familièrement. 11 a un estomac d'autruche, il digère tout.
— HIST. XII" s. Ge sui frères des dragons et compains dos ostru.sces, Job, 44 1. |l xv* s. Or as-tu bien teste d'aulruce : Ce suis-je ou ce ne suis-je pas [est-ce moi ou n'est-ce pas moi]? Nat. de J. C.
— ÉTYM. Esnagn. avestrus ; portug. abestrus , de avis-slruthio , mot à mot oiseau-autruche. Le provençal estrut, l'italien struao viennent simplement de stnithio, (rrpoviôiMv, autruche, qui est un dérivé de <jTpoii6o;, petit oiseau, et, en particulier, moineau. Palsgrave, p. 37, qui écrit osiruce et austruche, dit que \'s se prononce.
AUTRUI (ô-trui), s. m. || l°Les autres, leprochain. Remarquant les défauts d'autrui. Exiger la prooité chez autrui. La rigueur envers autrui. Souffrir des maux d'autrui. Il est beaucoup de geais à deux pieds comme lui, Qui se parent souvent des dépouilles d'autrui, la font. Fab. iv, 9. De quel front donnerais-je un exeir-^ile aujourd'hui Que mes lois dès demain puniraient en autrui? corn. Perthar. ii, 3. N'ayez aucune peur, je ne veux rien d'autrui, id.
Pomp. n, S. Dans le bonheur d'autrui je cherche mon bonheur, id. Cid, i, e. Un noble cœur ne peut soupçonner en autrui La bassesse et la malice Qui ne sont pointen lui, bac. Esth. m, 9. Monfils, ditil, si je fus votre appui Dans l'âge tendre où l'homme sans autrui Xse conduire est encore inhabile, malf. Narcisse, ch. u. Heureux ou malheureux, l'homme a besoin d'autrui ; Il ne vit qu'à moitié s'il ne vit que pour lui, delille, J'ff. des champs, n. Pou.r.Consumerautrui, le monstre se consume, boil. Lutrin, v. Il Prendre son cœur par autrui, se mettre à la place des autres. Locution qui vieillit. || 2" En termes d'ancienne chancellerie, l'autrui, le droit d'autrui, le bien d'autrui. Sauf en autres choses notre droit et l'autrui en toutes : locution qui était encore d'usage commun au commencement du xvii* siècle. Le monstre infâme d'envie X qui rien de l'autruy ne plaist, MALH. IV, 5. Qui sans prendre l'autrui, vivent en bons chrcstiens, bégnieb, Sat. xii. || Proverbes. Mal d'autrui n'est que songe, c'est-à-dire le mal des autres ne nous touche guère. || Oui s'attend à l'écuelle d'autrui a souvent mal dîné, c'est-â-diie il ne faut pas compter sur les autres.
— REM. 1. Le substantif autrui est toujours complément d'un verbe ou d'une préposition, et n'est jamais sujet d'une phrase. || 2. Autrui étant un substantif, on peut le suppléer, dans le second membre d'une phrase, par les adjectifs possessifs son, sa, ses, et dire par exemple : en épousant les intérêts d'autrui , nous ne devons pas épouser ses passions. En effet ce mot est dansla catégorie du mot chacun : et l'on dit : chacun a ses défauts. Bossuet l'a construit avec 'e pronom il : Quand nous croyons facilement sur le rapport d'autrui , sans songer qu'il peut nous tromper ou se tromper lui-même.... Connaiss, I, le.
— SYN. AUTRUI, LES AUTRES. Quand on dit: exiger la probité chez autrui ou chez les autres, et s'en affranchir soi-même, l'emploi n'offre pas de nuance bien appréciable. Mais il n'en est plus de même quand on dit : ravir le bien d'autrui ; le bien des autres ne seiait pas ici de bon usage. En effet les autres est plus général que autrui ; les autres, c'est tout le monde excepté nous; autrui, c'est spécialement cet autre-ci, comme le montre l'étymologie. Voilà pourquoi autrui s'oppose plus précisément à la personne qui parle ou dont on parle, que les autres.
— HIST. xi* s. Si home fait plaie à altre e il doive otrei faire les amendes.... L. de Guill. \i. [Il] Ne fait dan.age ne de mei ne d'altrui , Ch. de Rot. cxliv. Qui traïst home, sei occit et altroi, i6. ccxc. || xu" s. Jamais crerez [croirez] moi ne autrui, Ronc. p. tl. Se par autrui ne sui avant ocis, ib. p. 87. Que jà à moi [vous] ne faites beau semblant; Ains le faites autrui pour moi grever, Couci, x. Jà par autrui [je] n'i aurai délivrance, ib. xi. Autrui [vous] amastes , si [vous] oubliastes njus. Romancero, p. 6o. || .xm* s. N'encor n'avoit fat roi ne prince Meffais qui l'autrui toit et pince, la Rose, 8484. Il ne loist [n'est pas permis] pas à apeler pc autrui que por soi, ou que por son lignage, ou por son seigneur lige, beaum. Lxiii , t . Car qui plus aime autruy de soi X la fon-
.taine muert de soif, guinard. Les anciens statuts de de l'Hôtel-Dieu à Troyes, p. 32. || xv* s. Lors le dit roy de France recevra le dit roy d'Angleterre au dit hommage, sauf son droit et l'autruy, froiss. i, :, 53. On fit un ban [de par Philippe d'ArteveUe], que nul ne pillast ne efforçast maison, ne prensist rien de l'autrui s'il ne le payoit, id. ii, ii, 458. Retenir l'autruy ou luy ester le sien par toutes voyes qui nous sont possibles, comm. v, (8. Jà Dieu ne me lairra tant vivre, qu'autrui que vous ait part ne demie en ce qui est entièrement à vous, louis xi, Nouv. xxxiii. Il XVI* s. Convaincus par leur conscience retenir de l'aultruy , mont, i, 30. Aller sur les traces d'aultruy, id. i, 34. La violence et la convoitise d'usurper à force l'autruy estoient lors louées entre les barbares, amyot, Numa, e. Numa esta aux siens l'envie de guerroyer, à fin qu'ilz ne feissent tort à autruy, id. Lyc. et Num. 8.
— ÉTYM. Provenç. allnii, autrui; ital. aUrui;d9 alter-huic, cet autre, à un cas régime: voilà pourquoi autrui est toujours au régime, et pourquoi oi*trui est moins général que les autres. Dans la locution de chancellerie l'autrui, il ne faut pas prendre le pour l'article d'autrui; il y a sous-entendu bien, droit; le bien, le droit autrui, ce qui, par la vertu du régime dans :'ancienne langue, équivaut à ce que nous dirions : le droit d'autrui.
t AUVEL (ô-vèl) , s. m. Terme de pêche. Sorte de claie en cannes avec laquelle on construit l'enceinta des bourdigues.