‹ Dictionnaire de la langue française (volume 4)Chapitre 222 sur 504 · AUX · texte numérisé non relu

AUX

AUVENT (A-TM), «. m. Il 1' PM toit M MlU*

pour giniiiir d« l« phiio. Tour *vii«r l, r.iiii« â ('•brl d« l'auirent, niONin, Soi. x plulant t lort en root t U dUm < ptnieniie. || I" Termu do J«nJiD«g«. Abn •on ou en boii, dont on fo Mrt pour ^ •rttra* en espalier dei gelée* ' : 1. 1| iurmu

d« marina. Sorie de ftux u' dont on te

tert (M' ' -r U pluie d viiircr par un tabord,

dans 11^' à l'ancre.

— Hl.si. i.,, „. Kaiz tui auiint comme U nuitre [ofctioorai] en l'auvent de U roeion, Piautier, r MO. Et quant seréa pendua au vent Sanacovvrlure et aana auvent, Sui vounplovra, biaua lirea roii, la Aoie, a»«a. Et Tait ta voiz aler as vens Far faoestres et par auvens, ib.utt.i\ ziv* s. Pourront aussi donner congié de faire aaiUièes, fcnestres laillani polir f;Ht.iii> et avaiil-venz sur \ei chemins, iri: CAN'.K, anirinnna. || xvi* s. X l'entour de ladite pinre, je fis le pUn de certains auvans, ou basMS Kallvnes , pour tenir l'artillerie à couvert , pa- UUT, <«s.

— tTYH. Bas-lat. ouranno, aurannui, auvmtui, dMNliis, atennut, atanna, antevanna. Il y a dans des textes du xv* et du zvi* siècle otu-vtnt et ottt*nt. Le roy fit mettre le seigneur de Contay dedans un grand et vieil ostevent qui estoit dedans sa chambre. coMM. iv, s. Puis aprfts il mesura de huit coudées l'allée du portail ot ses ost-vents de deux coudées, Etéch. 4o, g. Traduction géneroite de la Bible. On pourrait y voir l'étymologie du mot outent; mais, d'une part, l'otle-vtnt de Comminos est évidemment un paravent, et, d'autre part. d6.s le ziii* siècle on écrit aurent, ce qui exclut lu verbe oiler. Uicz rapproche aurmt du provençal anvan, ambani, qui signifle rempart, retranchement, et il y vuit uo composé de tm |>our anie, avant, et peutètro vannut, un van. An est en elTct [K>ur anie, et dis lors deux étymologles sont ouvertes : tannus, van, si l'on suit l'orthographe du bas-latin; etcentiu, vent, ai l'on suit l'orthograplie du vieux français. De sorte que le mot signifiera, dan.s le premier cas, un atant-ran , un van qui avance, dapr(s quclipie similitude; dans le second cas, un ouuitvênt, c'est-k-dire quelque cboae qui protège contre le Tant.

t AUVERGWE (ô-vèHtnT, ». f. DissoluUon de tan dans laquelle on fait macérer les peaux de veau.

t ACVSRGinat (A-vér-gné), v. a. Faire tremper Im peaux dans une dissolution de tan.

ACVERNAT (A-vér-na), s. m. Groa vin rouge d'Orléans. Un laquais effronté m'apporte un rougebord D'un auvemat fumeux, qui, mêlé de lignage Icru Orléanais], Se vendait chez Crcnct pour vin de nlcrmitage [cru du KhAiie) , boil. Sat. ut.

— CTYM. Ce nom est donné à certains vins des environs d'Orléans, parce que le raisin dont on le fait provient de plants apportés original remaot d'Auvergne.

t ACVERT (6-vèr). Usité seulement dans Le diable auvert, locution fautive pour Le diable vauvert

(voy. VAUVKRT).

AUX (fi), voy. AU.

Al'llUAIRK (é-ksi-U-é-r'; les prononciations okailiérc et A^zi liére sont vicieuses) , (U^'.l 1 1* Oui donne du iMoun, en parlant d'une année. Corp* auxiliaire. Foamirdes uoupes auxiliaires. Cavaliers auxiliaires. RaaiMibléekta voix. leur troupe auxiliaire Du hhodopeàl'Hémus formera Ubam^re, «n-n. hiliâ. iii, i. Ceux qui ont trouvé te aeorei ■' ' i France en

dtui an.s,dans une guarra a> i elle n'est

;u'auxiliairoJ, volt. Lettrtà Urne au li. Haut, Uavhl «760. Il I* Oui aide, en parlant des cboeas. Catiaet auxiliaires. X nos vaisseaux conduits par taa mains tu- UUiraa, Soumets lea vaots auxlliairaa ; Descends, Dlaudas Bourbon*, et combats avec noua, oiia. Odt twr to gutm. || S* S. m. Celui qui aide de ses armes. Lea autiliairaa. Laver des auxdiaires. U avait avec lui des auxiliaire* gaulois. Servir comme auiiliaira. Avec les Français pour auxiliaires. || En général, aide, appui. Tu trouverais en moi un puiannt auxiliaire. Prendre pour auxiliaire. La calomnie, cet auzdiaire d* la bain*. Baaucoup d* baOaa qualités qui sont laa atuUiairaa d* oatt* vertu. L*hlv«r était l'auxiliaira de* Rttsaaa dans U campagne da tau. || 4* lerme da grammaira. Varba «uitiairr, verbe uui aert à former laa lampa composé* daa antia* varbaa. || S. a». Lea dauz autUiaire* iirt a» «a*.

~ ^''U*- 4i«ainrii, d'aufiïi'uin, secours, d'oaf«o, crohra. aagmanler (voy. algmewtsiO.

t AUXOMlniB (6-kso-n.i.tr'), s. m. Tanna da

AVA

phyriqM. Inatnuiiant pour mamrer da oomMan un appareil d'optiqtM groadt lea objets.

— n-YM. a6(4<, groMlasefflant (comparez Ato- MI.S7K I. et mi'lr*.

^^ ^' III, iB (a-Ti-chi, cbi»), part. paul. De*

i\achis.

A VACIIIK (S) (a-va-chir) , v. Hfl. Se déformer par disteiisiuM, psr rellcbement, en parlant de* cbauasurcs, des habita, etc. Un habit qui commence k s'avachir. || Populairement , se dit de* penonna* dont le*, forme* gro**isiant et ne conservent point do fermeté. Cetta femme s'e*t avachie.

— HI8T. zvi* *. Je ne cherche qu'à m'aooacbalir et avachir, mont, iv, 7*.

— erm. Wallon, s'orocht, t'auatht; da d, et du verbn anc. haut-allem.vcic/i)un, énerver; allem. moderne, tcn'ch, mou. On serait sans doute tenté de le rattacher k tach» : s'avachir, passer k l'état de vacho. Mais ce qui s'y oppose, c'est le double w dans le wallon qui ne répond pas au r latin.

t AVAGE (a-va-j'), I. m. Droit que le* exécuteurs de la haute justice levaient en argent ou en nature en quelques lieux, et certains jours de marché.

— P.TYM. Ce mot, qui n'est pas dans Du Cange ,est otncur ; peut-être vient-il d'arotV.

AVAL (a-val), t. m. || 1* Le bas du courant d'une rivi•^ro, par opposition k l'amont. J'ai marché k l'aval de l'Anio jusqu'à un champ d'oliviers, chatkaub. Ilalir, 2J. Il r Pays d'aval, pays où l'on arrive en suivant le courant. || Vent d'aval, se dit sur les cAtes occidentales de la Kraiice, d'un vent qui vient du couchant. Il 8* Adverbialement Un des bateaux alUit amont et l'autre aval. || 4* S. m. Terme de commerce. Souscription qu'on met sur un effet de commerce pour en garantir le payement Don pour aval. Mettre son aval. Cautionnement par aval. Donneur d'aval, celui qui prend cet engagement. Il Dans la pratique de Paris, un aval, une lettre de change de l'étranger, k courts jours, trois ou cinq. Iji plupart de ces avals sont bons. Aval signifle en bas; et c'est la place de la signature qui a déterminé cet emploi métaphorique du mot

— iiisT. xj* R. [Il] Itegarde aval et ai regarde amont. Ch. de Hol. CLXiii. || xu* 8. Aval est embronchicz, Rone. p. <3. Kt [il] vit aval maint Sarazin r- 1' " •'' V. 47. Li brans coula aval sur l'hauben ib. p. t»i. Oue l'erbe vers resplent aval ' uci, xvii. Aval par devers Krise, Allemagne [lis] ont destruile et Cologne malmi.s«, Sax. xxiii. De Jesu Crist il seient, fait-il, trestuit maldit; Dune a geté k val, quant il out cel mol dit, Desuz le pavement la candeille en défit. Th. U •Mrl. <33. Il xiii* s. Aval, en Provence, ae croisa Pierres de liromont et autres gens assez, villeb. xxiz. Un escoufles aleit volant. Vit U aoriz si haut pipant, Ses eles clost, k vaul descent, Li e U raine ensanble prent, marie, Fab. a. D'aler aval le bois

moût durement [elle] s'csploite, Berte, xxiz Kt

vos yei moilliés De chaudes lermes en la place, Oui vous coulent aval U face, la Base, 7488. La dame delà haute garde. Oui de sa touravidesgarde, ib. **82. Li oncles est plus prochains que li niés, car il est un point plus aval, et li oncles demeure el point que li père* ou niés estoit, k> > ~ ^7. Il XV* a. La aaison s'en alloil aval et ri>-

choit, p«oi8s. u, 11, sa. U avoittouJKi.,.- ~, .: .. .ui, allant aval la ville de Gand, soixante ou quatre vingts varlets armés, id. i, i, •&. || xvi* a. Peuples sans nombre et d'aval et d'amont, J. MAR0T,v,p. »i. Je marche plus saur et plus ferma k mont qu'k val, MOKT. I, toi. Ils ne laissoient point pour son hault crier de fouir tuusjoun aval de roupie, amtot, Aoat. 18. Ces jerbes furent emmené*» k val par le ftidel'eau, 10. Pvlil. 4*.

— tnu. Ganév. d°atKM, Ik-bas; wallon, dcd; provenç. a«>aJ atoroif ; de d elda coi, mot k mol, en suivant la penia de la vallée (voy. val)

i AVALAaB (a-va-U-j*), t. m. || !• d'une tiikoa da vin dan* une eava. || I* Action da faire descendte k tu bateau le cours d'une rivikra.

Il S* Voy. AVALAISON.

— HisT. ziv* a. Le barrage, U chaucia, l'avalaga [^presution consistant en anguiUea el pouaon* pria dans la* nasse*], nu canob, ara^aftiiim.

— KTTM. AraUr, c'aM-k-dire descendra.

AVALAISON (a-va-l&«>n) ou AVALAMB (a>v»-

la-a'), $.(. Il t* Cours d'eau torrentiel, qui aa Ibnaa loudainement k la suite da pluiaa ou m fcoMa do neigea. La* avalaiaons causent beaucoup de dégftta dans le*ierraiiM en pente, jj •• Tkiim deBarioa. Vent d'aval qui dure dap«ia phiaiaaia joura. lia* Amaadapierrea que lae eaat ont reulée* et dépoaéaa aur le rivage. || 4* Avalaiaon ou avalaga,

AVA

droit de «MU» te OMM pour pr qui daaeaad.

— Hi«T. uva.Upaaeherie, laa herfaigea du vivier, ai l'avalison (prestation di poiaaoa* pria dans les nasse*] d'ioellui, du canob, weJafMMM.

— £TTM. iliiaf<r, c'e*t-k-dire deaceodra. AVALAlfCHK (a-va-lan-ch'), i. f. Masaa da aeig •

et déglace, détachée d'une montagne, etqui aenre cip.te dans la* vaUéeaamiajacenlaa. Soudain l'avalanche sauvage Roula et l'anmlne daiu son sein , kil- LBv. La tUur du aoite. J'ai va cent Ibia ravalanehe et l'orage, L'ouis et le* loupa fMutre atir oaa brebia, BtaAMO. Kotutigiê.

— tTYM. Geuév. nalûÊukt; ba*-UL oMlantia, descente; d* avaler, deioendre.

AVALANGK(a-Ta-laD-J'), s. f. C'est, dit l'Académie, ainsi que quelquet-uus prononcent le mol

AVALA NCR K.

t AVALAKT. LANTK (a-va-lan, lan-f), ad). Terme da batelier. Qui deaoend, qui va eo a«B> lant. On ne nattia aneon ampécheoMat au païaaga de* bateaux monianla ou avalants, Ord. de L. XI f, ch. 4. Il Arche avalante, arche d'un pont oA la courant de l'eau est trka-rapide.

AVALASSE, s. (. Voy. AVALAtaoa.

AVAtr: Ce ra-va-lé, léa), part. pami. ||1« De* lé dan* Ucave. Vieux en ce aana.

\ i. ■ larlaiit des parties du oorpa. Joua*

avaiôus. Ce clutia a le* oreille* bien avalée*. La verrat doit avoir la téta groiaa, le groin ooun et camus, le cou grand et épais, le ventre avalé.... Burr. Codu». || En parlant du cheval, croupe avalée, croupe qui va en a'abaiaaant de U partie antérieure k la partie poalérieure : déf^t commun dans certainea racea. Ventre avalé, ventre voluminmii et tendant k •'abaiaser: conformation qui in ! un cheval peu propre aux alluree rapide*. || a- Aiirefois on disait avalé, d'une façon générale, pour pendant, épars. Et se* cheveux mélte Flottaient au gré du vent sur son doa avalé*, atoBiBa, ÉpU. i. Courir k brides avalées, bcab*. Ftrig. Irae. i, 4a. On dit aujourd'hui k bride abattue. || ér Daaoanda par U gorge. Les morceaux hâtivement avalée. || Fig. Des affronu patiemment avalé*.

t AVALÉE (a-va-lée), «. f. Otunlilé 4'oBvnge faite par le tiaaerand aana dérouler laa anatiple* Il Ouantité d'étoOe oomptiae entra la perohe et la fauchet, dans l'opération du lainage.

— fiTYM. A râler, c'est-k-dire descendre.

t AVALEMENT (a-va-le-man), s. as. || t* AeliOB de descendre, d'abaiiser, et résultat de cette action. Il tr Action de faire descendre par le gosier. On dit, eo langage technique, déglutition.

— trtu. Avaler.

AVALER (a-va-lé), v. a. || 1* Abaisser, bire daacendre, mettre en baa. Vieux dans ce aana. Avaler du vin dan* la cave. Quand autour du roi qunlqii'un avalait «on chaperon, le* plus près du r> : .i faisaient place, c'était une marauo qu'il voulaii ; a- 1er au roi, st-sih. 73, tas. >'j de jardi-

nage, avaler une branche. I.> 's du tronc

Il Terme de chapelier. Avaler la HcUIc, la faire de»cendre du haut da la forme jusqu'en baa. || Tanne de cbaase. Avaler la botte au limier, U faii àtm pour le laisser cbaasar eo liberté. U Item de métallurgie. Dan* l'aflliiage, eipaaer U maaaa deiani la tuyère et aehever d'eo ehaaaar lea aaaUèraa éirang^r«s. Il t* Faire deaoendra par la goiier. Avaler lui liouillon. Il Ne faire que tordre et avaler, manger avidement, avaler tan* mkcher. |j U avalerait la mer et lea poitaons, il a une gnaoe aott II ftmilt^ ment Avaler sa langue, s'ennuyer, béiller oatre meaure. || Familiérem< ' ' '(ualqu'ut, le regarder avec de* yeux fi. luiUdeiaant. J'ai cru qu'il m'avalerait, li si-m ii<rc k une viotaai* expkMion de colér* contre moL Mon neveu , von* été* une hultie.— Mon Dieu, ma tante, il ne fimt pu m'avtler pour cala, oomnabb frérc*. CwsaMN m cewwtl pot, k la fin. || Argot mahiima. Avaler *a gaOé, mourir. || Avaler *a eûUer, décamper. || FIg. Avaler le calice , avaler la BMraaaa, être eontraist d'endurer qtiaiqae ehoaa de flehaaa. || Fie. et fiuBilikrananL Avaler dea couleuvrea, aiibir de durea martifloations. || I* Fig. II avalait à loags traiu le plaiair de U voir, ramilt. Craaiai. •. SUr avalait oaia plua doux que laa cooUturea, D. A. •. Oa juge au fiaaard, on n'anaUno riaa, on avale la ealMonie oonne du vin de Chaapagne, volt. iadr. fleaiiiaeiMa, taoet. 4 7«i. || 4- Conteaplar avec avidité, et comme ai on avalaiL 11* l'avalent des y«ux (l'huître), da doigt ils ae la aïontraat; X Vf' ganl de U daot U tdlM cootaatar, ia bout, l'obi tx, a. Il t* Bndaier, eacapwr. Pour noua tsi»

AVA

AVA

AVA

avaler nos tristes destinées, sÉv. 415. Pour lui faire avaler le soufflet, id. 70. M. le prince fut forcé aussi d'avaler des louanges, ID. *I9. Pour voir comme on pourra lui faire avaler cette aflliction, ID. 365. Avalant les jours gras comme une médecine, ID. 402. En habile déclamateur il me faisait avaler à longs traits toute l'amertume de cette réflexion, DiDER. Pens. phil. 20. Il n'y a que le premier obstacle qui coûte; on avale, après, la honte, Boss. Pensées, 9. Les Mailly trouvèrent cette place avec raison bien mauvaise, mais il la fallut avaler, ST-SIMON, 3, 66. Ils ne connaineent pas les horreurs que vous avalez comme l'eau, m\ss. Ferv. Pour nous faire, sans rire, avaler ce morceau, Régnier, Sut. X. De ces femmes aux beaux et louables talents Oui savent accabler leurs maris de tendresses, Pour leur faire avaler l'usage des galants, mol. Amph. I, 4. C'est à vous de l'y résoudre, et de lui faire avaler la chose du mieux que vous pourrez, id. le Méd.m. lui, m, 6. Mme de Coulanges ne pouvait avaler mes excuses, sév. 48). |{ Familièrement. Faire avaler, faire croire. |1 6° V. n. Descendre le courant. Vieux en ce sens. Ce bateau avale. Il 7° Terme de marine. Faire avaler ou boire la toile, ménager quelques plis en cousant une voile. Il 8° Terme de banque. Donner la garantie dite aval (voy. aval). Il 9° S'avaler, v. réfl. Pendre, descendre trop bas. Le ventre de cette jument s'avale. || 10° Être avalé, au propre et au figuré. Ces pihiles s'avalent sans peine. C'est un affrontqui s'avalera difficilement. — HIST. XI* s. Si comme il put, du pin [il] est avalet, Ch. de Roi. lxxix. || xii* s. Entre col et l'escu a ses brans avalé, Ronc. p. <95. Et cil s'en tournent, avalent les degrez, it>. p. 203. Uns escuiers as degrés de la sale Est descendus, si destrousse sa maie ; BeleDoette les degrés en avale. Romancero, p. 40. Il XIII* s. Ensi li dus avala le letrin et s'ala agenoiller devant l'autel Saint-Marc, moult plorant, villeh. XL. Une rivière [elle] trouve qui d'un pendant avale, Berte, xxvii. Nés un tout seul morcel n'en a elle avalé, ib. xlv. Vers Paris [elle] s'en avale l'amirable cité, ib. Lxxxi.Et s'avisa qu'elle feroiî avaler une corde et le meteroit outre les creniaus, jus [en bas] del mur, Ch. de Hains, 32. Car dant Costant venoit apr es Sor un cheval à grant eslès , Qui moult s'escrie à l'avaler , Ren. < 2 i 9 . 0 [avec] haute voix, o longe aleine De bien chanter chascun se peine; L'uns à l'autre son chant avale, ib. isai. Cum l'iaue qui s'avale toute, N'il n'en retorne arrière goûte, la Rose, 375. Ou il entrast par les fenestres. Qu'il set bien de l'ostel les estres. Par une corde s'avalast, ib. 1272(. Et li fix du fil au fil mon fil [le fils du fils du fils de mon fils] m'est el quart degré en avalant, beaum. xiv, 4. Pourceque il poussent la viande mascher et avaler aval, joinv. 237. Sitost comme je fu avalé là où le trésor estoit, id. 250. Il XIV* s. Mais ne voldrai de pain ne de vin avaler. Si vous voldrai trestous à un arbre encroer, Guescl. 20390. Le cerf doit avoir le ventre bien avalé , lfodus,fxiv, recto. ||xv*s. Environ deux cents lances s'avalèrent devers Maing, PROiss. 1,1, tti. Levarlet prit la lettre que les chevaUers lui baillèrent, puis le firent avaler es degrés, id. i, i, 228. Puis fit ouvrir la porte du chastel, et avaler le pont, et issir I ses gens, id. ii, m, 8. C'est dur morcel à avaller, [ AL. CHART. Le livre des quatre dames. 0 bon vin, liqueur souveraine. Entre chez moi.... Qui me veoira tout avaler. Ne s'en estonne, basselin, xliii. Il le 1 me convient avaler Sans mascher.... Patel. t3l9. Il eut de l'estrain [paille] largement, qu'il avala [jeta] dedans la fosse et y bouta le feu, louis xi, Nouv. Lvi. Il xvi* s. Si je montoys aussi bien comme j'avalle, je feusse, pièce ha, hault en l'aer, RAB. Garg. i, 5. Il l'avalia, comme ung cormoran feroyt ung petit poisson, id. Pant. Il, 4. Lors il s'avalla le mieulx que il peut, en sorte que il touchoyt les piedz en terre, id. ib. Pantagruel luy vouloyt avaller [abattre] la teste tout net, id. ib. n, 29. Pensant avoir avalé une espingle avecques son pain, MONT. I, loo. La majesté royale s'avalle plus difficilement du sommet au milieu qu'elle ne se précipite du milieu au fond, id. i, )2i. Regorger la viande comme on l'a avallée, id. i, 6t. Elle avoitles joues avallées, et le nez trop poinctu, id. i, 296. Fuira bride avallée, id. i, 368. Quelques, années aprez voilà le buse du pourpolnct avalé jusques entre les cuisses, id. i, 369. Les épicuriens ne peuventavaller un dieu en forme de boule, id. ii, 20t. Elle lui disoit mille injures; mais il les avaloit toutes avec un verre de vin, desper. Contes, lxxix. H n'y avait ny aucuns passans, ny batteaux mon- Inns ou avaliaus, amyot, PtM. 35. Ce que la mer \a minant petit à petit ea lonij temps el à grand

peine, luy l'a avallé tout à un coup [un qui avait mangé son bien sis au bord de la mer], id. Caton, 18. Cinglant le jour à voiles avalées et baissées, et lanuict haussées, id. Lucul. 6. llz le suivoient les cheveux nonchalamment avaliez, id. Cicéron, 40. Son chapeau rouge, avalé en capuchon par derrière, Sat. Jfi'n. p. 56. La squinance empesche la viande d'estre avallée en l'estomach, paré, vi, 8.

— ÉTïM. Bourguig. evaulai; do aval. Avaler veut dire proprement faire descendre, mettre en bas; et il n'a eu longtemps que ce seus-là; puis, comme faire arriver les aliments dans l'eslomac est aussi les faire descendre, il a pris peu à peu ce sens, et le primitif est tombé en désuétude, ne restant plus que dans quelques locutions techniques et dans certains patois.

t AVALETTE (a-va-lè-f) , S. f. Terme de pêche. Morceau de bois qui sert dans uns certaine espèce de pêche.

AVALEUR (a- va-leur) , s. m. Celui qui a l'habitude de manger ou de boire avec excès ou avidité. Il est familier. || Fig. Chamarré de vieux oripeaux. Ce roi grand avaleur d'impôts Marclie entouré de ses fidèles, BÉHANG. Ch. le Simple. \\ Un avaleur de gens, un avaleur de charrettes ferrées, un rodomout, un fanfaron. || C'est un avaleur de pois gris; c'est un goinfre, un gourmand.

— ÉTYM. Avaler.

f AVALIES (a-va-lie), s. f. pîur. Terme de commerce. Laines qui proviennent de peaux de moutons liv»é3 à la boucherie, et qui sont vendues aux mégissiers.

— ÉTYM. Avaler, mettre en bas, parce que ces laines proviennent de l'abatis des bouchers.

t AVALISTE (a-va-li-st') , s. m. Terme de banque et de commerce. Celui qui donne un aval de garantie (voy. aval).

— ÉTYM. Avaler.

t A VALOIR (a- va-loir), s. m. Terme de pêche. Sorte de nasse.

— ÉTYM. Aval, en bas.

AVALOIRE (a-va-loi-r'), s. f. || 1° Pièce du harnais, sur laquelle s'appuie le cheval de timon pour retenir la charge. || 2° Outil dont les chapeliers se servent pour avaler la ficelle. || 3° Digue pratiquée sur une rivière pour prendre des saumons. || 4° Populairement, le gosier. Quelle avaloire il a ! Assurément, si cette femme a mangé tout l'argentqu'elle a tiré de sa fille et de moi, depuis vingt ans, ii faut qu'elle ait une terrible avaloire, i.s.ROVss.Lett. 376.

— HIST. XIV" s. Pourront aussi donner congé de mettre pierres avaloeres [pierres en pente], du CANGE, avalantia. Une avalouere [pièce de sellerie] garnie de merliers de cuir, id. ib.

— ÉTYM. Ce mot dans les deux acceptions vient d'avaler : dans la dernière, parce qu'il exprime le passage par où on avale; dans la première, parce que la pièce du harnais est en bas, en aval.

t AVALURE (a-va-lu-r') , s. f. || 1° En hippiatrique, altération du sabot du cheval, dans laquelle la corne se sépare de la peau dans une étendue plus ou moins considérable. H 2» Maladie des serins qui ont pris trop de nourriture.

— ÉTYM. ylt'ater, parce que, dans le premier sens, la corne s'avale, se détache.

t AVANÇAGE (a-van-sa-j') , s. m. || 1° Permission donnée à des voitures de place de stationner en dehors de la place. || 2* Lieu où elles stationnent.

— ÉTYM. Aiancer.

AVANCE (a-van-s'), s. f. \\ 1° Tout ce qui est en avant par rapport àautre chose. || Partie de bâtiment qui est en saillie. Faire ou former une avance. Une petite avance Qu'avait un toit, la font. Orais. Il 2° Espace de chemin qu'on a parcouru avant quelqu'un. L'ennemi qui avait tant d'avance. Prendre ou gagner de l'avance. A peine séparés par une courte avance. Les fuyards n'avaient plus qu'une faible espérance, lamart. Joc. m, 7. || Us ont pris l'avance, ils sont partis en avant. Une lettre en avance Avait divulgué.... MOL. l'Etour. iv, <.||Fig. Prendre l'avance sur ses camarades, être plus avancé qu'eux dans ses études. || 3° Ce qui, déjà fait ou acquis, sert ultérieurement. Avoir rassemblé ses matériaux est une véritable avance. C'est une grande avance que d'avoir l'esprit en repos, sÉv. 254. ||4° Auplur. Premières démarches auprès de quelqu'un, recherche de sa société. Répondre aux avances d'amitié qu'on nous fait. Je veux faire les premières avances pour nous réconcilier. Il est diingereux à la cour de faire les avances, la bruy. 8. Il n'a pas dédaigné de faire toutes les avances, boss. u, Annonc. t. Jamais les Sacramentarrcs n'avaient fait do si grandes avauces envers les Luthériens, ID.

Var. 44. Abaissons-nous à faire des avances, mol. Psy. I, ». U trouva mauvais qu'ellene lui eût point fait d'avances, hamil. Gramm. 6. lUIe avait fait toutes les avances pour s'emparer de sa confiance, id ib. 9. J'ai fait toutes les avances de cette amitié, SÉV. 8. Louis XIV avait déjà fait quelques avances pour la paix, volt. Louis XIV, 21. L'impératrice [.Marie d'Aragon, femme d'Othon lU) ayant fait de^: avances à un jeune comte italien qui les refusa par vertu, ID. Uœurs, 45. Lorsque l'on aime une déesse. Elle fait ces avances-là, la fo.nt. Nie. Je n'aime point qu'on me fasse d'avance, id. Court. \\ 6* Somme prêtée, payement anticipé. Faire une avance. Qu'il fallait que l'État fit des avances à ceux.... Ayant reçu une faible avance. Les avances nécessaires pour C8tte spéculation. || Terme de change. Avance pour la tireur, somme que le tireur d'une lettre négociée reçoit au delà du pair. Avance pour le donneur, somme que le tireur reçoit en moins. || 6° Par avance, loc. adv. Par anticipation. U a payé par avance. Du trouble de mon cœur jouissant pat avance, rac. Baj. i, 3. L'ingrat, de mon départ consolé par avance, id. Bérén. iv, 6. Mes entrailles pour toi se troublent par avance, id. Phèd. iv, 3. Mes larmes par avance avaient su la toucher, id. Iphig. u, ». Je vous réponds assez souvent par avance, bév. 232. Pouvons-nous ne les pas plaindre par avance? la bruy. Dinc. s. Tliéophr. Ce n'était pas le moyen d'obtenir l'enregistrement qu'ils demandent, que de montrer ainsi par avance à quoi ils s'en veulent servir, pasc. Prov. t». Bénissez par avance la sagesse miséricordieuse de celui qui saura tirer de vos passions un nouvel avantage pour sa gloire, MASs. Car. Lazare. || 7° D'avance, loc. adv. .\vant le temps où une chose doit ou peut se faire L'arrêt qui l'a condamné étiit prononcé d'avance.

— REM. On dit fréquemment : je vous payerai à l'avance. Cela n'est pas conforme au bon usage, qui ne- reconnaît que par avance ou d'avance.

— HIST. XV* s. Dictes moy. dame noble et bonne. L'avance, si ferez l'aumosne, la fontaine, 872. Il xvi* s. Les quelques capitaines eurent soin de le faire habiller et armer, il mit au bout de la cedulle qu'il fit pour cette avance : à la charge que.... d'adb. Vie, XV. 11 prit le chemin de Montera u-faut- Yonne, qui estoit celui de l'avance vers ses Allemans. id. Jlùt. 1, H8. U n'eut pas fait 400 pas qu'il partdu corps-de-garde un homme qui faisoit les me* mes arrests et avances que lui , et toutesfois l'outrepassa de peur de lui donner rallarme,iD. ib. u,34j.

— ÉTYM. Voy. avancer; provenç. avansa.

AVANCÉ , ÊE ( a-van-sé , sée ) , part, passé.

Il 1° Placé en avant. Poste avancé. Alors que le roi passe, il gagne le devant.... Même aux plus avancés demandant le pourquoi, régnier, Sat. x. ||2' T. de fortification. Ouvrages avancés, situés au delàdu chemin couvert. || 3° Fig. Hâté. Le terme fut avancé. Le soir fut avancé de leurs belles journées ; Mais qu'eussent-ils gagné par un siècle d'années? malr. 1, ♦. Il 4" Payé d'avance, prêté. Argent avancé. || 5' Mis en avant, dit. La proposition avancée. Me tiendrezvous au moins la parole avancée? mol. Mélic. 11, b. Il 6° Qui a fait du progrès ou des progrès. Avancé en âge. Ils se croient bien avancés. On n'en est pas plus avancé. Je ne suis pas bien avancé dans mes études. Ecolier peu avancé. Leur civiUsation est assez avancée. Quel regret de s'être fait tant de violence, et de n'en pas être plus avancé pour le cielt MASS. Mort. Quand il fut un peu avancé en .Ige, BOSS. Hist. m, 3. Je suis étonné qu'on vous montre en rhétorique les fables de Phèdre, qui semblent une lecture plus proportionnée à des gens moins a.\anc&s, B\c. Lettre V à son fils. || Familièrement. Je n'en suis pas plus avancé, ce que j'ai fait ne m'a servi de rien. || 7° Qui touche à son terme, à sa conclusion. Nous voyons que la guerre est fort avancée. Ouvrage fort avancé. L'été étant déjà très-avancé. La nuit était avancée. Jusqu'à une heure avancée du jour, de la nuit. Le projet d'un hymen déjà fort avancé, boil. Sat. x. Vous qui devez savoir les choses de la vie. Et que rien ne doit fuir en cet âge avancé, la font. Fab. lu, t. D'ailleurs la saison est fort avancée, J. 1. rouss. Uèl. l, 22.. . Et dans l'âge avancé Le présent s'embelht des vertus du passé, st-lambert. Saisons, Biver.\] 8*Tropmùr, qui se gAto. Figue trop avancée. Poisscn avancé. 119° S. m. plur. Les avancés de la secle, les avancés du parti, ceux qui se disent un avant des autres. Il 10° S. m. ïeruie de pratique. Ordonnance du président qui a pour objet de faire passer un procès avant son tour de rôle.

AVA.VCÉE (avan-sée), t. f. Terme de puerre. Corps de garde , petit poste en avant de la porte d'uua

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»IM fcrtfc XwtttV^à» rtranoét, |«»otalmr b pramhv pool, t. «. wom. Com^ i.

— tmi. ÀMMtr.

AVANCEMKNT (•-Tan-w-iiun)^ «. m. Il 1* Pnvfrtt, M ptrltnt da* panuiiDW «1 dat chotM. Je tMuai^iM un irnnd •vaneemant dan* cet éooUer. H Mrt pMn de Ule pour l'avenoement dns leienoee. Tnui l'oaneffe de votre tvanMiiient ipirituel e«l a^ r«i4 per M dér«(ieaMOt. Met. ileoalasei d* la refrn^ff . Il f Aetion de monter ea grade. L'afanee-

I 1 dani eetle a^miniiiratioo. Je vous > iriroment que vuui méritez, et au roi I. .iiiio rj.ii ofrtci''niqui p<>n«uni comme vou», volt. l/Ur. La Koilt-Cflirard . »6 juillet t7e«. || tr Succte (lani le monde. Travailler à ravincement de (a famille. Un art que j'ai cultivA toute ma vie aux dé- )>rri<i ili- ma r>rtiiiie et de mon arancemeot, volt. / ]| juin «7<<.||4*Terme dedroit. ,\ re, ce qui e*t donné à un birilior |iiù><uiu|>iiruu (ucceuible, par anticipation, aur co qui doit lui revenir dan< une tuccession à échoir. Donation en avancement d'hoirie. || S* Avancement des étoilns tur le lolei:, l'excis du jour moyen eurle jour ildéral.

— HIST. XII* a. Grant avancement unt Engleia en liir pals : Hi fu par le rei Knut, qui fu Danei». asit, Tli. le mort. ea. || xui* s. Moult me conforta doucement Amis qui mon avancement Vousiat autresi («ulant] bien cum giô [je], la Hôte, 3«»0. Mèa la sons.... Tous jors va par avancement, ib. eïeo.

II XV* s. Ut Imnoite vierge Marie dont tout confort cl avancement viennent, froiss. Prol. Adonc, pour leur honneur et avancement chcralier» et encuvers dns luisses marches se concuoillirent et parlèrent ensemble, ID. Il, ui. SI. Si le Toult avoir du tout en sa compaignie, et de fait le demanda au duc de Bourbon, qui en fut content, pour l'advanccmenl do Bouciquaut. Bouriq. i, ch. e. || xvj*s. Ce fut lui qui preua tellement les batteries et les avancements, que.... d'aub. Hùt. I, te». Et à fin que tout arrivast au combat presqu'à mesme temps, leur fit prendre trois ou quatre cents pas d'avancement, lo. ib. lu, 3*7. Et toujours avancement [payement d'avance] de leur suide, CAnLoix, x, M. Par avancement d'hoirie, Sat. Mén. p: 40. Le» apophyses p,».,.o.,iu...n. .,,ni r..ri ,iii,.« productions ou avanr e du cerveau, PARU,

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