‹ Dictionnaire de la langue française (volume 4)Chapitre 233 sur 504 · BAH · texte numérisé non relu

BAH

BAmiXASD, A»BB (bi-N-lUr, lUr^', Mnv>till- M«, «t DonJ»-bt-yir; le d n« m II« p»laid ennoyMi, dite*: l)ab:IUr «dk' pluriel : dM t«hi-IUr enDujrmii: eeft •(•un nrwioncrai l'« : dat tw>U-lur-i > tt4i. ||1* Oui limp h babiller. Bnfluil bn MMioni wnt un p<!ti IxbilUrdet, toit./' f»U>f, Il ittin I7(ii. || Il M dit de* 01 Iwin. Pemmiet bebilUrd; pie btbilUrde. || iermu de duMe. Chien babillard , chien qui itM* tmpnii qui «hoie âprèt aroir perdu la Irv tirement. C est un babillard, uno oxlerifion, penonne qui ne uit pM gani.r un secret. Il ne faut jamaii conflor ion secret à un babillard. Il fDans un moulin, axe agitant l'augel qui fait deicendre le grain de la trémie entra les meolee du moulin.

— 8TII. BABiiXARD, BAVARD. La différence entre babillage et bavardage indinno U différence entre babillard et bavard. Le babillage est facile et futile; il n'est pas nécessairement ennuyeux et fatigant; au lien qw le bavardage n'a rien qui le rach' te. De même le babillard n'est point déplaisant de nécessité; il ne l'est que par la temps, la circonstance •traxoés; au lieu que le bavard est nécessairement déplaisant, éunt dépourvu de l'agrément que le babil a quelquefois chez les enfanta, chez les femmes, et dans les circonstances qui le comportent.

— HIST. XVI* s. Combien avons nous meillcuro raison de détester ces baliillars, Icwjuels se contentent d'avoir l'ovangilo au bec, le incspris.int en toute leur vieT calv. Irutit. »ï7. Ptoloméo Lamyros, c'est k dire plaisanteur et babillard, amtot, Cor. 46.

— ÉTYM. Babillrr.

HABILLEMENT (ba-bi-Ue-man , Il mouillées), s. m . Action do liablllcr.

— ETYM. Ha>'illir.

BABILLER (l)a-bi-116, H mouilléci, et non ba-biyer), e. n. ||l*l'arl«'r l)eaucoup, facilomont, et surtout pour le seul plaisir de parler. C'est véritablement la tour (le Babylone; Car chacun y babille, et tout du long de l'aune, mol. Tari, i, i. || 2* Dire du mal. Je sais que l'on babille sur moi. || 8* Se dit d'un limier qui donne trop de voix.

— HIST. XV* s. S^i»-tu qu'il est, ne me babilles Meshuy do ton bce : et me pay. Patelin. \\ xvi* s. TolU ceux qui babillent que nous sommes justifiez par ioy.... calv. Inst. eos. Parce qu'il n'est pas usité. Ne commun qu'une femme ou flUe Sçaicbc tant, ne qu'elle babille Latin, ne gros, ne élégant,

MAROT, IV, IBl.

— ÉTYM. Itahil.

f BABlLLERIE(ba-bi-lle-rio, Il mouillées), t. f. Habitude de babiller. Ce sont ordinairement des amitiés des jeunes gens qui se tiennent aux moustaches, aux cheveux, aux œillades, aux habits, à la morgue, à la babiUerio, st pr. de sales, p. 613.

BABINR (l>a-bi-n') ou BADOCIXB (û-boui-n'), I. f. Il 1' Nom vulgaire des lèvres chez les singes, les chiens, les ruminants, etc. || S* Fig. et populairement. S'en donnf-r par U^ bnhinpn, faire un bon re- ; ' - les babines, ma-

I en mangeant ou

en I) - ' C[ins<! 'It! iMiii.

— \i Les babines estant disjointes bien i!'- irantouverte* encette belle extaie,

If :r, p. ait.

l'Aiiot'iM; bourguig. babaign*.

BAlituLi \ I. f- Il 1* Joaet d'enfants.

||l* Kig. et ' 'nt, chose de peu de valeur,

d'importance. i;t ccnl autres babiole* que je sais rjuclqucfois par cosur, stv. 11*. On voulait, di.iait Allieroni , tromper le roi d'Espap: traiter

comme un enfant, on lui montrais le ba-

biul», ST-siM. «94, IM. Les an.<—.. .... ..«ut un

prix artiitrairo k leur* babiole*, ). 1. «OU**, ^m. m.

— iii!>T. XVI* s. Elle pandit eeste médaille k son eol avec les aultre* babiole* que femmes et fltles y portent communément , ctnintr, viii, i*.

— eTYM. Ital. bcbb' ' Mie d'une racine bob qui se trouve dan ' ibbro, babbano, imbécile ; dans lo provcD',.11 baMn, sol; dans le latin babuliu, nigaud ; dans l'angUis bobt, babbf, enlknl; ialand. bobt, enfant, boMiur, Jooat; iiiet kynrl. boban, «nfant. Faut-11 rattacher k oe nttaM mUoal k viaux français bai<b«iel, iouet, *t ranglaù hmMê, oolilIcbetT O'aprte da CaÙLtow, babiola *•• ntt venu da la eoor dans I^M•m ordinaira; maia on m Imn* dé* le ivf siéda, où il art anivé proba» Mimiiit d* ntallen.

tBAnoN(ba-hi-«a). «.«w Sorte da pâlit riaM. — tnu. Un radical M, qni *• iroav» dtaalîi-

BAC

t RABinousSA (b*-bi-nKi-«a) oa BAAmOMA VI), f. m. Mammifère pachyderme, dit 'in-ccrf (fUf babiruMia, L).

M. Bàbi, cochon, et toumm, cerf, dan* la

.laise.

ij.>.i:uiiD (M-bor: le d ne se li*" lam.ii» ! le Mbord est.... dites : le bt-Iior e»' r-

t est) , (. m. Terme de marine. < '' - ^-

timent, quand, placé à la |>ou|i«, o proue. Il est opposé h tribord. || Par • marin dit que i bord. Il Kig. M et de b&bonl , f

— HIST. xvf

— ETYM. Al i,..^,.^:i .. ,

d'avant, et Bord, bord (voy, ici les anciennes embarcation* du i vant HMl sur la gauche.

t BABORDAIS 0>*-bor-dè), ». m. Terme dé marine. Les liommes de l'équipage sont classés en deux moitiés, dont l'une, appelée les bibordais, a ses hamac<i à bJlbord, et l'autre, comprenant les tribordais, couche k tribord; chacune de ces moitiés monte k son tour sur le pont pour tiirt le quart, appelé de Ik quart de b&bord et quart de tribord,

LKOOARANT. *

t B A BOTTE (bï-bo-t"), I. f. Larve d'insecte qui dévore la lurcrne.

t BABOL'CARD (ba-bou-kar), t. m. Nom vulgaire de plu.iipur.i espaces de martin-pêcheur.

BABOUCHE (lia-bou-ch*), ». f. Pantoufne en cuir de couleur, sans quartier et sans talon. I^ pièce où j'unis hardiment Kt la babouche et le bas blanc, VOLT. Utt. rT», M. Le Turc partit en traînant majestueusement ses babouches, cHATEAUB. /lin. 74.

— CTTM. Ar^, bdboud] ; du persan papoeh, chaussure, depa, pied (voy. pied), etpoeh, envelopper.

BABOUIN (ba-bouin), ». m, || 1* Nom vulgaire et spécifique du cynocéphale babouin, sorte de singe. Il I* Kig. et familièrement, enfant que l'on compare k un singe, fil] S'avise De le tancer : ah ! le petit babouin. Voyez, dit-il, où l'a mis sa sottise, LA Fonr. f'afri. I, «o. || On dit, en parlant d'une petite fille, une petite babouine. || 8* S'est dit autrefoi'! '!'■••" • ■•■ir'î ridicule que les soldats dessinaient grn .sur les mur.s d'un corps de garde,

poui user, par forme de punition, k ceux

qui enfreignaient les lois établies entre cux.|| Kig. Kaire baiser In liabouin k quelqu'un, le réduire k se soumettre, malgré qu'il en ait || 4' FamiliéremenL Un babouin , de petits boutons autour des lèvres.

— HIST. XIV* s. Kt plusieurs autres bestes, si comme babuins et singes, j. de mahd. dans do CARGE, babevi^\u. Li quens de Flandres Baudoin Ne semble mie babouin. Ne bec jaune, ne fous nais. Au départir de son pays, guiadt dans du CANOB. baboynu». || xvi* s. On n'emploie pas seulement les personnes k chasser les oi.seaux [des cheneviéresj, mais tes choses mortes, qu'on appelle au pals les babouins, d'aub. Font, m, 16.

— ÉTYM. Bourguig. babouin, enfant au berceau; espagn. habui'no; ital. hahbuinn ; de même racine que babin», et qui a sans doute pour radical un mot des patois allemands, Mpp«, muffle ; de sorte que batxmiii voudrait dire autant que lippu (comp. BAronia).

Page 1