‹ Dictionnaire de la langue française (volume 4)Chapitre 226 sur 504 · MALAVISÉ · texte numérisé non relu

MALAVISÉ

— HIST. XIV* s. [Il] A quis un garçon aviset, Roman du chast. de Couci, 2944. || xv* s. Et aussi messagers sages et avisés et bien idoines et taillés de faire ce message, froiss. 1,1, 4 4. || xvi* s. En est il devenu meilleur ou plus advisé-? mont, i, 442.

t AVISEMENT (a-vi-ze-man) , s. m. Acte d'une personne avisée. Us [les magistrats] n'eurent le temps ni l'avisement de faire réflexion qu'il eût été de la bienséance de.... st-sim. 30o, 427. Tous les avisements les moins prévus coulent de source chez lui [le duc de Noailles], pour qui il veut capter, id.

— HIST. XIII* s. Et qu'on lor a fête aucune demande de le [la] quele il ne sont pas bien avisé ; s'il demandent jor d'avisement, il le doivent avoir, beaum. IX, 4 3. Il XIV* s. Et en vérité les cerfs donnent moult d'advisement à ceulx qui en bois vont, Modus, f. XII, verso. ||xv*s. Surceprenez avisement Quand devant elle vous vendrez, ch. d'orl. Chant. 29. Et après fut montré par le dit chancelier d'Aquitaine un petit avisement, lequel le dit frère Jacques Petit avoit fait sur Is gouvernement de ce royaume, MONSTflEL. I, 07. Afin qu'il eust mémoire et remembrance du second avisement que son père jadis lui bailla, Louis xi , Nouv. 62. || xvi* s. Pense elle pas que nous ayons l'advisement de remarquer que....T mont. II, 327. Je remarquay combien il moniroit d'advisement et de resolution, id. iv, 3. Qu'il n'y en ait pas un qui ait l'advisement et la hardiesse de leur dire.... la boëtie, 74.

— ÉTYM. Aviset ; provenç. avisament, avitamen; espagn. arisiamento ; itéil. awisamento.

AVISER (a-vi-zé) , v. a. || 1° Familièrement, apercevoir. Je l'avisai dans la foule. Si pour mon infortune il ne m'eùtavisé, mol. Vdch. 1 . Furieuse elle approche, et le loup qui l'avise.... Régnier, Sat. m. Le roi, après avoir parlé à quelques-uns, avise enfin ce chapeau gris , st-sim. 6o , 8. Quand notre hôte charmé m'avisant sur ce point.... boil. Sat. m. Il Terme de chasse. Aviser le gibier, l'apercevoir. Il 2° Donner avis. Va le faire aviser que je suis ici, MOL. Zo Princ. m, 3. De ta femme il fallut moi-même l'aviser, id. Amph. 11, 3. Le prince de Conti et M. de Luxembourg avisèrent Clermont de s'atlaclier à la Choin, et de paraître vouloir l'épouser, st-sim. 24, 48. Il 3° Terme de commerce. Aviser quelqu'un, lui adresser une lettre d'avis. || Commander quelque chose par lettre à son correspondant.... || 4* V. "• Faire réflexion, prendre garde à , pourvoir à. Aviser à un moyen. Avisez à ce que vous devez faire. Nous aviserons. On avisa à ce qu'il fût bien logé. Madame, avisez-y, vous perdez votre gloire De me l'avoir promis et vous rire de moi, malh. v, 2». Or avisons aux lieux qu'il vous faut habiter, la FONT. Fab. m, 8. C'est à moi de choisir, c'est « vous d'aviser  quel choix vos conseils me Qi<> ■ vent disposer, corn, Pomp. 1, 4. Une seconde foisa»-» sez, s'il vous plait, A traiter Laodiceen reine commo elle est, id. Sicomède, u, 3. Je \ ""^s consulter un avocat et aviser des biais que j'ai «..prendre, k' i Scapin, u, 4. || Imaginer. Qui vous a fait iviser de

AVI

M lourf u Ttmr. Cmf. ban^ iHi^r (t« fareroll stImt | MilMrtml I)k a* rtire un ' n'a nul fuii'! i

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■!« lalpiaK <ii» vl*» ;'i»r la» B«tn et »■ ^

rilireaiiwrd* bolr* ! j iong« pat, i:>. r^lr.

If,». ||i*h'«»l»er, 1. ' , Kinerde,rcm»r(|uer.

IroiiTvr. S'triMr d'un«xpédi«nt,d'unttrttâgème. Si janem'éuiatTtiépluitOi d'éerir«. l'enonnensf'aTi- M.delui-méfM.duinérited'autriii.LAnRur.l.lInoi'a- Tiuiliru(r«daM qui pouvait raira plaitir aux ^utret, rtn. TH. XVI. Je ma wii ariiA tropUid que c'est demain St Remy, »o«t. Utt. abb. »î. Ati-z-tou» rcmiT']ut ce commencement ot.l ohl Toilà qui e*t pt- Iraonlinalra, ohl obi comme an homme qui s'avtw! tout d'un coup, MOL. Lei yric. rid. «o. Mais je m'avise IJe fais rèlioiioii], id. Sgan. 6. J'ai ajouté tion- «aulement tous tes oroementsdont j'ii pu m'aviser, mais encore.... rotntn. i, Oracl. Préface. Il y avait un homme qui depuis su joui^^taiikl'aKonie, on ne •arait plus que lui ordonner, et tuus les remèdes no faisaient rien; on s'avisa à la fin de lui donner de l'émi^liqur, MOL. (r Fut. m, •. Tu ne t'étais jamais avis4 de lui faire le moindre petit présent, iiahilt. Cramm, 4. Le monarque dos dieux s'avisa, pour bien faire... lafont. t'ab. li, *. Laisse-le» venir; je le les sacrifierai do la plu* eni«Ue manière dont jaroaislemme te soitavtsée, uk Ptychi, liv. i,p.«4. Il S* Avoir l'audace, la téméril6 de. Si vous voua avitcz de mal parler de moi, vous vous en re|X!ntirez. Je voudrais que quelqu'un l'avtaftt de vous donner des coupi de bjtton, vous verriez de quelle manière.... MOL. te Fett. IV , 4, Jouez ce» pièce» à Nankin ; mais no vous avisez pas de lus représenter aujourd'hui à l'an» ou k KIorence, volt. UU. à l'Aead. franc. Vous vous êtes avisés de l'attaquer aans qu'on a'en aperçoive, pak. iVor. 47. Hors vous et moi, monsici:', j<- ne crois paa que personne s'avise de courir maintenant les ruM, NOL. &'ici(t>n, se. 3. Voir sa vio, son rcpo» et le» biens dépendre du premier téméraire qui a'avisera de.... id. le Ftt- Un, m, a. bon! voilà ce qu'il nous faut, qu'un compliment de créancier I l3« quoi a'aviso-t-il de nous venir demander <lc l'argent, et que ne lui di- •ii^ lu i|ii(> iiiuiiMcur n'y est pas? id. ib. iv, a. Il l*roverl>et. l.'n fou avise bien un sage, c'ost-àdire, un lion rt-"-- ' •■ •• v'^r d'où on ne l'attend |ias. Il V,n vcrri' ii un boUiine, c'est-

î'dire reicii.1! , un coup de vin ne nuit

p«s. Il On ne s'avise jamais de tout

— REM. Dans aviser, le sens d'apercevoir est le plut ancien, ni.ils il est deviïiiii familier. Les puristes du xvn* »i^^ll^ le cond.iiiiiialciit; iDUlcfjis il a survécu, ' 'ment, car c'est uu des jolis mots de i

— iiisi. iir :•. .^ire rei», fait li II, forment ai de- »ir4 Ouo une fciz vus eOsse veo e avisé, Lt que jo juche k bwcho eusse k vus parlé, Th. le inurt. 77. Sur Sun cute [coude] k un moine li sainz huem s'aspuia. En Sun séant a'aasist; le» biruns avisa, Uais midt pitutcment les quatre reguarda, ib. *>9. Ijxiu* s. l'our regarder quel famé [ila] lui pourront ■'iser, B«rt«, III. Fille, ce dist la vieille, savez où ]• m'aviaeT to. utxvi. Moût lui plut li pal», quant oie l'ot avii4, A. unczi. Dame, ce 'i ' iile, bien este» aviaée, ib. xvi. Quant uns - oj

^Mt «PttiU, 0«i* d--'- ' ;i» s'e»l i,.iui,iii>i, Si

prent Mdnu * rag.i ngrink aviser [aficr-

Mvoir], Km. 9U2. , nttcment l'ot avisé,

8or la tasM gicle le cop, tb. ifi.i. Kntre ces Imutoits en aslui (j'en éius | Ung m i'^ bel qu'envers celui Nus de» autre* rien» ne prisié. Puis que ge l'oi bien avisié, la Roit, *ttt, Li bailli* doit si justemoiit ouvrer on son office que nule des parlicn qui ont devant lui A pledier, ne soient avisées |>ar li, BSAUM. 34 Je me SUIS avisé que , se je demeure , je n'i «ey point de penl que mon royaume »e perde , x)in v. >»7. Im ferrai» liapisaier] s'avisa que le aoudanc venoit toux joura Jouer au* Mcbet aprte rtlevée, sus les n*t« qui estoleot au plM de son lit, ut. au. H nv* s. Or aacoutes pour bieu da quoi II e'avin, lluttcl- IB4U. A c«* [ai»-ci •* doit toute gent aviser ; Car ai lost que fortun* vtult ta roe tourner, nellui quieat desatwfa'tdeeaou* avtler, ib. «tiaa. Il vente d un froil vent qui k hMmm •'Ml pn»; iN'eM bomiM qu> durut, ne clmal M noolo*-, AvianvoM, Bartrui, ebevalier M taù», AUaodon* k de- Bkla «M tooft Hit «dareto, A. 4»M». Or l'an «a BMidataa U prana at li aauéaj Sa li eoniaa l'aient, il m. iDal aviati, «and. tf* S«*. ti, 734. Or oies dont la bala. aalgiioiu, •'•«( avitéa, .6. u, »ia. || xv s. XI atraeol avts* une villa aiMt pris de Ik, nwwa. Kl. **. Lk s'avisa la dame lr««>lut] qu'alla la parjRoii lowt eoyanant at ratiareii la royauma d'A»

AVI

«^•rra, m. i, i, a. fci aiml I* vinVIl dira da ooit "lin* d'Anewerre, «i l'avisa du péril où elle ID. 1, t, 11. Kl avoient entente de prendre rrr a un port qu'ils avoiont «vite; mais ils ne pori'iil, in. I, I, <a. Kt un point que j'avise, Ce«t ,■., . ...ir,. 1,,.,, ,,,..ri ...iiei runotsmèa I" "■ «""ir se, I. DOCH. Si< jue leur* gens ne ^ i

l>ni« avant, coMM. I, 8. Le roy [Louis Xlj en vmiant !i i'eronne, il ne s'cstoit point adv'sé qu'il avoit envoyé deux axbiuuadeurs, id. ii, 7. Kt les vins les niniileur» dont M', pcult adviser, id. iv, ». Incontinent que la roy sceut l'allée dudit connestaUe, il «ilvi«a d'y donner remède, m. iv. ta. Prince, tant vit fol qu'il s'advisr, vii.i/)m , Balladr. || xvi« s. Aleinndra advita que la fureur du cheval ne venoyt que de frnvi-nr m'il pronoyt H «m iitiil.rn »»h. Gitrg 1,1». ailvitfjyt i;

soniin et IK i plus grau ■

to povi'vi ■ • ; .is.r.iu. ib. |,Î4. GarKanlua fulauvitti par Kik! :i ;u", dudans le chasteau, ettoyt quelque reste des ennemyx, id. ib. I, 3». Adviser pour le mieulx, mont i, i». Les Lacedemoniens s'adviterent de s'escaMer pour.... ID. i, 4». J'advitay d'en tirer quelque usage, m. i, ((. J'en suis utilement advisé [averti] par ce rec't, ID. l, lol. Kn est il devenu meilleur ou plus adviséTlD. 1,4a. l'ourveu que tout d'un train ils advisassent d'establir quc!que homme de bien eji la place du condamné, id. iv, N3. I.es lourdauts (.'ailvi.soient pas qu'ils ne faisoient qiiq recouvrer une partie du leur, la boktk, as. Et au.ssi iwurtant qu'elle soit chaite, si est-il besoing qu'elle s'advite d'estre gracieuse et courtoise, id. 2ta. Koger elle croit qu'elle advise. Et tout à coup son œil moite s'osgayo ; SI d'un cheval ou d'un taquet s'advise. C'est un message : ainsi elle te paye, ID. 480. Par tous les moyens dont ilz se pouvoicnt adviser, amtot, tyc 38. Ce fut la femme du roy, qui l'advita de ccste manière de supplier, id. Thém. 48. Advisez ce que vous avez à faire pour vustre sAlut et scurelé, id. Fàb. 7. Lors il advisa cculx qui estoicnt en embusche, de la venue da Marcetlus, id. Marcel «».

— fTYM. Â et tù<T; picard, owitier et advitrr, regarder; provenç. avitar, avilir espsgn. atitar; liai, arrtnirv.

AVISO(a-vi-zu), f. m. Petit navire qu'on envoie k la découverte de l'ennemi, ou qu'on emploie k porter des ordres, des avis, dos nouvelles. Les avisos.

— RTVM. Espagn. embareacion de aviio; ilal. mrisn, qui signifie avis et qui est le même mot qu'arii. Au xvii« siècle :ette osp^ce de l»teau avait le nom de barque d'avis.

t AVISSLRE (a-vi-su-rO ou AVISURB (a-vi-iu-r^, I. f. Bord rabattu d'une pièce de ferblanterie.

— ÈTYM. A tir.

AVITAILLfi, f^K A-vi-tft-Ilé, liée. Il mouillées), part, jyitté. Pourvu de vivres. Une ville avilailiée pour un long siège.

AVITAILLEMK?rT(a-vi-tA-lle-man, U mouillées, et non a-vi-ta-ye-man), t. m. Approviaionncment de vivres et de mimition».

— titsT. XV* s. Kt que ravitaillement ne sauruit estre si grand qu'avant que la moitié de l'hyver fust pass/'C,ils ne fussent aussi k destroit, c<imme ils eslolent lors, comm. v, a. || xvi* s. Ils firent escrira k Uuani qui leur demandoit des avitaillemens, d'ai;b. Ilitl. J< .11 <: marcha pour sa premier* diligence kl'av ' Il Mu de Verdun, u>. ib. u, 1*0.

— I ■ n'.ler.

AVITAILLKH (a-vi-ti-llé, il mouillées, et non a-vl-l«-yé), 'ti. n. Pourvoir (le vivres et de munitions une place forte, un vaisseau en partance. || S'avitailler, r. rifl. Se pourvoir de vivre».

— NIST. xvs. Elconvcnult les Krançoissurlepayx chevaucher douze ou quinze lieues pour avitaiUur l'ost.FBOtss. Il, 11, 0. Avitaillél'ay doC^nfort, Contre Uanciar al ta puissance, eu. d'orl. Biii. *». Sitost qua laa Allomans auroient uvltaillé Nancy, ils s'en yroient, comm. v, ». Ij xvi* s. iivooo hommes d'armea, etc. la tout souldoyéetaviiaiUé pour six muys et quatre jours, ia9. Garg. i, 47. Il s'en venoii. avao son a' 3iée , avitailler Carignan, cakl. i, 4i. Douze naviras aquippén et avitaïUéas k la raison,

M. m'BKU.. «71.

— ETYM. À et vitaHU, aujourd'hui t i«t«ai7;((voy. ea mot).

i \\ IV «r.i- f^-Ti-va-J"), ». m. Terme da métier».

OpéntioD par laquella oo enleva

1 cir.mco SA Ivinio bruna at too-

l>tv. Il Kn ternies • façon de la

feuille d'éiain , i; o.

AVIV(, fis (a-Ti-ve, >.a), f>art.fm»»t. Randa

AVO

vif. La feu avivé. La ,AiMi«n avivéa par le» eifUdut.

AVIVER (a-vi-vé), ». o. |l 1* Rendra »lf, donner de U Vivacité. Aviver un tableau, una eonlaur, une tutue. I.e vent aviva lafea. || Pig. Lamanka & queiqii>- chose qui aviva meaidée». i. i. »mrr t'mti iv. Il 1* Terma d'art». Aviver iraa 6gtire da uronza, la nettoyer, pour la rendra ptus propre k U ^rure. Il Aviver l'or, l'éteodre, après qu'il a été amalgamé avec le vif-argent. || t* Couper le bois k vive »r*te. Il i* Blanchir avec de l'étain la surfs») du plomb que l'on veut «ouder. ||S* 8'aviver, c. rtfl. Devenir vif. Une couleur qui s'aviva. Sa douleur s'aviva.

— HIST. XIII* s. Kt saches qoa du ragardar Fera» ton cuer frire et larder. Et totti adéa an ragaidant Aviveras le feu ardant, la BoM, MM. Kt dootar M ^ doivent des prêtas qui or vivant, ffan maan oa en science autrement ne s'avivent, j. dbnccno. Tttt. B«». Vinrent .i" 1» n poivre avivé Kt jeiina» ei cot «auvaige ' <'rfif. BASBAZ.t. iv,p. aa.VoiazIa malice d mmenttousjourscroistetavive, BetUaire dai.s i>: cas:,«. ari«arr. || xiv* s. Car met vnloirt k ce s'avive. Ne dou faire na aeray jk Utaaz, Tant (|u'en ce mond vous plaira qua ja vi«a,IMCIADLT, p. 4. Ou.int il ha lervi longuemaot Et oM d«iiamment, Jk soit ce qu'en bonaspoir vive. Ad*» daairs en lui s'avive, lo. p. a». || xv* ». L'amoureux lieo. lequel n'empescbe mie un k pour»u;\ir !c noble eiercice des armes, ainçois est ce q ' et jeunes crviirs aviver et croistra la dc^. :iorable poursuite chevalereuse , Noucit^. i , 'b. 7.

Il XVI* s Puis eslargie [la flamme] aviva »a pas-

ture Des pins gomibeux qui sont «ac* da natara, aoNS. a43.

— CTY»«. À et tif: provenç. avitar, aeUar; a»papn. (inror; iial. orirare.

AVIVES (avi-v'), t. f. plur. Terme de vétérinaire. Il 1* Engorgement de» glandes parotide» rhez le cheval. || »• Ce» glandes mêmes. || Battra las avives, opération barbare des empiriques, qui consialait k contondre la parotide malade, afin d'en obtenir la guérison. || Proverbe. Si vous ne lui donnez cela, '1 en aura le* avives, c'att-fi-dire il désira fort cela.

— MIST. XIV* a. Quant cheval a vivaa, Ménatitr, II, 3. Il xvî* ». Puis lui mit une langue da aerpent dans l'oreille , afin que le cheval , par un ttamblamont continuel , sembtast avoir les avive», mta, p. «4}. Le plut aaseuré remède, est d'arrach'r les avives avec la lancatte, ce que fait l'expert mareachal, 0. m anam, «ss. Avés vous point ouy qu'on sceut chaimer ung cheval des avyves? palsgr.

p. 4HI.

— ÊTYM. Kspagii. odiro*, aciras, de l'arabe odd:t7»i. nd-dtba, sorte de mal da gorge dtea le cbeval (dj/.v).

tAViVOIR (a-vi-voir), ». m. Terma da doiaiir. Instrument qui sert k aviver, k étaler l'amalgame do l'or.

— ÊTTM. ytiirer.

AVnCASSKR (a-ïo-ka-aé), v. n. Faire, dans ta m/ ' ■ l'obscurité, la profession d'avocat.

l|i: ^' avec l'auxiliaire oeotr.

— iii.sT. iiv* a. Que l'advocat qui plaidera poor sa partie ta plaide seulement par sa bouche, p«is que il aura commencé k plaidar, sans que nul autre advooat eslaot avao lui an ta eaoaa an puiasa parler ne àdvoeasaer, Onl. dm nitdi Framu, L u, p. • Il XVI* ». Il avoit aeoowtnDéda s'aa aliar da grand matinaux pet.te» ville» d'alanriron advucawaraiplaiderpourceuliqui s'adres-soientkluy. AMTOT,C«toa,a.

— fiTTM. Arnf:!. |ians l'ancien frança.s, «woafter n'ava ■ 'avorabl*.

I AVd ka-te-rie), «. C. TWma fa-

milier. || 1* rwi; . ^renient, ta pcofcasioo tf'tvoeat i{ t* Mauvaise chicane.

— ÉTYV '•--

fAVd' (a-vo-ka-<»ié, ariM').

odj '••' -- se part, yui conoema le»

m.i gent avocaasién!.

AViX. ^ ' <4 lia dan» la parlar aov-

tenu : un .le» -. a>«o-iai-t-^*<**lo ; a*

pluriel, Vi se lie : Je^ avocats lialiila> vo-

ka-7.-habilas; arocats rime avec tt*( t.

m. Il 1* Celui dont ta profataion «al ae piiiuir ea JiMtica. Un avocat savant ataMlmé aat carttiMsaai au-daott» da caiu qui ont aehalé poar u paa fv" gant la droit d'étra i^Jaalaf ; n M avocat aanU aa aaeallfnt oonsailtar; maia oA «al la onMaillar qui servit un l>on avocat? vc^t. Letl, tOTaéaa*, é juillet, i7*a. La fooouon <% t'avooaé aM péoiUa, laborieuse, at wppoaa c»m «■!,} «fm r»xitrt nn

AVO

AVO

AVO

riche fonds et do grandes ressources, labhuy. is. Il Avocat plaidant, celui qui s'occupe particulièrement de plaidoiries. || Avocat consultant, celui cpii donne des conseils dans son cabinet, et dos avis toits sur les affaires litigieuses. || Avocat du roi, avocat de la république, avocat impérial, qualification que, dans l'usage des tribunaux, on donne, à l'audience seulement, aux substituts du procureur du roi ou du procureur impérial. || Avocat général, avant 4789, membre du ministère public prts des cours supérieures qui portait la parole; on disait le procureur général a la plume, l'avocat général a la plaidoirie. Depuis < 8) o, titre des substituts du procureur général près la cour de cassation, ou de certains substituts des procureurs généraux près les cours impériales, et donné dans l'usage àtousles substituts du procureur général lorsqu'ils siègent, lorsqu'on leur parle ou lorsqu'on parle d'eux. Les avocats généraux sont hiérarchiquement supérieurs aux simples substituts; mais les fonctions sont les mêmes. Il 2° Fig. Intercesseur. II ne faut pas se faire l'avocat de l'injustice. lia fini par être l'avocat navard de lasuperstition,voLT./,e«r. Damilaville, 8 nov. 1762. Ils n'étaient que desavocats sujtils et véhéments de la plus mauvaise de toutes les causes, id. Leur. Urne du Deffanf, mars 1186. || 3° L'avocat du diable, celui qui proposeles objections dans une conférence religieuse, et, en général, celui qui défend unechose peu digne d'être défendue. || Avocat de Ponce Pilate, avocat .sans causes, à cause des paroles de Ponce-Pilate : lion invenio causant. || Jeu de l'avocat, jeu de société en dialogue.

— HIST. XII' s. [Un roi] Dulz, charitables e gentils, Juz [justej, avocaz de sainte Eglise, benoît, II, 1058. La cruiz arcevesqual fist porter à sa destre, Kt la reisgne del frein tint en la main .senestre ; Fait ont Sun avocat de Oesu-Crist sun mestre. Th. le mart. 38. || xiii« s. Et bien saciés de voir que li doi meilleur avocat de la court [de Rome] par qui vous esploilerés plustost de vostre besoigne aoiever, c'est ors et argcns , Chr.deUains, 244. Mes s'il sunt advocat pur eus En la cause as fins amoreus, la Rose, 4 9676. E* cil qui parolent pour autrui sont apelé avocat, beaum. v, 4. Lors se font avocas, qu'il n'ont a'autre recors, Et s'en vont en enfer tout droit plus que le cors, J. de meung, Test. 629. Moût d'escrivains, je n'en dont pas, Sont peintres, et tous avocas Peignent en leur parole. Dit des peintres. Il xiv* s. Es vous un homme à moi venir, Qui bien sembloit estre advocas. Qui parler sceust sn tous cns, BRUYANT dans Jf^rtngt'er, t. n, p. 24. || xv s. Le duc de Berry fut pour le vicomte de Chaslel si bon et si certain avocat, que la besogne se conclut du tout à son entente, FROiss. III, iv,24. || xvi's.Tout advocat beau diseur ressemble à bassin de jongleur, GÉNiN, Récréât, t. ii, p. 260.

— ÉTYM. Bourguig. ai';ocar; provenç. avocat, advocat; espagn. abogado; portug. advogado ; ital. advocalo; de advocatus, de ad, à, et vocatus, appelé: celui qui est appelé au secours; deiocare, de xox (voy. voix). Avocat est un mot fait dans le XII* siècle sur advocatus, qui avait donné, dans le français primitif, oi;ou^.

AVOCATE (a-vo-ka-f) , s. f. Celle qui intercède. Sa mère fut son avocate, '/avocate des pécheurs, la sainte Vierge.

— HIST. xv"s. Monseigneur, responditla dame, je croi que le gentil chevalier et vaillant prud'homme n'a nule avocate fors moi, froiss. m, iv, 30.

— ÉTYM. Avocat.

t AVOCATIER (a-vo-ka-tié), s. m. Arbre de l'Amérique du Sud, dont le fruit, qui a la forme d'une très-grosse poire, est employé comme aliment, et réputé antidyssentérique.

— ÉTYM. Caraïbe, aouicate.

tAVOCATOlRE (a-vo-ca-toi-r') , adj. Qui rappelle. Lettres avocatoires, lettres par lesquelles un souverain rappelle ses sujets d'un État étranger contre lequel il tst en guerre. || S. m. Un avocatoire. Maximilien, gagné par le pape, fit publier les avocatoires impériaux , volt. Mœurs, i 1 3.

— ÉTYM. Avocare, de o, indiquant éloignement, etfocore, appeler (voy. voix).

t AVOC ETTE (a-vo-sè-f) ,s.f. Sorte d'oiseau . La lanière flexibleet l'arc rebroussé dubecde l'avocette la réduisent à vivre d'un aliment mou, bupf. Avocette.

— ÉTYM. Ital. Avocetta.

+ AVOI (a-voi) , s. m. Terme de brasserie. Donner un avoi, faire couler d'une cuve dans une autre.

— ÉT\"M. Peut-être de l'ancien verbe avoyer, mettre en voie.

AVOINE (a-voi-n') ou AVEINE (a-vè-n*. Cette dernière forme tombe en désuétude), «. ^. || 1* Plante

de la famille des graminées, qui fournit un aliment aux bêtes de somme. |{ 2» Le grain. Un picotin d'avoine. Deux mulets cheminaient, l'un d'avoine chargé.... LA FONT. t'ab. i, 4. || Balle d'avoine, pellicule qui enveloppe le grain. || 3° S. f. plur. L'avoine sur pied. Les avoines sont belles cette année. Il Proverbes. Cheval d'aveine, cheval de peine, c'est-à-dire un homme bien payé doit bien travailler. Il Cheval faisant la peine ne mange pas l'aveine, c'est-à-dire ce n'est pas celui qui a le plus de peine qui est le mieux traité.

— HIST. xin' s. Si a choisi [aperçu] en un plessié, Par encoste d'unes avaines, Une abaïe de blans moines, lien. 0619. Longue est et megre et lasse et vaine; Grand soffrotte a de pain d'avaine, la Rose, 10198. Li pains et li avoine lor est tote faillie, Ch. d'Ant. VII, 4)4. i|xv' s. Le bled et les avoines furent respitéos de non ardoir, froiss. ii, ii, 66.||xvi' s. Esoouter les avoines lever (proverbe), génin, Récréât, t. Il, p. 239.

— ÉTYM. Bourguig. aivonne; Berry, aveine; picard, avène; provenç. et espagn. avena; portug. avêa; ital. avena; du latin avena. Aveine est la prononciation de l'ouest de la France. ,

t AVOINERIE (a-voi-ne-rie), s. f. Terme d'agriculture. Terre semée en avoine.

— ÉTYM. Avoine.

t. AVOIR (a-voi. Au xvi* s. on écrivait aurai, auras, etc. maison prononçait, d'après Bèze,aroi, aras, etc. Auxvn' s. d'après Dangeau, ayant , ayons, ayez se prononçaient a-iant , a-ions , a-iez. Aujourd'hui, c'est une prononciation fautive : il faut dire éiant,é-ions, é-iei. X Paris le peuple prononce eiX ou evu au lieu de t» [eu] ; c'est un archaïsme sur lequel on débattait encore au xvir siècle; la prononciation u est aujourd'hui la seule correcte), j'ai, tuas, il a, nous avons, vous avez, ils ont; j'avais; j'eus, nous eûmes; j'aurai; j'aurais; aie, ayons, ayez, qu'ils aient; que j'aie, que tu aies, qu'il ait, que nous ayons, que vous ayez, qu'ils aient; que j'eusse, que nous eussions; ayant; eu, eue,», a. || 1° Posséderun objet physique, posséder quelqu'un ou quelque chose dans un certain état. Il a une propriété patrimoniale sur notre commune. Il faut user de ce qu'on a. Avoir de la fortune. Avoir des alliés. N'avoir pas d'enlànts. Il n'a pas d'argent. N'avoir rien. Il eut un père trèsillustre. Et de quelques bons yeux qu'on ait vanté Lyncée, Il en a de meilleurs, malh. ii, 42. Il a l'oreille rouge et le teint bien fleuri, mol. Tart. u, 3. J'ai pour aïeul lepèreetle maître desDieux, racine, Phèdre, iv, 6. J'au.ais à cette heure de quoi vous écrire un beau poulet, voit. Lett. ss. || Familièrement. Aveir de quoi, être dans l'aisance. || 2° Porter, tenir. Avoir à la main une coupe, une boite. Ayant un casque sur la tête. Il n'avait pas de canne en venant. || En termes de jeux, avoir taboulé, le dé, etc. être en tour de jouer ou être le premier à jouer. Il 3° Fig. Posséder une chose immatérielle, une qualité; éprouver une sensation ou un sentiment; être dans un état; être âgé de;être d'une dimension de. Qu'avez-vous? c'est-à-dire quelle est votre émotion? Avoir droit sur quelque chose. Avoir la paix. Avoir dans l'esprit. J'ai l'intention de. J'ai une opinion tout à fait opposée. Les hommes qui ont de la pruderce. Ces gens ont coutume de. J'ai eu de la peine à me contenir. Avoir mal à la tête. Il avait vingt ans. Rue quia 40 m. de ;arge. Ces enfants.... Ayant Dieu dans leur creur ne le purent louer, malh. i, 4. Et, pourvu qu'il soit cru, nous n'avons maladie Qu'il ne sache guérir, id. u, 4 2. Mais serait-ce raison qu'une même folie N'eût pas même loyer, id. ib. Tu as donc familiarité avec le prince d'Ithaque, mol. la Princ. d'Él. m, 3. Le désir se fait mieux sentir parce qu'il a de l'agitation et du mouvement, Boss. le Tellier. Qu'avez-vous donc, "lit-il, que vous ne mangez point? Boit. Sat. m. J'ai beaucoup de plaisir h voiries choses que j'avais imaginées, VOIT. Mlr. 38. Ayant un empire absolu sur les esprits, boil. Longin, Sublime, 32. Ah! n'aio point pour moi si grande indifférence, mol. l'Êtour. ii,7. Je vous écris à la vue de la terre de Barbarie, et il n'y a entre elle et moi qu'un canal qui n'a pas plus que trois lieues de urgeur, bien que ce soit l'Océan et la mer Méditerranée tout ensemble, voit. Lettr. 39. Le fer qui les tua [des enfants] leur donna cette grâce Que, si de faire bien ils n'eurent pas l'espace. Ils n'eurent pas le temps de faire mal aussi, MALH. I, ♦. Quand j'avais de ma foi l'innocence première. Si la nuit de la mort m'eût privé de lumière. Je n'aurais pas la peur d'une éternelle nuit, id. «6. Eh bien I ne nangeons plus de chose ayant eu vie, la font. Fab. x, 5. Ce qu'il y a eu en lui de plus éminent, c'est l'esprit qu'il avait sublime, labrity. 4.

Trouvant que j'avais peu do latin, il entreprit df m'en enseigner davantage, j. j. rouss. Conf. m. Oui, monsieur, seulement pour vous faire peur, et vous ôter l'envie de nous faire courir toutes les nuits, comme vous aviez de coutume, mol. Scap. ii, 6, Que, depuis quarante-deux an& qu'il servait le roi, il avait la consolation de ne lui avoir jamais donné de con.seil que selon sa conscience, boss. ie Tellier. Il Par analogie il se dit des choses. Cette ville a de beaux édifices. Cette maison a beaucoup de locataires. Ahl sire, un tel honneur a trop d'excès pour moi, CORN. Uor. v, a. Si tu l'aimes encor, ce sera ton supplice. — Je n'en murmure point, il a trop de justice, ID. Cinna, v, 3. Lorsque l'obéissance a tant d'impiété, La révolte devient une nécessité, ID. Rodng. III, B. Seigneur, quand ce dessein aurait quelque justice, ID. Nicom. v, 6. Ce projet qui pour vous est tout brillant de gloire , N'aurait-il rien pour moi d'une action trop noire? id. Sertor. m, î. Un moment de sa perte a pour moi des supplices, id. ^'6. m, 4. Toutes les autres morts n'ont mérite ni marque, Celle-ci porte seule un éclat radieux, malh. u, 42. Les sceptres devant eux n'ont point de privilèges, id. ib. X ce coup nos frayeurs n'auront plus de raison, Puisque par vos conseils la France est gouvernée, ID. IV, 2. Il 4* Trouver, rencontrer. Nous avons des gens capables d'exécuter votre projet. En te perdant j'ai sur qui me venger, corn. Rod. u. J'avais pour de tels coups certaine vieille en main, mol. Éc. des f. III, 4. Et quand on a quelqu'un qu'on hait ou qui déplaît. Lui doit-on déclarer la chose comme elle est? id. Uis. i, 4.|| B" Se procurer , acquérir , obtenir , gagner , acheter. Ce qu'on a pour de l'argent. On a quatre pommes pour dix sous. On ne peut rien avoir de cet ouvrier. La cabale s'est réveillée aux simples conjectures qu'ils ont pu avoir de la chose, mol. 2' placet au roi. Et que j'avais de quoi le connaître, PASC. dans COUSIN. Il a trouvé le moyen de faire avoir des bénéfices sans argent, PASC. Prov. 42. Il 6° Avoirà, suivi d'un infinitif, être chargé du soin de, être dans le cas de. Avoir une terre à cultiver. Il a de grands travaux à exécuter. Je n'ai absolument rien à vous écrire. Je n'ai rien à craindre. J'ai eu à choisir. Comme il y a toujours une grande différence entre les choses qui ont à être et celles qui sont en effet.... voit. Lett. 424. Vous avez à combattre et les dieux et les hommes, hac. Iphig. v, 3. J'ai votre fille ensemble et magloire à défendre, id. ib. iv, 7. Que je serais heureux si j'avais à le faire, id. Bérén. III, 4. Son pouvoir n'ayant plus à s'étendre plus loin. Il brise l'instrument dont il n'a plus besoin, botr. Bélis. V, 5. Il fut ensuite au sénat, et il demanda qu'on eût, pat un sénatus-consulte, à dégager sa parole et à abolir toutes les dettes, vertot, Rérol. rom. liv. i. Le sénat lui ayant fait dire [à Mithridate] qu'il eût à retirer ses troupes de toutes ces provinces, iD. t6. liv. x, p. 33. On publia le décret dusénat qui ordonnait qu'on eût à les poursuivie aux dépens du public, id. ib. liv. x, p. 45. Il nous fait remarquer que nous ayons à lui préparer l'^s voies, MASS. Délai. \\ N'avoir qu'à, n'avoir rien autre chose à faire que db. Vo'u n'avez qu'à lever les yeux. Vous n'avez qu'à dire un mot, et la chose sera faite. || 7° Avo'..- de, tenir de, avoir reçu de. J'ai cette terre du chef de mon père. De qui avezvous la nouvelle? Il 8° Engendrer, créer. 11 avait des enfants de ses deux femmes. Elle a un fils du roi, sÊv. 246. 119" Imiter, reproduire. Avoir les traits de quelqu'un. Elle n'avait d'une femme que le corps. Il atoutvotreair. Avoirlacouleurduminium.|| 10* Avoir pour, regarder comme. Avoir pour suspecte la vertu même, LA BRUT. 4 3. Et je vous supplierai d'avoir pour agréable Que je me fasse un peu grâce sur votre arrêt, MOL. Mis. 1, I. Eh bien, mes souverains, aurez- ?ous agréable Que. n'ayant pu lavoir en sa fin lamentable. Nous la fassions au moins apporter devant nous?MAiHET, Sophon.v, 7. ||Avoirquelqu'un, quelque chose poursoi, l'avoir en sa faveur. Ils^ont pour euxlajustice. EUeapour elle sa beauté. Il suffitqueta cause est la cause de Dieu, Et qu'avecque ton bras elle a, pour ladéfendre,Lessoinsde Richelieu, malh. ii, 4 2. Il 11* Avoir la parole dans une assemblée, avoirla permission de parler. || 12° Avoir quelqu'un à dîner, lui donner à dîner. U a eu beaucoup de monde à son bal.|| Avoirquelqu'un avec soi, être avec quelqu'un, en *tre accompagné. Il avait un ami avec lui. Il 13" Avoir UL^e femme, obtenir ses faveurs. C'est une expression libre et de mauvaise compagnie. Il 14° En avoir, gallicisme qui signifie être irrité contre, songer à. Je ne sais à qui il en avait, sév. 4 7J. Je ne sais à qui en ont vos femmes avec leurs vœux, ID. 614. Je lui demandai à qui elle en avait

AVO

et M WoJolf ruiner, lo. 4«i. A qui en â»-tu donc, on û ^Mt MI tngMtlu* tu riaTiiAinLT. Gramm. 1. Il ?0M«0 «nra*. apTMtion de menace , vous >«- 1^ „,.nl tnuliriift.V II Tn âïoir d»ni l'.!!!". Pire «U j, lo qiieliiun '»e.

Il j, , ro (lini U 1 J'»|

dit. ll»v*iiordiinu6.Jocroi»«voirenttuau'liii'.iJ>q»i • été dit par «ou». L'érénement ne m'« pa» trompé. Il !•• Atoir te prend Impenonnellomcnt avec le

Bronomydant beaueoupdelocuiion». Ily a, ilexKto. y aura deiTieet tant qu'il " ..,,r,,l,Mi hcmnic». Il y ena qulpen»«nt....Ily »■' ' '•• •'

j,. : qu'il y ait aiiaez (l'&rKcnt.

!>,. , i.>nune question>icUirc?ll

y aurait de U folio à iloutnr d'une vérité il unlvcrselfemi^nt reconnue, boil. I.ongin, Sublime,»*. Ilfaul convenir que cci Juif» «ont des homme» comme il n'y tn a point, mnc». Nouv. max. Phil. »•-. || 11 n'yaquà parler, c'ett-àdire il Miflit de parler. || Il n'y a qu'A MiMivoir, c'Mtà-dIre la pluie \ieM survenir. || Faml- .i.*r<im<ni.O vent dune, puisque vont y a, Viens dans if» hr.is ilu notre belle, la to:n.Fab. a, 7. Madame, pui-^iuc iimdamoya, moi. C. Dami. !,♦. ||Tant ya, quoi qu'il en «oit. Vous me vantcj; cet homme ; tant y a que je ne veux pas le voir. Tant y a qu'il n'est rien que votre chien ne pn-nno, rac. Plaid. Ili , 3. || Y ayant, puisjju'il y a, comme il y a. N'y ayant qu'une vérité de chaque chose, nBSC. IT^Ift. a.Uapeodieveut dire un amas <ie vers qu'on chantait, y ayantdes gens qui gagnaient leur vie à les chanter, mil. R^fltxwtu cri*, n' 1. C'est ainsi que tous les interpn'icsontexiqué ces mois.... y en ayant même qui ont mis à ia marine du texte grec... lo. ib. N'y ayant rien do si inconcevable, PASc.danscouux. || 17- S. m. terme de commerce. Avoir du poids, nom que les An-

8 lais donnent k U livre de aeize onces, jj Proverbe. : n'est rien de tel que d'en avoir , c'est-à-dire si l'on n'a pas de bien , on n'est pas considéré.

— REM. 1. Faut-il dire : il y eut cent hommns tués, ou bien, il y eut cent hommes de tuésT L'usage aujourd'hui est d'employer de quand le substantif est sou»-«ntendu ou qu'il «st remplacé par le pronom «ti.et de supprimer dequand le «ubsiantif prtcMe l'adjectif ou le participe \ ainsi on dira : il y eot oent hommes tués, et deux cents de blessés. (|l. Les ennemis que j'ai eus k combiittro, et les ennemis que j'ai eu à combattre. U y a entre les deux ioeotions une distinction qui, quelquefois à peine •mUde, l'est d'autres fols assez pour qu'on veuille diolttr. Dans la premier oas. J'ai eu dus ennemis, et Je lésai combattus; dans le second, il m'a fallu combattre des ennemis. |l S. C'est une faute trésgroeeede dire, t la troisième personne du subjonctif présent, au singulier: qu'il aie, au lieu de:qu'il ait. Vau^etas la signale -, et il n'est pas rare de l'entendre encore aujourd'hui. || 4. Dans les prétérits turaomposés, lorsque le complément direct du verbe est placé devant lui, doit-on prendre U forme variable «u, tut, ou la forme invariable tuf J'avais beaucoup d'affaires; je suis parti quand je les ai eu terminées, ou rues terminées. Les deux manières peuvent certainement se défendre ; et le poêle pour éviter un hiatus ne devrait se faire aucun scrupule d'acconler eu. Mais il est plus naturel de ne le pas accorder, raLum. jj 6. Je von< aurais parlé, si je vous eusse trouvé ou si je voi; 'uvé. Si ne prend la construction du su'. voc les auxiliaires. Il 6. En poésie, ai>c-.iùi'H..>M,.ibo, et pour l'employer, il faut qu'il .«oit suivi d'une voyelle. Mais dains le zvu* siiclc, on s'en servait devint une consonne, et on le faisait de deux syllabes : Que j'aie peine aussi d'en sortir par apKïs, mol. retour. m, 5. 7. On observera que , bien que aroi'r soil un verbe actif. Il n'a pas de passif; on ne dit pas : ces chosvs ont été eues.

— SYN. AVOIR, rosatOER. Avoir est beaucoup plus gtoiral que posséder. On a de toutes les façons pOHibiae, au lieu que posséder, c'est avoir, en exprimant précisément que l'on tient en sa main , en son pouvoir, la chose dont il s'agit.

— IIIST. x* s. M [elle] avret [avait] corps, belloao«,* anima, Kulal. Oued avuisaet de nos cliristus merclt, i6. Si cum il semper soit baveir, t'ragm. d( l'al«ii«. p. 4i.s. E cum cil lo fiaient, diint ore avtisi odit [oui], ib. p. «es. Ne aiot niuls maie volunutem contra sem peer, ib. p. M*. Aieti [ayax] etactt inler vos, i6. p. Mt.

-- «• •• Ce que il avereit pris, loit iê Guitl. t. m ad eaaiel qvi devant lui remaigne, Ch. de Hol. i.

Re n'ai lal nat qui u •»« 'i •'. " >''»-

dhen i ont [U y o«t en ■il pour «on seignur .<

AVO

\m mtb tllMioaflrtilea. a.n.UnU Manite out foneonaeil flnet, <». v. SU vent oetiges, il en aura, par velr (pour vrml) , 0». vi. Tant i aurai de besansesmerei, i6. u. Moût [ils] ont ood et peines et ahans, ib. xis. Car de ferir ol Je si granl beM>in. ib. civ. Il dist après: Païen, mal aies ta I A. cxLi». Se Je vif auques, moût grant prod [trons] i aurez, «ccui.VœtTe conseil ai-je evud tou* tempe, ib. ccivi. A". — •" ""■!s U victoire du ctuunpt ib.

— XII'' 'i a qui, Bonc. p. t. Qui

France h h : . . p. ». Bien a «et ana, ib. p. <(>.

lUoc avoit [il y avaiij un noble pugoaor, ib. p. »». F.t vous, aiez vostre grant ost banie, ib. p. U. tt sescompcins qui oit [eut] nom iilstramant.tb. p. 4'. jTu] Oui en la croix e(u ton cor* peoé, ib. p. ks. En Margaric ot [il y eut] moût bon chevalier, ib. p. es. Nous n'avienz nul meillor chevalier, ib. p. ~i. SonentU grailles (trompette^, quant que par l'ost en a, ib. p. M. Tant que Dex voille, du champ alenz [ayons] l'onor, t6. p. «08. Quant riTiH.i.rfre ot sa gent enterrée, ib. p. im. Que n ',

talent de fùlr ne d'aler, ib. p. t«». H m :-ii

vaincu et recréant, ti. p. <»». Si vous ait Jusiis Christ, qui en croix se peinai *. p. t»ï. Car joie a courte durée, Qui avient par tel folor. Cou»', l. 5>e je vous aim, J'i assez ai raison , ib. il. Mais quant j'aurai de vous haïr envie, ib. ii. Toute bcautcz qui sur autre resplent. Est mise en lui [elle] , qu'il n'i a que mesprendre, i6. v. Dame, nul mal que j'aie, [je] Ne tieng fors à legier; Car sans vous [je] ne pourroie [pourrai] Vivre, ne je nel quier [demande] , ib. vui. S'onqucs amis ot joie pour aimer [en raison de son amour], tb. x. Hais or en aie/ merci [merci vous soit faite]. Et si vous soit |>ardonné, ib. xil. Mort m'auriez k loi de traltor, ib. xvi. Onques vers lui [elle] [je) n'oi faus cuer ne volage, ib, XIX. Tous les soûlas qu'ai eOs en ma vie, tb. XXII. .S'onques nuls homs pour dure départie Ot cuer dolent, je l'aurai par raison, tb. xxiv. Faus.se estes, voir plus que pie; Ne mais pour vous [Je] N'avérai ja ieux plorous, quksnes. Romancero, p. 89. Mais [que] cil en ait l'onor, cui Dex voudra aidier, Sax. iv. Guiteclins de Sassoigne, quand ce vint à son tans, De sa première famé ot doua vaslez enfans, tb. v. Jamais [nous] n'aurons tel aise d<> nos hontes vengier, l'b. vi. seigimr, fait il as moines, car me laiasex ester; Vus n'avez ci que faire; Deu en lalssiex penser, Th. le mari. <47. E quant li reis ont cnquis des nuveles de Urie, cuniandad lui qu'il returnast à sa maisun, quil i out sus aises, Bott, <&&.

— XIII* s. A celui tans, avoit un cmpereour en Constantinotile qui avoit nom Sursac, villeii. xui. X Pépin [ils] orent guerre qu'avez ot conter, Berte, m. Car il ne plut à Dieu qui tout a à garder, ib. Fille, ce dist la vieille, moût forment vous [}'] ai chère, ib. xu. De ceste chose arez un petit k soufrir. ib. xiii. Dont doi je prendre en gré, se j'ai froit et pouverte [pauvreté], ib. xixv. Oui Raiiifroy ot k nom, tb. xv. Car je ai si grant faim que ne sai que penser, ib. xun [Vous] Voulez tuer vo [votre] flile; trois jours a, ne dormi, l'b. lxxxix. Ne fust Mnrans [n'était Morant], de cui j'en oi [eus] defendement [em|)échement], ib. xcv. C'est bien drois que mains cuers grant joie en avéra, tb. cxxii. Pour l'amour qu' [il] ot k eus, ces armes [ce blason] (le roi] leur chargea [donna], l'b. cxxxi. Et saciés de voir que il n'avoit que targier, Ckr. de Aaifu, 116. Li cnfes ploroit de grant fain, Por ce que n'avoit que mengier, Rrn. loaoï. Se porpensa que il feroit, Et comment k boivre averoit, tb. ««eo. Avez-vos, fet-il, plus que direT tb. S3is. Sire, fis je, grant talent é [j'ai grand désir] De taire vostre vnIxniL', la note, llis. Car cil a moult poi de savoir, l'b. t40&«. Car j'ai de mon père congié De faire ami et d'estre amie, tb. 684«. Appius ne pooit donter La puccle qui n'avoit cure Ne de li, ne ne sa luiure, ib. ïeil. Pourquoi nel' faites-vous entendre. Savoir !>'il i a que reprendre? tb. 6iM. Comment encore eschaper porent De tel péril, sans pis avoir, Ou d'ame, ou de cor* ou d'avoir, tb. 4Mt Car le propre non lor ple(>« •<"< <>ccoustum4 lor eiui, tb. 7174. Il convenr n les plages, se piégea y avoit, dkadm. ^^ frir contre cax k qui il a k fere, id. (i. Noi ne lor avons pas soufert, el tans de nostra baillie, quant partie r.i vnlti debetre; mais, quant partie ne l'a pas deK'<' l'avons eu beau soufrir, lo. livi, « t. Ceulx <

su* les Sarrazins quant il veulent guerroier k cuizi et les Sarrazins envoient eus les ereetlens, quant il ont k faire k etilz, miinr. M4.

— XIV ». Et ceulx qui en telles thotm m «ni al

ne rn:. :i.-nr. u'. comme il CCnvii^nl rt nnnartîpnî.

AVO

oitsm, Kih. M. Nous, sur ce beut (eu'' informatinn , avons retenu et retenons.... i arr Sire, ce dit Bertran, vous p^i

n' : chose n'i a, ce medittes : '

Oueici. tiiïts. Mais li bons cappitaina lor dii ; i.i siez ester ; J'arai de lor pourâuu, sans nous île riens grever, ib. 4i<*.

— zv a. El si (les Esoots] n'ont que faire de chaudières ne de chaudrons, car ils cuisent bien looft chairs au cuir de* beatat mmwm, nout. i, i, **. [Le roi vouUit épargner aea gêna et toii arnU'-rie] car il |>ensoit bien qu'il en aurait k faire, u>. i, i, 173. Kt s'il euitt justement pensé.... m. ui, iv, U, Quand ceux de la ville virent le péril et te donmage si apparent, ils eurent conseil qu'ils se rendroieal, sauves leurs vies, u. i, I, lo. Et aussi il avoit bien cause qu'ils le restassent; car ib ne l'avoientru puis la bataille dessus dite, m. i, i, «ee. Il ne nous vaut rien ici danourer ni tenir; nou» n'y ariemes jamais nulle bonne tTcnture, jc. u, m, 34. Voui savex que Je fova Ma toj Plaça de tout ce que j'avoye. Et voua laiatty en Uea de moy Le gaige que plus chier j'amoye, en. d'okl. Bal. n. Je ferai, maugré qu'il en ait. Encontre luy uae aliénée, n>. Bal. 11. Kt U ha continué k escripre, selon ce qu'on ha rapporté, Juvtn. Charlet ri, 1410. .... »u) vint mi'ssaige de par le roy, qui lui mandoit qu'il avoit en propoe de faire certain voyage, Boueiq. l, ch. 7. L'empereur avoit ja fait tout son apprest, afin que n'y eust quek partir, t(>. i, ch. 3i. Et alors lu roy eut conseil avec ledit conte du Mayne, oriMu. I, a. Il avoit coDgTioissanoeen la cité, k cause qu'il y avoit eu administration par les annC-es qu'ib avoicnt esté en paix, id. u, ». Que s'il n'avoit débat par le dehors contre les gians, qu'il falloit qu'il l'eust avec ses serviteurs.... lo. lu, t. Et eut lettres de U duchejise sa femme, que le roy Edouard n'estoit (us content, ID. m, 7. Dieu avoit et a ce royaulme en esfiecialle recommandation, id. iv, 7. Laquelle estoit veufve, long temps avoit, id. i, 1. Et ne les avoit en nulle bayne pour les choses pasaéea, id. 1, «0. llz commencèrent k avoir division ensenible, quant ce fut k départir le butin, id. i, 4t. Ceal peu de chose que de peuple, ae il n'est oondoyt par quelques chiefs qu'ilz ayent en raverence et en crainte, id. u, «S. Après le séjour que eust le roy en ce village, id. v, ti. Le plus grand édifice que commença, cent ans a, roy tant au cbasteau qu'en la ville, 10. VIII. (8. Auquel l:cu eut nouvelles ledit Ludovic, que son neveu lu duc de Milan se mouroit, ID. VII, e. Il me fit appcller, et eut en conseil, s'il baiUeroit ce sauf conduit ou non, id. via, e. Et vindrcnt lapluspart malgré qu'on en eut, id. nu, lo. — XVI* s. Que nul vivant, sur peine de la bart, N'aye k piller la valleur d'un lard, t. marot, v, 144. Une isciatique, k laquelle j'cstoys tubjcct, plus de sept ans avoyt, RAB. /'ant. u, 4. Je crois qu'en vous n'a [il n'y a] point tant de rudesse, Ka- ROT, II, 3M. Long temps y ha que je vit en espoir, Et que rigueur ha dessus moi pouvoir, ID. u, 345. Mais il peut tout, et veut, et lui agrée, Qu'un fllssacré aye mère sacrée, id. u, 3«a. Espèce n'est de inliulaliun. Oui n'ait icv sa consolation, to. iv, loi. .Si tu n'as point pitié de moy, Ayes au moins pitié de toy, Duscu. vu, 37, recto. Avoir le dcMMs, Mo>'T. I, <». Avoir oé s'escrimer, id. i. 11. Pour la peur qu'il avait eue, ID. l, il. Ils feirent deffeoM que nul o'eust plus k aller U, m. i, 131. Et tout ainsi que Dieu les a associez en la lignée, aussi a la loy.LABQtTii, ««4. Et luy fut enjoinct exprewiment de la part du peuple, qu'il eustk s'embarquer, AMvoT, .llcib. sa. Il se monstroit rebounk ceulx qui ).. m .t,.i,.nt flatter, encore ae roidissoit-il d'avantage ( qui le pensoient avoir par menaoas,

I 17. «. Racantnos champs, dites, a' TOUS

liiit veu Cette beauté qui tant me fait !.. iM. 4;. Et sans sçavoir combien la

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