D'honneur aux siens, je l'avois k mest
— bTVM. Bourguign. oteoy; provenc. aa0ï as-
pago. habtr; portug. ha»*r; iial. oetre; «la hk hab«r*. Comparas l'allamand iUbm. te gothique tebon. Dana PkaaiaDM laasoa. oa diaaii non pas il y o, maia aimplemaal A « {Otud teM), ce qui vou- Uit le eu régime du aohitaalif : 0 aroti un ckaittt, il y avait un cbâmn; «Msisi est le cas régime: 'laittit o« ctesHMu serait la nominatif. PMirUnt, . advarbe y aa montre dans oette loaalian dis le xnr 8i4de. La forme archaïque, saoa y, fesl oonaerr4e daaa le style manMiqve, aa moins avec U néftation : Entre Laeian et son ami Cont, TVa pas longtemps, a'kiiwiltiaiidiiUbaH. bac, tpiçr. 11 y 9 !i«ii de ramanitMrawvidaaaaa texte du x'siùdcj
AVO
AVO
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c'est , étymologiquement, l'équivalent de habwrat, où l'«, comme ddns ces formations, devint un v, Jiabvernt, avec l'accent par conséquent sur hâ. On s'était étonné que le plus -que-parfait latin n'eût laissé aucune trace dans les langues romanes, où en effet on ne le trouve pas ; mais ces textes du x' siècle montrent qu"U a existé, bien que transitoirement.
2. AVOIR (a- voir), s. m. || l^Tout ce qu'on possède, bien, fortune. Tout son avoir était chez ce banquier. Cette maison, cette terre est un bel avoir. Aurions-nous mieux employé la jeunesse , Vécu moins vite avec un riche avoir? bérang. Bonsoir. Il 2° Terme de commerce. La partie d'un compte où l'on porte les sommes dues. Doit et avoir, l'actif et le passif. Etablir un compte par doit et avoir.
— HIST. XI" s. Pour tout l'avoir qui soit en cest pais, Ch. de Roi. xxxiv. Les douze pairs [il] a trait pour aveir, ib. cci.xxiii. ||xii"s. Cumbatid s'en vers les Phili.stions, si enchaçad lur avers [bêtes] ki durent porter la vitaille, liois, 89. Mout grant avoir [je] vous en faz aporter, Ronc. p. 32. [Je] N'en donroie le désir Pour tout l'avoir dessouz ciel, Couci, jui. Qui mestier a d'avoir, à son talent en prent, Sax, xii. Seignur, fait-il à els, tut senz en plait entrer. Ne me deit pas mis sires acuinte demander: Car tut cest grant aveir que ci vus oi numer. En ses busoignes l'ai fait mètre et aluer, Th. le mart. 43. Tut saisi en sa main et terres, et mustiers, Et vif aveir et mort, blé, rentes et deniers, ib. M. I) XIII' s. Et li Franc commencierent à ocire les orieus, et gaaignierent les avoirs de la vile, et pristrent tout, villeh. cli. Après commença à paier l'avoir que il devoit àceus de l'ost, iD. Lxxxvm. Si come d'or et d'argent et de tous les fiers avoirs qui onques furent en terre trovés, id. cvu. Se vos estes povres ne besoigneus, il vous donra volentiers de son avoir, id. lxvi. Avoir et grans richesses [ils] orent tout à leur chois, Rerte, lxi. Après fu painte coveitise : C'est celé qui les gens atise De prendre et de noient donner. Et les grans avoirs ailner, la Rose, (72. Il tolent et ravissent les avoirs dont li communs pueples se doit vivre, bealm. 26. || xv* s. Et y fut trouvé [à Audenarde] grand avoir qui estoit à François Acreman; et me fut dit que il y avoit bien quinze mille francs, pkoiss. ii, ii, 22<. Et disoient outre [les serfs Anglais révoltés] que ils vouloient savoir que les grands avoirs que on avoit levés parmi le royaume d'Angleterre, puis cinq ans, estoient devenus, id. ii,ii, < 4 i. lisse rendirent, sauf leurs corps, leurs membres et leur avoir, id. i, i, 449. Et par Qidii, il n'est nul avoir Qui vaille bon ami avoir, ttir. de Ste Genev. Et ainsi ensuit les vaillans preux qui onques nul compte ne tindrent d'amasser avoirs, Bouciq. iv, cb. 7. || xvi' s. Ilz n'avoient rien de plus oher en ce monde que la richesse et l'avoir, amtot, Arist. 25.
— ÉTYM. Avoir 4; norm. avers, les animaux domestiques; provenç. et espagn. aver; ital. avère. D'après Ménage, avoir, en la signification de biens, était un mot inusité. Depuis, ce mol est revenu tout à fait en usage.
\ AVOIR DU POIDS, voy. avoir 4.
•i- AVOISINANT, ANTE (a-voi-zi-nan, nan-t'), ad). Qui est voisin. Les rues avoisinantes.
— REM. Cet emploi qui est entré dans le langage
► de la conversation, n'a pas la sanction de l'Académie.
AVOISINÊ, ÉE (a-voi-zi-né, née), part, passé. Être bien, mal avoisiné, avoir de bons, de mauvais voisins.
AVOISINER (a-voi-zi-né) , V. a. Être dans le voisinage, à proximité d'un lieu. Les archipels qui avoisinent l'Inde à l'orient et au midi, volt. Mœurs, 3. Je passe mon exil parmi de tristes lieux, Où rien de plus courtois qu'un loup ne m'avoisine, Théophile, OEuvres, p. 304.
— HIST. xvi* s. Dont se résoudra le père de famille, nonseulement d'esloigner les vins de toute mauvaise odeur, ains à les avoisiner des bonnes,
— ÉTYM. k et voisin.
AVORTÉ, ÉE (a-vor-té, tée), part, passé. \\ l°Oui n'a pas reçu son développement. Fruit avorté. {{ 2° Fig. Talent avorté. Vos desseins avortés , votre haine trompée, corn. Cinna, m, 4. Voyant par mes bontés Une seconde fois ses desseins avortés, m. Poly. m, 6. Et peut-on voir mensonge assez tôt avorté Pour rendre à la vertu toute sa pureté? Nicom. id. IV, 4. Un faux germe avorté dans notre affection, RÉGNIER, Soi. xiii. Demi-dieux avortés, qui par droit de naissaik» Dans les camps, h. la cour, régnent en espérance, gilb Le dix-huitiême siècle.
AVORTEWENT (a-vor-te-man), ». m. || !• Terme de médecine. Expulsion, avant terme, d'un fœtus non viable. Provoquer l'avortement est un crime puni par le Code péna'. || 2° Fig. Insuccès. L'avortement des desseins qu'il avait formés.
— IiEM. Dans l'obstétrique, l'avortement diffère de l'accouchement prématuré qui est l'expulsion, avant terme, d'un fœtus viable; et de la fausse couche, qui comprend non-seulement tout accouchement avant terme, mais aussi l'expulsion d'un faux germe, d'une môle, etc.
— HIST. XVI' s. Tel enfantement [hors terme] est appelé abortif ou advortement, paré, t. ii, p. 624.
— ÊTYM. Avorter; provenç. abhortiment; catal. abortament; espagn. et ital. aborto.
AVORTER (a-vor-té), V. n. || 1° Accoucher avant terme. Les femmes ne se faisaient-elles pas avorter, pour que leurs enfants n'eussent des maîtres aussi cruels? MONTESQ. Esp. xxiii, 4 4. La cruelle habitude où sont les femmes de se faire avorter, afin que leur grossesse ne les rende pas désagréables à leurs maris, ID. Lett. pers. (20. || En parlant des animaux, mettre bas avant le terme. Les brebis avortent fréquemment. Il Fig. L'autre avorte avant temps des œuvres qu'il conçoit, Régnier, Sot. x. || En parlant des fruits, ne pas se nouer, ne pas venir à maturité. Cette année, presque tous les boutons des poiriers ont avorté. || 2° Fig. Ne pas réussir. Le projet venant à avorter, LA BRU Y. 42. Dieu, pour le réserver à ses puissantes mains. Fait avorter exprès tous les moyens humains, CORN, ff^raci. m, a.Luiqui sait qu'aussitôt ces tumultes avortent, id. Othon, iv, 7. Voyant d'un temps si court leur puissance bornée. Des plus heureux desseins [ils] fontavorterlefruit,iD. Cî'nna, ii, 4. Par quel amour de mère Pressez-vous tellement ma douleur contre un frère? Pi-enez-vous intérêt à la faire éclater? — J'en prend» à la connaître et la faire avorter, ID. Rodog. iv, 6. Tout mon dessein avorte au milieu du succès, id. ib. ii, 8. Une disgrâce fit avorter toute sa bonne fortune, ID. Ex. de D. San. Il est impossible que ce projet n'avorte pas au milieu de cette confusion, chateaub. Natch. III, 76. Venge-toi du forfait que tu fais avorter, ROTR. Rélisaire, i, 2.
— REM. 1. Avorter se conjuge avec l'auxiliaire avoir quand on veut exprimer l'acte même : cette femme a avorté hier; ces projets ont avorté par sa faute ; et avec l'auxiliaire ^(re, quand on veut marquer l'état : cette femme est avortée; ses desseins sont avortés. Il 2. On a dit s'avorter, qui n'est plus usité. Leurs desseins tôt conçus se sont tôt avortés, la font. Ode Y. C'est, comme on verra par l'historique, un archaïsme.
— HIST. XIII' s. Que honiz soit qui vos porta. Quant ele [votre mère] ne vos avorta, Ren. 8(44. Car foy sans bien ouvrer avorte ; Foy sans bonnes euvres est morte, j. de meung, Tr. 522. Bien, amour et honeur faut par femme et avorte ; Ja femme n'amera, qui fine amour lui porte, Chastie-rmisart. Il xiv s. Elle avoit eu plusieurs de ses enfans morsnez et abourtez, duclange, abortire. Ne bailleront aucune médecine qui puisse faire aborlir, Ord. des rois de France, t. ii, p. B33. {| xvi« s. Ceste semence de raison ne pouvant (îurer contre les vices survenus, estouffée s'avorte , mont, iv, 354. Elle rend les arbres par où on la passe stériles, et y fait avorter les fruicts, ahyot, Aratus, 40. Autrement, ils ne font qu'avorter la terre, et meurtrir les arbres, pa- LissY, 25. Par tels efforcements lesdictes mères abortent, paré, t. ii, p. 624. Ce breuvage sert aussi de remettre en vigueur la jument qui s'est avortée, o. de serres, 306.
— ÉTYM. Provenç. abhortir, abordir; espagn. aborlar; ital. oborttre;de abortire, de aborior, qui a la même signification, etqui vient de ab, indiquant défaut, manque, et de orior, naître, surgir (voy. orient) : mot à mot mal naître.
AVORTON (a-vor-ton) , s. m. || 1' Animal né avant le terme. || 2° Tout individu qui n'a pas atteint son entier développement. |{ 3° Par mépris, homme petit et mal fait. || Plante, fruit qui n'est pas arrivé à son développement. Ces pêches sont des avortons. J'ai vu en Russie des sapins auprès desquels ceux de nos climats ne sont que des avortons , bern. de st. p. Études, y. || 4° Fig. Si quelque avorton de l'Envie Ose encore lever les yeux, malh. ni, 3. De ce feu turbulent l'éclat impétueux N'est qu'un faible avorton d'un cœur présomptueux, corn. Tliéod. i, 3. || Ouvrage d'esprit fait à la hâte et sans soin. Cet ouvrage n'est qu'un avorton.
— HIST. xiv s. Elle la feroit advoulter de l'advoulton dont elle estoit grosse, do cange, abortire. Pour le millier d'avortons d'Arragon [peaux d'ani-
maux nés d'avorteœents] , id. atotroni. || rvi* s. Tous ces vers biberons ne veulx desavouer, Advortons que ' j'ay faits en ma jeune allégresse, jean le houx, Vau de Vire, 44.
— ÉTYM. Avorter; bas-lat. oi'olronf».
t AVOUABLE (a-vou-a-bl') , adj. Qui peut êtru avoué. Un projet avouable et conforme à l'honneur.
— ÉTYM. Avouer.
1 . AVOUÉ, ÉE (a-vou-é, ée) , port, et adj. || l'Reconnu. Le but avoué de son départ. C'est un fait avoué. Il 2° Approuvé. Digne d'être avoué de l'ancienne Rome, CORN. Sertor. n,2. Pardesvers tout neufs avoués du Parnasse, boil. Eplt. i. Monterey, sans être avoué du conseil d'Espagne, renforça l'armée du prince d'Orange, volt. Louis XIV, tt. Pouvoir être avoué pour.... PASC. dans cousin.
2. AVOUÉ (a-vou-é), s. m. || !• Officier ministériel chargé de représenter les parties devant les tribunaux et de faire les actes de procédure. Il 2° Terme de droit féodal. Nom d'office qui consistait à défendre les droits des églises et des abbayes, et qui aussi, en général, signifiait toute espèce de protecteur Lesavoués étaient ordinairement des nobles. Il y avait, dans la seconde race, un avoué de bipartie pubbque, montesq. £«p. xxviii, 3«.
— HIST. XI' s. Là vous suirat, ce distrais avoez, Ch. de Roi. ix. ||xn' s. Charles nostre avoez , Rone. p. 4 4. Si garis [protège] hui Rolant nostre avoé,tb. p. 56. Cil qui tient Champagne et Brie N'est mie droit avoués, hues de la ferté, Romancero, p. 486. Il xiii* s. Emprès se croisa Henris d'Anjo ses frères et Tierris ses niés, GuiUaumes avouésde Bethune.... viLLEH. VI. Diex, fait-il, je vous tien à mon droit avoué, Berle, xlv. Il nous convient ([uerre avoé, Chr. de Rains, 229. Ausi me serviront com ses aie [comme si je les aye] engenrés; Il ierent tôt mi fil, j'iere lor avoés ; En paradis celestre sera lor iretés [héritage], Ch. d'Ant.i, 4 35. Seli cas quiet [tombe] en apel, et il a ensoine [excuse], il pot avoir avoué etfere le [la] bataille, beaum. 80. || xv s. Voire, dit le maire, qui jà estoit advoé du roi, gars puant, parles-tu ainsi en la présence du roi? raoïss. il,
— ÊTYM. Advocatus (voy. avocat).
AVOUER (a-vou-é. Dans j'avouerai et temps analogues l'e ne se prononce pas et ne compte pas daas les vers; mais l'ancienne langue le prononçait, et avouerai était de quatre syllabes), v. a. \\ 1° Dans le langage de la féodalité, faire vœu à i»n supérieur, le reconnaître pour seigneur ou protecteur, jj 2° Par extension, et dans le langage actuel, avouer ime personne, approuver ce qu'elle a fait en notre nom. Parle, écris, je t'avouerai de tout, pourvu que tu m'aides à sortir de cette botte [l'Italie], p. l. cour. Lett. I, 464. Je t'avouerai de tout, rac. Phèd. ni, t. Et sans doute son cœur vous en avouera bien, CORN. D. San. rv, 2. Alors, sans consultersi Phéhus l'en avoue, boil. Disc. au. roi. Quels doctes vers me feront avouer Digne de te louer? malh. m, 4. Et si ta faveur tutélaire Fait signe de les avouer [les Muses], Jamais ne partit de leur veilles Rien qui se compare.... malh. m, 2. || Approuver, ratifier, en parlant des choses. Des moyens que l'honneur avoue. Les dieux n'avoueront point un combat plein de crimes, corn. Hor. m, 2. Mevoyant froidement ses œuvres avouer, Il les serre, Régnier, Sat. viu. Il 3° Reconnaître qu'une chose est ou n'est pas. Avouer sa faute. Uavouasesméfaits. Vous avouerez que votre conduite a été blâmable. Ceux qui sont instruits des affaires étant obligés d'avouer que le roi n'avaitpoint donné d'ouverture ni de prétexte aux excès sacrilèges.... boss. Reine d'Anglet. J'avouerai les rumeurs les plus injurieuses, rac. Brit. iv. |l 4' Reconnaître comme sien. Avouer un enfant. Il n'ose avouer un parent pauvre. Il n'avoua jamais ce pamphlet. Une lettre que l'on m'a assuré que vous aviez avouée, BOSS. Lett. 48(. Mon père ne peut plus l'avouer pour sa fille, cohn. Uor. iv,6. Rome ne voudra point l'avouer pour Romaine , rac. Bi'rén. iv,4. Il Avouer une dette, la reconnaître. || Fig. Ma foi, madame, avouons la dette [ne dissimulons pas] vous voudriez qu'il fût à vous, mol. Princ. d'Èl IV, 6. Il 5' S'avouer, v. réfl. S'avouer de quelqu'un, le prendre à garant. 11 s'est avoué d'im banquier de cette ville. || Se reconnaître. S'avouer coupable. S'avouer vaincu. || 6°S'avouer, être confessé, en parlant d'une chose. Cela ne s'avoue pas.
— HIST. xm's. Ha! sire Diex, fait ele, mon cuer à vous [j'] avo, Berle, xxxii. Com celle qui du tout à vous servir m'avo, ib. Car nus ne puet Dieu trop loer. Ne trop por seignor avoer. Trop criendre, ne trop obéir, la Rose , 7078. Et doit mander que cj qui en est porsivis ou u/oue tel garant quiconque,