BAY
BEA
(I Terme de médecine. Chairs baveuses , chairs d'une plaie qui fournissent un liquide séro-purulent, sont molles et offrent peu do tendance à la cicatrisation. Du sang, de baveuses et livides chairs, J. j. Bouss. Prom. 7. || En ternies d'imprimerie, lettres baveuses, lettres qui manquent de netteté.
— lllsT. xiii* s. 11 devient froit et sec, baveux et roupieux, i. de meung. Test. <8). || xv* s. Estoit ung enfant de fornication, emprunté en pechiéaveucques ung bas homme, ung baveur, o. ciustelain, Chr. m, ch. 205. Il xvi* s. Les propos de tous ces beuveurs, Que vous avez, buffons, baveurs, Vous fontils frenaliqueî... marot, iv, -fos. Les baveurs hmaçons, YvER, p. 653. La chair qui s'engendre sur l'os carieux est baveuse, paré, viii, 22.
— P.TYM. Bot'pr;Berry, bavoux.
BAVOCHÊ, ÉE (ba-vo-ché, chée), adj. Terme de
gravure et d'imprimerie. Qui n'est pas net, en parlant des contours, des caractères. || S. m. Terme de peinture. Contour d'un tableau qui n'est pas couché nettement.
— ÉTYM. Forme fréquentative de baver.
BAVOCHER (ba-vo-ché) , D. n. || 1° Terme de gravure et d'imprimerie. Imprimer d'une manière peu nette. || 2° Terme de dorure. Présenter l'aspect que donnent les taches produites par le jaune coulant sur le blanc qui doit recevoir l'or.
— tJ^ti. Bavoché ; norm. havoquer, filer mal. BAVOCHURE (ba-vo-chu-r'), i. f. Défaut de ce
qui est bavoché. Les graveurs à l'eau forte sont obligés d'ébarber les bavochures avec le burin.
— ÉTYM. Bavocher.
BAVOIS (ba-voî) ou BAVODER (ba-vou-é) , s. m. Terme de féodalité. Feuille de compte oii était contenue l'évaluation des droits de seigneuriage, suivant le prix courant.
— ÉTYM. On trouve dans Du Cange baviardus, bauviarduf! , espèce de monnaie.
t BA VOLER (ba-vo-lé), v. n. Terme de fauconnerie. Voler bas, voltiger, en parlant de la perdrix.
— ÉTYM. Cas et voler.
BWOLET (ba-vo-lè), s. m. Il 1° Coiffure villageoise. Laissez-moi mon bavolet, avec mon teint fleuri , je vous laisserai vos cent ans avec la mort qui vous talonne, fén. xix, 4. || 2° Morceau d'étoffe ou ruban qui orne un chapeau de femme par derrière. Il 3° On disait dans le xvii" siècle, voilà une jolie bavolette, un joli bavolet, pour dire, voilà une jolie fille. Même sitôt qu'un valet, Une cale [une grisette coiffée d'une cale] , un bavolet Montrait au doigt ce grand homme, Son cœur s'épanouissait, Lucain travesti, p. 73.
— ÉTYM. Dans le patois de la Meuse , on dit un bagnolet; mais il faut remarquer que le bagnolet (voy. ce mot) était une ancienne coiffure. II est possible que bavolet se rattache à bavoler, qui veut dire voltiger.
BAVURE (ba-vu-r"), s. f. Trace laissée par les joints des pièces d'un moule sur les objets moulés.
— ÉTYM. Baver.
BAYADEUE (ba-ia-dê-r'), s. f. Femme indienne dont la profession est de danser devant les temples ou pagodes. Viens, nous verrons danser les jeunes bayadères, v. Huoo, Bail. <B.
— ÉTYM. Portug. bailadeira, danseuse, de baile, danse, bal (voy. bal).
BAYART ou BAÏART (ba-iar), s. m. Sorte de bard, de civière, qui est principalement en usage dans les ports.
— HIST. xvi* s. Les unes seront portées dedans des vaisseaux de terre, les autres sur certains engins faits en forme de boyards ou brouettes, palissy, 73.
— ÉTYM. Autre forme de bard (voy ce mot).
t BAYAtJDIEK (ba-iô-dié), t. m. Voy. bajoyeh.
BAYER (ba-ié. U faut se garder de le confondre avec bâiller, dont il se distingue par l'a bref et par l'absence des II mouillées; plusieurs prononcent béié, ce qui vaudrait mieux), je baye, tu bayes, il baye ou il baie, nous bayons, vous bayez, ils bayent ou ils baient; je bayais, nous bayions, vous bayiez, ils bayaient; je bayai; je bayerai, baierai ou balrai; je bayerais, baierais ou baîrais; baye, bayez; que je baye, que nous bayions, que vou.» bayiez, qu'ils bayent; que je bayasse; bayant; bayé, v. n. Il 1° Tenir la bouche ouverte en regardant quelque ciiose. Je voulus aller dans la rue pour bayer comme les autres, sév. 20. Il trouva sous sa main le comte de la Tour parmi une foule d'officiers qui étaient venus bayer là et faire leur cour à M. de Vaudemont, st-sim. 346, 49. || Fig. et familièrement. Bayer aux corneilles, regarder en l'air niaisement. Allons, vous, vous rêvez, et bayez aux corneilles, HOL. Xart. I, 4. Il 2° Fig. Désirer quelque
chose avec une grande avidité. Vanité.... Qui baye après un bien qui sottement lui plaît, Régnier, Sat.y. Ce verbe vieillit en ce sens. || Il se conjugue avec l'auxiliaire avoir.
— REM. Il serait à désirer que la prononciation de ce verbe fût bé-ieret non ba-ier, tant à cause de l'analogie avec payer et de l'ancienne orthographe et prononciation béer, que pour le distinguer de bâiller. Ces deux verbes en effet ont été souvent confondus, et le sont encore. La Fontaine a dit : C'est l'image de ceux qui bâillent aux chimères, Fabl. u, <3; et : Le nouveau roi bâille après la finance; Lui-même y court pour n'être pas trompé , id. ib. VI, 0. Les éditions données par la Fontaine luimême ont baailler (c'est-à-dire bâiller); mais c'est une faute de sa part (faute qui prouve qu'il prononçait ba-ier et non bé-ier), et que des éditeurs subséquents ont corrigée avec raison. On lit de môme dans St-Simon : Les tables sans nombre et à tous les moments servies; jusqu'aux bâilleurs les plus inconnus, tout était invité, retenu, 60, 2. Lisez bayeurs, et voy. ce mot.
— HIST. xn* s. Mont [je] voi baïe celle gent d'orlenois, Rone. p. 137. Pinabel ont saisi, qui gist goule baée, ib. p. <96. Et du douz lieu où mes cuers tent et bée, Couci, xvn. N'est pas amours dont on se peut mouvoir. Ne cil amis qui en nule manière La
[l'amour] bée à décevoir, ib. xviu Fins cuers
qui bet à haute honeur. Ne se pourroit de tel chose destendre, 16. xxiv. || xiii* s. Et que c'est pour noient que rois Flores i bée, Berte, lxviu. [Une ourse] qui vers lui s'en venoit courant gueule baée, ib. xlvi. Pour qui ferai mais ne chançon ne chant. Quant je ne bé à nule amour ateindre? anonyme dans Couci. Qui honeur cace [chasse, poursuit], honeur ataint; Et ki à peu bée à peu vient, Bl. et Jehan, 2. Endementieres que Brun [l'ours] bée, Renart a les coins empoingniez Et à grant peine descoigniez, lien. 10304. Mais qu'il ne puissent aparçoivre Que vous les beés à deçoivre, la Rose, 7456. Vers le bouton tant me treoit Mes cuers, que ailiers ne beoit, ib. «736. Et quant il sera resaizis, li sires pot propozer contre li ce qu'il bée à demander, en la présence de ses pers, beaum. 47. Je ne me bée pas à combatre pour voslre querele, id. vi, te. Or [elle] a quanques demandé a. Or a ce à qu'ele bea. Or a ele sa volonté, ROTEB. II, *S5. Sire de Joinville, foi que doi vous, je ne bée mie si tost à partir de ci, joinv. 304. Il XV* s. Et si tost après diner ils revenoient devant son hostel, et beoient en la rue, jusques à donc qu'il vouloit aller aval la rue, froiss. i, i, 65. Et quant je voy que créature humaine À repentir n'a bien faire ne bée, e. descii. Souffr. du peuple. Et quant ce fut fait, il dit que les Turcs avoyent euxmesmes fait une partie de ce qu'il beoit à faire, Bouciq. i, ch. 32. Nous avons beau coucher en raye, L'oreille au vent, la gueule baye, villon, Malle paye et Baillevent. Elle s'avança de venir beyer et regarder par les crevances des fenestres, louis xi, Nouv. c. Il XVI" s. Ores des dieux les autelz elle adore, Et de présents chacun jour les honore; Ores béant aux poitrines sanglantes. Regarde au fond des entrailles saillantes, dubel. ix, 8, recto. Tu ne verras béer les portes grandes De la maison espouvantable à veoir, Si paravant tu n'as fait ton devoir, ID. IX, 41 , verso. Car c'est de là que vient la fine marchandise. Qu'en béant on admire, et que si hault on prise, id. 83, verso. Aller béant aprez les choses futures, mont. 1, h. Qui ne bée point aprez la faveur des princes, id. iv, <65. Nous ne voulons pour conseillers et médecins ceux de Lorraine, qui de long-temps béent après notre mort, Sat.Mén. p. ^^^. U acculoyt ses souliers, baisloyt souvent aux mousches , RAB. Car. 1 , tt. Les gentilz hommes de Beauce desjeunent de baisler, et s'en trouvent fort bien, m. ib. 1, t«. On trouvoit les bestes par les champs , mortes la gueule baye , id. l'ant. u , 2. Ressemblans aux petits oysellets qui ne peuvent encore voler, et qui baillent toujours attendans la becquée d'autruy et voulans que l'on leur baille ja tout masché et tout prest, amvot, Comment il faut ouir, 28.
— ÉTYM. Picard, béer et beyer; Berry , baier et é-bader, ouvrir, élargir; wallon , bawi; namurois, bout, bâiller et bayer; rouchi, bâter, être étonné; provenç. badar; ital. badare. Êtymologie incertaine. Le bas-breton badci, être dans l'étonnement , est sans doute emprunté au roman. L'ancien irlandais b(itt/i,^ot, imbécile, et l'ancien haut allemand beitôn, muser, tarder, n'ont pas le sens primitif de bayer, qni est être béant. Diez propose comme conjecture une onomatopée, 60, exprimant l'ouvertiue de la bouche, avec un suffixe itare : ba-itare.
BAYEUS, EUSE (ba-ieur, ieû-z'; quelques-uni prononcent bô-ieur, bè-ieuse; voy. bayer), t. m. et f. Celui, celle qui baye, qui regarde en bayint. La maréchale de Villars y alla [aux Invalides] pour le voir [Pierre I"] comme bayeuse; il sut que c'était elle, et il lui fit beaucoup d'honnêtetés, st-sim. 4«7, 442. Les gradins les plus proches du trfine étaient pour les dames de la cour, les autres pour les hommes et pour les bayeuses, m. 383, 4 73.
— ÉTYM. Bayer.
BAYONNETrE (ba-io-nè-f) , f . /'.Voy. baïonnette.
BAZAR (ba-zar), t. m. || !• Marclié public en Orient. Il Par extension, dans nos villes, lieu couvert où sont réunis des marchands tenant boutique et vendant toutes sortes de menus objets ou ustensiles. Paris a de très-beaux bazars. || 2° Fig. Grand centre où affluent les marchandises et les produits. Londres est un immense bazar. Et tous mes sens émus s'enivraient à la fois De la splendeur du jour, des murmures de l'onde. Des trésors étalés dans ce bazar du monde [Venise], delav. Harino Faliero, I, 2.
— ÉTYM. Arabe, bazar, marché.
t BDELLAIRE (bdèl-lê-r'), adj. Terme de zoologie. Oui a des ventouses.
— ÉTYM. BôéXXa, sangsue.
BDEI.LIOM (bdèl-li-om'), «. m. Gomme résine qui vient du Levant et des Indes orientales. L'or de cette terre est excellent; on y trouve le bdellium et l'onyx, VOLT. Phil. IV, 42.
— ÉTYM. Hébreu, bdolach. Genèse, 11, 4»; dans Dioscoride, i, 80, (liSeXxov, poV/4v ou pXo-/ôv ; dans Pline, xu, 19, broehon, malachum , maldacon. M. Lassen rattache ce mot au sanscrit modd/aka, qui, il est vrai, n'existe pas sous cette forme; mais on trouve maddra, qui n'en est pas très-éloigné et qui signifie un parfum encore indéterminé.
tBDELLOMÈTRE(bdèl-lo-mè-tr'), s. m. Terme de chirurgie. Instrument destiné à remplacer les sangsues pour les saignées capillaires , et qui fait connaître la quantité de sang évacué.
— ÉTYM. B8ÉX)a, sangsue, et (liTpov, mesure.
t BÊ.... particule préfixe qui est la même que 6a.... bar.... 6e*.... bis.... et qui a un sens péjoratif.
BÉANT, ANTE (bè-an , an-f), adj. || 1° Qui présente une large ouverture. Gouffre béant. D'autres veulent crier ; et leur voix défaillantes Expirent de frayeur sur leurs lèvres béantes, delille, Enéide, vi. Et les rapides dards deleurlangue brûlante S'agitent en sifllantdansleurgueule béante, id. ib.u.Là haute cheminée, Béante, illuminée, Dévore un chêne entier, V. HUGO, Ode*, V, 26. 112° Qui bée, qui regarde avec étonnement. Elles ont à leur suite une troupe béante, Régnier, Sat. m. Et les peuples béants ne purent que se taire, v. hhgo, Crép.b. || Être, demeurer bouche béante, être frappé de stupeur.
— HIST. XII' s. J'alasse à dieu grâces et merciz rendre. De ce que ainz [vous] soufrites à nul jour Que je fusse baans à voslre amour, Couci, xxiv. Il xiii* s. El [l'avaricej n'aloit pas à ce bcant Que de la borse ostat néant, la Rose, 233. S'il est une dama envoisie Qui en un pais soit mananz, Chevaliers i aura beanz, Qui ne feront fors baer, Lai du conseil.
Il xvi" s et si est la caverne Du noir Pluton
béante nuict et jour, dubell. iv, 43, verso.
— ÉTYM. Ancien participe présent de 6eer , baer ou bayer (voy. bayer).
BÉAT, ATE (bé-a, a-f), s. m. etf. || !• Homme ou femme plongée dans une grande dévotion et à qui l'entourage attribue une sorte de sainteté. Pour béate partout le peuple la renomme, Régnier , Sat. xiu. Caslel dos Rios pressa le roi d'employer so.T autorité pour faire révoquer la condamnation que la Sorbonne avait faite des livres d'une béate espagnole qui s'appelle Marie d'Agreda, st-sim. 72, 4 77. Tu cours chez ta béate à son cinquième étage, VOLT. Disc. 7. Mon doux béat très-peu me répondait. Riait beaucoup et beaucoup plus buvait, id. Âpol. du luxe. Il Béates, nom de quelques femmes portant l'habit religieux, sans être cependant cloîtrées. Il 2° Dans le langage de l'Eglise, celui, celle qui a reçu la béatification. || 8* Adj. Un ton béat, une mine béate, un ton, une mine qui exprime une dévotion outrée ou hypocrite. L'évêquo de Troyes allait passer deux jours à Paris et s'en rotouruait dans sa retraite, sans avoir paru ni rouillé, ni béat, ni déplacé, ni gâté, st-sim. 42i, »o. || 4* S. n. Terme de jeu. Celui qui, par le sort, se trouve exempt de jouer dans uue partie et de payer sa parL Nous sommes cinq pour jouer le dîner ; faisons un béat, et jouons deux contre deux. U vieillit en ce
SËIiS.
BEA
— mST. m» ». Ui p»oTt»« b«tU pww Jâcobln*, ■iiMon H minImM, kai. Ptmt. ui, *t.
fTv il« btari, rendra hcureai.
HtATii (U-t-ti-fl'ka-aion), i. f.
H !• Ttrmn •i»Ku>aiit|ue. CérémoDie «cdèalutique, daiu laqMlte b ptP«, tmMé dn eolMge dai eardiuu, déelara, aprM dM infarmaUonf)tiriillqu««. fu'uM personne de l'un oa de l'autre mio n rnî rite
r[r lee Tertui d'èire propoeée au culte reliKi''iix oi l'inTocation daa Odélea. Il t* Terme de pliyiti'|u«. Béatification iluetrigue, expérience dans lûiueUe la lumière électrique fait parattro la t(te d'un individu oomme enrironnée d'uno auréole.
— 8TH. ntATincAT- ■• •■•■ NigATio:». La béatification dilTAre de la ( i , en co (|uc la personne béatifiée eet un i.-^ruux, et la personne
canonisée un saint: ensuite, que dans la béatification le pape accorde à certaines personnes ou à un ordre rcllRioui le privilège do rendre au btatiflé un culte particulier; tandl.ique, dans la canonisation, Il prescrit pour tous les fidèles le culte qui doit être rendu au canonisé.
— ÊTYM. Matifur.
BRATIFlf:, P.K (bé-a-ti-fl-6, éo), part. pati^.Leur ennemi no jiouvait 6tro béatifié que leur cause ne fût condamnée, halz. s* dite, sur la eour.
BÊATIMER (bâ-a-ti-fi-6), jo béatifiais, nous béatifiions; que ji^ béatifie, que nous béatinions, v. a. Il 1* Rendre îiicnlioureux. Il fallait qu'il les créât, béatifl&t et Ruértt, PASC. J. C. 7. On aimerait autant Dieu, quand mémo (par supposition impossible) il ne voudrait jamais être bratiliant pour nous, rt». xvtii, 143. Il S* Kn termes dogmatiques, donner la béatification. ||3° Familièrement. Hendro heureux. Catte nouvelle l'a béatifié.
— BIST. XIV* s. Et semblablement des hommes nous beatiPtuns coulx qui sont tr&s parfects et comme divins et très bons excellemment, oresmb, Eth. is. Il xvi* s. C'est en quoy les roys ressemblent mioulx il la divinité, de pouvoir béatifier et rendre heureux tout un monde, par manière do dire, amtot, Jforaf. éptt. a. Lo ciel, qui par son influence m'a tant daigné betUrfler, CAïa. vi, 37. S'il eust pieu à sasainclaté me beaiiffier ^gratifier] d'ung remerciment, par lettre de sa main.... id. x, *6.
— tnu. Beatifitart, de bealiu, béat (voy. ce mot), et le suffixe /ifar«, faire.
B£ATlFlt.il'K (bé-a-ti-fl-k'), (u^. Oui rend bienheureux; usité seulement dans cette expression : virion liéatifique, la vue que les élus ont de Dieu dans le ciel. Le pape [Jean XXII] ayant prêché que les Mlnts ne jouiraient de la visioii béatifique qu'apr&s te jugement dernier.... volt. Mœurt, «S.
— Rtym. neatipau (voy. DeATiriEH).
Bf.ATILLKS (bé-a-ti-U'; Il mouillées, et nonbé-
a-ti-ye), t. f. plur. || 1* Les menues viandes délicates, orétes de coq, riz de veau, etc. dont on garnit les pités. Enfin Phébus, étant à souper à six pistoles pour tète chez la Coiffier, n'a pas mangé de meilleurs pfttés do béatilles que ceux dont j'ai tété tantét, Franei'on, liv. vi.p. 244. jji* Certains petits ouvrages do religieuses, comme agnus, pelotes, boites, etc.
— ETYM. Diminutif de bfatus, heureux.
nlîATITiniK (bé-a-U-tu-d'), t. f. || !• Félicité parfaite et principalement celle des élus. Ui béatitude céleste, D«s péchés véniels qui offensent Dieu à la vérité, mais ne l'irritent pu au point de nous priver de la béatitude, mo:«tkso. Utt. ptrt. 67. jl t* Kn général, bonheur. Votre raison et votre volonté, votre connaissance et votre béatitude. — Voilà un point vidé; mais votre béatitude! pasc. dans cousin. J'ai trouvé, aussi bien qu'Arislote, que la béatitude n'était pas dan* le jeu, et de fait je ne joue plus, VOIT. ùu. «es. Il S* En langage mvstique, oo donne par excellence le nom des huit béatituaes t huit perfections do vertu que Jéstis-Christ a relevées par Mi éloges, en nommant heureux ceux qui la* poe- •èdent. Il 4* Titre d'honneur qui s'est donné aiu ecclésiastiques. Votre Béatitude. Le clergé demandait la protection de Sa Béatitude [du pape] auprès du gouverneur, volt. Maurt, 41.
— HIST. XV* a. Désirant de laissier lo* choses Imsscs et tendre aux haultes béatitudes, christ, dr nsAN, Charlfi V, I, ch. U. || xvr *. CeUuy qui donne aux bons béatitude Le veult ainsi par sa grand Nctitude, 1. HAROT, V, 134. La béatitude et lo souverain bien de l'homme ne gist point en quantité d'argent, amtot. Comment lirt lt$ poil. »7. L'heur et la béatitude qui reluit en la vertu, »Qm. i, 70. No* courtisans, qui ne parlent que (to la béatitude de ceux qui prient Dieu à repwen leur maison , DU éOOOMa. Jigor. Ctmtn^trritê.
— «nu. «MMitdO. de b*tt%». Un.
BEA
BFAIJ (bé) ou BEL. Bl I.I.F. (Ul, bA-f; au pluriel Y* se lie : de beaux I.MiiiiiiLt, iliUts : d» liA z homme*; bel *• dit devant un met commençant par une voydia, mai* non pa* indifféremment; c'eit seulement devant le subeUntif auquel il est Joint : un bel homme, un bel enfant, mais non pa* : il est tv'l en tout tempe, ni : ce drap est bel et lion, 1: '-an atmn; toutefois on prononce
lioldaii , j)hr««es presque pmvprbisles: Tout
cela est l«;l ut bon, mais.... On l'a !• rnisen
prison) , ad;. ||l*Ouipl«Itparlafoii mtdes
êtres animés. 6 le liel enfant. Un beau gnr^un . r emme très-belle. Sa pudeur ta rendait encore plu* belle. I ■ ' - ; r'ir^val. Un bel arbre. Des trait* baaux et
I 1 li vu souhaiter d'être fille, et une belle 11..,;, -.^, ...i treize an» juv]u'k vingt-deux, *t, après eet Ige, de devenir un homme, laubot. a. Un beau visage est le plus lieau de tous les spectacles, i». tb. Vous vieillirez, 0 ma belle maîtresse. Vous vieillirez et je ne serai plus, bSrano. La bonn* ririiUi. O n'est pas le moyen de plaire k ses i i Que de priver du jour ce qu'elle aime le v
Cinna, III, * Le lierre Oui eroh beau Il^
l'.-irbre il se tient bien serré. Et ne profita po
CM est séparé, MOL. Sffaii.1. || Il s'emploie quelija.
avec de et un nom (.ans article : il était beau d'indignation et de colère. || Le beau sexe, les femmes.
II Ma belle amie, ma belle enfant, ou simplement ma belle, expreMion affectueuse et fam*ihér« dont on se sert envers une jeun» fille ou une jeune femme. Il Familièrement, éléKant, bien vêtu. Une Ix'llo dame. Pourquoi vous faites-vous si beauT || Distingué. Le beau monde. Les gens du bol air. || Ileau fll.s, jeune élégant à mise recherchée, à manières affectées. Ce Saumery avait un cadet qui faisait le beau fils et l'homme à bonnes fortunes, st-siu. S«8, 01. Il J'Hemarquable par les proportions, en parlant deschoses.quiplattklavue, agréable. Une belle maison. Un beau théétre. Beaux jardin». Un très-beau site. Toutes les balles choses sont rares . Chacun trouve beau ce qu'il possède. Le» statues de Phidias, qui .sont ce qu'il y a de pins beau en ce genre. La plus belle saison de l'année. Rien n'est beau que le vrai, le vrai seul est aimable, tiOU..A.poét. i. ||3*0ui est en bon état, bon, nui fait bien une chose. Trèsbelle flotte. Champ de belle apparence. Belles moissons. Beau feuillage. Belle santé. Cette maison est en bel air. Un beau mangeur. Un beau danseur. Un beau di.seur. || Beau joueur, celui qui fait les plus grandes pertes au jeu, sans laisser apercevoir le chagrin qu'il éprouve, et flgurément, celui qui supjiorte galamment les diverses chance*. || Belle humeur, bonne disposition de l'ftme, gaieté. On dit, par belle humeur et dans la liberté de la conversation , de ces choses froides qu'à la vérité on donne pour telles, et que l'on ne trouve bonnes que parce qu'elles sont extrêmement mauvaises, la hrut. ft. Hier dans sa belle humeur elle entretint Valère, cohm. Hor. l, «. Que cette belle humeur soit véritable ou feinte, id. Agisil. IV, 7. Il Digne d'être écouté. De belles paroles, de belles promesses. Combien de belles et inutiles raisons à étalera celui qui est dans une grande adversité, pour essayer do le rendre tranquille! la drut. 6. Il Ironiquement, do belles paroles, de belles promesses, des paroles dites, des promesse* faites, lans qu'on veuille les faire suivre d'effets. || Un beau pinceau, un beau ciseau, un lieau burin, pour dire un bon peintre , tm bon sculpteur, un bon graveur. ||(* Pur, serein. Beau jour. Par un beau temps. Quel beau ciel! || Il fait beau temps, il fait beau, lo temps est beau. KUe se promène dès qu'il fait beau, stv. M. || Ironiquement, il fera beau temp, il fera beau quand.... c'est-à-dire à l'avenir la chose ne la passera plus de même. Il fera beau temps quand je lui confierai un secret. || Les beaux jour*, la saison chaude de l'année; et flgurément, le* bitaux Jours, la* belle* année*, le bel tga, le temps, répooue de la Jeunesse. || En terme* de marine, unniioliomer, une mer qui n'est pas agitée. Il Mourir de sa belle mort, mourirde sa mort naturelle. Il X la belle étoile, en plein air. || 6*Fig. Grand . relavé, en parlant des choses de l'esprit. Beaux poè me». Beaux génies. Belle harangue. Da tréa-ballas expressions. Il a Uissé de beaux ouvrage*. J'aime encore les beaux moroeaux de LuUi , malgré loo* le* blucks du mooda, volt. Leur. Km* du Dtffûia, a* janv. 177». || Bal esprit, genre d'esprit qol na manqua ni de distinction ni d'élégance, mai* qnl tomba facilement dans ta prétention. La rfaroufflkra, qui prétendait fort au bel esprit, s* fit apporter un porlefeuillr, scAHa. iiom. tom. il, ch. *». ||Un bal esprit, un homma dont l'asprit est orné da ooanaia- «uioaa agréaUaa. Voitura aat la pramiar qui IM ao
BEA
franoaeaqu'on ap;-'l(? un !«:1 •■«prit, volt, fyuu XI y, ierfVttini, Voilure Iv le »aiii, ltié.,!i.i!ii>-, in- 'l''» vieilli; ittiii* vuodriez-votu qoa je enta* qtw «vus êtes baissé, qu« voua n'éiaa plu* poUa ni bal aspritT LA Biinr. a. Aaeagna aat Matnalra , Région fondeur, Eacbina foulon, at Cjdia* bal aaprit, c'est sa profeasioo , id. A. Oui , allez dira qn'on peut nous voir; e'eat sans doute un bal ttftit qui a oui parier de noua, aKit. l'réc. 7. Votn raoavez beaucoup de visiteaT 0«>al bal aaprit act daa v«treaT in. tb. <o. Il II se prend aonvant an manvaiaa part. Cest un bat esprit ennuyeux : une femme bat a^rit. || Laa bdlaalettre*, la grammaire, l'éloquanoa «1 la poéaia. n y avait dea savanta à baOae-laUra* qui aa cbarchaient que la pnralé daa langnaa, rt». m, **. Il Lesbeaux-arts l'/lnnii«nea. lapowia, lapaiBlnra, la sculpture, I' , la mtsiqoa al la danse
d'expression. || t /lavé, génmnx. glorianx.
De baaux aantimanl*. lin beau caractère. Belle ftroa. Une balle naiasanee. Lea beaux tampa da notre histoire. Jugez mieux du beau feu qui brAla l'un et l'autre, coR.t. Ilodng.ui, 4. Don RodrigueetdonSsn- ' à l'envi font paraîtra La beau feu qu'en leur* irs *e* baaatéa ont (ait naître, id. Cid, i, •. u.i il mourét. Ou qu'un beau déaeapolr alors la «eeourât , id. Hor. m , s. Rome unique oljal d'un désespoir si beau, RAC. Ifiihr. lu. <. Par on beau désespoir me secourir moi-même, lo. Baj. u, *. Au nom d'une amitié si constante et ci belle, id. ISér^n.
III, 4. Conduisez ou (uivex une fureur si bdle, lo. Andr. IV, S. Mon malheur e*t parti d'une si belle causeT id. Jftthr. iv, a. Ahl que d'un *i beau sang dès longtemps altérée Rome tient maintenant la victoire assurée, id. tb. v, <. Vous ne souffriras pa* que le fil* d'une Scythe Commande au plu* beau sang de la Grèce et des Dieux, id. Phèà. i, *. Xà, si tu veux mourir, trouve une beDe mort. ooM. Cid, m, a. Je mourrai trop heureux, mourant d'un coup si beau, id. tb. ni, 4. Il est beau de mourir maître de l'univers, id. CiaiM, n, 4. S'efforce à noircir une si belle vie, id. Sieom. m, a. Ahl Seigneur, d'une si belle vie Un si faible ennemi peutil troubler la paix? rac. Ktth. ii, «. Et lieau pour vous sera faire mentir Tout ce qu'a dit da moi la médisance, cnACLiEU, d Mme de Bouition. Ou'U est beau de pénr dans ne* desseins si grandal volt. Monde Cet. u, 4. ||7* Bienséant, convenafato, bonnêto. Il est beau de.... Il serait Irèa-beau, à mon avis, de.... Le plus beau rOle est de regarder. Il y a un langage qui est beau pour les vieillards. Trouvéevous que cela soit beauTCela n'est pas beau. Dn'aat pas beau que vous ayez pris sa place. ||S* Heuranx, favorable. Un très-beau succès. Un tad emploL Avoir de belles protections. Etre en belle pasaa. Un beau commencement. L'occasion est belle, il U faut embrasser, bac. Plaid, v, «. S^gneur, l'occasion ne [leut être plu* belle, oo*H. tlieom. u, *. Cependant puis()u'enfin l'apparenre est li belle , n». tb.
IV, a. La paix à qui nos f- ce beau succès, m. Hor. l, 4. Pour n. :iiasant sons le poids des années, Ne dois plus espérer de tidlM destinées, botou, Plindon, m, a. Et ti ton entiepriaea quelques beaux effets, Nous te rcccnnaltroos par da plus grands bienfaits, maib. Jfort d'AtdtMb. a, 4. Hélas j'ai cru C' - '' : lus beau de ma vie, voit. BruAu.ni, ». I ijui «oooombe ao poid* de
se* années Peut .. : ..r id vos belle* dMtiaéeaT
ID. Zaire, m, a. || t* Cnw, graitd, oontidérable, précieux. De belle* pommea. Dna belle qttaaiitAd'or. Une belle somme d'argent. Balle Ibrtime. Belle provision de livres. Ces eooquCtas aéraient déjà d'aasaa beaux prix de la victoire. Tr>s-b«ua présenta. B^laa promesses. Vous nous avez fait une Mlle peur. One belle et lionne fluxion do poitrine. Mais beaux et bons sangliers, daims et cerfs bons et beaux, LAVOirr. Fabi. Il, i»- U vous en rapportera un l>cau nombre, PASC. Prot. *. || FamitièremenL II y a beau temp* qu'il est parti, il y a longtemps qu'il e*t parti. Ij Dan* un «en* ironiqtie. Rénondat, bean débnaaar de» mauvaiae* causes. 0 la bean gfadral I Moo bal
' la belle victoire qtie vous lanportexl La ■«, la bette affaire si...l Me voilà dan* un bel cui! Arrangé de la belle manière. Le bel appui que j'ai làl Belle demande! Aussi on an a fait beau brait en Flandra, paie Prve. i*. Si taut-il voir ai cette belle philoaopble.... La belle chose de crier à un iMMnoe.... pa«c. danaootaai. La raina laaaaanda [laa Battras daa teqallaa], la* appelle de bellaa fna
ÇDur a'opposar à la volaatl da i«i, am, o, 4o«. otts voua laisea etprta al flM laisaat parler par bat la maiioa, ira~ D. Juam, m, i. Pendant ce baan diaoours Seigneur lovf étoangh labawlanani wlila, La PiMT. ftM, mi, 47. Qaud teM la monde est des-
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eendu dans la rue, il s'y fait un bel "embarras, mon- TESQ. Lett. pers. 24. || Familièrement. Vous avez fait un beau coup, c'est-à-dire, vous avez fait une maladresse, une action blâmable. || En faire de belles, en dire, en conter de belles, faire, dire des sottises, des extravagances. {| De belle sorte, ironiquement, de la bonne manière, sans ménagement. .... Que si la colère une fois me transporte. Je vous ferai chanter hélas de belle sorte, mol. Sgan.*. Nous les avons menés de la belle manière , p. L. cour. I, 2<8. Il On lui en fera voir de belles, on le malmènera. Dansle même sens, il verra beaujeu. ||10°0uelquefois beau est redondant. Un beau jour il pourra, jerespÈre....Abeaux deniers comptants. Au beau milieu de la rue. Crier comme un beau diable. Le cheval le déchira à belles dents. Le chat et le renard comme beaux petits saints S'en allaient en pèlerinage, LA FONT. Fab. IX, n. Au beau premier lapidaire, m.ib. I, 20. Que sa chatte en un beau matin, ID. ib.u, ts. Il Fig. Déchirera belles dents, médire. Il 11° Il fait beau, suivi d'un infinitif, il est agréable de. Qu'il fera beau chanter tant d'illustres merveilles I hac. Poésies, 2. jj Ironiquement, il fait beau, on serait mal reçu à.... Il serait étrange.... Il ferait beau alléguer l'opinion publique à Mademoiselle dePisseleu, p. L. cour, ii, 391. Ilmeferait beau voir aller à la fontaine des fées, pebrault , 23. Il nous ferait beau voir attachés face à face, mol. Amph. i, 4. 11 ferait beau voir une province entière se disperser dans les forêts, mdeh. Pens. phil. 6. || 12° Terme de jeu. Donner beaujeu à quelqu'un, lui donner des cartes maltresses; et figurément, donner à quelqu'un les moyens de réussir contre nous. Avoir beau jeu , avoir les cartes maltresses; et figurément, avoir l'occasion favorable. Cela lui fait beau jeu, cela lui donne un grand avantage. || Faire un beau coup, avoir un coup heureux. Fig. || Un beau coup de bourse, un grand gain. || Au jeu de paume, donner beau, jouer la balle de manière qu'elle soit facile à prendre. Donner beau sur les deux toits, envoyer la balle à son adversaire de manière à ce qu'elle porte sur les deux toits, ce qui la rend aisée à prendre. || Fig. et familièrement. Donner beau ou la donner belle à quelqu'un, fournira quelqu'un une occasion favorable. Pour lui donner plus beau, elle ne cessait de le railler, hamilt. Gramm. *o. Kous convînmes [Bezons et moi] que, s'il [le duo d'Orléans] nous le donnait beau dans la conversation à l'un de nous deux, celui qui trouverait jour le saisirait pour pousser l'ouverture, st-sim. 25<, <07. || Ironiquement. La donner belle à quelqu'un, se moquer de lui. Cet inconnu, dit-il, nous la vient donner belle D'insulter ainsi notre ami, la font. Fables, xu, 2. Pinuccio nous fallait donner belle, id. Berc. Il La bailler belle à quelqu'un, lui en faire accroire. On m'en baille, en discours, de belles, Régnier, Éplt. ni. Il L'avoir beau ou l'avoir belle, avoir l'occasion favorable. Mme de Nemours fut desservie auprès du roi, Puysieux eut beau à la donner comme peu mesurée avec un prince du sang, st-sim. 4 29, <69. Il Au jeu du mail, mettre en beau, ajuster au milieu pour franchir la passe. || 13° L'échapper belle, échapper à un grand péril. Nous l'avons en dormant, madame, échappé belle, uoh. Femmes sav. iv, 3. Je viens de l'échapper bien belle, je vous jure, m. Éc. des /■. iv,6. Il La manquer belle, perdre une bonne occasion. Le galant indigné delà manquer si belle, LA FONT. Fiancée. || 14° Avoir beau, faire inutilement. lia beau se remuer, il ne réussira pas, c'est-à-dire bien qu'il se remue, il ne réussira pas. La mort a des rigueurs à nulle autre pareilles. On a beau la prier, malh. à duPérier. On a beau la défendre, on a beau le prier, corn. liod. i, 6. J'ai beau faire et beau dire afin do l'irriter, m. IJéiacl. v, 2. Je suis reine, seigneur, et Rome a beau tonner, Elle ni votre roi n'ont rien àm'ordonner, m. Nicom. i,*. Crois que dorénavant Chimène a beau parler. Je ne l'écoute plus, m. Cid, Vf, 3. Et mes feux dans mon âme ont beau s'en mutiner.... ID. Rodog. iv, 4. Ils ont beau se cacher; l'amour le plus discret Laisse par quelque marque échaoper son secret, m. Baj. m, 8. Ses vœux depuis quatre ans ont beau l'importuner, m. Brit. ii, 2. J'ai beau pleurer, sa mort est résolue, m. Andr. m, 6. On a beau avoir des troupes, Boss. Hist. iii, 3. Vous avez beau dire et beau faire, sév. 4. On a beau étudier les hommes, FÉN. Tél.iai. Ce fait [l'Iliade renfermée dans l'alphabet] étant supposé, un homme qui voudra trouver de l'art dans l'Iliade, raisonnera très-mal; il aura beau admirer l'harmonie des vers, la justesse et la magnificence des expressions, iD.£a:ist.74.Nous avons l«au leur annoncer qu'on meurt comme on a vécu, uass Car. Mort. Vous avez beau faire montre d'une
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vaine intrépidité,iD.Cor^me,^«fdence. Les prophètes avaientbeau alors leur reprocher leurs injustices, ro. Car. Culte. \\ 1B° En termes <rescrime, avoir les armes belles, faire bien des armes et avec grâce. Il 16° En termes de manège, ce cheval porte beau, il porte bien la tête. || 17° S. m. Ce qui est beau, le beau côté d'une chose. Le beau est rare. Où est le beau dans un monceau d'or? Le beau de cette victoire c'est.... Quand on achète, il faut prendre du beau. Lorsqu'on en est maître une fois, il n'y a plus rien à souhaiter, tout le beau de la passion est fini, mol. Festin, i, 2. Pendant qu'il [le roi de Suède] rassemble de nouvelles forces, Dieu tonne du plus haut des cieux ; le redouté capitaine tombe au plus beau de sa vie, et la Pologne est délivrée, boss. Anne de Gonz. Il Tout ce qui élève l'âme en lui faisant éprouver un sentiment de plaisir. Le beau idéaL Vous y cherchiez le vrai, vous y goûtiez le beau, volt. Loi nat. C'est ce beau universel [de Platon] qui enlève le corps et qui fait oublier toute beauté particulière , fén. xvtii, 323. Il En beau, en donnant plus de beauté, et figurément, sous un favorable aspect. Peindre quelqu'un, quelque chose en beau. Je mets dans son portrait un peudeGl^nanen beau, sév. 576. || Au beau, en parlant du temps, à un état serein. Le baromètre est au beau. Le beau fixe auquel le baromètre se tient depuis quelques jours. Faites un soupir ou un sourire, et dit* que le temps est au beau, p. l. cour. I, GO. Il S. m. Un beau, un homme recherché dans sa toilette et dirigeant la mode. || Familièiement. Faire le beau, la belle, se pavaner. || S. f. Une belle , une
femme qui ade la beauté le fécond pinceau qui,
sûr dans ses regards. Retrouve un seul visage en cent belles épars, a. chén.3. |1 Une belle, une maltresse. Il attendait sa belle. || 18° Elliptiquement. Belle, avec un substantif féminin sous-eiUendu. Prendre sa belle, saisir l'occasion. Attendre sa belle, attendre une occasion favorable. M. Talon avait conclu en plein contre M. de Luxembourg; ce fut aussi où il arrêta son affaire; et à son érection nouvelle il attendit sa belle, ST-SIM. <7,49B. Il Terme de jeu. Jouer la belle, se dit de deux joueurs qui, ayant gagné chacun une partie, en jouent une troisième pour décider finalement du gain ou de la perte. || De plus belle, en augmentant. Le seigneur fait frapper de plus belle, la font. Paysan. La main qu'on lui serrait de plus belle à cette déclaration, hamilt. Gramm. *. Bien le connais, ce dieu sans foi ni loi. Qui de plus belle, et sans savoir pourquoi. Veut prendre encor chez moi son domicile, chaul. à Mme D.\\En conter de belles sur, raconter des choses peu honorables, peu favorables sur quelqu'un. On m'en a conté de belles sur son peu de probité, hamilt. Gramm. 9. || W'Toutbeau, loc. adv. Doucement, modérez-vous. Tout beau, ne les pleurez pas tous, corn. Hor. m, 6. Tout beau, ma passion, deviens un peu moins forte, in. Cmna, I, 2. Tout beau, Pauline, il entend vos paroles, m. Poly. IV, 3. Tout beau : que votre haine en son sang assouvie N'aille point à sa gloire, il suffit de sa vie, m. Pomp. m, 2. Tout beau, Flaminius, je n'y suis pas encore, m. Nicom. vi, 4 11 faut sans discourir Que tu meures. — Tout beau! Mon àme pour mourir N'est pas en bon état, mol. Dép. m, 7. Tout beau, dira quelqu'un, vous entrez en furie, BOlL. Sat. i. Il Tout beau, qui dans la languede Corneiileappartenaitau style le plus élevé, n'est plus aujourd'hui que du style familier. || Tout beau, tout beau! expression dont on se sert pour modérer les mouvements d'un chien. Ces chiens à qui l'on dit tout beau, sév. 499. Il Bel et bien, bel et beau, bien et beau, loc. adv. Tout à fait, entièrement. Il le fit bel et bien. Dis-lui bien et beau [clairement] que.... mol. Dép. i, 6. Il Proverbes. A beau jeu beau retour, rendre la pareille. Il Ce que vous me proposez est beau et bon, mais je n'en ferai rian, se dit à une personne dont on ne goûte pas les propositions. || Il a le commandement beau, c'est-à-dire il ordonne des choses impossibles, ou peu importe ce qu'il commande, on n'en tientcompte. |1 Voilà unbeauvenez-y-voir, se ditpour rabaisser une chose trop vantée. || La belle plume fait le bel oiseau, c'est-à-dire les beaux liabits donnent de la bonne mine.
— REM. 1. La locution avoir beau pour dire faire inutilement, peut s'expliquer ainsi : avoir beau, c'est toujours avoir beau champ, beau temps, belle occasion; avoir beau faire , c'est proprement avoir tout favorable pour faire. Voilà le sens ancien et naturel. Mais par une ironie facile à comprendre, avoir beau a pris le sens d'avoir le champ libre, de pouvoir faire ce qu'on voudra, et, par suite, de se perdre en vains efforts. Vousaveî beau dire, c'est, primitivement, il est bien à vous de dire; puis.vous pouvez dire, on tous permet de dire, mais cela ne
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servira à rien. || 2. MoUère a écrit : Nous l'avon» échappé belle, et c'est ainsi qu'on écrit maintenant; mais ce n'en est pas moins une irrégularité, et, dansle xvi* siècle, on écrivait : il l'a échappé* belle.
— SYN. BEAU, JOLI. Le joli n'est qu'un diminutif du beau; il n'en a ni la grandeur, ni la régularité, ni la généralité, ni l'idéal. La chaîne des Pyrénées vue du haut du pic du Midi est un beau spectacle; un joli paysage est quelque chose de bien plus restreint. Un vieillard peut avoir une belle tète; mail il n'a jamais un joli visage ; une femme jolie peut n'être pas belle. Enfin le joli n'a point un type idéal de perfection auquel les lettres et les arts cherchent à se conformer.
— HiST. X' s. Bel avret [elle avait] corps, bellezour anima, Eulal.
— xi's. Que nous perdons claire Espagne la bele, Ch. de Roi. iv. Bels fut livespres, etli soleils fut clair, ib. XI. Bel sire reis , je vous ai servit tant, ib. Lxvii. Ancui [nous] aurons un eschec [butin] bel et gent, ib. Lxxxix. Quand Charles veit si bêles contenances [de ses guerriers], ib. ccxiv. Je vous durrai [donnerai] moillers gentes et bêles, ib. ccxlvu.
— XII* s. Li solaus luit, si fu et bel et. cler, Ronc. p. 32. Biaus douz amis, de moi aiez pitié, ift. p. 92. D'or est la boucle, et belle à esgarder, t&. p. <25. Bele suer Aude, ne vous esmaiez mie, ib. p. <74. Mais à dame de valor Bele et bone et acesmée [parée] , Couci, i. Moult m'a amors atournée Douce peine et biau labor, «6. i. Et je la [madame) proi [prie] sans biau respons avoir, t6. ix. Au mont [au monde] n'a [il n'y a] voir [vraiment] si cruel traïson Qu'un bel semblant et courage félon, tb. a. Bele dame me prie de chanter, ib, x. Je ne me sai tenir ne conforter De vous, biaus cuers, servir entièrement, ib. X. Carquant je me repourpens Comme ele est bele à veoir,ift. xii. Et sachez bien, se biauz servirs ne ment [trompe]. Que tous les biens qu'on peut avoir d'aimer. Aura mes cuers qui adès s'i atlent, tb. XIII. Mais moult m'est bel qu'à son vouloir [il] me maine, tb. xiv. De ses biauz ieuz [elle] me vint sans desfiance Ferir au cuer, que n'i ot autre effort, tb. xvi. Biauz sireDiex, comment pourrai avoir Vraie merci?... tb. xvu. Et quant mi mal [mes maux] lui sont bel et plaisant, tb. xx. Il est biaus ot je suis gente; Quant l'uns à l'autre atalente. Pour quoi nous as despartis? Dame de Faiele ilans Couci. Sa mère entra, si s'assiet devant li [elle]; Bel 11 pria : fille, prenez mari. Romancero, p. 73. La mère vit son enfant angoissons; Trop bel lui dit: fille, rehaitiez-vous, tb. p. "4. Ce fu à Pentecoste que il fait bel et cler, Sax. xiii. Helissant [ils] enmenerent, la bele au cors legier, tb. xvi. Quant li cuens les i sut, moult lui fu bel et bon, ib. xxii. Si bel leur a li cuens la parole taillie,[que] N'[y] a baron en la court qui de rien l'en desdie [dédise] , ib. xxxii. Nis [même] pur les mues bestes [pour la chasse des bêtes] faitilmult grief justise, Les beaus hummes desfaire, melre maintàjuise [jugement], Th. le mart. i 52.
— xiii' s. Et por ce enveia li quens et Henris ses frères de lor nés [navires] chargies de dras et de viandes et autres belles choses, villeh.xix. Quant la saison du douz temps s'asseûre, Que biaus estez se rasraine [rassérène] et esclaire, Lors [je] chanterai.... EUST. LE PEINTRE dans Cowci,p. <25. Biaus très dousfils, fait-elle, comment osas penser? Berte, ni. Par un jour si très bel qu'il ne pleut ni ne vente, tb. x. Belle, ce dist li rois, laissez ce deuil ester, ib. xvii. En la bele forest où ert [était] maint haut sapin, t'b.LV. EtBlanchefleursleuraleur bel salut rendu , tb. lxxix. Bel et courtoisement [il] a le roi salué, tb. Lxvii. Je vos aporte bones noveles; Je quit [pense] que moult vos seront bêles, Ren. 968. Si vi ung songe en mon dormant. Qui moût fut biax, et moult me plot, la Rose, 27. Vers une rivière m'adresce, Quej'oiprèsd'ilecques bruire; Car ne me soi aiUors déduire Plus bel que sur celé rivière, ib. 107. Mais face dire ses paroles le plus biau et le plus corteisement qu'il pora, Àss. deJér. 46. On ne li pot biau veer [empêcher] qu'il ne fcist se [sa] volonté et cortoisie à son père de ce qui sien estoit, beaum. xxxiv, 49. Et des autres conditions qui sunt entre les autres sers estranges, nous noz en avons biau taire, paroeque nostre livre si est des coustumes de Biavoisis, m. xlv, 3*. Et porca qu'il peust le pueple garantir contre les enviex, et les malvès justicier, regardèrent cii qui estoient li plus bel, plus fort et plus sage, et lor douèrent seignorie sor eus, ID. XLV, 33. Tu iei Hester qui s'umelie. Tu iez Judit qui biau se oere [sépare], RUTBB. n, t. Onques [homme] »i bel armé ne vi jje
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M Tif], mur. IM. r«l au» p«tlf «nran* à qnl Jt Mi iMitt* PliM gu'w porrw Mtraogei, m qu'u fr*tm mmoê; Je im al Janqu* et bien «t b«l mainte^ ma, f. M MSOHO. Tett. Si>.
jn* (, Et aiinl nulle punloion ne defTcnce ne beau parier on penuuion ne te* pourroil n'traire de mal faire, oaaai», Eth. 72. Par mon chiofl Ont Il duc*, Tolcl eboie faÀe ; U Tilaio* nom on a une beUa donnée, Oui nous a fait tenir et regarder la b««, Gueicl. <«•&.
— rr*«. Nous noui en avon* beau [noui feroni bian] taire et (oufTrir, velà le* frores au duc de Oloeeatre qui bien y |)ourTolront, nioui<i.tii, iv, <i. Il le* rappalaa (ses gea»] au plus livl qu'il pust, id. I, I, •?, Et leur fit grâce pourtant que *i bel et *i Taillamment iU l'estoient tonus et dosfendu» contre leur* ennemis, id. i, i, ms. Kt le gentil homme qui pris m'avoit estoit tràs bel homme, in. m, iv, 41. Volontiers au matin, quand il eatoit leT6, mais que il fit bel, (Yvain de Galle*] t'en vanoit devant le chastel, m. ii, ii, 30. Et leur montra adooc tant de belles raison* qu'ils s'en «oulTrirent [ils s'en cont'ntèreni], m. i, i, 411. Si passa le roi son mautalent adono au plus beau qu'il put, id. i, i, S'J*. Et le lendemain au matin, les dits Angloi* ordonnèrent leurs batailles, •t passèrent à beau pié la dite rivière, al. chabt. Unt. lit Cluirlti VIL... en iiofii de Dieu tu U baille* Belle I de qui appellea-tuT Mir. de SU-Gtn*v. X recommencer de plu* belle. J'en voy jà les ailjoumement* Oue font, vers vieulx et jeunes gens, Amours «t Ia*al$on nouvelle, en. d'orl. Itond. Ktpourcusie cause allèrent à Pontoiso les dicts ducs do Berry et de Dourgongne, et y eut articles faicta beaux et bons, lesquels pleurent à toutes les parties, juv. dks ORSINS, Charlrt VI, m». Les Oois esloicnt trois frores, flisdo Thomas le Goisquicstolt boucher, bel homme, et en son estât lion marchand, lu.tb. Mil. Je vous l'ay appellée ma dame, Kt devoye diro demoiselle, LÀ où j'ay failly par mon ame; Pourquoy el'la me bailla belle, coouill. Umonnloguedu l'uitt. Et (le roi] eust eu beau se retirer en Franco, sans péril, si n'eussent esté ses longs séjours sans propos, coMM. VIII, t. Ufut U laisaé toute la belle nuit, LOUIS XI, JVou«. zxvii. n autoit bel attendre, id. ib. Si l'avisa bon jacobin do venir voir sa dame et qu'à l'aventure il pourroitcstre si heureux que de la trouver en belle, id. ib. xlvi. Quand il vit que par beau no par laid [priftre* ni menaces] il ne la pouvoit ester de sa roauvaistié , lo. ib. Lxzxir.
— XVI* s. 8e* niocesseurs voyans qu'ils n'y gagnoicr.t rien, se déportèrent bien et beau de ceate obstination, caltin, Inilil. 90». Mais dessus tout, qu'il fit beau voir Le royarmé, aecompaigné de princesl J. iiAROT,v, 39. Or estCassan bastv dessus ung hault. Et au beau pvé est la rivière d'Ado, lo. v, «o. ....Aubeau travers [àtraTers],n>.T, 443. oi vousfacteurs (poètes] , parlant beau comme ung ange , b'bonneuret loz donnez un million Auroy I.oys, id. T, 43t. De plus belle, m. v, 46t. De plus beau {m£mescns], ID. V, t»t. Homme faulx, et bel enlaogaig6 Vault pis que Tiulx es mains d'un enraigé, id. v, 4(4. On a beau dire : une colombe &<t noire, harot, ii, te. Belle en qui gistma mort ou mon secours, m. i, 3t3. X belles dents, MONT. I, il. Cette belle (ironiquement] sentence, id. i, 14. Eschylus a beau se tenir à.... ID. I, 74. Tu a* beau faire, douleurl si ne diray je pas que tu soi* mal, id. i, soi. Tant que l'eniiemy est on pied, c'est à recommencer de plus belle, iD. I, 3t4. Vrayement Proiagoras nous en contoit de belles.... id. ii, si 4. Il « bel aller à pied, qui mené «on cheval par la bride, ro. in,S87. Il est bol à reoir (évident] que d'orea en là ce leur est plus l.inguir que vivre, la sotni, s». Et, pour ce qu'en ce nom le beau est accouplé avecque* le bon, le premier que je voyois beau et bien formé, je m'approchois de luy, id. *t3. Il fait beau voir les haliilinmenis tous sépares... . cela est beau k l'œil, id. 4 7H. Ce beau tiltre de l>el et Bon qu'on t'a donné , ID. so7.Voyla beau coude, oe dit quelqu'un. Bel estil vrayement, dit elle, coals non pas pour demeurer en voue, u>. I9S. Amoices de bonne espérance et de belles paroles, amtdt, Tiwtol. **. IU employèrent leur loisir k un trîy* bel et trè* digne exploit, m. ib. 13. Il *'en alla en tel equlppage, dansant Jusque* au b<-au milieu de l'assemblée du p^iiplt, m. Pffrrhus, 17. Il feit imaginer à se* compagnon», queo'cstoit belle couardise qui luy faisoit
Î^vIm'** P"!'"* '*• '"• "'*'<". '•• "a empoignoionl k belles main* les Imurdons des Parthaa, ID. Cra»fj**.' *.*■ J:** «orheaux recommencèrent k crier arntn 4M fkm belle, id. Pkœ. 4i. paulinus ne vou- "» PM, NBOMIraiit qu'U falloit aller tout beau, «t
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M •• trtnfllar DM trop, ny aller chaudement, ro. Othoh, 4 t. Et dM lors raeommeoça plu* beau que devant k sifner, dm m. Conttt. cxv. Notre curé la bailla belle Aux huguenots de la nochelle, n'ioa. Fan, II, S. La rOTne d'HniiKrio a beau [beau jeu pour) faire oe qu il luy plaint , puisqu'on luy en donne lo loisir , carloix, iv, m. De ce que, par m faveur. Ils l'avolent, non pas li belle, maia *i mortelle et sanglante, escnappée, casiou, vu, 4. X quoy le roy l'eicbappa belle; car l'harquebuside.... BRANT. lauf%oy. Quand tou* lerex bien Vieille, au «oir k la chandelle. Assise auprka du feu, devisant et filant. Direz, chantant ibm *ers, en vous esmervelUant : Ronsard ma eelebroit du temps que j'estois belle, roksard.
— eTYM. Ilerry, biau; bressan, bal; picard, hiau et bitl; provcnç. bel; calai, bell; espâgn. et \U\. betlo; de brlluM. B'zo, au xvi* *. dit qu'on prononce bto, un « fermé s'entendant avec o et no faisant qu'un son, et il recorr: ' '• no pas prononcer bi'au comme fontle^ ' Dans l'ancien français, au nominatif slngu^^: , , — uu haut, au régime bel; au nominatif pluriel bel, ot au rJKimo bell ou bout. C'est du régime singulii^r qu* nous est restée la forme bel.
t BF.AUC£a.NT (bO-*é-an) et mieux BAI'ÇANT (bA-san), t. m. Nom de l'étendard desTemnIiers.
— msT. XVI' s. Un grand bauccnt [étemlard] vermeil, qui sera au boust du mast en enseigne nuit et jour.... Cinq liauccns batiis k or pour les trois grans nefs le roy et pour deux galées, dd canoë, baucent.
— tvmi. Provcnç. baïuan. Bataan en provençal et en ancien français signifiait un cheval balinn, c'e5t-à-<Iiro un cheval noir ayant des marques blanches au pied ; et on effet l'f-tendard des Templiers était mi-parll de noir et de blano, ce qui lui avait fait attribuer le nom du boltan. On voit donc que la vraie orthographe et prononciation est bauçant ; beaucMnl est une fausse assimilation comme si le mot était beau-séant, qui sied bien. On trouve, il est vrai, dans des textes anciens, rorthographe baucennt, mais, comme alors la cédille manquait, l'e n'est là que pour indiquer la prononciation du c.
tBF.Ai;-CIIASSECR (bfi-cha-seur), t. m. Chien qui crie bien dans la voie, et qui marche toujours la queue en l'air.
BEAUCOUP (bA-k(>u;lep peut se lier, et II se lie toujours dans le parler soutenu, devant une voyelle : beaucoup endisetitdii bien, M-cou-p en disent dit bien),».
m. pris toujourssansarticle. Il l-I'rn|ir(T- • '
coup, c'est-k-dire une belle quantité, ou belle chose, un grand nombre, l'ii' d'avoir mérité son estime. Celui coup. Homme qui sait beaucoup. I répandu. Beaucoup de gens. 11 a l>t;aucoup d'aulurlté sur moi. Joindre beaucoup d'honneur k bien peu do rudesse, coRN.iVicoin. ii, 4. C'était beaucoup pour moi, ce n'était rien pour vous, rac. Wril. iv, l. On lui promit beaucoup, c'est tout ce que j'ai su, id. Esth. II, s. Il comptait pour beaucoup de l'avoir auprès de lui , RAUiLT. Gramm. t. N'eût [II] voulu pour beaucoup en être soulagé, la font. Fab. i, 4. Toutes vos lettres me font plaisir et lieaucoup, mais non pas toutes autant que la derniéie, p. L. OOtnu Letî. 1, 40. Il C'est beaucoup, c'est faire beaucoup, se dit quelquefois par ironie, pour & (leilia, k grand' peine. Cest beaucoup qu'il dnigiie vous parler. C'est beaucoup *'il vous regarde. C'est faire lieaucoup que de réussir k lui pLiire. || A beaucoup prés,
int lieauci • pr&s,
i: ,.. une grande ., avec
une »: icc; en plus si la phrase est aftlr-
mativ'v < si elle est négative. Il n'est pas,k
beaucoup prAi, aussi riche qu'on le dit. Je suis son aîné, k beaucoup pr^. jf Oa beaucoup, en quantité notable. Son dernier élatdeviendrade beaucoup pire que le premier, mass. Incontl. jj II s en (.lui de beaucoup otprime une différence de quan: ' s'en faut de beaucoup que vous ne m'ayez pa\ ce que vous me devez. Le pays n'est pas peii) « .■ proportion de son étendue , il s'en faut de beaucoup , VOLT. Ilist. de Rus$. 1, 1. Il II s'en (kut beaucoup, exprime une difTt^rence de qualité. Il s'en faut beaucoup qu'il loit auni *age que son fn^re. Il <pn faut beaucoup que cctbt étoile *olt aussi ! 'iutre.
Il s'en fallait beaucoup, avant Pierr jucla
Russie fûtausiii puisMmte. volt. fft>' '.■,*•
L'auteur n'est pas l'ami du comte : i faut
beaucoup, ii>. S. d* £o«i> XIV, ch. -•« n " <'ii faut beaucoup que ixm oommer^nts nou« donnent l'idée de Mtta vertu dont non pùrUnt nos mlnionnalrt*;
BRA
on peut Im MiMuUet sur
danni, MOirmo. Fn •"
4|ue Don Garcia s
ALT.RR, édit. de Uni
tre eux. Beaucoup en oui
connue, volt. Ùenr. cb.
beaucoup. Séparer le peu d'av(;clebuucoup,iwTLa,
IHcl. hiit. Chryê. Ann.O. ||4*Pn>ade«r6uû«aml.
Grandement, i: ' it paa beaucoup. Je t'aime
beaucoup. Je • ^ beaucoup k l'étude. Cbe.
min Ix-aucoup |m'i^ i.i<.>i-'. J 'aimerais beauooup mieus.
Je vous suis beaucoup obligé, MOU Powt. m, *.
Leur savoir k la France est beauooup nteeasaire,
a. F. sac. IV, 3.
— Rt:M 1. I.'ii^aga IM permet guère qu'on Joigne point & ' "t c'est pécher que de dire : Je n'en ai i lup; dite* : j» n'<'n ai pas beaucoup. Il 2. lltaucoup omploy/- ■ loit être le sujet du veibe : tieauc :ii.
Ou ' ' ' ■ ' " ' 'Qitiv (ie en t.Onand b<'<iu..>~f> n^ J.,,... •' '» n>*t apr^ l'adjectif, il r ;' il eit l>e.iuco!in ti'u • -l pi 4. Vmucr,-. ■■■ le subie: il a beaucoup d'i , il fait beaucoup (le fautes, >A iioîi oej laulc. lis. OMMCOHp, d'appas sa formation, est un subMantif emploiré
comme nom do qunr* ■' ■■'\ il est sujet deverne
ou complément, p a que les nom* qui
puissent remplir co'.'. — .:,et employéoofflma
adverbe quand il modifie un verbe ou un adjectif.
— HIST. xni* s. Nos engins getoient aus leurs; et les leurs aus nostres; mes onques n'oy dire que les nostres feissent biau cop, ;oinv. ii4. || sjv* s. Et si [j'] avoie des esl>attcmens biau cop; car, «n tout le chemin, on ne faisoit que chanter et veolr damM et damoisclles, haciiadlt, p. 447. ||xv* a. Et ne luy veis jamais tant de gens en.semUek beaucoup près, COMM. u, ï. Et si luy manda que on l'a-" -'■■ trahir, et qu'il y avolt eu deux Bour^ttigi
dnnt l'un estoit pendu, et l'autre avoit rcj'- , , luy saulvast la vie, et qu'il diroit de* choses beaucop, BibJ d«f Chartes, 4« sfri'', t u, p. tee. Il XVI* s. C'ert beaucoup si la f -rive une
fois en trois si»'!'»', m"?<t. i , d le peu
suffit, !■■ "».
— ÊTV ri
dés le XIII* siècle, on di^ i sens de
beaucoup, ce qui est t\u. - chose :
Le roy ot, par la paix fesant , grani • ';^>
le comte, JOiwv. loe. Et dans le i. -i
[on] estoit en conseill souvent; Grai.:
saee (cent : Lk oissiez de beaux langaf bf ' ' - '-t!».
i r (b^-kui), s. m. L'un des noms vul-
ga .irrasin.
— r:TYM. Anglais, buetteheai, blé noir.
BEAU FILS (bô-fl), f. m. Fil* de ta ;
qu'on a épousée; gendre. || .411 plmr. De* licauxfiU.
— trm.Beau, fiU. n>'au r. ■'.
fectionqui, se disant très-snu-,
ige quand on s'adres.<iait k do^ mait, belc suer, hele amie, !
s'est atlac é. dans la langue i^ de pan^nli^ par alliance. St I .
Diau fil/,, la première chose qi: , que lu mottes liin cuer en amer lii' ; t.
ru. MICHEL, p. ISS. 1,'anrienne langu" '
pour bcan-fils, marastre pour bell»-!
I^mir Iwau-p^re; mais la finale oifrr : un sens péjoratif, U l.ini:
\ chercher une n^riphra-se. • i.f u .11- l'usiKe ancien q^' '- -• '■ d'alTection, surtout entre
f liK vr-i-R M>. iT.,'. f . . i. :,. . ,.
Ve: ' iiformémani.
BKAli-FR£AK (U-fr»-r'),«. ta. Mu notre %(r\iT, ou dont on a épousé !
s(Bur. Aux noms Jadia si doux de br saur, coaR. Ifor. u, t. || Au piti' frères.
— ÈTTH. Becm, /Wf» (voy. H.o-nLtV L' tangue diaait sorory* ou strorf*, d« torvntu.
BEA
t BEAU-PARTIU (bô-par-tir), s. m. Tornio do manège. Beau départ du cheval, sa vitesse jusqu',\ jon arrêt.
— ÉTYM. Beau et partir.
BEAU-PÈRE (bô-pê-r'), s. m. || !• Celui dont on a épousé le fils ou la fille. Est-ce ainsi que d'un gendre un beau-père est l'appui? corn. Poly. m , 3. Il i' Le second mari de noire mère. || Au plur. Des beaux-pères.
— HIST. XVI* s. Scipion, beau pore de Pompeius,
— ÉTYM. Beau, père (voy. bbau-fils). L'ancienne lanfîue disait parastre.
BEAUPRÉ (l>ô-pré), s. m. Terme de marine. KIAt placé à l'avant du navire, et couché sur l'éperon. Quoique nous n'eussions point de chaloupe dehors, je me jetai du mât de beaupré dans la mer, ciiateaub. Voy. Amer. 305. {{ Petit beaupré, le mftt qui est placé sur la hune du beaupré.
— ÉTYîtf. Angl. boicspnt, de l'allemand Bugspriet, de Bug, la prouo, proprement chose courbée, de biegen, courber, et de Spriet,pihce de bois.
t BEAUPRÉSENT (bô-pré -zan) , s. m. Variété de poire, la mêmequecelle qui est appelée aussi épargne et saint-samson.
— ÊTYil. Beau et présent.
t BEAU-REVOIR (bô-re-voir), t. m. Terme de chasse. || l'Action du limier qui, étant sur les voies, bande fort sur la tête et sur le trait. || 2° Action de voir facilement l'empreinte du pied d'un animal sur le terrain humide.
— fiTYM. Beau et revoir.
BEAUTÉ (bô-té), s. f. || i' En général qualité de ce qui est beau. La beauté idéale. Il appartient à l'esprit, c'est-à-dire à l'entendement, de juger de la beauté , parce que juger de la beauté, c'est juger de l'ordre,, de la proportion et de la justesse, boss. Conn. I, 8. Dans la solitude de Ste-Fare, où les épouses de Jésus-Christ faisaient revivre la beauté des anciens jours, ID. Anne de Gont. \\ i° En parlant des êtres animés. Un fils d'une rare beauté. Femme d'une très-grande beauté. La beauté de ce cheval, de ce chien, de cet oiseau. Combien de filles à qui une grande beauté n'a jamais servi qu'à leur faire espérer une grande fortune , la bbuy. s. L'amour naît brusquement, sans autre réflexion, par tempérament ou par faiblesse : un trait de beauté nous fixe , nous détermine , m. 4. De plus secrets et de plus invincibles charmes que ceux de la beauté, m. ib. Elle ne sera pas d'une beauté surprenante , sév. b. 0 beauté qui te fais adorer en tous lieux.... corn. Attila, m, i. Il Attraits, en parlant d'une femme. Le beau feu qu'en leurs cœurs ses beautés ont fait naître, :onN. Cid, i, 4. Mais au lieu d'offrir à ses beautés Un hymen et des vœux dignes d'être écoutés, rac. Ifithr. 1, t. C'est faire à vos beautés 'un triste sacrifice, ID. ib. III, B. Il 3° Une femme qui est belle. Parmi tant de beautés qui brigui^rent son choix, RAC. Brit. IV, 2. Rome contre les rois de tout temps, soulevée Dédaigne une beauté dans la pourpre élevée, iD. Bérén. m, l. Ciel! quel nombreux essaim d'innocentes beautés.... iD. Esth.i, f. C'est aux gens mal tournés, c'est aux amants vulgaires X brûler constamment pour des beautés sévères, MOL. mis. ui, i. Avec cette beauté que je t'avais donnée, CORN. Cinna, v, 3. Ouvre-moi ton coeur, ô ma beauté! eela fait tant de bien, chateacb. Atala, 254. Que la beauté vous charme et vous attire ; Dans ses bras coulez tous vos jours, bérang. Ife.î che».... ces jeunes beautés qu'elle efl'açait encor Croyaient voir [en la fille de Pharaon] la fille de l'onde, v. hugo , Odes, IV, 3. Heureuse la beauté que le poêle adore I LAMAHT. Méd. 1 , 3. Il 4° En parlant des choses inanimées. La beauté de ces lieux. Beauté des couleurs. L,a beauté des pâturages de la Normandie. La beauté de la nature, d'un ciel étoile. La beauté constante du temps pendant notre navigation. Des allées qui font une beauté achevée, sév. 543. Mes allées sont yropres, et mon parc est en beauté, m. 09. || 5° En parlant des choses morales. La beauté morale. La beauté de la vertu. De nos arts, de nos lois, la beauté les offense, volt. Orphel. i, t. Elevez, ô Seigneur, et mes pensées et ma voix; que je puisse représenter à cette auguste audience l'incomparable beauté d'une 9me que vous avez toujours habitée,
BOSs. Marie-Thér || Par ironie je voudrais (m'en
coûlâl-il grand'chose) Pour la beauté du fait avoir perdu ma cause, mol. Mis. i, 4.\\ 6° En parlant des choses d'esprit ou d'imagination. La beauté des oraisons funèbres de Bossuet. Beautés oratoires. Beautés de l'éloquence. Lorsque dans un poème les i)eautés prédominent. Ses ouvrages, tout pleins d'af-
DICT. DL L.A. tANGUE FRANÇAISE.
BEC
freuscs vérités, lîliucellent pourtant de sublimes beautés, boil. Art poét. ch. ii. Recueille- toi, ma lyre! et ne sors du silence Que pour vaincre en beauté les plus beaux de mes vers, wllev. Élég. liv. II. Il se peut aussi que les autres morceaux de ce Gluck ne soient pas de la même beauté, volt. lettr. Mmedu Deffant, 25 janv. <775. ||7° Beautés, au plur. Titre de certains livres composés de récits, da traits, de descriptions remarquables. Les beautés de l'histoire romaine.
— HIST. xr s. Pour sa bcltet dames lui sont amies, Ch. de Bol. lxxv. || xii* s. E la beauté des femmes se changea, Machab. i, ch. i. Toute beauté nous est amaneïe [ préparée] [en paradis], Bone. p. 174. Entre merci et biauté Sont pour moi desassemblé [la compassion et la beauté sont séparées] , Quant en vous, dame, n'ait trouvé Merci.... Coun,lv. Une beauté m'est venue devant, Qui me semont et prie que je chant [chante], ib. v. Toute biautez qui sur autre resplent Est mise en lui [elle], qu'il n'i a que mespreudre, t6. Douce dame, d'orgueil vous défendez. Ne trahissez vos biens [qualités] ne vos biautez, ib. xiv. Car sa biautez me fait tant esbahir, Que je ne sai devant lui [elle] nul langage, ib. xjx. Dame, valeur, beauté et courtoisie [il y] A tant en vous qu'on n'i fait qu'amender, ib. xxi. Avec beauté vous est bonté donnée; Si [je] me doi moult louer et cher tenir. Quant j'ai beauté et bonté enamée, vinAME DE CHAHTRKS, Romancero, p. 4 1 5. Sage [elle] fu et courtoise, bêle et bien enten(Janz; One famé
de biauté ne fut àli [elle] semblanz, Sax. v sa
femme od sei mena : Li reis pur sa beauté li toli et roba. Th. le mort. 66. Et cil depanent lor vesturcs, ki ne soi espargnent mie el deschirement de la deforienne [extérieure] bealteit , Job, 446. || xin* s. N'ert [était] famé qui à ele de graut biauté s'afiere, Berte, xii. D'une part se tient orgueilleuse, Por sa grant biauté merveilleuse, la Rose, 6i34. Biauté se puet trop poi garder; Tantost a faite sa vesprée, Com lesfloretesenlaprée,i6.83B9. ||xiv*s. C'est, dit li rois, semblance des seigneurs et des dames. Qui soubz un poure abit ont grant biauté des âmes, Girart de Bossillon, 28a3. || xv" s. Et [Hobert Salle] vous commence à escarmoucher et à faire place autour de lui, que c'estoit grand beauté de voir, FROiss. n, ii, <)4.
— ÉTYM. Berry, biauté; picard, biauté et bieuté; wallon, baité, nom de la lune; provenç. bellat, beutat ; espagn. beldat; itaL beltà; d'un mot latin qui ne se trouve pas dans nos textes, bellitatem, de bellus (voy. beau).
t BEACVOTTE (bô-vo-f), s. f. Nom vulgaire des insectes qui attaquent le blé.
t BÉBÉ (bé-bé), s. prop. m. Nain da Stanislas, roi de Pologne. |j Fig. Personne de très-petite taille, il Un petit enfant. || Une poupée représentant un petit enfant. Un bébé articulé.
— ÉTYM. Peut-être onomatopée des enfants appliquée à désigner un enfant; d'où les autres significations.
BEC (bèk), s. m. \\ 1° Enveloppe cornée recouvrant les os maxillaires chez les oiseaux, et remplaçant chez ces animaux le système dentaire. Il Terme de fauconnerie. Tenir bec au vent, se dit d'ira faucon qui résiste sans tourner la queue. || Fig. Avoir bec et ongles, avoir les moyens de se défendre et savoir en user. Le maraud a quelquefois le bec retors et la griffe tranchante, volt. Lettr. d'Argental, 4 9 octobre 1708. |{ Familièrement. Montrer à quelqu'un son bec jaune (on prononce bè-jaune), par allusion aux jeunes oiseaux, lui montrer qu'Use trompe comme un sot. Monsieur, souffrez que je lui montre son bec jaune, et le tire d'erreur, mol. Mal. imag. m, *o (voy. béjaune). || Fig. Tenir quelqu'un le bec dans l'eau, le tenir dans une attente qui ne doit rien produire. Celui.... à qui.... Ce malheureux honneur tenait le bec en l'eau, Régnier, Sat. VI. Il Passer la plume par le bec à quelqu'un, le frustrer de ses espérances. Je ne prétends pas qu'on me fasse passer la plume par le bec , mol. Fourb. m , 6. Charost certain qu'on lui voulait faire passer la plume par le bec, st-sim. 3I2, 36. Locution tirée de la pratique qui consiste à passer à travers les deux orifices du bec de l'oie une plume qui, se présentant de travers , lorsque l'oiseau veut passer par quelque haie, suffit pour l'arrêter à cause de la douleur que cela lui cause. || Bec à bec, en tête-à-tête. Je le voyais [le P. TellierJ bec à bec entre deux bougies, n'y ayant du tout que la largeur de la table entre deux, ST-SIM. 360, H5. || 2° La parole, la langue, le babil. || Avoir bon bec, parler avec vivacité, et une certaine malice. M. de Duras ne craignait personne et avait te *>^o aussi bon aue Rose,
BEC
ST-SIM. S6,l<2. 1) N'avoir que du bec, n'avoir que du babil. Il Sa prendre de bec, se disputer. Le grand prieur y présidait [à un chapitre), la bailli de Conflans se prit de bec avec lui, 8t-sii(. c2t, 68. J'en reviens Jjujours k vous dire qu'il ne Jaut jamais se prendre de bec avec la canaille, p. i. coub. Itlt. I, 38!. I Etre pris par le bec, être convaincu par sei propres iAtoles. || Clore .e bec à quelqu'un, le fiira
taire Qui tâche en »ain de lui clore le bec, ia
PONT. Diable. || Avoir le bec bien affilé, parler avec promptitude et facilité. || Se défendre du bec, .se défendrede paroles. || Caquet bon bec, une pie; etfigurément, femme bavarde et médisante. || On lui a fait le bec, c'est-à-dire, on l'a instruit, on lui a dit ce qu'il devait dire ou faire. J'attends même encore un mien parent gascon, X qui j'ai fait le bec et qui ce soir s'engage X venir traverser ce maudit mariage, REGNARD, le Bal, 3. Il Donner un coup de bec, lancer un trait piquant, une méchanceté, une médisance. || Autrefois, dans les conciergeries, on nommait, par une plaisanterie inhumaine, la porte de bon bec, celle par où on amenait les prisonniers à la question. || 3° Familièrement, la bouche. Etquoi? toujours pâtés au bec! la font. Pdté. Me rendre, en me torchant le bec, le ventre creux.... RÊONiEn, Épitr. m. Il Faire le petit bec, faire la petite bouche. Il 4° Minois. Un sien valet avait pour femme Un petit becassez mignon, la pont. Pdté.... Tu voudrais me déplaire, X moi, Crispin, à moi, que tu nommais toujours Ton bec, ton petit bec?... hauteroche. Nobles de province, iv, ♦. || S* Labouche des tortues, des têtards, des sèches, de tous les mollusques céphalopodes, etc. || Saillie cornée qvù sert de suçoir à certains insectes. Le bec de la cigale, du charançon. || 6* Extrémité de certains objets terminés en pointe. Un bec de plume. Le bec d'un alambic. Un bec de lampe. Le bec d'un navire. Le bec d'une ancre. || 7* Pointe de terre au confluent de deux rivières. Le bec d'Ambts. |{ 8° Angle saillant de la pile d'un pont. Avant-bec, arrièie-bec, ce sont les angles d'une pile de pont, le premier opposé au fil de l'eau, le second de l'autre côté. || 9* Tec de flûte, partie aplatie et qui se met entre les lèvres, de certains instruments à vent, comme la clarinette et le flageolet, qu'on rangeait et qu'on range encore sous le nom généricjue de flûte, bien que flûte, en un sens plus restreint, soit devenu le nom d'un instrument qui n'a pas de bec. De là l'expression de en bec de flûte, pour exprimer tout ce qui a une forme allongée et pointue. Fracture en bec de flûte. Il 10° En chirurgie, nom de plusieurs espèces de pinces plus ou moins longues et recourbées, dont la forme a quelque ressemblance avec le bec de certains oiseaux, et qui servaientà l'extraction desdents ou à celle de corps étrangers engagés dans une cavité ou dans l'épaisseur d'une partie quelconque. Bec-de-cane; bec-de-corbin ; bec-de-cygne; bec-delézard; bec-de-grue; bec-de-perroquet; bec-de-vau. tour. Il 11° Extrémité aiguë et recourbée de l'aiguille du métier à bas. || 12° Terme d'architecture. Petit filet au bord d'un larmier, où il forme la mouchette pendante. 1| 13° En termes de blason, bec signifie les pendants du lambel. || Proverbe. Il n'y a plus que le bec à ourler pour faire une canne, se dit quand on veut se moquer de gens impatients de voir finir un ouvrage. || Bec cornu, voy. beg-cornd.
— REM. La locution tenir le bee dans Veau est obscure. Provient-elle du héron restant longtemps le bec dans l'eau sans rien prendre? ou faut-il y voir une hypallage comme dans casque en tête, et entendre que le bec dans l'eau est pour l'eau dans le bec, c'est-à-dire faire venir l'eau à la bouche, et ne pas satisfaire au désir excité?
— HIST. xiii* s. Espérons [iljotetbecd'oisel, FabU. édil. BARBAZAN, t. IV, p. 01. Carquantplus à son bec l'enohauce. Et la pomme plus se rehauce, la Rose, <9493. Çou estoit une tourterele. En son bec tint une roelle, FI. et Bl. 856. Quant les chevaus furent ens, nostre mestre notonnier escria à ses notonniers qui estoient ou bec de la nef [à la proue] , joinv. 210. Il xiv* s. L'esprevier n'auroit plume sur lui qu'il ne remua.st au bccq l'une après l'autre. Ménagier, m, 2. Il xv° s. Et sur l'entrée, au bec du Havre, a une grosse tour scuveraine des autres, froiss. m, IV, ti. Ils [les Gantois] tirent faire et ouvrer une bombarde merveiJeusement grande, laquelle avoil cinquante-trois pcuces de lœc, id. u, u, («i.Trop mieulx vauldroit Montent payer Que repaistra les t,ens du bec, coquill. Droi'ls nouveaux. Quoy qu'on tient belles langagières Genevoises, Venicùennes, Il n'est bon bec que 'le Paris, villon. Bail, des femmes de Paris. || xvi' s. Un coup de bec, qui tout honneur efl'ace Par f»ulx rapport, K mabot, v, 25a.
liKC
Kl uu'âiiui mit, «n uny Tom ronvrlUo Oui «Inx'r- 1 l'Iiutlrier cl du r enat4 vfHlro Ivu; Iaoim coy, mahot, il, i^^. i'n'iKiiit poiiHini. Il 4* :
BEC
BEC
■la, iD. i, *»*. Cm ï»l '-aU'
wnl d'avoir rarangil» nu i «i
tout* Uur rit, calv. Imt. 637. Si «luclqu'un aiili b»o à bM raconte.... amyot, D« la curtuiiié, 40. UiMie Mtut <ntr4 en Gironde, mit t terre m nobleeee et aee wldaU, et trec lei matelot* paaea au b«e des deux «aula, d'àub. Ui*i. u, s*«. Tenaillei eapitalee inciaivw, dite* beo de perroquet, pars, no. •■ Autre tire-balle nommé beo de perroriuot, pour tirer quelque* pièces du Immois insérées au profond des membres, ip. u, <■ Aulro figure de tiroballe, nommée beo do leiard, pour tirer la balle lonqu'elle aéra applaiie, lo. u, (. Cestuy est nommé beo de grue, pour la similitude, lequel pareillement doit estro dentelé : et est propre k ettnire du profond, dragées, m.nilles, etc. Ueo de grue droit. Bac de grue coudé, lo. \b. Kt ceste paille en passa par le bec du dict marquis, qui ne Fut faict là gênerai, brant. Gonxague. Nous lui donnasme* tant du bec et de l'aile qu'il nouscreut, m. CourotuuU françiiyi, ch. il. L'empereur ne tendoit qu'à l'entretenir le bec en l'eau de toutes ohoee*, cependant qu'il se fortifieroit d'ami* et d'aï- Uanoe*, m. dd beu.. (o?.
— fiTYM. Picard, W; wallon, biehe; rouchi, Mque; Derry, M devant une consonne : Quand il pleut à St-Hédard, Il pleut quarante juurs plus lard, Â moin* que saint Harnabé Ne lui tape sur le bé; proveng. etcatal. bec; portug. bi'co; ital. becco; du gaulois : eut Totosit nnlo eognomitx in puerilia btceo futrat, id valet gallinacd rostrum, sl'et. Fit. 48; mot gaulois qui se retrouve dans le néoceltique : ba*-bret. bee ou beg; gaél. beic; d'où l'angl. b«ak.
BÊCABCNGA (bé-ka-bon-ga), «. m. Voy. becca-
BUNOA.
i DFX- ALLONGÉ (bé-ka-ton-gé) , t. m. Terme de zoologie, i'^pècedo poisson. || >4u pf ur. Des becs-allongés.
t BfiCARD (bè-kar), f. m. Voy deccard.
BÉCARRK (bé-ka-r') , t. m. Terme do musique. Signe accidentel qu'on place devant une note diiséa oa bémoliséo, pour la remettre au ton naturel. Il Autrefois, signe qui exprimait simultanément le dièse et le bécarre par opposition au bémul, et. par ■uite, aorte de musique dont le caractère était opposé au bémol. Ah I mon.sirur, c'est du beau bécarrel —Que diantre veux- tu dire avec ton beau bécarre?— Monsieur, je tiens pour le bécarre; tous *aTez que je m'y connais; le bécarre me charme; hors du bécarre, point de salut en harmonie; écoulez un peu ce trio. — Non je veux quelque chose do tendro et de passionné, quelque chose qui m'entretienne dans voe douce rêverie. — Je vois bien que vous êtes pour le bémol, mol. Sicilien, 4.
— HIST. XVI* s. Qui est hk vraie recette de faire devenir un homme parfait en la science de folle, par II carre et par B mol ; vrai est qu'il faut qu'il y •il de U nature, obsp&r. Coni»,Lxx.
— tTTM. B et carrer (voy. caiiheh); ainsi dit à Muie de sa forme, H. Dans la série des lettres pri- ■** comme note* de musique, l'a est le U, et b le ■i, et ainsi de suite. Lo si étant souvent baissé d'un demi-ton dans lo plainchant, on le représentait par un b arrondi qu'on appelait b moi; au contraire, quand lo si était naturel, on le rcpréôentait par un b carré ou b dur. Depuis, le b carré ou biearrt est devenu la signe de tnutes le* note* rMni*e* en leur ton iiniurri . comme le bémol est dennn oaiui de toute* les notes baissée* d'un demi-ton.
■SCASSB (bé-k»-*'), ». f. Il 1* Nom d'un oiseaude pttMge, marqueté de gris , qui a le bec fort long, et qui firéquente les bois et les marais ; le tempe de son passage est rblver. jj Familièrement. La m&re des kaiUy, que son long nea faisait appeler U bécasse, ne bougeait de chez mon père pendant a rie, bt- SIM. 4 ko, 4B«. Il Fig. Dnder la liécasse, attraper, tromper quoiqu'un. Ma foi, monsieur, là bécasse est bridée, et vou* ave* cru faire un jeu qui denieure une vérité. Mot. FAmo» méd. m, •. Par ce qui s'était pu*é dan* le cabinet du roi, du chancelier et de M. le due d'Orléu* tmmédiaument, la bJoMes tM bridée k son égard (k l'égard dn di;c d OrléWM]. BT-siM. «oi, *7. Il Fig. et populairement.
* T bÎL^'*^' *• "''' **'""* '''™°" •^* •*P"^ J^r Bécasee d'arbre ou perchanio. nom vulgaire
•• * ««»• U Béets** de nur, nom vulgaire de
ï son long bee.
— un. La 1' ' r U bécaate pratient d'une chasse qu' •« avee de* UcaU et des eoOeU qu < Itttmu m brident ellovmëmesct »u prciii;cjit.
— HIST. zvi* s. Perdrix, becaase*, tllowtle*, rraneotins, ^uviera, paU, m, p. io». Ceste becquasse n'est pas asaes rostye, paijo«. p. été.
— exTH. Pioud, bétttclu ; de bee (Toy. ce owt), et lias-laiin, aeeia, anden français, aeiê ou û$»ét, nom de la bécasse. Aceia ou acia est un* forma du bas-latin qui sa retrouve dans hache (voy. ce mot).
BÉCASSEAU (liéka sôj. i. m. || l'PeUt de la bécasse. Il S* Autre nom vulgaire du cul-blaoe ((olrone ochrope).
1 1'' A-ka-sin),(.m.Nom vulgaire d'une
espèce III' l'fc i«»ine.
BÉCASSIMB (bé-ka-si-n'), i. f. || 1* Oiseau de passage comme Is bécasse, et 4}ui a comme elle le beo fort long, mais qui n'a que la moitié de sa grosseur, n se platt dsn* les marais et dan* le* lieux aquatiques. || Familièrement. Tirer la bécassine, cacher sa force au jeu à l'elTet de gagner plus sûrement. Il t* Non vulgaire de pliûieurs poissons et coquillages.
— CTYM. Diminutif de bicauti bourguig. betattaignf.
t BÊCASSOX (bé-ka-son), t. m. Nom vulgaire de plusieurs oiseaux.
f I: MER (bé-ka-eo-nié), t. m. Terme
do cli -^ fusil à monture légère, de fort calibre, et dont on se sert pour U chasse des oiseaux aquatiques.
— ÉTYM. Bécatton.
fBÊCAU (bé-kâ), t. m. Petit de U bécassine. Il Au plur. Des liécaux.
f BECCABUNGA (l>é-ka-bon-ga), t. m. Terme de hounnique. Nom vulgaire et spécifique de U réroni'|ui! Iieccabunga.
BECCARD (bè-kar), t. m. Nom qu'on donne au brochet, à la truite et au saumon lorsqu'ils sont d'une certaine grandeur. Quelques-uns prétendent que c'est seulement le nom des femelles et qu'elles ont le bec plus crochu que les miles.
^ETYH. 0('c.' wallon, (x'rar, vieux mllede saumon.
t BEC CORNU (bèk-kor-nu), «. m. Voy. becqdicornu.
t BEC-COnRBB (bèk-kour-b") , «. m. L'un dos nom» de l'avocettc. || Au plur. Des becs-courbo».
t BEC-D'AnE (bédi-n'), ». n». Outil de menuisier et do cliarpenlier pour faire dos morUiines. Il Durin à doux liiscaiix. jj ^u plur. Des becs-d'ine.
t BEC-D'AHGENT (bek-dar-gen), ». m. Nom vulgaire du tangara pourpré. || Art plur. Des becs-d'argent.
t BEC-DRCANB (bfk-de-ca-n*) , ». m. jjfTnarumenl do chlrurKio (voy. dec). || f Serrure k deux boutons. Il Au plur. Des becs-de-cane.
— HIST. XVI' B. Cestuy qui est nommé bec de cane, ayant une cavité en son extrémité, large et ronde, dentelée, pour mieux prendre la balle, PARt, n, 4. Pour insérer l'escu-vion, l'on so sort d'un petit instrument appelle bec de cane, pour la reasenililance du beo de tel animal, se rapportant aussi k la flgure de l'espatule du chirurgien, o. db sniRes, s«7.
t BF.C-DE-<UNOir (bèk-de-ka-non), ». m. Outil de menuisier pour dégager le derrière des moulures ' ' Des bec*-de-canon.
ti^ OGMB (bik-de-ïi-go-gn'), ». m.
Teni.k ... , iue. Nom vulgaire de l'mdi'um ci-
ronium de Wildenow, et du grrant'um kerfte-d-foberf de Linné. || Àuj>lur. Des becs-do-cigogne.
t BRC-IIE-CIRK (bèk-de-si-r'), ». m. Nom vulgaire de la fringille rayée, oiseau du Sénégal. || itu plur. De* bew-de-cire.
t Bn>DB^»RBKAO (bik-de-kor-bo) , s. m. Outil d'acier recourbé par en-bas. || Au plur. Des bei»do-corbeau.
BKC-OK-CORBIN (bék-de-kor-bin), ». m.|| f Instrument recourlié en forme de bec de corbeau. Il t* Canne k bec-de-corbin, canne dnnt la poignée a la forme d'un bec. || t* Dec de curlun, arme que l^irtait une compagnie de i.-><i.ti1siii.inmes de la ganle du roi. Lauzun, le d< f il capitain*
d'une compacte de cent ^ unes su be».
ture* du nivr .lu en cuivre O'
fineur se eert I ' r le sirop dan* lu Il ilu plur. Des beo*-4l»«orbia.
— HIST. zvi* *. Ouelquesloi* aieeDent on les peu» tirer avee pincette* ou bee de eorbin, pabB. /•irod. 1. L'apopbyte ooncolde, «m bee de curbin de l'omepUie, n. nr, il. Beeda eoffete dentelé, beo de grue corMn propre fc tirer oMiOM et anme petit* eorp* estrange*, ta. a, M.
t BEC-DB-CBOera (bèk-de-kr»-«^, ». •*. Sorte de \- c. nul fait i.artie de 1* aree»* du fusil d'infan- V- ^ btcs-de-eroMe.
i i)>èk-desi^'),«.as.lDstranMAi
d< .j.bix). IMupiHr.Dt*baa»-de«ygne.
,**. Instrument nomné bee de eygne,
lequd s'outre k vit, accompagné d'une plnceU*,