‹ Dictionnaire de la langue française (volume 4)Chapitre 236 sur 504 · B.\II · texte numérisé non relu

B.\II

t 1. BAGIi^Jl (ba-ghé), a. •. Tanna da marine. Fixer, insuller, piaoar das bagua* où la besoin U requiert

— RTm. Bague.

BAGUES (ba-gb"), «. />. plMT. Bagage. Usité «eument en cette phrase : sortir viaat bagua* sauvea, «ortir d'une plaee da guerre eo aamrant «es baguas, c'est-k-dire avec permisaion d'amportar sur soi tout ce qu'on peut || l>1g. Sortir, revenir bagues sauves; se tirer heureusement d'un danKcr, d'une difficulté.

— HIST. XV* s. Le roy m'envoya parler k ceulx qui ostoient dedans Monoidler, lesquelz s'en allèrent leurs bagues saulvas, et laissèrent U place, cumm. IV, *.... Or je Vous laissa gantelet ' rar au surplus je n'ay plus bague De '. pusM defrendre, V!LU>N, Arch.dtBagn. \\ ivi- s. i^uulx de dedans lors baguas «aulvas crient, j. mahot, v, yl. Harcou sou!'—! -'— -( ''•'■■ «rosses bragues, Mais ores v imoyset bague*,

iD.v,i»a. Ht!..,: .i - .1 alliezde prendra

plus to*t les bagueset despouiUes des Perses, que les Perses mesmes, amyot, Ctmon, «t. Gylippusleureii- Toya dénoncer par un herault, qu'il leur permettoit de s'en pouvoir aller vies et bagues sauve* hors de la Sicile, ID. Niciae, th.

— BTYM. Uourguig. baiguu; wallon, baguei, bardes; provenç. ba;ua;espagn. et ital. baga; baslat baga; du celtique : gaélique et tri. baq; kymri, baidi; bas-breton, beat^h, paqtiat, charge.

BAGUETTE (ba-ghè-f), ». f. \\ 1* Sorte de petit bktoo mince et llexiblu. || Dans quelques pays, ceiw tains oriiclen portaient une baguette quand ils étaient eo fonction ; de Ik flgurémeut, le sens d'autorité donné k baguette. Se laisser mener k la baguette, se montrer soumis k une volonté impérieuse. Harlay, le premier président, menait ce grand corps [le parlement] k la baguette, st-.siii. 48, tn. Le man]uis d'Kfrtat gouvernait Monsieur, la cour et souvent ses affaires k baguettes, m. 337, 15. Il 1* Baguette magique, baguette que portaient les fées, les magiciens. Lk j'ai la baguette des fées, X faire le bien je me plais, bésamo. P«(tl eoin. De sa baguette un ou deux coups Donnaient félicité parfaite, id. PttiU fée. || Kig. Cela s'éuit fait avec un coup de baguette, stv. 76. Le coup de baguette fait «irtir dn terre tout ce qu'il veut, id. i77. ||t*Bagueii > ire, baguette tournante, ba-

guette de r II tourne entre les mains de

certaines gi-ii> , i ' n posée donner la faculté

de reconnaître !• les trésors cachés, le*

assassins, etc. ||4 :..„-... .^:. de tambour, les deux petits bétons avec lesquels on bat la caisse. || 6* Baguette de fUsil, de pistolet, baguette qui sert k presser la charge dans le canon. On le [Candide] fait tourner k droite, k gauche, hausser la baguette.... VOLT. Cand. a. ||6* S. f. plur. Supplice militaire qui consiste à frapper avec une baguette. Passer -un soldat par les baguettes. || 7* Terme d'architecture. Petite moulure ronde, en forme de baguette. Il 8* Dansiez lalioraloire.4, tige de verre pour remuer ou mélanger des substances, jj 9* Teclinologio. Morceau de bois pour aplnnir 1..! mirs, ou sur lequel on 1m fait égoulter. || d; Icicr ,

du chandelier. Il Lingotd'or ou d'à:.; > .i une

certaine grossnur par la filière. || 10* Terme de marine. Mktereau placé en arriére de* bas mets. Il 11* Terme de chassa. Sorte de bkion dont le fauconnicrse servait pour faire partir la perdrix de.'» buissons et tenir les chiens en crainte. || 11* Nom des grandes tulipes de Flandre, qui leur vient de leur force et do leur hauteur.

— HIST. XVI* s. Elles commandent k bagactto. et refntntent les régents et l'eschole, hont. ni, ssi. Vous commandaraz comme 11 vous plaira et k la baguette si vous voulez; mais icy.... cabl. m, to. Du tas de gens glorieux, résolus, afliroiatifs, qui veulent régenter le monde et le mener k la baguette, cBA*«o:<, Sagtae, n, S.

— £TTM. De l'ital. bateheita, baguette, gaula, da baeckio, bktoo, gaule, qui vient du latin bocttltM, béton.

tBAGUKUk (ba^haur), «. as. Instrameal propre k baguer.

— CTTM. Baguer a.

BAGUIKR (ba-ghié), t. m. Petit coffra pour aa^■ rer les bagues. Gens tout nourris de natteriaa Soot un bijou qui n'entra pas Dans son baguiar da pierreries, VOLT. Ép. LVU.

— RTYM. Bague.

BAH! (I>k), intrrj. ffamil. Qui exprima tui étonaawant mêlé da doute, ou un sentiment d'iaaeu* danaa. ata.

BAHUT (batt;la I na aa lia pas, du atein* daaa k

BAI

eoavanaiioa), s. m. || f Grand eo0k« garni da cuir, et dont le eouvartlee»! Mgkwmant boàibé. Un bahut 1 Huche. I.a vieiUa fouilleau bahut (prand le ' ro!*T. Faucon. || Meuble aneian an fanoe Il .iniiiiire. || I* Ladanuère aaaiia d'un mur 4a parapet da pont ou da quai qui a*t taillé en baknl, e'aatk-dire bombé. lit* Oanaua jardin, bombaaaMtf'iiM allée ou d'une plata-faanda.

— HIST. xur *. Kl on* «iaaa baBa Odst «aaHa dus [ducs]. Son corps défendant, fatratiet, 4dit.n- BiNAL, II, tia. Il XV* a. Premiaramaot il [Hue le Dé- (lonaierj fut trainé lur un bahut k trompes at k trompette* par toute lavilladeHefford.raota*. i,i,s*. Il zvi* S. lA peau e*t anvoiéa au ooroieur, pour, ac> coustréa, servir k (kira da* grand* eriblaa pottr nal' tuier les bleds, ou k couvrir daa coffra* k banu, o. sa

— CTTM. Géoar. bohi*; prorenç. bouc; atpags. bMit; portng. éoMl, boM; ilaL boiiJe. Cas fomas sont trop divarganla* pour qu'on putsaa délaminer une étymologia pLausibla. tHas ramarqua qna, ai l'on uvait que oa mot appartient en propre k Taipagnol, on pourrait croire qu'il vient de 6<i;uUf , porteur, en admettant touteCoisque l'accent aurait passade ba turju. On fera atiantion que, taodi* qu'en eapagnol,aapipTeotalatanitaLan,baiiaal Boooayllabique, ca qt(i la représenta dan* la (rançai* at le portugais est diasyllaniqua. O'aprks Palsgtava, p. <t, i'k était aspiréa.

BAUUTIER (ba-u-tié), s. as. Ouvrier qui fait des bahuts, das coffres, des malle*. || Locution proverbiale. Faire comme la* babutiars, taire plus <ie bruit que de besogne.

— ETYM. Bahut.

BAI, BAIE (bé, bé), »ij. D'un rouga bnm, as pariant des chevaux. Je fis trois charges sur mon excellentcourtaut bai brun, st-sim. **, lit. || Variétés: bai fauve, bai clair, bai cerise, bai foncé, bai cbftiain, bai marron, liai brun. Ouand on nonmiaoas variétés, on les emploie, par ellipte, en adjectif invariable : des chevaux bai clair, bai foitcé. Oa emploie aussi le nom de ces variétés, comma «ubsiantiJ masculin : le bai clair.

— UisT.zn* s. Li quens Emaus broicbe la dastriar bai, Raoul de Cawib. iU. || zin* s. [Ils] Oreut Bertc montée sur un palefroy Im, Berle, vu. || xvi* s. Les uns la figurent [la liconie] noire, les autraade faay obscur, PABt, Licorne, i.

— fiTYM. Provenç. bat; espagn. bayo; ItaL baio; bas-lat. (lottu, 6aoiu, bagiut, Oaiardut (d'où le nom duct^'Iibre liayard, cheval de Itenaud, fiUd'AifflOO), du latin bodtiM.

< . BAIE (bé) , «. f. Peut golfe dont l'antréa art rassereée.

— fiTTM. Egfiagn. bahia; itaL baia; angL ioy; du bas-latin boia, port (portum telereiabniulandie mercibu* tXKobant baiat , dit Isidore). Mais6a;ii^r ne peut donner bâta. On a indiqué pour étymologic baie, porte, parce que la baie est une ouvarinre dans une cèle, et l'irlandais bddh ou bdgk, petit golfe; mais baie, porte (voy. bote 3), ayant uniadical ('odo, et le celtique bddk ou bdgh ne sont pas coociliables avec le baia d'Isidore; k une époque ainii reculée que le vi* nécle, la consonne aurait élé conservée, et le mot eût été bada ou baga. On a indiqué aussi la ville de fioyonjw, dont la nom se décomposerait en deux mots basques, bata,port, et ona, bon ; mais ceci est un cercle hypothétique où Bayonne expliqua baie, at baie explique Boyofiii*. 11 ne faut pas sortir du domaine latin : il y avait Ba/t qui , signifiant un lieu agréable sur la cela da Campanie, avait fini par prendra la «an* daiooi Ua« maritime agréable ; de Ù le sens roaaan de bas*, i^i est un refuge pour les marins. Une particulanté vient k l'appui : le latin disait bair, en deux syllabes avec l'accent sur ba; d'od l'italien baia et le français baie; le grec disait ^u en uois sytUbas, avec l'accent sur l'i, d'où tue double «coanteatiou qui s'est conservée dans l'espagnol bak<a.

1. BAIE (bé), f. f. Il 1* Terme da maçonaarir. Ouverture qu'on pratique dans un mtir ou daaa ou assemblage da charpente pour faire uaa porta, an« fenêtre. j| t* S^nea qai reata k paver daa* «m

—BIST, xn* s. Et par l'uis dont cuida clora aale baéa Est la vaie dasclosa, et Tira Deu maitréa, Vt. U pxart. i i».

— ETYM. Boyer, être onvart (V07 aana); féaav. bai'dc. micmlicc, bfde, intcrvalla.

». BAIK (K), t. f. Tromperie, m|aliCoalJOB. La muse Qui me repatt de baia aa aaafatM païaa.iaiapi, acomn. Sol zv. Mon atpnL^ Qai ëaaa aaa oaprioaaa'égaiaEt sauvant aa donne la baia, is.Cf.iu.

BAI

BAI

BAI

J'ai donné cette baie à bien d'autres qn',"! vous, CORN, le Ment, ni, 6. On leur fait admirer les baies qu'on leur donne, m. i6. i, 6. Le sort a bien donné la baie à mon espoir, mol. l'Étnur. il, ts.

— HIST. XIII' s. Dame, gardez vous de la bée [attente inutile]. Qui en maint lieu par la contrée S'arest et fait la pent muser, Lai du conseil. Par tel bée, par tel désir [elle] Passe tant vespre et tant matin, Que sa biauté va à déclin, t&. || xv* s. Messeigneurs, pardonnez-moi que je tous ai fait payer la baie [mystification], louis xi, Nuuv. lxxxi. Il XVI' s. Ils font contenance d'avoir la teste pleine de plusieurs belles choses ; mais à faulte d'éloquence ne les pouvoir mettre en évidence, c'est une baye, MONT. I, <88. 11 tint ce dernier avis encores pour une baie, d'aub. flist. n, 6).

— ÉTYM. B({yer (voy. ce mot), parce que celui qui donne une baie, fait bayer celui qui la reçoit. Provenç. en bada, en vain; espagn. et portug. vaya; ital. baja.

4. BAIE (bê), s. /■. Terme de botanique. Fruit charnu dépourvu de noyau, et dont les graines sont placées au milieu de la pulpe : tels sont les raisins, les groseilles. On donne aussi par extension le nom de baies à des fruits dont les graines sont contenues dans des loges, tels que ceux des morelles, de la belladone, etc. On eût dit que ses joues [de Clodion] étaient peintes du vermillon de ces baies d'églantiers qui brillent au milieu des neiges, chateaub. Mari. 202. Il Dimanche des baies, un des noms donnés au dimanche des Rameaux , parce qu'on y apporte souvent des branches de laurier, garnies de leurs baies.

— HIST. xiii* s. Et se il y metoit [dans la bierre] autre chose pour efforcier, c'est à savoir baye, piment et pois résines, il l'amenderoit au roi de vint sous de Paris, Lixr. des met. 30. || xvi' s. Bague [pour baie de lierre], bab. Pant. v, 34. Un emplas- Ire de baies de laurier, paré, vi, 23. Bayes de lierre,

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