I. — iU
BAT
BUtn Nés. battra l'*ir, M doiUMr on* Min« Inutile. Tu Tol( qu'k chiqiM laitant il t« ralt lUihnnlor, Klqus o'eit ballre fMO,!!* |iréleDilra trriM«r U lorraot.... MOL. etumr. m, 4. Qu'on na m'en parla plua, la eboaa att réaolua. — Baigneur, coniidAras. -^eit an «In battre l'air, tiiwtan, Jf '■ '''r."- II, a. ||Kig.al>>puUlraniaiit.Sebaltr qu'un, de qnejqua eboM, na pai s'en tenir aucun compta. Je m'en bat* l'œil. A-i-«n tu rimer de cetls urteT Bourreau I — Jo m'en bats l'nil, uk Po.tT. Ragot. iv, 7. || Pig. Battre les oreiUea, auourdir, faliguer. Entendrons- noua des obr6tlens nous Itattre les oreilles par cette belle raiionf aoaa. lltmn. a. || Kig. Battre froid à quelqu'un,
le traiter avec froideur, t. - 'iio du forguron
qui bat un fer à froid. || f coupa à uuel-
qu'un,miil<''.'>ii<'r iitiinlinti ! Datiez ce chien
qui veut ri fniit fui liaiiu par le maître d'é-
cole. Il B.ii iincommoplAtru, le battra avec
Ric^a. Il Battre uu liomme k terre, le batlru quand il ne peut se défendre; et flguriment, le critiquer, le tourner en ridicule, quand tout le monde est d'accord là-deaus. || 3* Terme d'artillerie. Diriger le feu du canon contre. Iinttre une place en ruine, en brèche. L'ennemi battait la route arec quelques piicaa de campagne. Mahomet battit les murs de Rhodes avao aaizacaoona, cbatuub. C^te, iv, v, t. || I^s anciens, assiégeant une viUe, Itatlaiont les murs k coupa de bélier. Il Pig. Battre quelqu'un en ruine, en orftche, ne pas lui laisser dans la discussion les moyens de se défendra, et aussi attaquer son crédit, sa réputation. ||4* Assaillir, ébranloriso briwroontn, en parlant de la mer, d'une nvitro. La Tigna est battue par le vent du midi. Les chênes qna l'onge battait. La flotte fut battue des vents, du U tempêta, par la mer. Les vagues battent le roeber. Le fleure grossi rint battra les murailles de la Tille. Las roiles liattent les mits , fouettent le long des mtts, parce que le vent ne les enfle pas. Vous voyez que la mer en rient liattre les mura, hac. itndrom.i, 3. En doublant le cap Hom, après avoir paaaé le détroit de Le Maira, dea tempétea extraor- . dinalraa battent les vaisseaux d'Anson et les disi>erscnt, VOLT. Louis IV, 37. || S* Battra U mesura, donner aux musiciens, en haussant et baissant la maio ou un archet ou bien tin petit b&ton, tu signai qui leur indique le tempa qui doit étra empluyA k chaque mesure. || •* Terme de danae. Battru des entrechats, faire daa entrechats en dansant, un dit, dans le même sens, battra des aix, battre dos huit, c'est-à-dire frapper trois fois, quatre fois les deux jambes l'une contre l'autre, en même tempa que l'on s'élève de terre. || 7* Agiter certaines ehoaes liquides, mêler, brouiller. Battre des onifs. || Terme de jeu. Battra les cartes, les mêler, afln que le basant seul présida k leur distribution. Il 8* Terme de chasse. Battra les buissons, battra un bois , frapper avec un biton les buissons, le bois, pour en f»ire sortir le gibier, et, eu général, parcourir un canton pour faire partir le gibier. || Se faire battre, se dit des bêtes qui se font chasser longtcmp.H dans un canton. Une heure, là dedans, notre cerf se fait battre, mul. f'dcAruz, u,<. || i'ar
oiti'T- '■ '■■•'lurir, explorer. Les cavaliers luttant
U I iH battîmes le pays. Les ohaiMurs
ayan: l>ois. Ils battront toute la villa. U doit
battre plus le pays que moi, atv. 4»«. ||F)g. Nous causons, je ne sais quel paya noua na battona pas, in. a&3. Il Battre l'estrade, qui a vieilli, ou, battre U campagne, qui, comme terme miiilaire. vieillit aussi , pou.iser des découvortaa du cAté de Pennemi afin d'éclairer saa opératioiu. jj Fig. Battra la campagne, divaguar, déniaonner, donner de vaines excusée, de rainas «tpUoaliona. Ca malade bat la campagne depuis qtiaïquas heures. Pressé de répondre avec précision, il battit la campagne, jj S'amaier à )|e vainea rêveries, à dea imaginations qui n'ont rien de réel ni de possible. Ouel esprit no bai bi cam|>agiieT la rOMT. Fabl. vu, <o. || Toruiu do manne. Battre la mer, courir des bordées nombreuses, dans le même paraga. || Fig. et (àmiliêreniont. Battra le pavé, aller et venir sans but, sans occupation. || Battra le chemin, ren !re le chemin praticable ; et flgurémant , donner l'exemple , être le prniilcr à faire queloue chose. Je rajs par un chemin d'^pinea et de flammes, liais qu'auparavant moi Dieu lui-même a Iwittu, Te retenir un lieu digne do lit ïortu. rotr. SI Genat, iv, «. || »• Vain ara^a iieuu lennemL Battra un général, battre li^ïr i!LÎL'°*'°*»^ Ce général se St battre. Un SÏÏ^ÏÏiïaL''.""'i"'î'»" LopposiUonfut battue Sl^ifi^^ ''^ *! «'»^»*»- siVous battex monslaarlaI>ruM«. vwisB'auf«»faUqtt,wtra deroir, ba
BAT
MJLT. Oramm. ». || Ao )ea, gagner, n m'a bauu aux échecs. Je f!i ' ' l'»ttre au irictrsc. || 10* V.n.
Krapper.LsK ' re les loiU.Lst flou batuiant
contra ladiguo. u ii.iiirc des mains, applaudir. || Battra desailes, agiter les deux ailea, en {«riant d'un oi- ...<... ) -.iir.. ,1'.,,,^ gjia^ ne se servir que d'une aile. Il d'une aile, n'avoir plus la même .. dans ses affaires. Il Terme de manège, liattra à la main, expression par laquelle on désigne l'aetion du cbuval qui, étant monté, élève et abaisse altomativerneni la iHu, comme pour se débarrasser de la bride. || Battra à U terre, fouler l'étolTe avec la terre en y Ucbant «m robinet d'eau. Il 11* Atteindre, frapper sur. Le canon baïuit jusquo-lk. Le soleil battait d'aplomb en cet en-!' " < Il Battre au jeu de trictrac, c'est, en eompti: point amené par le dé, jKjrter d'une flèche où a une ou deux dames sur une flèche où l'adversaire n'en a qu'une seule, laquelle est alors battue. Bat- Ire à faux, c'est battre une dame de l'advetsaire non pas du point d'un seul dé, maia de la somme des deux, et de telle façon qu'en les décomposant le promior porte toujours sur une dame courerte de l'adrersaire. Battre le coin, c'est amener deux points qui conduiraient deux d.imes à la fois dan* la coin de l'adversaire, quoique ou rfalit''- '■" '■• les y mette pas. || 11* fitre battu. Le tan > gé-
nérale bat, c'est-à-dire on bntle tam: . raie.
Il I.a tambour bat aux champs ou l'un bat aux cnainps, quand, par une certaine batterie, on \nili'\ne à un poste qu'il doit sortir pour rendre <;' iieur.
Vous prenez votre flûte, lors<|ue vos atent
aux champs, VOLT, floi de i'nu**, î73. || ia'u.iure en retraite, se retirer du combat ou d'un caïupcment; et au figuré, céder, reculer. Battre est 'lit pour se battre f se battre en rulraiie, qui est la locution ancienne , c'est-à-dire conibittre dans la retraite. Il 14* Stre animé d'un certain mouvement. Les artères battent. Le cœur bat. Rien ne bat dans la poitrine de ce jeune homme. Tant que le cœur me battra, tant que je vivrai. A ce mot en vain le ca?ur vous bat, coH.N..S>r(or. II, ♦. Lecœurbat plus violemment qu'à l'ordinaire, sosa. Conn. d*Dieu, ai, 47. Il vous faisait biittre le cœur, sKv. lia. Le coeur m'en battait, m. «i. L'homme, ranimant une rage assouvie, Cberehe encor la douleur où ne bat plu* la rie, i.AMART. Barm. ii, 7. Rion d'humain ne battait sous ton épaisse armure, id. Mid. ii, 7. Il faut prendre son parti, sans pusillanimité, dans toutes les occasions de la vie , tant que l'àme bat dans le corps , volt. UU. Hichelieu, 9 férr. <7S7. || L» fer de ce cheral bat, il commence à se détacher, il loche. || Terme de vétérinaire. Battre du flanc, se dit d'un animal qui expire avec plus de fréquence que dans lY'iat normal, n On dit que les métiers d'une fabrique battent, pour signilier qu'elle est en activité. || IB* Terme d'acoustique. Doux tons battent, quand, après avoir été dissonants, ils viennent à s'accorder; ce qui produit une sorte de battement ou de renlIemeuL Il 16* Se battre, v. réfl. Se battre soi-même. Le bon irrité se battaitdelaqueuo. Il Termede fauconnerie. Se battre à la perche, se dit lorsque l'oiseau de proie s'agite sur la perche où il est attaché; et figurèuienl, quand un homme se tourmente inutilement || 17* Lutter corpa à corps. Se battre à coups de poings, à l'épée , en dueL Eh bien I ils se battront, puisque vous le voulez, COU). Ci'd, u, a. || Fig. Se battre contra des moulins à vent , lutter contre des périls , des obstaclea imaginaires. Celte expression est tirée du roman de Don Quichotte, qui avait pris des moulins à vent pour des géants, et lès avait attaqués. || 18* Combattra en bataille. On se battit avec oourage des deux cêtés. || Proverbes. Il a battu les buissona et un autra a pris les oiseaux, c'est-à-dira sa peine a profité à un autra. jj Battre le chien devant la lion, faire une réprimande à quelqu'un devant une personne plus considérable, afln qu'elle M l'applique. || Battre le chien devant le loup, s<.' •ht lie gens qui, étant d'accord, se disputent pour faire croira qu'ils ne s'entendent pas et attraper leur dupe. Il U (ail bon battra un glorieui . il ne sen vanta paa. c'asv4<llra il aime mi< > humibations secrètes qtie de s'en |; battra la (ar pendant <|«H1 est «haud, u laut preuvr virement ce qu'on a '^'""""irf haanaseaMat
— Rm. Faire batm • deux sens triMlifféranls. On Ice fit battra par dea gens anostés; on aposu des gens qui les batlirenL On las fit battra, on tea mit aux prises, on fil au'ils ss battirent. On flt battra un ours contra trois oniens.
— SYM. BATTRi, niAPPia. Frapper un homme, c'est lui donner un coup. Battra tu nomme, c'ost lui donner plusieurs coups. On n'est isoMia taMi qu'on ae
BAI
sait frappé, dit M. Cuixot ; mais oa p«>l être (rapp4 sans étra bstta.
— HUT. n* s. (Un étendard] De eui Ik nngei (franges) lui baient juson'aa maina, Ck. 4» Kot. uxxix. Enz en U sella (lui est k or bstaa. A.cn. Bien le bâtirent à fiu et à basions, tb. cnzv. 1 roas main [d'une main] il a son : ] batud , ib. cuuui.
— zirs. (Lescercb-' ' ' Batu à orentor et cnriron, AoM. p. a«. U'Uurot an autres (il] rasa ciupe (eoiilp<>!baUnt, ib p. 91. Li euers U bal. le foie et !•• ' . p. (00. ICaisca poex V. ' '"'■'^ c'o ' "min* baluz, la charr' > mesr.uini- iiM vostue de une gimaU qui u .—• '» cl taluM, lloit, >t*.
— xiii* s. Ge bat cui ge rueU nor chasUer, dier, ^ iB». Oui toujoura me batoUet de poina
" pies, Brrtr, XLvii. AtanI (U mésange) bâti sas elles et s'en vola, Chron. de Raint, sa?. Li roisl'escoute et se mcnoille, Et bat se* paumes et fettssM. Et jura ses eulz et sa testa Qa'ainx né* ne (te reO lai gieus, Ben. sois. La praaria grant et bêle Très an pié de llare batoit, la nom, tu. Lorsabausa coulpe, si proie Dieu merci, Ckam. itAM. r, *i*. Kerant et bâtant de maces et d'etpées , ioiwv. 117. Et à chascun de ses nageurs riameon] aroit um large [écu] de aes annea, et k ebascuii-- Ur^e aroit un pennoncel de ses armes ba: xs. La
pluie qui aroit batn lea blés de i lUS avuit
fait germer par dessus, A. >«•>. De uue verge [que cela] aeit meO , E ben ]x«tri • l>«n latu . Mt. SI Jta».
— iiv*s. Ces!' -ntilsert homme , orksv r ] bat k la perche, c'est sigou iju u a uiin, uu <|u'd veult eslra sur le poing, Minagitr, tu, >.
— XV* s. Les Sarrasins ont cause et raison si ils s'en truffent; car on laissa les prélats trop convenir; qui leur battroit le rentra, on les metlroit k raison, FR0IS8. ui, IV, so. Cueillir les grains et amener k l'hoslel, mettra en la grange, battra et vanner, lo. n, II, 400. Kn nom de Dieu, mon** n m'a battu, mais il y a autant et plus à •" qu'en moi, id. u, m, 41. Adont U danj«i>eiie s-ige Oui d'amours savoit bien l'usage, Car batue eo avoit esté, II). Etpùuiu amovr. J'ai trop perdu ea cas daiu dames ; J'en ton mea poins, j'en bac mea palmes, ID. Suit*, et JoH. Montres tes moy, ces pauvres yeulz Tous baluz et deffigurez, ca. o'oat. Cluuu. 70. Et [Abaaion] avoit des cbereos qui lui battoient jusqu'à la ceintura, MomrraBL. Uv. i, chap. is. Quant vint lo seizième jour jusques à l'heure de disner, vindrent messaige* batans au mi, Bouciq. I, chap. 14. Compagnon marinier. Grande et pLaios est la mer; Le flot bat au rivage, nssfllii, un.
— XVI* s. Et bien souvent qui meaaaas est battu, j. MABOT, V, 48. Car aucuns ont soutant faaw U gerbe. Qui n'en ont pas pourtant receu la grain, to. V, 4 7. Comme sschant par mye expérience Oua batra fer conrienl tant qu'il est chauil, in. v, S4. Tel fait baslon dont souvent est battu, ID. t, 4S. Reste que le cbasteau , ausai my que le dv , Fut batu des quatre heures, et prins deranl midy, m. r, 4t». En combattant, et battant lea tntteun, lO. r, 17a. 11 batioit les buissons sana prandra lesoytiW lon*, RAB. Car. i, 44. Ils s'esbatoyent k battra laa gerbes en la grange, m. ib. i, i«. tJng guobiUt de lierre bien précieux, battu d'or k la damasquine,». Pont, ir, 4. Il bsttoyt certains joun le pavé,l9. A. IV, SI. Un parohsmin pour en (aire des relias pour bûira l'or, ta. ib. iv, ai. Il inventa art et moyen de bettra et deamoUr forteresses et chasiaaiili par machine* et tormenis ■. id. ib. ir, et. Au battra but l'amour . . ztvi. Celte poiotrine que tu bals si cn.ciieincni, «oiit. i, si. Battu de la tempesie, m. ib. 11 ma plai : de battra leure aureilles de ce mot, m. i, aa. Bsuat battu d'ambition, d'ararica, de teaieiité, de aupanttiion , et ayant au dedana lab aultras eanemis de la ne, u». I, 474. Cciuy qui tomba obstiné en son oourage, il est battu, non pas de nous, mais de la fortune, u. I, 141. L'honneur de U rerlu consiste k oomfaallra, non à battra, in. i, S44. Et qu'ils se battent la couscience, ai.... m. i, ITS. Je crois que le pouk luy battrait plus fort allant à l'assaull au'allani diaaar, tn. 1, nt. Il oommennea k battra à» la queue k U modadaa elti«u, ii». n, iss. Mon aiaiatra me Ikissat joumellemaat battra, ta. ib. Suivra k r«}e battue et droicturiere, m. n, n*. Le* yeuli hatuis et taenia par la viforaui eiereiœ d'aï* nuict aclire, u. m, S7s. Ces gants U, diaoit Lais hMim; aussi sourent k ma porta que sataiBs luirr», i:. rr, 4S0. Cauz-lkse pourroyent k meulear droit appeler battus {flagellanisj que las aatras qui, revaataade liage al aouaaa «a ftMioli ea lean main». . .
BAT
lANOUE, 248. ILs firent batre les gardes, et faire do grands feux, iD. 652. Il alla charger ceulx qui estoient demeurez, et les mena bâtant jusque dedans leur camp avec grand meurtre, AHYOT, Fab. 20. Leurs murailles que l'on batoit et assailloit en plusieurs endroits avec toutes sortes d'engins de baterie, id. limol. 26. La commission qu'il luy bailla de faire
battre de la monnoie, iD. Lucul. 4 Qu'il luy por-
teroit secours tant que l'ame luy batroit au corps, et qu'il abandonneroit plus tost sa vie que sa foy, ID. Eumènes, 9. Je vous avise que vous battez à froid; parquoi, n'y perdez désormais davantage de temps, YVEH, p. 64). Quand le corbeau se bat des ailes, c'est signe de vent, paré, Animaux, 2. Ils assistèrent ceux de Bourdeaux avec 2B navires qui battoient la mer, d'aub. Hist. n, 274. Et sur le flanc lui battoit Tousjours la trompe et la trousse, hons. 432. Elle [la biche] battoit des flancs, sa langue estoit tirée, comme estant jà du loup la proye désirée, ID. 740. Le cœur me batd'espoir, id. 802. Dontil revint tost en vie et si sain. Qu'il s'envola battant l'une et l'autre aile, st-gelais, <85. S'en battre les joues [s'en moquer] , nevehs, Mém. 1. 11, p. 138. Qui veut batre son chien, trouve assez de bastons, cotgrave.
— ÊTYM. Bourguig. bailre, beutre, baittre; provenç. batre; catal. batrer; espagn. bâtir; ital. battere; de batuere ou battuere, transformé par le bas-latin en batere ou battere, comme on le voit par l'exemple debatualia et batalia.Il y a dans le celtique un mot qui a peut-être même radical : gaélique, bitli, un coup; anglais, to beat, battre.
BATTU, CE (ba-tu, tue), part, passé du verbe battre. || 1° Qui a reçu des coups. L'enfant battu par le maître. Battu de verges. Grain battu. Eau battue par les rames. Viande battue. || Fig. Battu de l'oiseau, découragé par une suite de revers, de mécomptes, etc. Locution tirée de la fauconnerie, qui désigne le gibier battu et finalement surmonté par l'oiseau de proie. M. de Bellisle était sauvage au dernier point, et néanmoins de fort bonne compagnie, mais battu de ses malheurs, st-sim. 424, 428. Il Fig. Il y a longtemps que j'ai les oreilles battues de ces discours, il y a longtemps qu'on me tes répète, que j'en suis importuné. |{ Terme de vétérinaire. Sole battue, voy. solbature. || Brocart battu d'or, brocart dans lequel il entre beaucoup d'or. Il Avoir les yeux battus, avoir autour des yeux une teinte qui montre qu'on est fatigué, et que l'on compare à la meurtrissure que produirait un coup. |l 2° Foulé. Le sol battu par les pieds. Aire bien battue. Il Chemin battu, chemin foulé par les pieds des passants, et de là, chemin fréquenté; et fig. l'habitude , le train habituel , les moyens ordinaires. Elle a quitté les voies battues de la vertu pour aller à Dieu par des routes inconnues etnouvelles, FLÉCH.Panég. Ste Thérèse. On n'ose pas s'écarter du chemin battu, Boss. II, Petit. 4. En allant devant soi dans le chemin battu par nos pères, id. Polit. Il nous mène par des voies si singulières et si peu battues, mass. Affliction. Il 3° Frappé par l'artillerie ou par un engin de guerre. Le mur battu en brèche. La tour battue par le bélier. || 4° Contre lequel une chose vient frapper. Rocher battu par les vents.- La tempête dontsa flotte fut battue, boss. Reine d'Anglet. Aïeux de Malvina, du sein de vos nuages Veillez sur ses destins battus par tant d'orages, ducis. Oscar, 11,2. La ville était battue des flots de tous côtés, vaugel. Q. C. liv. IV. Il 5° Mêlé, en parlant d'un liquide. Un blanc d'œuf bien battu. || 6° Parcouru, exploré. Les buissons battus par les chasseurs. La campagne battue parun parti de cavalerie. Il 7° Vaincu. Les Français battus en 4 557 par les Espagnols à la bataille de St- Quentin. || Battu sur ce point, en parlant d'un orateur. Ils insistent et ne se tiennent pas pour battus. Il 8° En termes de danse , pas battu , pas fait en battant légèrement et vivement une jambe contre l'autre. Il 9° S. m. Les battus , les gens qui ont reçu des coups. Les battants et les battus. || Nom qu'on a donné quelquefois aux flagellants. || Trait d'or ou d'argent doré qui est écaché. || Battu de feutre, défaut du papier dans lequel on trouve des endroits barbouillés. || Proverbes. Les battus payent l'amende, ceux qui ont reçu le dommage, l'oflense, loin d'obtenir une réparation, sont en butte à de nouvelles vexations. Locution prise des combats judiciaires, oii en effet le battu, le vaincu, était condamné. || Autant vaut bien battu que mal battu , c'est-à-dire puisqu'il faut, en tout état de cause, risquer quelque chose, il est raisonnable de braver le risque tout entier.
BATTUE (ba-tue), s. f. \\ 1° Action de battre les bois et les taillis pour en faire sortir le gibier. Le samedi JO, le dauphin et le duc de Berry allèrent nvec M. le duc faire des battues, st-sim. 32i , 488.
BAU
Dans les cantons conservés pour le plaisir de la chasse, on tue quelquefois quatre ou cinq cents lièvres dans une seule battue, bufp. Lièvre. || 2° Par extension. On assomma comme des bêtes fauves tout ce qui se trouva dans la battue du pacha; les brigands périrent, il est vrai, mais avec soo paysans grecs qui n'étaient pour rien dans l'affaire , cba- TEAUB. itinér. 2B. Il Fig. Faire une battue, explorer un terrain. || 3° Terme de pêche. La battue du poisson , le creux qu'il fait dans la boue où il s'enfonce pendant l'hiver. || 4° Terme de magnanerie. Séparation descocons. || 5°Terme de manège. La battue est le bruit qui résulte du lover et du poser lors du heurt du pied du cheval sur le sol.
— ÉTYiM. Féminin de battu pris substantivement. BATTCKE (ba-tu-r"), s.f.\\ 1° Espèce de dorure,
dont l'assiette se fait avec du miel détrempé dans de l'eau de colle et du vinaigre. || 2° Terme de marine. Fond mêlé de sable ou de roches qui s'élève vers la surface de l'eau. |i 3" Terme de pêche. Endroit où il y a peu d'eau.
— HIST. XII' s. Ke h mal ke il sotfrent ne soient raie pie bateure de chastiement, mais durs flaeaz de droite venjance, Job, 471. || xni* s. Navreure ou bateare, beaum. lx, 44. || xiv* s. Pour faire deux couvertures à chevaux, l'une de bateure pourle tournoy , et l'autre de couture pour la guerre; pour couldre et assembler le poille et faire la bordeure et bateure d'icelui, de laborde. Émaux, p. 462. || xvi* s. Les Refformez estoient dans l'estroit des sables et battures, si bien qu'ils ne pouvoient avancer en ordre de combat, d'adb. Hist. 11, 300. Les galères passèrent facilement sur les battures et platins, m. ib. 11,302. Leur intention estoit de suivre noz galleres, esperans nous attirer sur les bans et battures, u. du
— ÊTYM. Bas-latin, batitura, de 6aJ(ere (voy. BATTRE). Dans l'ancien framçais, bateure avait le sens générad d'action de battre, qu'il a conservé jusque dans le xvi" siècle, et que le peuple lui attribue encore quand il dit : il y a une batture dans la rue.
t BATZ (bats') , s. m. Petite monnaie allemande de la valeur de trois sous.
— ÉTYM. Allem. Batxen.
BAC (bô), s. m. Terme de marine. Nom donné à chacune des poutres qui, placées en travers, soutiennent les planchers ou ponts des navires. Le maître bau, le plus long des baux, celui qui dans la construction est placé à peu près à la moitié de la longueur du navire. Bau de lof, le dernier bau sur l'avant. Bau de dalle, le premier bau vers l'arrière. Faux-baux, ceux qui supportent les planches du faux-pont.
— HlST. xiii" s. Et des autres barons chascuns s'est tant penés Que il ont d« la porte tous les pans destornés. Tous les baus traversains ont à terre jetés, Çh. d'Ant. VI, 86O.
— ÉTYM. Bau, comme on voit, est un mot fort ancien, qui, ayant le sens de poutre, vient sans doute de l'allemand Baîfeji, solive. Si l'on s'étonnait que le k ait disparu, il faudrait se rappeler que le g, lettre analogue, a également disparu de l'ancien français bou, bracelet, qui vient de l'ancien haut-allemand boug, ancien Scandinave, baugr.
t BAUBI ou BAUBIS (bô-bi), s. m. Terme de chasse. Chien dressé au lièvre , au renard et au sanglier.
— ÉTYM. Origine inconnue; peut-être baubari, aboyer. Ce chien se nomme en allemand Bélier, aboyeur.
fBAUCHE (bô-ch'), s. f. S'est dit pour bauge, mortier (voy. bauge).
BAUD (bô) , s. m. Nom d'une race de chiens courants, qui viennent de Barbarie, et qui sont propres à la chasse du cerf; dits aussi chiens muets, parce qu'ils cessent d'aboyer lorsque le cerf vient au change.
— HIST. XI* s. Li emperere se fait et balz et liez, Ch. de Uol. ». Il xu' s. Balz fu et preus, et le cors ot legier, Roncisv. p. 63. || xiu" s. Plus en estoit sa mère bande et joians et lie, Berte, lx. Maint ribaud ont les cuers si baus. Portant sas de charbon en grieve. Que la poine rien ne leur grieve, la Rose, 5064. Il xiv s. 11 est trois manières de chiens saiges, les uns qui sont appelés baulz, les autres ferbaulz, et les autres baulz retifs, ilodus, l" xxvii, verso.
— ÉTYM. Le chien baud a été ainsi nommé pour sa hardiesse, de l'ancien français baud, bald . hardi ; provenç. baut; itaL baldo; mots qui viennent des langues germaniques : angl. bold; ancien haut allem. bald, pald; goth. balths, hbre, hardi.
f BAUDELAIRE (bô-de-lê-r'), s. m. Sorte de sabre. Il Un des meubles du blason.
BAU
— HIST. xrv* 8. Guillaume de Gravant chevalier avolt féru le dit feu Guillaume sur la teste d'un cotjtel appelle badelare, du cangr, badctare. Caveliei tira un grant panart ou badelaire, id. ib. Et lors il Sacha un bazelaire, et en fery si grand cop ... id. ib. Il XV' s. Un petit coutel portatif appelle baudelaire, id. ib.
— ÊTYM. Bas-lat. badarellut, badelarit, basalardu.1, basetardut. Il y avait dans l'ancien français le mot base qui avait le même sens et dont baselardut est un augmentatif.
tnAUDER(bô-dé)ouBAnDIR(bô-dir),e.n.Terme de chasse. Aboyer. Les chiens bandent fort sur la bête.
— ÊTYM. Baud.
BAUDET (bô-dè; le ( ne se lie pas dans le parler ordinaire; au pluriel, \'s se lie : les baudets et les ânesses, dites : les bô-dè-z et.... Baudets rime avec traits, succès, jamais), s. m. || 1* Ane. Être monté sur un baudet. Le baudet n'en peut plus.... la font. Fables, m, >. Il Fig. Un homme stupide. ||2* Nom particulier de l'âne mâle employé à la reproduction de l'espèce ou à la production du mulet. || 3 ' Terme de métier. Tréteau sur lequel le scieur de long pose les pièces de bois.
— HIST. XYi* s. Pour haster son misérable baudet, tout errené des coups et du fardeau , Satire. Uén. la vertu du Calholicon d'Espagne, au commencement.
— ÉTYM. Hainaut, baude, ânesse ; de l'ancien français baud (voy. baud), qui veut dire gai, content, hardi, et qui a été appliqué en diminutif à l'âne mâle à cause de sa hardiesse et de sa vivacité.
BAUDIR (bô-dir), v. a. Terme de fauconnerie. Baudir un faucon, l'encourager au combat contre un héron.
— ÉTYM. L'ancien adjectif haud , hardi (voy. baud).
BAUDRIER (bô-dri-é) , s. m. Bande de buffle ou d'étofl"e qui, mise en écharpe, sert à porter un sabre, ime épée. || Baudrier d'Orion, les trois étoiles qui sont en ligne droite au milieu de la constellation d'Orion.
— HIST. XU' s. Li cuens Reynaus en monte le degré. Gros parespaules, grêles par le baudré, Romancero, p. 60. Et jo te dunasse vint sicles d'argent e un baldrei, iioî'î, 4 87. || iiji' s. Cuir à faire coroies et baudrés , Liv. des met. 300. Si come un baudré que on apele couverture à sele de cheval ou de roncin, ib. 210. De la maisnie estoient dant Pieron le barbé. Celui qui ot la barbe dusqu'au neu du baudré, Ch. d'Ant. v, 882. || xv' s. On dit que plus vous ne daignez Porter tissus, ne gris, ne vers, Mais seulement vous vous ceignez De baudiers do velours couvers , coquill. Droits noue.
—ÉTYM. Provenç. baudrat; portug. boldrié; ital. budriere. Dans le vieux français, plusieurs formes sont confondues, baldrei, baldré ou baudré, elbaudrier. Baldrei vient de l'anc. baut-allem. balderich, anc. angl. baldrick, baudrick; baldré, baudrat est un participe passif formé d'un bas-latin balteratus, et signifie l'endroit du corps ceint par le baudrier; enfin baudrier dérive d'un bas-lat balterariux, de balteus, baudrier. L'ancien haut-allemand dérive de l'anglo-saxon belt, anglais 6e((,ancien nord bf.'lt, sans doute emprunté au latin balteus. Le portugais et l'italien proviennent du français. Baudrier ou 6a«dvoier était, non le baudrier, mais celui qui préparait les baudriers, ou du moins celui qui préparait les cuirs, et ce nom aura par abus passé de l'ouvrier à la chose ouvrée.
f BAUDROIE (bO-droi), ». f. Un des noms vulgaires de la lophie pêcheuse, poisson des côtes de France. Nom donné aussi par quelques auteurs au genre lophie.
— ÉTYM. Dans un texte cité par Du Gange, au mot baudroy , on trouve : poisson nommé par les Italiens martin-pêcheur, diable de mer, par les Marseillais baudroy, à cause de la grande ouverture de sa bouche , semblable à une bourse dite dans le pays baudrier. Baudroy et par corruption baudroie est donc l'ancien français baudrei ou baudroi, signifiant baudrier (voy. baudrier).
BAUDRUCHE (bô-dru-ch'), s. f. PeUicule provenant d'une des membranes ducsecumbieu dégraissé soit du bœuf, soit du mouton, et préparée par les parcheminiors. Dite aussi peau divine, p;ircequ'on l'applique sur les coupures, à l'instar du Uitl'etasd' Angleterre.
— ÉTYM. Forme allongée de baudrée , vietu morceau de cuir, auquel tiennent, dans l'ancien français, baiidroter, corroyeur, baudroirie, le métier de corroyeur (voy. baudrier). M. Jaubert, dans son Glossaire, tire baudruche de baudru, en Berry,
BAU
fmtra, «a puUoi dM Mim à eoroM; il Mrtlt poa- ■Ibte que bùuànê fût un* fonn* da batuM, «no. tnaçJiÊ;baudrat,prmtaeÊi,mtlermêd»bamtHtr, à» boana (»oy. ■Aim»oi«).
BADOR (liA-J"). »•/• Il 1* Gtut hiweux du ttOBllar. Ce Mi"'ii<^r l'était uw et courert de la lioue de m Imu, al vautré, rtM. XIX. 70. || Car «i-
Mt,, uil lort de h petite Uuko, fuit >ur
un auiro arbre, Burr. Étureuil. || l'opulAiroment. Avoir tout à b«uga, Aire dan* t'abon<lancc. (Xtu \'tciition • vieilli. Il V Mortier da t«m gniee mei6ade )>aille. Il S* Nom d'une aorte de dro^wM de groe fll et de Uioa groailèra, qui c'eal fabnipié an Bourgo-
— msr. sn'a. Dadani faiiolt ta bauge une batta «nvige, Oui Jamais autre jiart ne cherctioition gaignaga, aoiis. *lo. Il obiervcra les béates, leurs repairai et gistae, UeU, chambres, repoaies, bauges at taniaraa, o. m anii*, •»>.
.Berry, hauge. Imite; norm. bau0«, lit;
bw-lat. bauyium, Ituyta. uii y rui.puile.saus preu i' le celtique : guél. baie , croûtu uu tsrro ; et l'allemand ancien nord, bdlkr, cloison. Au sens de morti«r, de crApi, on disait autrefois bmtehe.
BACGDK (bfl-gb") ou BAUQUB (bû-k*), «. f. Mélange de plante* marines que la Méditarronie rejeito sur sas côtes.
— itTYM. Baa-lat balcha, roseau, dans un texte du xf siècle.
4 .BAUMBCbA-m*), f . m. || !• Substance résineuse et odorantaqui coule dequelquesvégétaux. En chimie, les bauotes sont proprement des substances résineuses qui contiennent de l'acide benzulque ou de l'acide cinnamiquo. Kn pliarmacio , iii6dicamon(s qui ont une odeur balsamique. Que sa liqueur [de la vigne] soit un baume do plus Versé par vous sur nos blessures, ata^NO. Brennui. \\ Familièrement. Fleurer comme baumo, avoir une odeur agréable. Il Fig. Sa réputation fleure comme baume, il a une très-bonne répuUlion. || Fig. et familifrement. Je n'ai pas fui dans son baume, je n'ai point de confiance aux discours qu'il débite . aux promesses qu'il fait. Il tr Fig. Ce qui calme, adouci les peines, les chagrins. J'attends quelque chose de vous comme un baume sur toute* ces blessures, volt. UU. veri, 41. Ce peu de lignes semblait distiller un baume luilulaire sur sa blessure, J. ;. rovss. Ilél. i, »*. Va mot, i travers cas barreaux, A versé quelque baumo tn mon ame flétrie, a. cbKm. 189. Quand la paix ré- |Mnd son baume Sur les maux qu'on endura. ii£- KANO. Ménétr. Vnus croyez donc que les déplaisirs et les plus mortelles douleurs ne ta cachent pas sous la pourpre? ou qu'un royaume est un remède universel k tous les maux, un baume qui les adoucit, un cLarma qui les enchante T boss. Marie-TIUr. La tolérance sera regardée dans quelques années comme un bauma essentiel au genre humain, volt. UU. Helviliut, ïsjuin «7SS. Des eaux assez bonnes pour las vieillards cacochymes qui ont besoin de mettre du bauma et de la tranquillité dans leur sang, in. £«ll. irArgnital,*»tM\ I7«6. || t* Baume d'acier ou d'aiguilles, baume préparé avecdola limaille d'acier et de l'acide azotique. || Populairement, baume d'aeier, l'instrument d'acier, l'instrument du dentiste. Votre dent est gitée; il n'y a que le baume d'acier qui vous guérira. || Baume de soufre, huila soufrée. Il Baume de momie, malth* at asphalta. || En botanique, bauma des Jardins, nom de la menthe baume (tntiilhagmttUit, L.). Da* roches tapissées de sauge at da buûna* nuvagM, cbatsaibr. Iiinér. ii, a.
— RI8T. su* I. Et fn 11 cors emhausemés de bauma et aporté* à Saint Denis, où il fu enfouis an clmatiare cornu ne, Chron. d» Baim, 47s. Ci sa reposera Guillaume, Le cui lombel soit plein do baume. D'encens, de mirroetd'aloé. Tant m'a servi, tant m'a loé, la Rou, <0688. Mais Je paaiasa la cloison Moult volontiers pour l'achoison [k causa] Du bouton, qui sent miex que basm><, ib. 17»*. Carda l'un basme* deeouroit, tt de l'autre oresmes caolt [tombait], F<or. «i Bl. <U. Des'baleina a*t ai douce odeur. Que de boame ne rient grigneor, BLttUh, ati. Or ai Dieu raaoii, na puât a*tra taQ; SI ai lais*iéla baame, pris me sui au *eD [sureau]; De mol a prit la ebartrv at la briof raeaO Maufez [Saun]; si U rendrai da m'ama la trao, aoTn. u, M. Il XT> s. Mauvaise odanr m'est plu* Oaurantque basme, en. D'oat. Bai. IM. Et lort commwç* à aire biiime [marvaiU**] d* «oo chien, lodu xi, iVotir. Xk:vi. Il m* t. .... oa na agay aual banma artifioial, ma- *"» 'l***' j" P"'"' "" Jo"' *•/ «on corp* amour«tl, BntiadeuT drapa, plus aw>muqva bume, nt. n, m. i>ar fanita d* momttnk (baulma natur«l M rasUuraDt d*utdaaiUa*) monrurant praaquo
BAV
toute*, BAB. Pom. nr, «1. u chair an ast tant de- Ueala, Unt *STOar«u*a, at tant (riaad* que est basM, to. A. IV. 7.
— trm. Provane. bafma, tam«; ealal. baUam; aapagn. et Ital. boltamo; de baUamum , pà)»- («ov: de l'hébreu, baal, prince, et uhaman, huile. On aisatt encore quelquefois bdm« du temp* da La Fontaine : Ma foi I c'a*! béma, Trog.
t 3. BAITMB (bA4n7 o« BALHV ^bat-B*), «■ f- Orotte, dans la Midi. H La Sainte-Ilaume, montagne du Var où l'on dit que lainta Madalaina sa retira.
— iitsT. un* s. Après t'en aJa on Bethléem, etea U balme dou Sauveour entra, TU tim 8ai»ti dan* RATNOUARn, 6a<ma.
— ÉTYM. Prov. baou, rocher, d'où hnmtmn: Km. Thierry, //il», dcjfaul'iù.ditbaou u-
UAI MIEK (bd-mié), (. m. Arb:
baumo (am}/TU, L). Nous traversâmes quul'iuei txy tiis bois de baumiert et de eèdra* de la Virginia, ciiATEAUBB. Voy. AméT. aos.
— HIST. xjii* s. Por la treo de l'an [il] U dona un somicr Tôt chargiéda besans, de plerei etd'ormier, Kt une boiste plaine de basme da basmier, Ch. dÀni. I, S47. Basme de bausemier, «i>. v, 7H. Et k sencstre un baUamier; N'ert [n'était] an caat tieda tulc odour Qui vausist celé de la flour, FI. H Blo»cheft. tM.
— ÉTYM. Baume.
BAUQUE (l>ô-k'), ». f. Voy. DAiotnî.
t BAUQUIÈBE (bô-kiô-r'), f . f. Terme de marine. Ceinture ép.iiuR pour recevoir l'exlrùmité de* baux.
— ÊTYM. llau.
t BAIQII.X (bô-kin), ». f. Bout de U canne que le verrier pose sur ses lèvres pour souffler.
BAUX (bA), plur. da BAIL et de bhu.
BAVARD, DE (ba-var, var-d'; le d ne se lie pas au masculin : un bavard ennuvcux, dites: un bavar ennuyeux; au pluriel l's ne se lie pas: des bavar ennuyeux; cependant plusieurs disent, en liant : des ba-va^z ennuyeux), adj. || !• Qui parle bciucoup. Jo vous écrirais bien au long si j'en croyais mon cœur, qui est bavard de son naturel, volt. LcII. Rochrfort, 4 fév. 17*7. || Indiscret, qui dit ce qu'il fauilrait uire. En ce sens, on peut être bavard sans pariur beaucoup. || i' Substantivement, un bavard, une bavarde. Faire taira les bavards.
— HIST. XV* s. Ça, mes mignonnes daneeresees, mes très plaisante* bevarraisse* , Delaisaei vo* amoureux traitz, coqoillaht, Ut droit» iioNeeaux. Il xvi* 8. J'esperois qu'en bref ceste resvarie, ne trouvant nul adhèrent, s'evanouiroit, ou bien demcureroit cachée entre un tas de baverauz seulement, cALVLN, l&. Si on veut croire ces bavars, l'essence de Dieu ne conviendra qu'au Père seul, 10. Intlit. 92. Ce n'est donc pas son intention de detracter en rien qui toit de la vraye foy; mais dedairer comuien estoyent ineptes tels baveurs, de tant attribuer k une vaine apparence de foy, u>. ib.
— ÉTYM. Bore; provenç. batte, bord, bavard.
BAVARDAGE (ba-var-da-j') , f. m. Suite do discours ou de paroles sans intérêt. Quand linirez-vous ce bavardage?
— fiTYM. Bavcfrder.
BAVARDER (ba-var-dé), o. n. || 1- Parler beaucoup. Cette femme bavude du matin au soir. Il t* Divulguer des choses qu'on devrait taire. Son complice bavarda, et la police fut sur la trace. Il 11 se conjugue avec l'auxiliaire orot'r. jl S* Activement Le duc d'K.strées grommelait en grimaçant, et la duo d* Bélhune bavardait des misères, st-sim. sa, 4*0.
— BTTM. Bavard.
BAVABDERIE(ba-var-de-rie), «. f. \] 1* Défaut du
bavard. Pardonnez k mes arguments, k ma morale, k ma bavardarie, volt. Uit. au roi de Pnuu, S7. Il I* Bavardage continuel. Que V. M. I. daigne agréer las bavarderics de l'ermite du mont Jura, VOLT. UU. à Caik. «07. El aurez-vous d'autres reproches k ma Ikira que celui de vous ennuyer par mon énorme bavarderie? m. Utt. Mm» du Ut^ont, «ftjanv. 17*1.
— CTYM. Bovardsr.
tBAVARDINEB(ba-var-di-né), r. n. Dimintitif
de bavarder. Nous n'avons fait que bavtniiner, at nous n'avons point causé, aâv. 4o.
— r.rVM. naynrdtr.
{BAVARDKSK (ba-var-di-z*) , ». f. Bavardage. £chauffes votre tète et UiTaUlat ; vous aurez bieoitt ouMi'' 0.1 l'inlonné mes bavarditas, et vous Iroavof/. ; J '<'''. f.'ll.d Jf. Vareri,!" mars I7(a,
— ÉTTK. Rawrd.
BaVaikiisk (M-va-roi-O, ». f. InAisioada th*
BAV
et de drop da capillaire, sucrée et mUéa avec du lait.
— ËTYM. Bararoit, de Bavière.
BAVE (ba-v*), (. /. Il f Salive qui déeonle Involontairement de U bouche. La bava d'un >:' ' S* Salive èevmeute que Jettent certaJnsaiiinui.i. ^i. l-avo d'un chien. Cerbère l'a vetsé; Jadis es mobstre esclave Fit écumersurlui ta Teaimansabava, aork. Ilerc mow. tv , 4 . || f Liqueur gluante q«i ooula tfa la ooquiUa d'un limaçon. || i* Fil trèa-fin q[ae la v«r k soie Jette autour da lui avant da eomnaoeer aoa
— HIST. ztn* s. Tu u le fiU Dieu baptoii, Pir qui nous sommas nectoyé D'ordure, d'escume a( de n^re, i. n mcdmo, Tr. »»». || xv s. J'ay bien oay
' -on tripot Et se* baves; elle prouvera Tou* te* ; parlant par eaool, coouiu. l'iaidoy. de te iimpi« H d* ta ru$é: Venez y, variett, cbanbarieret. Oui tçavez si bien le* manière* Bn di«nt maint* bonne bave D'avoir le meillwir de la cave, yuxoM, Bepuet pvneha.
— mm. Etpegn. et porlng. baba; liai, hatia. C* parait être une eaplea d'onooatopla, pour exprimer le babil de* nouriisaon* aceompagné da bave, en grée, patàCsiv. On volt qu* boM dan* faocien français signifiait aussi le parier puéril.
t BAVf:OLE (ba-v^o-l") ou BAVECLEChe-vcu-l*). I. {. lu i!c9 noms locaux de la centaurée-bluei.
t BAVLQtTE OU BAVE'KrUBOa-vè-k'). «• f- ^'«y- ■Anota.
BAVBB (b*-vé), v. ». Il 1* Jeter da U bave. Voue peUte fille e*t fort Jolie; elle me baiio et ma bava; maisi'i' rrin i.iiiini« kcv. «ot. Alizon....BaveeomiDa eu I .Ue limace, aComsa, Sot. x.
[Uni L lia ve pour toute répoiue, i.J.
noL'gs. Ém. u. Il Kig. Souiller par d'indigne* parola*. Hentro dans l'ombre où sont tous les monttia* fl^ tris Qui, depuis quarante ans, bareut sur nos dAbrlsl V. Buco, Crép. 4U. || l« Ne pas couler droit, en parlant d'un liquide qu'on verse ou qui s'écoule. Le sang bave dans la saignée, quanu il na aort pa* en jeL
— HIST. xvr a. Conclusion : quelque ciioaa qu'on bave [bavarde]. Gloire mondaine est lev-icr aLUttué, i. MABOT, v, 4s. S'eacbaulbnt s I discourut en bavant toute* lot peine* q .
durées pour l'amour de Fleurie, web, p. Mi. Alars il faudroit foire tuer et liaver [saliver] ladite dame, ou autrement ne pourroit guahr, PABt, zvio, 70.
— CTYM. fiai<; provenç. b»car; aspagn. babmri portug. babar.
BAVETTE (ba-Tè-f). ». f. || 1* Petite pitoe de toile qu'on attache sur la poitrine des petits enfants, pour recevoir la bave. ( m n'est pa.* sitAt k la bavette. Qu'on trotte, qu'on raiwnne, on devieot grandeletta, la roMT. Coups, jj Par extension. La sœur de Mme de Montespan avait las yeux fort chassieux , avecdu taffetas vert dastu*, et une gtaade bavette de linge qui lui prenait aoos le menton, ST-stM. 1*0, sa. Il Étrek la bavette, être dana U première enfance; et figurément, être enoosa trop jeune pour ta mêler de* chose* dont il s'agit De Maurice de Saxe vainquanr au prinee k U bivotta il y a quelque différanoa. r. u oona. i, *>«. || Fiamili^remcnt Tailler des bavettes, paaser son temps \ bavarder. || t* Kn termes d'architaetora, banda de plomb dont lea bords das etitoeaui sont couveru. Il S* En termetde booeboria, bavette d'aloyau, partie du bœuf faisant tuile k l'aloyau juwu'au pu ou l'analoguedu pts.|| 4* Plastron que porta le boyaudier. || Dans la préparation du hareng taur, bUJièra de terre pour l'issue de la ftaméa.
— HIST. zin* s. [Il] Faut pour l'aolkm Bt la aalleil et la baveie, ChoMt qui faitlaU em wttmfê. Il zv« s. Ne laistet k oater vottra chaperon, chapal ou bavette da**u* «ottra cbief , Jehan de Sainirf, ch. mt
— tm. Bartr; bourguig. b«M«>«; Berry, terttu, boKmttUi, partie la plu* kanio at ta plus étroite l'un tablier da femme.
t BAVECLB (bn-vw-1'), «. f. Voy. saraouL BAVEDSB (ba-T«d-ar), t. f. Poiston da mer, dit aussi bavèqnaat bnfesqua. Nom Tulgaixt eonann aux espèces dn genre bleiinie, at anaii à aaa a^ka à» taie.
— KTYM. Bartti*.
BAVBDX, EOSB(ba-*eO,viaA4^,a4^. B 1 bave. Bahut baveux. BoÙA» baveuse. G i extension. Omaleita baveu**, omeleHa «Tn'eM poj trop cahe; aiaii dite parce «|ii*aae uinalrtia a» sert pUéean de«x, at qwe rintéiWr, d^Maarant Uquid. ai aile n'est paa inp oniia, e'Ielnwi par la* boni* dn oaicle , ooiMM U bave par lea Iwra* #an enfan t