RIE
convoitise, Berte, vi. Qui de bien est venus, drolsest qu'à bien retraie, ib. vin. Dame, ce dist Tybers, grans biens vousest venus, t'b.xxiv. i:t qu'à force [elle] leur tout [enlève] leur biens et leur richoise, ib. lxu. Quant [elle] parti de ma terre, de tous biens [qualilés] estoit pleine, t6. Lxxiv. [Dieu] Qui vous rende les biens que vous fais nous avez, ib. cxxxii. Car, amis, [je] ne prise une piiine Contre ami les biens (le fortune, la linse, 844). En tele manière se pot on entremeire d'autrui service, tout n'i pensast on fors qu'à bien, df.aum. xxix, t2. Pour ce que il cuidoient avoir bien [récompense], il descendirent à pié, et l'alcrent saluer là où il chaçoit. aus bestes sauvages, joiNV 235. || xiv" s. Instruments desquex l'on .se peut aidier et en user en bien, oresme, Eth. 2). Jà soit ce que les biens de fortune ont aucune foiz mestier; et s'en aide l'en en aucunes nobles operacions, id. ib. 24. Bien est ce que toutes choses désirent, id. ib. 2. Ainsi doit dire cuer qui à bien veult penser. Et c'est toute la fin où li bons doit penser, Guescl. 45478. || xv* s. L'endemain il fit faire et appareiller instruments et engins, pour plus fort assaillir le chastci, et bien dit qu'il ne s'en partiroit pour bien ni pour mal, si l'auroit à sa volonté, froiss. i, I, 449. Sainte Marie, dis-je au chevalier, que vos paroles me sont agréables et que elles me font grand bien, id. ii, m, 42. De celle chose s'enfelonna le duc de Berry sur le comte de Foix, et n'en pouvoit le dit duc ouïr parler en bien devant lui, td. ib. Grantbienme fait à m'y mirer, En actendant bonne espérance, ch. d'orl. èal. 35. Qui bien fera, bien trouvera, id. flondcau. Il voloit [voulait] du bien beaucoup au dict leur roy, nonobstant qu'ennemy feust à son cousin germain le roy Henry, ciiASTKL, Chron. des ducs de Bourg, ii, ch. 46. Lequel, comme je croy, le fait pour vostre bien, et pour maintenir sa maison vive, id. ib. ii, ch. 27. Et certes, on ne peut trop honorer ne faire de bien à un vaillant homme d'armes ; car moult en est le mestier périlleux, Bouciq. n, ch. 19. Il fault dire du bien le bien, coquill. Plaid, de la simple. X tout quarante ou cinquante gentilz hommes de Savoye, gens de bien, comm. i, 3. Les hommes de bien et vertueux de cette avantgarde se tindrent ensemble, ID. ii, 4 0. Tous deux avoient autrefTois receu bien du roy, id. i, 4 2. ||. xvi" s. J'ay ung merveilleux regret d'avoir perdu le bien de les voir si tost que je le desirois, marg. Lelt. 84. La plupart des hommes attendent à faire des biens [aumônes, bonnes œuvres], lorsqu'ils se sentent assaillis de la mort, id. Nortv. lv. Se servir d'une chose au bien de sa cause, mont, i, 4 9. Ses biens furent confisqués, id. i, 39. Perdre' son bien, ID. I, 64. [Par sa mort] donner réputation en bien ou en mal à toute sa vie, id. i, 67. Des gents de bien, id. i, 4 28.
— ÉTYM. Provenç. ben, be; espagn. bien; portug. bem; ital. bene. Bien ne peut pas venir de bonum; à la vérité, dans le dialecte normand, bonus avait donné buen, comme homo, huem, et cornes, cuens; mais il n'y a aucun exemple que cet u y ait été changé en i. Il vient donc de bene, adverbe, mais adverbe transformé par les langues romanes en un substantif et même, comme dans un exemple du xii' siècle {bien plaisir), en un adjectif
2. BIEN (biin; devant une voyelle ou une h muette, l'n se lie : bien honorable, bien écrire, dites : biè n honorable, biè-n écrire; quelques-uns disent : biin-n honorable, biin-n écrire, en donnant à biin le son na-^al de in dans indigne; cela n'est pas bon; la règle générale de ces prononcia; tiens, sauf exception, est donnée par vinaigre, vinai-gro, qui n'a pas souffert du mauvais usage), adv. Il l°Delabonnemanière.Très-bien,bien,àmerveille ! Très-bien, pour encourager. 'Voyageur bien vêtu. U a bien employé son temps. Vous ferez bien devenir. En cela, je crois avoir bien vu. Vivre bien. Cet habit lui va bien. Champ bien cultivé. Bien écrire. Statue fort bien faite. Homme bien né. Cet acteur dit fort bien. Il ne discerne pas bien la vérité. Bien agir avec quelqu'un. Se bien conduire. Une chose bien ou mal faite. Surtout il est instruit en l'art de bien régner, corn. iViconi. ii, 3. S'il est si bien instruit en l'art de commander, m. ib. Bien camper, bien choisira chacun son emploi, ID. Sertor. m, 2. Le monarque des dieux s'avisa pour bien faire.... la font. Fab. il , 8. Nous faisons donc bien de nous écrire, sRv. 210. Est-ce à moi que l'on parle? ai-je bien entendu? volt. Zaïre, m, 7. L'affaire est d'importance, et, bien considérée. Mérite en plein conseil d'être délibérée, corn. Cid, u, 9. Cet ordre, à bien parler, n'est que ce qu'il lui plaît, id. Nie. IV, 6. Ceux qui font bien mériteraient seuls d'être