‹ Dictionnaire de la langue française (volume 4)Chapitre 253 sur 504 · I. f. H 1* lut · texte numérisé non relu

I. f. H 1* lut

BEC

aplati et tranchant, emmanché. [Ils] Des plus su perbes rois faisaient ployer les têtes Et la bêche à la main méditaientdes conquêtes, legouvé, Épichar. etMron, 1,3.112° Insecte qui ronge les bourgeons de la vigne, dit aussi coupe-bourgeons, lisette,gribouri. Ces noms, dit Legoarant, sont donnés à plusieurs insectes appartenant aux genres eumolpe, aitelabe, rhynchite (coléoptùres), et pyrale (lépidoptères). C'est surtout à l'état de larve qu'ils font le plus de tort aux arbres fruitiers et à la vigne.

— Hist. XI' s. E une maille pur la besche. Lois de Guill. 4. Il xin» s. Li rois une beohe tenoit. Qui d'autre mestier ne servoit, Jlen. 2ot03. Venderesde esqueles, auges, fourches, pelés, beesches, pesteuz [pilons] et tout autre fustaille , liv. des met. U2. Et se c'est feme, la besque à li enfouir li doit estrebaillie présente, beaum.lxiv,<o. ||xiv' s. [Femmes qui] furent banies de la terre sus la besche, pour ce qu'elles estoient foies de leur cors [c'est-àdire que, si elles revenaient, elles seraient enterrées vives], nu cange, becca. \\ xv s. Guillaume, poure homme serrurier, ala à Crespy en Lannois pour vendre besses et autres denrées de son mestier , m. hcssa. Il xvi'.s. Avec beschesethoiaux, o. de serres, 174. En lieu pierreux cela ne se peut faire avec la pelle ferrée qu'on appelle en France besse, et en Languedoc luchet, id. 96.

— ÊTTM. Berry, bisse, besse; bas-lat. becca,besca, bessa, bessus; du celtique : bas-bret. bac h; irland. bac ,;paIlois, bac; d'un même radical que bec.

BfXHÉ, ÉE (bê-ché, chée), por(. passé. Uneplatebande bien bêchée.

t BËCHELON (bê-che-lon), s. m. Très-petite bitiette.

— ÉTtM. Diminutif de bêche.

tBÎÎCttEAtENT (iê-che-man), s. m. Action de

bêclier.

— mST. XVI* s. Et tant fouilla sa vigne par profonds et réitérés beschemens ethouemens, que dans quelques années elle se rendit trùs-fertile, o. de SERRES, Ha.

— ÊTYM. Bêcher.

BËCtIER (bê-ché) , v. a. Remuer la terre avec une bêche. Bêcher son jardin. || Absolument. Bêcher autour d'un arbre. || Fig. J'aimerais mieux bêcher la terre, se dit en parlant d'un travail pour lequel on a de la répugnance.

— HIST. xv s. Or prens à deux mains une besche , Et la terre fouiz et besche, Nativ. de N. S. J. C. ifyslère. Et les mauvais, qui souloient vestir riches robes de leurs larcins, sont contraincts, s'ils veulent vivre, de bescheren la vigne ou de mener un asne, Boueiq. iv, ch. 8. || xvi" s. Ce soldat bechoit en la terre avec plusieurs autres, pour la porter sur les remparts, paré, vm, <5.

— tTîK. Bêche; Berry, béccr, besser, hisser; bourguig. bôchai.

t BÊCHER (bé-ché) , v. n. Voy. becql'er. f BËCHETON (bê-che-ton), s. m. Sorte de petite bêche dont on se sert pour la culture des haricots.

— ÉTYM. Diminutif de bêche.

f BËCHETONNER (bê-che-to-né), «. O. Déchausser et rechausser les haricots.

— ÊTYM. Bêcheton.

i BÊCHETTE (bê-chè-f), s. f. Petite bêche.

— ÉTYM. Diminutif de bêche.

+ BÊCHEUR (bê-cheur) , s. m. Homme qui bêche.

— HIST. xvi* s. Un noble tel n'est des prudens prisé. Mais cent fois plus de chacun desprisé, que s'il estoit venu de basse ligne, D'un laboureur ou d'unbescheur de vigne, bouchet, dans fabre, Éludes sur la bazoche,p. <9B. Il ne fut pas en la puissance de ces bescheurs de la pouvoir ouvrir si tost, desper. Contes, xv.

— ÉTYM. Bêcher.

BÉCHIQUE (bé-chi-k'), adj. Terme de médecine. En parlant des remèdes, bon contre la toux. || S. m. Un béchique. Les bécliiques adoucissants.

— HIST. XVI' s. Ayant esgard à la partie enflammée pour luy appliquer les remèdes propres comme les bochiques au poulmon, paré, xx, 36.

— ÉTYM. Brjxixà;, de priÇ, toux.

t BËCHOIR (bê-choir), *. m. Houe carrée à large fer.

— ÉTYM. Bêcher.

•j- BËCUON (bê-chon), s. m. Houe qui sert h biner à la main.

— ÉTYM. Bêcher.

t BÊCHOT (bê-cho), t. m. Sorte de petite bêche.

— ÉTYM. Diminutif de bêche.

[ BÉCUOT (bé-cho), s. m. Nom vulgaire du bécasseau et lie la bécassine.

— ÉTYM. Diminutif de bec.

BEC

I fUl^COT (bé-ko), ». m. L'un des noms de la bé-

. casse. Il i'etite bécassine.

— ÉTYM. Diminutif de bec.

t BEC-OUVERT (bè-kou-ver) , s. m. Sorte de héron. \\Au plur. Des becs-ouverts.

t BKC-l'LAT (bèk-pla), s. m. L'un des noms vulgaires du canard-souchet. || Au plur. Des becsplats.

tBEC-POINTD (bèk-poin-tu), s. m. Raie blanche. ||vl!( plur. Des becs-pointus.

j- BECQOABO (bè-ka-bo) ou BECQUEBOIS (bê-keboi), s. m. L'un des noms vulgaires du pivert.

— ÉTYM. Becquer et bois.

t BECQUECORND ou BEC-CORNU (bèk-kor-nu), s. m. Sot, imbécile. Et sans doute il faut bien qu'à ce becque-cornuDu trait qu'elle a joué quelque jour soit venu, Mot. ^c. des femmes, iv, 6. Que maudit soit le bec-cornu de notaire qui m'a fait signer ma ruine! w. ilêd. malgré lui, l, 2. || Au plur. Des becques-corniis ou becs-cornus.

— ÉTYM. Becque ou bec, de l'ital. becco, bouc (voy. bouc), et, figurément, homme que sa femme trompe, et cornu. L'orthographe becque-eornu est la meilleure, attendu que becque n'a rien de commun avec bec.

t BECQUE, ÉE (bè-ké, kée), adj. Terme de blason. Oiseau becque, oiseau qui a le bec d'un autre émail que le reste du corps.

— ÉTYM. Bec.

BECQUÉE ou BÉQUÉE (bè-kée), s. f. Ce que contient de nourriture, pour les petits, le bec d'un oiseau. Donner la becquée.

— HIST. xiv s. Prend le faulcon, et luy donne une beschie de char, et luy metz le chaperon, Modus, f' Lxxxv, verso \\ xvi' s. Tout ainsi que les oyseaux vont quelquesfois à la queste du grain , et le portent au bec sans le taster pour en faire bêchée à leurs petits, MONT. I, 142. Pensant que la mère lesdust toujours nourrir à la bêchée, des per. Contes, lxxxix. Ressemblans aux petits oysellets qui ne peuvent encore voler, et qui baillent tousjours attendans la becquée d'autruy, amyot. Comment ouïr, 28.

— ÉTYM. Bee; génev. bêchée; bourguig. baiquée; Berry, p'chêe.

t BECQUER ou BÉCUER, (bè-ké) V. n. Terme de fauconnerie. Prendre la becquée à plein bec.

— HIST. xvi' s. Ami des petits oiseaux, Qui vont becquer le raisin, yver, p. 600.

— ÉTYM. Bec.

fBECQUEROLLE (bè-ke-ro-l") , S. ^. L'un des noms de la bécassine.

— ÉTYM. Bec.

t BECQUET (bè-kè) ,s.m. || 1' Un des noms vulgaires du saumon. || 2° Nom que les savetiers donnent à un bec de cuir dont ils renforcent une semelle qui s'est usée et se sépare de l'autre.

— ÉTYM. Diminutif de bec.

BECQUETÉ, ÉE (bè-ke-té, tée), part, passé. Les raisins becquetés par les oiseaux.

BECQUETER ou BÉQUETER (bê-ke-tô. La syllabe que prend un accent grave quand la syllabe qui suit est muette: becqueté, becquÈterai). || 1* V.a. Frapper avec le bec. Figurez-vous un passereau qui becquèterait le bout des plumes d'un vautour, volt. Amabed, 6. Des bonnes sœurs égayant les travaux,

II béquetait et guimpes et bandeaux, gresset. Vertvert, ch. I. Il 2° Se becqueter, v. réfl. Se battre, se caresser avec le bec.

— HIST. XIII' s. 11 me venoient pooillier Et entre les jambes bechier, Ben. I302*. || xiv s. Je vi que de ses ailes [d'un aigle] tous acouvers j'estoie. Et me voloit beschier es yeux dont je veoie, Guescl. 1771 1. Il xv s. Cil bel oiseau, quand il se vit si au dessus de plumage, et que tous oiseaux l'honoroient, il se commença à enorgueillir, et ne fit compte de ceux qui fait l'avoient, mais les bequoit et poignoit et contrarioit, froiss. ii, iu,27. || xvi's. Tous les autres oiseaux le viennent becqueter et courir sus à toute reste, paré, Mumieet licorne. Dédie.

— ÉTYM. Wallon, bèchi; provenç. bechar ; ital. beccare. Becqueter est un diminutif de l'ancien français bequer ou bechier, conservé dans la fauconnerie.

t BECQUILLON (bè-ki-Uon , 7J mouillées, et non bè-ki-yon), s. m. Terme de fauconnerie. Bec des oiseaux de proie qui sont encore jeunes.

— ÉTYM. Diminutif de bec.

t BEC-ROND (bèk-ron),s. m. Nom donné à plusieurs louvreuils et gros- becs. ||4u plur. Des becsronds.

t BEC-TRANCIIANT (btk-tran-chan), s. m. Nom vuigairedupingouin. |l Au piur- Des becs-tranchants.

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