‹ Dictionnaire de la langue française (volume 4)Chapitre 235 sur 504 · LATE · texte numérisé non relu

LATE

— tm. Wallon, bâtht, bac H baOi*, bac, nnc'^: namuTOi*, bautht, bat, ange, mangaoire;

'ocke, baissin, auge; baâ-laL iiâ«kiuin, bac-

: bas bref, bak ou bag, bateau; bo^M, con-

■ '>imparez cependant booin, avec

'■s patois qui emploient bac pour

\ r (Iw-kka-Uvré-a), ». m. Le pre- --'Tii qui donne ta titre de baecalkurAat.

. .^ ..sme : évidemaMnt, oa

r :i9 le XVI* siècle, a été pris par

r iraient, comme formé da boccA,

baie, ou bacchar, gantelée (commadans la Uuiaàt de Camoéns, m, «7 : dolierrham edosempre verda louro), et laurfO, laun ' me altération du

has-lalin bathalarialiu . ' un rang de dé-

butant d'abord dan* la cne^nicrie, et puis dans la hiérarchie retigieneo al nnlTersilaire (voy. baoib-

UFfl).

t BACCARA (ba-ka-ra), s. m. Jen de cailaaqnl se joue entre un t>anquier et un certain nombre da pontes.

BACCIIANAL (ba-ka-nat). ». m. Kamiliérement , grand bruit, vacarme. || Il n a point de plurieL

— HIST. xiti* s. Durant les quatre samedis fti ci grant baquenal en la mer devant Uami<

y ot bien douze vins ves-siaus, que gran briziez et perdus, ;oinv. si».

— ÉTYM. Baechanal. fêle de Bacchos, da boc-

Cluiri. "• li^""^ ^'U orgies (Vnv i..r-rn!«l

BA< ' (b.vka-na :>anse

briiya: • ncu.se. || K.n: luciie

faite avec bruit. || S* i4u plur. Kètes que ies ancien* célébraient en l'honneur de Baeehos. || Au tùtg. Représentation d'une danse de bacchante* et da laty» res. La bacchanale du Poussin.

— SYit. BACcHAKALE, BAOCBAKAi- Un baoclianal, c'est un grand bruit, un grand tapage. Ona baechanale ajoute au bruit le sens de fêle déaordoiméa on de débauche.

HIST in* s. Quant aux rémunérations bacchanales j ' , les uns et les autres y participent, < icile d'avoir continué ce train ici quelque temps, qu'on ne sente de^k le* avaii^courenrs des maladies, lahoob, 6ts.

— ÉTYM. Bacchanalit, de bacthari, se livrar au orgie» (voy. bacchus).

BACCHANTE (ba-kkan-f). ». f. || 1* Prètre*(e de Bacchus célébrant les bacchanales. || f Fig. Cest une bacchante, une vraie bacchante, *a dit d'une femme sans modestie et sans reienna. Dn« mode qui éloigne les cheveux du visage, biea quils ne croissent que pour l'accompagner, qui le* relève et les hérisse k la manière de* bacchante*.... la bsut la. Il S* Joli papillon de France qui vola par aaccade*.

~ Kttm. Baechari, célébrer laa orgiaa fnj saccavs).

t BACCBUOCB (ha-kkl-a-k*). aéj. Varabaeehia. que, sorte de ven grec ou latin oompoaé principalement de harrhiiis.

t BACCBli '^, I. m. Pied gras on la-

tin composé ' " et de deux toagnes.

— ÉTYM. liasrtiH. relatif à Bacchus, •oa*-«atendu «oO;, picn (voy. baocwsV

I BACCmrS (b* kkiis'), ». • i de la

Fable, présidant au vin. || t" •■me.

Il le* mène k*a table oublier i> iir qurreiie. Et Baochu* eoeOe entre eux une paix étemda, bt-

LANBKRT, SOMOM, fflVTT.

— ÉTTll. ButkMi, |lâ«xe:, dn aaaacriiMMa, m.irk'er. nirce ouo 1- feu. dont cati* divtaiité ntt

'"oes.

• <u(}. Terme de bottal-

quo. Uxi itirte des lu^es.

— ÉTYM. Batra. baie, et [rrre, porter.

t BAOCmmilB (ba-kai-for-m*), a</. Terme de botanique. Onl a k IbraM d>ine l«ie.

— tm. Baeta, faalo, al /brme.

t BACCITORB ^m-tai-w^. udj. Ttm» da looloffie. Qui Ttt pftaelpalaaant d* batet.

— CTTH. Bocea, baie, et m»«r». aMafer.

■ACUA (b»«l>a), *. m. Kapèm da prMW obei Ws

Tnrc*. Le* nrélaur» at laa prooaaaal* étaient, ai l'on aM aamr 4a ea «arma, la* haalM* d« la répw Miqua, mmao. Ckar. n. 49 ftay. racaa;.

BAC

BAC

BAD

t BACHASSE (ba-cha-s';, *. (. Terme rural. Chaussée d'un étang.

— ÈTYM. Voy bAche.

t BACH.4SS0N (ba-cha-son) , s. m. Terme de papeterie. Auge qui donne de l'eau aux piles.

— ÉTYM. Voy. BÂCHE.

t BACUAT (ba-cha) , s. m. || 1° Auge à cochons dans quelques provinces. || %" Terme de papeterie. Cavité qui se trouve sous le pilon.

— ÊTYM. Voy. BÂCHE.

BÂCUE (bâ-ch'), s. f. Il 1° Terme de jardinage. Encadrement en bois ou en pierre, ordinairement abrité par des vitraux et rempli de terre de bruyère ou autre. || *> Sorte de cuvette où se rend l'eau puisée par une pompe aspirante, et où elle est reprise par d'autres pompes qui l'élèvent de nouveau. Il 3° Petitecaisse qui sert à mesurer le minerai. Caisse employée pour Jeter le minerai dans le haut fourneau. Auge dans laquelle on refroidit les scories. Il 4° En termes de marine, partie de la grève où il reste de l'eau à marée basse. |i 5° Terme de pêche. BAche ou bâche traînante, filet en forme de poche que l'on traîne sur le sable, dans les endroits où il y a peu d'eau, pour prendre le poisson dans les rivières. || 6° Pièce de grosse toile ou de cuir dont on recouvre les diligences, les charrettes, les bateaux, pour garantir les marchandises de la pluie.

— ÉTYM. Si l'on recourt au mot boc, et qu'on y lise les mots patois, on y verra plusieurs formes bâche ou bauche, qui signifient auge. C'est à ces mots que se rattache bdche, avec le sens de caisse ou cuvette. Quant au sens de pièce de toile ou de cuir, ou bien c'est un tout autre mot(norm. boche, grosse toile), ou, comparant la diligence, la charrette, etc. recouvertes de leurs pièces de toile ou de cuir, à une caisse ou à une auge, on a donné le nom du tout à cette pièce même.

BACUÉ, ÉE (bâ-ché, chée), part, passé. Recouvert d'une bâche. L'ne diligence bien bâchée.

BACHELETTE (ba-che-lè-f), s. f. Jeune fille gracieuse. Une gentille bachelette. Vous cajolait la jeune bachelette, la font. Cloch.

— HIST. xui* s. Et se ce est vallet [si c'est un garçon], Si lui quiere un auget; Et se c'est baisselette [une fille], Si lui quiere minette, De l'oustillement au vilain, p. ts. Et comme bonne baisselete, Tiengnela chambre Venus note, la Kose, 13539.

— ÉTYM. Wallon, bâcèle; namurois, bauchèle; rouchi, bacelette; tous trois signifiant fiUe. Bachelette est un diminutif de bachele, et bachele paraît être aussi un diminutif de basse, qui, dans l'ancien français et dans le normand, signifie servante. M. Grandgagnage propose pour étymologie le frison bas, bas-saxon baas, maître. M. Diez incline à voir dans basse une forme de bagasse, en italien bagascia, qu'il rattache, d'une façon trèsKlubitative,ou au kymri bach, petit, ou à l'arabe bagt, servante. Mais ne serait-il pas possible de voir dans basse le féminin de vassus, serviteur, et radical de vassal (le changement du V en b, bien que rare, n'est pas sans exemple)? d'où bacete, baeelete, qui semble si bien correspondre i vasselet (vaslet, uoricl), jeune garçon. La forme bachelette, qui ne se trouve pas dans les anciens textes, sera née de basseletle qui s'y trouve seule, par assimilation avec bachelier.

} BACHELIER (ba-che-lié ; Vr ne se lie jamais; au pluriel, Vs se lie : les bacheliers et... dites : les bache-lié-z et....), s. m. || l' En termes de féodalité, jeune gentilhomme qui , n'ayant pas moyen de lever la bannière, était contraint de marcher sous celle d'autrui, qui aspirait à être chevalier et tenait rang entre le chevalier et l'écuyer. Les jeunes gens étaient bacheliers, ce qui voulait dire chevaliers, ou varlets etécuyers,vOLT. Mœurs, 91. Pour un signe de deux beaux yeux. On sait qu'il n'est rien que ne fassent Les seigneurs et les bacheliers, v. iiUGO, Bail. <3. Il a° Garçon. Dans laTouraine, un jeune bachelier, LA FONT. Cloch. Vieux en ce sens. || 3° Celui qui dans la faculté de droit canon, après trois ans d'étude, soutenait un acte dans les formes prescrites par la faculté. Le bachelier, plongé dans les quatre premiers siècles, traile toute autre doctrine de science triste, vaine et inutile, pendant qu'il est peut-être méprisé du géomètre, la bruy. i2. J'ai des forces, du feu, de l'esprit, de l'étude ; Et jamais sur les bancs on ne vit bachelier Qui sût plus à propos interrompre et crier, l'abbô nE villiebs. Art de prêcher. 11 vous faudra un jour réprimer les bacheliers en fourrure, ainsi que les gens en bonnet à trois cornes, volt. Letir. la Chalotais, 9 juin «763. Il Dans l'ancienne faculté de médecine, celui qui avait étudié deux ans et qui, ayant subi l'exa-

men général, était revêtu de ,1a fourrure pour entrer ensuite en licence. || 4* Aujourd'hui, dans l'Université, celui qui est promu au baccalauréat dans une faculté. Bachelier es lettres, es sciences, en droit.

— HIST. XI' s. Et escremissent [font des armes] cil baceler léger, Ch. de Kol. viii. || .xii* s. Tuit baceler et noble conquérant, Ronc. p. <3i. Breton, fiaman, baceler parisant, ib. p. 406. Blont fil] ot le poil, menu recercelé [à boucles menues]. En nule terre n'ot si beau bacheler, Komanccro , p. 5(. Sire, fait-il, laenz sunt quatre bacheler, Des chevaliers le rei. Th. le mart. (39. || xiii* s. Quant iere bachelerslegiers,Volentiers gelines menjoie, En ces haies où ges [je les] trovoie, Ben. 13)00. Entre vous et ce bacheler Kobichonet au vert chapel. Qui si tost vient à vostre apel, Avés-vous terres à partir? la Rose, 8566. Un bacheler françois qui cuidoit que la coustume de France fust de sustance de mariage, une feme qu'il avoit prise segont la costume où il estoit, lessa et prist une autre, Liv. de Just. (78. Quant je reving à ma nef, je mis en ma petite barge [barque] un escuier que je fiz chevalier, et deux moult vaillans bachelers, joinv. 214. || xv* s. Car c'est le métal [l'or et l'argent] par quoi on acquiert l'amour des gentils hommes et des povres bacheliers, FKOiss. I, I, 8. Sur ce la bonne dame [Isabelle d'Angleterre] avoit jà prié moult de clievaliers, bacheliers et aventuriers qui lui promettoient que très volontiers ils iroient, m. i, i, <9.

— ÉTYM. Berry, bachelière, la jeune personne qui accompagne la mariée en qualité de fille d'honneur; bas-lat. bacalarius, baquelarius (baccalaria, sorte de domaine, se trouve dans des textes du ix* siècle); provenç. bacalar, bachalier; &nc. catal. batxeller; espagn. bachiller; portug. bacharel; angl. bachelor, homme célibataire. Mot très-ancien dans les langues romanes, qui manque pourtant à la région italienne, et dont l'origine est inconnue. L'antiquité du mot suffit pour montrer que l'étymologie bas chevalier, qu'on a donnée, est sans la moindre apparence. Il va sans dire qu'il n'y a non plus à faire aucun compte de baccalaureus; bachelier a eu, entre autres acceptions, celle de gradué dans une faculté, et, cherchant une étymologie au mot pris ainsi, on l'a décomposé, contre toutes les lois de l'analogie, en baccalaureus, comme s'il venait de bacca lauri, baie de laurier. Le sens primitif du baslatin baccalarius était celui qui tient une baccalaria; baccalaria voulait dire une espèce de bien rural que le bachelier avait à cens, et qui parait avoir été formé d'une dizaine de manses. Il était donc compté parmi les gens de la campagne, quoique d'un rang plus élevé que ceux qui, tenant un manse, étaient assujettis aux œuvres serviles, et on peut le définir un vassal d'un ordre inférieur. A côté de celte signification, il a encore celle déjeune guerrier qui n'est pas encore chevalier. Puis il y eut des bacheliers d'église, qui étaient des ecclésiastiques d'un degré inférieur. Il y eut, dans les corporations de métiers, des bacheliers qu'on nommait aussi juniores, et qui géraient les petites affaires de la corporation. Enfin, et par le même mouvement d'idées, naquirent les bacheliers, des facultés. De là aussi, par une autre extension , bachelier prit le sens d'homme jeune, non marié, et, en général, de célibataire, sens qui est resté celui du mot anglais bachelor. Dans l'ancien français, vassal a une double signification : d'une part, il signifie celui qui est subordonné féodalement; et, d'autre part, il veut dire courageux guerrier; vasselage est constamment usité pour valeur et prouesse : les chansons de gestes sont pleines de l'emploi de ce mot. Bac/ieiier a exactement le même sens; il signifie, comme l'autre, subordonné féodalement, et guerrier, jeune guerrier, vaillant guerrier. Le sens tendrait donc à rapprocher ces deux mots; mais les lettres y opposent une difficulté que les exemples connus ne permettent pas de surmonter : on ne peut expliquer comment les deux ss de vassal se seraient changées en c dur, à une époque aussi reculée que le ix* siècle. Cela conduit à reconnaître un radical bacal, bacel, bacliel, qui a la double signification indiquée plus haut, et qui paraît collatéral de vassal. Le celtique a : gaélique, bachall, irlandais, bacal, bâton, qui conviendraient très-bien pour la forme du mot, et qui d'ailleurs ont pénétré dans les langues romanes: en termes de marine, ancien italien, bacca/aro , pièce de bois de pin ou d'orme; ancien français, baccalat, même sens; espagnol, vacalas, baccalas, bâtons fichés sur la couverture des galères. Dès lors ce n'est pas une conjecture déimée de toute vraisemblance, dépenser que le mot de

bâton, de pièce de bois, ait passé à une bachelerie, sorte de domaine rural.

BÂCHER (bâ-ché), V, a. CouTrir d'une bâche. Bâcher une voiture.

— ÊTYM. Bdche.

BACHIQUE (ba-chi-k*), adj. Qui appartient, qui a rapport à Bacchus, le dieu du vin. Fête bachique. Il condamna la musique bachique, f£n. Tél. xii. Il La liqueur bachique, le vin. || Chanson bachique, chanson à boire. [Un des conviés] Lamentant tristement une chanson bachique, boil. Sat. ui. Je ne tiens qu'au refrain bachique Par le toumebroche annoncé, bébano. Tourmbr. || Terme de peinture. Genre, scène bachique, se dit des tableaux qui représentent des scènes de buveurs.

— HEM. On ne voit pas pourquoi l'Académie ne veut qu'un c k bachique, tandis qu'il y en a deux â bacchanal, bacchanale, bacchante.

— ÉTYM. Bacchus.

t BACUMOURIQUE (bach-mou-ri-k') , adj. Dialecte bachmourique , dialecte de la langue copte.

— ÉTYM. Bachmour, nom qui vient des Arabes et qui paraît s'appliquer à tm canton de la basse Égyi)te.

t BACHOLLE (ba-cho-l"), *. f. Casserole de cuivre dont on se sert dans les papeteries.

— ÉTYM. Voy. BÂCHE (au sens d'auge, bassin).

t BACUON (ba-chon), t. m. ou BACUOUE (bachoue) , s. f. Grand vaisseau de bois pour transporter les boyaux au lavoir, etc.

— ÉTYM. Voy. BÂCHE (au sens d'auge, bassin). BACHOT (ba-cho), s. m. Petit bateau.

— ÉTYM. Diminutif de bac.

t BACHOTAGE (ba-cho-ta-j'), i. m. Droit établi sur les bachots.

— ÉTYM. Bachot. ■

BACUOTEUR (ba-cho-leur), t. m. Batelier qui conduit un bachot.

— ÊTYM. Bachot.

t BACHOTTE (ba-cho-f), s. f. Terme de pêche. Espèce de baquet pour transporter des poissons.

— ÉTYM. Voy. BÂCHE (au sens d'auge, bassin).

t BACUOU (ba-chou), s. m. Sorte de tonneau ouvert par le haut et servant de hotte.

— ÉTYM. Voy. BÂCHE (au sens d'auge, bassiu). t BACHOUE (ba-chcû), s. f. Voy. bacuon. BACILE (ba-si-l'), s. m. Terme de botanique.

Plante ombellifère qu'on nomme aussi perce-p!erre, passe-pierre, christe-marine ou fenouil marin {crithmummaritimum, /,.).

t BACILLAIRE (ba-sil-lè-r'), adj. Terme d'histoire naturelle. Qui est long, grêle et cylindrique comme une baguette.

— ÉTYM. Bacillus, baguette.

BACINET (ba-si-nè), s. m. Terme de botanique.

Voy. BASSINET.

t BÂCLAGE (bà-kla-j"), s. m. Arrangement dea bateaux dans un port pour la charge et la décharge des marchandises. || Fermeture d'un port par des chaînes, des câbles, etc. || Fermeture du passage d'une rivière par des hérissons.

— ÉTYM. Bdcler.

BÂCLE, ÉE (bâ-klé, klée), part, passé. Une porta bâclée. Il Fig. C'est ime afl'aire bâclée, terminée vite et à la hâte.

BÂCLER (bâ-klé), ». a. || 1° Fermer une porte ou une fenêtre avec une barre de bois ou de fer. || Bâcler un port, le fermer avec des chaînes. || Bâcler une rivière, en fermer le passage avec des hérissons. Il 2° Bâcler ua bateau, le fixer pour le charger et le décharger. || 3° Fig. et familièrement, expédier un travail à la hâte. 11 a lestement bâclé sa besogne.

—ÉTYM. Provenç. 6ae/ar, fermer, de bocu/iis, bâton, parce qu'on fermait une porte avec un bâton.

t BACOMSME (ba-ko-ni-sm'), *. m. Philosophie de Bacon, philosophie expérimentale.

— ÉTYM. Bacon, célèbre philosophe anglais.

t BACOMSTE (ba-ko-ni-sf) , j. m. Disciple de Bacon; adhérent à la philosophie de Bacon.

t BACONNER (ba-ko-né) , v. a. Mettre dans un baquet d'eau salée.

— ÉTYM. Ancien français, bacon, pièce de lard salé ; de l'anc. haul-allem. bacho, dos ; allemand moderne, Bdck.

t BACUL (ba-ku), ». m. Large croupière des botes de voiture, qui leur bat siur les cuisses.

— ÊTYM. Battre et cul.

t BADAIL (ba-dall, Il mouillées), s. m. Terme de pêche. Sorte de filet en forme de chausse, que l'on traîne au fond de l'eau.

— ÉTYM. Un radical bad, qui se trouTe dans le bas-latin badare (voy. béant).

BAD

BAD

tBADAMIKR (U-dâ-mié), ». m. Arbrt à» UtitF tar (nrmiMlia catalpa, L) qui donne dM amante «nuUivM ti«H^M>>« k nungar et fourniuant l>ar l'MprtMioo OM bulto douM analogue à Mlle de l'olive.

— tTVM. On dit que ce mot eet une comipilon de boii d* damier.

BADAUD, Al'IiE (UdA, dA^'; le d ne aa lie pu : le badaud Mt.... dlint : lo lu-ilA n-t .. t'i ae Ile au pluriel : la* badaud* à )'<': ' : lo*

ba-dA-i k l'entour), «. m. et f. i 'le k

contidércr tout ce qui lui lemliiu ii.iuvuau. Le* badaud* de Pari* , lociiilnn i\\\'\ vi«nt do co que, à Pari» comme dana le* K ii'^i'a-

mane rapidement auui (Tu

leraa dee badaud* en pa^'"■lil '' '

zvi. L'etpoirqui lo domine.

portier, De parler de la (!

ovarticr, Bta*NO. Jean de Parti.

oaude, au fond de non iiua.iier, i liedaud* voit l'univurs entier, volt, i troimime, moine ui «ciRneiir, dont les |< miinmortablea, aiiondail un arrfit du coiimjiI (jui lu mit en poeaeaaion de tout lo bien d'un badaud de Pari* qui, ayant par inadvertance demeuré un an et un jour dan* une maison ai^etie à cette lervl-

lude, y "-» .111 bout de l'année, id. l'Homme

aux If V, aud. du conir. gén. Paii* est

un gn ,. .:iiiemarchandsmélu....Kt, parmi

tant d'eiprtts plus pblis et meilleur*. Il y croît des badaud* autant et plus qu'ailleurs, corn. Menteur, I, 4. 1.0 tout glacé, verni, blanchi, dor6, Et dos badauds à coup sur admiré, volt. Temple du goit.

— STIt. BADAUD, BSiiftT, NIGAUD, NIAIS. L'étymo-

logio, du moin* pour les trois premiers, montre les nuance*. Le badaud est celui qtii baye aux corneille*, qui s'arrête k toute chose, comme s'd n'avait jamais rien vu; le niais, comme le jeune oiseau qui s<)rtpour la première fois de son nid, est sans exlu'fi'iicc, et, en quoi que ce soit, il no sait comiiii'iit s'y prendre; le benél est une créature bénite, simple, et qui fait ou croit tout ce qu'on veut. Lo nigaud est celui qui s'attrape à toute chose, et qu'au'v^ ' chose on attrape.

— Il Car j'entends que plusieurs badauz ^uii iKiii .lisant : ce ncst qu'ivrognerie Ouc lea ranx-de-Tira nouveaux, jeam le houx, ii. Reputa grands badaux, et r^iilii'iii'^ siis i!» latin et en fhinçois, de l'avoir < i . p. 83. l.o fort de Goumay, qu'on lant brideiMdaot, ib. p. «6*. Kt ainsi le pduvts badautde village s'en alla quitte.... par*, xv, 2«.

— ETYM. Bnrry, bader, bavarder ; wallon , bada, femme (tounlio, évaporéia; proven{. badau, niai- *erie, badoc, badin, badaul, baduel, niais. Ce mot, qui |iarntt n'être entré dans le français qui' tard, vient du provenç.il; le provençal se rattache & un mot lia^Lnlin, bndare o'J halare, qui bigiiiflo bAiller. Aller plu^ loin est dirflcilc. II y a dans lo celtique : cornwall. hadui, lunatique, bas-breton, bad, stupeur, étiiunlisscmenl; gaél. baodh, baolh, bdlh, stupiile, vain; mais ces mots ne répondent pas à la signiflcation primitive do badare, qui signifie bAlllcr.

t BAUAUUAGE (ba-dô-da-j'), (. m. AcUondob*daudor.

— IIIST. xvi* a. Il estolt bourgeois de Paris, Et do fait par un long usage 11 retcnoît du badaudage, Soi. Mi^n. p. 117.

— CTYM. Badauder.

BADAirDKB (lu dA-dé), v. n. Paire le badaud. Il se cnnjuRue avec l'auxiliaire avotr.

— ET^JI. Badaud.

BADAIJDEHIK (lia-dA-de-rie), «. f. Entretien* et actions de badauder. Nous alltme* au Palais-Royal où la badauderie des courtUan* m'étonna plus que celle des bourgeois, he-tx, iu, «O.

— f.TYM. Badauder.

t BADE (ba-d'), i. f. Terme de cha">..Tii/.riB, Ouverture du compas qui mesure le o une piice de bol* et la place où elle doit

'— Ktym. Radical bad, qui est dans la bas-latin toiterf, être ouvert (voy. seANT).

tBADI-XAIRr. (ladel* r'), *. m. Terme de blason sigiiili.tnt une é|i*c courlc, large et recourbée.

-— Bt&T. xii* s. Cavelier lira un grand panart ou {•"«eji», W) CANoi, bodetere. Et lors il sacha un ««•«•«len fery si grand cop....iD. ib. \\ xv« ». » le* convint couper plançons de bois à leurs ospées al leur* iMMakrcs pour leurs chevaux lier, raoïss. I, 1. M. U MOMsubU conte* le* coup* ae cou- Troit d* aoa bras PI ereij,^! j, ^q badeUii» en lot

it Mllltmnwnt, m. m, iv, ta. Lu petit portatif, apeié bandelaire, nu. camoe, terfWor». fjxvi'*. Afiv ., brane» d'a-

cier, badolaire*, ra; >:i.

— ETYM. Ba*-Ut. bnarnre, vaiiarritU*.

BADEBNB (ba-dèr-n'l, *. f. Terme de mtriae. Il Treaae plu* ou moini large, faite de fils de caret et employée ft recouvrir le* mâu, les vergues , le*

cAbIcs. (Uns les partie* que de* frottements pourrai >i r. Il Groaae tresse en ' '■<■* poil. <le* bediaux de gliaaer , du roulis. I, Kig. Toute chose ou tout individu hors d'étal de servir.

iiioonntie. Espagn. ' ' ' ' ' i^riM. rn; grec. mod. i

i; V > il. iiF,, „i .i-n'), ». f. Terme u^ .„....,.,uo. i>rc do U Chinfi et de la Tartarle (illicium .:. .1.111, L.), qui porto de* fruit* appelé* ani* étoile.

BADIGEOM (ha-di-jon), ». m. || 1* Couleur en dé- ' i|>c dont on peint les murailles. || t* Ptte qui ; à remplir les trous et les défauts des figures nculjilées et du bois.

— F.TYM. Origine inconnue.

BADKJICONNAGE (ba<li-jo-na-J'), t. m. Action de

badii(coiiner.

BADIGmi^TNË, ËE (ba-di-jo-né, née) , part. paué. Mur li.iiliKeonné.

BADIGEUNNEB (ba-di-jo-né) , «. 0. || 1* Peindre une muraille avec du badigeon. Badigeonner uae laçade. Il S* Remplir les creux d'un morceau de sculpture ou de menuiserie avec du badigeon.

— F.TYM. Badigeon.

BADIGKONNEl'R (ha-di-jo-neur), t. «. Celui dont le uii'tier est de badigeonner.

— F.TYM. Badigeonner.

t BAItlLLO.V ( ba-<Ii-llon , W mouiUéos), t. m. Terme do marine. l'élite brochette que l'on cloue de dùstancc en distance sur le gabarit d'un b<Miment en construction, pour indiquer la largeur des pièces de bois.

BADIN, INE (ba-din, di-n"), adj. || 1* Oui se plaît aux choses légères. Un homme badin. Riez, Zélie, soyox badine et foUlre k votre ordinaire, iji brut. 4 s. O n'est que pour toi seul qu'elle est fière et chagrine ; Aux autres die est douce, agréable, badine, boil. Sal. X. Il Substantivement. Horsd ■ ' nurd'hui chez nus plus froids badins, &>'. 112" En

jarlanldcschoM" '■"""■ !'"i'" I citra

badine. L'tme ts

et badins, que 1 :ii-

ptchcr de rire, peh. t. xix, 6*. ù Uieul uu serait ■ci votre sagesse do n'avoir montré des hommes k la terre que pour faire des essais badins de votre puissanr4«T mass. Car. Avenir. \e ton de la conversation y :s] savant sans pédanterie , gai sans tumulte , ilTeclation, gatanlsans fadeur, badin nans i;i|iiii(«iiiB, J. }. H0C8S. Ilil. H, H "V ■■■<-. badin, poème qui raconte, en un style: ciitures

badines, comme le ffrt-IVrtde ' i a terme*

de graveur, pointe liadine, mai:i : • . légère k

tracer les traits. || 8* Adj. Kou. p.- i i.u- uiaUe. En ce sens il est (lOU usi; ; r 'nueiit. Moi, jaloux I

Dieu m'en garde, et <! ' i: ' '' badin Pour m'allcr

amaigrir a'.cc un Ici chagrin, mol. /« tMp. I, 1. Il SubsUnlivemenU Sus, badin, levex-vous; si vous tombiez dedans.... aeonier, Sat. xiv.

— SYM. badin, ENJOUE, roLlTRe. Uadin, ouand on laisse de cAlélosons ancien, qui le rapprocne do badaud, aignifie celui qui, so plaisant aux choses légères, y met on do l't-vpril ou de la grâce. L'enjoué met de la i. hoscs qu'il dit. Ijc folklre se livre k do p' qui ont leur charme , si la circonstance s'y prùle, mais qui dépassent et lo badinage cl l'enjouement.

— I1I5T. xvi' 8. On voit ex comei!

toiujours un pédante pour badin (pl^i

t, 4 38. Quand Je lanse avecque* mou t.i.M. <iiiiiiu jo l'appelle un badin, un veau.... lo. i, a7o. J'ay vcu aussi les badins excellents, vostus simpl->mcnt, ID. u, *04. l>our rire un ris acbeié k pd'argcnt, qu'ils payent k de* baladins et k " badins et joueurs de farces, amtot, Tranqutli. dtdmt, 40. Au reste ils sont si sots et si badins qu'ils craignent l.es charmeurs dont les points et la voix les contraignent X leur faire service.... noua.

— CTYM. 1.0 même radical que badaud.

BADIXAGE (hsHli-na-j'), ». m. || 1* Action de badiner. Lu innocent badinage. Lo badinage de son humeur, uamilt. Crvmm. «a. C'est une chose bien séneuae que de mmirir; ce n*Mt point alor> le badinage qui sied bien, mais la constance, LA SRt'T.U.

rder L-'ij; l'j luie la dévotion, oata

'•-■ ' ■■;'•« le

l'aire

BAF

Croyez-vot»S'; qu'en etfal tt badinage....

et tout le b.'^ :

n"e*t pn

ptusd. :

Dieu \k. ..-, ■ T' "-

Il f Ton ba.

y a un badiii .

leur. Imitez de k!

Art p. t. Ouand il !

eâl dit qu'il : . >.<; ijuc l'iil &i

difficile, qu menu et du \*r

dinage, roNTi-» njverlnale,

mais qui a vieilli ^e , e'eel-

k-diroêlre fait k luuiv,, .|u,.., ...u., ...^ instruit de toute l'intrigue, être accoutumé k tout ce qu'on désire.

— |OCT. XYi* s. Je »çay bien que la* pour«« ^yptien* d'Hérodote *oni fort moqtiez quant 1 Ir^tr religion, et ne nie pas oue ce ne soit k :

car on y mit df grans badinages, u. i pour // prilim. vi

BADI>.V>T li«3-di-nan', ». "1 1

méraire dans un attelai.'' ^ i c!.'

et un badinant. Il a vieilli. || S' A\.<i.i ... U..^.^.:

badinant, le neuviiime cunieiUer d'une chambre, au parlement de Paris.

— ETYM. Baàtner.

BADINE (ba-di-n'), «. f. Baguette mince, souple et légère. || .V. (. plur. Sorte de petite* pincetle*.

— mm. Badin.

fBAliiMMiNrfba-di-ne-roan),odr :

nière : ' ^ase s'agenouillait b

quand Voilure ie montait, 8A«juuuN,l\»m;x' /unfyrf

de Yoiture.

— eTYM. Badine, et le suffixe m<nf.

BADINER (ba-di-né), e. M. || 1* Faire le badin,

plaisanter. Avec ses compagnons tout le jour liadi-

ner. Sauter, courir, *e promener, la imst. t'ab.

VIII, 46. Je rapporte ceci pour uno leçon qui doit

apprendre k ne jamai* badiner avec le* arme*, st-

SIM. I, 48». I>e disciple de Zenon a sans cesse la

lance en arréi contre la volupté ; o' .

sous la mémo tente et badine a«-ec ' <

s. Claude, liv il. Des chose* que sam

dinant, sEv. 414. Il badine sur la bell'

j'ai far"- ••■ "^" J'ai en tonde bedir.<.r

dcnb». La maladie de

vouloir l>'iit. ^^■"^K^• ■'>

mod. Maia du \e Badine avec ma \ ' Êp. à Velac. La vérilabl' qucfois.... elle rit, joue ' LA BRinr. ». Il Familière!, badine pas, il est grav< En parlant des ajt: ' - Laissez badiner ce

cheval badine avec : - v

||t* Avoir le ton badin, le style tiadm. Cet auteur badine aaréabloment d.ins ses écrits. Ce n'es! p.i» quelqi.' ; eu fine Sur im mot en

pas'.n • i>oii.. A. ;>oéf.i!. Il II «0

c . v.ii;urv a\v-

l: \ Il \ I 1 i 1 ' ■ ' . j / i.uoscuno ou i.iilc

p '-t scandaliaé é* ImiIbs

les uouiu<:iiv9 i^u ,1 a iu..> u.àus Ce livro, Q ter* fort bien de n'en lire paa davanuge, bcarb. Aom. eom. ch. 11. Catu badinerie n'est ni tkde, ni usée, atv. 67S. Il Chose folle ou niaise. Si j'appréhende qisaiqiKchose, c'r-st que des personnes un peu «fri*«ses ne traitcn' -ies le proots du - et-

travag.i -he, «ac flûidru U-.

' -nies Ici plus élev4* tombent quel<juclei> uaas la idinerie. Bon. Lom/im, ch. 7.

— HiST. svi« s. Ce sen quelqu'un qui ttn atealicn dune autre panoone en bonne part [dua lei .'" ' < " hcs], où œluT-lk est le meiUanr amy que fayc,

'urs auiras «scripu pleins de telle badiaevTOT, De laemhotM, i*.

— F.rYM. Badintr.

t BADODBS (ba-doui), «. m. piw. TtDailtas moyennes.

— rrvM. Un radical bad, qui *e trouv* dan* le bas-lstin badmrt, être ouvert («OT. atarr).

t BADBOCILLB (bii-dr»u4), flaovilMM), *. f. Terme de owiiM. Pelola (année de «iwt cordages goodrooBéa, poor cbaufllH' im vImb bitiaent que l'on vent earoMr.

BAPOOS, tt (ta-lba-é. ée), jMTt. fostt. Il se vit bafoué. Berné, sirRi.m'vjn^. j^ué.LAroNT. Fali.i,».

BAG

BAG

BAG

BAFOUER (ha-fou-é), V. a. Traiter quelqu'un avec dérision. On le bafoua sans miséricorde.

— HlST. XVI* s. Nous n'aurons jamais assez bafoué l'impudence de cet accouplage [de l'homme et des

Dieux], MONT. II, <53.

— ÉTYM. Ane. franc, baffe et leffe; proveaç. et espagn. bafa; ital. beffa; tous mots signifiant raillerie, moquerie; espagn. befar, railler, befo, lèvre du cheval, befar, remuer les lèvres; anc. franc. befler, se moquer; angl. to baffle. Le radical est le même que dans babine ou babouine, c'est-à-dire bap ou baf, livre, qui se trouve dans un patois allemand, Bôppe, bouche. On comprend comment remuer les lèvres a pu prendre le sens de se moquer.

BÂFRE (bâ-fr'), s. f. Repas abondant. Mot populaire.

t BÂFRÉE (bâ-frée), *. f. Partie de plaisir où l'on bâfre. Il y a bâfrée céans. Populaire.

— HIST. xiv s. Couppe le cuir [du cerf] par derrière les oreilles, en allant au travers, en laissant grans bauffrées [pièces] du cuir pendant, Modus, f" XXI, verso. || xv* s. Le suppliant dit que si on faisoit son devoir, on bailleroit à icellui Julien une baufrée au long des joues, du cange, buffa.

— ÉTYM. Voy. BÂFRER.

BÂFRER (bâ-fré) , v.n. Manger gloutonnement et avec excès. Populaire. || Il se conjugue avec l'auxiliaire ofotV.

— HIST. XVI" s. Il feut conclud que ils les bauffreroient sans rien y perdre, rab. Gar. i, 4. On [au] dyable l'ung qui se feignoyt; c'esloyt triumphe de les voir bauffrer, id. Pant. ii, 26.

— ÉTYM. Berry, baufrcr; piémont, bafrè. Diez le rattache à baie, citant le picard bafe, gourmand, et baflier, baveur; dérivation qui reste douteuse. On trouve dans l'ancien français baufrée, avec le sens de pièce et avec celui de soufflet ; ce qui porte à croire que bâfre ou bou/'re signifie les joues et, par extension, joue pendante , pièce; d'où viendrait M- /reravec le sens qu'il a : de la sorte il se rattacherait au radical baf ou bat), lèvres (voy. bafouer). 11 y a aussi dans le dictionnaire de Thomas , publié par Maï , t. vm, p. 71 : bafer, grosaus, turgidus, ventriculosus ;&o{i l'on tirerait sans peine le verbe baferare, s'emplir la panse. Mais rien n'est certain.

BÂFREUR (biVfreur), s. m. Celui qui mange avec excès et gloutonnerie. Populaire.

— ÉTYM. Bâfrer; Berry, baufreur.

BAGACE (ba-ga-s"), s. f. Voy. bagasse.

BAGAGE (ba-ga-j'), *. m. \\ 1° Objets empaquetés,

nécessaires à ceux qui sont en voyage ou à la guerre. Voyageur sans bagage. Le général marchant sans bagages. Le soldat après la perte de tous ses bagages. Le soldat en désordre imprudemment s'engage Tant à brûler le camp qu'à piller le bagage, mairet, Sophon. Il, 4. Son bagage est bientôt fait; il emporte ses bras et s'en va, j. j. rouss. Ém. m. \\ Fig. Le bagage de cet auteur n'est pas lourd, il a peu écrit. Il Familièrement. Plier, trousser bagage, décamper, s'en aller. Elle trousse bagage, et faisant la gentille, Régnier, Sat. xiii. Après la figure que nous avons faite, plier bagage comme des croquants, HAMiLT. Gramm. 2. 11 faut plier bagage, mol. Mis. IV, 4. Il PHer bagage signifieaussimourir. || 2° En termes de guert-e, armes et bagage, les armes et les équipages de la troupe. La garnison capitula et obtint de sortir avec armes et bagage.

— HIST. XVI' s. Il fit plier bagage à ses troupes, ilém. sur du G. ch. 5. La capitulation s'estoit faitte avec vie et bague sauve, et mal gardée, pourceque les soldats eschapperent, et pillèrent le bagage maugré les chefs, d'aub. Hist. i, 335. I^ capitulation sefist aussi tost à bagues sauves, enseigne desploiée, et la mèche allumée, sept jours do terme pour ploier bagage, id. ib. ii, B9. Nos troupes sont à cette heure toutes troublées et difformées par la confusion du bagage et des valets qui ne peuvent esloigner leurs maistres à cause de leurs armes, mont. Il, 93.

— ÉTYM. Bagues, s. f. plur. paquets; bourguig. bagaige; maçonnais, bogage; provenç. bagatge; espagn. bagage; portiig. bagagem.

BAGARRE (ba-ga-r'), s.f. Tumulte, grand bruit, encombrement, violent désordre. Il a péri dans la bagarre.

— ÉTYM. Origine obscure. On a proposé : l'espagnol baraja , confusion , dispute ; l'anc. baut-allem. bdQa, combat; l'irland. bagair, menacer, terrifier, bagar, menace; génev. un bagar; wallon, gabare (par inversion). Certains font bagarre masculin : il s'est trouvé dans le bifgar; c'est une faute, et, comme on voit, un provinciiilisme.

«. BAGASSE (ba-ga-s') , s. /. || i° Cauue passée au

moulin et dont on a extrait le sucre. || 2* Tiges de la plante qui fournit l'indigo quand on les retire de la cuve après la fermentation.

— ÉTYM. Espagn. bagazo, marc.

2. BAG.\SSE (ba-ga-s'), s.f. Femme de mauvaise vie. Vieux. On n'entend que ces mots, chienne, louve , bagasse , mol. l'Étour. y , < 4.Bagasse, ouvrirastu? RÉGNIER, Sat. XI.

— HIST. xm« s. C'est cil [amour] qui les amans justise. Et qui abat l'orgueil des gens. Et si fait des seigneurs sergens, Et des dames refait baiesses [servantes], la Uose, 875. Sire, serjant, baiasse ou dame , ib. iU20. Tel haiasse [servante] ne tel mcschine, du cange, baila. Il n'ont baesse [servante] ne serjent [serviteur], ruteb. <28. Mais de tes joies, dame chiere [la sainte Vierge] , Ne lairoie que ne contasse; Li saluz, ce fu la première; Dame, lors t'apelas baasse , id. ii , ( 6. 1 1 xiv" s. Marguerite fut traictie par devers nous pour la bateure Adeline, jadis béasse de la dite Marguerite, nu cange, beassa. Il XV* s. IceUe basse ou chamberiere du dit prestre, iD. audibilis. jj xvi' s. Tant qu'elle estimeroit que l'on voulus! donner l'honneur dont elle se verroit privée, à cette bagasse de Gabrielle, sull^, Mém. 1. 1, p. 636, dans Lacurne.

— ÉTYM. Provenç. baguassa; espagn. bagasa; ital. bagascia; portug. bagaxa. On indique pour étymologie un mot arabe bdger, honteux, oubogi, prostituée; un mot celtique, kymri, bâches, femelle; le bas-latin baga, paquet, avec la terminaison acca : mauvais paquet. L'origine reste douteuse.

BAGATELLE (ba-ga-tè-1'), s. f. || 1° Objet de peu de prix ou inutile. Je lui redevais une bagatelle. Mille francs, une bagatelle pour un homme aussi riche. Il ne lui manque aucune de ces curieuses bagatelles que l'on porte sur soi, autant pour la vanité que pour l'usage, la bruy. 2. Tu n'as pas eu le courage de donner la moindre bagatelle à ta maltresse, HAMILT. Gramm. <(. || 2° Chose frivole, sans importance. Il se fâcha pour une bagatelle. Dire des bagatelles. S'amuser à des bagatelles. X quelles bagatelles ai-je perdutoutmon temps! Ce qu'elle vous veut dire estunebagatelle,coRN. Agés, ii, 7. Voilà le fait ! c'est une bagatelle, rf.gnard. Fol. amour. Prologue. Vous lirez cela quand vous n'aurez rien à faire du tout, quand votre ftme aura besoin de bagatelles ; car point de plaisir sans besoin, volt. Lett. Mme du Deffant, ta oct. <7B9. || 3° Absolument, la bagatelle, les frivolités agréables qui occupent le monde. Jusque-là qu'en votre entretien La bagatelle a part; le monde n'en croit rien, la font. Fab. x, i. Ce n'est pas que souvent on ne connaisse la bagatelle et le néant de tout cela [le monde et ses engagements], bouhd. Pensées, 1. 1, p. 224. Il ne faudrait que quelque réflexion; mais l'enchantement delà bagatelle dissipe tellement nos pensées que nous oublions sans cesse le seul bien digne de notre souvenir, ID. ib. t. l, p. 37. Un homme qui n'a de l'esprit que dans une certaine médiocrité, est sérieux et tout d'une pièce; il ne rit point, il ne badine jamais; il ne tire aucun fruit de la bagatelle, la BBUY. H. Je suis fort aise que ce petit traité me présente l'occasion d'obliger les femmes à mépriser la bagatelle pour s'attacher aux choses les plus belles et les plus utiles, marg. buffet, Observ. p. <74. Il S'amusera la bagatelle, s'occuper de choses futiles et sans intérêt. C'est une politique sûre de laisser le peuple savourer la bagatelle, la bruy. <o. || Elliptiquement, et comme expression de dédain. Bagalelle que tout cela. || 4° Composition légère. Lisez cette bagatelle; elle est d'un homme d'esprit. Il 5» Amourette, galanterie. On ne peut rien faire de ce jeune homme ; il n'aime que la bagatelle. Je ne croirai jamais qu'elles s'oiïensent de ce qu'on quitte un peu la bagatelle, hamilt. Gramm. 4. Maman dirait : craignez les bagatelles I Le diable est fin, tremblez, Suzon, bérang. Cartes. || Ne pas s'amuser à la bagatelle, pousser les choses plus loin que la simple galanterie. Pour moi, madame, je ne m'amuse point à la bagatelle, baron. Fausse prude, II, 4. Les choses étaient entre elle et le duo à ne plus s'amuser à la bagatelle, hamilt. Gramm. 8. Il Proverbe. Ce sont les bagatelles de la porte, se dit de choses sans importance et auxquelles il ne faut pas s'arrêter.

— ÉTYM. Ital. bagalella, lourde bateleur, bagatelle; espagn. bagatela; bas-latin bagata're, dire ou faire des bagatelles. Diez suppose qu'il vient, par quelque diminutif, du 'uas-lat. baga, bagues, bagage, de sorte que bagatelle signiiîerait une petite chose qu'on possède, t BAGACDES (ba-gô-d'), *. m. plui: Bandes de

révoltés, dans les Gaules, qui étaient composées surtout d'esclaves, et qui excitèrent des troubles très-sérieux sous les empereurs Dioclétien et Maximien.

— ÉTYM. Bagaudœ, Bacaudx. On n'a que des conjectures sans autorité sur l'origine ultérieure de ce mot.

\. BAGNE (ba-gn"), «. m. Lieu où sont renfermés les forçats.

— ÉTYM. Ital. bagno; espagn. bafio, que les Arabes nomment ainsi, dit Cervantes. Mais le dire de Cervantes paraît erroné, et l'on ne trouve, ni dans l'arabe, ni dans le turc, aucun mot qui se rapproche de bagne en cette signification. On dit. et cela parait vraisemblable, qu'à Constantinople II y eut un local de bains employé accidentellement à renfermer des prisonniers, et que de là vient le nom de bagne.

t 2. BAGNE (ha-gn'), s. m. Terme de jardinage. Tonneau contenant de la terre à pots tamisée.

tBAGNOLET (ba-gno-lè), ». m. Terme de marine. Prélart goudronné employé à couvrir les câbles autour des bittes, à bord des navires non pontés.

t BAGNOI.ETTE (ba-gno-lè-f), ». f. Ancienne sorte de coifl"e à l'usage des femmes.

t BAGOU (ba-gou), s. m. Bavardage où il entre de la hardiesse, de l'elfronterie, et même quelque envie de faire illusion ou de duper. Mot tout k fait populaire.

— ÉTYM. Picard, bagoul (prononcé bagoti); wallon, bajowe; norm. bagoul. L'étymologie est ba, particule dépréciative (voy. ba....), et gueule. Le wallon bajnwe est bajoue.

t BAGUAGE (ha-ga-j'), ». m. Terme de jardinage. Incision circulaire pratiquée aux branches des arbres fruitiers, de la vigne, pour arrêter la sève descendante et empêcher le fruit de couler.

— ÉTYM. Baguer 2.

BAGUE (ba-gh"), ». /'. || 1» Anneau que l'on met au doigt. En cette bague au moins reçois de mon honneur Et de ma passion un véritable gage, botr. Bélis. II, 18. J'ai rencontré un orfèvre qui, sur !e bruit que vous cherchiez queUiue beau diamant en bague.... MOL. Mar. forcé, 5. || Familièrement, c'est une bague au doigt, se dit de toute chose dont on peut tirer facilement avantage. || 2* Anneau qu'on suspend à un poteau, au bout d'une carrière où l'on court la bague. On courait souvent la bague devant leurs fenêtres, scarr. Rom. com, ii, ch. ». [11] Court le faquin, la bague, escrime des fleurets, rïgnier, Sat. v. X faire des ^ers, à courir la bague, PASC. Grand, ts. Vous faisiez [Henri III] mille grimaces, courir la bague en femme, faire des repas avec vos mignons, puis faire le dévot, fêr. XIX, 398. Il Fig.- Courir la bague, faire rapidement une excursion. Nous sommes venus courant lahaguc depuis la dlnée, sév. 34». || Jeu de bague, machine à pivot, où sont adaptés ordinairement des chevaux (le bois, sur lesquels montent les joueurs qui cherchent à enlever la bague. || 3" Anneau soudé sur le corjis d'un tuyau d'orgue. || i'Terme d'architecture. Membre de moulure qui divise horizontalement les colonnes dans leur hauteur. || 5" Terme d'horticulture. Cercle d'oeufs de papillon qui entoure ime branche d'arbre fruitier. || 6° Terme de marine. Petit cercle en fer ou en cordage servant k fixer les focs et voiles d'étai.

— HIST. XV* s. De là alla le rov à Turin, et y emprunta les bagues de madame de Savoye, et les mit en gage pour douze mille ducats, comm. vu, 6. Il XVI* s. Il passa dix jours à la bague, aux fleuretf et au jeu, d'aub. Hist. u, 2Si>. Il y fust couru eu six jours unze bagues, que plusieurs dames et demoyselles donnèrent, carl. m, <8. Les sergents lui voulans ester des bagues d'or qu'il avoit pendues aux oreilles, lui arracliereut quand et qtiand le bout de l'oreille, amyot, Mar. a.

-~ ÉTYM. Bas-lat. bacx, baecx, anneaux de chaînes; bago, fers qu'on met aux prisonniers; boja et baga imum sunt, dans les gloses de maître Ison (voy. DU CANGE, boia). Ces citations ne permettent guère de ne pas rattacher bague par ces mots au lalia fcocca, qui veut dire une baie, sorte de fruit, et, par assimilation, im anneau. On trouve aussi, dans lebas-latin, bauga et bauea, bracelet, qui vient probablement de l'allemand : goth. bauy ;island. baugr, anneau, mots auxquels il faut rattacher l'ancien français bou. bracelet : le bout de Sun braz. Hais, *2|.

t . BAGUÉ, ËE (la-^hé, ghée), part, passé de baguer 1. Une robe baguée.

t i. BAGUÉ, ÉE (ba-ghe, gnée), part, passé de baguer 2. Une branche liajîuce.

BAG

Mé MP^ déftritiiT, « <ioot U MirbM ioUfteu^ uffM uM M|itM^ bownUt.

BAOunrAOïNi (bHdM-nM'), (. ^ Il 1* Pniit du

l^ntoawliw, foÙH pUiD<! <i'<ur «t lU p«Ulw gniam, «t ni 4elala arae bruit lonqu'on U pruM. ■ ••AaMOM pMwd«i<o4tl«fhu>çiiMralt« 60(16fétto rMw •< <tn bon MMi C4Uit un ompbHjouri mim bUnc*. || f NlaUwi*.

— WST. zv* 1. ComoM peut Mti* orMno* d'bom- ■• fl lagiare, qu* teUe* UguanaudM loient prin- •M pour doctrino, ou taflot tupontilloni pour vraye riUgiooT A. cuAkTin, e£tf»raiu*, p. h*. Jcaq AUffoM à iccUa femme : ce lont toute* beguenaudiequatuBebtUlM,DO camok, (oyorotinui. || zvfs. iDtn ke Mywei da ooette poetiu, il y en eut une qno l'on «ppdoit baguoDmude, qui lembloit avoir eetA de propoi délibéré Introduite en deipit de U vreyepoMie, fasooik*, Beehtrchtt, Uv.vu, p.nt*. Nota qno les Picardj dieot que lei begucnaudea aool couppUts (ticti à la vouleoté, conlenaïui cerlaine quantité de tyllabet lans ntme ni raison, ^a- Ml, Art de la rhéloriqu», lit. u, p. i», verio.

— KTYM. UHgine iaconnue. On ne aait mémo pas li U bagutnauiU, fruit, adonné le nom à la bagiu- MMd«, niaiserie , ou si c'est l'inverse. On serait pourtant tenté de le décomposeren6a0u«-tiaud« (sans pouvoir davantage l'expliquer) à cause du parailé- Uimo poaiible avec chiquenaude (chiquenaude).

BAfiCSHADDER (ba-gue-n6-dé), c. n. S'amuser k des choses vaines et frivoles. Ton goût est de baguenauder en amour, hamilt. Gramm. *. Je m'en vais musant et baguenaudant jusqu'à Naples, p. l. C001I. UU. U, <i. Il II se conjugue avec l'auxiliaire flootr.

— HIST. zv* S. Par quoy je conclus que mieulz vault nwtre mestier et est plus convenable, que d'aler baguenauder à la court et regarder qui a les plus belle* pointes, les plus gros bourrelets.... J. os BUKlL, le Joutencel, ^ <«, rect". || xvi* s. Oiogenes qui baguenaudoit k part soy roulant son tonneau, HOilT. I, S7B.

— ETYM. Baguenaude.

i BAGVENADUKBIE (ba-ghe-nd-de-rie), S. f. AotioQ de baguenauder, niaiserie.

— BIST. XVI* *. Me suis trouvé aveo de* damoi- «elle* qui se lavoient la gor^e des baguenauderies au* leur avoient ramage leurs courtisans, Contes M caoutau. f" iio, twr.o.

— tTVH. Ba;u«iuiud«r.

I. BAGUi':NAUDIER(ba-ghe-né-dié),J.m.Arbrisleau d'ornement fort commua en Kurope {coluka arborttcem, L.). Les feuilles, purg;ilives, portent le nom de séné d'Kurope, faux séné, séné vésiculeux.

— ËTYN. Baguenaude.

S. BAGUBNAUDIER (ba-ghe-né-dlé),s. m. ||l*Celui qui iMguenaudo. ||t* Jeu composé d'un certain nombre d'anneaux, qu'il faut enfiler et désenliler suivant un certain ordre

— HIST. XVI* s. Quelque* rêveries qu'apportent ici ou Im philosophes ou ces baguenaudiers, nous avons oela, que rien ne peut porter l'image de Dieu sinon l'esprit, comme de fait Dieu est esprit, calvw, »7.

— ÉTTH. Ba^iimouder.

«. BAGUER (ba-ghé), e. a. Terme de tailleur. Arranger et coudre k grands points les doublures d'un habit, d'une robe, etc.

— 8TN. La différence entre baguer et bAtir est que, quand on a bagué, la* grands points restent, et que , quand on a Mti , on enleva cas grand* points qui n'étaient que provisoires.

— HIST. XV* s. Edouard flst troussar at baguer tout «on bagage, »ah ob tmtes, Chron. 4t75. Noua gaignaioas noatra aacnt, car icelle femme est bian baguée, et créez qu'elle a desrobé oui que ce aoit, 00 CAKoi, baga. Kt Dieu sait s'elia partit, bien baguée [nippée], LOUIS xi, Nouv.ulvu. ||xvt*s. .... Navrent les uns et les aulcuns tuèrent, Les autres prins Ijerent et baguèrent, i. mahot, v, sa. .... Pour voir amener le Dinrnoi.i prisonnier en triomphe, Ué et bagué [enchaîné] , Sot. Minxp. ».«a.

•- Kmt. Baguer, an termes de tailleur, signi8e iaWra,aUaebar,aiaatdaaeau fond l'ancien baguer, ■ar, attaabar. la espagnol, baga, corde pour aiuebar na ebarga sur une bôta de somme, de même raatna qM kaf»* (tov. baoois).

I I. BAOOn (ba-tbé) ,v.a. Tema d'borticullui*. laiaverM aasea* diécorce k naa bnoohfa.

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