‹ Dictionnaire de la langue française (volume 4)Chapitre 254 sur 504 · BED · texte numérisé non relu

BED

f BECD, UB (bé-ku, kue), adj. Terme de faiH connerie. Qui a le bec long ou fort,

— HIST. XIII' s. D'entre les sorcix, à compas Muet [se meut, s'élève] ses nés [son nez] trop haut ne trop bas; N'est pas camuse ne bekue, Bl. et Jch. 205. Il XV' s. Sy [jej prie diez [le dé, les dés] en bonne espérance Qu'en la taverne doint chevanche; Sy chantons, becus et camus, Chascun, Te Deumlaudamus, La nativ. de N. S. J. C. Mystère.

— ÉTYM. ilec; provenç. bccul ; portug. bieudo.

t BÉCUL (bé-kul), s. m. Pièce de l'échafaud, dan» une ardoisière.

BÉCUNE (bé-ku-n'), t.f. Poisson de mer, nommé aussi bécasse, ressemblant au brochet, très-Toracej et quelquefois long de huit ou neuf pieds.

BEbAlNE (be-dè-n"), s. f. Gros ventre, dans le parler familier. Quand j'aurai fait le brave etqu'un fer pour ma peine M'aura d'un vilain coup transpercé la bedaine, MOL. Sganar. 17. Veux-tu peindre le bon Silène Riant de voir sa tasse pleine D'un vin délicieux et frais? Je t'offre en ces Ueux ma bedaine Et d'un front serein tous les traits, lafare, Oce 7.

— HIST. xiv s. Deux besdaines d'airain pour servir à porter l'eaue des bains de madame la duchesse de Tourraine, de laborde. Émaux, p. I62.||xv's. Une bedanne d'or, couvert, et à une demie polnpnie et au dessus ung bouton garni ront, de laborde, ib. Quant il [son pourpoint] lui couvroit la bondaine. Quelque philosophe ou artiste L'eust plainement pris pour la guaino Ou le fourreau d'un organiste, coquill. Droits nouveaux.

— ÉTYM. Wallon bodène. Origine incertaine. La forme boudaine paraît le rapprocher de l'ancien français boudin, boudiné, qui veut dire nombril. D'autre part, bedaine signifiant un vase à grande panse, et bedaine à anse désignant certains projectiles qu'on lançait, au xV siècle, avec des canons, (voy. Laborde) font songer à bedon, tambour. C'est à bedon (voy. ce mot) que Diez rattache bedaine.

+ BÉDANE (bé-dâ-n'). Voy. bec-d'Ane.

BEDEAU (be-dô), s. m. \\ 1' Bas officier d'une église, portant verge ou ma.sse, et qui sert les prêtres, leur fait faire place et leur rend d'autres petits services ainsi qu'aux marguiUiers. ||2° Autrefois, employé d'Académie, appelé aujourd'hui appariteur. Suivi par un recteur de bedeaux entouré, boil. Sat. vm. Il 3° Scarabée liedeau, l'aphoilie du fumier.

— HIST. xii° S. Tant i a prevoz et bedels. Et tant bailliz viez et nouvels, [que les paysans] Ne puent aveir paiz nule heure, wace , iiou, 5975-6074. Il xiii' s. Si herberge ele mainte gent. El leu qu'el n'a ne bel ne gent, Bediaus et baillizetborgols,Oui trois semaines por un mois Lessent aler à pou d« conte, RUTEB. Il, 39. Nous commandons que baillifz, ne prevos ne autres ne tieignent trop granl plenté de serjans ne de bediaus , pource que le peuple ne soit grevé, joinv. 296. Li bedel sont li mineur serjant qui doivent prendre les nans [gages] , et les offices faire, qui ne sont pas si honestes et les meneures semonces, du cange, bedelli. || xv s. Variez , bedeaus , sergentereaus , Exécuteurs des sentences De Dieu sur ceulx qui font ofTences, Mir. de Ste Genev.

— ÉTYM. Bas-lat. bedeUns; provenç. bedtil; itaL bidello; de l'anc. haut-allem. putil, crieur public; allem. mod. Bîtttel, sergent de ville. Dans l'ancien français, au nominatif singulier, li bedels ou libedaus; au régime, le bedel; au nominatif pluriel, li bedel; au régime, /es bedels ou les bedaus.

t BÊDEAUDEou BEDAUDE (bé-dô-d'), ». f. L'un des noms de la corneille emmantelée.

BÊDEGAR (bé-de-gar) ou BÉDEGUAR (bé-degouar) , I. m. Excroissance qui se développe sur diverses espèces de rosiers, notamment sur l'églantier, et qui est produite par la piqûre d'un insecte.

t BEDLAM (bè-dlam'i, *. m. Nom d'un fameux hôpital de Londres, où l'on renferme les fous. C'est une corruption de Bethléem, qui est le véritable nom de cet hôpital.

BEDON (be-don), s. m. || 1' Anciennement tambour. Il Bedon de Biscaye, e.spèce de petit tambour de basque, garni de castagnettes. || 2' Familièrement, gros bedon, un homme au ventre rebondi. Ma foi je n'en puis plus.— X toi, mon gros bedon. Viens.— Je ne dan.se point.— Un petit rigodon; Je t'en aimerai mieux, regnard, folie» amour. Wvert.

— HIST. XV' Leur librairie [est] chansons notées, Leurs cloches, bedons menestriers. Leurs frocr, robes bien parées, coquill. Droits nouv. || xvi' s. Marchez aux champs, suscitez vos guydons, Faictei sonner trompes, fiffres, bedons, j. marot, y, os. Estradiotz au son de leurs bedons Courent chevau<.\.

nEG

f.ini bruire Uur» ftuitloo*, iD. v. <»». Alnil no* vMui Krauçoù luoiaoi (1« leur rabM De U flûte de boula «t dt tMdoo tno, vauquiun m la nut*in, AftfêéUquê.

— mm. OrifflM ineonoue. Oiei en ramiroche le

riloif lwll<>n MVion, épai* et paresMux, lu llainaut idon. 1 i i 1 '■•' liant, et «u««i biiW.

f BKl" '"-1' M^-i n*),». ^. ||l'Hc<laine.

VIeui. Il î- r.>j>..i;i: .lo ■ 4 Urge ventre.

Il 8- Ancien art milluin- rtar des pierres.

— rrYM. Ce mot ptra:: .... i..i allongement de bedim.

t fif.tH}VlLUt (bMou-II', « moaltUet), «. f. Un de» nonm vulKaircs de la farlouse. •

BI^IH)DIK (M-douIn), f. m. || 1* Arabe qui vit dans le d£scrt. || t'Paroxtenxion, homme sauvage et brutal.

— III8T. XII* B. E li bedowin U sont venu aidier et ont mises lor herberges outre le flom, Machab. i,

ch. s. Il XI!!* ». AinçoiJilcr '■'- liisncronlj aux Bo-

duinsMainlonirlalerrpnl .(.lui par défaut

voiisesttolui'. 11 Ti 11 UH ; : . .tilait venu, quili avoit dituue i oit un l>on gu6, jomv. 333.

Et quant les r is Sarrazins et aux Bcduius

•voient poour duu li^fsnon [buisson], Udisoieitt i leur chevaus.... lo. sos.

— ÉTYM. Mot aralie.

t. Ill^K (U-e), adj. f. Tonneaux, futailles k gueule bée, tonneaux, futailles défoncées d'un cAté.

— CTYM. Participe passé du verbe Mrr ou bayer (voy. DATP.n).

f a. BÊK (bée), ». f. Il 1* Ouverture par laquelle coule l'eau qui donne lo mouvement à un moulin à eau. Il S* Synonyme do baie, ouverture dans un mur.

— RTYM. Béer ou bayer, être béant.

BKKKSTKAK (bi-ftèk). Voy. BimcL Vf.KR Mf-), V. n. Voy. baver.

BEKFHOI (M-froi), f. m. || 1* Tour dan» laquelle est une cloche prête 11 sonner l'alarme. || 2* La cloche même. Il entend déjà sonner lo licfTrui des villes, LA BRtnr. 40. Ainsi toujours il prend l'heure qui sonne Pour un signal de son bolTroi , bëràkq. Louù XI. Il 8* Charpente dans les clocberset les moulins. Il 4* Terme de blason. Beffroi de vair, trois rangées do vair dans l'écu d'armes. || 6* Dans l'art militaire du moyen tgo, tour de bois mobile qui servait de machine de guerre dans les sièges.

— IIIST. XII* s. Dont flrent arbalestriers trere, Berfroiz lover, perriere fere, Rnman de Brut, t. l, p. 391. Il XIII* s. Knging, perriere ne befroi, Ne de, ■ — — iro ne roi, Rrn. 7725. Pour garder ceulz q< t à la ciiaucio, fist faire le roi dcus

1m;!: ,:c l'ii iit.M.li.. chas chastiaus, jomv. sao.

Il XV* s. Kt II ' u nefs sur l'Escaut beffrois

etatoumemi'i ■-, moiss. i, i, <a». Ix;sAn-

glois avoient fait ouvrer et charpenter deux beffrois de gros merrains à trois estages, et séant chacun beffroi sur quatre roes, et avoit en chacun estage cent archers, id. i, i, 137. Il n'attendit nullui, •inçois s'envint au marché de Valenciennes, et fit sonner les cloches du bcffroy à volée, lo. i. i, tuo. [I XVI* s. De ce bruyant et merveilleux beffroy [l'artillerie] Murs et rain|>ar8 de Trovy vont parterre, j. MAROT, V, B&. Les durs assaulx et merveilleux bclfroy D'artillerie.... ID. v, •». Plus fort a fait mettre en onire et arroy Processions, sonner cloches, beffroy Par toute France , et porter sans desroy Sainctes reliques, m. v, tto.

— ETYM. Picnrd, bennufe; ital. battifredo; baslatin, bttfrrdus, brrfredus, terfrrdus, bercfridus, bilfredtu, balfredut. brrfteif, belfragium; angl. bfifrey; du moyen baut-allemand , bërctrit, bertnt, tour sor'-"' ''" .i.-f. ...... (Je 6*rc, tour, hauteur, et un I conserver, d'où Val- !emanil mo<l' ■ / , , v.

t BEG (liégh') , I. m. Mot turc souvent employé pour liey (voy. bïv).

t BP.UAUD, K(t>é{hâ, ghft-d'), adi. Nigaud, sot, Ignorant. Populaire.

— eTYM. Le radical do M^M eat probablement dans ce mot.

tBÉOAYAirr, ANTB (bé-ghk-ian, ian-f), adj. Oui bégaye. [Mouches] Que ses enfknts gloutons, d'un beo toujours ouvert. D'tin ton demi-formé, bényaata couvée. Demandaient par dea cris encor nu entendus, la pont. foM. x, 7.

BCSAYfi, £8 (bé-ghé-ié. iéc), port. pud. LafOBMgayée. Après quelques excuses à p«iM b6-

UBATniKin' (hé gh6ie-man, <n quatre sylla- M ou BteAlKMBirr (bé.gb*-man, en trois syllalw), s. «. Iiabama plus ou moins grand dans U pan>le, cancierùé par lliteitaiioo, U r^^lion

BÉG

neottUo, U wmwMlon pénible, et même t'empeohemant complot da la bculvé d'articuler.

— eTYM. Béaaytr.

BfiGAYER (bé^bMé), )o bégaye, tu bégajaa, il bégaye ou il bégaie, nous bégayons, vous bégayât, ils bégayant ou ils bégaient ; Je bégayais, nous bégayions, vous bégayiez, ils bégayaient; Je bégayai; je bégaverai ou bégaierai, ou bégatrai: Je bigay*rais ou Dégaierais, ou bégatrals; bégaie, bégayes; que Je bégave, que nous l>(gayions, que vous bégayiez, qu'ils bégayenli quojebégayasse :béK»vaiil; bégayé, e.n. || l*Etre affecté du viceil. gayement. Il bégaye si fort qu'on ne pc ; : ».

il t* Commencer k parler. Um enfants cuuiuieiia'ui à bégayer à douze ou quinze mois. || 8* Kig. Parler de quelque chose avec hésiLition, embarras. Voili mes faibles pensées; je ne fais que bégayer; mais qu'importe T je veux bien paraître parler mal t propos par un excès de zèle, fCnbl. xxii, sot. On le vil Mgaycr avec les enfant» , rai-sonncr avec les (loclcs, FUciiiEH, Panég. i, p. S09, ||Termodemantgo. Un cheval bégaye ou liât k hx main, lorsqu'il secoue la bride en branlant U télc. || Il se conjugue avec Pauxiliaire arotr. ||4* V. a. Il s'est mis à vous bégayer un compliment, sÉv. *9t. Sait d'un air innocent bégayer sa pensée, boil. ÉpH. ix. Non pas en bégayant quelques paroles k l'oreille d'une gouvernante, j. J. rodss. Ém.t. Apollon présidait au jour qui m'a vu naître; Au tortirdu berceau j'ai bégayé des ver*, volt, dans girailt-duvivier. Ici ma voix, mêlée aux chanis de fèUis, De la patrie a bégayé le nom, bSrang. Souv. d'enfance.

— IIIST. XV* ». Pour ce que icclui prestre estoit moult chargié de vin ou de cidre en besgoianL... nu GANGE, balbuiare. Suif que confort ne rassasie, Dueil baigné en froides sueurs, Bégayant, et changeant couleurs. Par le vent de mercncolie, CB. u'oRL. Bal. 88. Il XVI* s. Voyez le» un» un peu bégayer sur le poinct de l'enfanter, mont, i, 4 88. Il n'cust su dire trois mots sans bégayer, des per. Contes, XLVii. Ainsi qu'un père Ixégaye et faict le petit avec ses petits, charron, Sagette, i,39.

— ÉTYM. Picard, Wpi<*r; wallon, béketer; namuroi», bigui ; rouchi et ginev. léguer. Bégayer dérive, par un substantif inusité bégai, du primitif bégvrr fvov. hègue).

I I • ' I (i (bé-glêr-bégh') ou BËGMEB-BKG (bé . ,, s. m. Titre réservé aux j;uuver-

neurs ^onoijux daiu l'empire turc. L» béglier-beg de la Roumélie.

— ÊTYM. Mot turc, beïUr bey, seigneur des seigneur».

BËGn, VE (bé-ghu, ghue), adj. Se dit du cheval chez lequel, k l'époque où la michoire devrait avoir rasé (ne plu» marquer), la cavité persiste dans les dents incisives, et indique un Age inférieur k celui qu'a réellement l'animal, et faux-b^gu, du cheval chez lequel la cheville d'émail, qui fait suite au coi^ net dentaire, persiste au delà du terme ordinaire, Dieli'onnaire de méd. et chir. rétrr.

— IIIST. XVI* s. Il y eut bien Ik du bigu [dans un raccommodcmeni], brant. Capil. français, t. m, p. 137. Il leur donna ainsi le bigu [il leur fit prendre le change], u>. Damet galantet, L u, p. 48i.

— ETYM. Dans ce mot est probablement le radical beg , qui est dans bégaud et M^ue. itoimer lehigu dans Brantôme c'est donner un cheval pour moins tgé qu'il n'est, et, par suite, lr"mr>»<r

tBÉGUARD(bé-ghar) - ghin),

f . m. Nom donné k des hi' me siè-

cle, qui, se prét>-ndant arrm,.'. a la iicno. non, pu tage des saints dans lo ciel, en prenaient droit refuser l'obéissance aux princes, et de se dispeni^-i de toutes les pratiques da religion. || Nom qu'ont eu quelquefois les frtres couvera dans l'ordre das tr^ re» prêcheurs et mineurs.

— HIST. xui* s. Ja certes tiex gens n'amerons, Hé* Béguins k grans chaperon*, As chiere* pssies et alises, la Rott, 41<41. Hat oom savez bien barguigner Vois du papelart, dn béguin, «imB. SU. Il XV* s. Doulx et béguin, de aamhlint rigoureux, ca. d'orl. BM. 401.

— KTTM. Bas-lat. btggardiu; da flamand btggmt; angL (0 beg, demander, k cauaa de U paaneii t laquelle oea gens sa vouaient

BfiOUB (bè^*), adj. Qui bégaye. H est bigue; elle est bégne. || SubttanUveiBeaL Ui> bègue, une bégtie.

— CTTM.Berry, Mirai ,-rotMhi, beiqtu, MA^m; ancien «apagn. tegue.c^n n« peut pe* remonter au delk d'un radical (wj; ' inflrtnilé

it point

de l'esprit ou du oori dan* M* langue* eotUtcr?!!

nfin

t BtOOBTTBS (be-gbè^f), «. f. plitr. Petites

pin ee* de «errurier.

BÊGUEOLS (bé-gbeo-I'), «.^Pemme pnide et dédaigneuee d'une fa^n mal plaisanta. Ou*e*t-oe que c'est d'" '■ cbaoson-lkT — Mais, ma mère,

c'est d' ; rtéiw. —Votre bdia AnèM étai*

unebégueuK!, i :aho, la ftHUmilU, ta, «. n da ooquettea Baniérées l Fi deabégMolc* du grand ton 1 sKaANO. JianneUt. La liberté.... «W une bégueule enivrée Oui, dans ta rue ou laaalon, Pour le moindre bout de galon. Va criant : k bas la Uvréel u. Refiit. Il Paire la bégueule, affecter ridioulemeot la vertu et la modestie. || Adjectivement Otie cette femme est béguatilel || 0 se dit d'un homme en plaisantant Non, mon cher, Je ne suis pas ai liégueule; je tous aime de tout mon emtir; je travaille pour tous, volt. Corretptmd. deas la-

VAUZ.

— RIST. XV* a. Le suppliant, aoy voyant Injnri* sans cause, respondit k icelluy compagnon : que vauli tu, bée gueuUeT do cangc, bfort.

— KTYM. Bit, béante, part, txitté du verbe lérr ou bayer (voy. ce mot), et

mot k mot, qui tient U boudii.'

exprime, il est vrai, l'étonnanwiit, ma» «uim U

sottise, et, par suite, la bégneolerie.

BfiGUEDLERIE (bAjtbeo^U-rie) , s. f. Le* air*, le ton d'une bégtieule. lue eat d'une bégueulerie lasuppirtable.

— ETYM. Bigvtuk.

BÉGUIN (bé-ghin), «.ai. || 1* Sorte de coiffe, qui s'attache sous le menton. Sans coJct, sans béguin etsans autre aiflquet. atoKiea, .Sat. xi.|| Coiffe de liéguine. L'un tdcsfr'Tes de ChamiUart] éuit évéque de Dde, qu'il fil évéque de Senlis et k qui il ne manquait cju'un U-guin et des mancbca pendantes, «r-siHoa. 70, 460. || Kig. et populairement i» lui ai bien lavé son béguin, je Vai bien grondé. Il f Petit bonnet k trois pièces en toile ou en lame qu'on met aux enfants sous leur bonnet. Préparait tout, lui faisait des béguins, la font. Herm. Tout l'été nous avons fait de» béguins, s£v. 1. 1| >* Nom d'hérétiques (voy. bF-GUArd).

— ËTYM. Béguine, dont la coiffure fut nommée bé(iu>n.

BKGCINAGE (bé-gbi-na-j'), t. m. || 1* Maison, rouvent da béguines, (j t* Dévotion poériie et affectée.

— HI8T. xm* a. Nostra créance tourna k guille; Mensonge devient évangile; Nuna n'est mais taux [sauvé] sans béguinage, Rcrru. «es. Béguin excusent li uns l'autre; Béguin font volentiers damage; Que c'est li drois da béguinage. Mais que [pourvu que] los en puissent avoir, m. sia. || zv a. La plus Krand partie d'icellea nobles femmes sa dispoaerent k mettre jus [mettre k bas] leurs atours et prirent auirctel» ou semblable* que portoient femme* de béguinage, honstrbl. u, u.

— ÊTTM. Béguin (voy. b£goard).

BfiOCraB(béKhi-n').*.r. || 1 ■ ' '

qui suivaient l'hérésie des 1 Il t* Nom qui a passé k de* iuhk Bas, qui, sans être engagea* pardi

une vie fort répuli^dansdea lieux r~

murs, oé cliac . a sa petite maitoa. ateo une église commune; «lies portent un voile oUne »••> r un habit gris blanc. Philippe Ut envoie eonsu:i<r une béguine pour savoir si *a femme eMiaaooeiiti, volt. Mœun, et. || t* Dévote minutieuse.

— HIST. xiti* s. La geai béguine, aom. lea. Et

° "I de son royaume meaoo» de beina rente* pour elles vivre, joui v.

.>o. v;iie<iu> iic^u.oe* de laroyne, quant eue ot la royne chaueée, W. ta*. Mètre boine* tane* begines en celui boqdial, taillur Hrfunl. p, tu. Ka riens quebaguine die.'N'WtF: biennon,

FoM. ««Coulai ONCtn, p. I' Ils en font

un petit tourtel, en marnera d'uiM oublie da béguine, noiss. I, I, S*.

— ETYM. Béguin (voy. etccABD); prornaç. becAina. beguùta.

t Bùavu (b4«faofflO. «- f- ntre dlionnear de* prineaaae* et dea tauna* de qualité de rtndooatan.

— KrrH.Mmlaladeb«g(voy. ceoMO: la dame , la maltrama. Noua dentena éenra Miiain, qai est la trériuble orthographe; Mfwm éfl lamaaeiiption anglaise du mol indigène, oA k aoa aaal de l'a eat r*ndB par l'a aillai*.

ttaïKfbé-ta'),*. «tTraBode phanaacie. Nom donné à deux racines dn Levant : le bében blaac, vermiAage, et le bében ronge, trouvent plaa dana le i

— tTT». Arabe. b»»wr-i

BEL

t BËHOKS ibé-hor), s. m. Un des noms vulgaires du butor.

t BI5lIOi;RDIS(bé-hour-dî), î. m. Tournois-, combat à la lance. On nommait ces jeux béhourdis du nom d'une armure qui couvrait le poitrail des chevaux, VOLT. Mceurs, 09.

— ÉTVM. La définition donnée par Voltaire est fautive ; le béhourdis était ainsi nommé du behourt, lance. Se vus alei: einsi l'espée traite à curt, Vostre hauberc vestu, en main vostre behurt.... Th. te mart. 36. Voy. bourdk X.

BKIGE (bè-j'i, adj. f. Usité dans cette locution : laine beige, laine qui a sa couleur naturelle.

— HIST. xui* s. Lors serai moines blans ou noirs, Grivelés, bruns ou bis ou beges, du cange, bigera.

— ÉTYM. Ce mot paraît avoir le même radical que bis, brun (voy.Bis, adj.), etl'italien bigio, gris, brun. On dit, dans certaines provinces, du linge beige pour du linge tirant sur le jaune.

BEIGNET (bè-gnè ; le « ne se lie pas dans la conversalion; au pluriel, l'ï se lie: des beignets aux pommes, dites : des bè-grfe-z aux pommes; beignets rime avec traits, succès, jamais), s. m. P;Ue frite enveloppant une tranche de quelque fruit, lieignets de pommes.

— HIST. xm* s. Les viandes que il nous donnèrent, ce furent beignes de fourmages qui estoient rosties au soUeil, joinv. 249. ||xv* s. Que tout boulenguiers cuissent leurs bingnes aveuc la fournée de l'autre pain tout ensemble, du cange, binota. Il xvi' s. La pomme s'accommode très bien en tartellages, beignets et semblables gentillesses de cuisine,

— ÉTYM. Berry, beugnet, beugnon; géuev. bugnet; diminutif de l'ancien français bingne, begne, qui est sans doute le même que bigne, beugne, tumeur, grosseur (mot encore usité en diverses provinces) , à cause que le beignet est une pâte qui se gonfle en cuisant. Beugnet ou bignet, prononciation fautive, est, comme on voit, un provincialisme.

BEIRAM (bè-ram'), s. m. Voy. bairam.

BÉJAUIVE (bé-jô-n')j s. m. || 1° Terme de fauconnerie. Bec jaune II 2°0iseau jeune et niais, quia encore le bec jaune. || Fig. et familier. Montrer à quelqu'un son béjaune, lui prouver sa sottise, son ignorance. Soutirez que je lui montre son béjaune, et le tire d'erreur, mol. Ùal. imag. m, -16. C'est fort bien fait d'apprendre à vivre aux gens et de leur montrer leur béjaune, id. Am. méd. ii, 3. || Kig. et familièrement. Un béjaune, un jeune homme sot et inexpérimenté. Il 3° Fig. Se disait de l'ouvrier qui passait compagnon ou maître , et du régal payé en ces cirronstances. || Payer son béjaune, payer sabienvei.n ', locution tirée de ce qu'à Paris une des fonctions les plus importantes des trésoriers de la Basoche était de recevoir les béjaunes et de leur faire payer la bienvenue. || Lettres de béjaune, lettres données autrefois aux clercs par la basoche, et qui marquaient le commencement de la cléricature.

— HIST. xiii* s. sans faille, ce n'est pas merveille, S'ous [si vous] n'en savés quartier ne aune; Car vous avés trop le bec jaune, la Rose, •i3oi'8. || xv s. Payer leur fauldra les usaiges De leurs becz jaunes, sans faillir, en. d'orl. Hotideau. Qu'esse cy? estes vous bejaidne? Vuidez moy mon broc vistement, Je demande du vin de Beaulne, Qui soit bon et non aultrement, villon. Repues franches. Ce sont six aulnes; ne sont mie? Et non sont; que je suis bec jaulnel Patelin. || xvi* s. Cagnars, bejaulnes, descongneuz, j. MAROT, v, 304. Ce dyable de Pantagruel, qui ha convaincu tous les resveurs et béjaunes sophistes, à ceste heure aura son vin, rab. Pan(. ii, I8.

— ÉTYM. liée , jaune ; le bec jaune étant l'attribut du jeune oiseau de proie, encore sans éducation ni expérience.

i . BEL (bel) , adj. m. Voy. beau.

t 2. BEL (bel), s. m. Terme de pêche. Nom donné par les pêcheurs de la morue verte à l'établissement qu'iis font depuis les haubans de misaine jusqu'au commencement du gaillard d'arrière.

BÉLANDRE(bé-lan-dr'), s. /■. Terme de marine. Petit bâtiment de transport à fond plat, employé sur les rivières, sur les canaux et dans les rades. Permangle prit trente-six bélandres portant -l oo milliers chacune, et en brûla vingt-cinq, st-sim. 303, las.

— ÉTYM. Angl. 6i7onder, belander; holland. bylander ; de by , auprès, et land, terre: bateau qui va près de la terre.

BÊLANT , ANTE fbê-lan , lan-t") , adj. Q ui bêle. Les bœufs mugissants et les brebis bêlantes venaient en foule, quittant les gras pâturages, et ne pouvant trouver assez d'étables pour être mis à couvert, fén. IJl. i Je vous ai vu, le soir, pour nos brebis bê-

BEL

lantes Soulever de nos puits les pierres trop pesantes, Ducis, Abufar, i, 2, Quand au mouton bêlant la sombre boucherie Ouvre ses cavernes de mort, a. ciiEn. ïambe 2. || Proverbe. Bœuf saignant, mouton bêlant, c'est-à-dire il faut que le boeuf et le mouton rôtis ne soient guère cuits.

|- BÊLE (bè-l'), $. m. Jeu d'enfant. Nom du bâtonnet qu'on fait sauter avec uu autre plus grand, dans le jeu dit du bâtonnet.

tBFxÉE (bê-lée), s. f. Terme de pêche. Corde disposée ile manière à porter entre deux eaux les hameçons dont elle est garnie.

BÊLEMENT (bô-le-mau), i. m. Cri naturel des bêtes ovines.

— ÉTYM. Bêler.

BÊLEMNITE (bé-lè-mni-f) , s. f. Terme d'histoire naturelle. Coquille fossile, de forme allongée, qui n'a pas d'analogue vivante.

— ÉTYM. B£),Envi-nri;, pierre de foudre, de péXsu.vov, trait, carreau, de psÀo?, trait, javelot, de gâX- >.siv, lancer (voy. balistique).

BÊLER (bêlé), t). n. Faire un bêlement, pousser des bêlements. L'oiseau chante, l'agneau bêle, L'enfant gazouille au berceau; La voix de l'homme se mêle Au bruit des vents et de l'eau, lamabt. Harm. i, 3. || Proverbes. Brebis qui bêle perd sa goulée, c'est-à-dire à trop parler on perd le temps de manger, et aussi d'agir. || La brebis bêle toujours tlemême, c'est-à-dire on ne change guère les manières qui proviennent de la nature. || Il se conjugue avec l'auxiliaire avoir.

— HIST. xm' s.Qant il ala esJ)anoier, Les brebiz oit [il entend] es chans bélier, Ren. 6365. Lyons y bêlent et grans ours; Grant joie i a de jougleours,

FI. et Bl. 3149. Il XVI* s et quand une desdites

testes [d'un agneau monstrueux] belloit, les autres faisoient le semblable, paré, xix, 20. Ils bellent comme les chèvres, iD. Anim. 26.

— ÉTYM. Provenç. belar; espagn. balar; ital. balare ; du latin balare.

BEI^ESinuT (bè-lè-spri), s. m. Voy. beau.

BELETTE (be-lè-f), s. f. \\ 1» Nom vulgaire de la martre mineure, petit carnassier, qui a le corps allongé et le museau pointu. La nation des belettes. Non plus que celle des chats. Ne veut aucun bien aux rats, la font. Fabl. iv, 6. || 2° Nom vulgaire d'un poisson des côtes de France.

— HIST. xu" s. Chevals e dras et bêles [peaux de belette], Rou, 1. 1, p. 332.

— ÉTYM. Diminutif de l'ancien français bêle, qui sa rapporte aussi bien au liymri bêle, martre, qu'au haut allemand bille. Les patois italiens offrent : milanais, fce'Hora; Come, beroia; parmesan, ben/a; génois, heWuo; sicilien, badottula pour 6a/to((uiu, bellottula. Diez, qui fait ces rapprochements, se demande si, malgré le kymri et le haut-allemand, bêle n'est pas simplement le latin bella, belle, la jolie bête, terme de flatterie qui se trouve en allemand pour cet animal, doté, par la crédulité, de forces mystérieuses. Les patois français ont : normand, roselet; picard, bacoulctte ; lorrain, moteile, qui est le latin musiela.

tBÉLL\L (bé-li-al), s. m. En style biblique, le malin esprit, le démon. Les adorateurs de Bélial, les méchants.

— ÉTYM. Mot hébreu signifiant qui ne vaut rien : belia'al, sans profit, sans valeur.

fBELIC (be-lik) ou BELIF (be-lif) ou BELLIF (bél-hf), s. m. Terme de blason. Couleur rouge, dite aussi gueule.

BELIER (be-lié) ou BÉLIER (bé-bé ; Vr ne se lie jamais; au pluriel, Vs se lie: les béliers et les brebis, dites : les bélié-z' et....), s. m. || 1° Le mâle de la brebis. || Terme de blason. Bélier sautant, bélier dressé sur ses pieds de derrière. Bélier ongle, bélier dont les pieds sont d'un autre émail que le corps. Il 2° Machine de guerre dont les anciens se servaient pour battre et renverser les murailles. Le bélier impuissant les menaçait en vain, rac. B^r^».i,3. || Bélier hydraulique, machine hydraulique très-puissante, imaginée par Montgolfier et qui sert à élever l'eau. Il 3* Terme d'astronomie. Constellation zodiacale qui, du temps d'Hipparque, coïncidait avec l'équinoxe du printemps ; aujourd'hui nom conventionnel du signe dont le commencement répond à ce même équinoxe dans le zodiaque mobile en vertu de la précession. || Le retour duBélier, le printemps. Ou demeurer oisive au retour du Bélier, boil. Sot. viu.

— HIST. XV' s. Parties de la despense faite le lundi quatriesme jour de juillet <4i2 en l'ostel de Bélier [nom d'un chanoine de la Sainte Chapelle] , Bibl. des Chartes, &• série, t. l, 22B. || ivi* s. Adonc l'engin s'appeloit arits, pour ce que voulcntiers on le fui-

BEL

soit à la semblance de la teste d'ung bellier, Suppl. franc. (328, p. lxxxiv, Ht. de tan (6i», dit Cornmentairet de Jules Cisar. Les Ammonians le faisoyent pourtraire [Jupiter] en figure de bélier belinant, bélier cornut, bas. ParU. m, «a.Jetedonnerois, respondit le marchant, ung coup d'espée sur ceste aureille lunetiere, et te tuerois comme ung bélier, 10. ib. iv, 5. Béliers, balistes, catapultes, ID. ib. IV, 61. Mieux vaut perdre la toison Que brebis, bélier ou mouton, gabr. meu.nier. Trésor des sentences, dans le bouxdb uncy, t. i, p. t63.

— ÉTYH. Belin est , dansle roman de Renart , le nom du bélier; mais le mol bélier lui-même ne s'est présenté dansaucuntexteaudelàduxv* s.; car bélier, employé dans ce siècle comme nom propre.montre sans doutequ'il l'était comme nom commun. Au delà, en remontant, on ne trouve que tnoulon : dans le liber Pia/morumduxu'siècle, on Ut:Li mont s'esledecerent sicume multun, etli tertre sicume li aigneldes oeilles, p. <76; passage où mullun traduit ancien. On l'a fait venir de balarius, do balare, bêler; mais une telle dérivation d'un verbe n'est pas justifiée par les habitudes des langues romanes. Ménage le tire de vHlariut, le velu, de vellus, toison; mais vetlarius n'est donné par aucun texte. Diez parait avoir mis le doigt sur la vraie étymologie en indiquant le bas-latin bella, clochette, qu'on pend au cou des moutons ou des vaches, du flamand bel, clochette, anglais bell. Ainsi le bélier est celui qui porte la clochette , autrement en français mouton à la sonnette, clocheman de quelques localités; bas-iatin, aries squilatus; en flamand, bel-hamel, anglais, bell-tcether, qui ont le même sens. Cette étymologie est fortifiée [lar l'existence du mot béliére.

BÉLIÈRE (bé-liê-r"), *. f. || 1* Anneau auquel est suspendu le battant d'une cloche. || 2* Anneau qui porte un pendant d'oreille. i| 3' Bracelet ou chape de fourreau de sabre.

— HiST. IV' s. X la charge du dit chapitre de fournir en l'acquit de l'evesque leschordes, bellieres, batailz, du cange, belleria.

— ÉTYM. Bas-lat. belleria, Meria; du flamand bel, cloche (voy. bélier).

t BELIF (be-lif). Voy. beiic.

t BELlN(be-lin), s. m. Terme de marine. Voy. bliu.

BÉLÎTRE (bé-ll-tr") , î. m. Homme de rien , homme sans valeur. C'est un franc bélître. [Sezanne] C'était un grand bélître, fort prévenu de son mérite et de sa capacité, st-sim. 368, 4)7.

— HIST. xv s. Ces belleudres veulent ils faire les maistresV du cange, balens. \\ xvi' s. Maint sorti d'un tige hautain De quelque maison non commune , Belistre mendie son pain, Dial. de tahureau, p. < 92. Pompeius suppUant des belitres officiers d'un roy d'^Egypte, MONT. 1, 65. Un belitre de soldat son hoste, iD. n, 5. ô le lasche belitre I id. n, 22. Les belistres [les gueux] sont de besoing au monde ; car si tousestoient riches, l'on ne trouveroit point à qui donner, des pér. CymbaJ. (lo. Ou plusieurs bcUttres et cocquins s'employèrent avec le bourreau et son valet, pour en avoir la despouille, carloix , vu, 3. Par l'artifice des meschans belistres de l'ostiere [mendiants], paeé, xix, 4. L'imposture d'une belistresse, id. xix, 22. Je ne'sçay quelles sottes ou folles opinions enracinées dès longtemps au cerveau, mesmes de plusieurs qiù cuident bien en cela n'estre beUstres d'esprit, FROUME.NTEAU,jFinoncei, m' livre, p. 393.

— ÉTYM. Espagn. belitre; portug. biltre ;'\taî. belilTone. Origine incertaine. On a indiqué le latin balatro, vaurien, ballistarius, soldat qui servait les balistes; blitum, bette, plante qui, à cause de son peu de saveur, était employée métaphoriquement pour désigner un homme de peu ; l'allemand Betller, mendiant (par métathèse Bleter) ; car bélître a aussi signifié mendiant (voy. l'historique). Diez penche pour cette dernière opinion. 11 y avait au ivi' .«iècle un vert* belistrer, mendier : Il vaut trop mieux donner à maint pauvre indigent.... Tu en auras au monde ou au ciel recompense. Non de vouloir chez toi les flateurs rencontrer. Qui te feront un jour ainsi qu'eux belistrer, bons. 909.

BELLADONE (bèl-la-do-n') , s. f. Plante vénéneuse de la famille des solanée», dont le nom spécifique est la belladone commune.

— ÉTYM. Belladonna, de bella, belle, et aonna, dame. Ie< Italiens s'en servant pour faire du fard.

BELLÂTRE (bè-lâ-tr"), t. m. et f. Celui, celle qui, se croyant beau, belle, affecte les airs des jeunes gens avantageux, des femmes coquettes. J'avais toute la raison, le droit et l'intérêt de ne pas subir le joug audacieux et nouveau do ce Tieux bellâtre, st-sim. 344 ,2<7. Je n'ai pas reçu de nouvelles de U. da Ki-

niîL

BKL

<hel(eulouch»nl»onb.-llMr.Mlell.l!.c.'ur[unicl«ur], TOtT. UtI. d'Àrynliil, lojiull I7iii.

— nuT. ivi* •■ K« rpiams Uiiualla esloil tMes bollMtra, MB. Fani. m, «».

— CTTM. 0«< (Toy. ueAV), «TM U t«nDiul«on dtn, qui wt péJortUY».

f B8LLR (bS-P), «• /"• l| !• 'w d« I* •»"•. J"" '^* hauitt qu«l'on Joua en tirant des niini/^ros qui corntpoailent itao oui d'un tabietu. || l' lloUe et (lux, wptM do Jeu qui M Joue entra un grand nombre da parfonn"* •> >>'*c tl ciirte*.

t BKLLI \ \ il .«. f. Tanne de 1)0-

lanlque.Vin ii <" ; > 'r. Datballa*-t-voir.

IIKLI.K IMMK (b^lenla-ui', et, dan» la prononciation onllnaira, bèl-da-mT, : f. Terme de botanique. IJ 1* Nom Tulgaire de l'arruehe , dite aussi bonna-dama. Il I* Dit queliiuefois pour belladone, jl I" X . ■ : • ' ■ r;f>iit au papil-

lon il ! imo».

BM 1 1 I . j , et, dans lapro-

nonc ■ ■Jour), i. f. Terme de

boiai I lisoron tricolore, appelé

■QtM [ itu plur. Des belles do- jour.

Bi I . < <i IT (bè-le-<le-nui, et, dans la prononci.ilioii urtliiiaire, b*l-de-nui) , i. f. || 1* Terme de botanique. riomTolgairedclanjctagoraui-jalai), dite aussi faux-Jalap. || a* Terme de zoologie. Nom Tulgaira de la rousseroUe, oiseau inaeetiTore. || Au ptur. Des t " ' iL

t BELI.l llECIUB(bè-le-don-ïeu-r', et,

dans lapru. ordinaire, bôi-don-reu-r"),!. ^.

Terme oa botanique. Nom vulgaire de l'ornitliugiile ombellft, dit aussi dame-d'unze-heures et jaciiiilio du Pérou. \\Au plnr. Des beiles-^'on/e-heures.

BELLE-D'DIf-JOUR (bis-le-dun-jour, et, dans la prononciation ordinaire, bèl-dun-jour) , t. f. Terme de botnnique. Nom vulgaire donné à dilTérentes e»p6ces du genre hémérocalle, principalement H l'hémérocalle Jaune. || Au plur. Des belies-d'un-jour.

BKLLB-FILLB (bé-le-n-11') , t. f. || 1' Bru, femme du QU II 2* Celle dont on a épousi le père ou la mèra. jjilu plur. Des beile^-fllles.

— KTYll. Iltau, fille (voy. BKAU-nLS).

f BELLE-FLKCn (I>i-Ie-I1eur, et, dans la prononciation ordinaire, t>?:l-neur), «. f. Pommo de bcllelleur, sorte de pomme. || Au plur. Des belles- Heurs.

t BEIXEOAROB (b6-le-gar-d') , «. f. Terme d'horticulture. Ksptce de ptehe.

BKt T t-,---rT (1ii-lo-'man) , adt. || 1* Doucement, (Ter I. Ohl morgue, bellement; comme

vous ti-v. .M... ; RKOiiARD, Dimoer.i, *. \\ t* Terme de [liiiM Sa dit aui cbiani pour les faire chasser plu* sagement.

— IIK^T. XI* 8. Dist t son oncle bêlement eo riant, Ch. dtRoi. Lxvn. Adeus franceis bêlement enavint, ib. OCLT. Lonc un autel bêlement [ils] l'enterrèrent, A. ccuon. Il XII* 8. Moût bêlement [il] les a araisonez, Honc. p. loi. || xni*s. Son cbamberlanc nous Tint à l'encontre, pource que nous alissiens bêlement, et pource que nous ne esTeiilissiens son mestre, ;oinv. lia. || xv* 8. Et chevauchèrent assez bc^emeot, car leurs chevaux estoient foulés et mal lirrés, mal ferréa, nous, i, i, «o. Oa conaanda que les batailles allassent avant par devers lat ennemis tout bellement le pas, is. i, i, 44. Quand Tint au matin, les Anglois, qui estoient tous réconfortés d'entrer en la ville de Bergerac, fust bellement ou autrement [de gré ou de force], lo. i, i, Ml.

— CTTM. KtlU, et le suffi ze mml.

BeLtR-MtRB (bè-le-mé-rO, : f. || 1* Celle qui a

épousé notre p&r«. Il n'a fait qu'obéir à la baioa ordinaire Qu'imprime à ses pareils le nom da bellem6re, œati. Nieom. tv,i. || >* Celle dont on a épousé lefllsott laflUe. La reine u bella-mdra, malgré ca nom odieux, trouva en alla non-saulemant un respect, mais encore une tandMsae qua ai le temps ni i'éloignement n'ont pu allérar, mss. Mmriê-Thiréi*. Il Au plur. Dos belles-mères.

— HIST. XIII* •. Bella mater, tfUM «s lasta do uoo, DU CANOR, Mla mater. || rv* •. Tnloat «pris Tint U bail* ou marrastra da lafamaMdasuppliant, P. MmtÊr».

— tm. BMW, M4r«(T07. nao-nu). L'amianna langue disait martutr*.

i BKIXB- PETITS -nLLB(bè-la-pe-ll-ta-fi>ir, B MmOMaa), «. f. PUIa 4^ gràdra ou d'mie bru. U «obMm daa bella»fatilM-SUat <iu roi et de »oj I iw ordres k j mettra ' i è y donnar, toutae ,-.^ •••'-nt .isn< laa oeeupaiio» et Ma*

"^ P"' 'T. Bsau-ntji).

. , . à-]"), f. f. Terma

da botJi rfliiodeuW daa

champo '"•«•

■KlXB-biiliiilt (bé-la^eur), «. ^ ' ' '"> a

épousé la Mt9 mi la vrm. ou ' t la

femme de H' " ' ■> i>'iic*-"'fura.

— f.TVM. ; rita). Itln d»

plus commun ii'n- m' t.'ii'ni-r >. m- 1>'» aneiert* lext«« beli turr (belle sœur) ; c'c«t un terme d'amitié p.'ir lequel on s'adressa à sa fi/mme, k son amie, k toute femme avec qui on a quelque lien d'affection ou do politesse.

t BKLLICANT (bèl-li-kan), i. m. Nom d'un poisson d»i cAtes da Kranee.

t BKI.I.IK (bél-liO, adj. Voy. BZUC.

BKi.i.iiiftHANT, ANTK (bèl-li-Jé-nn, rao-t'), adj. Qui est an guerre, en pariant da* nations, des grande* pulaiaoea*. PulMtnoa*, parties belligérantes.

— ÈTTM. BfUigerare, de bellum, guerre (voy. BP.LUOUKux), et yerare, fréquenutif de gerere, faire

(voy. OÉBER).

BELLIQUEUX, EDSE (bèl-li-keû, kefl-z*) , adj. M 1* Oui se plati à la guerre. Peuple sauvage et belliqueux. Cité belliqueuse. Ardeur belliqueuse. Il t* Qui excite k la guerre. Des accenu, des sons iiclliquoux. Ce nom sacré pour eux se mêle dans les airs A ce bruit belliqueux des barbarv* concerts,

VOLT. itl:. III, «.

— HIST. XTi* s par belliqueuse* gastas J'ay

surmonté tous humains aux liamois, marot, iv, 124. Ces deux belliqueux chevaliers, lo. iv, 4U. À ton bra-t droit. Dieu ton seigneur et père Tastistara aux belliqueux arrois, m. iv, su. Ces nations, eatant très belliqueuses, ont donné le prix k la vail- Ànce, HONT. II, 67. Il estime sa bonté au deik da sa vaillance et belliqueuses conquestes, m. iv, **.

6TYM. Pruvenc. 6flJico»;espagn et ital. 6fJ/i-

eo«o;debelJico»uï, do fcedi'euï, guerrier, de bellum, guerre, forme contracte pour du«llum (voy. duel), comme bit pour duit, et Bellona poar Oueîlona.

f BE{.MS (bél-lis'), t. m. Terme da botanique. Nom moderne du genre pâquerette. La* sauvages emploient le bellis du Canada contre la gangrène, cnATEAi;B. Amer. »«.

— r.TYM. Latin, bHUt, piquerette.

RKLLISSI.MK (l>â-lis-iii-m'), (fJ;. Trls-beaa. Il a

ajouté qu'elle était bellissime, 8tv. 4(t. Peu usité et familier.

— f.TYH. Bellitiimus, superlatif da M^ui, beau (voy. nKAL').

t BKLLOîfE (bèl-lo-n"), ». f. Nom, chez les Ulins, de la divinité qui préaidail k U guerre. || Fig. La guerre elle-même.

— BTYM. Bellona pour DutUona (voy. bblu- QVtfnt).

BELLOT, OTTE (bè-lo, lo-f), adj. Un peu beau, qui a quelque beauté, quel>|iie genlille.sse, qui fait le beau. Knfant bellot. l'otite Hlle beliolte.. C'était un petit homme, bellot, d'une ligure assez ridicule, ST-siM. 41, 137. Il Substantivement. Mon petit bellot Ma petite bellotte.

— ËTYM. Diminutif de bel (voy. biad).

t BELOCK (be-lo-s*), t. f. Nom, on Normandie, de la prunelle ou fruit du prunellier.

— HIST. XIII* 8. Nèfles entée*, ou framboUe*, Beloces d'Avesnes, jarroiaas, Rai*in* noviaux lor envoies, la iiotf, aiM. Quant dame Katlierina voit l'espreuve dant Joce , Qui por l'amour sa famé ne donne une beloce.... i. ot ittONO, TetL 4*1. || xv ». I.i as- tu donné une boule? Tu li as fait venir la boca. Tien, vilain, tien eesie beloce. Afin que la cuar ne te faille, Hurtyrede saint Etienne.

— CTYM. Origine inconnue. Ca mot, confiné aujourd'hui dan* U NormaiMUa, était nitnibis du langage commun.

t BELorsK (be-lou-z*), t. f. Pléca da métal téa sur la tour d'un potier d'étaia.

— rmi. Le méma qna Mawt, treo pratiqué < an billard.

t BEl^oimt (bél-ou-ti), $. m. Patita mdi d'orfèvre. || Au plur. Da* bal*-OQttl*, comme su singuiior.

BRLVEDBB (bèl-T*-d«r) 0« KLVtBtiE (bil-védé-r^, «. m. lit* CoMtnieiioQ au ha«t fime maison, oïl dsns ut Baa Une, #o<k U voa CMaiid «a loin. Il t* Tcrma da koMoIqM. Planta <ra^ esMi* dan* la* Jardins, k eiu*a da la beauté m mm port; dita ansai b*U*-k-voir.

— HIST. m* •. Baivadart, eoM plant* ••ni(oiina an arbrisseau, montant k U bniMor d'ua haàmo; «Ile e<t venue da tHudo, o. M aaaiia, m*.

— Bttm. Ital. tataadfrt, da Ml», beaa (wf. Muu), al t«d«rr, voir (voy. von).

nfiN

fBELZtl'' /6 bu), «.«i. Nom d'ona di-

vinité des i .'vu;n d'un démon.

— tJlU. Mot phéoieiMi al MkrM, Êtd-tthuh, dieu des moucha*.

BftUOL (bémol), «. a». CvMtlra da awiqw an forme da petitCi,), placé au devant d'une MMa pour

-l'on doit la baisaar d'u daoù-ioa. Hattr*

"vant ttna ooli. Oa Mnol «al-il •■, ai

: ^u au oaurT iMiuaD, MMraM, u, i.

Il Par eitanaioiH m«« àamm fc aalwdri. ViV4m Jamais un kna aaatyer d«é Maola, Bt *a mliar •• chant de* tendra* wasIgnolatBiwm, FaLaMoar. II, 47. On maaotttlaat quataurnaaiqiMldaaiOMignoU] Céda au bénola im MoBégÊi», volt. tp. *7. ô musa.... T «liai nmi Ifc iHékiM diarcber soo aventure, t*i**a moi «m blaiol, Mods la eief da nature, Uonna, 5ai. x. H^Mtf- Si Menai, t* tas da ml bémol.

— iii^r. XVI* *. 8i alla aa ao Boat «voir par aatura, ce sera par B carr/? ou n mol, rvaa, p. »»».

— ÈTYM. B, et mol llemollii est dan* des teste* fort ancien* *.io*), al oppooék bedurum ou (wfitadral«m. La Itémol ad aonaidéré oomma atiénnaal, aaoilii*aati d* ià la noai. B, dans la aéria des lettra* priae* eomiao indMittant la* sept nota* da la gamma, indiqua y»H( e'eM U pramlèra nota qu'on oit au l'ooooaioa da >*l»s»r a'M demi-ton , et , k canaa da It douoaur da oa «1 abai»é, on l'a nommé b mol, nom qoi tfetu anauiu éuadu k toute* la* nota*, d«n* «a s«a* paraU (voy. ht-

t BËMOUSEB (bé-mo-li-zé), «. a. Tanna da musique. Marquer una noie d'un bémol, ou onnor la clef d'un ou plusiaan bémola.

— ÉTYM. Bémol.

BEN (b^n'), t. m. Nom donné au ■oftnça oiéiiera de Lamarck , arbre dont le fruit, appelé noix do faon. fournit uoo huile employée pnncipalaniaat daa* U

employée pnncip parfumerie.

— ÊTYM. Arabe, bdn.

tBE.NACB (bena s'), s. f. Etendue da

qu'on peut labourer dan* un jour aveo aaa de charrue-, se dit ao quelque* proviaoea al portiaali6rement en TDuraine. QuifM papaa poaaida oa que nous appelons la aoalée de baaaoe, un ou deux arpents déterre an kiat ou dix laofeaaHi.r. U ooo- KiER, I, 4*7. Qu'il «e vend* on quarMor d* pré, c'est on paysan qui l'achète; chacun a aaiaMaanl sa gooJée da banace, ai. Lut. u, i • *.

— ETTM. Ba»-Ul. beaa, aorte da charrae.

t BfiNAK (bé-nar), «. m. Gros ebartol k qaair» roue*.

— erra. Ca moi *a rttuebe au radicil de hmit*. RENARDE (bé-nar^'), t. f. Serrafa doat b clef

n'est pas forée et qui peut a'eovrir dea deaa eôléa. Une bénarde. || Aâf. Una serrure béaarda.

— niST. XV* a. Icella Marion s'en ceory à Fuis, qui fermoit k serrure bamarde, et l'ouTry, oa caiio* bemarius.

— eiTM. Bmiord, daa* l'tneién frao(ais, a «isaiflé sot, niais; et on a aamai leiaerd» oa ' ' une serrrure moin* boana , aaio* tèn qa* autres.

t BE.TASTBB (bo-oa-air^, a. tw. Tmao da Petit pare de dayoanage* oaveriL

— ETTir. Ce aot *a ntlaelM aa ladleal da I t BfifATB (bi-o*^,*. f. CÊHm d'oHar doal oa

•a *ert dan* le* *alkM*. H OantUé de ad fri y aatra (41 pain*).

— mm. Ca mol ** rattaelta oa radical de teaar. t BIMAT05 (bé-na-ton), t. m. TnM de aiéiiar.

Panier d'osier.

— tm. Diminutif de btnato.

t BKIf ACT (be-né), a. ai. TCHM 4i Bétfar. Baquet cerclé avec deux maina da boi*.

Ce mol *a rmitaflia aa radieal fd e*t

BgMtBKnt(bé-aé-dl-*i-«é), t. 01. PrftiafM ha IMi afant la renas, ot fià ooaaiaaaa Quand Ilbbé do TuBaona ow dit la « UnikfÊ» à» NMoa) M «t da •* nMtaa tfliUai, oroB. M, isa. ||,4a ftar. Daa Mnédtciid*.

air r*of. Btma).

BWÉBILIIII, mKU^é-m-W», M^O, «■ 04.

H f. jf Miglou. miiita* d^ia ontr» Ibadi par saint Baaoil aa ltoBl-Ca«*ia, vois fa Ota. H Ml

MoIMmIh. UaoaagrlpnhMiMaMlHlBaa R llg.

CiataaMaMiaili, mitt, àOHadia fnad* tiavaa» i|>>iil 1— Hf BJaédmw; d^oa «wa» Bvféioi

BÉN

BËN

HIîlN

32rf

— ÉTYM. Benedictus, Benoît, mot à mot bénit (voy. DiîNin).

BÉNÉDICTION (bé-né-di-ksion ; en poésie , de cinq syllabes), s. f. || 1" Action de consacrer, debéniiaveo les cérémonies del'égliso. La bénédiction d'une église. Il 2° Action d'un prêtre qui bénit les assistantsen faisant le signe de la croix. Fêtes sacrées, mariage fortuné, voile nuptial, bénédiction, sacrifice, puis-je mêler aujourd'hui vos cérémonies et vos pompes avec ces pompes funèbres, et le comble des grandeurs avec leurs ruines ?B0ss. Xarie-Thér. Lui donne toutefois la bénédiction, boil. Lulr. i. Nous entrâmes dans l'église au moment où le prêtre donnait la bénédiction, CHATEAUB. Génie, m, v, 3. || S" Action par laquelle les pères et les mères bénissent leurs enfants. Elle me donna sa bénédiction, sév. 4 si. Il i° Grâce et faveur particulière du Ciel. Les bénédictions qu'il versa sur les Français, boss. Unité, 2 Et ces bienheureuses prémices ont attiré une telle bénédiction sur la maison Palatine, que nous la voyons enfin catholique dans son chef, id. Anne de Goni. Les bénédictions qu'il verse sur ceux qui le craignent, fléch. M. de Mont. Courez et servez bien le Dieu des nations; Je répands sur vous tousses bénédictions, m. j. chén. Charles IX, iv, 5. || Fig. Maison, pays de bénédiction, maison, pays où tout affine, abonde. Ce précieux levain que Dieu conserve dans ce vaste diocèse non-seulement pour empêcher toute la masse d'aigrir et de se corrompre, mais pour la sanctifier peu à peu, pour l'étendre, l'augmenter, et en multiplier la bénédiction , mass. Confér.Uetraite. \\ C'est une bénédiction, se dit quand tout abonde, réussit, comme par une faveur particulièredu Ciel. Les vignes, cette année, sout chargées de grappes, c'est une bénédiction. || Par extension et dans le langage familier, c'est une bénédiction, ou, que c'est une bénédiction, se dit de tout ce qui surpasse l'attente. Elle engraissait, que c'était une bénédiction, HAMiLT. Gramm. lO. Il se laissait enfiler [au jeu de trictrac], que c'était une bénédiction.iD.ib. 3. Il Enfin, cette locution se dit aussi par antiphrase. Le temps était affreux, il pleuvait, que c'était une bénédiction. Il Dans ces exemples, le que ne fait pas partie de la locution ; c'est une ellipse pour à tel point qxte. || 5' Sentiments et expressions de gratitude. Sa charité lui attirait les bénédictions des pauvres. || Être en bénédiction, être béni, aimé, respecté. Dont la mémoire sera en bénédiction dans l'Église, BOSS. Exp. Avert. Ce monde où sa mémoire est en bénédiction, fléch. Uont. La mémoire de M. de Thou est en bénédiction chez les Français, VOLT, ilétaph. 9.

— HIST. xrs. [Il] Levé sa main, faitsabeneïçun, Ch. de Roi. clx. jj xn* s. En paradis aurez benecion, Jionc. p. 7<. Tout en plorant [il] leur fit beneïçon, ib. p. 98. Il XIII* s. Sire rois, grant beneïçon Vos doint li fils sainte Marie, Sen. 20096. Biau chierfilz, je te donne toutes les beneïssons que bon père peut donner à fil, joinv. aoi. || xv s. Et volt le roy qu'en chants mélodieux et orgues fussent à Dieu chantées laudes et beneyssons, christ, de pisan, Charles V, m, ch. 7(. || xvf s. Parquoi Dieu fait que toute nation, Sans fin te loue en bénédiction, MAROT, IV, 286. Et n'est demouré des hommes que le renom de leurs faitz de bien en bénédiction et de mal en malédiction, Rozier histor. i, 2.

— ÉTYM. Provenç. benedictio, benediccio; espagn. bendtcion ; portug. ftenfôo ; ital. benediiione, de benedictiouem, de benedicere (voy. bénir).

t BÉNÉDICTIONNAIRE, (bé-né-di-ksio-nê-r' ) , s. m. Terme de liturgie. Livre qui contient les formules des bénédictions.

— ÉTYM. Bénédiction.

BÉNÉFICE (bé-né-fi-s'), s. m. || 1° Service, bienfait. Nous recevons double grâce et bénéfice de notre Dieu au baptême, fén. ii, <7. || Bénéfice de temps, l'avantage qu'apporte d'ordinaire le temps à qui sait ou peut attendre. CellEimare attendait du secours Ju bénéfice du temps ou des inégalités de la Hollande, sT-siM. 500, 52. Jugurtha, qui attendait tout du bénéfice du temps, ne songeait qu'à amuser le consul et à tirer les choses en longueur, vertoï, Révol. rom. IX, p. 38B. Il Terme de médecine. Bénéfice de nature évacuation spontanée quelconque qui soulage. Bénéfice de ventre, ou simplement bénéfice, diarrhée spontanée qui soulage. Il [Claude] fut délivré du premier danger [le poison] par un bénéfice de ventre, perrot d'kbu Tacite, 396. || Bénéfice de la. loi, avantage que la loi présente et dont on peut user. Profiter du bénéfice de la loi. Ne leur ôtons point la liberté de conscience dont ils jouissent par le bénéfice des édits, balz. Liv. vi, lelt. 7. Ce con- »ul soutenait qu'il était impossible de maintenir la

paix et l'union entre les citoyens d'un État libre, si, par le bénéfice de la loi, on ne rapprochait la condition des pauvres de celle des riches, vertot, Uévol. rom. m, p. 883. || Terme de droit. Bénéfice d'inventaire, faveur accordée à l'iiéritier, parles lois, de n'être chargé des dettes du mort, qu'à proportion de ce qu'il hérite; ce qui se vérifie par l'inventaire. Accepter une succession sous bénéfice d'inventaire. || Fig. Un païen, qui sentait quelque peu le fagot. Et qui croyait en Dieu, pour user de ce mot. Par bénéfice d'inventaire, la font. Fabl. IV, -19. Il Bénéfice de cession, grâce qu'on accorde aux débiteurs insolvables, par laquelle ils demeurent libres en cédant tout ce qui leur reste de biens à leurs créanciers. || Bénéfice d'âge, dispense qui s'obtient pour posséder un office, ou pour régir son bien, avant l'âge marqué par les lois. || 2° Dans l'histoire du moyen âge, partie des terres conquises dans les Gaules qui fut distribuée par les princes barbares entre les principaux de leurs hommes. Le bénéfice était donné à vie, et ainsi nommé parce que le donataire le possédait par la libéralité et le bienfait du donateur. Le bénéfice, étant devenu héréditaire, se transforma en fief. Il 3° Charge spirituelle, accompagnée d'un certain revenu, que l'Église donne à un homme qui est tonsuré ou dans les ordres, afin de servir Dieu et l'Église. Les évêchés, abbayes, cures, chanoinies, chapelles, prieurés, sont les divers genres de bénéfices. J'obtins un petit bénéfice de campagne pour mon aumônier, hamilt. Gramm. 8. Se faisait abbé qui pouvait; j'entends abbé à bénéfice, id. ib. 2. Il Bénéfice à charge d'âmes, celui qui oblige à être prêtre, et où l'on est chargé de la direction des âmes. Les évêchés, les cures, les abbayes régulières, les premières dignités des chapitres s-'.it des bénéfices à charge d'âmes. || Fig. Il faut prendre le bénéfice avec les charges, c'est-à-dire, quand une chose est avantageuse, il ne faut pas, on ne peut en laisser les charges ou les inconvénients, et n'en prendre que les avantages. || Bénéfice consistorial, celui qui , étant à la nomination du roi , devait être proposé dans le consistoire de Rome. || Bénéfice simple ou à simple tonsure, bénéfice n'ayant pas charge d'âme et pouvant être possédé par un clerc tonsuré, qui n'a d'autre obligation que de dire son bréviaire. || Bénéfice en titre ou en règle, celui qui est possédé par un religieux. || Bénéfice manuel, bénéfice dépendant d'une abbaye et qu'on envoie desservir par un religieux amovible au gré du supérieur. || Bénéfice sécularisé, bénéfice qui, par dispense du pape, peut être possédé en commende par des séculiers. || Fig. Il n'a ni office ni bénéfice, se dit d'un homme qui est obligé de vivre du travail de ses mains. || Lieu de résidence du titulaire. Que fais-tu cependant seul en ton bénéfice? BOiL. Épit. 2. Il 4" Gain, profit. Bénéfices trèsconsidérables. Il a réalisé son bien avec bénéfice. 11 ne faut pas faire du bien pour en tirer bénéfice. Rechercher un bénéfice licite. Les bénéfices de l'entrepreneur, du banquier. || Représentation à bénéfice, représentation dont le produit est abandonné par le théâtre à un comédien , à un auteur, etc. || 5° Nom que les Juifs d'Amsterdam donnent aux diamants de rebut. || Proverbe. Les chevaux courent les bénéfices, et les ânes les attrapent, c'est-à-dire il arrive souvent que des gens obtiennent ce qu'ils no méritent pas.

— HIST. xm* s. Cil qui de soi estoit mauves out tost obliez les bénéfices que li empereres li out faiz, liée. desHist. de France, t. vi, p. **8. Les bénéfices de sainte Esglise donne à bones persones et de nete vie, loiNV. 30) . Il xiv s. Quel profit seroit-ce d'avoir tele bonne fortune qui ne feroit de bénéfice à autre? ORESME, Eth. 228. Celui qui reçoit aucun bien ou bénéfice, il est mendre [moindre, inférieur] quant à celui qui le fait, id. ib. <23. ||xvi' s. Si les opinions estrangieres m'estoient présentes par le bénéfice ue la mémoire, mont, i, 34. Celle que je doibs au bénéfice de ma cholique, ce n'est ny oluisteté ny tempérance, id. m, 273. Ceulx qui courent un bénéfice ou un lièvre ne courent pas.iD. iv, <6o. Le sénat ne voulut point que ce personnage retournast par la grâce et le bénéfice du peuple, AMYOT, Cor. 45. 11 suffit que nous monstrions avoir souvenance de son bénéfice [bienfait], lo. Cimon, 5.

— ÉTYM. Provenç. benefici; espagn. bénéficia; ital. benefiiio; de beneficium, de bene, bien (voy. BIEN, adv.}etfacere, faire.

f BÊNÉKICENCE (bé-né-fi-san-s') , s. f. Synonyme peu usité de bienfaisance. L'autre, un peu plus fort, est un prix de bénéficence, f. i. hovss.Hél. vi, 4U.

— HIST. XVI* S. Cfl sont erreurs qui esteigneni toute beneficence, lanoub, tu.

— ÉTYM. Beneficentia, de benefacer» (voy. BÉitt-

FICF,).

BÉNÉFICIAIKE (bé-né-fi-si-ê-r*), adj. || l* Terme de féodalité. Qui a rapport aux bénéfices. Il ne faut pas confondre les comtés bénéficiaires du temps de Charlemagne, avec les comté» héréditaires, fén. XXI, 234. Il Substantivement, celui qui possédait un liénéfice. Un nouveau bénéficiaire venait qui établissait de nouveaux arrière-vassaux, iionte.sq. Etpr. XXXI, 26. Il 2* Terme de jurisprudence. L'héritier bénéficiaire, et, substantivement, le bénéficiaire, l'héritier sous bénéfice d'inventaire. || 3* S. m. Celui au profit do qui se donne une représentation théâtrale, un concert, etc. La recette a été très-bonne pour le bénéficiaire.

— ÉTYM. Beneficiariut , de beneficium, bénéfice. BÉNÉFICIAL, ALE (bé-né-fi-si-al', al'), adj. Qui

concerne les bénéfices ecclésiastiques. Les revenu» bénéficiaux. Ce fut lui qui crut que Sénèque dans ses livTes des bénéfices avait traité à plein fond des matières bénéficiâtes, balz. 2* dise. De la tour.

— HIST. XVI* s. Il estoit produit pour témoin en une matière beneficiale, où il estoit question d'une certaine décision du concile de Latran, des për. Contes, Lxviii.

— ÉTYM. Bas-lat. bmefieialis, debeneficium, bénéfice.

t BÊNÉFICIATURE (bé-né-fl-si-a-tu-r'), ». f. Nom donné aux bénéfices des chantres, des chapelains, qui étaient plutfit des offices à gages, que de véritables bénéfices.

— ÉTYM. Bénéfice.

i. BÉNÉFICIER (bé-né-fi-sié) , t. m. Celui qui a un bénéfice ecclésiastique. Un riche bénéficier. Un époux infidèle qui quitte son épouse pour en prendre une ou plus noble ou plus riche, voilà l'idée que je conçois d'un bénéficier qui, par un intérêt temporel et tout humain, quitte son église pour lasser à une autre, bouhd. Pensées, t. u, p. 3B9. Il était le seul bénéficier qu'on ne fût pas oliligé de porter dans son lit quand il avait soupe, volt. Ingénu, «.

— HIST. XVI* s. Si l'officier estoit digne de son office, Elle bénéficier digne du bénéfice, dubbll. VIII, 36, recto. Soudain que les prestres et beneliciers entendirent qu'ils detractoyent de leurs coquilles, ils incitèrent les juges de leur courir sus, PAUSSY, <oo.

— ÉTYM. Bénéfice.

2. BÉNÉFICIER (bé-né-fl-si-é). || I* F. n. Faire quelque profit. Bénéficier sur une marchandise. || II se conjugue avec l'auxiliaire oi-oir. || 2° V. a. Terme de mines , qui signifie travailler facilement une mine. Un métal difficile à bénéficier. || 3° Se bénéficier, t;. réfl. Une mine qui se bénéficie aisément.

— HIST. XIII* s. L'en dit que clerc ordenez de saintes ordenes, s'ils sunt bienficiez [s'ils ont un bénéfice] en sainte yglise , ne puent estre avoquas en cortlaie, Liv. de just. <02. || xiv* s. Bénéficier autre, est superexcellence; et estre bénéficié d'autre, c'est estre excédé [surpassé], oresme, Eth. (23. Les bienfaiteurs aiment plus leurs bénéficiez que les bénéficiez ne ament ceulz qui leur ont bien fait,iD. ib. 273. Il XVI* s. Je vien atii séculiers, lesquels en partie sont bénéficiez, comme il les nomment, cal vin, Instit. 875. Excepté ceux qui sont bénéficiez du roy et des princes, et ceux qui es guerres s'aident des amples privilèges d'icelles, tout le reste se sent incommodé pour les frais continuels qu'il leur convient faire, LANGUE, <6». Si un soldat, qui a desja esté bénéficié, refait encore actes extraordinaires, il reçoit nouveau bienfait, id. 302.

— ÉTYM. Beneficium, bénéfice.

BENÊT (be-nê; le t ne se lie pas dans la conversation ; au pluriel, l'ï se lie : les benêts écoutaient; dites : lesbe-nê-z écoutaient). || i'Adj. m. Niais, sot. Un jeune homme benêt. || 2° 5. m. Tu deviens plus sotque tous les benêts de Turin, hamilt. Gramm. 4 Tous nos benêts de la cour l'admirent, id. ib. 9. Son grand benêt d'amant ne l'aime guère, sÊv. ut. Le bailli pressait le mariage de son grand benêt de fils avec la belle St-Yves, volt. Ingénu, 4 3.

— HIST. xvi* s. Mais quand j'ai veu ce qui en est, Je trouve que tu es benest, harot, m, 464.

— ÉTYM. Prononciation normande de benoit (voy ce mot). Bénit, qui veut dire bénit, a été employ pour désigner un niais, à cause de celte opinion vidgaire que les simples d'esprit sont favorisés du cieL 11 ne u dit qu'au masculin.

BÉNÉVOLE (bé-né-vo-l'), adj. || 1* Animé de dispositions favorables. Lecteur bénévole. || Auditeu bénévole, celui qui vient entendre une leçon sai.s >

BÊN

êtn ohliR<. Alnul, quoi qu'ordonna le tort, Au chllat «nchtoU Tcriui beurns je vole: Et vou> m'auras, irtfouinort, Tour tiifcuteur MnArole, CHAU- Lire, à Malexieu. || 1* S. m. Un bénévole, un acte par wqml un lupérieur aeconUil une place monacale <lan« a« malion k un nliirieux d'un autre onire.

— HIST. XIV* s. I i veulent bien à autre m ettte manière, :n il «ont licnivoloii, oaïuini, Bih. 111. Liiu^i-M!i liriiirolea ou bienvueil- Una à la policie. — Corpa du ciel benivoles ou de bonne influence, oaKsm, Thhe de miohier.

— CTYM. Benerolui, de bme, bien (roy. bien, aàv.), et tcto. je veux (voy. vouloir).

BfirrËVOLRUKtrrCb^né-vo-le-man), adv. D'une manière bénévole.

BENGAI-R (bIn-Ka-l'). Voy. «o*i.

BENGALI (hinKa-li). '■ ">. || f Langne oui e*l dérivée du aanacrit et que parlent lea peuplei du Bengale. Il Adjectivrmrnt. Idiome bengali. Les caractères bengalis. I.'icriture l><-i]Ralie. ||l* Finion originaire du Bengnle ifringilU du BingaU).

— RBM. I^egoarant dit : « La cinquifime édition du Dictionnaire do l'Académie ne contenait pas ce terme, et c'est i tort que l'académicien auquel l'article est dû s'en est rapporté au couplet de l'opéra du l'ianttur, où l'on a trouvé commode de faire rimer chant joli avec bmgdU. Cet oiseau ne chante pa», non plus que beaucoup d'autres de la zone torride, où nous exportons différents oiseaux chantants, tels que serins, tinots, etc. » L'Académie s'est laiiaé induire en erreur, en répétant les poCtes qui ont donné, k tout hasard, un chant au ben{;ali : £couto SI le vent lui porte [à la vierge] Sa voix qu'elle préf^^e au chant du bengali, v. iiuco, Bail. *i. Heureux le temps où la douce cabane He tenait lieu du palais Rivoli, Où chaque soir, sur la tiède savane, Je m'endormais au chniit du liengali, hëry et BMTHCUEMT, Congrét dtt Minittret.

— ftrvH. BeHQoU.

Bftîtl, lE (bé-ni, nie), part. pat<ié. (voy. bénit).

BCmonk.MENT (bé-nigne-man) , adv. D'une manière bénigne. En tels procès la reine est très-experte; Bénignemeat elle vous recevra, volt. Ce qui plait aux damet.

— HiST. XII* S. Et iTuant (ils] le requereiont [le roi] de vus dous [deux] amaisir [accorder], De conooide e de pais entre vus establir, K la feiz (par fois]

IU] les Boleit benignement olr. Th. le mort. M. I xiii* s. Le [lai grâce ne doit pas ostre refusée de 'une justice k Vautre, quant ele requiert benignement, BKAt'M. XI, li.ljxivs. Il les rccout bcni^nienient.etle prcritil gré comme celui qui scct bien.... ORUMB, Elh. i 2u. Il XV s. Kl en tous lieus fuiez noise et tenson.X toutes gens parlez lienignement.E.DEscu. ConitiU aux dame». Kt lors le roy benignement et doulcement luypardonna et faisoit ce qu'on voiiloit, juv. DE» DRSINS. Charles VI, «407. || xvi's. Rendant droitkchascun bcnignemeotavecuneequité grande, AHYOT, Anton. 18.

— ÊTYM. Bénigne, et le sufflxe ment; provenç. henignamen; calai, benignameht; espagn. et ilal. beni'/nammtf.

B(:M<iMT£(bé-ni-gni-té),«.(. || !• Disposition du eceur par laquelle on se plaît k faire du bien k autrui. Nous saluons Créon, dont la bénignité Nous promet contre Aca.<ite un lieu de sûreté, corn. Miai», t, <. Avec auelle béniKnilé J. C. ne parle-t-il pas aux femmes dans l'RvanKilel cnATCAUBii. Génit, II, n. 11. Mes divins anges, lises mes remontrances aveo attention et bénignité, volt. Irll. d'Argtntal, Il juin 47*1. Il t* Dans la médecine, oe motoxprime l'état d'une maladie dont U guéritoa «t hdle k obtenir.

— 8TN. B£NiONiTt, noDCKim, nvMANiTt. La bénignité «st opposée k la malignité; U douceur, k l'aigreur et k la violence; l'humanité, k la dureté et & la cruauté. La bénignité porte k faire du bien aux autres avec plaisir; la douceur k les traiter avec des égards et des ménagements qui leur plaisent; l'humanité, k les Mcourir en homme et comme des hommes.

— HIST. xr t. MaIs la grant bénignité De ta royal majesté, B. DCscnAim , £ay du ro^. Si rctoum*lolent par son bon congé devers les autres citoyen* de Pise, leurdire la bénignité qu'ils «voient tnMvée «a Iny, Bouciq. m, ch. ». || zvt* s. Il est bien vray qo'i ton advanmimt k U couronne, il ensuivit fort la bénignité et deboonaircté du. premier Artaxereae, aktot. Arias. *.

.J7 ''JW ''T"^»?- benignitat; espagn. butli 4aé( iiaL twMgMttj, de bfnignimttm, da bm^i

MRIII, W»(b*.nln,nl-gn'),a40'.||i»0«ia(U

BÊN

u bénignité, n n'est pas d'homme plus bénin. One humeur bénigne. Oui ont abondance de ce sang bénin, PASc. Prov. t. ô Seigneur, vous qui doiuMS aux Jugea ces regards bénins, c«s orelllea atlantiTM et ce carur toujours ouvert k la vérité.... BOH. U T'Ilirr. \> Vnr ironie, trop bon, trop facile. On n'est iie-lk. Les maris les plu* </Mr.i.«.||t'i1g.l'ro- ' " - ' '■ vne. I.e* 1 grkce

.>..-,.,». ,...... un temps

r tout d'un coup U face du

I isse pas de lui iiréiférer la constante sérénité d'une saison plus bénigne, bobs. ttarie-Thir. Un astre plus bénin vient d'éclairdr tes jours, CORN. Théod, V, 1. J'ai de voeux parjurés trahi tes dieux bénins, rConies. ÉUg. iv. Mais si d'un œil bénin vous voyez mes hommages, mol. Tari. IV, s. || 8* ICn termes de médecine, qui n'ulTre rien d'alarmant. Petit'' ■ - '^ V'nigne. Rem6de bénin, rernfide qui agit

— HIST. XV' s. Avec ;. . . "■"'•'on De rendre son pouvoir propice Xcil (| son service, la font. 10. Ainsi ne fit ri t Itouciquaut; ains devant elle et entre toutes les daines estoit plus doux et bénigne que une pucelle, Houciq. i, ch. S. Son très beau langaige, doulx, bcnin et bien ordonné et sans fraude, attire les crurs de maintes gens, ib. IV, ch. lo. || xvi« s. Ils appelloient Antonius en leurs cantiques Dacchus, père de liesse, doulx et bening; aussi l'estoit il k aucuns, mais k la plus grande partie estoit crael et inhumain, AHTOT, Anton. 17

— RTYM. Bourguig. bereigne, bénigne; provenç. 6»nip.-v;; ospagn. et ital. brnigno; debenignut, dérivé de Orne, bien (voy. bien, adc.)

BÉMR (bé-nir), r. a. jj !• Consacrer au culte, au service divin avec certaines cérémonies. Bénir une église, bénir un cierge, bénir des drapeaux, un vaisseau, une cloche, une locomotive. || Bénir des époux, un mariage, consacrer l'union conjugale suivant le rite religieux. || Bénir un abbé, une abbesse, les installer dans leur di);nit<:i avec les cérémonies ecclésiastiques et en disant certaines prières.

II I* Bénir les assistanu, f.iire sur eux le signe de la croix. Il 8* Appeler sur quelqu'un les bénédictions du ciel. Il a béni ses enfants k son lit de mort. Sa dernière prière a béni nos tendresses, volt. Tanerèdt, V, ». Il 4* Donner des liénédictions, appeler le bonheur sur, louer. B^'^nir le Seigneur. Partout, en ce moment, on me b^^nit, on m'aime, rac. Brit. IV, 3. Les Parthes à la foule, aux Syriens mêlés. Bénissent k l'cnvi lo prince et Rodogune, cotiN. Hodog. v, 1. De mon nom, s'il se peut, béni.sscz la mémoire, volt. Ali. v, 7. || Il se dit aussi des choses qui causent une profonde satisfaction. Nous autres bénis.sons notre heureuse aventure, corn. Poly. T, s. De Wnir mon trépas quand ils l'ont prononcé, RAC. Baj. I, 1. Chacun devait bénir le bonheur da son règne, ID. Brit. m, s. Trop heureux en mon mal, je béni4.mB défaite, rEgnier, lilrg.v. Il S* Combler de faveurs, en parlant du ciel. Ce ne lui eM rien [& Louis XIV] d'être l'homme que les autres hommes admirent : il veut être, avec David, l'homme selon le cceur de Dieu ; c'e>l pourquoi Dieu le bénit, boss. Marie- Thér. Hoi dont le ciul a toujours béni le* arme*, rutcn. Dauph. Le ciel daigne bénir voire sceptre et vos jours, corn. Iltracl. v, 3. Ces Juifs dont vons voulez délivrer la nature.... Ont vu bénir lo cours de leurs destinr prospères, luc. Etth. in, 4. Il Dieu vou* bénistel Locution dont on se sert quelquefois en «'adressant k un pauvre k qui on n'a rien k donner. On le dit aussi ironiquement k quelqu'un dont les discours ou la conduite nous contrarient. On lo dit enfin en s'adressant k une personne qui élemue. Ehl parbleu I je dirai k celui qui étemue : Dieu vous bénisse, et : va ta coucher, k celui qui bAille, bkaumarcb. Barbier de S4x. iii, &.

— RBM. Malherbe a dit : Bmi le* plaisirs de leur couche. II, 4; au lieu de bénis, k l'impératif. Cast une forme légitime (l's n'appartenant pa* étymologiqnement k l'impiéntif), mai* arcnalquo, qui pourtant pourrait être employée en vers pour la rima.

— HIST. XI* *. Et l'arcevesque da Dea la* banabt, C/L <f« Jiol. uxxvti. [Il] Ne laisserat q^TU]

na baneissa, ib. cxu. Et il erasqua la* ■ant, A. ccLxviii. || xii*s. Quant tousanisi asoos [absous] et banals, Aon*, p. ss. Oaaux fils Malprima*, Mahon* vous banale, ib. p. «M. Cil vous bencia qu'en [qui en] la eroiz fui pênei, ib. p. io>. Banoel soit 11 hardemens Ou j'ai pris si bon espoir, CoMi, XII. K Ik raaast (U damaur») Mis nais,*

Il XVI* s. Caala troyent estrabe-

nostre *ir« benosqaid Ohadadoa at sa maimm,

Rois, 140. E Joab, kcesf>'^')*< '->»> ^ '"ira e au-

radebanaaquidie rai, /I' > S'^ von)

vasque et abbé pour la i : . xrn. II>r

Dieul Soit Toctra ama et la ^

jour oanelta, ib. ut. L'eure

onque vous ri, ib. tst. El car me scoiursx, mc'c

I de ] Dieu beneoiU , tl>. xxu. Da DiM M dr saint Beoeoist Puiiaent-il a*tr« baoaoiat, te «4940. Baneoita soit aspamnea Qoi us ainsine avançai ib. se4i. Nota qna («mes «ri segonde* foi* *e marient, ne devant pu aatre b»

noittnit (fa ftrovnîn* [prêtre], £.in- df Juif. 110. Si ao

a; •■ rirgeMari' mieux] al

p! : i"nt prier s(''! izqttaBo*

autre, bkaum. «a. L'araaqva* Pierre de Châtions, que Diex tbsollla, les ehassa toux deux, at baoaf en abbé Mons Jehan de Mymeri, at U dons U eroea, ;oiNT. sei. Amer Dieu at loer, veoir at benalstra. C'est l'office des ange* qui sont nostra monistre, j. DR MEUNO, r«il. 4IS. Il xiv* B. Si ma SMBbla que nous devons beneyr al louer le roy du eial qui s son penple pourveu de tel roy terrien, onsMi Prnl. Aussi tost qu'apronr.liioz nirent de la clergia, Descendirent k pié tresi -qtie

s'en vont, qui toiu les b< ''^••

S'attendoient que on pori&>t U cr > be-

noiste au-devant, comm. rv, s. Il f « du

benoitler, et, quand elle fut pr(ss, il lui baiiia da l'eau benoite, lol'is xi, Snuv. xut.

semence en laquelle toutes gens deroyent nitcs, k parler proprement, e»t Christ, calt. /«slrt. 350. Vous, messire Oudart, na faillez y comparourtra en vostre beau soppalUz at astoDa, STecque* Peaue beniste, comme pour le* flanaer, bas. Paul, nr, •!• L'homme tel, Dieu le bénira, marot, iv, i«*. Dont, sans fin, roy tant magnifique. Partout on bénira, id. iv, t«>. Itaechus alors chappcau de treille avoit Et arrivoit pour benistre la vigne, m. Il, S&l. Et quand jecté eurent de l'eau beoie Sur leurs habits en grand cerimonie , lo. nr, 11. Du pain bcnist, du pain d'espice, m. i, m. D'où vient celte coustume de bénir ceulx qui esternueiitl mont. IV, 1. Le Seigneur TOUS beoie, rALissr, m. Hesseigneurs d'Orléans et d'Angoatesma, Tos très heureusement nezenfans, que Dieu benia, amtot, ^pf(. Les femmes alloient chanunt des cantiques k sa louange, en le bénissant de ce qu'il avoit si vertueusement rescu, ID. t.ye. bk. U estoit publiquement loué, bene:t cl honoré de tout le monde, m. P. Mm. 67. De l'eauve [eau] beniste la pin* petit est assez, oÉsii, Hécrtat. t. n, p. 137.

— ETYM. Pr.ivnç. benezir, btnetir, bfiuffr; eatal. beneir ; espagn. bcndtcir; portug. henirr; itil. benrdirr; du latin benedieere, de 6««, bten (voy. bien. adr.). et dicere (voy. nnui).

t BEmssaBLB (bé-oi-sa-bl'), 04^'. Qui mérita d'être béni.

— 6TT1I. Bénir.

BENIT, ms (W ni.bé-ni-f), Bf.M, IE iV-ni, nie). part, pasié. De ces deux participes. Wnit s'emploie lorsqu'il s'agit de la bénédiction de* prêtres; bé.ni, lorsqu'il s'agit de la bénédiction da Dieu on '-- ■ ^ea. || 1* Bénits* dU 4a* choses ou ; es sur lesqualie* la prétra a

donné la l ....^navec les cérémooiasDrssertlM.

Drapeaux bénits. Chandelles bénites. Pain Dénit. Eau bénite. Mme de Footcvrault fut bénits Uar finslalléa comme abbaasa], stT. it. Q rendit la pam bénit d'ima manière solétiiMlle, RAWitTnrt, Oramm.*».

II Fami ' 'est pain K : k pro^ d'une p' I a bien mé li ami*.

Mais c'est pain h' mt cerle k des gens comma toos, HOU ^c. dei mor. 1,1. || Fig. Os l'osa bénita de cour, de raines protestation* da «arrios. H I* Béni, qui a reçu la bénédiction da Diau M oaa hanmes. Marie était bénie entra tonta* les fewss. Enfant béni par son pèra. Ca roi est béni par son peuple. Déni soyet-Toua, vous, mon pèra, qui Jnatificx ainsi les gensi pasc. Prov. *. Que béni soit le ciel qui ta rend k mes vnrui, rac fTtffc. 1, «.Ce rtgna, qui coamenoa à l'ombm da* » ' '<^ni da* Disn al chéri da* mortels, TotT *.

— UOL U diSinoea aotr* kM et rx'nii «<* miae on lumi^ra dans ostio oppositfoa : das amas mi ont été bénitss nar rS||li*s na sont pas lo^i«ui bé- ■its 4n dat sur la ehtap da telaUl*. Kak MO* di*tiaeUoB «I tout* résaMo; at aainM* sa «aiiloivii iDdUHranusaot oaa davt fomas da participa, lémoia cas aiaaipla»«l : Oiaa promit qne inala* cas natioa* aaniant béaila*, kms. ' ' Diea fait voir à tva SOS saMni falaea et ' eeiia se-

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